All language subtitles for City on a Hill - 02x07 - Apophasis.AMZN.NTb.French.C.orig.Addic7ed.com

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Original subtitles

Apr�s avoir �t� sauv�e par Jenny,

Maeve Regan lui explique qu'elle est venue � Boston

pour �chapper � l'IRA.

On ne peut pas �chapper � leur col�re.

Je dois dispara�tre. J'ai besoin d'argent pour partir,

recommencer � z�ro et vivre en paix.

Cathy Ryan n'a toujours pas annonc�

la mort de leur p�re � ses enfants.

Ses affaires deviennent dangereuses.

On va voir papa quand ?

On y retournera plus.

On faisait affaire, non ?

- Retourne dans ton quartier. - Pas sans dope.

L�che-moi !

Siobhan Quays,

qui est sortie de l'h�pital,

poursuit sa convalescence chez elle.

La balle a �t� retir�e de sa clavicule.

Le b�b� va bien.

Jackie Rohr

d�gaine de nouvelles armes

contre Grace Campbell.

Vous devez me fournir les �tats comptables de l'association.

La rivalit� entre les Braxton Boys

et les Copeland Crew

entra�ne un nouveau bain de sang.

On d�gage !

Enfoir� !

- On sait � qui est ce sang ? - Pas encore.

Mais vu les victimes, c'est pas dur � deviner.

Les fr�res Campbell savent jamais quand s'arr�ter.

Ils se sont sentis pi�g�s.

Et ils ont encore rien vu.

Trois morts. Tous des Copeland Crew.

- Des t�moins ? - Un.

Il a vu deux jeunes Noirs partir, l'un tra�nant l'autre par terre.

Une trace de sang va du sous-sol

jusqu'� la porte de derri�re.

Les h�pitaux ?

La police a appel� le Mass General, Boston City et St Eligius :

personne qui corresponde � notre victime.

Mais vu tout le sang qu'il y a l�-dedans,

soit le m�me est mort, soit il va pas tarder � l'�tre.

Grace a s�rement voulu le garder pr�s d'elle.

Comment va-t-il ?

Il est � peine stable.

Je l'ai op�r� et recousu,

mais il a perdu beaucoup de sang. Il doit aller � l'h�pital.

Ils le jetteront en cellule.

Ce serait le condamner sans qu'il ait droit � un proc�s.

- J'ai fait tout mon possible. - Vous �tes m�decin !

Au Nigeria, oui.

� Boston, je suis infirmier.

Prenez le mien.

Mon sang. Je suis O n�gatif.

Je n'ai pas le mat�riel.

Dites-moi ce qu'il vous faut et j'irai l'acheter.

Pleine de sang ?

- R�fl�chissez. - Pas maintenant.

Je vous en prie.

Vous trouverez tout �a � la pharmacie Baxter sur John St.

Merci, Dr Mensah.

Je peux encore vous emb�ter ?

Vous auriez un manteau ?

Servez-vous dans mon placard.

Je n'arrive pas � prier.

J'en ai marre de supplier.

On est deux, alors.

"� deux, la route et moins longue."

- Quoi ? - C'est une expression de chez moi.

C'est notre version de "La mis�re aime la compagnie".

Je me sens mal par rapport � ce qui s'est pass� l'autre soir.

C'est pas la peine.

Je suis contente d'avoir �t� l�.

Et je dois t'avouer que �a m'a bien plu, de frapper cet enfoir�.

Te demander de l'argent,

t'emb�ter avec mes probl�mes...

J'ai pas �t� �lev�e comme �a.

On finit toujours par devenir ce qu'on ne voulait pas.

Maeve, tu es quelqu'un de bien.

Tu m�rites beaucoup mieux.

Tu vas chanter le solo ?

Je crois bien que je vais accepter.

Mais �a me terrifie.

Les gens pensent que la peur est quelque chose de mal,

que c'est une faiblesse.

C'est pas le cas.

C'est une boussole

qui te dit o� aller et o� ne pas aller.

Chaque fois que mon chef me donnait une mission,

m�me si ce n'�tait que passer des messages

ou acheter � manger pour la planque, j'avais peur.

Mais ce qui me faisait le plus peur,

c'est les choses qui me tenaient le plus � c�ur.

Chante cette chanson, Jenny.

Si vous avez faim, il y a des c�telettes au frigo.

Tu vas o� ?

Je... je sors faire quelques courses.

En cas de besoin, appelez Mme Bartha, d'accord ?

Appelez-la. Personne ne sort, personne n'entre.

- Personne. - Et mamie ?

Surtout pas elle.

Je vous fais confiance.

- Je peux entrer ? - Non, vous ne pouvez pas.

Les enfants, �a va ?

Sains et saufs, j'esp�re.

Vous avez appris pour la fusillade � Copeland Park ?

Trois morts. Des jeunes.

Vous savez, j'ai l'impression que quoi qu'on fasse,

vous avec votre coalition et moi au FBI...

la violence ne s'arr�tera jamais.

Dites-moi, vous connaissez ce mot :

"pr�t�rition" ?

C'est quand on parle d'un truc

en faisant semblant de ne pas en parler.

C'est un peu comme...

�voquer sans �voquer.

Par exemple,

j'ai pas besoin de vous dire

que vos fils sont responsables pour les 3 morts � Copeland Park,

parce qu'on sait tous les deux que ce sont des meurtriers.

Faites attention � ce que vous dites sous mon toit.

On oublie toujours les chaussures.

Je sais pas pourquoi, mais toujours.

Vous avez le droit de garder le silence, Tatie.

- Elle a demand� un avocat ? - Pas encore.

Elle a t�l�phon� ?

Elle a perdu sa langue.

Et franchement, �a fait du bien quand elle la ferme.

Tu devrais en prendre de la graine.

Pourquoi Grace Campbell ?

Pourquoi il a fallu que ce soit elle dans cette cellule ?

Parce qu'elle a couvert celui qui a tir� sur ta femme.

C'est pas une criminelle.

C'est quelqu'un de bien d�pass� par la situation.

Ce qui est le cas de 99 % des criminels.

Normalement, on ne pourrait la garder que 48 h, mais...

Quand il y a des circonstances aggravantes, comme ses chaussures,

on peut garder un suspect jusqu'au proc�s.

Pourquoi on changerait les r�gles pour Grace Campbell ?

Laissons-la mariner, cette carne.

Je dois te parler.

Qu'est-ce qui s'est pass� ?

Je vais faire un solo � la chorale.

� la messe de 10 h, dimanche.

T'as le don pour annoncer les bonnes nouvelles, toi.

Et toi, pour les torpiller.

Pas cette fois. Je suis fier de toi.

Si on allait f�ter �a

au Caff� Vittoria tous les trois ?

C'est adorable, mais on peut pas.

Encore la banshee ?

Non. Maeve ne sera pas l�.

Putain, non, pas ta m�re.

S�rement pas.

Qui, alors ?

Benny a invit� un ami.

Faust.

Faust Aquino.

Alors, Faust...

C'est quoi, cette cravate ?

Sois sympa, pour changer, papa.

Non, franchement, �a m'int�resse.

C'�tait l'id�e de ta m�re

ou ma fille t'a dit de faire bonne impression ?

J'aime �tre chic, M. Rohr.

- D'o� la cravate. - D'accord.

R�ponse franche et claire... Il me pla�t.

Ravie de l'entendre, Jackie.

Si on continuait � manger ?

Normalement, quand les gens mangent, ils parlent.

Je ne t'ai pas g�n�, Faust ?

Absolument pas.

Faust... chouette pr�nom.

�a me rappelle ce po�me.

"Je me donnerais volontiers au diable

"si je ne l'�tais pas moi-m�me."

En fait, je m'appelle Faustino.

T'aurais pas d�.

Il va encha�ner sur un mafieux qu'il a arr�t� il y a 20 ans

et te demander si tu le connais.

Je te promets que cette conversation restera civilis�e.

Vraiment. Alors dis-moi, Faust...

O� tu vas � la fac ?

� New York, j'esp�re.

Comme Benny.

C'�tait pr�vu ou... ?

On a fait �a chacun de notre c�t�.

Mais ce serait sympa que �a marche.

� deux, c'est plus facile.

Boston est un village, compar� � New York.

Vous le laissez insulter Boston ?

- Tu le fais tout le temps. - J'adore Boston.

Mais j'ai envie de nouveaut�.

H�, petit !

Avant que tu partes...

j'ai une question pour toi.

Tu ferais quoi si je te frappais, l� ?

Pardon ?

- Bonne r�ponse. - Vous �tes malade !

C'est pas faux.

Mais...

si tu dois �tre avec ma fille,

je dois m'assurer que tu sauras la prot�ger.

Qu'est-ce qui se passe ?

Qu'est-ce que je peux faire ? Parle-moi, je t'en prie.

Qu'est-ce qui se passe ?

Parle-moi.

Emm�ne-moi � l'h�pital.

Coke ou h�ro ?

H�ro.

Ram�ne-toi.

- C'est le spot de Jimmy. - Il est plus l�.

Maintenant, c'est le mien.

T'es qui ?

T'as pas besoin de savoir.

Je t'ai prise pour une pute.

- Merci, connard. - C'�tait un compliment.

En quoi c'est un compliment ?

J'ai ador� ce Faust.

Tu l'as d�j� dit hier soir.

Tu deviens s�nile ?

T'aimerais bien.

Comme �a, tu pourrais me mettre en maison de retraite.

Benny aime Faust, Faust aime Benny. C'est ce qui compte.

Tu savais qu'en France, ils pouvaient �pouser des morts ?

Un truc en rapport avec les soldats ou les mineurs de fond.

On pouvait les �pouser, m�me morts.

Je sais plus o� je l'ai lu,

ce qui veut s�rement dire que je l'ai invent�.

J'ai besoin d'argent.

D'accord... Pour quoi ?

Pour aider une amie qui a des ennuis.

Laisse-moi deviner... L'Irlandaise.

Maeve... Oui.

Donc, c'est pas toi qui en as besoin,

mais quelqu'un que tu connais � peine.

Je veux �tre s�re que cette petite va s'en sortir.

Elle est pas petite, elle est grande !

Elle est venue ici toute seule.

J'ai pas besoin de ton accord.

- Pourquoi t'as demand�, alors ? - On est mari�s.

Et un couple, �a �change.

Il lui faut combien ?

2 000.

S�rement pas.

T'aimerais pas qu'on t'aide, toi ?

- Je g�re mes probl�mes, moi. - Et si tu pouvais pas ?

Quand ce jour arrivera,

file-moi de la cigu� et enterre-moi dans le jardin.

J'ai d�j� creus� le trou.

Allez, vas-y.

Convaincs-moi. Pourquoi Maeve

a besoin de cet argent ?

Elle a des probl�mes avec l'IRA.

Ils se sont servis d'elle.

Elle s'est enfuie, mais ils sont apr�s elle.

Boston est une destination de vacances pour l'IRA !

Ils envoient des soldats se planquer � Southie

ou pour refaire leur stock d'armes.

L'autre soir, un fou furieux l'a attaqu�e.

Heureusement que j'�tais l� pour l'arr�ter.

Attends... Tu l'as arr�t� ?

Je l'ai frapp� avec une brique.

�coute...

Et je rigole pas, l�.

Ces gens sont des animaux.

Ne t'approche plus de Maeve.

S'il te pla�t.

Tout est ma faute.

La mienne aussi.

Tu peux plus repousser. Tu dois te lever.

Je peux te demander un truc ?

D�barrasse-toi de tout.

Il y a deux policiers gar�s en bas.

Ils sont l� pour nous prot�ger.

- Entrez. - C'est bien.

C'est bien.

J'imagine qu'apr�s hier soir, vous voulez �tre tranquilles.

- Je peux repartir. - Non, c'est bon. On...

C'est bien que vous soyez l�.

C'est bien que vous soyez l�.

Siobhan est r�veill�e ?

Elle est r�veill�e, mais toujours au lit.

Vous avez l'impression que c'est la fin du monde.

Pourtant...

le jour s'est quand m�me lev�.

On n'a pas encore gagn�. �a s'annonce difficile.

Vous m'�coutez ?

Grace Campbell peut faire de nos vies un enfer.

J'ai re�u des appels de pasteurs afro-am�ricains,

du pr�sident du conseil municipal, du maire de mes couilles...

Alors pas de menaces, pas de violence,

faites pas votre num�ro.

C'est une discussion.

Dont le but est ?

De la convaincre � coop�rer.

Vous en avez parl� � Decourcy ?

S�rement pas. Je ne veux pas qu'il fasse tout planter.

L'avocat de Grace va arriver.

Je peux compter sur vous pour qu'une fois,

vous soyez diplomate et persuasif ?

Je vendrais des brownies en forme de bites

� une gouine au r�gime.

Qu'est-ce que je viens de dire ?

Tiens, mon ange.

Le th� me donne des naus�es.

J'ai laiss� le sachet 30 secondes et j'ai rajout� du miel.

Me traite pas comme un b�b�.

Tu es mon b�b�, j'y peux rien.

Pardon.

Tu n'as pas � t'excuser.

Tu souffres, c'est tout.

Et cette souffrance, �a s'appelle �tre m�re.

Je la ressens, moi aussi.

Mais moi, je peux m'en servir pour consoler mon enfant.

Avant de t'avoir...

j'ai fait deux fausses couches.

Avec ton p�re, on pensait �tre maudits.

Mais toutes ces nuits sans sommeil et toutes ces larmes...

tous les examens...

nous ont men�s � toi.

Tu vas �tre en retard.

J'ai dit � Dan Guy que je ne viendrais pas.

Tu peux pas rester l� � tourner comme un lion en cage.

T'inqui�te pas pour moi.

Je m'inqui�te pour moi. D'accord ?

Ma m�re est l�, j'ai pas besoin de vous deux.

Je suis pas certaine de r�ussir � g�rer.

T'es s�re ?

Je vais aller me doucher,

et apr�s, la salle de bain sera toute � toi.

Oubliez ce que j'ai dit � propos de Grace Campbell.

Faites enfermer son fils.

An�antissez cette famille de salopards.

Ma cliente vous a dit qu'elle ne savait pas o� �tait Anton.

C'est vrai, mais dommage, je la crois pas.

Parce que la derni�re fois qu'on �tait ici, elle m'a menti.

J'ai d�guis� la v�rit�, c'est vrai.

Mais je n'avais pas le choix.

Au cours de cette enqu�te, M. Rohr a-t-il mentionn� le fait

qu'il est entr� de force chez Mme Campbell ?

- Deux fois ! - J'avais une raison valable.

La menacer avec votre arme ?

Entendre un mensonge quand on conna�t la v�rit� est jouissif.

Cette accusation est compl�tement fausse.

Passons � autre chose.

Et Kelvin ?

Vous savez o� il est ?

Kelvin n'a rien � voir avec ce qui est arriv� � Siobhan Quays.

Mais c'est un dealer.

Et il est suspect� non pas dans une ni deux,

mais trois enqu�tes pour meurtres en cours.

Kelvin a besoin d'�tre soign�.

S'il a besoin d'un m�decin, pas de probl�me.

Quoi d'autre ?

Ma cliente demande une lettre

du FBI et du bureau du procureur

pour appuyer sa demande de subvention,

l'abandon des charges qui p�sent contre elle,

et le retrait de sa d�claration

disant qu'elle �tait avec son fils le soir de la fusillade du dossier.

Vous demandez beaucoup sans rien offrir en retour.

Personne n'aime les femmes qui n'ont rien � offrir.

Petite, mon p�re me racontait cette blague.

Pas pour me faire rire, pour m'instruire.

"Les gentils citoyens

"de Boston d�testent deux choses : le racisme et les Noirs."

C'est dr�le, non ?

On apprend tr�s t�t � nos enfants que le syst�me est d�faillant.

Que le syst�me prend sans donner.

Vous vous moquez de nous depuis un petit moment.

On le sait.

Mais croyez-moi, on n'est pas dupes.

On peut faire dispara�tre votre alibi bidon.

Vous avez vol� l'argent d'un projet f�d�ral.

L�-dessus, on peut fermer les yeux.

Mais il y a une chose pour laquelle on ne peut pas :

la mort du b�b�.

Le b�b� de Siobhan.

Elle �tait enceinte quand Anton lui a tir� dessus.

Vous voulez vraiment le prot�ger ?

T'as fouill� dans mon placard ?

Mon p�re est mort.

Kick...

Je suis d�sol�e.

Je suis d�sol�e, ma puce.

Je ne t'ai rien dit parce que...

je n'arrive pas � croire qu'il ne soit plus l�...

et qu'on ne sera plus une famille.

Je ne suis pas pr�te � l'admettre.

Mais, ma puce...

je te promets

que tout va s'arranger.

Tu as le droit d'�tre triste, ma puce.

Me touche pas, putain !

Dites-moi que je r�ve.

Vous avez pass� un accord avec Grace Campbell ?

C'est ce qu'on fait. On passe des accords.

Vous auriez pu m'en parler, me demander ce que j'en pensais.

J'aurais pu.

Mais vous n'auriez pas �t� objectif.

Anton est s�rement d�j� loin � l'heure qu'il est,

et vous rel�chez Grace comme �a ?

J'aurais d� faire quoi ?

L'enfermer jusqu'� ce qu'on le retrouve.

Arr�tez un peu...

On ne soigne pas la syphilis en se coupant la queue,

et on ne r�sout pas une enqu�te en tirant sur la seule personne

qui peut nous donner des infos.

Que s'est-il pass� quand on a conclu un accord avec Jimmy Ryan ?

"On" ?

Vous avez agi seul.

Et Grace Campbell n'est pas Jimmy Ryan.

Non ? Expliquez-moi en quoi.

Rentrez, Decourcy. Allez retrouver Siobhan.

Pour lui dire quoi ?

Qu'on parlemente avec celle qui a fait obstruction � la justice

pour aider un meurtrier � �viter la prison ?

J'aurais pu donner ce cas � au moins 50 procureurs adjoints.

Mais pour �tre s�r que tout soit fait dans les r�gles,

j'ai d�cid� de m'en charger moi-m�me.

Vous avez le droit de douter de ma d�cision.

Mais au fond de vous, vous savez que j'ai raison.

Ne l'oubliez pas, la prochaine fois.

� vos ordres. La prochaine fois qu'on tirera sur ma femme,

je resterai dans mon coin.

Je sais que vous �tes l�, Rohr. Je sens vos mauvaises ondes.

Vous l'avez menac�e avec une arme ?

L'humeur du moment.

Tu as retrouv� ton p�re ?

Je crois que je vais laisser tomber cette id�e.

Jenny, tu sais comment l'UVF tue les catholiques ?

Ils frappent chez toi et te poignardent en plein c�ur.

Si tu es seul, ils te d�coupent en morceaux.

Mon p�re est mort comme �a.

Au d�but, j'�tais en col�re.

Contre les protestants pour leur cruaut�,

contre mon p�re de les avoir d�fi�s...

Maintenant, j'aimerais juste qu'il soit l�.

Pour r�pondre � mes questions, pour m'�couter.

Si tu veux parler � ton p�re,

fais-le.

Pendant que tu peux.

Il y a 5 000 dollars.

Prends-les.

Je ne sais pas quoi dire.

Alors ne dis rien.

Mais fais attention � toi.

Qu'est-ce que vous foutez l� ?

On a �t� un vilain gar�on ?

On vit une �poque dangereuse, M. Rohr.

Je bosse au FBI.

Vous pouvez �tre plus pr�cis ?

Je peux pas en dire plus. Je ne connais pas toute l'histoire.

Mais vous devez savoir la v�rit�.

Et si vous abr�giez votre sermon

pour passer directement � l'eucharistie ?

- Tu ne voleras point. - Donc, quelqu'un a �t� d�pouill�.

Dans un sens oui, mais dans l'autre non.

Vous pouvez arr�ter, avec vos �nigmes ?

Quelqu'un a demand� de l'argent.

Et je crois que cette personne a eu ce qu'elle a demand�.

Cette salope d'Irlandaise.

Racontez-moi tout ce que vous savez

et me bassinez pas avec le sceau de la confession.

Je crois que cette personne va acheter des armes.

Non, c'est trop bas.

Tu as donn� mon argent

� cette terroriste alors que je t'avais dit de l'�viter ?

Notre argent. Et je m'excuserai pas, alors, arr�te.

Arr�ter quoi ? Je devrais t'embarquer !

Pour avoir vol� ce que t'as vol� ?

Ton patron est au courant pour ton butin ?

On �tait cens�s toucher � ce bl� qu'en cas d'urgence,

putain !

Franchement, tu t'entends parler ? T'es path�tique, Jackie !

Mais j'y ai pas touch�, alors l�che-moi.

J'ai fait un retrait � partir du compte

qu'on partage depuis 20 ans !

J'ai fait une bonne action !

Et j'en suis fi�re. Alors ferme-la et laisse-moi savourer.

Cette femme est un escroc, Jen.

Tu t'es fait avoir, comme d'habitude.

Et pour info,

c'est ton tatouage � la con, qui est path�tique !

C'est pas ce que tu disais au lit !

Salut, maman.

Il s'est pas r�veill�. Il va bien ?

Il a perdu beaucoup de sang.

- Il va mourir ? - Je ne sais pas.

Je n'ai pas arr�t� de prier, supplier, marchander...

Il doit aller � l'h�pital.

- Pourquoi Siobhan ? - C'est pas moi.

Je recommencerai encore et encore,

jusqu'� ce que tu arr�tes de mentir.

Si je te parle, tu seras complice.

Tu sais o� j'�tais ?

Je suis d�j� complice.

Je savais pas qu'elle serait l�.

Tu ne r�ponds pas � ma question !

Son mari nous aurait pas l�ch�s. Jamais !

- Je devais nous prot�ger. - C'est rat�, Anton !

J'ai d�conn� et je sais pas comment m'en sortir.

Mais je ferais n'importe quoi pour que tu arr�tes de me ha�r.

Tu as raison.

Il faut que Kelvin aille � l'h�pital.

Il faut qu'il quitte l'�tat.

Il faut qu'on l'emm�ne � Providence.

D'accord.

� son r�veil.

Afram nous pr�tera sa voiture. La police recherche la tienne.

Et apr�s �a,

je veux que tu disparaisses de ma vie.

Qu'est-ce que tu fais ?

Tu dois prendre des forces.

�a, pour une surprise... Merci, ma ch�rie.

Je vais commencer par un caf�.

�vite les chaud-froid quand tu chantes.

C'est mauvais pour la gorge. Bois de l'eau.

- Comment tu sais �a ? - Je l'ai lu.

Tel p�re, telle fille.

C'est un compliment ?

Tu l'as vu ? Il est parti avant que je me r�veille.

Il a peut-�tre voulu arriver en avance � l'�glise.

Je peux le faire. Je peux le faire !

Merci d'�tre venu.

Merci de m'avoir propos�.

Ton p�re vient ?

Il a int�r�t.

Pour les morts, pour les malades, pour ceux qui n'ont pas pu venir,

prions ensemble.

Seigneur, entends nos pri�res.

Salut, maman.

Bonjour, Anton.

- �a va, Kelvin ? - Il est dans la voiture.

Je lui achet� � manger.

C'est gentil.

Le quartier a bien chang�.

Subventions, nouvelles maisons, nouveaux riverains.

On venait jouer ici, avec Kelvin. Tu te souviens du jour

o� Anthony Bruno avait d�chir� son T-shirt Musclor ?

Vaguement.

Je me suis moqu� de lui et tu m'as dit :

"Tais-toi ou aide-le."

Alors le lendemain, � l'�cole, j'ai frapp� Anthony.

T'as d� venir me chercher.

Je croyais que t'allais m'engueuler, mais t'as rien dit.

Je me suis dit :

"Elle va attendre qu'on soit rentr�s � la maison."

Une fois rentr�s, toujours rien.

J'ai dit : "Je vais avoir des ennuis ?"

Et tu m'as r�pondu :

"On ne se bat pas avec sa famille.

"On se bat pour elle."

Et t'es retourn�e au travail.

La grande classe.

C'est rien.

C'est rien.

Anton, allonge-toi par terre !

Allez ! Allonge-toi !

Allonge-toi, putain !

Allonge-toi par terre, Anton !

Il prend les escaliers.

- Baissez-vous ! - C'est fini, Anton !

Le suspect est � l'int�rieur.

Ne tirez pas ! Il y a peut-�tre des civils !

Que personne ne tire.

Joue pas au con, Anton !

Laissez-moi lui parler !

C'est trop tard.

Joue pas au con, Anton !

Anton !

Parle-moi ! Pose ton arme !

Arr�te avant de blesser quelqu'un !

Il vient peut-�tre vers vous. Ne tirez pas.

Ne tirez pas.

Re�u.

T'es cern�, Anton !

L�che ton arme et sors.

Anton, je t'en supplie ! �coute-les.

L�che ton arme et sors, bordel !

Je m'en fous, j'y vais.

Le chef a donn� un ordre.

Je vais pas attendre que cet enfoir� nous bute.

T'as nulle part o� aller, Anton ! Nulle part !

Ma m�re est encore l� ?

Oui, elle est l� !

Ramenez-la chez elle. S'il vous pla�t !

- Anton, sors ! - Ramenez-la chez elle !

On veut pas te faire de mal !

L�che ton arme, mets les mains en l'air et viens vers moi !

Ramenez-la chez elle !

Sors, les mains en l'air !

Ramenez-la chez elle !

Elle t'a balanc�, Anton !

Sinon, comment on t'aurait trouv� ?

Jette ton arme !

T'es cern�, Anton ! Tu peux pas t'�chapper.

Joue pas au con et jette ton arme, bordel !

- Coups de feu ! - Je veux le voir !

- Je veux voir mon fils ! - Venez par l�.

- Emmenez-la. - Mon fils !

C'est bon, sergent.

Le suspect est mort.

- Enfoir� ! - J'�tais cens� faire quoi ?

Ce que je t'avais dit de faire.

J'avais le suspect en ligne de mire.

Il allait pas se rendre.

Alors, j'ai agi. Il s'est jet� sur moi !

Il s'est jet� sur moi ! Alors, j'ai tir�.

Donne-moi ton flingue. Retourne au poste.

Et tu bouges plus.

Quoi ?

Ton flingue.

Et maintenant, barre-toi.

C'est n'importe quoi !

T'as pas de couilles !

Toi... Dis-moi ce qui s'est pass�.

Minute par minute. Je veux tous les d�tails.

J'�tais pas l�, monsieur.

J'�tais dehors.

- T'�tais dehors ? - Oui, monsieur.

Tire-toi.

Je suis d�sol�, Grace.

C'est pas vrai.

Je sais ce que vous ressentez.

Non, pas du tout.

Personne ne vous a pi�g�, vous.

Contrairement � nous.

Vous auriez pu tout arr�ter.

Vous le pouvez encore.

Je n'aurais jamais d� vous faire confiance.

Comment cette op�ration a-t-elle tourn� au massacre ?

Tony Suferin �tait sous mes ordres.

C'est ma faute.

�a me va.

Tant qu'on tire un trait l�-dessus.

Arr�tez un peu...

Personne tirera de trait sur rien.

Notre boulot est de poursuivre les criminels,

d'arr�ter les gens dangereux.

Et pour moi, il ne fait aucun doute que Suferin l'est.

Vous menacez la police ?

Je ne menace personne.

Je veux qu'il y ait une enqu�te. La justice, �a va dans les 2 sens.

On doit la jouer finement.

Je suis d'accord.

Mais on doit agir.

Depuis ce soir-l�, j'ai juste envie d'atomiser ce gamin.

De faire du mal � Anton comme il en a fait � Siobhan.

J'ai eu ce que je voulais.

Et pourtant, je me sens mal.

Pourquoi ? C'est pas toi qui l'as tu�.

Non, mais il est mort et �a m'emmerde.

Et �a devrait t'emmerder aussi.

La 1re fois que j'ai utilis� mon flingue en service,

je bossais derri�re un bureau.

On m'avait envoy� sur le terrain, et quand on m'a rappel�,

j'�tais persuad� qu'on allait me virer.

Mais mon sup�rieur m'a emmen� boire des coups chez Parker's.

H� Chi Min et Malcom X y avaient fait la plonge.

Et moi, j'�tais l�,

trait� en h�ros, parce que j'avais but� un m�chant.

Et �a, c'est ce qu'on appelle le conditionnement.

Tu savais qu'il y avait des Am�ricains � Hiroshima en 45 ?

Des prisonniers de guerre, des pilotes de la marine...

On a d�cim� des milliers de Japonais

et on s'en est voulus juste pour une douzaine d'Am�ricains.

Il y a nous et les autres.

C'est comme �a ici et partout dans le monde.

Avec les fronti�res, la religion, m�me dans le foot...

Nous et les autres.

�a a l'air de te plaire.

Que �a me plaise ou non, c'est comme �a, c'est tout.

"Le prix de la haine".

Il est l'heure, Mme Cambpell.

Je ne lui ai pas dit pour son fr�re.

Je ne veux pas le r�veiller comme �a.

On est indestructibles, maintenant, mon grand.

Il n'y a plus rien � d�truire.

Allez, Mme Campbell, je vous ram�ne.

Adaptation : Pascale Joncour

Sous-titrage : Iyuno Media Group

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