All language subtitles for La.Bataille.de.Bassora.PAL.MULTI.DVDR-TGDI.Fr

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Original subtitles

"On va s'occuper d'eux" !

Putain, c'est Heckle et Jeckle !

Encul�s !

Une affaire effroyable et r�voltante,

totalement indigne

des principes qui distinguent l'arm�e britannique.

Ces all�gations de s�vices ont �t� examin�es.

La grande majorit� des troupes britanniques

se conduit correctement et fait un travail remarquable

pour notre pays et pour le monde.

Je pense et j'esp�re que ce proc�s prouvera

au peuple irakien

que nous ne saurions tol�rer de tels actes,

sous quelque forme que ce soit.

Esp�rons que les le�ons ont �t� tir�es.

Les coupables ont �t� ch�ti�s.

Les limites ont �t� instaur�es.

Je vous remercie.

Levez-vous.

Sud de l'Irak - Ao�t 2003 Op�ration TELIC 2

3 mois apr�s l'invasion,

l'arm�e britannique est charg�e

du maintien de la paix � Bassora

Ces gens ne sont pas des n�gres,

des bougnoules ou des barbus.

Leur pays est en train d'�tre lib�r�.

Notre r�le est de nous assurer qu'ils profitent de cette libert�.

La libert� commence par le respect.

Pour reprendre les mots d'un c�l�bre colonel irlandais :

"Toute personne

"qui tuera ou maltraitera sans raison durant cette occupation,

"sera marqu�e du signe de Ca�n."

Laissons derri�re nous un pays meilleur.

On recule, les gars.

Reculez !

Coup de semonce.

Reculez !

On recule !

Appelez les renforts.

Demande de renforts urgents

� Leicester Square.

On tiendra pas jusqu'� l'arriv�e des renforts.

�a chauffe, hein ?

Tirez les tuyaux le plus loin possible.

Et r�pandez l'essence par terre.

Vous d�connez ? Tout va sauter.

D�versez-en un peu � l'�cart du feu.

- Quelques gouttes ? - Assez pour �tre cr�dibles.

D�gage !

Putain, �a marche !

Ramenez les tuyaux jusqu'aux pompes.

C'�tait chanm�.

Un coup de poker.

Bien jou�.

Matez la star !

Mon appareil est niqu�.

Va chier.

C'�tait moins une.

Maintien de la paix de mes deux. On devrait leur tirer dessus.

Les nouvelles du pays sont mauvaises.

Raconte, Mark.

Daniel Bedingfield a �t� num�ro 1 toute la semaine.

T'es demeur� ou quoi ?

Je choperai pas un cancer de la peau.

Quelle gonzesse !

Si tu rentres bronz�, on te demandera o� t'�tais.

Tu pourras dire en Irak.

Je compte rapporter d'autres troph�es que mon bronzage.

Vous avez fait l'Irlande du Nord ?

- Deux fois. - C'�tait comment, l�-bas ?

Plus froid.

Et les mecs l�-bas �taient moins branch�s Allah.

Ma femme s'est tir�e avec un Irlandais.

Un protestant.

La vie en orange !

Tu te fous de moi ?

C'est le chef qui est dr�le.

Non. C'est marrant quand il le dit.

Pas quand tu te marres.

Petit con !

Tu rigoles moins, l�.

Le guerrier du dimanche !

T'as un peu chaud ?

Comme � la station essence, hein ?

M�lasse a chaud aux fesses.

T'aimes pas le soleil � cause de �a ?

T'as peur de fondre ?

Il vire au bleu.

Tu t'appelles comment ?

M�lasse.

�a suffit.

C'est moi, la victime l�-dedans.

Je vais pleurer chez mon psy.

�a va ?

- Ne le fous pas en rogne. - Il a pas besoin d'excuse.

�vite-le.

S'il pousse le bouchon, viens me voir.

Il a raison sur un point.

"M�lasse" te va comme un gant.

�a va ?

Ouais, �a va, glandeur.

Je suis l�, non ? Je suis autant soldat que vous.

Mieux pay� � rien glander. Tire-toi.

Quealy est un sale con.

Et un enfoir� de cockney.

M'appelle jamais M�lasse, OK ?

Promis, mon pote.

Les objets pi�g�s, les EEI,

se pr�sentent sous toutes sortes de formes, y compris celle-ci.

C'est affich� dans les centres d'op�rations.

Un petit malin a r�ussi � placer une bombe radiocommand�e l�-dedans.

Attendez-vous � tout.

C'est tentant, il faut dire.

Un vrai bras d'honneur � l'Occident.

Si l'une d'elles explose quand vous patrouillez,

vous l'avez dans le Banga.

Mauvaise marque, mais bon jeu de mots foireux.

Manchester United !

Des vrais fans. � 4 000 bornes de l�-bas.

Merde !

On a les r�gles d'engagement dans la poche.

Tu parles d'engagement !

Je veux de l'action.

On dirait deux puceaux en qu�te de baise.

�a me rappelle des souvenirs.

La f�te de la grosse Alice en fin d'ann�e.

Elle allait me tailler une pipe quand j'ai vu ses verrues.

T'es trop chochotte.

Tu l'as laiss�e faire ?

Je me r�p�tais que c'�tait des cals, pas des verrues.

Elle a eu la vie dure.

Sans d�conner !

Elle fait �a bien.

J'en reviens pas. Tu me l'avais m�me pas dit.

C'�tait pas Miss Monde.

Canette de Coca � 50 m !

O� �a, Mark ?

Si c'�tait un EEI, la rue serait vide.

Les canettes de Coca, �a manque pas ici.

C'est bien, t'es vigilant.

On refait un tour, les gars.

Restez group�s.

Boucliers. Matraques � l'�paule.

Arr�tez.

Ils disent qu'il fait du trafic d'essence

vers le Kowe�t o� il est immatricul�.

C'est n'importe quoi.

Ils r�clament justice.

Justice ?

Quel genre de justice ?

Ils veulent son ex�cution.

Tuez-le.

Tuez-le.

Abattez-le.

C'est �a ou une �meute.

Embarquez-le.

Leur justice, c'est qu'il paie de son sang l'essence vol�e.

Menottez-le et embarquez-le, devant la foule.

Ils sont tr�s en col�re.

Il en arrive d'autres.

Je sais.

J'appelle la base. Si la putain de radio marche.

Putain, j'hallucine.

Ils veulent du sang. �a ne sera pas le n�tre.

Comment �a ?

On va s'occuper de lui � tour de r�le.

On va le tabasser un peu ?

Si on leur donne ce qu'ils veulent, ils se tireront.

C'est qu'un petit truand,

un pauvre con qui s'est fait choper.

Je suis pas une gonzesse, je veux bien commencer.

Moi non plus.

Alors vas-y.

Je vais lui d�foncer la tronche.

D�foule-toi, fiston !

C'est le maintien de la paix.

Le gouvernement avait attaqu� la BBC pour avoir utilis� D. Kelly

comme source d'informations du dossier arrang�.

David Kelly, ex-inspecteur de l'ONU et expert de l'Irak...

- �a parle de quoi ? - D'un type qui a balanc� ses potes.

Les autres font quoi ?

Mark...

Il y a une nouvelle �mission avec devine qui ? Gail Porter.

J'ai pas frapp� le Kowe�tien.

Quand j'y suis all�, quand c'�tait mon tour,

je l'ai pas touch�.

Pourquoi ?

C'est pas notre job.

On maintient la s�curit�.

Mon cul !

Frapper un type qui a les mains li�es dans le dos,

c'est pas neutraliser

les ennemis de la coalition.

C'est se conduire comme une ordure.

T'as fait quoi ?

Rien.

Allez.

Je lui ai fil� de l'eau.

J'ai gueul�.

Pour faire croire que je m'activais.

Et toi, t'as fait quoi ?

Je lui ai laiss� la cagoule pour pas le voir.

Comme �a, il �tait invisible.

Et moi aussi, vu qu'il me voyait pas.

Je lui ai fil� des baffes.

C'est Quealy qui l'a amoch�.

Ne le dis � personne.

C'est entre nous et lui.

Je parle qu'on va me tirer dans le dos.

Pourquoi ?

Parce que je porte mon gilet � l'avant.

Pour la protection totale, Il faut �tre am�ricain.

Que se passe-t-il ?

Des gens barrent la route.

L'un d'eux est arm�.

On tourne � gauche et on pr�vient la base

qu'on doit bifurquer.

� Alpha Z�ro, on tourne � gauche,

direction Waterloo.

Snipers !

Les gars !

Amenez-vous, Glynn.

Lance-roquettes !

Soldat, sortez de l� !

Sortez de l� !

Soldat !

Sortez de l�, bordel !

Allez !

L�chez ce volant.

Shane !

�a va aller.

�a va aller.

Ils veulent notre peau.

Ils d�connent pas.

- Qu'est-ce que tu vas faire ? - Attaquer, caporal-chef.

C'est bien, mon gars.

Vas-y.

Tout va bien.

C'est lui qu'il faut regarder, pas moi.

Tu vises et tu balances la sauce.

Tottenham 2, Leeds 1.

Manchester 1, Portsmouth 1.

Everton 3, Fulham 1.

Chelsea 2, Leicester 1.

Au moins, j'en ai but� deux.

Moi, m�me pas un.

Soldat de mes deux !

Et la guerre continue.

Vous savez comme moi qu'ils ont br�l� dans l'explosion.

Leurs d�pouilles ne sont pas dedans.

D'o� la l�g�ret� des cercueils.

Mais le poids de leur mort p�se sur vos �paules.

Elle p�se des tonnes.

Ces cercueils sont lourds de leur perte.

Ce ne sont pas les premiers cercueils vides.

Ce qui compte, c'est que nous les portions

comme s'ils �taient remplis.

Certains s'imaginent que s'ils nous attaquent,

nous partirons pr�matur�ment. Ils se trompent.

Les actes commis contre les troupes am�ricaines seront jug�s.

Les Irakiens v�n�rent Saddam ou nous en veulent de pas

transformer ce pays de merde en Disneyland.

On enterre nos potes

parce que Blair l�che le cul de Bush.

Il a cru nous envoyer en colonie de vacances.

� quoi ressemblent ces militants ?

� n'importe qui.

Exactement.

Je pars du principe que chaque civil

planque un lance-roquettes dans son tapis de pri�re.

Certains pensent que la situation leur permet de nous attaquer.

On va s'occuper d'eux.

Nous avons les moyens d'assurer la s�curit�.

D'apr�s nos renseignements, les insurg�s

venaient tous du m�me village.

Montrons-leur que nous ne tol�rerons pas de tels actes

par des fouilles rigoureuses.

Soyons clairs.

Nous avons l'ordre de fouiller vigoureusement.

Inutile de vous faire un dessin.

Le message doit �tre clair.

La justice va frapper, fort si n�cessaire.

Il faut frapper tr�s fort.

J'ai des infos solides.

Mettez le paquet.

Trouvez les assassins de Godber et Glynn.

Chargez armes.

Vous avez votre matos ?

Pr�ts ?

Couchez-vous !

Arr�te-toi ou je tire.

Au rapport.

Il s'est enfui.

O� est la police locale ?

Que faites-vous ?

Ce qu'on a � faire.

Caporal-chef.

C'est un flingue de trop.

Ces jumelles lui servent � quoi, observer les petits oiseaux ?

- Alors ? - L'autre arme vient de son boulot.

Il a vol� les jumelles � une des cellules du Baas.

Pourquoi fuyait-il ? On ne fuit pas sans raison.

Il a peur.

Peur de quoi ?

D'�tre attrap� ?

Je l'arr�te sur pr�somption d'activit�s ennemies.

On a �t� bien renseign�s. Embarquez-le.

Embarquez-le.

Un flingue et des biffetons.

L'argent n'est pas un crime.

T'es son alibi ?

Il l'a vol�.

Et il a fouill� cette femme !

T'es musulman, mais pas moi.

Am�ne-toi.

L'argent.

Je pensais partager.

Tu vas tout faire foirer avec tes conneries.

Quel est son m�tier ?

Boulanger.

Boulanger ? Un boulanger sacr�ment friqu�.

D'o� sort ce fric ?

�a ne vous regarde pas.

�coutez.

�coutez !

Dites-lui que �a me regarde

depuis que j'ai perdu mon commandant dans une embuscade.

Si un boulanger a autant de fric, c'est pour acheter des armes.

Embarquez-moi �a.

Mettez-lui un sac sur la t�te.

Ferme-la, sale cl�bard !

J'ai but� un chien.

Pourquoi t'as fait �a ?

Il allait m'attaquer.

La photo avec Heckle et Jeckle !

Avec les sacs, c'est mieux.

Qui est qui ?

C'est kif-kif.

Un petit sourire.

On les livre � la RMP demain ?

D�s qu'ils se pointeront, commandant.

En attendant, la garde se rel�ve toutes les heures.

Ce sont les coupables ?

On n'a pas de preuve ADN

ni des cartes militaires retrouv�es sur eux, mais...

ce sont les suspects num�ro un.

Si c'�tait pas eux, ce sera eux demain

si on les remet � la police irakienne.

On a les coupables et on reste les bras ballants.

C'est pas � nous de les interroger.

On les livre � la RMP dans l'�tat o� on les a arr�t�s.

Compris ?

Compris ?

Oui, caporal-chef.

Saddam, la veille de son anniversaire,

a fait ex�cuter 2 000 prisonniers.

J'ai lu �a. En un jour.

�a semblait impossible.

Mais ils ont r�ussi, en 15 heures.

Une balle par personne au lieu de trois.

Ils tombaient dans un �norme trou dont la trappe s'ouvrait.

� la cha�ne.

15 heures,

2 000 hommes, �a fait environ 1 homme toutes les 30 secondes.

Et on est cens�s respecter les droits de ces mecs ?

Saddam les a bafou�s. Il n'a jamais eu la moindre piti�.

Profs, parents de gosses ayant dit un mot de travers � l'�cole,

types dont la t�te ou la moustache ne revenaient pas.

Des �lectrocutions,

des mains trou�es � la perceuse,

des fronts marqu�s d'une croix au fer rouge.

Des ongles, des globes oculaires arrach�s.

Des gens dissolus dans l'acide.

On a six meurtriers sous la main

et on n'a m�me pas le droit de les interroger ?

Tu viens ?

Quoi ?

Je veux pas le faire.

Je vois pas l'int�r�t.

Mark !

Tu peux pas te tirer.

- Pourquoi ? - Tu les as vus exploser.

Si tu te tires, c'est comme si tu t'en foutais.

J'ai frapp� le Kowe�tien parce que c'�tait un ordre.

- �a, c'est pas oblig�. - Mais �a va de soi.

Tu trouvais injuste de frapper le Kowe�tien.

Maintenant, tu me dis de d�rouiller ces mecs.

C'est diff�rent.

Ce sont des insurg�s.

Des putains de terroristes.

C'est la guerre.

Ils me tirent pas dessus.

Et alors ?

Si t'y retournes pas et que t'y mets pas du tien,

plus personne te fera confiance.

Personne te prot�gera.

� la prochaine patrouille,

t'es un homme mort, mon pote.

Si tu te d�gonfles, ce sera une d�sertion.

Commandant.

Les esprits sont �chauff�s ?

Oui, commandant.

C'est compr�hensible.

Vous venez participer � la f�te ? C'est bien.

On peut, caporal-chef ?

Je suis pas votre m�re. Allez-y.

D�barrassez-moi de lui.

Bon boulot, les gars.

Mon P�re...

Bonjour, Mark.

Je suis pas croyant et tout �a.

Mais je crois au bien et au mal.

Le caporal-chef a parl� d'un truc, le signe de Ca�n.

Forc�ment, vous y voyez plus clair

et vous avez plus de recul sur tout �a.

� propos d'hier soir ?

Qu'en pensez-vous ?

Les esprits �taient �chauff�s.

Alors je suis pardonn� ou quoi ?

Tu dois comprendre que la situation n'est pas ordinaire.

Sonde ta conscience.

�a veut dire quoi ?

Si je me sens coupable, je le suis ?

C'est ma premi�re exp�rience du combat.

C'est ma premi�re guerre.

Le jardin d'�den �tait cens� �tre en Irak, non ?

Quelle blague !

Sayid Ahmed devait �tre livr� � la RMP,

comme les autres, mais durant sa d�tention,

il a tent� de s'enfuir.

Le caporal-chef Gant a particip� � sa capture.

Il a voulu r�sister.

Il est bless� et n�cessite des soins.

Il est � l'h�pital militaire de Shaibah.

Que dit-elle ?

- Qu'est-ce qu'il a ? - Nous ne sommes pas m�decins.

Vous deux...

Escortez-les jusqu'� la sortie.

Que fera-t-elle en le voyant dans le coma, la cervelle enfl�e ?

Elle me rappelle ma m�re.

Comment c'est possible ?

Ils lui ont servi un tas de conneries et de mensonges.

� son r�veil, ce type sera un l�gume.

J'ai parl� � notre juriste.

Nous pouvons proposer 2 millions de dinars � la famille.

Soit environ 450 �.

Prenez un interpr�te et faites-leur signer la d�charge.

Soyez bien clair. Il ne s'agit ni de d�dommagement ni d'aveux.

- Entendu ? - Bien, commandant.

C'est tout.

Shane !

- Mon b�b� ! - C'est Nell, ton b�b�.

�a va, Nell ?

Tu nous as manqu�.

- On y va ? - Tu vas bien ?

C'est bon de te revoir.

Tu as le nez br�l�.

Il y avait pas de cr�me solaire.

J'ai imagin� cette sc�ne des millions de fois, je te jure.

J'en ai imagin� une autre.

Salut, fiston. Content de te revoir.

Voil� le fils,

de retour d'Irak.

On en a parl� une ou deux fois aux infos.

La chaleur, le d�sert...

Un pays lib�r� du pire tyran depuis Hitler. �a vous parle ?

Les filles jetaient leurs soutifs aux soldats revenant des Malouines.

On avait gagn�.

Monte tes valises, mon grand.

Contente de te retrouver en un seul morceau.

Vous aviez des douches ?

C'�tait un camp d'entra�nement de la Garde R�publicaine.

Un ancien centre de torture.

Charmant.

Un peu de bronzage.

On s'emmerde pas.

On faisait un break.

La c�r�monie de rapatriement pour Adam Godber et Glynn.

Tu les as vus mourir ?

Raconte-moi.

Je peux pas... C'est perso.

Perso ? M�me pas � moi ?

Regarde.

On a cherch� les responsables. On a d� leur recouvrir la t�te.

Pourquoi ils l�vent les pouces ?

On d�connait.

C'est horrible.

On leur en a fait voir, de retour au camp.

Vous �tes compl�tement malades.

Ils nous ont fait pire.

Ils ont essay� de nous tuer.

Les prisonniers de guerre,

il faut leur montrer qu'on plaisante pas, quoi.

Il a une chaussure dans la bouche ?

Ils les enl�vent pour entrer dans la mosqu�e.

On d�connait, l� aussi.

Quel privil�ge j'ai !

T'en parle � personne.

Pas aux civils, quoi.

Tes photos de vacances...

On faisait la guerre, Shelley.

T'as accompli ta mission. Maintenant, tu es sous mes ordres.

Le d�ner est pr�t.

Je range ma chambre.

Tu enl�ves tes posters ?

C'est plus de mon �ge.

Ne sois pas idiot !

J'ai 18 ans, j'en ai pas 10.

�a doit �tre dur de se remettre apr�s avoir vu

ce qui est arriv� au commandant Godber et au gamin.

Il y a autre chose ?

Non.

C'est d�j� pas mal, hein ?

On arrive � la station avec tout notre barda :

bouclier, casque...

On s'attend � une �meute.

On est cern�s par 200 mecs.

Ils tabassent un Irakien. En fait, c'est un Kowe�tien.

Il a piqu� de l'essence ou un autre truc � la con.

On a d� s'occuper de lui � tour de r�le,

faire "justice" pour �viter l'�meute. Pas vrai ?

C'�tait la folie, l�-bas. Pas vrai, Mark ?

La folie.

On y va.

Putain, voil� la RMP !

Je veux rentrer.

Vas-y.

�a va pas ou quoi ?

T'es parti 5 mois.

Je t'ai �crit chaque jour.

Shelley...

Je raconte quelques souvenirs de guerre.

On ram�ne tous des souvenirs de guerre.

On sortait ensemble bien avant

que tu t'engages dans l'arm�e.

J'ai grandi. J'ai vu des trucs pas cool.

J'y peux rien si tu fais chier avec ta jalousie.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Je t'attends.

Je suis dou�e pour �a.

Un petit souvenir de moi !

Bonjour. C'est la police ?

Attendez.

Des images ind�centes ?

Il est pas p�dophile !

Des photos-souvenirs, c'est tout.

C'est un truc de soldat.

Arr�tez les violeurs

au lieu d'emmerder

un gars qui s'est battu pour son pays.

Il est coupable de quoi ?

D'avoir combattu l'ennemi, point barre.

Les autres en ont pris ?

On ne va pas citer mon nom, si ?

C'est top secret, non ?

Je veux pas que tout le monde sache.

Certains d�tenus,

il faut leur faire comprendre qui commande.

Juste une question.

On me voit sur ces photos ?

Je m'en doutais.

J'ai droit � un avocat commis d'office, non ?

Pas de d�tention provisoire. C'est bon signe, non ?

Si tu le dis.

On peut encore servir dans l'arm�e.

Si on fait bien notre boulot, ils en tiendront compte.

Je les envie.

Vous avez dit quoi sur moi ?

Vous avez dit quoi ?

J'ai rien dit.

Continuez comme �a. Personne peut m'identifier.

On dira rien.

Faut �tre con pour montrer ses photos � sa meuf.

J'en �tais fier.

Ah oui ? Ta meuf en �tait moins fi�re, on dirait.

C'est un truc de r�giment.

Les civils se tamponnent de nous.

On cr�ve anonyme,

mais � la premi�re connerie, on fait la une.

Il y a la moiti� de mon visage sur une photo.

Je suis bon pour complicit� et d�faut de d�claration.

- Vous allez faire quoi ? - J'ai demand� � voir le grand chef.

- Alors ? - C'est la cour martiale pour vous.

Du sang neuf.

Comment �a, la cour martiale ?

J'ai laiss� les d�tenus sous surveillance.

Je suis retourn� sous ma tente

et j'ai �cout� mon walkman.

� mon retour, j'ai �t� constern� par ce que j'ai vu.

Je leur ai dit d'arr�ter tout de suite

et je les ai engueul�s.

Si j'avais �t� l�, il n'y aurait eu ni s�vices ni photos.

Mais vous apparaissez sur l'une d'elles.

Prise � mon arriv�e.

Vous n'avez pas alert� votre sup�rieur ?

�a ne m'a pas sembl� utile.

Pourquoi donc ?

On ne pouvait pas �chapper aux cris.

- C'�tait impossible. - � moins d'avoir son walkman.

Apr�s la mort du commandant Godber, nous avons re�u l'ordre

de faire passer le message que la justice frapperait fort.

Il m'a donc sembl� que signaler des s�vices

aux officiers sup�rieurs

n'�tait pas vraiment pertinent.

Aucune charge � ce jour. On vous tient au courant. Rompez.

Vous �coutiez votre walkman, Rod ?

- T'es l� depuis quand ? - Une heure.

C'est que le d�but...

Je vais me charger de Gant sommairement,

mais j'envoie Gulliver et Tate en cour martiale.

Deux simples soldats ?

Personne d'autre n'a �t� identifi�.

Il y a des preuves de torture. Et Gant ment sur son r�le.

Il compte se disculper en accusant

son sup�rieur d'avoir ferm� les yeux.

J'assume mes responsabilit�s mais je n'ai pas ferm� les yeux.

On m'a cach� ces actes.

J'aurais ouvert une enqu�te.

Vous ne pouvez pas

faire payer les deux soldats et pas l'officier.

Notre petit r�giment a besoin de bons sous-offs.

Il va �tre promu et m�daill�.

C'est un homme tr�s populaire. Si on le perd,

le moral du r�giment en p�tira.

Si je condamne vigoureusement ces actes.

En �liminant deux brebis galeuses ?

Pour le bien du r�giment.

Esp�rons que les deux brebis plaideront coupables.

Car si ce n'est pas enti�rement leur faute, � qui est-ce ?

Nell, avez-vous parl� � votre fr�re ?

Maman !

Quelqu'un de la famille l'a vu ?

Qu'est-ce que tu as fait ?

Quel genre de s�vices ?

Quel genre de tortures ?

Les m�mes qu'on m'a faites.

Et � d'autres gars,

c'est tout.

Tyranniser n'est pas torturer.

Pas loin.

C'est un crime de guerre.

Va-t'en.

Autrefois, tu me disais tout.

Maman !

T'as vu les chefs d'inculpation ?

Agression sexuelle.

Comme si j'�tais un pointeur et toi aussi.

Comme si j'avais fait des trucs de p�d� � un Arabe.

Je peux pas plaider coupable, putain.

Et toi ?

On est dans les journaux.

Ils ont notre nom, nos origines, notre �ge.

Pas les photos.

On va passer en cour martiale et on se fera baiser.

Si on plaide coupable pour tout,

d'apr�s mon avocat, on pourra rester dans l'arm�e.

Aux yeux du monde, on sera des ordures.

Si on plaide coupable pour l'agression sexuelle,

ils seront peut-�tre indulgents et on sera pas vir�s.

Esp�ce d'abruti !

J'ai essay�.

Vraiment...

J'ai tout gard� pour moi.

Il a fallu que t'�tales tes putains de photos.

Maintenant, le signe de Ca�n est sur nous.

Quoi ?

On est maudits, mon pote.

On est maudits � cause de ce qu'on a fait.

Souill�s.

- Salut, les gars. - Bravo pour votre promotion.

Pas de cour martiale.

Venez l�.

J'aime pas ce ton.

Il est stress� � l'id�e de ce qui l'attend,

sergent.

�a d�pend de vos avocats.

Vous n'allez pas n�gocier, hein ?

Bien s�r que non. On va faire face aux accusations.

- On balancera personne. - C'est bien.

D'apr�s mon avocat, si je plaide coupable pour tout,

j'ai des chances de rester dans l'arm�e,

dans le r�giment.

Et t'y crois ?

Bien s�r que oui.

Il a raison.

Les civils, eux, ne feront pas de cadeaux.

Tu as vu comment sa copine l'a bais� ?

Le r�giment reconna�t la loyaut�.

Quelle a �t� votre sanction ?

28 jours de perte de privil�ges et une amende de 400 �.

Bonne chance, les gars.

Vous savez ce que c'est ?

Un agneau.

Un petit agneau qu'on sacrifie.

Sauf que t'es pas si innocent que �a.

Je commence � avoir des tics bizarres.

Je me lave tout le temps.

J'ai des flashs soudain de trucs qui me sont arriv�s.

Et j'arrive pas � dormir.

�tes-vous d�prim� ?

Non.

Je me sens vide.

Je ne ressens rien.

Bien. Je reconnais les sympt�mes.

Ah oui ?

Vous avez surf� sur Internet ?

Avec le proc�s, vous cherchez des circonstances att�nuantes.

Vous esp�rez un peu d'indulgence pour troubles psychiatriques.

Pourquoi pas aussi le syndrome du Golfe ?

J'ai besoin d'aide.

Vous avez un avocat, non ?

�a ne me fera pas changer d'avis.

Et le Seigneur a dit : "Qu'as-tu fait ?

"La voix du sang de ton fr�re crie de la terre jusqu'� moi.

"Tu es maudit..."

- Ferme-la. - "De la terre."

Tu vas t'attirer des emmerdes.

C'est le signe de Ca�n.

Je l'ai appris par c�ur.

"Tu seras un fugitif et un vagabond sur la terre."

On est de garde, bordel !

Qu'est-ce qu'ils vont faire ?

M'inculper pour une autre charge ?

Regarde-toi.

Ils nous laissent crever et tu joues les bons petits soldats.

Tu comptes faire quoi ?

N�gocier avec le procureur ?

Enfoncer nos sup�rieurs ?

Balancer tout le monde ?

Tu comptes faire quoi, Mark ?

Rien.

Parce que c'est ce qu'on m'a appris.

Je vais accepter la sanction comme un homme.

Mark...

Je vais l'accepter parce que je la m�rite.

Ressaisis-toi, Mark.

J'entends pas la voix du sang.

Pourquoi tu fais �a ?

Je vois des cris...

Je vois des cris chaque fois que je ferme les yeux.

�a m'emp�che de dormir.

Peut-�tre que si je pose la t�te par terre...

Pourquoi tu fais �a ? L�ve-toi.

Mark...

Je vois des cris.

Il veut �tre d�clar� malade.

Je dirai que je l'ai vu perdre la boule.

C'est vrai ? C'est sympa.

C'est la faute de personne.

Personne n'est responsable.

C'est mieux s'il est pas dans nos pattes.

Je suis en cong� maladie, maman.

Je peux entrer ?

Je peux rentrer � la maison ?

Je peux pas te dire ce qui s'est pass� l�-bas.

Pourquoi ?

Je peux pas le dire.

Il y a un truc dont on parle dans l'arm�e.

C'est le courage moral.

Avoir le cran de d�sob�ir � un ordre injuste et le signaler

� ses sup�rieurs.

Tu avais re�u un ordre ?

C'est pas un ordre. C'est ce qu'on attend de toi.

Tu es oblig� d'y ob�ir.

J'aurais pu refuser de me m�ler � tout �a

mais j'ai pas eu le courage moral.

Pour avoir le courage moral, il faut �tre d�loyal.

Il faut �tre une balance.

Et dans l'arm�e, dans le r�giment,

c'est mieux...

d'�tre loyal que d'avoir ce courage moral.

�a marche comme �a.

�a fait la force du r�giment.

Mais ils vont te virer de l'arm�e.

Je dois accepter la sanction.

Je dois payer pour ce que j'ai fait.

Salut, mon pote.

Je sais que tu es en cong� maladie mais je me suis dit

qu'une bi�re te requinquerait.

Pas ce soir, mon pote.

J'ai vu la d�claration �crite que Gant a fil� � l'accusation.

Il t�moigne contre nous.

J'y crois pas !

Je voulais en discuter.

Shane,

tu te souviens de la poussi�re

qui s'infiltrait partout ?

J'ai d� en rapporter avec moi.

J'arr�te pas de me laver.

Mais c'est pas la poussi�re.

Je sais pas ce que c'est mais...

�a me colle � la peau.

Qu'est-ce que tu racontes ?

Mark ?

Vous vous �tes m�me pas point� � son enterrement.

On r�gle �a dehors.

Pour qui tu te prends, petite vermine.

Moi ?

Je vous tourne le dos.

Vous en faites, des trucs, dans mon dos.

Vous t�moignez contre moi.

J'ai eu une simple peine, ducon. Bien s�r que je t�moigne � charge.

- Je sauve ma peau. - Et moi ?

Je suis cens� porter le chapeau,

trinquer pour tout le monde ?

Pense au sacrifice de Godber et de Glynn

pour ce r�giment.

Pense au souvenir qu'ils laisseront aux gars.

Quelle image tu veux qu'on ait de toi ?

Et de Mark ?

L'image d'un faible.

Toi, tu as assez de cran.

Je le sais.

Ces d�tenus, qu'est-ce qu'ils sont devenus ?

- La RMP les a rel�ch�s. - Ils �taient innocents ?

On n'avait pas de preuves.

Les jumelles, l'arme et tout le reste...

On a fait ce qu'on croyait juste.

C'est un putain de g�chis.

La loyaut� est tout ce qu'il te reste.

Ne la perds pas.

Brenda, s'il vous pla�t.

Je n'ai personne � qui parler.

Ils se sont tous mis � l'appeler "M�lasse".

Un surnom de merde.

Moi, je l'appelais Mark.

Je l'appelle Mark depuis qu'il a 12 ans.

C'est la seule fois o� je les ai pas suivis.

J'ai trouv� �a.

C'est sa lettre d'adieu.

Au cas o� il aurait �t� tu�.

Il a �t� tu�.

L'arm�e l'a tu�.

Elle vous traite comment ?

Elle fait l'autruche.

L'arm�e aime les belles morts.

Pas celle de Mark.

On n'est pas cens� d�baller les probl�mes.

Mark a tout d�ball�.

Pas moi.

Gulliver.

- Vous m'escortez ? - Quelle ironie, hein ?

Tu plaides non coupable de quoi ?

Agression sexuelle.

Renvoi pour manquement � l'honneur. 18 mois de prison.

Enfin,

tu passeras pas pour un p�d�.

Et je pourrai plaider ma cause.

Levez-vous.

Mark et moi, on est retourn�s aux cellules, voir les d�tenus.

Deux d�tenus

�taient escort�s des toilettes � leur cellule.

On les a raccompagn�s.

- D'o� ils sortent, ceux-l� ? - Des chiottes.

En entendant le raffut, ils se sont piss� dessus.

"On va s'occuper d'eux" !

C'est Heckle et Jeckle !

J'y crois pas.

Encul�s !

Tu joues moins les rebelles, hein ?

Terroriste ! Tu vas voir ce que c'est que la terreur.

Vas-y !

Vas-y, mon pote.

� toi, Mark. Occupe-toi du tien.

Maintenant, embrassez-vous.

Allez, vous vous aimez.

Roule-lui une pelle.

Vas-y, mets la langue.

Gulliver, tu crains.

Je sais.

Sors ta bite.

Ta bite !

Sors ta bite, putain.

T'es vraiment un gros pervers.

�a se fait pas.

C'est contraire � leur religion ?

Raison de plus pour le faire.

Toi, tu vas sucer �a. Compris ?

Vas-y.

Mark, tiens-le.

Pas question.

Moi, je suis pas chochotte.

T'es pas chochotte, hein, Mark ?

Grouille.

J'en ai pour une minute.

Un vrai site porno irakien !

Je l'ai fait se lever et j'ai baiss� son pantalon.

Pendant que Mark poussait l'autre d�tenu contre lui.

J'ai pris une photo.

Curieuse mani�re de se d�fendre d'une accusation

d'agression sexuelle.

�a n'avait rien � voir avec le sexe.

Puis-je demander un ajournement ? J'aimerais consulter mon client.

Je veux dire ce que j'ai � dire.

Un autre soldat a d�barqu�.

Vous faites quoi ?

On joue � "La main dans le sac".

Vous amenez Heckle et Jeckle � la petite f�te ?

Pourquoi pas ?

On a conduit les d�tenus

au bout du couloir,

dans cette grande salle.

O� le caporal Quealy

et d'autres prenaient des photos.

Il y avait bien plus de d�tenus.

Gros porc !

Putain !

C'est du d�lire.

Ouvrez-lui la bouche.

Embrasse-le.

Allez, baisse la t�te.

Il va lui bouffer les roustons !

Virez les sacs.

Il y avait dix autres soldats.

Le caporal Quealy

poussait le visage d'un homme contre des scorpions.

Salopard !

Si je puis me permettre,

la pertinence de cette d�position est pour le moins douteuse.

Poursuivez, soldat Gulliver.

Piti�, je suis innocent.

Un d�tenu qui s'est enfui ?

Oui, commandant.

Vous feriez bien de le ramener.

Oui, commandant.

G�nial !

Un d�tenu se tire sous ma surveillance

� la barbe du commandant du r�giment !

Qui c'est qui commande ?

C'est moi qui commande.

C'est moi qui commande.

Le caporal-chef a p�t� les plombs.

Il a rou� le d�tenu de coups de pied dans l'estomac.

Le commandant Gilchrist �tait au courant de ce qui se passait.

Il fallait �tre sourd pour ne pas entendre les cris.

Pr�tendre que le commandant Gilchrist n'a rien vu ni entendu

est ridicule.

� d�faut de fusiller, on mitraille � l'appareil photo.

Mark a cherch� � conna�tre leurs noms.

� savoir qui ils �taient.

Sa m�re a trouv� �a dans sa chambre.

Sayid Ahmed.

Abdullah Omar.

Les d�tenus � qui on a fait �a.

Des innocents.

Je crois que Mark l'a toujours su.

Colonel, un commentaire sur ce qui a �t� dit ?

Le soldat Gulliver est-il seul coupable ?

Colonel, que pensez-vous des accusations contre le commandant ?

Le verdict a �t� rendu.

Le Cdt Gilchrist est innocent ?

Ce serait un scandale

de le sanctionner sur la foi d'all�gations d'un simple soldat.

Merci.

Vous redoutez la cour martiale ?

Qui a particip� aux s�vices ?

Un commentaire ?

Te laisse pas abattre pas ces salopards.

Par ces saintes nitouches de civils qui jouent les offusqu�s.

La guerre est � leur porte

et on ne les voit plus manifester devant les prisons.

On peut y jeter n'importe qui.

Salopards d'hypocrites !

Adaptation : Sophie Tierny

Sous-titrage : Vdm

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