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Faisons place au tournoi des princes.
Au nom du prince Samarkand !
Un prince noble. Sage, généreux
et puissant.
Un digne prétendant pour toi.
Au nom du prince Aleppo !
Ces gardes ne sont pas très robustes.
Et pas plus grands qu'un tas de terre.
Au nom du prince Bassora !
Vainqueur d'une centaine de batailles.
L'heure du grand tournoi est arrivée !
Celui qui fera fléchir l'arc et tirera la flèche d'or
deviendra nouveau sultant de Damas,
et gagnera la main de la princesse Jamila.
Imagine, Hassan...
Si tu réussis, qui pourra nous arrêter
une fois qu'on aura cet arc ?
On dit que c'est la plus belle princesse dans l'histoire de Damas.
Le prince des îles de Flamme.
Majesté, le prince voudrait qu'on lui donne sa chance.
Excusez mon arrivée tardive, princesse,
mais je viens de loin.
Je vous apporte des cadeaux.
Je n'y croyais pas quand on me parlait de votre beauté,
mais cette dernière dépasse même la beauté des étoiles.
Bienvenue, prince.
Rejoignez les autres candidats.
Attends le signal, quand je tirerai sur l'arc pour la troisième fois.
Princesse ! C'est la flèche d'or !
Maintenant, mon maître, tu es invincible !
Cet homme a menti. L'île de Flamme n'existe pas !
Demandez-lui de le jurer, il n'osera pas mentir.
Qu'as-tu à dire pour ta défense ?
Pour ma défense ?
Vite, la princesse !
Pas elle ! La princesse !
Non !
Jamila !
10 000 pièces.
Ca ne suffit pas. Elle vaut bien plus.
Ce n'est qu'une femme, après tout.
Mets-toi dans la tête que c'est une princesse,
riche en précieux bijoux.
Et si elle est laide ?
Peu importe, seul le rang compte. Tu comprends ?
Il faudra lui demander combien elle pèse.
Tu es fou ? Les femmes mentent sur leur poids ou leur âge.
On la pèsera avec tous ses bijoux et ses vêtements.
Rends-le-moi !
Tu ignores qui je suis ?
Une vraie sorcière.
Puis-je ?
Tu as vu que je parle comme un gentleman ?
Je pèse exactement 55 kg,
y compris les bijoux et vêtements que je porte,
et le voile que ce brigand m'a volé.
C'est ça que tu voulais savoir ?
C'est impensable qu'un si petit voile
puisse cacher toute cette beauté au monde.
N'oublie pas que je suis une princesse.
Belle ou laide, c'est la même chose.
Seul le rang compte pour une rançon.
Tu veux vraiment rentrer à Damas ?
Comment oses-tu me poser cette question ?
Je devrais être à tes pieds et te supplier de rester avec vous...
dans cette tente, et entourée de voleurs ?
Je suis leur chef.
Alors ordonne-leur de me raccompagner, tout de suite !
Seulement si je veux, compris ?
Seulement si je veux.
De quoi peuvent-ils bien parler ?
La princesse est belle ?
En effet.
Alors ça explique tout !
Par le sang d'Allah... Et l'argent pour la rançon ?
Hassan !
Hassan !
Tu crois pouvoir faire de moi ton esclave ?
Mon esclave ? Pas ici, on n'est pas à Damas.
Ma femme sera aussi libre que moi.
Je ne l'enfermerai pas dans une ville.
Hassan !
Sors.
Et la rançon ?
J'ai kidnappé la princesse.
Par le sang d'Allah... Tu es rude avec moi.
Quelqu'un d'autre veut parler de la rançon ?
Que veux-tu ?
Lève-toi vite.
- Pourquoi ? - Dépêche-toi !
Peux-tu m'expliq...
Sabrath !
Debout, Sabrath !
Hassan s'est enfui avec la princesse Jamila !
Par le sang d'Allah !
Prenons les chevaux et rattrapons-les !
Fatiguée ?
Quelqu'un vient !
Halte ! Un des chevaux est là !
C'est juste une patrouille.
10 000 piastres ! Je n'ai jamais vu une telle somme.
- Pour retrouver la princesse ? - Non, pour ramener le chef des bandits,
mort ou vif.
Mort ou vif ?
Il ne vivra pas longtemps si je l'attrape. En avant !
- Pourquoi tu n'as pas crié ? - Je n'avais pas le choix.
Si je l'avais fait, tu m'aurais tuée.
C'est vraiment pour ça ?
Non.
Tu n'as pas peur de moi ?
On ferait mieux de continuer.
Que ferais-tu avec l'argent de la rançon ?
Je le mettrais de côté...
pour vivre tranquillement.
Je crains qu'ils ne te poursuivent.
Je partirai loin.
C'est la route de Damas. Et voilà leurs traces.
Ils ne peuvent pas nous échapper.
Regardez, derrière l'oasis !
Les voilà. En avant ! On va les faire cracher du sang !
Le traître ! Il ???
Vite ! Chacun pour soi !
Tu le paieras, un jour ou l'autre.
Je craignais que ton ami nous suive.
Pauvre Sabrath. Il doit être furieux.
Il m'égorgerait s'il le pouvait.
Le soleil est haut.
- Tu as soif ? - Oui.
Je n'ai jamais vu un ciel si bleu.
Magnifique.
Les fleurs ne sont pas à vendre !
Alors donne-m'en une, grand-mère.
Et parce que je t'aime bien...
Voilà.
C'est pour moi ? Merci !
Au revoir, et merci.
Damas n'est pas loin. C'est par là-bas.
Au revoir, Jamila.
Et la rançon ?
Tu es libre.
Que diras-tu à tes amis ?
Je leur dirai...
la vérité.
Je te raccompagne encore un peu, si tu veux.
C'est très rare ! Regardez comme ça brille.
- Laissez passer. - Regardez !
Ce bijou appartient à la princesse Jamila ! Où l'as-tu eu ?
C'est à moi !
Ce jeune homme me l'a donné, demande-lui.
Celui avec la fille.
C'est le chef des bandits !
- Le chef des bandits ? - Quoi ?
Pars, maintenant. Ils risquent de te reconnaître.
On a passé les portes. Il n'y a pas à s'inquiéter.
Le bandit !
- Où ? - A la place du marché.
Sonnez l'alarme !
Pourquoi m'avoir ramenée ici ?
Je le voulais.
Je te reverrai un jour ?
Au revoir,
princesse de Damas.
Au revoir,
prince des îles de Flamme.
Au revoir, Jamila.
Au revoir...
Hassan.
Hassan.
Les bandits sont aux portes de la ville, excellence !
Arrêtez-les !
Arrêtez-les...
Rassemblez tous les hommes.
Je veux leur chef.
Mais je le veux...
vivant.
Pars, maintenant.
Qu'est-ce que c'est ?
Une marque de naissance.
Qui es-tu ?
Je l'ai déjà dit. Le prince des îles de Flamme.
Qui est ton père ?
Je ne sais pas, j'ai grandi parmi les bandits.
L'un d'eux m'a élevé comme son propre fils.
Où est-il, maintenant ?
Il est mort.
Tu le seras aussi, dans peu de temps.
Fais quelque chose !
Pardonne-moi, Jamila. Je suis un vieillard faible et solitaire.
Seul Allah peut le sauver, maintenant.
Allah ?
Tu crois qu'il se souvient de nous ?
Peut-être qu'on ne sait pas prier...
avec une foi assez forte.
Mais l'arc a fléchi...
dans les mains d'Hassan.
C'était un signe d'Allah.
O puissant Allah,
essaie de le sauver de ses ennemis.
Tu dois le sauver. Il le faut.
Car je l'aime.
Elle est belle, n'est-ce pas ?
Mais elle a l'air triste.
Ce vieux romantique, toujours à perdre la tête pour une jolie fille.
Attention à ta propre tête.
Ça m'était sorti de la tête un instant.
Garde espoir, princesse.
Il y a plein de gardes ! Ils vont nous voir !
Vraiment ?
Allons-y, maintenant.
Ta tête !
Garde ta tête sur tes épaules !
Désolé. Ça n'arrivera plus.
Je ne crois pas.
Mais attention, car quand on retournera là-haut...
Ça n'arrivera plus, plus jamais.
Ça suffit. Poursuivons notre route.
N'oubliez pas,
personne ne doit savoir qui nous sommes.
C'est vrai ! Déguisons-nous !
Déguisons-nous !
Venez ! Par ici.
Le voilà.
Qui êtes-vous ?
Tes humbles libérateurs, mon prince.
Prince ? Vous devez faire erreur.
Peut-être qu'il n'y a pas d'erreur...
Sais-tu qui était ton père ?
Tout le monde me pose cette question.
Allah t'a choisi pour restaurer la justice.
C'est le signe d'Allah, l'étoile de Damas.
Le vizir Baktiar a tué Karim le Juste
pour prendre le pouvoir sur Damas.
Alors Karim était mon père ?
Oui.
C'est seulement pour ça qu'Allah t'a permis...
de tirer la flèche d'or.
Tu dois devenir maître de Damas,
et...
restaurer la justice.
Pourquoi m'a-t-elle glissé des mains ?
Car tu voulais t'en servir à mauvais escient.
Oublie qu'on t'a abandonné...
si tu veux reprendre la flèche d'or...
et Jamila.
Où est-elle ?
Très loin d'ici,
au sommet des montagnes où naît le soleil...
chaque matin.
- Allons-y. - Tout de suite.
La sortie est par là.
Passe le premier.
C'est fermé.
- Ils dorment. - Je sais...
Viens.
- Je veux voir Jamila. - Elle est là-haut.
Tais-toi. Ce n'est pas possible.
- Tu ne vois pas qu'il l'aime ? - Ce n'est pas le moment.
Je ne partirai pas avant de l'avoir vue.
- Juste une minute. - Juste une minute.
Promis.
Attends ! Je n'ai pas dit...
Attends ici. Je t'ai promis.
Mais juste une minute !
Dorénavant, fini le banditisme !
Oui, j'ai compris.
- Plus d'orgueil. - Ni de violence irréfrénée.
- Tout ce que vous voudrez. - Ce sont les conditions.
Ou tu devras passer des épreuves pour regagner la flèche d'or.
Et peut-être...
que tu échoueras à ces épreuves.
Je suis revenu plus tôt que prévu.
Comment as-tu pu t'échapper ?
Il semble que j'ai des amis ici.
Sais-tu qui je suis ? Je suis ton maître, Jamila.
- Tu as déjà gagné mon amour. - Non, je suis le nouveau sultan.
Hassan...
Que t'ont-ils fait ?
- Ils m'ont juste secouru. - Qui ?
Hassan !
Mes sauveurs.
Ils m'ont montré l'étoile de Damas,
preuve que je suis le fils de Karim le Juste.
- C'est bien ça ? - Oui, mais on doit partir maintenant.
Un instant, s'il vous plaît.
Il y a tellement de choses...
que je voulais encore te dire.
Ils forment un beau couple.
Je connais cette histoire. Je l'ai entendue quelque part.
On doit partir, Hassan.
Tout de suite ?
Partez devant, je vous rejoins.
Pour la dernière fois...
Comment ça, pour la dernière fois ?
Je suis bien le sultan ? Alors partez.
Attention à l'orgueil.
Disparaissez !
J'ai le droit d'embrasser ma future fiancée.
- Ils ont vraiment disparu ! - Peu importe.
Et s'ils ne t'aidaient plus ?
Ils verront que je peux me débrouiller seul.
Alarme ! Sonnez l'alarme !
Le prisonnier s'est échappé !
Au revoir, Jamila. Je reviendrai avec la flèche d'or.
Attention ! Tu pourrais tomber.
T'en fais pas, je sais où poser mes pieds.
Comment oses-tu entrer ?
Pardon, princesse, mais le prisonnier s'est échappé.
Vous êtes en danger.
Bien sûr ! Je n'y avais pas pensé.
Vous voulez bien fouiller ma chambre ?
Je ne crois pas qu'il soit venu ici.
Suivez-moi.
Venez avec moi, c'est un ordre.
- Vous avez vu quelque chose ? - Une ombre allait dans cette direction.
Allez-y !
- Vous l'avez reconnu ? - Parfaitement.
Suivez-moi. Ordres du commandant.
- Vous avez vu le bandit ? - Devant nous, déguisé en officier.
Je t'y prends, scélérat !
Je suis le capitaine Hamit !
Vous, allez par là, et vous par là.
Tout le monde dort, là-dedans ? Le bandit s'est échappé !
- Quand ? - A l'instant, déguisé en officier.
Il est là !
Lâchez-moi ! Je suis le capitaine Hamit !
Vous avez tous un problème, ce soir ?
- Pour qui me prenez-vous ? - Un officier, il...
Il s'en va !
C'est absurde !
Par là ! Suivez-le !
Il s'échappe !
Je vais te donner aux crocodiles, si tu refuses de parler.
Je n'ai rien à dire. Je ne sais rien.
Tant mieux.
Tu me seras utile en effectuant la mission que je vais te donner.
Persuade Jamila de choisir un mari.
Je vois que l'apparition du bandit
a ébranlé ta confiance en toi.
Et très efficacement, Baktiar,
puisque tu sais très bien
comment Karim le Juste est mort.
Ecoute, vieillard,
ton destin et celui de Jamila sont liés au mien.
Si je devais un jour tomber,
ce ne serait pas seul. Tu comprends ?
Alors prie pour que ce bandit ne revienne pas.
Mais s'il revient,
le trône devra déjà être occupé par un prince
aussi intéressé que nous
à voir Hassan échouer.
C'est compris ?
Tu dois parler à Jamila.
- Je dois ? - Oui.
Et attention, vieillard, ne me déçois pas.
Cette affaire doit être réglée ce soir, autrement...
Très bien.
Sabrath !
Sabrath !
Abdul !
Princesse de sang royal, je dois aujourd'hui prendre une décision,
la décision la plus importante de ma vie.
Je dois choisir parmi vous trois...
celui qui deviendra mon mari.
Mais selon qui je choisirai,
les 2 autres seront offensés.
Par conséquent, Allah doit décider pour moi...
et je respecterai son choix.
Tu veux bien être plus claire, princesse ?
Aucun d'entre vous n'ayant réussi à tirer la flèche d'or,
j'ai une autre tâche à proposer.
Je ne me ridiculiserai pas une seconde fois !
Si mes rivaux veulent abaisser leur dignité...
Tu m'offenses. Ma dignité est aussi importante que la tienne.
Si tu crains de perdre, retire-toi du concours.
Nous sommes prêts à n'importe quel concours...
pour prouver notre amour à la princesse.
En quoi consiste cette seconde compétition ?
C'est très simple.
Vous devrez me rapporter un cadeau...
plus rare que l'or et les bijoux.
Celui qui rapportera l'objet avec le plus de valeur...
deviendra mon mari.
Tes paroles sont sages, princesse.
Je m'en montrerai digne.
Nous partons tout de suite.
Retourne à Bassora et mobilise une armée
qui marchera vers Damas.
Vous n'allez pas participer à la compétition ?
Si, je l'ai promis.
Mais si je n'ai pas Damas par mariage, ce sera par la force.
Pars.
Le vizir Baktiar souhaite vous parler.
Si tu comptes nous jouer un vilain tour,
je saurai le déjouer. Ma patience a des limites.
Je viens précisément vous complimenter pour votre patience.
C'aurait été dommage de ne pas vous féliciter.
J'aurai Damas, même s'il faut recourir à...
A quoi, excellence ? Aux armes ?
Les princes Aleppo et Samarkand n'ont peut-être pas
votre génie militaire ni votre puissance,
mais ils restent de dangereux ennemis.
Ils pourraient trouver un allié avec ce bandit.
Sous mon commandement, l'armée de Bassora sera imbattable !
Oui, elle est invincible.
Mais pourquoi utiliser la force si c'est inutile ?
L'expérience m'a enseigné
que pour durer, une victoire
doit être atteinte légalement.
- Légalement ? - En apparence,
juste assez pour les faire taire pour toujours.
- Comment ? - Permettez-moi
de vous dire où trouver le cadeau qui vous fera gagner.
Vas-y, parle.
Une fois sultan de Damas, vous vous souviendrez de moi ?
Que veux-tu ?
Etre votre représentant à Damas avec les pleins pouvoirs.
Vous pourrez reigner tranquillement à Bassora avec votre femme.
Je serai un précieux allié.
Très bien.
Quel est ton plan ?
Ecoutez,
ô noble prince.
Arrête de faire ça.
Tu me donnes le vertige.
C'est toi qui voulais observer Hassan.
On le voit mal,
il faut aller encore plus haut !
Ne fais pas l'idiot.
Je peux faire encore mieux que ça.
Regarde.
Fais voir.
Le voilà !
Vous n'avez pas soif ?
Ça lui apprendra à désobéir.
J'ai de la pitié pour lui.
C'est à nous de transformer ce prétentieux en sultan,
il faut donc parfois être intransigeant.
Tu comprends, toi ?
Bien sûr.
Je n'arrête pas de penser à la pauvre princesse.
Elle est si belle.
Il est encore tombé amoureux !
Oh Allah,
pourquoi ai-je toujours autant de malchance ?
Je ne peux même pas vendre mon tapis.
Pourquoi, Allah ?
Pourquoi ?
Tu devrais vendre ce tapis sans problème.
Tu ne seras plus pauvre.
Mais attention,
tu devras le vendre à quelqu'un qui fera le bien.
C'est compris ?
N'oublie pas, seulement pour faire le bien.
Au revoir.
Tu as aimé ?
Oui, c'était très bon.
Regardez !
Tu as violé l'entrée de mon royaume.
Seulement car je mourrais de soif.
C'est faux.
Tu as traversé la cascade par curiosité,
et tu dois maintenant être puni pour ton crime.
La vue de ta beauté
est presque une punition pour ma curiosité.
Je te demande pardon. Je vais partir.
Il est trop tard.
La punition pour ton crime
est l'esclavage à vie.
Telle est notre loi.
Oh, vraiment ?
Alors changez de loi. Au revoir.
Arrête ! Je t'ordonne de t'arrêter !
Arrête ! Tu vas te faire tuer !
Comment savais-tu que le monstre enflammé était une illusion ?
Je ne le savais pas.
J'ai agi par instinct.
Tu es très courageux.
Hassan !
Laissons-les encore une minute.
Hassan !
Regardez qui va là.
En gagnant, tu t'es racheté pour avoir désobéi.
Dépêche-toi si tu veux éviter de nouveaux problèmes.
- Allez, viens. - A vos ordres.
Reste ici, et tu seras roi.
Mon seigneur et maître.
Désolé, majesté,
mais je dois moi aussi obéir aux ordres.
Je suis entré par l'autre côté.
Ce chemin mène à la flèche d'or.
- Tu ne me fais pas confiance ? - Si, bien sûr.
Bon, essaie de ne plus embrasser
d'autres femmes en chemin.
Elle m'avait pris au dépourvu.
Je comprends ce que tu ressens.
Viens.
- Comment sont-ils arrivés ici ? - Ils sont intelligents.
Même les ânes ?
Pars devant. Nous te suivrons.
Que sont ces ruines ?
C'est la Thèbes ancienne,
la cité aux 100 portes,
berceau de naissance de l'art et la magie égyptienne.
Ce chemin te mènera au lieu enchanté
où repose la flèche d'or.
Attache-les.
Avançons.
Laisse le cheval ici.
Allez, viens.
Dépêche-toi !
- C'est trop silencieux. - Etrange...
Il a dû se passer quelque chose.
Tu es sûr de ne rien savoir sur ça ?
Sur quoi ?
Attention ! Tu as perdu quelque chose.
On est au point de départ.
Un vol, cette fois.
- C'est l'habitude. - Et menteur !
Je l'avais vraiment oublié.
Je sens qu'on va passer une autre épreuve.
Ne bougez pas !
Ou vous finirez comme lui et les autres
qui ont voulu faire les malins.
Si vous voulez sortir d'ici vivants,
faites ce que je dirai.
Une obélisque bloque l'entrée de la tombe.
Il faut l'écarter du chemin.
Dégagez l'entrée car un trésor se trouve en bas,
et je le veux. Il sera à moi !
Laisse-nous passer et tu auras un cadeau.
Toi, je sais que tu es un voleur.
Je te surveillerai.
Et n'espère pas voler mon trésor en pleine nuit,
car si vous n'avez pas fini avant le coucher du soleil,
je vous transformerai en pierre. N'oubliez pas, avant le coucher du soleil !
Impossible. On n'aura pas assez de temps.
Vraiment ?
Au travail !
Maintenant, tu as tout le temps qu'il te faut.
Vous pouvez faire ce genre de choses ?
Oui.
Mais peu importe ce qu'on peut faire,
la seule aide qu'on nous permet de t'apporter
est d'arrêter le temps.
Maintenant, tu dois payer pour ton larcin,
tout seul.
Tu pourrais
déplacer ce rocher, si tu le voulais ?
Tu te croyais malin, n'est-ce pas ?
Maintenant, au travail,
si tu en es capable.
Il ne faut pas déplacer la colonne
mais plutôt cette obélisque.
Oui...
Mais si j'avais tes pouvoirs,
je pourrais faire tomber la colonne sur l'obélisque...
et la dégager du chemin.
Mais tu n'as pas de pouvoirs magiques.
C'est vrai.
Je me demandais...
Il est très fort, n'est-ce pas ?
Tu peux faire des tours de magie comme lui ?
Entre nous, je peux faire encore mieux.
Ah oui ?
Fais voir.
Tu essaies de m'avoir ?
Mais non. Il me faut juste une pierre pointue.
Tu peux m'en trouver une ?
Regarde.
Comme celle-là, là-bas.
Vas-y, il regarde ailleurs.
Fais à nouveau bouger le soleil.
- Mais... - Tais-toi.
Dépêche-toi.
Très bien.
- J'ai oublié la formule ! - Quoi ?
Je suis confus avec tous ces sorts que tu m'as demandé de faire.
- Quels sorts ? - Rien, seulement...
Une pierre qu'il a fait apparaître. Allez, rappelle-toi de la formule.
C'est une formule très compliquée !
Il t'a aidé !
Ce n'est pas autorisé !
Je m'en souviens, maintenant !
Dis-la !
Je veux savoir d'où venait cette pierre !
De là-bas !
L'entrée est dégagée !
Mon trésor !
Mon trésor !
Attendez, les amis !
Te voilà !
Regardez !
Le magicien étant mort, le sort est levé
et tout retourne à la vie.
Exactement comme c'était avant.
Bienvenue dans notre ville, noble libérateur.
Que les dieux soient loués s'ils t'ont envoyé ici.
Au nom de mon peuple...
qui souhaite t'exprimer sa gratitude,
je te prie d'accepter notre hospitalité.
Je crains qu'on ne soit très pressés par le temps.
Vous resterez au moins pour une fête en célébration de tout ça ?
Une fête...
que tu n'oublieras jamais.
- C'était merveilleux ! - A ta santé, notre libérateur.
Et à la tienne, plus belle de toutes les créatures.
Il les a toutes, ce veinard.
Il faut faire quelque chose.
- Laissons-le ici ! - Attendez...
Les filles, il est temps de partir.
Allons-y.
Le vizir Baktiar, mon enfant.
On est seule, princesse ?
Tu es trop souvent seule.
La solitude est le meilleur remède à la mauvaise compagnie.
Pas à ton âge, où on éclot comme une rose,
où tout semble appeler l'amour.
Je ne te savais pas poète, noble vizir.
C'est ta beauté qui m'inspire.
La même beauté qui a persuadé 3 valeureux princes...
de traverser tout l'Orient pour être dignes de toi.
C'est un grand honneur.
Sûrement plus grand que l'homme à qui tu penses sans arrêt.
Un bandit.
Mais...
Un misérable bandit...
qui ne sait que prendre la fuite.
Comment montre-t-il son amour ?
S'il t'aimait, il serait là,
bravant tous les dangers pour te retrouver.
Quand on aime, on trouve toujours un moyen.
Il donnerait un signe de présence.
Il te montrerait qu'il ne t'a pas abandonnée.
Tant que nous sommes seuls, j'ai un conseil à te donner.
Le prince Bassora...
est sûrement le plus digne de tes prétendants.
- Sûrement. - Où est cet insecte ?
Où en étais-je ?
Le prince Bassora t'apportera sûrement le plus précieux cadeau...
Une guêpe, maintenant !
Tu attires beaucoup d'insectes, semble-t-il.
Mieux vaut continuer cette conversation une autre fois.
Pauvre Baktiar.
Peu importe, princesse, nous reparlerons de ça...
très bientôt.
Il est tard, mon enfant.
Je vais vous conduire à votre chambre.
Non.
Est-ce que je rêve ?
Tu es là, Hassan ?
Je t'aime, Jamila.
Attends-moi.
N'aie pas peur.
Ta voix...
Merci.
Je reviendrai bientôt. Très bientôt.
Attends-moi, Jamila.
Je t'aime.
Moi aussi, je t'aime.
Quel étrange rêve.
Il faut partir.
Attendons encore un peu.
Hassan...
Majesté, on a une mission à accomplir.
Je comprends.
Puisque tu ne restes pas,
accepte ces cadeaux,
pour toi,
et tes amis.
Tu nous as redonnés vie,
un cadeau bien plus précieux.
Pour toi.
Ce sont les larmes de mon peuple, héritées de longues nuits de malheur...
et auxquelles tu as mis fin.
Grâce à toi, ils ne pleureront plus.
Au revoir, Hassan.
Majesté,
je garderai un souvenir éternel de toi.
Il faut partir.
Tu es incurable.
C'est là.
- Tu es sûr ? - Je connais l'endroit.
Tu me reconnais ?
Ce voyageur a besoin de tes services,
un peu d'eau qui donne la vie.
Partez.
Tu crois me tenter avec de l'argent ?
- Je veux l'eau qui donne la vie. - Non.
Mon but est de restaurer la vie,
et tu respires le crime et la mort.
Je ne t'en donnerai pas, et tu ne pourras pas la trouver.
C'est toi qui la trouveras,
si tu ne veux pas mourir.
Essaie-la.
Tu crois que les autres rapporteront un meilleur cadeau ?
Bien sûr que non, mon prince.
Pars, maintenant. Guide mes rivaux à l'endroit désigné.
Va à Damas...
et dis au vizir qu'il faudra bientôt agir.
Dépêche-toi.
Mes rivaux ont déjà de merveilleux cadeaux,
et vous n'avez rien pour moi !
Vous cherchez...
le plus beau cadeau...
au monde,
- mon prince ? - Oui !
J'ai ceci.
- Toi ? - Oui.
Mais il n'est à vendre que pour faire le bien.
Quel est pour toi le plus beau cadeau au monde ?
Rien de spécial,
c'est juste un tapis.
Il n'y a pas de moyen plus rapide pour voyager ?
Sois patient.
Si seulement je pouvais voler !
Abdul !
Sabrath !
- C'est moi, Hassan ! - Je te reconnais.
J'attends de te revoir depuis longtemps.
Regarde, Sabrath !
Je t'ordonne de me poser.
Arrête ! Tu ne sais pas ce que tu fais !
Autant que je l'imaginais.
C'est l'argent pour la rançon !
De quoi parles-tu ?
Les gars,
souhaitons-lui un accueil chaleureux.
Laisse-moi t'expliquer !
Non, n'approchez pas plus !
On ne vous fera rien.
Que pourriez-vous nous faire ?
Non ! Ça suffit, maintenant !
- Que fais-tu ? - Ce qui me plaît.
C'est un procès non programmé,
et j'ai le droit de le contester !
Je vais vous apprendre, espèces de brutes !
Pitié, on fera ce que vous direz !
C'est mieux.
Maintenant, je suis fatigué.
Arrêtons tout ça.
Tu crois toujours que je t'ai trahi ?
Non, pardonne-moi, Hassan. Je te rendrai tout.
Je te laisse le trésor, je m'en fiche.
Quoi ?
Ce n'est pas une blague ?
Je suis sérieux, Sabrath. Partagez-vous tout le trésor.
Merci, mon maître. Grande est ta générosité.
Puisse Allah te protéger.
C'est incroyable. Malgré tous nos conseils,
il ne comprend toujours pas !
Arrêtez, mes amis.
De bons amis pour un sultan.
Ami pour un jour, ami pour toujours.
J'apprécie ton aide, mais tu n'es jamais satisfait.
Voler est mal, abandonner est pire...
- C'est ta faute. - Ça l'est toujours,
mais les gens se trompent.
- Pas les dirigeants. - Eux aussi.
Au diable les dirigeants. Je fais ce qui me semble juste.
Très bien.
Tu continueras le voyage seul.
Je vous reverrai ?
Seulement quand tu auras récupéré la flèche d'or.
Si tu en es capable, bien sûr.
Les amis !
Ils volent !
Tu as déjà vu pareille chose ?
- C'est un beau bijou. - Oui,
mais pas un bijou ordinaire.
Regarde-le bien.
On voit à l'intérieur ce qui se passe dans le monde.
Prouve-le.
Elle est malade. Elle se meurt.
Cette potion la guérira de toute maladie.
Scelle les chevaux.
- Je dois me rendre à Damas. - C'est très loin, prince.
Même avec le plus rapide cheval, tu arriverais trop tard.
Regarde, ceci peut sauver la vie de la princesse.
Merci.
Moi seul peux t'emmener au palais sans délai.
Avec mon cadeau.
Il n'y a plus d'espoir.
Mon cadeau t'a redonné vie, princesse.
C'est le meilleur cadeau...
Oui, mais sans ma perle, on n'aurait pas su pour ta maladie.
Et sans mon tapis, on ne serait pas arrivés à temps...
pour te sauver.
Décide-toi, princesse,
et choisis-moi pour époux.
Je ne peux plus attendre.
Tu as dit la vérité. Ton cadeau m'a sauvé la vie.
Mais aucun d'entre vous n'aurait réussi sans les autres.
Je vous suis autant reconnaissante à chacun.
Assez ! Je t'avais avertie !
Je ne supporterai plus tes ruses !
Attends ! Attends !
- Tu as offensé la princesse. - Tu devras en répondre à nous.
Vous êtes mes prisonniers. Gardes !
N'essayez pas de fuir. Mes soldats ont encerclé la ville.
Et toi, va voir si la princesse est prête.
Le mariage aura lieu demain matin.
Le grand vizir, votre Excellence.
Seigneur ! Que faites-vous ?
Ne dis rien si tu m'aimes.
Ton illustre et invincible prince Bassora
vient t'escorter à la cérémonie de mariage.
Belle princesse,
ces 3 cadeaux sont à toi.
Ce sera mon cadeau de mariage.
Je les pose à tes pieds.
- Tu n'as plus besoin de choisir. - En effet,
tu as déjà choisi pour moi.
Mais je refuse.
Jamila, mon armée s'est mobilisée...
à l'extérieur de la ville.
2 des cadeaux ne viennent pas de toi. Tu les as volés comme un bandit.
Tu parles de bandit ?
- Va plus vite. - Je fais de mon mieux.
C'est inutile, Jamila. C'est moi qui commande.
Toi et Damas m'appartenez, désormais.
Peut-être Damas,
mais moi, jamais.
Jamila !
Jamila !
Prenez-lui la flèche d'or ! Gardes !
Dormez, vous deux ! Je vous l'ordonne !
L'arc !
L'arc !
Donne-le à Hassan !
Attends-moi !
Tiens, l'arc !
Emmenez-les !
Je te laisse Jamila. Veille sur elle jusqu'à mon retour.
J'ai peur pour toi, mon amour.
Tu es seul contre une puissante armée.
Avec ça, personne ne peut nous arrêter.
Et on n'est pas seuls.
- On vous obéira. - On se battra pour protéger Damas.
Attendez ! Attendez !
- On a notre propre moyen de transport. - Notre spécialité.
On dépend tous de toi pour protéger Damas.
Et on se battra en hommes !
Monte vite !
Il vole ! Il vole !
Je ne peux pas croire ce que j'ai vu.
Ton pouvoir est vraiment immense.
Soit, et l'heure est venue d'en faire la démonstration.
Que tous les régiments soient en position de combat.
En position de combat !
Préparez-vous à l'abattre !
En joue... Feu !
Aux abris !
Venez !
Dépêchez-vous !
Maintenant !
Tu vois ?
Venez, prince. Il faut partir d'ici.
Avant qu'il ne soit trop tard. Vite !
Quels sont les ordres, prince ?
Hassan ! Bassora et Baktiar s'enfuient !
Prends un de nos tapis volants !
Plus vite.
Longue vie à Hassan !
Où allez-vous ?
- On retourne là-bas. - Si tu as besoin de nous...
Tu n'as qu'à siffler !
Au revoir, et merci !
Traduction : Nicolas Hernandes Timing : unheimlich
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