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Zulu
La famille Rohr bataille
face aux s�quelles �motionnelles et psychologiques
dues � l'overdose
et au viol de Benedetta.
Tu vas planer.
Elle a montr� qu'on pouvait lui faire confiance.
Pour qu'elle se tire avec un connard
et que je doive aller la sauver ?
Siobhan Quays, enceinte,
se mesure � Decourcy Ward
dans l'affaire Anton Campbell.
C'est Anton Campbell qui t'a tir� dessus ?
Revois ta copie et remets de l'ordre chez toi.
Montre-leur ce que t'as dans le bide avant de virer tapette.
Rob ! Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
Je suis venu vous chier dans les bottes.
J'en mets jamais.
D'apr�s le directeur, le pr�sident
songerait � me remettre la m�daille du M�rite.
La transition parfaite
pour ma reconversion dans le priv�.
Mais vous foutez le bordel.
- C'est inn�. - �coutez...
La procureure Jap me tient par les couilles.
Je dois vous d�gager.
Vous �tes mut� � Lakeville jusqu'� la retraite.
Lakeville ? Ce trou du cul du monde ?
Ils ont m�me pas l'�lectricit�.
Rob, j'ai r�solu
plus d'affaires, boss� plus dur que tous ces branques.
Le FBI de Boston, c'est moi !
- Vous pouvez pas faire �a ! - Si.
Vous partez � la fin de la semaine.
Avant, on st�rilisait les d�biles dans ce pays.
Jackie, c'est fini.
Avant, on pratiquait une politique eug�nique
pour que la pl�be ne se reproduise pas.
Les Latinos, les fils de pute, et bien d'autres.
Et apr�s, on pleure quand on nous parle de g�nocides
ou d'Auschwitz.
Abr�gez.
Vous me couperez pas la queue.
On va vous apporter des cartons.
On a le t�moignage
de la victime,
Toussaint Senegel,
et on ne tire rien du suspect ?
C'�tait un r�glement de comptes. Le t�moignage est irrecevable.
Anton le sait.
Vos discussions sur l'oreiller affectent-elles votre travail ?
Votre femme repr�sente cet Anton Campbell.
Vous n'�changez pas ?
Si, on �change.
Sur les livres, les vacances, la recette du pesto.
Bien s�r, qu'on �change.
Votre femme a des ambitions politiques, para�t-il.
Elle pourrait gagner gros, ici.
Si ma femme gagne, elle ne le devra qu'� elle-m�me.
Mais vous inqui�tez pas. C'est moi qui gagnerai.
Anton Campbell finira par craquer.
Comment �a va ?
Agent Rohr... Les bonnes nouvelles vont vite.
� savoir ?
Ne faites pas semblant. �a ne vous va pas.
Vous partez pour le goulag.
Pas de pot de d�part ?
Pas de discours, de tapes dans le dos,
de g�teau...
Rappelez-vous quand tout le monde voulait enterrer Nixon.
Et puis, arriva le 5 novembre 1968,
et il a mis un bon coup de bambou � tous ses d�tracteurs.
Il a quand m�me �t� destitu�.
Mais son esprit plane toujours au-dessus de Washington.
Donc, c'est vous qui �tes derri�re tout �a ?
La prochaine fois que vous d�jeunerez
avec le charg� de comptes, changez de motel.
Vous finirez en salopette grise
et enferm� � Butner.
Tu as bien compris l'enjeu de l'audience de demain ?
Ils veulent tout faire pour me garder ici.
L'audience doit d�terminer si tu es un danger pour autrui.
Si la juge ne le pense pas,
elle te lib�rera sous caution dans l'attente de ton proc�s.
Donc, je dois �tre sage.
Sois poli, sympathique, dis "madame" et "merci".
Ton attitude et le fait que ce soit ta 1re arrestation
p�seront dans la balance.
Et pour ce sale enfoir� de Brooklyn ?
Je te rappelle que c'est mon mari.
J'y suis pour rien.
Si tu veux sortir, je vais devoir me battre comme une lionne.
Si tu veux que je le fasse, fais gaffe � ce que tu dis.
Bien, madame.
T'as parl� � Anton ?
Il a appel� de la prison.
Son audience est pr�vue jeudi � 10 h.
Ils vont fixer une caution ?
Siobhan va tout faire pour. Il sera l� bient�t.
Reviens. Assieds-toi.
�a a �t�, ta journ�e ?
Et les cours ?
Les cours, c'est les cours.
C'est pas une r�ponse.
Tu es all� en cours ?
- Bien s�r que oui. - Ne me mens pas.
J'en ai assez, de vos mensonges, � ton fr�re et toi.
Je suis all� en cours.
� pas apprendre grand-chose.
Vu le niveau de ce qu'on nous enseigne.
Tire le meilleur de ce qu'on te donne
si tu veux trouver un travail qui te plaira.
Et quitter Roxbury.
Tu me suivras ?
Mon grand, si j'avais voulu partir, je l'aurais fait depuis longtemps.
Pourquoi tu l'as pas fait ?
Il fallait que quelqu'un reste pour s'occuper de tout �a.
�a me rappelle mon enfance.
C'est vrai. Ma m�re nous faisait
du chocolat chaud, petits. Bien sucr�.
Je donnais du th� avec du miel et une goutte de vin � Benny.
D�sol�e.
Enfin...
Ma m�re �tait incroyable, toujours pr�te � en d�coudre.
Elle avait pas le choix.
Tous les ans, les protestants faisaient des feux de joie
et br�laient des portraits du pape.
Ils d�filaient dans Belfast
en insultant les catholiques voire pire.
�a a l'air d'�tre une fan de tatouages.
Moi aussi.
- Trop cool. - �a doit faire mal.
�a, c'est une douleur qu'on choisit de s'infliger.
J'ai fait ce choix, j'ai surv�cu.
�a me rappelle qui je suis, mes valeurs.
- J'aimerais bien en avoir un. - Tu peux pas.
C'est ill�gal, ici. Et t'es pas majeure.
- Il me faudrait ton accord. - Exactement.
Jenny, t'as jamais voulu te faire tatouer ?
Un soleil sur le poignet ou un c�ur sur les fesses ?
J'avoue qu'� une �poque, j'y ai pens�.
Je devais avoir ton �ge, je crois.
Mais ma m�re a refus�.
Mais je l'emmerde.
- Non ? - Si.
R�veille l'Irlandaise qui est en toi.
Putain, �a fait mal !
Toi, tu rigoles, et moi, je souffre.
Tu te rends compte que tu fais un truc ill�gal ?
Pas ici, � Rhode Island.
Tout est l�gal, ici.
J'ai �t� invit�e � une f�te chez Emma.
Avec des copains du lyc�e ?
Oui, des terminales.
Et ?
J'ai peur de ce qu'ils diront si je bois pas.
J'ai pass� ma vie � me soucier du regard des autres.
Quand je vais dans des toilettes publiques,
je nettoie pour celui d'avant pour pas qu'on croie que c'est moi.
Pourquoi t'as pas mal, toi ?
Je hurle int�rieurement.
Robert...
Ravie de vous voir. Merci de nous recevoir.
C'est un plaisir, Grace.
Bonjour, Harlod. Asseyez-vous, je vous en prie.
Je sais que vous �tes tr�s occup�,
alors je ferai vite.
Je voulais vous donner la demande de subvention en personne
et vous rappeler son importance.
Je suis s�r que vous avez fait un travail admirable
et je serais ravi de la remettre � qui de droit.
Mais tous les v�ux ne se r�alisent pas.
Avec vous, si.
Ce n'est pas tout � fait vrai.
La criminalit� qui s�vit � Braxton ne joue pas en votre faveur.
C'est pour �a qu'on a besoin de l'argent.
Pour r�parer les serrures, les lumi�res,
assurer la s�curit� de chacun.
Grace, Robert est trop poli pour vous le dire.
Le fait que vos deux fils aient �t� arr�t�s,
comment dire...
Certains se demandent si vous �tes toujours � votre place.
Je suis d�sol�, Grace.
On pourrait penser que vous cherchez
� prot�ger votre famille.
C'est une accusation scandaleuse.
Vraiment ?
�coutez, je vais continuer � vous soutenir.
Mais vous devez savoir ce qui se dit.
Et mieux vaut l'entendre de la bouche de vos amis.
Non. Je pr�f�re l'entendre de celle de mes ennemis.
Ce que vous semblez �tre.
Range-moi �a.
L'�tat contre Anton Campbell peut attendre jusqu'� demain.
Pour tout te dire,
j'ai vraiment pas h�te de me retrouver au tribunal demain.
Moi non plus.
- Et pourtant... - Et pourtant...
Je sais que ce que je fais est juste.
Vraiment ?
Et toi aussi.
La loi doit �tre la m�me pour tout le monde,
sinon, c'est une escroquerie.
Et les criminels doivent �tre punis,
sinon, la justice est une vaste blague.
Quel monde va-t-on offrir � notre enfant ?
Je ne sais pas.
Mais apr�s demain,
un de ses parents sera un perdant.
Et un de ses parents sera un gagnant.
- Ou peut-�tre... - Qu'on finira ex aequo.
Et que j'attends des jumeaux.
Affaire num�ro
9-3-0-15-10.
L'�tat du Massachussetts contre Anton Campbell.
- M. Ward. - Madame le juge.
Nous refusons que le criminel soit lib�r� sous caution.
C'est un peu excessif.
M. Campbell ne dispara�tra pas et n'est pas un danger.
Bien au contraire. C'est le chef des Braxton Boys.
Il a tent� de tuer Toussaint Senegel,
et il a physiquement agress� un policier de Boston.
Toussaint Senegel n'est pas un enfant de ch�ur.
Cette audience concerne Anton Campbell, pas Toussaint.
Beaucoup de personnes auraient pu vouloir le tuer.
Ne faites pas passer votre client pour une victime.
�a suffit.
Puis-je dire un mot ?
Mme Campbell... Non, vous ne pouvez pas.
Quand on est arriv�s � Braxton...
Mme Campbell, la cour reconna�t tout ce que vous avez fait
pour cette ville, mais nous avons des r�gles.
Ne m'obligez pas � s�vir.
Asseyez-vous, je vous prie.
Madame le juge,
il y a 3 ans, Dee Brown, des Celtics,
a �t� arr�t� par la police de Boston.
Sans son maillot,
il n'�tait qu'un Noir ressemblant � un voleur
qui avait �t� d�crit comme "Noir".
La police l'a donc arr�t�.
Et Dee Brown s'est retrouv� par terre, une arme point� sur lui.
Mon client a �galement �t� brutalis� par l'agent qui l'a arr�t�.
M. Ward ?
L'histoire de Dee Brown ne change rien au fait
que M. Campbell a sciemment agress� un agent de police.
Agent qui a port� le premier coup.
Mon client s'est d�fendu.
Nous avons des photos des blessures de M. Campbell.
Avez-vous celles des blessures de l'agent Suferin ?
�a suffit.
Nous avons trop souvent favoris� la parole de la police.
La justice a peut-�tre besoin d'un peu plus d'�quilibre.
Je remets M. Campbell en libert�.
Au vu des preuves � charge, M. Campbell doit rester en d�tention
jusqu'� son proc�s.
J'ai rendu mon verdict.
Avez-vous �tabli un montant pour la caution ?
25 000 dollars.
Accept�.
C'est trop !
- C'est �norme... - Affaire suivante.
Je d�die ma vie � aider les autres.
Aujourd'hui, je dois aider mon fils.
La caution d'Anton s'�l�ve � 25 000 dollars.
10 % me suffiront � le faire sortir.
Mais vous savez que je ne les ai pas.
J'aimerais savoir si l'�glise pourrait me pr�ter
2 500 dollars, que je rendrai apr�s son proc�s.
Vous connaissez la prison. Je ne resterai pas sans rien faire.
Il est plus facile pour Dieu de d�placer des montagnes
que pour moi de convaincre l'�glise.
J'en parlerai au concile.
Mais vous devez savoir qu'en faisant �a,
� leurs yeux, je redeviendrai un simple ex-d�tenu.
Vous avez purg� votre peine. Et c'�tait un accident.
C'est ce qu'on a dit pour que j'obtienne ce poste.
Je tra�nais avec les Primo. L'un d'entre eux avait une arme.
Je l'ai vue. Je la voulais.
Je l'ai prise.
Plus loin, j'ai vu un homme et j'ai tir�.
J'ai tir� sur un innocent, p�re de deux enfants.
Il a fini en fauteuil roulant.
J'ai �t� condamn� � 3 ans.
J'irai parler au concile. Je leur dirai ce qu'il faut.
Ils vous demanderont si vous saviez dans quoi trempait votre fils.
- Et vous ? - Oui !
- Vous auriez d� me le dire. - Arr�tez, Grace.
Vous vous doutiez forc�ment de ce qu'il faisait.
Mais vous avez refus� de l'accepter.
Et c'est normal.
C'est votre fils.
Peut-�tre que je savais.
J'esp�rais qu'il d�crocherait.
Mais Roxbury ne lui en a pas laiss� la chance.
C'est moi qui l'ai �lev�.
- C'est ma faute. - Ne culpabilisez pas.
Consacrez-vous plut�t
� aimer Dieu.
La seule mani�re de se d�faire de la culpabilit� est d'agir.
Tu devrais essayer de te le faire.
Le nouveau, Kyle, il est trop sexy.
Je suis pas venue pour �a.
Tu l'as fait combien de fois ?
- Quoi ? - T'as couch� combien de fois ?
Ah, d'accord... Jamais. Je suis toujours vierge.
C'est �a, Rohr. T'as disparu 3 mois.
C'est bon, on a compris que t'�tais en cloque.
Non, j'�tais � un stage de danse de 12 semaines � Denver.
Anim� par Myla Thorsen.
Tes parents sont trop cool.
Les miens m'auraient jamais laiss�e faire �a.
Billy a m�me pas le droit de rentrer chez moi.
On n'a que le sous-sol de ses parents.
C'est crade et il fait super froid.
J'ai besoin d'un verre. T'en veux un ?
Non, je suis sous antibiotiques.
- O� sont les toilettes ? - � l'�tage.
Si tu tentes rien avec Kyle, j'y vais.
C'est un flic ou elle s'est perdue ?
Les deux, je dirais.
T'es perdue, miss ?
C'est toi, Anton ?
- Je peux le trouver o� ? - Pourquoi ?
- Je dois lui parler. - De quoi ?
De business.
- Il est en taule, miss. - Arr�te, avec �a.
- "Sergent", c'est mieux ? - J'ai l'air d'un flic ?
En tout cas, t'es blanche.
Je suis la belle-s�ur de Jimmy Ryan.
Il a pas pu la fermer...
Il est pass� o�, d'ailleurs ?
Il est mort.
Je reprends l'affaire familiale.
Vraiment, sergent ?
Je t'emmerde.
J'ai besoin de matos.
�a en fait, du bl�.
Tu sais qu'on pourrait te le piquer ?
Vas-y.
Allez, vas-y !
C'est pas un flic.
�a veut pas dire qu'on va faire affaire.
� plus...
miss.
La r�ponse est non.
- Pour M. Jacobi, c'est trop risqu�. - Dites-lui...
Il a entendu dire que vous allez �tre d�mise de vos fonctions.
�coutez, M. Finch, il me faut 2 500 dollars.
� la State Street Bank,
ils adorent les histoires larmoyantes.
- Bonjour. - Bonjour.
Alors, cette f�te ?
J'ai rien bu et rien pris.
Je voulais juste savoir si tu t'�tais bien amus�e.
Oui, c'�tait chouette.
- Merde. D�sol�e... - C'est rien.
Sourire fig�, mains qui tremblent...
Qu'est-ce qui se passe, Benny ?
T'es pas oblig�e de parler.
Mais si jamais, je suis l�.
Il t'a fallu combien de temps pour te remettre de tes traumas ?
Pour ne plus avoir constamment l'impression d'agoniser ?
Pour tourner la page ?
� vrai dire, je ne m'en suis jamais remise.
Parfois, on ne tourne pas la page.
Mais toi, tu t'en sors tr�s bien.
Tu vas aux r�unions, tu parles...
J'ai pas connu �a, moi. Jamais.
Benny, tu vas aller � la fac.
Tu vas d�couvrir qui tu es.
Tu pourras faire ce que tu veux.
Et si j'y vais pas, ma vie est foutue ?
Non, pas du tout. Moi, si j'avais eu...
Il y a du caf� ?
Avant, tous les matins, je venais dans cette cuisine
et je sentais... je sentais comme un malaise.
Je pensais que c'�tait � cause de Rosa.
Ou de ma gueule de bois.
Mais aujourd'hui, Rosa a disparu du paysage
et cette nuit, j'ai dormi comme un b�b�.
Et pourtant...
je sens toujours comme un malaise.
Alors... qu'est-ce qui se passe ?
Rien que tu puisses r�gler.
Dis toujours...
C'est gentil de t'inqui�ter,
mais tu ne peux pas comprendre.
T'as raison, Jen. Vous avez souffert.
Mais vous savez, la souffrance se manifeste de bien des fa�ons.
Tu veux vider ton sac ?
Moi d'abord.
On �tait mi-juillet.
Il faisait une chaleur � crever.
Il y avait pas un pet d'air.
En rentrant chez moi,
j'ai oubli� de fermer la porte.
Pourtant, elle me l'avait r�p�t� au moins 100 fois.
Et l�, elle me dit :
"� quoi tu joues ?
"Tu veux faire profiter tout le quartier de la clim ?"
Elle a pris ma main et...
elle l'a mise dans la porte.
Et elle a claqu� la porte sur mes doigts.
"�a t'apprendra."
Et elle a recommenc�, encore et encore
et encore.
Je sentais plus ma main.
Et moi, je la suppliais : "Arr�te, maman.
"Je t'en prie."
J'avais 10 ans.
Et rien dans le cr�ne.
Cette nuit-l�, j'ai foutu le feu � la baraque.
Je suis sorti, j'ai ferm� la porte, et l�, dans la rue,
je me suis mis � imaginer la gentille famille
qui allait m'adopter,
m'acheter un nouveau v�lo,
m'emmener en voyage.
Mes parents...
sont sortis de la maison en courant
sans passer voir dans ma chambre si j'y �tais.
Et l�, j'ai compris.
Ils savaient...
que c'�tait moi...
qui avais mis le feu au canap�.
Ouais, je sais...
Tu as toujours dit que c'est ta m�re qui avait mis le feu.
Ouais, eh ben...
c'est un peu le cas, non ?
Dans un sens.
Est-ce que j'�tais un sale m�me ? Non.
Est-ce que tu l'es ? Non.
Les enfants font ce qu'ils peuvent pour survivre
� ce qu'on leur a fait.
Pour survivre, il faut du courage.
Et du courage, tu en as.
Et � revendre.
Tu rentreras pas chez toi, Anton.
Ni ce soir ni jamais.
Tu vas passer tes 20 prochains anniversaires
enferm� � Walpole.
Avec les Copeland Crew qui veulent ta peau.
Mon avocate...
a dit que vous alliez m'offrir un arrangement.
Comme purger ma peine � Norfolk.
Ton avocate est intelligente. Si tu vas � Norfolk,
t'as une chance d'en sortir vivant.
Il y a un an, t'�tais juste un petit dealer.
Et puis Cole Preston s'est fait choper,
et la guerre pour le remplacer a commenc�
et les cadavres se sont empil�s, c'est �a ?
�coute...
Si je te chope pas pour la came ou Raina Allen,
je creuserai plus profond.
T'as que de la gueule, enfoir�.
Peut-�tre. Ou pas.
Tu le sauras bient�t...
enfoir�.
- All� ? - Grace, c'est le r�v�rend Hughes.
Comme je m'en doutais,
le concile a refus� votre demande de pr�t.
Je suis d�sol�.
Ce n'est rien.
Merci d'avoir essay�.
Vous avez vu un agent de cautionnement ?
J'en ai vu six.
Ils voulaient des garanties. Mais j'en ai pas.
- Vous voulez que je passe ? - �a ira.
Ce n'est pas la peine.
Je suis d�sol�.
C'est quoi, �a ?
Avec Benny, on s'est fait tatouer � Warwick.
Je suis cens�e emp�cher qu'il s�che et se craquelle.
T'aurais d� me le dire, je serais venu avec vous.
Pour faire retoucher le mien.
- Tu l'as fait � quel �ge ? - 18 ans.
Je venais de finir mes �tudes. J'�tais bourr� comme un coing.
T'as rien d� sentir, du coup.
C'est tout le contraire, en fait.
J'ai douill�.
Mais �a m'a pas d�plu.
Pourquoi une rose ?
Parce que les p�tales, c'est joli,
mais si on touche leurs �pines, on peut se faire tr�s mal.
Prouve-le.
Salut, maman.
�a va ?
Oui. La d�tention, c'est rien.
O� t'as eu l'argent ?
Mon grand, il faut qu'on parle.
De qui tu es,
d'o� vient ton argent,
de ce que tu fais quand tu sors...
de tous tes mensonges.
La vie, c'est pas celle que tu vois avec tes yeux remplis d'amour.
Tais-toi ! T'imagines pas ce que j'ai fait pour toi.
Aller qu�mander de l'argent
en jurant que t'�tais pas si mauvais.
Peut-�tre que tu l'es.
Ou peut-�tre que je suis la seule � ne pas voir
qui est vraiment mon fils :
une salet� de dealer.
De l'argent, j'en ai. T'aurais d� me demander.
L'argent de la drogue.
Jamais de la vie.
Tu sais ce que je fais,
qui je suis !
Et toi, tu sais qui tu es ?
Tu ne dis rien ?
Je suis pas fier de ce que je fais, mais je le fais bien.
Je suis fier d'avoir de l'argent pour nous, pour toi.
Je t'ai vu lire ces magazines, maman.
Sur Martha's Vineyard et Cape Cod.
J'ai vu ton regard devant ces maisons.
Je voulais t'offrir une maison sur la plage.
C'est trop tard.
Tu es en train de me tuer.
Tu me tues un peu plus chaque jour.
J'y suis pour rien, moi, c'est ce proc, Decourcy Ward.
Je ne crois pas, non. Gare-toi et rentre.
Je vais chercher l'argent pour que tu rembourses.
Je ne toucherai pas � ton argent.
Maman...
J'ai pari� sur les Celtics.
Je vais r�cup�rer mon argent.
Je veux pas que tu flippes d�s qu'on frappe chez nous.
Un d�ner avec le maire.
C'�tait plus sympa que je pensais.
- Tu crois qu'il va me soutenir ? - Il serait b�te de pas le faire.
T'es toujours d'accord ?
Tu veux savoir si je m'inqui�te que tu partes en campagne enceinte ?
Tu y arriveras.
Et je serai l� pour t'�pauler.
Putain !
� combien est votre femme ?
� combien est votre femme ?
Elle en est � huit semaines.
La victime est enceinte de huit semaines.
Comment s'�crit le nom de l'agresseur ?
Campbell ! C-A-M-P-B-E-L-L !
- C'�tait bien lui ? - Oui !
Vous plaidez contre lui, n'est-ce pas ?
- Vous saviez qu'il �tait sorti ? - Non.
Pas jusqu'� ce que je le voie.
Son adresse ?
Il habite avec sa m�re, Grace Campbell.
B�timent 10-11, appartement 1G, cit� Braxton.
Vous �tes le type de la commission St Clair.
Vous avez laiss� l'autre meurtrier s'en tirer.
C'est quoi, le rapport ?
Le karma, connard.
- Il a dit quoi ? - Excusez-le, M. Ward.
- Il est de Charlestown. - R�p�te !
Il est de Charlestown.
Je suis vraiment d�sol� pour votre femme.
On va tout faire pour retrouver le suspect.
Et vous serez escort� pour rentrer.
Je compte pas rentrer.
Pas sans ma femme.
- Callie est descendue ? - Non.
C'est un vrai cauchemar.
Bon sang...
Je comprends pas.
Pourquoi il a voulu tuer son avocate ?
C'est moi, qu'il visait.
Pas Siobhan.
Je suis vraiment d�sol�, Eloise.
Je suis contente que vous soyez vivants.
Ce n'est pas le moment de vous en vouloir, Decourcy.
� qui en vouloir, alors ?
� qui je dois en vouloir ? � qui ?
� celui qui a tir�.
Elle est sortie du bloc.
La balle a �t� enlev�e. Elle est en salle de r�veil.
Elle est forte. �a va aller.
- Je peux la voir ? - Pas encore.
Et le b�b� ?
Le b�b� va bien.
On va la placer sous monitoring pour �viter toute complication.
Une fausse couche.
On fait tout notre possible pour que �a n'arrive pas.
Je vous pr�viendrai d�s que vous pourrez la voir.
Ma fille est forte, Decourcy.
Et vous aussi.
Maman ?
Ici !
Qu'est-ce que tu fais debout ?
Tu bois ? T'es sous opiac�s !
J'ai bien le droit de prendre un petit verre, non ?
J'en peux plus. Alors l�che-moi, tu veux ?
Pourquoi t'es l� ? C'est quoi, toutes ces merdes ?
J'ai pens� que �a te ferait plaisir de voir du monde.
Tu vas me faire pleurer.
J'ai apport� tout ce qu'il faut pour faire des struffoli.
Ils avaient pas la bonne farine,
mais j'ai trouv� le bon miel.
�a va pas ? On peut pas faire des struffoli sans la bonne farine !
Cette farine am�ricaine est bonne � rien !
Et m�lange pas mes trucs avec ceux de ma s�ur !
- Vous partagez pas la nourriture ? - On partage que dalle.
T'en veux un ?
Je bois pas en journ�e. J'ai plein de trucs � faire.
Tu as besoin d'autre chose ?
Oh que oui.
Dis-moi pourquoi t'es si gentille avec moi.
Les progr�s de Benny
m'incitent � vouloir comprendre certaines choses.
Sur moi.
Et j'ai une question pour toi.
Papa t'a donn� signe de vie, apr�s son d�part ?
Bien s�r.
Il m'appelle d�s qu'il a besoin d'argent.
Comment �a, il t'appelle ?
- Tu m'as dit qu'il �tait mort. - C'est tout comme.
- Tu sais o� il est ? - Bien s�r !
Je t'�coute.
Tu crois que je vais te le dire comme �a ?
Je suis coinc�e dans cette baraque
avec ma s�ur � cause de toi.
Tu veux des infos sur ton p�re ?
N�gocie.
Tu sais quoi ? Va te faire foutre !
Je le trouverai toute seule.
N'esp�re pas des retrouvailles �mouvantes !
Il te demandera du bl�, � toi aussi,
ce sale enfoir�.
Salut, mon amour.
Quel jour on est ?
Vendredi.
Vendredi ?
Depuis combien de temps je...
Depuis hier soir.
J'ai le cerveau embrum�.
C'est l'anesth�sie. On t'a op�r�e.
Le b�b� va bien ?
Callie a fait une �chographie et m'a montr� des photos.
Son c�ur bat bien.
Notre b�b� est un battant.
Dieu merci.
Qui m'a tir� dessus ?
Pas maintenant...
Repose-toi.
Je suis tellement fatigu�e.
Rendors-toi.
Je t'aime.
Et je suis d�sol�.
Vous voulez un caf� ?
Je viens d'en boire un. Mais merci.
Comment elle va ?
Qu'est-ce que tu fous l� ?
J'aime bien Siobhan. Elle sait me recadrer.
Toi aussi, mais elle, elle est plus subtile.
Tu joues avec le feu. Continue.
J'ai v�cu exactement la m�me chose le jour o� ma fille...
C'est diff�rent, l�.
Non ! Comme on dit, "�il pour �il, dent pour dent".
Qui tenait le flingue ?
Anton Campbell.
- �a doit te ronger. - Je confirme.
J'arr�te pas de penser � ce que j'aurais pu faire.
Quand j'ai vu ses phares, j'ai eu un pressentiment.
Mais je l'ai ignor�.
Mais il faut que j'oublie ma culpabilit� et ma col�re.
Je dois �tre l� pour ma femme.
�coute...
Garde ta culpabilit�,
et laisse-moi g�rer la col�re.
T'as qu'un mot � dire
et je trouverai Anton Campbell, et il souffrira.
- Je te le promets. - Vraiment ?
Et comment tu feras sans que �a me retombe dessus ?
Ils utilisent beaucoup de b�ton pour le Big Dig.
Personne le retrouvera. Personne saura.
Tu veux ma b�n�diction pour commettre un meurtre ?
� quoi �a sert, les amis ?
T'as un micro ?
Alors �a, c'est blessant. C'est comme �a que tu me remercies ?
Putain, Jack !
Tu t'en prends aux gens quand ils sont le plus vuln�rables.
T'es malade.
Tu r�ves de me voir finir en taule.
Putain, Dee ! On parle de ta femme, l� !
Tu crois que je tomberais si bas ?
T'as d�j� fait pire.
T'as raison.
Je suis qu'une merde. Qui me ferait confiance ?
Monsieur essaie de changer ?
Je parlerais plus d'ajustement.
Comme je te l'ai dit...
Siobhan est quelqu'un de bien.
J'esp�re qu'elle se remettra vite
et que tu pourras la ramener chez vous.
Ne dites rien !
On a un petit bl�me rapport � vos plans me concernant.
"Un bl�me" ? Qui parle encore comme �a ?
J'ai une proposition.
Primo, j'arr�te d'utiliser mes relations
pour contrer cette mutation � la con,
et deuzio, vous dites � Putnam de me laisser traquer
celui qui a tir� sur la femme de Ward.
La police de Boston est sur le coup, pas nous.
Vous allez bien trouver un moyen de r�cup�rer l'affaire.
Et quand vous l'aurez trouv�,
vivant, j'esp�re, que se passera-t-il ?
Je m'�clipserai. Comme MacArthur.
J'en doute.
Vous ne faites jamais rien pour personne
� moins que vous y gagniez.
Les Grecs ont un mot, pour �a : "Lutroo".
Ou : "Se racheter moyennant le paiement d'un prix."
- J'ai une dette envers Ward. - Pourquoi ?
� cause de l'affaire de Charlestown ?
- D�veloppez. - Pas la peine.
Vous avez initi� ce stupide concours de force
avec le procureur du comt�.
Karen...
Vous avez pass� vos 1res ann�es au camp de Manzanar.
L'injustice, vous connaissez. L'injustice,
c'est voir le monde � travers les barbel�s de Manzanar.
Moi aussi, je me sens coinc�, et je dis : "�a suffit !"
Je demande justice pour Ward et pour sa femme.
Qu'est-ce que je pourrais y gagner ?
Je suis s�re que vous allez trouver un moyen.
C'est pas vrai. Pour une fois que j'essaie de faire le bien,
je m'en prends plein la t�te.
Je vais le regretter ?
De l� o� je suis assis, c'est difficile � dire.
Salut, miss.
Qu'est-ce que tu fais l� ?
J'ai ce que t'as demand�.
Je croyais que ton boss �tait pas d'accord.
Kelvin ? C'est pas mon boss. J'ai pas de boss.
Bon...
Bouge pas. Je vais chercher l'argent.
Tu me proposes m�me pas un caf� ?
Dans tes r�ves.
� cause de tes gamins ?
T'as dit quoi ?
Et comment tu sais o� j'habite, d'abord ?
Magne. J'ai pas toute la nuit.
- Comment va Siobhan ? - Tu veux quoi ?
Bonne nouvelle : j'ai demand� ma mutation.
Je quitte Boston. Je pars � Lakeville.
C'�tait ton id�e ?
Disons que �a arrangeait tout le monde. Comment elle va ?
Elle souffre. Et elle pose des questions.
Tu lui as pas encore dit que c'�tait Anton et pr�m�dit� ?
Putain...
�a va pas �tre facile de lui annoncer.
J'ai une autre bonne nouvelle.
J'ai le feu vert. La proc, gr�ce � une subtile man�uvre,
a r�ussi � me faire mettre sur l'affaire en �quipe avec Caysen.
On va retrouver ce fils de pute et le faire enfermer.
�coute-moi, Jackie.
- Ne te m�le pas de �a. - Trop tard.
Cet enfoir� vit dans un complexe f�d�ral.
C'est pli�. T'as pas le choix.
Dee... �coute-moi.
Anton est dans la nature avec un flingue.
Il peut d�barquer n'importe o�, n'importe quand.
L'ann�e derni�re, au Texas, un dingue a canard� dans un tribunal
parce qu'il prenait mal son divorce.
Il a bless� deux juges et il a tu�
deux procureurs adjoints.
Les pr�dateurs ne s'arr�tent pas avant d'�tre rassasi�s.
Et cet enfoir�, Anton, en a apr�s ton sang, bordel.
Et puis merde...
�coute...
Pas d'effusion de sang. Joue pas au cowboy.
Tout est fait dans les r�gles et � ma mani�re.
Pas de coup bas comme pour Clay Roach.
Ou Jimmy Ryan.
Avoue que t'as voulu me pi�ger pour Charlestown,
l'ann�e derni�re.
�a va dans les deux sens. Tu m'as forc� la main.
Eh ben l�, �a ira que dans un sens, le mien.
Je vais te dire ce que j'ai dit � la proc.
Ce sera ma derni�re affaire.
Je lui ai dit :
"Ward m�rite que je sois honn�te et que justice soit faite.
"Pour Hank Signa."
T'as dit �a ?
�a l'a fait rire ?
Un peu.
Police, ouvrez !
Bonsoir, madame.
Jackie Rohr, du FBI.
J'aurais une petite question. O� est Anton ?
Adaptation : Pascale Joncour
Sous-titrage : Iyuno Media Group
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