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Original subtitles

DANS CETTE HISTOIRE, TOUS LES NOMS SONT FICTIFS

LES FAITS SONT ÉTONNAMMENT RÉELS

TOUTE RESSEMBLANCE AVEC LA RÉALITÉ N'EST PAS UNE COÏNCIDENCE

Monsieur l'Ambassadeur.

C'est un honneur de vous avoir au Mexique.

Merci, M. le Président.

L'honneur est pour moi.

- S'il vous plaît, M. Ford. - Merci.

M. le Président, j'ai le plaisir de vous informer

que le Président Obama m'a chargé

d'essayer d'améliorer les relations entre nos deux pays.

Eh bien, M. Ford,

maintenant que vous me donnez l'occasion,

j'aurais des questions sur beaucoup de sujets.

Oui, M. Président, ne vous gênez pas.

Tout d'abord, comme vous le savez peut-être,

nous avons des problèmes au Mexique.

Le plus important est celui de l'économie.

Les crises, l'inflation,

le chômage, l'instabilité sociale

et la violence provenant du crime organisée.

Mais je veux vous informer

que nous travaillons très fort sur ces sujets.

Si vous ouvrez votre frontière,

à tous mes compatriotes,

nous pouvons faire toute sorte de boulot.

Même ceux que le peuple noir ne veut pas faire.

Je vous demande pardon,

je ne suis pas sûr de ce que vous dites.

Je serai franc avec vous, Ambassadeur.

Mon gouvernement à une intéressante proportion...

Proposition.

...proposition pour votre Président.

Je vous écoute, M. le Président.

Nous, les Mexicains,

attendons de faire toute la sale besogne

que même le peuple noir ne veut pas faire.

En fait, les Mexicains,

sont mieux que les noirs dans presque tout.

Oui, eh bien...

J'en ferai part au Président Obama et...

Je suis sûr qu'il sera réjoui de votre offre.

Eh bien, M. l'Ambassadeur,

encore une fois, bienvenue au Mexique.

Merci, M. le Président.

MÊME PAS LES NOIRS

#MÊMEPASLESNOIRS

LE PRÉSIDENT A DIT #MÊMEPAS LES NOIRS

AH AH, MÊME PAS LES NOIRS !

NOUS FAISONS LE TRAVAIL QUE MÊME LES NOIRS NE VEULENT PAS FAIRE

ALLEZ LE MEXIQUE, CRÉTINS !

RÉSIDENCE OFFICIELLE DE LOS PINOS

TÉLÉVISION MEXICAINE

Bonsoir, Colonel. Nous vous attendions.

Entrez, s'il vous plaît.

Bonsoir, Colonel. Il vous attend.

ADMINISTRATION

Bonsoir, Colonel.

Assoyez-vous.

Merci.

Ils ont envoyé ces documents du bureau du Président.

Ils disaient que c'était urgent.

CONFIDENTIEL

Si vous voulez bien m'excuser.

Ivana, pouvez-vous demander à Carlos de venir à mon bureau ?

Il est occupé, M. Harman.

Envoyez-le-moi.

Tout de suite, Monsieur.

Mon vieil ami !

Regarde ce que j'ai !

Je suis ravi de te voir.

Voyons voir.

Bonsoir, Javier.

Nous vous communiquons que ce matin, la police a attrapé

un groupe de trafiquants de drogue appelé "les Bukis".

Ils sont considérés par les autorités d'être les principaux acteurs

du cartel du Sinaloa à Mexico.

Dans le cadre de l'enquête,

plusieurs armes ont été confisquées

en plus d'une grosse quantité de drogues.

Non. Coupez ! Je suis désolé, Laurita, mais...

personne ne va croire que ces gars sont les acteurs de quelque chose.

Ils ressemblent à des tueurs en série. Lucy !

Lucy !

Dis à la distribution d'envoyer de nouveaux figurants.

On a déjà utilisé ceux-là.

Ivana, ça va ?

Pepe ?

Dis à M. Harman que je serai là bientôt.

Tu es la responsable.

Lucy, envoie-moi l'entretien lorsqu'il sera fini.

Tout doit être parfait !

D'accord !

Tu manques d'argent.

Je t'avais dit ce qu'était le marché.

Celui en costume, c'est le Gouverneur Carmelo Vargas. Et l'autre ?

Il ressemble à un trafiquant.

Mais je m'en fiche.

Il est peut-être un homme d'affaires, un chef syndical, ce que tu veux.

Donc il arrive quoi ?

As-tu entendu parler de l'Ambassadeur au Palais national ?

Oui, j'ai lu sur le web

que maintenant les Mexicains sont meilleurs que le peuple noir.

Heureusement, il n'y avait que les médias officiels.

Le personnel a confisqué les images.

Mais la rumeur se propage vite sur les réseaux sociaux.

Et M. le Président,

qui a peur de perdre sa popularité,

veut que l'on détruise tout

afin que le scandale passe inaperçu.

Mais le Président et Vargas sont dans la même équipe ? Pourquoi lui ?

Il a pas eu de chance.

Selon le Secrétaire d'État, c'est la seule chose qu'ils avaient sous la main.

Donc on répète l'Opération Boîte Chinoise.

Oui.

On s'est gouré lorsqu'on a placé ce crétin à Los Pinos, mais...

On devra faire face aux conséquences.

Répare ça du mieux que tu peux.

Amène ça à la rédaction, ils pourront ajouter du piquant.

Tu peux faire ce que tu veux, mais je le veux en première page.

- Oui, monsieur. - Carlitos.

Regarde...

Tu t'es planté avec l'arnaque du soccer.

Cette entreprise pardonne une bourde...

mais pas deux.

Donc, fais de ton mieux. D'accord ?

Oui, monsieur.

TÉLÉVISION MEXICAINE

Bonsoir.

Voici 24 heures en 30 minutes.

Je m'appelle Perez Harris et voici les grands titres.

Un autre scandale de corruption et de crime organisé au pays.

Le Gouverneur Camelo Vargas est vu dans ces images exclusives

recevant des millions de dollars...

du trafiquant de drogue dans son bureau du Palais du Gouvernement.

Les conditions météorologiques continuent de faire des ravages au pays.

Pendant que le Nord souffre de la pire sécheresse depuis 40 ans,

à Tabasco, Chiapas et Veracruz,

les inondations causent plus de 300 morts

et des douzaines de gens ont disparu.

La violence fait toujours rage.

Douze jeunes hommes ont été tirés par balle au Tamaulipas.

Dans une boîte de nuit à Sinaloa,

une bagarre a causé sept morts,

mais la police a donné un dur coup au crime organisé

dans l'état du Mexique.

À l'étranger,

il y a des protestations dans plusieurs capitales d'Europe.

On a des correspondants dans plusieurs d'entre eux.

En finance, le secrétaire au Trésor est allé en Suisse

afin de continuer les négociations pour la dette obligataire.

Et le marché boursier et le peso souffrent d'ajustement à la baisse.

Pour sa part, le Président du Mexique

a rencontré le nouvel ambassadeur des USA et, dans une réunion fructueuse,

ils ont discuté d'un ambitieux plan de coopération bilatéral.

Dans les sports,

nous verrons tous les résultats de la journée.

Voici 24 heures en 30 minutes.

Bonsoir.

Comme nous avons montré dans l'aperçu,

cette après-midi, nous avons reçu, de façon anonyme,

ces images exclusives

où nous pouvons voir le Gouverneur Carmelo Vargas

dans une négociation qui dévoile

l'un des plus sérieux et documenté cas de corruption

et de crime organisé de ces dernières années.

Nous ne voulons ni présumer ni influencer votre opinion.

Mais regarder attentivement.

- Quoi de neuf, mon vieil ami ? - Mec !

Regarde ce que j'ai !

Content de te voir.

Voyons voir.

LE GOUVERNEUR REÇOIT UN POT-DE-VIN LES ACCUSATIONS SONT CONFIRMÉES

Il me manque de l'argent, Mazacote.

Je t'ai dit ce qu'était le marché. Tu te fous de moi.

Je vais le redire.

Si nous en profitons pas maintenant,

- alors, quand ? - Désolé, Gouverneur.

Mes partenaires m'ont promis que vous l'aurez vendredi.

Merde, mec. Tu fais toujours l'idiot.

Si tu apportes pas tout l'argent vendredi prochain,

je te couperai les testicules, et ce n'est pas une métaphore.

Tout d'abord, laissez-moi m'excuser pour le langage dans ces images.

Mais, ce ne sont pas les mots, mais les actions qui nous offensent.

Remarquez-vous le cynisme et l'absence de honte du Gouverneur ?

Comment son visage s'illumine lorsqu'il voit le contenu de la valise

et l'obscène manière dont il caresse l'argent

provenant d'un crime quelconque ?

S'il vous plaît !

Portez attention aux détails

et jugez par vous-même.

Eh bien, vieil ami,

j'ouvrirai un compte au nom de ma nièce.

Je veux que tu envoies le reste là.

Bien sûr.

Oui ?

Monsieur ?

C'est pour vous.

Oui ?

Qu'est-ce qu'il y a, Ivana ?

Lui ou l'un de ses larbins ?

Dis-lui d'attendre, il ira en direct.

Carlitos, c'est le Gouverneur.

Le Gouverneur est sur la ligne. Parle-lui après la vidéo.

Je dois lui mettre la pression ?

Oui, pour qu'il s'enterre lui-même. Je te fais confiance.

D'accord.

Tu as l'appel ?

Je crois que le Gouverneur Vargas est sur la ligne.

Bonsoir, M. le Gouverneur.

Merci d'avoir appelé.

Bonsoir, Javier, et merci de me donner la possibilité

d'expliquer cette situation fâcheuse au public.

M. le Gouverneur, sauf votre respect,

avez-vous honte lorsque vous vous voyez comme cela,

faisant quelque chose de probablement illégal,

- mais aussi, sans aucun doute, immorale ? - Eh bien...

Tout d'abord, il n'est pas évident que je suis la personne sur cette vidéo.

Et, ensuite, je n'ai aucune idée de la provenance de ces insultes.

Il est facile d'imaginer que mes ennemies

prennent peut-être avantage de votre célèbre canal

afin de commencer une campagne de diffamation...

Désolé de vous interrompre, Gouverneur, mais ces accusations sont très sérieuses.

Je suis sûr que tout le monde est d'accord pour dire que c'est vous sur la vidéo.

Mais s'il en ont, on peut aussi entendre votre voix.

Et le langage coloré vous représente aussi.

Non, Javier, je ne doute pas de vous et je vous offre mes excuses, mais...

vous savez très bien qu'avec les nouvelles technologies

- vous pouvez faire... - M. le Gouverneur, sauf votre respect,

dans le but de ne pas insulter l'intelligence de notre public,

n'utilisez pas ces excuses afin d'expliquer vos actes.

Au lieu d'ajouter plus de cynisme,

nous voulons des explications claires et convaincantes

sur cette situation honteuse, et pour cela, comme toujours,

nos micros sont toujours ouverts. Bonne soirée.

Bonne soirée et merci de m'avoir reçu.

Combien de fois l'ai-je dit ? La couleur ou la partie n'importe pas,

ils sont tous pareils.

C'est pourquoi nous vous invitons à répondre à notre sondage du jour.

Pensez-vous que le Gouverneur Vargas devrait démissionner ?

Appelez-nous et participez.

Ils sont tous des crétins !

Ils pensent contrôler le pays.

C'est évident,

comme ils peuvent placer ce pantin à Los Pinos,

ils croient qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent avec moi.

D'accord, crétins,

comment on va résoudre ce problème afin de pouvoir gagner le grand prix ?

Sauf votre respect, monsieur, je crois qu'on devrait dire que c'est un complot.

Ne sois pas naïf, Oscar.

Même ma défunte femme,

qui était plus idiote que toi, ne croirait pas à cette histoire.

Que suggères-tu, Poncho ?

On devrait accepter la défaite.

J'ai parlé à un ami de la station télé.

Ils ont d'autres vidéos.

Assez pour en parler pendant une semaine.

Je ne crois pas que le gouvernement peut gérer un tel scandale.

Merde.

Tout ça à cause du crétin qui a installé ces caméras.

Ils les ont déconnectées et les retireront demain, monsieur.

Nous avons des traîtres avec nous.

Lorsque nous trouverons

celui qui a donné ces vidéos, il le regrettera

Que pouvons-nous faire maintenant ?

Je crois que nous devrions parler à la station de télé pour une trêve.

Tu crois que j'en ai pas assez ?

Tu es idiot, Poncho ?

Rappelez-vous ce qui est arrivé à vos collègues

Chueco et Precioso, car ils ne voulaient pas négocier.

Ils ont détruit le Precioso juste parce qu'il aimait les jeunes femmes.

Mauvaise nouvelle.

La presse est là.

Le peuple vous condamne de corruption !

Vous allez payer pour ce que vous avez fait !

Voleur ! Meurtrier ! Partez !

C'est ce crétin de Messie avec ces adeptes habituels.

D'accord, parlons à ce crétin à la station.

Préparez mon avion pour la première heure demain.

Et juste au cas...

Dis à cet idiot de la finance de préparer trois millions de dollars.

Au cas où on en aurait besoin.

Avant le sommaire des informations, voyons les résultats du sondage :

Le Gouverneur Vargas devrait démissionner ?

"Démissionner immédiatement" a eu 91 %.

"Ne pas démissionner" a eu 6 %.

Je te l'ai pas dit, Carlitos ?

Ils ont condamné les nouvelles à propos du Président

et l'Ambassadeur dans les journaux.

Certains d'entre eux ne mentionnent rien.

La Boîte Chinoise est infaillible.

UN AUTRE GOUVERNEUR PRECIOSO

Ils ont appelé de Los Pinos.

Pour nous remercier.

- Félicitations. - Merci, Pepe.

Les cotes sont bonnes, pas vrai ?

Vingt-deux points.

Mais tu en as peut-être trop fait en l'appelant "le caïd".

Il nous poursuivra sûrement et on devra payer.

Tu crois qu'il n'est pas un caïd ?

Cette nouvelle appuie mon argument,

la campagne de Carmelo Vargas

a été financé par des activités illégales.

Et cela confirme théorie que j'ai toujours eue :

les Gouverneurs mexicains,

en plus d'agir en rois,

s'associent avec le crime organisé.

C'est ce qui manquait.

Ces idiots de chacals qui récitent la même chanson.

Cette station de télé est pleine de parasites et de chacals.

Monsieur, je veux pas vous donner de mauvaises nouvelles, mais...

Ce scandale est sur tous les réseaux sociaux.

Les hashtags "DémissionGouverneur' et "SeigneurDeLaMalette" sont populaires.

De plus, on est sur la première page de tous les journaux.

Combien de fois je t'ai dit de ne pas me déranger avec ça, Poncho ?

Je suis populaire.

Mes électeurs utilisent le journal pour envelopper des tamales

et s'essuyer.

Ces crétins paient seulement attention à la télé.

Vous avez raison.

C'est pourquoi je voudrais diriger les négociations.

Tu as amené l'argent ?

Gonzales a sorti quelques millions de plus au cas où ça dégénérerait.

Tu vas voir la façon dont on va tout régler rapidement.

Ces idiots à la station télé ne pourront pas résister.

Désolé de vous avoir fait attendre.

D'accord, M. le Gouverneur.

Que pouvons-nous faire pour vous ?

M. Alejandro ne se joindra pas à nous ?

Désolé, M. Carmelo, mais Alejandro avait une rencontre urgente.

Il viendra s'il a le temps. Assoyez-vous, s'il vous plaît.

D'accord.

Comme vous savez, M. Jose,

d'où je viens, on va direct au but.

J'aime bien parler franchement.

Ce que vous avez fait la nuit dernière était terrible.

Eh bien, je suis désolé.

Mais vous savez que nous sommes dévoués

envers notre public, et par-dessus tout, à la vérité.

Si vous voulez, vous pouvez prendre des procédures judiciaires.

Non, M. Jose. Ce n'est pas à propos de cela.

Mais il y a une autre façon de faire les choses.

Vous pouvez m'enterrer sans avertissement.

Encore une fois, je suis désolé.

Mais notre politique éditoriale et notre code d'éthique

est très stricte et prohibe tout cela.

Écoutez, monsieur.

Un ami de mon père a dit : "La morale est dénuée de sens".

Elle n'est pas utile.

Je suis dans la politique depuis des années.

Donc, arrêtons de batifoler. J'ai un cadeau pour vous,

afin que vous arrêtiez et que nous tournions la page.

Q'en pensez-vous ?

Je suis désolé, mais je crois ne pas comprendre.

- Montre-lui, Oscar. - Bien, monsieur.

M. le Gouverneur, sauf votre respect...

par politesse, je dois refuser cette offre.

Si vous voulez le donner à notre œuvre de charité, faites-le par votre banque.

Non, vous ne comprenez pas, M. Jose.

Bien sûr, cet argent est pour votre œuvre de charité.

Comment pouvez-vous penser autre chose ?

Alors, merci pour votre générosité.

Ivana.

Oui, monsieur ?

Ivana, le Gouverneur a amené ce don.

Pouvez-vous faire un reçu et lui donner lorsqu'il partira ?

Bien sûr.

Je serais heureuse de le faire.

Excusez-moi.

Pourrais-je dire quelque chose ?

Écoutez, Pepe,

comme vous le savez, l'État a des problèmes d'image.

Le Gouverneur a fait un bon boulot,

mais l'opposition n'arrêtera pas.

Et des nouvelles comme hier, ça n'aide pas.

Nous voulons engager un ensemble de commercialisation et de promotion

comme ceux que vous avez offerts aux autres Gouverneurs.

Eh bien, vous auriez dû le dire plutôt.

Nous sommes une entreprise.

Et nous devons amener nos meilleurs clients à nos actionnaires.

- D'accord. - Bien.

Pour nos clients politiques, comme vous voudriez être,

nous avons développé plusieurs forfaits de conseil et d'orientation.

Mais, vu votre situation,

je recommanderais notre forfait premium.

Et qu'est-ce que cela implique ?

En aperçu général, pour ne pas entrer dans les détails,

vous octroyez trois pour cent des parts fédérales

et 50 % de votre budget en communication à notre station de télé.

Et nous vous offrons des conseils, de l'orientation

et un lot de publicités à heures de grande écoute.

Et le plus important,

la gestion de crise politique.

Comme celle qui vous affecte.

Désolé de m'immiscer, M. Jose, mais c'est trop d'argent.

Ces parts sont à plus de 20 millions. On va devoir s'endetter.

Attends.

Gouverneur, permettez-moi de vous rappeler

que certaines choses ne peuvent être achetées.

Et que votre futur politique en est une.

Vous avez raison, M. Jose.

Mais je vous demanderais une faveur.

Tout ce que vous voulez.

Comme vous l'avez fait avec le "Garçon Doré",

commencez à travailler pour me placer dans la course à la présidence.

Sauf votre respect, Gouverneur, vous ne savez pas de quoi vous parlez.

Pour cela, vous devez vous endetter.

Faisons cela.

Commençons ici.

À l'avenir, si nous sommes heureux, nous en reparlerons. D'accord ?

Non, M. Jose, nous voulons tout.

Vous en faites pas pour l'argent.

Mon impressionnant État peut gérer beaucoup plus.

M. Jose, vous tenez mon futur entre vos mains.

Imaginez si ce crétin croit qu'il peut devenir le Président.

De combien on parle ?

300 millions de dollars ?

Vous êtes impitoyable en affaires, j'ai encore beaucoup à apprendre.

Pepe, ne m'envoyez pas.

C'est la première fois que je dirigerai le bulletin de nouvelles.

Ne sois pas stupide, Carlitos.

Tu as oublié que c'est toi qui m'as amené ce client ?

Hein ?

De plus, je ne demande pas. C'est un ordre.

Écoute.

Si tout se passe bien

et que tu convaincs ce crétin de s'endetter pour son État.

Je t'offrirai plus que le bulletin de nouvelles.

Peut-être le vice-président des nouvelles.

Le vice-président des nouvelles ?

Va à l'État et attends que ce gâchis se calme.

Fais des rapports, prépare des entretiens avec Javier et pour ne plus t'entendre,

j'enverrai notre journaliste vedette. D'accord ?

Mais, Pepe, dans cet État, il n'y a que des trafiquants.

Oublie tout ce qui est violent.

Rappelle-toi que nous avons signé un accord pour embellir l'image du pays.

Oui, d'accord.

Je verrai ce que je peux faire pour embellir ce crétin.

Tu as compris.

Voilà.

Pour des dépenses. Allez.

LES GENS PAUVRES AIMENT AUSSI

Tu as pris une décision, Jazmin ?

On peut pas être ensemble.

L'amour n'est pas assez pour oublier nos différences.

Jazmin, il n'y a pas de différence entre nous.

Tu dois savoir la vérité.

Que veux-tu dire ?

Tu n'es pas qu'une simple gouvernante.

Leonardo de la Garza

a dit qu'il était ton vrai père

et qu'il t'a nommée son héritière.

Maintenant, rien ne peut nous séparer.

Rafael...

Rafael Oscurain, que fais-tu aux bras de cette gouvernante ?

Tu connais les cotes d'écoute de ce feuilleton ?

Je crois qu'ils sont bons.

Ils ont ajouté 50 épisodes.

Et ils vont faire de mon personnage la plus sexy.

Vingt-huit points et ça continuent.

Nos patrons sont sans aucun doute des génies.

C'est pourquoi je dois faire ce que dit Pepe.

Imagine si je deviens le vice-président.

Hé...

- Tu seras parti combien de temps ? - Je ne sais pas. Une semaine ou plus.

Attends.

Bonsoir, Général. Comment allez-vous ?

Je vais bien. Avez-vous reçu mon message ?

D'accord.

C'était seulement pour vous prévenir, j'ai besoin de vous pour un boulot.

Merci.

Bonne soirée.

Tout va bien, chéri ?

Très bien, ma reine.

Mais j'ai aussi besoin de toi pour un boulot...

Regarde cet endroit...

Selon mes recherches, cet État est la dernière dans tout.

La santé, l'éducation, le développement économique...

Si tu savais ce que je vois dans les pays qu'il m'envoie,

tu verrais qu'ici c'est le paradis.

Attends de rencontrer le Gouverneur. Il pourrait être un dictateur africain.

J'ai vu l'entretien avec Javier et j'ai trouvé ça génial

la façon dont il se défendait.

Oui, par chance, Javier a coupé court.

Carlos...

Le prends pas mal, mais je crois que Javier

et le reste de l'équipe de nouvelles devrait arrêter. Tu crois pas ?

Ils auraient pu faire mieux.

Je suis désolé, Ricardo, mais je crois pas.

Javier est une éminence.

Les gens croient tout ce qu'il dit.

Pour les politiciens, il est la colonne vertébrale du système.

Mais il est aussi vieux jeu. Ils croient que les gens lient les journaux.

Tu as peut-être raison, mais il y a un petit détail :

Le patron l'aime comme son oncle.

Donc, je suggère de pas plus rien dire à propos de ça.

Quels sont les points forts de cet état ?

Tu es jamais venu ici ?

Non. Je vais partout où j'ai besoin d'un passeport.

Regarde. Voici le point fort cet état.

Merde, Carlos. Où tu m'amènes ?

Ramon, dis aux autres d'arrêter.

- Prenons des photos. Tu es prêt ? - Oui.

BIENVENUE LES CRÉTINS DANS LE RÈGNE DE MAZACO. CET PLACE NOUS APPARTIENT

NOUS FERONS ÇA À TOUS LES CRÉTINS QUI ESSAIERONT DE SE JOUER DE NOUS

Allez, allons-y.

Carlos.

Il y a un problème, monsieur ?

Vous faites quoi ici, les blancs ?

On est de la télé. On tourne une histoire à propos de cet état.

De la télé ?

Tu crois que je suis aveugle ?

Allez. Mains sur la camionnette !

Cherchez-les.

On doit rencontrer le Gouv...

Écoute, beau mec. Tu obéis ou mon arme va le faire.

Qu'est-ce que tu crois ?

Si quelqu'un tente quelque chose, je vous tue tous.

- On devrait obéir, pas vrai ? - Oui.

Il est arrivé quoi, Mapache ?

Patron, il y a des gens de la télé mexicaine ici.

Ils sont là pour voir le Gouverneur.

Oh, oui, ils me l'ont dit.

Mais dit à ces crétins que s'ils montrent une autre vidéo

comme celle qu'ils ont montrée, on va leur faire peur pour vrai.

Oui, monsieur.

C'est tout.

Crétins...

Mon patron a parlé au bureau du Gouverneur et il n'y a pas de problème.

Mais écoutez-moi,

mon patron a un message pour vous.

Si vous montrez une autre vidéo comme celle du Gouverneur,

on va vous faire flipper, bande de crétins.

Oui, monsieur.

- Compris ? - Oui.

Hé, Ricardo...

- Ricardo. - Oui ?

On peut prendre une photo avec toi ?

Oui.

Ma mère est fan de toi, mec.

Elle aimera, j'en suis sûr.

- Prends notre photo. - D'accord.

Allez, crétins.

Prenons une photo !

MOTEL CACTUS

Tu pouvais pas trouver un autre hôtel, Alfonso ?

Même dans la pire ville d'Afrique, il y a un hôtel Hilton cinq étoiles.

Ricardo, cet hôtel appartient au frère du Gouverneur

et on a un accord de coopération.

Le Gouverneur s'en veut à propos de ce qui s'est passé sur la route.

Il a organisé une fête de bienvenue.

Je veux pas être impoli, mais on doit s'installer et commencer à travailler.

On fêtera plus tard.

J'espère que le Gouverneur ne sera pas fâché,

car il a déjà invité des amis qu'ils voulaient vous présenter.

Écoutez, j'ai besoin que vous rassembliez le cabinet pour demain matin.

On doit commencer avec la campagne. J'ai aussi besoin d'information

à propos de l'État : photos, vidéos, rapports, statistiques...

Tout ce qui peut nous aider à comparer l'État et le Gouverneur

avant son pouvoir public et tout ce qu'il a fait.

Nouvelles écoles, hôpitaux, routes...

Tout ce qui peut montrer un côté positif.

Je vais tout amasser, mais...

n'attendez rien de grand.

Laissez-moi encore m'excuser pour ce qui est arrivé sur la route.

J'ai demandé à la police de prendre soin de vous.

Merci.

- Carlos. - Monsieur.

S'il y a quelque chose, tu as mon numéro.

Merci.

Et voilà, monsieur.

Je pourrais avoir celle de M. Diaz ?

Bien sûr.

J'arrive !

M. Carlos Rojo ?

- Oui. - Bonsoir.

Désolé de vous déranger, mais j'ai entendu que vous étiez ici

et j'avais besoin de vous parler.

Que puis-je faire pour vous ?

Je m'appelle Agustin Morales.

Je suis le chef de l'opposition du Congrès.

Que puis-je faire pour vous, Député ?

Je peux entrer ?

C'est un sujet délicat.

Bien sûr, entrez.

Désolé pour le désordre, on vient d'arriver.

Assoyez-vous, s'il vous plaît.

Merci, c'est gentil.

Je vous promets de faire court.

D'accord.

Tout d'abord, je voudrais vous remercier pour le grand apport de votre station

à la démocratisation de la recherche pour la justice

que je dirige dans cet état.

J'ai peur de ne pas comprendre.

Lorsque j'ai envoyé cette vidéo de Vargas,

je n'aurais pas cru finir à la télé nationale.

Ou aurait un tel impact.

C'est vous ?

Je l'ai envoyée, monsieur.

Et il semble que ce Président veut vraiment mettre fin à la corruption.

La montrer dans votre journal télévisé

a déclenché l'éveil de notre peuple

pour que l'on puisse se débarrasser de la pègre qui règne cet état,

dirigé par ce Vargas.

Nous ne le faisons qu'à titre d'intérêt journalistique.

Ce n'est pas que pour cela que je suis venu,

je voulais vous inviter à être témoin

de la réunion de notre honorable Congrès dans lequel nous ferons l'histoire

et exigerons la démission du Gouverneur.

Vous allez faire cela ?

Votre présence, en plus d'être un honneur,

sera un facteur contribuant.

J'apprécie l'invitation et je serai présent.

Quand aura lieu cette réunion ?

Demain à neuf heures.

Au revoir, M. Carlos.

Vous pouvez me considérer comme un ami de confiance.

Ensemble, nous serons la lueur d'espoir

pour cette pauvre ville.

On se revoit demain. Bonne chance.

- Merci. - Par ici.

On se revoit demain.

Bonne soirée.

Crétin de député.

Quoi de neuf, Ricardo ?

- Il y a un problème, Carlos ? - Oui.

Qu'est-il arrivé ?

Un crétin est venu me voir

et m'a remercié pour la vidéo que nous avons montrée.

Il va demander à Vargas de démissionner.

C'est peut-être un de ces idiots qui a été inspiré par nous.

C'est pire.

C'est le chef de l'opposition

et il a déjà tout planifié.

Tu sais quoi ?

On doit le dire au Gouverneur.

Les mecs, bienvenue dans ce merveilleux état.

C'est bien que vous soyez venu.

La fête est géniale.

Et le Gouverneur a déjà commencé à dire du mal de vous.

On a que des mauvaises nouvelles pour lui.

Il y a quoi ?

Un député, Agustin Morales, est venu me voir.

Tu le connais probablement.

Il a dit que demain matin,

le Congrès demandera la démission du Gouverneur.

Il semblait déterminé.

Je le connais très bien.

Il était un rival aux dernières élections.

Depuis sa défaite, il n'a pas arrêté d'essayer

de nous descendre.

Il est dangereux ?

Un peu.

C'est l'une de...

ces personnes hypocrites

qui sont obsédées par la justice, l'égalité et la démocratie.

En fait, le Gouverneur l'appelle le Messie.

Le Messie. C'est un bon surnom.

Je vous demanderais...

d'être prudent lorsque vous direz cela au Gouverneur.

Il voulait tuer ce crétin

et cela pourrait être une bonne raison.

Non.

Non. Nous ne voulons pas un autre scandale.

C'est vrai.

Quoi de neuf ? Vous n'avez plus peur ?

Devinez ?

Je dois vous fouiller une nouvelle fois.

D'accord.

Je suis désolé, mais on a la haute société de l'état.

Les mecs !

Bienvenue !

Hé, l'ami, je veux te présenter à ces jeunes hommes

qui vont faire de moi le Président.

Ravi de vous rencontrer.

Je vais vous laisser avec mon patron

et j'espère que vous n'êtes pas des taupes.

- Je vais y aller. - D'accord.

Je suis heureux que vous soyez ici. Cette fête est pour vous.

Mes idiots d'assistants m'ont dit que vous ne viendriez pas.

Merci, M. le Gouverneur, mais nous sommes venus, car nous devons parler.

Alors, parlons. Mes amis savent tous mes secrets.

Mais d'abord, buvons.

Lucrecio !

Apporte un verre à mes invités !

En fait, c'est un problème relié au boulot.

On pourrait parler en privé ?

Tu es un jeune travaillant !

J'aime ça ! Allons-y !

Écoutez, les filles !

Traitez le bien afin qu'il ne dise que du bien de notre état.

Allez !

- Qu'est-il arrivé ? - C'est le membre du Congrès Morales.

Je lui ai parlé et il m'a dit qu'il demanderait votre démission.

Ma démission ?

Ma démission ?

Crétin de Morales ! C'est un salaud.

Ce crétin de Messie n'arrêtera jamais.

On doit lui faire peur pour qu'il arrête.

M. le Gouverneur, je ne crois pas que c'est une bonne idée.

Je crois qu'il serait mieux de ne pas aller à la réunion de demain

afin d'éviter un autre scandale.

Je parlerai à mes députés.

Ici, au Congrès fédéral, nous avons la majorité.

Et la majorité de l'opposition et de notre côté.

Je leur dirai d'être préparés

et de le convaincre de ne pas parler.

Ça ira, mais il est important d'avoir quelques jours de paix

afin que le peuple oublie cette vidéo.

Demain, je vous expliquerai ma stratégie, mais le plus important,

c'est d'éviter un autre scandale causé par votre rivale

qui pourrait nous atteindre encore plus.

Je comprends !

Je ne suis pas idiot.

Je suis persuadé de la valeur du dialogue et du pacifisme

de la politique mexicaine.

D'accord, Gouverneur.

Bien ! Maintenant, buvons et choisissons une fille.

Courtoisie de mon Gouvernement.

Eh bien, je ne veux pas être impoli, mais nous devons nous lever tôt.

Ne t'en fais pas ! Je m'occupe de tout.

Ou c'est parce que tu n'aimes pas les filles ?

Car ils disent que la télé est pleine d'homosexuels.

Non.

Viens avec moi !

Carmelo Vargas, casse-toi !

Carmelo Vargas, casse-toi !

Carmelo Vargas, casse-toi !

Mes chers députés,

je sais que j'ai été critiqué par le Gouverneur et quelques un d'entre vous.

J'ai été accusé d'entacher l'image de l'état.

Mes mots ne sont pas le problème,

mais les actes de corruption impunis

commis par le Gouverneur Vargas le sont.

Plusieurs d'entre vous...

Plusieurs d'entre vous...

Silence, s'il vous plaît.

Poursuivez.

Merci, Mme la Présidente.

Plusieurs d'entre vous ont douté

des preuves que j'ai déjà montrées

dans les documents scandaleux du Gouverneur.

Mais après...

Mais après...

Mais après...

Mais après avoir vu les vidéos,

qui ont été diffusé par la télé nationale,

amenant la honte à notre état,

je vous propose à tous,

de demander l'immédiate démission du Gouverneur

et de son groupe de criminels

qui ont blessé notre état.

Dehors, Vargas !

Dehors, Vargas !

Sortez-le !

Il est blessé !

Ils ont tiré sur le député !

M. le Gouverneur, c'est le pire qui aurait pu arriver.

Maintenant, nous n'avons pas qu'à gérer les vidéos,

qui sont toujours dans les journaux,

mais aussi avec cette attaque.

Tu as raison, Carlos.

Tous mes associés sont des idiots.

Je vous ai déjà dit

que si vous tirez sur quelqu'un, vous devez le tuer.

Ne vous en faites pas, Gouverneur.

Le député s'en sortira et on a attrapé les coupables

qui ont confessé la fusillade.

Il y avait beaucoup de caméras.

Et si cette nouvelle est diffusée,

la demande de votre démission viendra directement de Los Pinos.

Les médias locaux ne sont pas un problème. Nous les contrôlons tous

et ils publient ce qu'on veut.

Messieurs...

une fusillade au Congrès, même pour un Congrès local, c'est important.

Eh bien, Carlitos, ce problème nous concerne tous.

Mais tu peux tout réparer.

C'est pourquoi je te paie autant.

Pas vrai ?

Ma seule idée est la mise en œuvre la Boîte Chinoise.

Qu'est-ce que les Chinois ont à voir avec tout cela ?

Je vais vous expliquer.

Nous devons trouver d'autres nouvelles.

Quelque chose de gros qui attira l'attention.

Quelque chose qui concerne le peuple.

Qui les touche.

C'est cela la Boîte Chinoise.

Ici, nous avons beaucoup de fusillades et d'exécutions.

Ce matin, ils ont trouvé huit corps dans le parc.

C'est utile pour vous, Carlos ?

Non. Capitaine, vous avez des idées ?

Non. J'ai que des actes violents. Regardez.

Non.

Non. Nous avons ordre de couvrir toutes les nouvelles

afin que le peuple croie qu'il ne s'est rien passé.

Les auditeurs en ont assez de la violence.

Et honnêtement, je ne crois pas que c'est une bonne idée

de parler de tueries et de décapitations dans votre état.

Carlos, j'ai peur de ne pas comprendre.

De quoi parlez-vous ?

Je parle de scandale sexuel d'une figure importante...

de désastre naturel...

Vous vous souvenez des mineurs piégés ?

Quelque chose comme cela divertit les auditeurs et ils arrêtent

de penser à la démission du Gouverneur. Nous en avons besoin...

dans quelques heures afin qu'on puisse l'envoyer à la station.

Eh bien, crétins, vous avez compris.

Commencez le boulot.

Tout ce truc est foutu et nous devons aider Carlitos.

Allez !

- Au revoir. - Au revoir, monsieur.

Ne vous en faites pas, Carlos.

Nous trouverons quelque chose.

Petit Cochon, laisse-moi entrer Pas par les poils de barbe, barbe !

- Je t'ai montré les photos de L.A. ? - Non.

Voici l'arrivé.

- Et prétendre... - Pancho, arrête !

Je siffle, je souffle, Je soufflerai sur ta maison

Ici les gens ont commencé à parler,

- mais je comprenais rien. - Arrête ! Silence.

Je le referai pas.

Mais montre-moi la photo.

Regarde.

Ici, dans ce parc...

Je t'ai dit d'arrêter !

Allez !

Où sont les filles, Pancho ?

Je sais pas.

Ana !

Elena !

Ana !

Elena !

Ana !

Elena !

Ana !

Elena !

Ces jumelles sont fantastiques.

Vous savez quoi de leur famille ?

Rien d'extraordinaire, Carlos.

Le père a une petite entreprise et la mère est au foyer.

Apparemment, les gamines jouaient et la nounou a été distraite.

Ils ne les trouvaient plus.

La mère est ébranlée.

Prenez le plus d'informations possible et dites-leur qu'on sera là pour eux.

Martin, tu vas avec eux.

Toño, avec Ricardo.

- Je peux vous appeler Lucia ? - Oui.

Nous voulons que tu nous racontes ce qui s'est passé.

Ne soit pas nerveuse, je suis là pour te soutenir

et nous ferons le nécessaire.

Merci, mais je ne sais pas si je serais capable. Je suis anéantie.

Ne t'en fais pas, tout ira bien.

M. et Mme Garza, cela sera simple.

Ricardo vous posera des questions. Lorsqu'il le fera, regardez vers lui.

Lorsque vous répondez, regardez la caméra.

Des questions ?

D'accord.

Ça tourne !

Dans cinq, quatre...

Trois...

Deux...

Ce soir, nous sommes dans la maison de Lucia et Salvador Garza

qui nous raconterons leur terrible souffrance.

Leurs deux filles, les jumelles Ana et Elena,

sont disparues de leur maison ce matin.

Lucia, raconte-nous ce qui s'est passé.

Ricardo, ce matin, lorsque j'étais sous la douche,

Juanita, la nounou,

est venue me voir et m'a dite qu'elle ne pouvait pas les trouver.

Elles jouaient dans le jardin

et elles ont disparu.

Elles ont seulement disparu ?

Au début, on croyait qu'elles étaient peut-être chez le voisin.

On les a cherchées partout et on ne les a pas trouvées, donc...

je suis devenue désespérée et j'ai appelé Salvador au boulot.

Et on a cherché dans tout le quartier,

mais on les a pas trouvées.

Donc, Salvador a décidé d'appeler la police, mais...

jusqu'à maintenant, on n'a aucune nouvelle.

Vous avez pensé au kidnapping ?

Non.

Non.

On a pas d'argent.

Non.

On a pas d'ennemies.

On est une famille normale de classe moyenne.

Salvador, tu as des liens avec le crime organisé,

ou des contacts qui aurait pu causer ça,

des dettes de jeux, ou un employé qui pourrait chercher vengeance ?

Vous n'avez aucun suspect ?

Ricardo, on est des gens gentils.

On ne ferait de mal à personne.

S'il y a quelqu'un qui sait où sont mes enfants, je vous supplie...

de nous appeler ou la Police.

Toute aide serait appréciée.

S'il vous plaît, aidez-nous à les trouver. On est désespérés.

Coupez ! C'était bien, Lucia.

Cette fois, peux-tu regarder la caméra avec la photo des filles ?

Et s'il te plaît, n'essuie pas tes larmes.

D'accord ?

Des millions de gens regardent. Cela pourrait t'aider.

D'accord ?

Voilà la photo. Prends ton temps.

Tu t'en sors bien.

Un peu plus haut.

- Un peu... - Comme ça ?

Oui. Merci.

On est de bonnes personnes.

On ne ferait de mal à personne.

Si quelqu'un sait où se trouvent mes filles,

s'il vous plaît,

appeler nous ou la Police.

Toute aide serait appréciée.

S'il vous plaît. Je vous en supplie.

Aidez-moi à les retrouver. On est désespérés. S'il vous plaît.

Donc, Javier, encore une fois, nous sommes témoins d'une histoire

qui nous incite à la solidarité et nous force à trouver le bien en nous.

De plus, le Gouverneur Vargas dirige une vaste recherche

afin de trouver les jumelles.

Depuis ce matin, après avoir entendu parler de cette tragédie,

le Gouverneur Carmelo Vargas dirige les recherches afin de trouver

Ana et Elens.

Allons les retrouver.

Oui, monsieur.

Cherchez partout !

Afin de trouver ces pauvres gamines,

le Gouverneur a enrôlé toutes les forces de l'état,

et on aussi promit de travailler sans relâche avant de les avoir trouvées.

Malheureusement, jusqu'à maintenant,

les recherches se sont avérées infructueuses.

À vous les studios.

On vous tiendra au courant pour 24 heures en 30 minutes.

Ricardo Diaz.

Merci, Ricardo.

Et voilà.

En cinq minutes, une famille ordinaire,

une petite inattention,

et tout peut changer.

Vous vous demandez sûrement

que peut-il arriver à ces filles dans le monde où nous vivons ?

Notre collègue, Laura Cardenas, a préparé cette histoire.

Javier, aujourd'hui, un gang criminel a été arrêté.

Ils ont réduit en esclavage des filles de 12 et 19 ans.

Le Procureur général a informé

que ce groupe criminel est lié

à un réseau de pédophilie

qui n'exploite pas simplement des mineurs sexuellement,

mais produit aussi du contenu pornographique pour la vente...

Comment elles vont ?

Elles vont bien.

Elles pleuraient beaucoup.

Elles avaient de la difficulté à s'endormir, mais elles se sont calmées.

Borde-les.

- D'accord, patron. - Et surveille-les.

Ne t'endors pas.

Bien sûr que non.

Au Mexique, des milliers d'enfants disparaissent chaque année.

Des statistiques

disent que le trafic d'enfants, ainsi que le trafic de drogue

et la contrebande d'armes,

sont les activités les plus rentables pour le crime organisé international.

Le trafic d'humain et d'enfants pour l'exploitation sexuelle...

Hé, patron.

Pourquoi on vendrait pas les filles ?

On pourrait faire plus d'argent ?

Elles sont jolies.

Imaginez ce qu'ils nous donneraient

pour ces beaux yeux et ces cœurs tendres.

Arrêtez de dire des bêtises, crétins.

On était d'accord et on ne changera pas de plan.

Si vous n'aimez pas ça, partez.

D'accord ?

...vont de 10 000 à 150 000 dollars selon la destination.

Je suis Laura Cardenas, pour 24 heures en 30 minutes.

De retour à vous, Javier.

Quoi de neuf, Pepe ?

Oui, très bien.

J'ai aimé la partie de la prostitution juvénile.

J'ai regardé Facebook et Twitter. Ça va très bien.

Et les cotes d'écoute ?

Et les actions ?

Très bien, c'est comme un téléroman.

Non, ne t'en fais pas. Tout va bien.

D'accord.

Félicitations à vous deux.

Au revoir.

ILS ONT DISPARU !

Comme vous pouvez voir, c'est un succès.

Personne n'a mentionné les vidéos du Gouverneur ou l'attaque du député.

Tu es un génie, Carlos.

Vargas sera content.

Il pourrait être encore en train de célébrer.

- On connaît quoi de Morales ? - Il va mieux.

Il sera de retour d'ici quelques jours.

Et la recherche des gamines ?

Aucune nouvelle, Carlos.

L'information la plus importante de l'enquête

repose sur le fait que les Garza avaient des problèmes financiers.

La nounou nous a dit qu'il se disputait souvent et que la femme,

bien qu'on n'est pas certain, avait un amant.

Eh bien, je veux pas me mêler de ton boulot,

mais tu crois que c'est possible que l'un deux soit derrière tout ça ?

Eh bien, on peut pas exclure cette idée.

D'après ce que tu dis,

si tu enquêtes sur les Garza,

je suis sûr que tu peux trouver quelque chose.

REPORTAGE SPÉCIAL

Javier, on est à l'extérieur de la maison des Garza

où, aujourd'hui, l'enquête sur la disparition des jumelles

a changé drastiquement.

Vous pouvez tout voir de cette histoire.

Laissez-moi !

En premier lieu, il a été informé que le Procureur général

a trouvé des incohérences et des contradictions

dans les déclarations des Garza.

Les Garza sont restés devant la justice jusqu'à très tard

afin de faire leur déclaration.

Hélas, en comparant leurs déclarations,

on a trouvé des contradictions sur ce qui est arrivé.

L'État croit qu'ils voulaient délibérément

cacher de l'information

et qu'ils s'accusaient l'un et l'autre.

Ce qui semblait être un parfait mariage,

lorsque confrontés par nos caméras,

a révélé que ce n'était qu'une façade

dans une relation de mensonge, de trahison et d'impuissance

sont très commun.

Lucia, parle-nous de ta relation avec ton mari.

Nous savons que vous avez eu des ennuis.

Ricardo, il est vrai que nous avons eu des ennuis,

comme n'importe quel couple.

Quelquefois, on se dispute, comme tout le monde.

Mais des gens disent que Salvador est parti de la maison.

Qu'est-ce qui vous a fait prendre cette décision qui a causé

la disparition de vos jumelles ?

Lorsque nous pensions seulement être témoins d'un mariage en crise,

les renseignements de Juana Casimiro, la nounou,

a changé l'histoire complètement.

Juanita, depuis combien de temps travailles-tu ici ?

Cinq ans.

J'ai été engagée lorsque les filles sont nées.

Entre nous, est-ce vrai qu'ils se disputent beaucoup ?

Surtout lorsqu'il a trouvé qu'elle avait un amant.

Il est parti.

Comment a-t-il su ?

Est-ce qu'il dormait ensemble ?

Oui !

Salvador Garza, le père des gamines,

PANNEAUX DE FIBRES GARZA

Salvador, il est dit que vous avez des troubles financiers,

et qu'ils sont la cause de la crise dans votre mariage.

Penses-tu que tout est relié à la disparition de tes filles ?

Sauf votre respect, Ricardo, cela n'a rien à voir.

Mon entreprise ne se porte pas bien

et j'ai quelques problèmes dans mon mariage avec Lucia,

mais comment cela pourrait être relié à la disparition de mes filles ?

Désolé, Salvador, c'est évident pour moi.

M. Gomez, l'amant de Lucia Garza

et tristement célèbre pour être un briseur de cœur,

a refusé de nous parler

avec une attitude que l'on pourrait qualifier d'arrogante,

qu'il aurait peut-être quelque chose à cacher.

- M. Gomez ? - Fermez les caméras.

M. Gomez, nous savons que tu es impliqué avec la mère et les filles

et que vous étiez dans la maison la nuit qu'elles ont disparues.

Des commentaires ?

Fils de...

Vous êtes coupable pour la décadence de ce pays

S'il vous plaît, respectez ma vie privée. Excusez-moi.

- Tu ne veux pas répondre ? - Fermez-la.

À la fin d'une journée pleine de révélation et de surprises,

les autorités ont décidé de lancer un mandat

qui a été appliqué par le Procureur de l'état.

Laissez-moi !

Aujourd'hui, après avoir déclaré devant le Procureur général, le couple,

la nounou et Manuel Gomez, l'amant de Lucia Garza,

ont été arrêtés par la Police dans un hôtel de la capitale

pour être les principaux suspects dans la disparition des jumelles.

Nous serons à l'affût des nouvelles informations

et les déclarerons immédiatement.

Pour 24 heures en 30 minutes,

Ricardo Diaz.

Merci, Ricardo.

Il n'y a aucun doute

que, dans ce pays, nous ne pouvons nous fier aux apparences.

Nous vous invitons à participer, du confort de votre maison,

à notre sondage du jour :

Qui est responsable de la disparition des jumelles ?

Les choix sont : A : La mère.

B : Le père.

C : L'amant. D : La nounou.

Nous vous invitons à vous exprimer en nous appelant.

Mais, pour le moment, nos opérateurs nous déclarent les résultats suivant :

La mère semble être responsable par environ 46 %.

Le père suit de très près avec 43 %.

L'amant est à seulement 8 %

et la nounou, en dernier, avec 3 %.

Continuez à nous faire part de votre opinion.

Notre cote est à 23 points et les actions sont à 49.

Je suis d'accord avec vous, c'est incroyable.

Merci de cette chance, Pepe. J'en suis très reconnaissant.

Bien sûr, je le dirai à Ricardo.

À plus tard. Au revoir.

Oui ?

Carlos, bonsoir.

Je t'interromps ?

Pas du tout, M. le Procureur général.

Des nouvelles ?

Je voulais te dire que j'ai dû relâcher les parents des jumelles.

Pourquoi vous m'avez rien dit ?

Je suis désolé, mais j'avais pas le choix.

Nous avons des témoins qui ont vu des crétins enlevés les jumelles

et les avocats ont donné un mandat.

Un témoin ? Gouverneur, écoutez-moi.

Retenez-le. J'arrive. Ne le laissez parler à personne

avant que je sois là.

D'accord, Carlos.

Merde.

Parle, crétin.

Dis-nous tout.

Eh bien, monsieur...

la journée où ils ont pris les filles...

je travaillais à ma maison.

Il était 11h30.

Soudainement...

J'ai vu des brutes

parler aux jumelles,

et les envelopper dans des draps.

Ils sont partis avec une camionnette.

Un autre homme conduisait.

Ils se sont échappés rapidement.

Pourquoi tu as pas dit ça avant ?

Parce que je viens de voir qu'elles sont recherchées

et je voulais une récompense.

Voilà ta récompense, crétin.

D'accord. Arrête.

Tu peux les identifier ?

Oui, monsieur.

Je les ai décrits au Commandant.

Pas vrai, monsieur ?

Allons parler ailleurs.

Tu en penses quoi ?

Que tout correspond.

On a commencé à enquêter et cet idiot dit la vérité.

En fait, il a déjà identifié deux des criminels.

Un couple de brutes.

- Que ferez-vous avec lui ? - On devrait le libérer.

Il n'est pas un suspect.

Sauf si vous dites le contraire.

Non. Après ce que vous lui avez fait, il doit regretter d'avoir parlé.

Je pourrais avoir cette information pour les nouvelles ?

Il s'appelle Castulo Servin et il vit à Cartonera.

Voilà ses informations.

Député Morales ?

Bonsoir, Carlos.

Que faites-vous ici ?

Je m'excuse d'être entré par infraction.

Mais, comme vous le savez, ma vie est en danger

et je dois être prudent.

Je crois que vous exagérez et je ne sais pas comment vous aider.

Oui, vous le pouvez.

Ma vie n'a aucun sens si je ne peux remplir cette mission

et détruire Vargas et sa mafia.

Vous vous rappelez les mots de Saint-Augustin :

"Le sang des martyrs est la semence des hommes."

Je crois que c'est un peu romantique, mais dites-moi votre plan.

Vous savez qu'on veut faire tomber le Gouverneur.

Regarde ça, s'il te plaît.

Qu'est-ce que c'est ? Plus de preuves de corruption ?

Rien ne peut me surprendre.

Regarde attentivement.

J'ai dit que je ne suis pas comme ce crétin de l'opposition.

Je demande pas la charité, ça devrait être assez pour le permis.

Vous êtes cupide, Gouverneur.

D'accord. Marché conclu.

Aussitôt que tu signes les permis, je ferai le dépôt.

Pour savoir si tout est bon,

j'enverrai les reçus avec quelques meufs.

D'accord, mec !

Mais ils doivent parler espagnol.

Les Russes que tu as envoyées

ne comprenais rien de ce que je demandais.

Je devais tout mimer.

D'accord.

Mais on doit être plus discret.

On ne veut pas un autre député Ramirez,

qui voudrait des parts.

Ne t'en fais pas. On trouvera une solution.

Si un autre stupide député

se met entre nous, on lui mettra une balle

comme nous avons fait à Ramirez.

Ça c'est mon Gouverneur, un solutionneur.

Je t'admire, tu es mon héros.

Qu'en penses-tu ?

Ça c'est le Député Ramirez.

Un autre martyr pour la démocratie.

Imagine ce...

maître de l'homicide,

trafiquant de femmes, blanchiment d'argent et détournement de fonds.

Ce sont quelques beautés qu'on a trouvées dans ce vidéo

qui pourrait faire couler Vargas.

Que voulez-vous faire ?

La même chose que la dernière fois, le mettre aux nouvelles.

Je suis sûr qu'après tout ça, Vargas devra démissionner.

On doit vérifier l'authenticité de la vidéo.

On a déjà eu de faux vidéos.

Ne t'en fais pas.

J'ai des témoins qui ont vu Vargas donné un ordre de tuer à mon collègue.

Je regarderai avec mon patron, mais je crois pas qu'ils s'opposeront.

Permets-moi...

de te donner quelque chose.

Une copie.

Prends-en soin.

Sois prudent.

Tu sais ce que ce tyran peut faire.

Ne crains rien,

le succès de notre mission

est plus important que notre destiné.

- Excuse-moi. - D'accord.

- Bonsoir, Député.. - Bonsoir, Carlos.

Merde !

Un autre problème pour le Mexique.

Oscar, je dois avoir une rencontre d'urgence avec le Gouverneur.

On ne veut pas un autre Ramirez,

qui découvre tout et veut une part.

Ne t'en fais pas. On trouvera une solution.

Si un autre stupide Député

se met entre nous, on lui mettra une balle,

comme avec Ramirez...

Que veux-tu que je dise ?

Que c'est pas moi ?

Donc je vais le dire,

c'est pas moi.

M. le Gouverneur, ce sont de graves accusations.

Si cela sort,

on devra recommencer du début et je crois pas que c'est possible.

Carlitos...

Ne jouons pas à l'idiot.

On sait très bien que la télé peut faire n'importe quoi.

Pas vrai ?

Oui, Gouverneur, mais je n'aurais jamais imaginé

que ce serait si...

Si... quoi ? Si difficile ?

Ne sois pas naïf, tu n'es pas né d'hier.

C'est ça la politique.

Allez...

dis-moi le nom d'un Gouverneur ou d'un Président

qui a fini son mandat

sans quelques corps dans le placard.

Même certains d'entre eux avant leur mandat.

Ou as-tu oublié les sombres histoires

de notre Président actuel ?

Les problèmes sont différents.

Morales n'est pas le seul dans son cas.

Ces crétins de Députés font ce que je leur dis.

Quoi de neuf ?

Tu te fous de moi ?

Oui, il est avec moi.

Je vais lui dire, mais tu devrais tout régler aussitôt que possible.

Il y a un problème ?

Maintenant on est dans le pétrin.

Les jumelles Garza ont été enlevées.

Enlevées ?

Gouverneur, on vient de gagner à la loterie.

J'aurai besoin de votre soutien.

Laissez la voiture passer.

Bougez !

Salvador, je comprends ce que tu traverses.

Mais tu dois vite te décider.

Ils ont demandé un million de dollars, tu dois faire quelque chose.

Mais on ne sait pas si c'est la bonne façon.

J'aimerais consulter mon avocat.

Je veux seulement revoir mes filles.

Le message dit qu'il ne doit pas avoir l'intervention de la police.

Dites-le-moi et je les appelle.

Mais les 50 000 dollars que tu m'offres

semble très peu.

D'accord, je parlerai à mon patron, mais tu dois signer le contrat.

D'accord.

Quand aurais-je le reste ?

Tu peux hypothéquer ta maison à la banque de station télé.

Mec...

Je parlerai en ta faveur.

Allez, Salvador, signe.

Les initiales sur chaque page et signature à la fin.

Toi aussi, Lucia.

Vous ne pouvez même pas regarder à la fenêtre sans ma permission.

D'accord ?

Les papiers sont en ordre, Procureur général.

Tu es sûr que tu as pas besoin de nous ?

Ces kidnappeurs sont de vrais brutes.

Ne vous en faites pas, je vous tiens au courant.

Nous attendrons.

Tout ce que tu veux.

- On est là pour aider. - Merci, Procureur.

Capitaine.

- On est là pour aider. - Merci.

Vous tous, écoutez.

C'est une propriété privée et vous devez partir.

Silence ! Faites place !

Vous voyez le poste de garde ?

Allez derrière. Vite !

Et ne faites pas les idiots sinon je vous jette en prison.

Allez !

Regarde la lumière.

Lucia, Salvador, lorsqu'on sera en direct,

ne cachez pas vos visages et regardez la lumière, d'accord ?

Autre chose...

Faites semblant que vous vous aimez encore.

Toño...

Lorsque je parlerai d'eux, zoome sur leurs visages.

Placez la table.

Comment ça va ?

On sera bientôt en direct.

Ça va bien aller.

Il sera important de montrer de la confiance en soi,

mais le plus important, vous pouvez pas montrer que vous lisez.

Ne t'en fais pas, mec.

Je ferai mieux que le Président.

Et aussi, surveillez votre langage.

Gouverneur, les filles.

Dites-moi.

- ...joies et peines. - Ici.

Bonsoir.

Voici 24 heures en 30 minutes.

Je m'appelle Javier Perez Harris et voici les grands titres.

Un nouveau tournant dans l'histoire

de la disparition des jumelles.

Ce matin, dû aux manques de preuves,

les parents des jumelles ont été relâchés.

Mais plus tard, à la surprise de tous,

la situation des fillettes a été précisée

lorsque les parents ont reçu un message

d'un groupe de kidnappeurs,

demandant une rançon valant un million.

On aura tous les détails avec nos correspondants spéciaux.

Voici 24 heures en 30 minutes.

Aujourd'hui est un jour historique.

Voyons le visage de Vargas

lorsqu'ils montreront les vidéos à la télé Nationale.

Que Dieu entende mes prières.

Comme nous avons dit plus tôt,

aujourd'hui est un jour dramatique

dans l'histoire de la disparition des jumelles Garza.

Pour des précisions,

nous allons en direct avec notre correspondant, Ricardo Diaz.

À vous, Ricardo.

Javier, bonsoir. Nous sommes en direct de la maison de Lucia et Salvador Garza.

Comme vous l'avez dit, aujourd'hui est un jour de drame.

Après la libération du couple,

un message des kidnappeurs

demandent un million de dollars.

Oui.

Un million de dollars...

Qu'en pensez-vous patron ?

Tout va comme prévu.

...ceci représente

un énorme montant, étant donné la crise économique qui fait rage.

Mais il n'y avait pas que de mauvaises nouvelles.

Cet après-midi, après avoir entendu les kidnappeurs,

le Gouverneur était outré

et, montrant l'exemple,

ensemble avec les parents, il envoie ce message à la société.

Vous êtes prêt, Gouverneur ? On est en direct.

Prêt.

Silence, s'il vous plaît. Dans cinq...

Quatre, trois...

Mes chers concitoyens,

les autorités m'ont confié

à travers le vote démocratique,

implique une grande responsabilité.

Être responsable d'un état comme la nôtre,

implique de la joie et du chagrin.

Mais lorsque la volonté de servir vient en premier,

on peut laisser derrière les rumeurs et les mensonges

et se concentrer sur ce qui est important.

J'ai appris plus tôt, par mes collaborateurs,

des terribles nouvelles à propos des jumelles Ana et Elena Garza.

Je veux vous dire qu'à compter de ce jour,

et tant qu'elles ne seront pas saines et sauves,

toutes les ressources disponibles de l'État

seront concentrées à accomplir cette noble tâche.

Je veux aussi prendre cette occasion

pour envoyer un message d'amitié

à mes chers concitoyens.

Et assurer les parents des fillettes

que je n'aurai de repos que lorsqu'ils seront réunis

avec leurs filles.

Vous avez ma parole.

Merci beaucoup.

Donc, Javier, après cet émouvant message du Gouverneur Vargas,

il est rare qu'après un tel évènement, un politicien

soit si humain.

Je vous quitterai, mais avant,

voyons ces images poignantes

d'un couple qui, dans l'adversité,

ont redécouvert l'amour.

Bonsoir.

Santé, messieurs !

Je vous l'avais dit.

Me vendre à ces crétins de la télé

a été mon meilleur investissement.

Pas vrai ?

En vérité, Gouverneur, je peux voir votre futur

comme notre prochain Président.

Félicitations, parrain.

Vous avez démontré les trois qualités d'un Président :

l'honnêteté, l'intelligence et la sensibilité.

M. le Gouverneur, c'est un honneur.

Je suis fier de faire partie de votre équipe.

Vous irez loin avec moi.

Mais c'est grâce à ce garçon.

Ce gars sait ce qu'il fait. Allez, viens.

Félicitations, bon boulot.

- Très bien. - Merci, Gouverneur.

Laissez-moi vous dire que je suis surpris.

Félicitations, Gouverneur. Vous étiez génial.

D'accord, assez.

Assez avec les flatteries.

Allons voir des escortes et célébrons.

J'espère que tu te joindras à nous, Carlitos.

Gouverneur, ne le prenez pas mal, mais je dois retourner

à la maison des Garza afin de tout superviser.

Je ne pense rien de mal de toi.

Je sais que tu es avec Jazmin.

La plus belle fille du pays.

Gouverneur, qui vous a dit ça ?

Est-ce que tu croyais que j'allais pas faire de recherche ?

S'il n'y avait pas de témoins,

je te jure que je t'aurais fait une pipe.

Car je sais que tu as couché avec elle.

Jazmincita est et sera

la femme de mes rêves.

- Avec votre permission, Gouverneur. - Oui.

Entre vendredi et samedi, Popocatepetl a émis

45 expirations d'intensité moyenne à basse,

tout comme des tremblements de hautes et basses fréquences

depuis deux...

Hé, patron, quand allons-nous tout conclure ?

On devrait de faire maintenant ?

Pourquoi on leur envoie pas les doigts

ou les oreilles des filles ?

Pour leur mettre la pression.

Non, patron.

Pour l'amour du ciel, ne leur faites pas mal.

Ne t'en fais pas.

N'écoute pas ces crétins.

De plus, on doit laisser les parents ramasser le butin.

...il a exclu la légalisation comme solution magique.

Le point de départ était de parler de drogues

pour la santé publique et pas seulement comme enjeu de sécurité,

avec le slogan "Une solution intégrale

au problème mondial de la drogue en Amérique."

C'était les nouvelles du jour.

Nous serons retour demain.

Bonsoir.

Vauriens !

Ils n'ont pas mentionné ma vidéo. Pas une fois !

Peut-être demain.

La plupart des nouvelles étaient à propos des filles.

Ne sois pas naïf, Manuel.

Je réalise que c'est une conspiration pour faire divergence.

Je sais qui me dira la vérité.

Alfonso.

Monsieur.

Merci, Juanita.

- J'en peux plus. - Je te l'avais dit, Richard,

les cotes sont à plus de 35 points seulement en finale de foot,

et nous y serons bientôt.

J'ai parlé avec Pepe et il m'a dit qu'Alejandro est content.

Bien sûr, Carlos,

mais vivre ici, c'est atroce.

Je me sens excité ce soir.

J'ai des plans avec des meufs.

Richard, penses-y.

On va bientôt faire l'histoire

sur la télé mexicaine et tu te plains.

À tout moment, les kidnappeurs peuvent appeler.

Imagine ça, en direct.

Il y a aucun doute, tu es fou.

Oui, eh bien, tout port est bon dans la tempête.

- Qu'est-il arrivé ? - Rien. Je suis inquiet, ça va ?

Ricardo, tu veux que je dise quoi ?

Je suis désespérée et je me sens seule.

Je crois que tu dois te vider le cœur.

Allez, allons parler.

Bonsoir, Député.

Voilà les documents.

Cela a été dur de les avoir.

Merci, mec.

Voilà l'argent. Tu peux compter si tu veux.

Je crois que tout y est, comme toujours.

Faites-moi une faveur, Député.

S'il vous plaît, soyez plus discret.

C'est plus délicat que les vidéos.

Ne t'en fais pas, tout ira bien.

Je te rappelle que l'offre tient toujours si tu veux te joindre à nous.

On a besoin de gens comme toi.

Merci.

Il y aura un temps pour en parler.

Bonne chance.

Voilà !

Oui ?

- Carlos ? - Oui.

C'est le Député Morales.

Député, comment allez-vous ?

Pourquoi tu n'as pas tenu ta promesse ?

Je suis désolé, je sais pas pourquoi ils ont pas mis la vidéo.

Je suppose que vous savez que je n'ai aucun contrôle sur ça.

Je dois te voir. J'ai quelque chose

que tu devrais mettre en onde.

C'est quoi ?

Quelque chose qui lie ta station et le Gouverneur Vargas.

Je suis sûr que cela va mettre tes patrons dans une mauvaise position.

D'accord, Député, où nous rencontrons-nous ?

Au Congrès.

À 9 h, demain matin.

D'accord.

Bonne soirée.

Bonne soirée.

Bonjour, Carlos.

Merci d'être à l'heure.

Que puis-je faire pour vous, Député ?

Tu te demandes pourquoi je t'ai fait venir ici ?

Parce que vous travaillez ici.

Non, Carlos.

Car cet endroit est plus

qu'un simple bâtiment.

Ce Congrès, bien que tu le trouves humble,

est le dernier espoir

pour plusieurs personnes comme moi qui en ont marre

avec l'impunité,

la corruption et les mensonges.

Bravo, Député ! Je n'ai pas amené de caméras.

Où voulez-vous en venir ?

Tes patrons et toi devez penser que je suis un idiot.

Un Député de petite ville que tu peux traiter comme un pantin.

Non, Député.

Je suis pas comme ça.

Tu as tort, Carlos.

Tu as déjà entendu, "il n'y a pas de petit ennemi ?"

Ou tu vas me dire que ce n'est pas la raison pour laquelle tu me bloques ?

Tu protèges Vargas.

Ce sont les copies des contrats que notre honorable Gouverneur

a signé avec ta firme.

Tu veux que je croie l'histoire des jumelles ?

Et que ta station présente le Gouverneur

comme un champion de la justice aux heures de grande écoute ?

Vous avez tort, Député. Ces contrats

sont des accords commerciaux.

que nous avons avec toutes les états incluant le Gouvernement fédéral.

N'insulte pas mon intelligence.

Est-ce que tu sais ce que vos rivaux donneraient pour cela ?

Pense à ce qui pourrait arriver à tes actions à la bourse.

- Vous nous faites du chantage ? - Non.

Non, Carlos.

Tout le monde n'est pas comme vous.

Heureusement, dans ce pays, il y a encore quelques bons politiciens.

Député, allez droit au but. Que voulez-vous ?

Je veux mon droit constitutionnel,

une place dans les nouvelles de Perez Harris

pour montrer mes preuves contre le Gouverneur.

Dix minutes à heures de grande écoute.

Vous dites que vous ne faites pas de chantage, mais ça coûte cher.

Il est évident que le cynisme

est la ligne éditoriale de votre station.

Je te laisse y penser ici.

J'attendrai ton appel d'ici midi.

Autrement, dit à tes patrons

qu'il y aura des conséquences.

Bonjour, Lupita. Je dois parler à Pepe.

- Il est en réunion. - Je m'en fiche. C'est urgent.

Que veux-tu, Carlos ?

Désolé de vous interrompre, mais nous avons un problème.

- Il est arrivé des choses aux jumelles ? - Non.

Le chef du Congrès a obtenu nos contrats avec le Gouverneur

et il va tout rendre public.

Merde ! Comment il les a obtenus ?

Aucune idée.

Offre-lui de l'argent.

Je suis sûr qu'ils veulent tous la même chose.

- C'est ça le problème. - Ça veut dire quoi ?

Tu lui as sûrement mal demandé.

Il veut 10 minutes avec Perez Harris

pour parler contre le Gouverneur.

D'accord.

Écoute, voilà ce qu'on va faire.

Tu lui dis qu'il pourra avoir son temps d'antenne.

Je m'occupe du reste, tu comprends ?

D'accord, je lui dirai.

Appelle-moi après lui avoir parlé.

D'accord. Merci.

M. Harman, le Président est sur la ligne.

Oui, Pepe ?

Bonjour, M. le Président. Vous allez bien ?

Bien, merci. Dites-moi.

J'ai un problème, j'ai besoin de votre aide.

J'écoute ?

Quelques contrats impliquant notre firme ont fuité

et un gars appelé Agustin Morales veut nous faire chanter.

Que puis-je faire ?

Que voulez-vous dire ?

Envoyez vos larbins récolter de l'information sur lui.

D'accord, j'en parlerai au ministre de l'Intérieur.

Mais j'en ai besoin pour demain 17 h.

C'est urgent.

Envoyez-le à mon bureau avec le Général.

D'accord, Pepe.

Une dernière chose.

Oui ?

Qui prend soin de vos cravates ?

Pourquoi ?

On dirait un tableau. Je vous en donnerai de nouvelles.

D'accord. Au revoir.

Au revoir, Pepe.

C'est clair, pas vrai, Carlitos ?

Très clair, Pepe.

Vous avez le compte rendu ? Il est prêt ?

Lorsque je pourrai, je le montrerai au Gouverneur

et lui dirai que ça vient du Gouvernement.

Alors je m'occuperai du Gouverneur et vous du Député Morales.

Que sais-tu de lui ?

Je lui ai dit qu'il devait être au studio à 8 h.

Parfait.

Écoute Carlitos, tu dois être au top.

Tu dois gérer deux choses en même temps.

Le Gouverneur et les jumelles.

Je peux compter sur toi ?

Ne vous en faites pas, patron. Ça sera fait ce soir.

Voilà de quoi je parle !

Alfonso ?

Bonsoir, Député. Comment je peux vous aider ?

J'ai à nouveau besoin de votre aide.

Oui, monsieur ?

Est-ce que notre ami

a un accord avec le réseau de télé ?

Je sais quelque chose... mais c'est un sujet délicat.

Délicat ?

Deux fois plus délicat que la dernière fois.

Plus de ce que nous avions convenu.

D'accord, mais on a besoin aujourd'hui.

On se rencontrera au même endroit à 12h30.

D'accord. On se voit là-bas.

Tu vois, crétin ?

Si on s'était occupés de Morales, ça ne serait pas arrivé.

Ils s'en occuperont au Mexique.

On doit arrêter la fuite

et, malheureusement, il est à blâmer.

Qui a donné ces vidéos à ton patron ?

Le ministre de l'Intérieur ou le bureau du Président.

Merde !

Et je croyais qu'il méritait d'être dans le parti vert.

- Rosita ? - Oui, monsieur.

- Dites à mon filleul d'entrer. - Bien sûr.

Je dois partir. Je dois de finir l'histoire de ce soir.

Non.

Reste ici.

Tu pourras voir comment nous gérons les choses ici.

Assieds-toi. Ça ne sera pas long.

Puis-je, parrain ?

Hé, Carlos ?

Assieds-toi, Poncho.

Donc, Poncho.

Carlitos me disait

que tu es celui qui donne de l'information

au Député Morales.

Qu'as-tu à répondre ?

Vous allez croire ça ?

Fiston...

Je viens d'entendre un enregistrement de toi et ce Messie

qui dit tout.

J'ai toujours été là pour toi ?

Je t'ai toujours traité comme un fils ?

Bien sûr, parrain.

Comment vous pouvez croire de telles choses ?

Ordure !

La source vient du Président !

S'il vous plaît, pardonnez-moi.

J'ai eu tort, je ne voulais pas,

j'ai beaucoup de dettes.

Crétin !

Tu ne voulais pas ?

Je savais qu'il nous trahirait.

Eh bien, Carlitos,

on a un problème en moins.

Maintenant tu peux y aller.

Et soyons clairs.

Sois sûr qu'il n'arrive rien aux jumelles.

D'accord ?

Oui, Gouverneur.

Je vais en ville pour appeler d'un téléphone public.

Surveille les gamines.

Et ne commence pas à boire

ou d'entourloupe.

Ne vous en faites pas, patron.

Si je suis pas de retour dans quelques heures,

vous savez quoi faire. D'accord ?

Oui, patron.

On est pas des débutants.

Je n'ai pas dit ça. J'ai dit que vous êtes stupides.

Surveillez aussi Mme Chole.

Cette pute commence à aimer les gamines.

Ne pleure pas, Jazmin.

- Castulo Servin ? - Oui ?

Ça c'est pour avoir mouchardé !

Je crois qu'elle a raison.

Il est mieux que je parte.

Non, Jazmin.

Elle partira en premier !

N'oublie pas que tu as promis à mon père.

Quelles sont les conditions ?

Merci, monsieur, mais je n'ai pas de garantie.

De plus, 150 % en intérêts c'est trop, merci.

Hé, Salvador, ça va ?

Non.

J'ai hypothéqué ma maison à la banque.

J'ai vendu ma voiture et les bijoux de Lucia.

J'ai pris un prêt que je paierai le restant de mes jours

et j'ai seulement 300 000.

Je regarderai avec la firme,

mais je vous donnerai 25 000.

Merci.

J'ai changé d'idée à propos de votre station.

C'est bon.

Ne réponds pas.

Toño, Martin !

Allez !

Me voilà !

Hé...

Prêt ? Maintenant !

Bonjour ?

Il se passe quoi, crétin ?

Tu as mon argent ?

Non, monsieur, j'ai seulement 300 000, mais je l'aurai.

Écoute-moi, crétin !

Si tu crois que je plaisante, tu as tort.

Je t'ai dit de ne pas faire ces conneries.

Je violerai tes filles et je t'enverrai leurs doigts

pour te prouver que je plaisante pas.

Pour l'amour du ciel, ne leur faites rien.

Donnez-moi deux jours et j'aurai votre argent.

S'il vous plaît, ne leur faites rien.

LE CAUCHEMAR NE FINIRA JAMAIS

Pardonnez-moi...

Ce soir, contrairement à mes habitudes, je donnerai mon opinion

sur ce qu'on vient de voir.

Il n'est pas arrivé souvent

que j'ai ressenti une telle indignation

et une telle impuissance comme celle

que vous aussi ressentez.

Pensez pour un moment

ce que les parents de ces fillettes peuvent ressentir, et je suis sûr

que vous vous sentirez émues.

C'est pourquoi, au nom de notre station,

Telebank, et la fondation "Oui, nous pouvons",

nous voulons aider ces parents,

et, pour montrer notre soutien,

nous vous invitons à porter un ruban jaune

et faire des dons au compte montré à l'écran.

Je vous rappelle

que le montant importe peu, un ou deux pesos.

Ce qui importe, c'est l'engagement et la solidarité

que nous avons dans des cas comme celui-ci.

Merci beaucoup.

Carlos, je te remercie.

Ça va fonctionner et demain tu auras l'argent.

Javier est un maître afin de toucher le cœur des gens.

Chaque fois qu'il demande des dons,

c'est incroyable. Il dépasse toujours la limite.

Carlos.

Quelqu'un cherche les parents.

Qui ?

Les voisins.

On peut y aller ?

Oui, vous pouvez.

Salut, Luisa, ça va ?

Bonsoir, Lucia, Salvador.

On vient de voir ce qui s'est passé.

On a apporté ceci. C'est pas beaucoup, mais ça pourrait aider.

Merci beaucoup.

Luisa...

Merci beaucoup.

Le meilleur reste à venir.

Bonsoir, Député. Ne vous levez pas.

Bonsoir, M. Harman. Ravi de vous rencontrer.

J'ai regardé ce que vous avez apporté.

C'est fort.

Je voudrais m'excuser.

Je suis désolé d'avoir utilisé ces méthodes

- pour avoir l'entretien. - Aucun problème.

En fait, croyez-le ou non,

je partage votre but.

Ce pays a besoin de braves gens comme vous,

prêt à dénoncer la corruption et l'impunité.

J'apprécie.

- Vous avez besoin de quelque chose ? - Non, merci.

Dans un instant, ils vont venir vous chercher.

Ce fut un plaisir de vous rencontrer.

Merci.

Avant de rendre l'antenne, nous avons un invité spécial.

Nous sommes ici avec le Député Morales,

qui comme vous le savez

est l'un des durs critiques du Gouverneur Carmelo Vargas,

a une importante révélation pour nous.

- Bonsoir, Député. - Bonsoir, merci de me recevoir.

Député, avant de présenter cette vidéo que vous nous avez apportée

et de partager votre point de vue,

j'aimerais vous poser une question.

Allez-y.

Que signifie le nom Cinthia Gonzalez pour vous ?

Cinthia Gonzalez ?

Pas beaucoup.

Elle est l'une des filles d'une dame qui travaille chez moi.

Je ne vois pas comment cela pourrait être utile.

Rafraîchissons votre mémoire. Regardons ce témoignage.

J'ai rencontré M. Morales, car ma mère était sa domestique.

Depuis que nous vivions là, il a toujours été gentil.

Il m'apportait toujours des cadeaux.

Et je trouvais ça normal.

Mais dans l'après-midi, lorsque ma mère faisait les courses,

il m'amenait dans sa chambre et me faisait des trucs dégoûtants.

Il a abusé de vous ?

Au début, il me caressait avec mes vêtements

et je devais le toucher,

mais un jour, il était bourré

et il a enlevé mes vêtements.

Et il...

Pour le respect de nos auditeurs, nous arrêterons là étant donnés

que nous pouvons imaginer

ce que ce pervers a fait.

Député, vous avez demandé cet entretien

et nous avons gracieusement accepté.

Ne pensez-vous pas qu'il est temps

pour vous d'expliquer cet acte honteux ?

Peut-être vous voulez le faire devant les autorités

et expliquer vos liens à la mafia

de la pornographie.

Ces accusations sont fausses !

C'est faux !

Non !

C'est une calomnie !

C'est une calomnie !

Bien sûr que non.

Ça ne l'est pas.

Des criminels avec des privilèges

pensent qu'ils peuvent

faire ce qu'ils veulent sans redevoir à personne.

C'est pourquoi j'insiste.

Peu importe la couleur et leur partie...

ils sont tous pareils.

Bonne soirée.

Je t'avais dit que le Messie allait regretter ?

Procureur général,

demain, dites à la Députée Dominguez

de commencer un procès l'enlevant l'immunité

de mettre ce pervers en prison.

Bien sûr, Gouverneur.

Et vous, Capitaine, demandez un mandat de perquisition.

Voyons ce qu'on peut trouver d'autre chez lui.

Oui, monsieur.

Je suis tendu et fâché.

Comme Perez Harris dit : crétin de politiciens de troisième ordre.

Eh bien...

Assez pour aujourd'hui.

On a des invités et on doit aller les voir.

Santé, messieurs.

Santé !

Et maintenant...

...d'ici à Los Pinos !

Il est là, filmez-le !

Député !

Que pensez-vous des accusations ?

Vous êtes lié à de la pornographie infantile.

Êtes-vous lié à la mafia de la pornographie infantile ?

Chambre 325.

Député Morales, je suis désolé,

mais le manager m'a dit que vous devez quitter votre chambre.

Message à l'opinion publique,

au Président du Mexique et à toute la presse.

Mesdames et messieurs.

Aujourd'hui a été le jour le plus triste de ma vie.

Je sais que ma crédibilité,

après l'attaque brutale que j'ai subie à la station télé,

a été abîmée.

Mais peut-être que mon cas pourra aider à mettre fin à la mafia

qui a pris notre pays.

Notre démocratie est menacée

par le conflit du pouvoir et les monopoles

qui j'accuse d'utiliser n'importe quel moyen

afin de nier leurs actes de corruption...

Javier, le corps sans vie du Député Agustin Morales a été trouvé.

Apparemment, il a commis un suicide à cet hôtel.

C'est arrivé tout juste après le scandale qui a été révélé.

Nous aurons les détails plus tard.

Gouverneur, comme vous savez, les gens et la levée de fond ne vont pas bien.

Si nous ne trouvons pas les fillettes, ça ira mal.

On est à quelques heures de l'échéance.

Et comment va l'enquête ?

En vérité, pas très bien.

On a besoin de plus de temps.

Vous, Commandant ?

Même chose, monsieur.

On a un témoin,

mais il a été tué, et on n'a plus de piste.

Quelqu'un l'a tué ?

Vous êtes inutiles !

On doit les trouver aujourd'hui.

Et vous devriez vous presser sinon vous finirez

par commettre un "suicide" comme mon neveu et le Messie.

Le problème est que les parents n'ont pas d'argent.

Tu suggères quoi ?

Je suis entouré d'idiots.

Vous devriez payer la rançon.

Pourquoi moi ?

C'est le seul moyen d'y arriver sans risquer votre carrière.

Écoute, Carlitos.

Ne plaisante pas avec moi.

Je suis certain que tu as l'argent des parents et de la levée de fond.

Pas vrai ?

L'argent n'est pas le problème.

Je te donnerai le million.

En échange d'une faveur que tu ne peux pas refuser.

J'écoute, Gouverneur.

Je promets que vous ne serez pas déçu.

- Va chercher l'argent, vite. - Oui, monsieur.

LES GENS PAUVRES AIMENT AUSSI

Comme je te l'ai déjà dit,

tu fais comme moi sinon je te vire.

Ça n'arrivera plus.

Je suis fatiguée de tes excuses.

Je sais pas pourquoi mon frère insiste pour te garder ici.

Tu sais quoi ? Prends tes choses et part.

Non.

Non.

Ma mère est malade, Mademoiselle, s'il vous plaît.

Tu ira à la rue.

On a ajouté 200...

Donc, 280 000... Non.

- C'était pas 200, c'était 28. - D'accord.

Un autre cent.

Et 300...

Un de plus.

Et donc nous avons 100 de...

Il en reste ? J'en aurais besoin ?

Mec, s'il en reste, ça va aller à la fondation.

- Tu crois qu'on le volerait ? - Bien sûr que non.

- Mais comme je serai endetté... - Arrête de penser.

- Désolé. - Salvador. Pourquoi tu dis ça ?

Je suis désolé.

D'accord. Allons-y.

Réponds, Salvador.

Bonjour.

Hé, crétin !

J'ai entendu à la télé que tu as l'argent ?

Oui. Où je dois l'amener ?

Non, idiot.

Si tu crois que je vais m'en tenir au montant original, tu es idiot.

Maintenant je veux deux millions.

Je jure sur mes filles que j'en ai pas plus.

J'ai seulement un million. C'est ce que j'ai eu.

D'accord, crétin.

Tu connais la mine de fer à côté de la station de train ?

Oui.

Vas-y maintenant.

Prends ton téléphone et attends mon appel.

Mais je t'avertis, crétin...

si tu fais quelque chose de stupide, comme amener la police,

tu peux dire adieu à tes filles.

D'accord, crétin ?

Je suis en route.

- Je dois y aller. Vite. - Aussitôt que tu sais

où sont les filles, fais-nous savoir.

La Sainte Vierge Marie te protège. Tout va bien aller.

Ramène-moi mes filles.

Je dois y aller.

Notre père qui est aux cieux

que Votre nom soit sanctifié.

Que Votre règne vienne, que Votre volonté soit faite...

sur la terre comme au ciel...

On est à l'extérieur de la ville.

Les lumières au loin

sont M. Garza, le père des jumelles.

Il va donner la rançon demandée par les kidnappeurs.

Nous savons que nos vies sont en danger,

mais notre engagement est de vous informer.

Plus de drame !

On dirait qu'on s'approche.

Il y a de la tension et la nervosité dans l'air,

mais rien ne nous arrêtera de tourner

cet important évènement.

C'est bon.

Grimpons.

Carlos, attends !

C'est trop dangereux, on sait pas ce qu'il y a.

Ricardo, imagine les cotes que ça va nous donner.

Et les filles ?

- Où sont mes filles ? - Attends, crétin.

- Où sont-elles ? - Assez avec tes filles.

- Où sont mes filles ? - Silence !

Ferme-la !

Je n'irai pas plus loin.

Carlos, je suis utile pour la station.

Tu seras responsable s'il arrive quelque chose ?

Commence à tourner...

La tension est indescriptible.

On peut voir que M. Garza à la mallette avec la rançon

et le kidnappeur est devant lui,

qui, maintenant,

- est armé. - Ricardo, arrête !

Tu dis ce que nous pouvons voir, je le modifierai.

- Il vaut mieux que tout soit là. - Je vous le jure.

Crétin !

Je t'ai dit de venir seul.

Maintenant, tu es mort !

Allez, Ricardo, lève-toi !

- Il l'a tué ? - Il s'est évanoui.

Je croyais que tu étais habitué. Tu as filmé Hussein et Gadafi ?

Non, c'est pas pareil.

Ils respectent la presse, pas ici.

Toño, regarde les images si tout va bien.

Dit à Ramon d'amener la fourgonnette, je vais voir M. Garza.

Merde !

Crétin de junkies.

Mme Chole !

Mme Chole !

Espèce de pute !

Tu aurais dû me voir, Juanita,

j'étais le seul qui était calme,

j'ai presque dû tout finir par moi-même.

Si je n'avais pas réagi, on m'aurait tiré dessus.

- Béni soit le Seigneur ! - Ricardo, le micro !

- Maman ! - Chérie !

Chérie !

- Allez. - Entrez.

Allez, Ricardo.

On est dans la maison des Garza

où on vit un évènement historique.

- Lucia, Salvador, quoi... ? - Partez !

- Salvador, que... ? - Hors de mon chemin !

- Tu vas bien, chérie ? - Juste deux minutes.

- Lucia... - Laissez-nous !

- Sortez ! - Mais...

Juste...

S'il vous plaît, ouvrez.

Je vous rappelle que vous avez un contrat.

- Béni soit le Seigneur ! - Ricardo, le micro.

- Maman ! - Comment ça va ?

- Maman ! - Ça va, chérie ?

Ça tourne ?

Maman !

On est dans la maison des Garza

avec un évènement historique. Lucia, dites-nous quelque chose.

- Laissez-nous ! - Salvador...

- Tu vas bien, chérie ? - Juste deux minutes...

Lucia...

- Laissez-nous ! - Sortez !

Je vous rappelle que vous avez un contrat !

C'est de la merde.

Je suis désolé, Carlos.

Tu sais mieux que moi

que ça pourrait affecter le Gouverneur

- si on arrête les parents. - Ils nous tueraient.

Je m'en fiche, ces crétins ont signé un contrat

et je leur ai donnés l'argent.

Vous pouvez les poursuivre.

Même si je pense que ça n'aidera pas.

Je crois pas que vous pouvez récupérer l'argent.

Non, je devrais vous poursuivre.

Je vous ai dit de me tenir informé.

Oui, Carlos,

mais, comme j'ai dit, mes gars ont reçu un appel

avec le lieu des fillettes et ils ont rien dit.

Les officiers les ont trouvées seules dans le parc

et ils les ont amenées au poste.

Et ils nous ont appelé, et avec cette information,

on a trouvé l'endroit où il les avait.

C'est bien ma chance !

Une semaine avec des bonnes cotes et rien pour la finale.

Donc, Carlos, on fait quoi ?

Non.

Eh bien, l'écrivain du téléroman m'a bien eu cette fois.

- Voyons ce que le Mexique nous amène. - Tu as dis quoi ?

On est fichu.

Non, après ça. Tu as dit quoi ?

Que l'écrivain du téléroman a gaffé.

Non.

Il y a quelque chose qu'on peut faire.

C'est pas fini.

REPORTAGE SPÉCIAL

Javier, cet endroit s'appelle "San Juan el Bajo".

Devant nous, à l'intérieur de ce ranch,

les jumelles Garza sont tenues en otages.

On a été invité par les autorités de l'État

pour être témoin, pour la première fois à la télé mexicaine,

à une opération de sauvetage en direct.

On s'approche doucement pour vous montrer

dans les détails, ces héros à l'action

qui risque leurs vies pour notre sécurité.

On est en position. Et on bouge.

Allez.

Apparemment, les kidnappeurs ont eu vent de cette opération

et ont ouvert le feu.

Les autorités ripostent

et vont de l'avant.

Au milieu de ces tirs, il y a quelque chose

qui évoque des images du Moyen-Orient qu'on a montré

il y a quelque mois.

Mais ici, contrairement à la guerre,

le facteur émotionnel du bien-être des fillettes

est une inquiétude additionnelle qui nous laisse sur nos gardes.

L'intensité des tirs à l'intérieur de la maison augmente.

Il se passe quelque chose.

Mais notre engagement à vous informer est plus important.

Donc, on avance. Allez.

Allons-y !

LES POLICIERS DÉBARQUENT SUR LE RANCH

La discrétion du téléspectateur est avisée due à la nature de ces images.

On a trouvé le corps des kidnappeurs

qui on perdu la vie en ne se rendant pas

à la police.

Il semble que le kidnapping n'était pas la seule activité illicite

de ces brutes.

On peut voir à ma droite tout l'arsenal en leur possession.

Et la quantité énorme de drogue.

Qui, bien sûr, est la principale source de revenue.

On doit savoir ce qui est arrivé avec les jumelles.

Prions qu'elles soient saines et sauves

et qu'elles n'aient pas été victimes...

de ces criminels.

Les voilà ! Couvrez-moi !

Tout va bien.

On va vous sortir de là.

Tout va bien.

Tout va bien, les filles.

Venez !

Tout va bien.

Attention.

Il est dur de trouver les bons mots

pour exprimer que nous ressentons

à ce moment.

Apparemment,

les fillettes vont bien,

même seul le temps dira si elles n'auront pas de séquelles

de cette horrible expérience.

Pour l'instant,

merci aux braves hommes du Corps de sécurité de l'État

et pour la détermination du Gouverneur Vargas.

Il semble que cette histoire aura une fin heureuse.

Ana ! Elena ! Venez, mes chéries !

Maman !

Et c'est l'une des scènes les plus émouvantes

que j'ai eu à décrire, Lucia et Salvador Garza

sont finalement réunies avec leurs filles

qui s'embrassent et se serrent avec beaucoup d'émotion.

Plus tard, le Gouverneur Vargas présentera les filles

à côté de leurs parents et donnera un bref message

aux citoyens. Écoutons-le.

Mes chers amis,

merci d'être ici aujourd'hui.

Aujourd'hui est un jour de grande joie.

Aujourd'hui nous avons prouvé

qu'avec de la volonté, du dur labeur et de la sensibilité,

nous pouvons changer la situation de notre pays.

Tout le monde connaît les problèmes

et les défis de notre Nation traverse.

Santiago a ajouté du contraste et de la finesse au Gouverneur.

Lorsque nous agissons avec fermeté et netteté,

il n'y a aucun obstacle qu'on ne peut surmonter.

Il y a quelques jours,

personne n'imaginait que l'histoire de la famille Garza

pourrait avoir une fin heureuse.

Mais j'ai donné ma parole

et faites une promesse à vous tous

et aujourd'hui, je peux vous assurer

que si vous me soutenez que nous travaillons ensemble,

dans un futur proche,

le Mexique changera.

LE MEXIQUE PEUT CHANGER

Merci !

Président !

Président !

Président !

PLUSIEURS APPLAUDISSEMENTS ET RECONNAISSANCES POUR SON TRAVAIL

Pour finir notre émission, Javier, je vous dirai

que dû à cette énorme popularité

que les jumelles Garza lui ont apporté,

le Gouverneur Vargas a annoncé son intérêt

comme potentiel candidat

à la course à la présidence.

Reportage sur le terrain pour 24 heures en 30 minutes,

Ricardo Diaz.

Merci, Ricardo.

Félicitations à vous et à toute l'équipe

pour cette histoire extraordinaire

qui nous a gardés sur le bout de nos sièges et que, grâce à Dieu,

se soit bien terminé.

Pour revenir à la réalité, de mauvaises nouvelles,

aujourd'hui, de nouvelles mesures économiques ont été annoncées

pour alléger la situation du pays.

Le ministre de la Finance a annoncé

que, commençant demain, le panier alimentaire de base

incluant le lait, le pain, les tortillas, le transport et le gaz

augmenteront de 25 à 30 %.

Cette nouvelle a éveillé la peur dans les marchés,

et le dollar monte en flèche,

et le marché boursier a baissé à son plus bas depuis six ans.

Pour nous donner plus de détail sur ces détails,

nous allons en direct à la résidence officielle

avec le Président.

Bonsoir, M. le Président.

Bonsoir, Javier.

Je suis ravi d'être à nouveau à votre émission.

M. le Président...

aujourd'hui, de nouvelles mesures économiques ont été annoncées,

comment pensez-vous que ces ajustements affecteront les familles mexicaines ?

Javier,

je sais que les mesures annoncées hier par le ministre de la Finance

sont douloureuses, mais elles sont nécessaires.

Qu'entends-je par là, Javier ?

Le volet économique

est nécessaire afin de maintenir l'équilibre budgétaire.

Au sujet de votre question, Javier,

si cela va affecter les familles mexicaines,

vous comprendrez que je ne peux pas répondre,

car je ne suis pas la femme de la maison.

Excusez-moi, M. le Président ?

La femme de la maison ?

Oui, Javier.

Je ne peux savoir les impacts de ces mesures économiques

vont avoir sur les familles,

car, comme vous le savez,

avec toutes mes responsabilités,

je ne suis pas capable d'aller faire les courses.

Bonsoir, Javier.

ERREUR TECHNIQUE DÉSOLÉ DES INCONVÉNIENTS

- C'est quoi ça ? - Venez, monsieur.

Où ?

Laissez-moi !

RÉSIDENCE OFFICIELLE LOS PINOS

TÉLÉVISION MEXICAINE

Bonsoir, Général. On vous attend.

Entrez, s'il vous plaît.

Laissez-moi vous ouvrir la porte.

Bonsoir, Général. Il vous attend.

ADMINISTRATION

Bonsoir, Général.

Bonsoir, Carlos.

- Félicitations pour votre promotion. - Par ici.

Voilà l'argent, si vous voulez compter.

Ce n'est pas nécessaire, Général.

Ceci vient du bureau du Président.

Le pays va vraiment si mal, Général ?

Laissez-moi envoyer cela, on va bientôt en direct.

Aucun problème.

D'accord.

Si c'est tout Carlos, je dois partir.

Merci, Général.

Comme toujours, ce fut un plaisir de travailler avec vous.

Pareillement.

Général.

- Bonsoir. - Bonsoir.

- Quoi de neuf, Carlitos ? - Ça va, chef ?

- Tout est là ? - Oui.

Regardez ce qu'ils ont envoyé de Los Pinos.

Je l'enverrai au téléjournal.

Tu plaisantes !

Ils devaient utilisé ça ?

C'est le premier signe qui prouve

que ce pays est pire que jamais.

Il est temps.

Bonsoir.

Voici 24 heures en 30 minutes. Je m'appelle Ricardo Diaz

et voici les grands titres.

Le Président a annoncé la visite du Pape Francis I dans notre pays.

Sa Sainteté arrivera au Mexique à la fin du mois d'août

et visitera plusieurs états

afin de demander la paix et l'harmonie parmi les Mexicains.

Nous avons tous les détails

avec notre correspondant au Vatican.

D'extrêmes évènements climatiques font toujours rage

à Tabasco, Chipa et Veracruz. Les inondations ont causé

plus de 600 morts

et des douzaines de disparus.

Rien ne peut arrêter la violence,

Aujourd'hui, il y a eu des fusillades à Chihuahua, Zacatecas et Coahuila

avec 64 décès.

À l'international, les protestations continuent en Europe

dues aux ajustements décidés par le FMI.

En finance, le ministre de la Finance a annoncé

un nouveau plan de secours

et le peso et le marché boursier ont souffert

d'un ajustement à la baisse stratégique.

Dans les sports, tous les buts dans les parties d'aujourd'hui.

C'était 24 heures en 30 minutes.

Après la pause, les informations détaillées.

Mais avant, un bref message de nos sponsors.

NOS DIFFÉRENCES SOCIALES NOUS DIVISENT

MAIS CLEMEX RÉUNIT LE MEXIQUE

Ce pays a besoin d'un vrai chef.

Un homme qui peut garder ses promesses,

qui n'a pas peur de faire face à l'adversité.

Je m'appelle Carmelo Vargas.

Avec votre aide, je deviendrai le prochain Président de la République.

Ensemble, nous pourrons y arriver.

LA COALITION UNIE POUR LE MEXIQUE

Merci d'avoir été à l'écoute.

Ce soir, nous avons des invités spéciaux

et je veux les accueillir.

Lucia, Salvador, Ana et Elena, merci d'être venu.

Merci de l'invitation, Ricardo.

Salvador, comment vous sentez-vous après ce que vous avez vécu ?

Premièrement, merci de cette occasion, Ricardo.

Je dois admettre que le kidnapping de mes fillettes

a été l'expérience la plus douloureuse

de ma vie.

Je peux vous dire cela. Malgré tout ce qui s'est passé,

le soutien de votre station télé

et l'engagement du candidat Carmelo Vargas

nous ont permis de retrouver la foi et la confiance

en le futur de ce pays.

Merci pour ce message, Salvador.

Mais on est pas ici pour parler du kidnapping, pas vrai, Lucia ?

Ils veulent nous dire quelque chose d'important.

Oui, Ricardo.

Nous voulons dire aux auditeurs

que nos filles, Ana et Elena,

auront les premiers rôles dans un téléroman

appelé Monde de Joie

qui sera bientôt

à heure de grande écoute dans votre station.

Ce sont de bonnes nouvelles ! Je suis sûr que ça sera un hit.

Avant de partir,

nos futures stars pourraient nous montrer leur talent ?

Bien sûr.

La joie, nous t'adorons

Dieu de la gloire, Seigneur de l'amour

Épanouis nos cœurs Comme des fleurs devant Toi

Nous te saluons comme le Soleil là-haut

Fais fondre les nuages De péché et de tristesse

Repousse l'obscurité de doute

Donateur de joie éternelle

Remplis-nous de la lumière

DEUX ANS PLUS TARD

Citoyens du Mexique...

Je jure solennellement de protéger

la constitution des États-Unis du Mexique

et de la loi en découlant,

et d'exécuter,

loyalement et patriotiquement

les devoirs du Président de la République

que le peuple m'ont accordés

pour le bien et prospérité de l'Union.

Et si je ne le fais pas,

la Nation me jugera.

LE MEXIQUE CÉLÈBRE LA PAIX ET L'HARMONIE

Le Mexique ! Le Mexique !

PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE 2018-2024

LA DICTATURE PARFAITE

Sous-titres : Michael Gingras

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