All language subtitles for Model shop (Jacques Demy, 1969) FR

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Original subtitles

Tu as r�v�.

Si, tu parlais en dormant.

Tu as dit amour.

J'ai dit amour ?

Quoi d'autre ?

Rien.

Tu r�vais de qui ?

Je ne sais pas.

Je ne sais pas je te dis.

Bon, bon, �a ne fait rien.

Tu attends quelqu'un ?

- O� est mon T-shirt ? - Je ne sais pas.

George Matthews ?

C'est moi.

Je suis Fred Carleson de la soci�t� Blackstone.

Je peux avoir les cl�s de la MG ?

Oui mais pourquoi ?

Je la reprends et je n'aurai pas � la remorquer si j'ai les cl�s.

Vous devez la reprendre ?

On vous a �crit mais vous n'avez pas r�agi.

Je la r�cup�re si vous ne r�glez pas les �ch�ances dues, 100 dollars.

Je n'ai pas 100 dollars ici. Demain, �a va ?

Si vous aviez fait preuve de bonne volont�,

si vous �tiez pass� nous voir, on aurait pu �viter �a.

Et si je vous apporte l'argent cet apr�s-midi ?

A quelle heure ?

Du vent tout �a.

Embarquons la bagnole.

Il a dit qu'il paiera cet apr�s-midi.

De vrais Dracula.

Je vous accorde jusqu'� 15 heures,

pass� ce d�lai on revient prendre la voiture.

Les salauds.

Qu'est-ce que tu vas faire ?

Je n'ai pas le choix, emprunter 100 dollars.

Pas � moi, j'ai pay� le gaz et le t�l�phone et ne fais pas �a.

Je r�fl�chis.

Demande � Rob.

Je lui dois 50 dollars.

Et ta m�re ?

Je ne veux pas l'appeler.

Tu n'avais pas � acheter cette voiture.

Elle me plaisait.

On n'ach�te pas une MG de 1500 dollars parce qu'elle nous pla�t

surtout quand on est ch�meur.

Je travaillais alors.

Tu pourrais revenir chez Hastings.

Dis-lui que... tu avais besoin de repos,

il te reprendra.

Je ne veux pas y retourner.

Passer ma vie � faire le n�gre pour un architecte.

Je n'ai pas �tudi� sept ans pour dessiner des tuyaux � gaz.

- Tu sais ce que je veux ? - Reb�tir l'Empire Stade Building.

En plus grand et en aluminium.

Faux, en cuivre rouge.

D'accord, tu as des id�es.

Mais on ne devient pas architecte du jour au lendemain.

Personne ne donne des millions � un type de 26 ans

parce qu'il a des id�es.

Merde.

C'est tout ce que tu sais dire.

Tu manques tellement d'imagination.

Je devrais revenir chez Hastings ?

Tuer le temps avant mon incorporation ?

Tu vas rester l�

� te tourner les pouces si tu n'es pas appel� avant 6 mois ?

Tu as toujours des bonnes raisons pour ne rien faire.

�a me met hors de moi.

Je crois que tu n'as aucune ambition.

Toi tu en as un peu trop.

Ce qu'il faut pour arriver.

Tu parles.

O� tu vas ?

M'habiller. Gerry va passer me prendre.

Pourquoi il passe ?

Pourquoi il passe ?

Il m'a d�croch� un rendez-vous avec son oncle, un agent de publicit�.

Ils cherchent des filles pour la t�l�vision.

Si je plais � son oncle, je ferai un essai dans huit jours.

Gerry a �t� formidable. Tu ne trouves pas ?

Je ne l'aime pas.

Moi si. Lui au moins s'int�resse � ma carri�re,

on ne peut pas en dire autant de toi.

- Je ne suis pas dans le show-biz. - Tu es dans rien.

- Qu'est-ce qui te prend ? - Rien, je suis press�e.

�a fait un an que je vis avec toi.

J'avais dit six mois, tu te souviens ?

Pour �tre s�re de notre amour,

parce que j'avais des doutes au d�but.

Apr�s je t'ai demand� de m'�pouser et tu as dit non.

Parce que le mariage est une convention inutile.

J'ai dit "D'accord, je comprends".

Un peu plus tard j'ai voulu avoir un enfant.

J'ai dit "J'ai besoln d'un enfant George"

et tu as dit non.

Tu ne voulais pas d'une telle responsabilit�,

je devais attendre...

J'ai attendu et je ne te connais toujours pas.

Tu veux quoi ? Tu vis pour quoi ? Tu vis pour qui ?

Tu rejettes la soci�t�, tu veux ne t'attacher � rien, � personne.

M�me pas � moi.

Je me trompe ?

Non, tu ne te trompes pas.

Je sais ce que je voulais savoir.

Je d�teste ce genre de conversation.

- O� tu vas ? - Voir si je peux trouver 100 dollars.

Et tu n'as rien d'autre � dire ?

Pas sur ce sujet.

George.

Moi j'ai autre chose � dire.

Et si on se quittait ? Qu'est-ce que tu en penses ?

Qu'est-ce que tu en penses ?

Rob.

Salut George.

Qu'est-ce que tu deviens ?

Rien.

Et Gloria ?

Elle va bien.

Tu restes un moment ?

Je suis pass� voir si je peux...

Un instant, tu veux ?

Et tes parents ? Toujours � San Francisco ?

Je ne les vois pas beaucoup. On se t�l�phone.

Je voulais te voir, pas pour te bousculer

mais si tu peux me rendre mes 50 dollars,

on a achet� une t�l� couleur, une id�e de Jane.

Il lui fallait.

J'�tais venu te demander si tu peux attendre,

je suis � sec moi aussi.

Si tu ne peux pas, �a ne fait rien.

Je veux ma voiture.

La Mercury blanche.

Un dollar mademoiselle.

Tu la connais ?

Elle est venue ici une ou deux fois mais...

Pourquoi, elle t'int�resse ?

Gloria n'aimerait pas �a.

Il faut que je parte. A un de ces jours.

C'est � Parls qu'auront lleu les pourparlers pour la palx au Vl�tnam.

Le pr�sldent Johnson a exprlm� son espolr

en une palx prochalne.

- Vus allez o� ? - Sunset Boulevard.

�a tombe � pic.

L�g�re secousse slsmlque aujourd'hul � Pasadena.

Il n'y a pas de d�g�ts mat�rlels.

C'est pour vous.

Nous attendons Grossman, notre impr�sario.

Si je vous d�range...

Mais non. Entre donc.

Voil� George.

Le groupe au complet.

Voil� o� l'architecture m'a men�.

Tu veux du caf� ?

Notre premier disque. Il est sorti hier.

La pochette te pla�t ?

Splendide.

Prends-le, il est � toi.

On vient de signer pour un deuxi�me disque.

Tu me rends nerveux.

Pas d'exc�s d'optimisme.

Vous allez o� ? Grossman va arriver pour discuter.

J'ai rien mang�, j'y vais.

Si c'est pour une tourn�e on est d'accord.

On te laisse faire.

Je vais te jouer mon dernier truc.

J'ai pas encore les paroles mais je sais ce qu'elles diront.

Ce sera une sorte de t�moignage sur la folie du monde.

Si j'arrive � �crire ce que j'ai dans la t�te.

Occupe-toi de Suzy.

Elle fait ses dents et encore plus de bruit que moi.

Parle-moi de toi. Toujours chez Hastings ?

Je n'en pouvais plus, je perdais mon temps.

Ce qui me ram�ne � mon probl�me.

Je suis � sec, tu peux me pr�ter 100 dollars ?

�a me g�ne mais...

Bien s�r, t'en fais pas.

Je te l'ai dit, tout va formidablement pour nous.

�a te suffira ?

Oui, c'est parfait,

il y a assez pour r�soudre mes probl�mes les plus urgents.

Merci beaucoup.

Qu'est-ce que tu vas faire ?

Je ne sais pas. Je ne renoncerai pas � l'architecture.

Je veux cr�er mais je n'ai pas la patience d'attendre 20 ans

pour me faire un nom.

D'ailleurs pour quol ?

Dessiner des stations-service et des motels de luxe ?

Je tourne en rond.

J'essaie de trouver des r�ponses, je perds mon temps...

Ce matin par exemple. J'ai fait une chose incroyable.

J'�tais en voiture et je me suis mis � suivre...

Bon.

C'est sans int�r�t.

Continue, raconte.

J'ai pris une de ces routes qui montent aux collines.

De l�-haut j'avais toute la ville � mes pieds.

Je me suis senti... soulev�,

boulevers� par sa g�om�trie, son harmonie �trange.

C'est une ville fabuleuse.

Certains la trouvent laide et elle n'est que pure po�sie.

J'aurais voulu b�tir quelque chose sur-le-champ, cr�er.

Tu comprends ?

Tr�s bien.

C'est s�rement Grossman.

Tu t'en vas ?

Je ne sais pas quand je te rembourserai.

Te casse pas la t�te, tout va bien pour le moment.

Qu'est-ce que vous voulez ?

Parler � la dame qui est venue ce matin.

Il n'y a personne. Personne n'est venu.

Hamburger et caf�.

L'interdiction de la marijuana est immorale et inapplicable

A BAS LE SEXE l

Vous aimez autre chose ? Ecrivez M�re-Poule, BP 13.

- C'est combien ? - 55 cents.

LOUEZ UN MOD�LE

Vous voulez prendre des photos ?

Choisissez.

Celle-l�, Lola.

Vous connaissez nos tarifs ? 20 dollars la demi-heure, 12 dollars le quart d'heure,

appareil et pellicule compris.

12 dollars.

Vous pouvez faire d�velopper chez notre photographe.

Selma Avenue, l'adresse est dessus.

Vos photos seront pr�tes dans deux heures. Revenez nous voir.

Quel d�cor, chambre ou salon ?

Chambre.

Un quart d'heure ?

Payez maintenant.

Vous n'avez pas de monnaie ?

Il est charg�. Appuyez l� et tournez ici.

Vous savez vous en servir je suppose. Suivez-moi.

Elle va venir.

Vous voulez quoi ?

Bottes ? Chapeau ? Ou fouet ? Choisissez.

Rien.

Vous n'�tes pas difficile au moins.

Quand vous voudrez. Le lit ou le fauteuil ?

�a m'est �gal.

Vous n'�tes pas tr�s exigeant.

Ni tr�s bavard.

Mais �a me va. Le lit maintenant ?

Comme vous voudrez.

�a m'est �gal. C'est pour vous.

Il ne vous en reste qu'une, je fais quelque chose de sp�cial ?

Ce que j'ai me va.

La photo n'a pas l'air de vous int�resser.

C'est vous qui m'int�ressez.

D'ailleurs, ceux qui viennent ici se foutent de la photo, non ?

Je ne juge pas les clients, �a ne me regarde pas.

C'est assez d�gradant. Pourquoi vous faites �a ?

Pour gagner ma vie

mais je n'aime pas le mot d�gradant.

Et vous, vous faites quoi pour gagner votre vie ?

Moi ? Rien en ce moment.

Vous ne risquez pas de vous d�grader en travaillant.

Vous �tes fran�aise.

�a s'entend.

Je vous ai suivie ce matin.

Oui, je sais.

Au revoir.

Notre photographe peut se charger du d�veloppement.

Oui, je sais.

Merci, revenez nous voir.

Revenez vers 17 heures 30.

Elle �tait jolie ?

Qu'est-ce que �a peut vous faire ?

Je les pr�f�re jolies.

Vous d�sirez ?

Je regrette mais il est en r�union.

Vous vouliez voir M.Blackstone ?

Ce n'est pas la peine de le d�ranger.

Votre nom s'il vous pla�t ?

M.Blackstone va �tre libre. Asseyez-vous.

Je croyais pouvoir payer aujourd'hui

mais j'ai eu des probl�mes.

Je vois que vous avez deux mois de retard,

vous deviez tout r�gler cet apr�s-midi.

Je pensais revenir demain matin.

Deux d�lais vous ont d�j� �t� accord�s.

Je doute que M.Blackstone consente � une autre prolongation.

Je peux apporter la somme demain matin.

La proc�dure de r�cup�ration sera engag�e

� partir de 15 heures,

M.Carleson ne vous l'a pas dit ?

Il vaudrait mieux payer avant qu'on ferme.

M.Blackstone vous dira la m�me chose.

Vous allez lui en parler.

Je paierai ce soir.

On est l� jusqu'� 18 heures 30.

- Il a pay� ? - Il reviendra ce soir.

�a m'�tonnerait.

On reprendra la voiture demain.

Vous allez o� ?

Au journal. Tu viens ?

Qu'est-ce que vous devenez ?

Allan a fait la marche pour la paix

et j'ai organis� un meeting de non-violents.

Et le journal ?

De mieux en mieux,

on tire � 40000 le mois prochain

mais l'argent reste le probl�me num�ro un.

J'ai d�j� entendu �a quelque part.

Pour toi aussi, hein ?

Et ton boulot ?

J'ai laiss� tomber.

Travaille ici, il me faut un assistant.

C'est sans rapport avec l'architecture

mais �a te d�pannera.

Pourquoi tu abandonnes ?

Je n'abandonne pas mais les places sont ch�res.

Et avec les �v�nements...

Fais un essai avec nous. Tu restes si �a te pla�t

sinon tu es libre.

C'est quelque chose comme �a qu'il me faut.

Pas de projets de longue haleine

avec l'arm�e qui va me tomber dessus.

Tu as �t� appel� Tony ?

Non, je suis consid�r� comme soutien de famille

et c'est vrai, j'ai ma m�re � charge.

Je ne leur ai pas plu.

Ils m'ont trouv� psychologiquement Instable et trop maigre.

Une chance, ils ne me plaisent pas non plus.

Et toi ?

Rien, j'attends ma convocation.

Mais j'esp�re que ce sera d�j� fini au Vietnam.

J'accepterai tout sauf combattre.

C'est ce que je ferai aussi.

Les derni�res nouvelles sont formidables.

Ils vont enfin se parler.

C'est un vrai pas en avant.

En Cor�e ils ont parl� deux ans.

Ils mettront peut-�tre six mois � tailler leurs crayons.

Je peux t�l�phoner Tony ?

San Francisco, � facturer sur mon num�ro personnel.

Qui est quoi ?

3-2-1... 1321.

L'indicatif est 415.

Et je demande le 3-6-2... 9296.

Vous appelez de quel num�ro ?

4-6-2... 0799.

Maman ?

Comment tu vas ?

Fatlgu�e, comme d'habitude.

Ton p�re ne me laisse pas souffler.

Ignore-le pour changer.

Pense un peu � toi. Repose-toi.

Ce n'est pas facile avec lui.

J'ai toujours tort, m�me d'�tre fatigu�e.

Et ton travail ? Tu as reprls chez Hastings ?

Je t'ai dit que je n'y reviendrai pas.

J'ai trouv� autre chose mais il me faut de l'argent pour d�marrer.

J'ai d�j� fait tout mon possible.

Je sais mais...

Ton p�re m'a d�fendu de t'envoyer plus.

Il te faut combien ?

150, 200 dollars.

Tu n'as pas falt de b�tises au molns ?

Non, pas du tout.

Ne quitte pas, ton p�re veut te parler.

Ta feuille d'appel est arrlv�e ce matin...

George ? Tu es l� ?

Oui, je suis l�.

Tu dols te pr�senter ici, � San Franclsco, lundi.

T�che de profiter de ton s�jour dans l'arm�e,

�a ne d�pend que de toi.

Tu pourras m�me prendre du bon temps.

Je vois �a d'ici.

Je dis "Je vois �a d'ici".

J'ai pass� de bons moments en 44 pendant la guerre du Pacifique.

Je ne veux pas mourir.

Tu parles comme un l�che.

Je pr�f�re vivre, c'est tout.

Ton fr�re a falt la Cor�e, �a l'a pas tu�.

On est pas pareil Mark et moi.

On n'a rien de commun.

S'il veut prendre ma place, parfait.

Cette conversation est ridicule.

On ne se comprendra jamais. Je vais raccrocher.

�a ne va pas ?

Ma feuille d'appel est arriv�e, je dois �tre � San Francisco lundi.

Tu vas faire quoi ?

Je ne sais pas.

J'ai peur.

C'est comme une condamnation � mort.

C'est dr�le, je n'y avais jamais pens�.

A la mort... C'est insens�.

Tu sais o� nous trouver en cas de besoin.

Pr�viens-moi si je peux faire quelque chose.

A un de ces jours.

Donnez-m'en pour 2 dollars.

Tu es l� depuis longtemps ?

Je viens de rentrer.

Je crois que je l'ai.

Quoi ?

Le r�le. Je fais un essai demain, c'est pas g�nial ?

�a n'a pas l'air de te r�jouir.

Je suis tr�s content.

Tu as achet� un disque...

Gerry a �t� merveilleux.

Son oncle aussi, je lui ai beaucoup plu.

J'�tais un peu nerveuse, au d�but.

C'est un type tr�s distingu�.

50 ans, cheveux courts, comme �a...

Trois t�l�phones, tu vois le genre ?

Ce grand immeuble pr�s de Doheny,

eh bien c'est � lui.

C'est la plus grosse agence de publicit� de la ville.

- Tu cherches quoi ? - Un cendrier.

Gerry va revenir.

Il nous emm�ne voir un film tch�que.

Il dit que la fille qui joue me ressemble.

Elle s'appelle comment ?

La fille ?

Je ne sais plus. Un nom tch�que alors...

Alors quoi ?

Alors tu ne parles pas tch�que.

Son oncle a appel� d�s que le metteur en sc�ne a vu ma photo,

Si tu l'avais entendu.

C'�tait presque g�nant tout ce qu'il disait de moi.

J'�tais exactement ce qu'ils cherchaient

et ils ont d�cid� de faire un essai. Il �tait ravi.

Le metteur en sc�ne ?

L'oncle, je vois le metteur en sc�ne demain.

Quelle est sa proposition ?

Sa proposition ?

Il t'a propos� quel genre de r�le ?

Ce n'est pas vraiment un r�le,

c'est de la publicit� pour un nouveau savon.

r�volutionnaire.

Un savon qui fait des bulles, pas de la mousse, des bulles.

Et tu crois �a ?

Puisque c'est r�volutlonnalre.

Bulles ou pas tu seras nue dans une baignoire.

Je ne prends pas de bains tout habill�e.

�a nuirait � ta carri�re.

Des tas d'actrices connues ont d�but� comme �a.

Je ne vois pas pourquoi on se dispute.

Je suis encore assez jolie pour poser nue dans une baignoire.

Quelqu'un me remarquera peut-�tre.

On pourrait te remarquer dans du Shakespeare.

Jusqu'ici personne ne m'a demand� de jouer Juliette.

Et toi, tu as fait quoi de beau aujourd'hui ?

Pas grand-chose. J'ai essay� de trouver 100 dollars...

Tu as pay� ces vampires ?

Je suis all� voir Rob mais pour rien,

il m'a m�me r�clam� ses 50 dollars.

Puis j'ai vu David et Allan mais ils sont fauch�s.

Au lieu de vivre aux crochets des autres, trouve du travail.

David m'en a offert.

Mais il est trop tard. Je ne t'ai pas dit le principal.

C'est ce que je vois.

C'est quoi cette blague ?

Donne-moi �a.

Tu vas chez les pute maintenant ?

L�che-moi, c'est d�go�tant. Et j'avais confiance.

Une pute.

Va-t'en, je ne veux plus te voir.

Tu vas �tre servie, je pars demain,

je suis appel�. Je dois �tre � San Francisco lundi.

Quel g�chis...

Pourquoi ? Tu voulais qu'on se quitte.

Oui mais j'esp�rais... peu importe.

Laisse-moi t'expliquer.

Je ne veux pas de d�tails

ni de mensonges. Tout est tr�s clair.

Vous �tes pr�ts ? Le film est � 19 heures.

Il faut se presser.

Quelque chose ne va pas ?

George ne vient pas avec nous.

Tu devrais venir, �a vaut la peine.

J'ai pas envie.

On ira demain si tu pr�f�res rester.

Non, je suis pr�te. Allons-y.

Je veux faire des photos.

De moi ?

�a ne fait rien, je n'�tais pas pr�te.

20 dollars la demi-heure et 12 dollars...

Le quart d'heure, je sais.

Un quart d'heure ? Vous payez maintenant.

J'adore ce parfum, pas vous ?

Lola est ici ?

Je ne l'ai pas vue partir.

C'est votre type ? Vous n'aimez pas les blondes ?

Une autre fois peut-�tre.

Vous savez le faire marcher ?

Vous �tes mignon.

C'est vous.

Ne faites pas cette t�te.

Vous esp�riez quoi ?

Un sourire peut-�tre.

Dans ce genre ?

C'est mieux, pour un d�but.

- Pourquoi vous �tes revenu ? - Je voulais vous revoir.

Vos photos devaient �tre affreuses.

Comment vous le savez ?

Vous aviez l'air si gauche.

J'esp�re que �a va aller mieux.

Je ne suis pas l� pour des photos.

On ne me paie pas pour bavarder.

Pourquoi vous m'avez suivie ce matin ?

Pour savoir qui vous �tes.

Maintenant vous savez.

Ce matin, pourquoi ne pas m'avoir regard� ?

Vous savez bien que la plupart des hommes qui suivent les femmes

sont des sadiques, des maniaques

ou des fous.

Ou des flics.

Vous n'avez pas l'air d'un flic.

J'ai l'air d'un fou ?

Non, pas vraiment.

Mais comment savoir...

Quand je vous ai vue entrer dans cette

bo�te � poules, j'ai �t� surpris.

Je me suis demand� qui vous �tes comme femme

puis je me suis dit "Qu'est-ce que �a peut foutre ?"

Si vous �tes venu pour m'insulter, allez-vous-en.

Je vous ai dit pourquoi je fais ce m�tier

mais vous refusez de comprendre.

Que je me d�shabille ici, devant vous,

ou sur la plage, o� est la diff�rence ?

Les hommes me regardent de la m�me fa�on.

Et c'est le seul m�tier

que je peux exercer sans carte de travail.

Et puis quelle importance ?

Je rentre en France. J'avais seulement besoin

de gagner assez d'argent pour mon billet de retour.

J'aurai ce qu'il faut

dans trois ou quatre jours.

J'�tais compl�tement raide.

Mais c'est une vieille histoire...

Dommage que vous partiez, j'aurais aim� vous revoir.

Une autre fois... � Paris peut-�tre.

J'�tais � Paris il y a deux ans, je suis rest� trois semaines.

J'ai rencontr� une fille qui avait tout � fait votre voix.

�a m'a frapp� quand je vous ai entendue au parking.

Si je comprends bien, notre romance sera br�ve.

Je ne pars pas ce soir, je serai l� demain et apr�s-demain.

Mais pas moi.

Je pars demain. A l'arm�e.

Je serai hors-jeu quelques pr�cieuses ann�es.

Ne nous quittons pas l�-dessus,

allons prendre un verre.

Vous �tes gentil mais je ne peux pas.

Je voulais aller chez le coiffeur. Regardez-moi �a.

Quelle heure est-il ?

19 heures 30.

Je suis en retard. J'ai commenc� � faire mes bagages

et je ne trouve pas le temps de les finir.

�a vous tarde tant de rentrer ?

Oui mais d'une certaine fa�on

�a me rend triste. J'ai des amis ici

et j'adore cette ville.

Les gens la d�testent en g�n�ral.

On est deux � l'aimer.

C'est une bonne raison pour f�ter �a.

- Si �a vous fait plaisir. - �a pourrait.

D'accord. Pour 5 minutes.

Je vous retrouve derri�re.

Vous oubliez vos photos.

Mettez-les dans l'album de famille.

Vous voulez aller o� ?

Je ne sais pas. O� vous voulez.

Je n'en ai pas la moindre id�e...

Je me sens un peu stupide. Pas vraiment mais...

Je suis l�, pr�te � vous suivre,

sans m�me savoir votre nom.

Je m'appelle George Matthews, je suis n� en Californie

� San Francisco il y a 26 ans.

J'ai �tudi� l'architecture � Berkeley et je suis � Los Angeles depuis un an.

C'est tout

sauf que lundi je pars � l'arm�e

ce qui ne m'enchante gu�re.

J'ai un p�re insupportable,

une m�re qu'il tyrannise depuis 40 ans

et un fr�re gros et gras dont le seul m�rite

est d'�tre le portrait crach� de mon p�re.

Cette fois vous savez tout.

Je m'appelle C�cile.

Lola est un nom de th��tre.

Je suis n�e en France aux bords de la Loire

quelques ann�es avant vous,

tr�s peu d'ann�es.

J'ai v�cu � Nantes puis � Paris.

J'ai beaucoup voyag�

avec mon mari avant notre divorce.

J'ai un grand fils, il m'attend � Paris.

Il a quel �ge ?

Presque 14 ans.

Je ne l'ai pas vu depuis deux ans, il me manque beaucoup.

C'est pour lui que vous rentrez ?

Oui.

Il est... tout ce qui m'attend l�-bas.

C�cile, je veux vous dire...

�a va vous sembler insens� et je ne l'ai encore jamais dit

parce que je ne l'ai jamais ressenti.

Je vous aime.

Vous �tes tr�s gentil et ce que vous dites est tr�s touchant

mais vous ne me connaissez pas.

Vous m'avez vue dans la rue, suivie, photographi�e

puis insult�e...

Et voil� que vous m'aimez.

�a ne doit pas �tre bien s�rieux.

J'avais peut-�tre besoin de vous.

Ou de quelqu'un d'autre, vous aviez besoin de parler.

J'avais besoin de dire "Je vous aime".

Mais il n'y a pas de place pour �a dans la vie que vous menez.

Vous recommencez � m'insulter.

N'en parlons plus. Je me trompais, excusez-moi.

Il y a un malentendu.

Vous prenez un verre chez moi ?

J'habite avec Barbara, une amie,

je dois rentrer avant 20 heures pour lui rendre sa voiture.

Elle travaille la nuit, dans un spectacle topless.

Elle dort le jour et elle me pr�te sa voiture,

j'ai pu rester ici gr�ce � elle,

c'est elle qui m'a trouv� ce travail.

Je commen�ais � d�sesp�rer. J'ai appel� un taxi, tu le renverras ?

Je te pr�sente George, un ami.

Enchant�e.

Il faut que je me d�p�che.

Tu es pass�e chez Harris ?

Voil� les photos et les cl�s...

Et je t'ai achet� �a.

Il est superbe, j'adore.

A demain matin.

Il y a du scotch derri�re le bar.

Bonne soir�e.

Elle est merveilleuse, non ? Asseyez-vous.

Elle m'a beaucoup aid�e quand Michel m'a quitt�e.

Mon mari,

l'�t� dernier, � New York.

Je n'arr�tais pas de pleurer.

J'ai pleur� pendant six mois.

Je ne quittais pas ma chambre. Je ne pouvais parler � personne,

ami, gar�on de restaurant

ou chauffeur de taxi

sans me mettre � pleurer.

Vous voulez un scotch ?

Avec de l'eau ?

Seulement de la glace.

Je ne pouvais plus manger.

Je ne voulais plus me lever,

j'�tais comme une morte-vivante.

Vous comprenez ?

C'est �trange.

J'�tais tr�s malheureuse et pourtant

je n'ai jamais song� � me tuer.

�a ne m'est pas venu � l'id�e.

Vous l'aimiez � ce point ?

Si le mot amour a un sens

il n'est pas assez fort pour exprimer ce que je ressentais.

Vous comprenez, j'avais attendu Michel tr�s longtemps.

Je lui avais tout donn�, j'avais confiance en lui.

On est venus en Am�rique il y a trois ans

et j'ai d�couvert qu'il avait rencontr� une autre femme.

Je vous ennuie ?

Continuez.

Tr�s peu, pour moi

c'est trop.

Vous disiez qu'il avait rencontr� une autre femme.

Que je suis sotte, j'ai oubli� la glace.

Une certaine Jackie, Jackie Demaistre.

Une Fran�aise qui habitait Las Vegas

et passait sa vie aux tables de jeu.

Je croyais qu'il voyageait pour affaires.

En fait il allait jouer avec cette femme.

Mais il ne l'aimait pas.

Michel jouait pour l'argent.

Il... il aimait l'argent.

Plus que tout, je l'ai compris plus tard.

Puis il a tout perdu, on n'avait plus un cent.

Alors je me suis remise � travailler.

J'avais renvoy� mon fils en France.

Michel et moi on s'est install�s

dans un h�tel de la 44e rue.

C'�tait l'enfer, on se disputait tout le temps.

On a d�cid� de se s�parer.

�a a �t� sans aucun doute la plus grande d�ception de ma vie.

Vous rencontrerez un autre homme, vous referez votre vie.

Vous ne me croyez pas.

Michel a tout pris.

Je suis vide, je n'ai plus la force...

Je ne veux plus aimer personne. Jamais.

Vous comprenez ?

Vous allez devenir une vieille fille triste.

�a ne veut pas dire que je n'aurai pas d'aventures.

Vous avez appel� un taxi ?

Je suis d�sol�e, mon amie n'a pas pu attendre.

Je vous dois quelque chose ?

Non, �a ne fait rien.

J'�tais coinc� sur l'autoroute. Un quart d'heure.

Je prendrai une autre course.

C'�tait le chauffeur de taxi.

C'est lui ?

Oui, c'est Michel.

Et voil� mon fils � 7 ans.

Ils se ressemblent beaucoup.

C'est moi � Nantes.

Je travaillais dans un cabaret.

Je chantais.

Vous chantiez ?

Pas tr�s bien mais...

Et lui, c'est qui ?

Frankie.

Un ami am�ricain, il est mort.

Au Vietnam, au d�but de la guerre.

Juste avant sa d�mobilisation.

C'est affreux, non ?

Je l'avais connu en France.

J'ai voulu le voir en arrivant ici,

j'ai appel� chez lui � Chicago.

Et sa m�re m'a dit qu'il �tait mort.

Vous voyez, j'ai commenc� � plier bagage.

Vous reviendrez un jour ?

Oui, peut-�tre, je ne sais pas.

J'ai appris � ne pas regarder trop loin, � ne pas faire de plans,

� vivre au jour le jour. Pas vous ?

Moi on a merveilleusement organis� ma vie,

un beau voyage, tous frais pay�s et exon�r� d'imp�ts.

Mais le retour n'est pas garanti.

Votre ami Frankie �tait dans le m�me cas.

C'est stupide mais j'ai peur de la mort,

je m'en suis rendu compte aujourd'hui.

Je n'y avais jamais pens�.

Je n'en avais jamais con�u la possibilit�.

Je ne suis pas un l�che mais...

Qu'est-ce qu'il y a de plus beau que la vie ?

Ses reflets peut-�tre. Livres,

musique, films, peinture, sculpture.

J'ai voulu �tre architecte pour pouvoir b�tir

mais quelle triste farce, quand on songe

que la seule passion de l'homme est de d�truire.

�a n'a pas de sens.

Pourquoi lutter, je me le demande.

�a c'est l�che.

J'ai pass� ma vie � lutter et � esp�rer.

La vie a essay� de d�truire ces espoirs,

mais peu importe, je n'ai jamais abandonn�.

Vous ne voulez plus aimer. �a c'est abandonner.

- A un moment vous avez renonc�. - J'�tais � bout.

Vous voyez ? J'avais raison,

maintenant j'ai tort et je le sais.

Si je disais "M�me si nous ne pouvons pas croire � l'amour,

"essayons de cr�er quelque chose l'un pour l'autre.

"J'ai besoin de vous, aidez-moi." Vous refuseriez ?

Mais je ne vous aime pas...

R�pondez-moi. Vous refuseriez de m'aider ?

Non, je ne refuserais pas.

Alors je vous demande de m'aider.

Vous �tes un enfant.

Alors aidez-moi, aimez-moi comme un enfant.

Je vous en prie, partez.

Je ne veux pas partir,

je veux rester, passer la nuit avec vous.

Vous n'avez pas � m'aimer,

ce ne sera qu'une aventure pour vous.

Vous en avez eu depuis votre divorce.

Ne me parlez pas de �a. Allez-vous-en.

Vous en avez eu depuis votre divorce ? Oui ou non ?

Pourquoi pas moi ?

Parce que je ne veux pas vous aimer.

Vous avez peur ?

Oui, j'ai peur, peur d'une aventure de plus,

peur d'un amour de plus.

Je ne veux ni de vous ni d'un autre.

S�r�nit�, pl�nitude...

Perfection.

La courbe de ton �paule. ..

La ligne droite de ton cou...

De la joie � l'�tat pur.

Hier, j'�tais perdu puis je t'ai vue et...

et me voil� avec toi.

Tu me fais croire que tout est possible.

On dirait que tu viens de d�couvrir l'amour,

que tu n'as jamais aim�.

Je n'avais jamais aim�.

Je ne te crois pas.

Pourquoi ?

Parce que tu te ronges les ongles.

Il te manque combien pour ton billet ?

Combien... d'argent ?

Voyons...

A peu pr�s 110 dollars.

J'ai 75 dollars, je te les donne.

Je ne veux pas ton argent.

Il n'est pas � moi, on me l'a donn�.

Si j'accepte cet argent tu me perdras.

Je pourrai partir demain, Barbara me pr�tera le reste

et je partirai.

Je te perdrai de toute fa�on.

Mon adresse et mon t�l�phone. Tu m'�criras ?

Bien s�r.

Quand tu m'as demand� hier si j'ai eu

des aventures depuis mon divorce,

j'ai r�pondu oui, mais ce n'est pas vrai.

J'ai v�cu seule.

Pourquoi tu n'as rien dit ?

Je ne sais pas.

Je crois que si je t'avais dit la v�rit�

tu ne m'aurais pas crue.

Alors pourquoi moi ?

Comment �a toi ?

Pourquoi tu as couch� avec moi ?

Tu trouves toujours des r�ponses � tes questions ?

Des raisons � ce que tu fais ?

Tu as de la chance.

Ne pars pas demain.

�a nous avancerait � quoi ? Tu pars demain.

Si tu restes, je resterai. Je trouverai un moyen.

Tu d�serterais pour moi ?

D�serter par amour c'est une belle cause.

Prends cet argent.

J'ai l'impression que tu me paies pour cette nuit.

Pourquoi tu fais �a ?

Tu trouves toujours des r�ponses � tes questions ?

Pars maintenant.

Tu me t�l�phoneras ?

Je te vois cet apr�s-midi ?

Il vaudrait mieux ce soir.

Je passerai vers 17 heures � la bo�te.

Le Pr�sident a annonc� que notre pays

serait repr�sent� � Paris par Averell Harriman.

Hano� a �galement d�sign� son repr�sentant officiel.

Depuis l'annonce de la conf�rence de Parls,

l'�ventualit� d'un cessez-le-feu

commence � se dessiner.

Dans les capitales du monde

on estime proche la fin de la guerre

et on veut croire en une paix durable.

Tu t'en vas ?

Je t'ai attendu toute la nuit, tu aurais pu appeler.

Je m'inqui�tais puis j'ai compris que tu avais trouv� mieux.

Tu �tais avec cette poule ?

Tais-toi.

Non, je ne me tairai pas. Je veux que tu saches combien tu...

Tu m'as vraiment fait du mal George.

Allons Gloria.

Mais �a ne fait rien.

C'est fini.

C'est difficile de se faire � l'id�e de ne plus te voir.

C'est peut-�tre mieux comme �a,

autrement je n'aurais jamais pu te quitter.

Jamais.

Je ne voulais pas te faire du mal.

�a ira, je finirai bien par oublier.

Oui, elle est l�.

C'est Gerry.

Gerry ? Non, pas du tout.

Oui, je suis pr�te.

Non... il sait.

A tout de suite.

- Tu pars avec lui ? - Oui, il vient me chercher.

Tu vas vivre avec lui ?

Je m'installe chez lui.

- Tu l'aimes ? - �a te regarde ?

Ne joue pas les dures.

Je ne joue pas les dures,

je suis d��ue.

J'attendais beaucoup de toi, je ne sais pas pourquoi.

Je croyais que tu ferais un effort,

que ce serait possible... Une vie simple et heureuse.

Je ne savais pas que tu n'en voulais pas,

que tu ne m'aimais plus.

Je suis un peu idiote.

Tu n'as pas � partir comme �a.

Tu es chez toi et je pars demain.

Je veux changer de d�cor, je ne pourrais pas vivre ici sans toi.

Vous avez un faux num�ro.

All�, C�cile ?

Bonjour Barbara.

Ici George. On s'est vus hier soir.

Je vous r�veille ?

Je veux parler � Lola.

Elle est partie ?

Pour la France ?

Quand ?

Je comprends.

Elle �tait press�e de rentrer.

Vous avez �t� chic de lui pr�ter le reste.

Je n'avais rien de sp�cial � lui dire,

je voulais lui souhaiter bonne chance.

Je ne sais pas si elle reviendra.

Elle m'a promis d'�crire.

Elle m'a rendu tr�s heureux.

Je voulais lui dire que je l'aime

et que j'allais repartir � z�ro.

Que j'allais essayer.

�a a l'air stupide, non ?

Mais je peux le faire.

On peut toujours essayer.

Toujours essayer...

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