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Original subtitles

Los Angeles.

Une ville s'étendant sur 1175 km².

Population estimée :

2 100 000 habitants.

Cette histoire

est arrivée à l'un

de ces 2 100 000 habitants.

Elle pourrait vous arriver.

Ces hommes sont inspecteurs bancaires.

Tous honnêtes et travailleurs.

Ils sont tous experts-comptables.

Cet homme s'appelle Tate.

Impossible qu'il s'intéresse aux inspecteurs. Quoique...

Un directeur de banque

ne sait jamais quand ses comptes sont vérifiés.

Ce matin, ces experts vont contrôler

une succursale de la Capital National Bank.

Voici la succursale hollywoodienne de la Capital National Bank,

le pilier du quartier des affaires.

Il est presque 9 h et les employés s'apprêtent à commencer leur journée.

Cet homme est Michael Donovan, un citoyen respectable,

ancien combattant et caissier en chef

de la Capital National Bank d'Hollywood.

Sa journée débute comme une autre :

organisée, méthodique et routinière.

Rien d'inhabituel.

Voici les inspecteurs,

à l'heure, comme toujours.

Ils vont passer ces portes et commencer leur journée,

tout aussi organisée, méthodique et routinière

que celle de Michael Donovan.

M. Tate est à l'heure, lui aussi.

Enfin...

Routinière à un détail près.

Ce matin, onze inspecteurs se présentent à la banque,

alors que dix étaient prévus.

Cet onzième homme est M. Tate.

Le responsable désigne la moitié de ses hommes

Ils se dirigent vers un poste préétabli.

Voici le directeur de la succursale.

Il s'appelle Starling.

L'autre moitié

se rend à son poste et le travail commence.

Approfondi, rapide.

Les inspecteurs commencent par compter l'argent des caisses.

Un caissier manipule

jusqu'à 150 000 dollars en liquide.

Une fortune.

Mais les caissiers sont assermentés et fiables.

Nous sommes vendredi 10 avril, il est 9 h 45.

Demain samedi, la banque est fermée.

10 heures.

La banque ouvre.

Des centaines de clients vont passer ces portes entre 10 et 15 h.

Les inspecteurs vérifient les liquidités.

Quant à M. Tate,

il continue à faire ce qu'il fait.

Je recompte votre argent.

Allez-y.

- Pouvez-vous m'aider ? - Je vais essayer.

J'aimerais ouvrir un compte

Je ne peux rien faire.

Allez au bureau d'ouverture des comptes, à l'entrée.

Je suis pressée, je suis déjà en retard.

Pouvez-vous faire une exception ?

Je suis navré, les ouvertures sont de leur ressort.

- C'est bon, merci - Je vous en prie.

Désolé.

Si vous ne pouvez pas... je reviendrai plus tard

- Excusez-moi. - Ce n'est rien.

- Elle est obstinée. Bonjour, Mike. - Bonjour, Jamie.

C'est aussi simple que ça.

M. Tate est entré dans le lieu où l'argent est le mieux protégé,

une banque,

et il en est sorti avec près de 50 000 dollars.

Et l'avenir d'un homme.

Celui de Michael Donovan.

Non, désolé, il est 15 h 10.

Je suis navré.

- Je suis contente d'avoir fini. - Tu n'as jamais fait d'erreur.

On ne sait jamais, il y a toujours une première fois.

Oui, sans doute.

Un déficit de 49 000 dollars...

Je dois perdre la tête.

- Que dis-tu ? - Rien, tout va bien.

Quelque chose ne va pas ?

Non, rien.

Bonsoir, Mike, bon week-end.

Un déficit de 49 900 dollars.

Il doit bien y avoir une explication.

Une chose pareille ne peut pas arriver.

Pourtant, ça vous est arrivé, Michael Donovan.

Vous pouvez l'oublier jusqu'à lundi.

Mais lundi matin va vite arriver.

Dites à Ruth, votre femme,

ce que vous avez sur le cœur.

Qu'est-ce qui te tracasse ?

J'ai eu un trou dans ma caisse, hier.

C'est tout ?

Où t'es-tu trompé ?

Je ne sais pas.

Il te manquait combien ?

49 900 dollars.

Tu plaisantes !

49 000 dollars, ce n'est pas une plaisanterie.

C'est impossible ! Comment...

Je n'en sais rien !

Qu'a dit M. Starling quand tu lui en as parlé ?

Je ne lui en ai pas encore parlé.

- Tu aurais dû. - Je le sais.

Mais je voulais réfléchir.

Réfléchir à quoi ? Tu dois signaler tes trous de caisse.

Fais-le demain matin.

Entendu. Demain matin.

Bonjour, M. et Mme Donovan.

C'est une belle journée. Ça donne envie de...

- M. Starling. - Entrez, Mike.

Bonjour, Ruthie. Mike.

Il faut que je vous parle.

Asseyez-vous. Je suis à vous dans une minute.

Asseyez-vous, Mike.

Que puis-je pour vous ?

J'ai eu un trou dans ma caisse, vendredi.

Il fallait me le dire.

Je ne pouvais pas y croire. C'est toujours le cas.

Nous avons déjà réglé de tels problèmes.

Je sais, mais 49 900 dollars...

Rien ne peut...

49 900 dollars ?

Ils doivent être quelque part ici.

- C'est obligé ! - Laissez-moi régler ça.

Comment une telle somme a-t-elle pu disparaître ?

Je l'ignore. J'ai compté et recompté, avec toujours le même résultat.

C'est insensé.

Quelqu'un est entré chez vous ?

Non. Georgia, Mlle Ford, est venue faire de la monnaie.

Et les inspecteurs sont passés.

- Personne d'autre ? - Non.

Je vous connais depuis longtemps. Je vous fais confiance.

Mais vous auriez dû signaler le déficit tout de suite.

- Je sais, mais... - Qu'allons-nous faire ?

Il n'y a qu'une chose à faire.

Appeler la société de garantie.

Société de garantie

Un appel de M. Starling, M. Temple.

Passez-le moi.

Comment ça va, Jim ?

Pas mal, Frank.

Ta femme, tes enfants ?

Tout le monde va bien.

Frank, j'ai une mauvaise nouvelle.

Ce n'est sûrement pas si terrible.

J'ai bien peur que si.

Un de mes caissiers a eu un déficit de 49 900 dollars vendredi.

Quoi ? Tu plaisantes !

Non.

Pourquoi avoir attendu ?

Il ne nous l'a dit que ce matin.

Qui est-ce ?

Michael Donovan.

Je t'envoie un de mes hommes. Ne quitte pas Donovan des yeux.

Je suis sûr de lui.

Je sais que tu en es sûr. Surveille-le quand même.

Très bien, Frank. Au revoir.

Gus Slavin est arrivé ?

- À l'instant, M. Temple. - Envoyez-le-moi.

Tout de suite, monsieur. Le patron vous demande.

Merci.

Bonjour, M. Temple.

Je veux que vous alliez à la Capital Bank d'Hollywood.

Un problème ?

Un des caissiers a un déficit de 49 900 dollars dans sa caisse.

Il s'appelle Donovan. Faites une enquête.

J'y vais.

Ne vous en faites pas.

On retrouvera forcément une telle somme.

- J'espère que vous avez raison. - J'en suis sûr.

À plus tard.

- Tout ça est stupide, non ? - Que voulez-vous dire ?

- Vous le savez. - Attendez...

J'aimerais parler à M. Donovan seul.

Bien sûr. Allez dans la salle de réunion.

Asseyez-vous.

Allons droit au but.

À qui avez-vous refilé l'argent ?

J'ignore de quoi vous parlez.

Vous l'avez refilé à quelqu'un. À qui ?

Tout ce que je sais, c'est que l'argent a disparu.

Oui, c'est ça.

Une jeune femme vous a poussé à le faire ?

Vous ne comprenez pas. Je ne sais rien !

- Une cigarette ? - Non, merci.

Allez-y.

J'ai dit non, merci.

Vous ne faites que compliquer les choses.

Si vous n'avez pas de complice, alors vous avez planqué l'argent.

Mais vous ne pourrez pas en dépenser un cent.

À partir de maintenant, je ne vous lâche plus.

Ne laissez pas une erreur ruiner votre excellente réputation.

Je veux juste récupérer l'argent.

Dites-moi où il est et je vous laisserai tranquille.

Mais si vous vous obstinez, je m'acharnerai sur vous.

Si j'avais l'argent,

je ne serais pas venu à la banque me jeter dans la gueule du loup.

Arrêtez ça !

Si vous étiez innocent, vous auriez parlé vendredi.

- J'avais besoin de temps. - Pour cacher l'argent.

- Vous mentez ! - Asseyez-vous !

Vous vous croyez peinard, maintenant.

Vous n'avez plus qu'à la boucler et à attendre.

Mais vous avez fait une grosse erreur.

Vous avez arnaqué une banque fédérale.

Je n'ai rien fait !

Le FBI va s'en mêler.

Vous savez que le FBI et les flics ne passent pas de marché.

Moi, si.

Il n'y a pas de marché à passer.

Essayons encore une fois avant d'aller au commissariat.

Où est le fric ?

Je ne sais pas.

Comme vous voulez.

Allez, on y va.

C'est terrifiant comme la vie d'un homme peut changer en 2 jours.

Vendredi 10 avril, Michael Donovan est parti travailler,

comme tout le monde.

Lundi 13 avril, le voilà

au commissariat d'Hollywood, soupçonné de vol qualifié,

l'estomac noué, la peur au ventre.

Parfois il semble que rien n'a de sens.

Un jour, tout va bien. Le lendemain, tout s'écroule.

Où est l'argent ?

Vous êtes du FBI, à vous de me le dire.

Pourquoi n'avez-vous pas mis l'argent au coffre tout de suite ?

J'étais occupé.

Vous avez remarqué le trou à 15 h ?

À la fermeture.

Pourquoi pas avant ?

J'étais occupé, je n'ai pas vérifié.

49 900 dollars, c'est une somme.

Il faut être intelligent pour manigancer un tel vol.

Oui, sans doute.

Êtes-vous intelligent ?

Assez pour ne pas tenter un coup pareil.

Votre mari a des dettes, Mme Donovan ?

Non.

Pas plus qu'un autre.

Mais vous avez des dettes.

Oui.

- Comme tout le monde. - Combien ?

Je ne peux pas le dire comme ça.

La maison, la voiture, quelques vêtements.

Combien ?

Je ne sais pas exactement.

On commet tous des erreurs. Dites ce que vous avez sur le cœur.

Je suis innocent.

Laissez-le-moi.

Je vais le faire parler.

Du calme. On s'en occupe.

- Qui est votre complice ? - Une femme ?

Je n'ai pas de complice.

Vous travaillez seul.

Je suis innocent Je vous dis la vérité !

Comme tout le monde.

Écoutez, Donovan.

À qui avez-vous refilé l'argent ?

Gus, vous n'êtes plus policier. Laissez-nous faire.

Où est ma femme ?

À l'ouverture, vous avez pris votre caisse,

vous avez tout vérifié et vous vous êtes mis au travail.

Oui.

Il joue ?

Que voulez-vous dire ?

Est-ce qu'il parie de l'argent ?

Il joue au poker avec des amis une fois par semaine.

Quelles sont les mises ?

Je ne sais pas.

Ils se limitent à 5 cents.

Et les chevaux ?

On va aux courses une ou deux fois par an. Pas vous ?

Si, mais...

C'est nous qui posons les questions.

Il a un bookmaker ?

Ce n'est pas illégal ?

Soyez raisonnable. Je déteste la manière forte.

Ce serait raisonnable d'avouer un crime que je n ai pas commis ?

Non...

- Pas si vous ne l'avez pas commis. - Je vous le jure !

Alors, voyez-vous un inconvénient à ce qu'on fouille votre maison ?

Oui.

Je ne veux pas que des flics saccagent ma maison.

On peut obtenir un mandat.

C'est bon, allez-y. Je ne cache rien.

Évidemment qu'il ne cache rien.

Pas chez lui.

Le petit malin a planqué l'argent ailleurs.

Menteur !

- Voyou ! - Ça suffit.

- Vous me traitez de menteur ? - Ça suffit !

- Il joue en bourse ? - Non.

Y aurait-il une autre femme ?

Ne vous fâchez pas. C'est courant.

Et ma femme ?

Elle va bien.

On va la ramener chez vous.

Ne vous en faites pas.

Si vous êtes innocent, c'est inutile.

Je suis innocent, et je me fais beaucoup de soucis.

Tu es aveugle ou quoi ?

- Quoi ? - Tu n'aimes pas ma robe ?

Si, elle est superbe.

La météo est plus intéressante que moi ?

Ça ne me plaît pas.

Alors, pourquoi tu le lis ?

Il y a eu un vol de 50 000 $, et pas une ligne dans les journaux.

Ça ne me plaît pas.

Tu veux faire un album ?

Tu ne comprends pas.

Ils gardent le secret sur tout ça. Je ne sais pas quoi faire.

Chéri, ne t'en fais pas. On se débrouille bien, non ?

Oui, mais...

Écoute... Arrête de t'inquiéter.

Je te trouve formidable.

Tu es l'homme le plus intelligent du monde.

Oublie un peu ce torchon et occupe-toi de moi.

Tu n'es pas tout seul.

Merci, Jim, ce sera tout.

Alors ?

- Rien. - Vous avez fouillé partout ?

Mme Donovan nous a traités de tous les noms.

Je m'y attendais.

Il a un complice, c'est évident.

Il a eu largement le temps de mettre l'argent à l'abri.

Peut-être.

Entrez, Donovan.

Allez, gros malin, arrêtez de jouer au plus fin.

Où est le fric ?

Vous avez fait chou blanc.

C'est vous qui menez l'enquête.

Acceptez-vous de passer au détecteur de mensonges ?

Pourquoi pas ? Je n'ai rien à cacher.

Vous savez que ce n'est pas fiable.

Ça a déjà marché, ça peut nous aider.

Vous êtes prêt ?

M. Donovan, je vais vous poser quelques questions.

Répondez par oui ou par non,

si possible.

Vous vous appelez Michael Donovan ?

Vous avez 35 ans ?

Vous êtes marié ?

- Vous avez des enfants ? - Non.

- Vous êtes caissier dans une banque ? - Oui.

Êtes-vous allé directement au travail vendredi matin ?

Oui.

- Vous êtes-vous arrêté en chemin ? - Non.

Les inspecteurs ont vérifié votre caisse à 10 h ?

Vers 9h45.

Les inspecteurs ont compté vos liquidités ?

Oui.

À deux reprises.

- À deux reprises ? - Oui.

Vérifient-ils deux fois votre caisse d'habitude ?

À bien réfléchir, non.

Vous êtes sûr ?

Oui, j'en suis sûr.

À quoi ressemblait l'inspecteur qui a vérifié la seconde fois ?

Il était trapu, un peu dégarni.

Une voix grave ?

Non.

Je recompte votre argent.

Aiguë.

Un peu nasillarde.

Il avait une moustache.

Reconnaîtriez-vous sa voix si vous la réentendiez ?

Je ne l'oublierai jamais.

Qu'a-t-il dit ?

"Je recompte votre argent."

Est-il votre complice ?

Non.

- Vous avez fait le coup seul ? - Je n'ai fait aucun coup.

Où est l'argent ?

Si je le savais, je ne serais pas ici.

C'est bon.

Oui ?

- M. Starling ? - Oui ?

Neil Sanford.

Vous avez découvert quelque chose ?

Donovan aurait été contrôlé 2 fois. C'est la procédure habituelle ?

Pas du tout.

Les inspecteurs comptent l'argent en caisse, à leur arrivée, c'est tout.

Ils ne contrôlent jamais deux fois,

sauf en cas d'irrégularité.

Merci beaucoup, M. Starling.

Je vous rappellerai.

Vous pouvez le détacher.

Alors ?

Rien. Aucune variation dans la courbe.

Cette machine est bidon.

Je crois qu'il est innocent.

Je le crois, moi aussi.

Pas moi.

Il a répété son histoire au point de la savoir par cœur.

Il peut la dire sans aucune émotion.

- Il faut le passer à tabac. - Ça suffit.

Ces méthodes appartiennent au passé.

Laissez-moi vous dire une bonne chose.

Ce type a volé 49 900 dollars

et si on les retrouve pas ma société devra les rembourser.

Ça n'arrivera pas.

Je ferai tout pour le faire parler.

Faites entrer Mlle Ford.

Sa caisse a été vérifiée 2 fois.

Starling dit que ça n'arrive jamais. Si Donovan dit vrai...

Entrez, Mlle Ford.

Asseyez-vous.

Vous travaillez à côté de M. Donovan ?

Oui.

A-t-il agi de façon inhabituelle vendredi ?

Il était nerveux, il semblait avoir peur.

Toute la journée ?

Non, il était environ 15 h.

Je l'ai remarqué à la fermeture.

Et ensuite ?

Eh bien... Ensuite...

Il n'a pas arrêté de recompter son argent.

Je me suis inquiétée, il m'a dit que tout allait bien.

Puis il est reparti vers une autre calculatrice

et il a recommencé ses comptes.

Dites-nous...

Avez-vous vu le second inspecteur dont il parle sans arrêt ?

Un homme trapu, au crâne dégarni, avec une moustache ?

Non.

Mais il a pu passer sans que je le voie.

Merci, Mlle Ford, ce sera tout.

Faites entrer le gardien.

J'aimerais dire quelque chose.

Je connais bien Mike.

Je suis sûre qu'il n'a pas volé cet argent.

Merci, il sera heureux que vous le pensiez.

- Au revoir. - Au revoir.

- Bonjour, capitaine. - Lieutenant.

Bien, lieutenant. Que puis-je pour vous ?

Vendredi, avez-vous remarqué un homme trapu, moustachu, un peu chauve ?

Non, je ne peux pas dire ça.

Mais je vois tellement de monde,

c'est difficile de se souvenir de tous.

Mais non, je ne crois pas.

- Vous en êtes sûr ? - Du moins, pas que je me souvienne.

Merci, c'est tout.

Merci. Content de vous connaître.

Attendez...

J'ai vu le type que vous dites.

Vraiment ?

Il frappait à la porte, il voulait entrer.

Il est entré ?

Il était 15 heures passées, La banque était fermée.

Merci beaucoup. C'est tout.

Merci. Je peux faire autre chose ?

Non, on vous appellera.

Bien, monsieur. Merci.

La banque était fermée.

Allons voir aux archives les photos de criminels.

On va essayer de l'identifier.

L'espoir fait vivre.

Il ressemblait beaucoup à ça.

Non, ça ne peut pas être lui.

Il purge une peine de 10 ans à San Quentin.

- Les inspecteurs sont là, lieutenant. - Merci, Phil.

Venez.

Qui a vérifié votre caisse ?

- Lui en premier. - C'est exact ?

Oui.

- Une anomalie ? - Non.

Merci.

Et le second inspecteur ?

Il était moustachu, un peu dégarni.

Votre chapeau...

Non, ce n'est pas lui.

- Vous en êtes sûr ? - Certain.

- Vous avez vu cet homme ? - Non.

Merci, c'est tout.

Donovan, attendez dehors.

On ne peut pas le garder plus longtemps.

Vous êtes dingues ?

Il sort une histoire à dormir debout sur un deuxième inspecteur

et vous le renvoyez avec des excuses ?

- Qu'en pensez-vous ? - Je crois qu'il dit la vérité.

Je vous comprends, Slavin. Mais n'oubliez pas

qu'il n'est pas encore tiré d'affaire. Vous avez peut-être raison.

J'en suis sûr.

Alors, il finira par faire une erreur.

En attendant,

on va contrôler les cambrioleurs

et les employés de banque renvoyés depuis un an.

On reste en contact.

Du calme. Inutile de s'énerver.

Au revoir.

C'est réglé.

Tu as l'air fatigué, Mike. Rentrons.

Pas une ligne dans les journaux. On a de la chance.

Oui, sans doute.

Bonjour, M. Donovan.

M. Starling voudrait vous voir.

Merci.

- Vous voulez me voir ? - Oui, Mike.

Ça me fait de la peine, mais je dois me séparer de vous.

Pourquoi ? Je suis innocent. Même Sanford le croit.

Moi aussi.

Mais malheureusement, M. Slavin est d'un autre avis.

Il vous a retiré sa caution.

J'irai ailleurs.

Ce n'est pas si simple.

Aucune société ne voudra se porter garant de votre honnêteté.

- Ce n'est pas juste. - Je sais.

Mais j'ai les mains liées.

Un caissier doit avoir une caution, c'est la règle.

Désolé. Si ça ne tenait qu'à moi, je vous rendrais votre poste.

Slavin rêve de m'envoyer derrière les barreaux.

Si je peux faire quelque chose.

Merci beaucoup.

C'est toi, Mike ?

Oui.

- Tu rentres tôt. - J'ai été renvoyé.

Quoi ?

- Ce n'est pas juste. - C'est ce que je leur ai dit.

C'est complètement ridicule !

Que va-t-on faire ?

Je trouverai un autre emploi, c'est tout.

Viens là.

Regarde.

C'est formidable, non ?

On me met en prison. On dit que je suis innocent,

on me renvoie et enfin, on me fait suivre.

- Mike... - Quoi ?

Ça va aller, on va s'en sortir.

Tu vas trouver du travail, ça ira.

Oui, tout sera absolument parfait.

Ruthie, tu me crois, n'est-ce pas ?

- Je t'aime. - Mais est-ce que tu me crois ?

Je te croirai toujours.

Alors tout ira bien.

Ça ne paye pas beaucoup, mais il y a de bonnes perspectives.

Nous avons douze stations, de quoi occuper un homme comme vous.

Formidable. Je commence quand ?

Demain matin, si vous pouvez.

- Je peux. Je serai là. - Bien, à demain.

Merci beaucoup. À demain matin.

Qu'est-ce que tu as ?

J'en ai un.

- Tu as quoi ? - Un travail.

C'est formidable ! Où ça ?

Ce n'est pas grand-chose, mais il faut bien commencer.

À la station service Finlay's.

Pas grand-chose ! Mike, je suis fière de toi.

- Vraiment ? - Tu sais bien que oui.

Il faut fêter ça.

Mais je n'ai pas encore été payé !

Ça ne fait rien. Reste là, je reviens.

Et voilà.

Qu'est-ce que c'est que ça ?

- Tu sais quoi ? - Quoi ?

- Tu es merveilleuse. - Merci beaucoup.

- À nous. - À nous.

Qu'y a-t-il ?

Écoutez, Slavin, j'ai un travail et je compte le garder...

- Lâchez-moi. - Mike, je t'en prie.

- Allez-vous me lâcher ? - Ne faites pas l'idiot.

Si vous me frappez, je vous fais enfermer. Pensez à votre travail.

Viens, Mike.

Suivez-la. Elle, elle réfléchit.

Que puis-je pour vous ?

Rien. Mais moi, je peux vous rendre un service.

Lequel ?

- Je suis détective. - Quel est le problème ?

- Cet homme, dehors. - Eh bien ?

On peut dire que vous savez les choisir.

Comment ça ?

C'est un voleur, et pas du menu fretin.

Il a volé près de 50 000 $ à la Capital Bank d'Hollywood.

Quoi ?

Ça me regarde pas, mais je voulais vous le dire.

Oui, vous avez bien fait. Merci beaucoup.

Ce n'est rien. À un de ces jours.

J'imagine que vous voulez me voir.

- Je suis désolé. - Ce n'est rien.

Je viens de recevoir un rapport du FBI.

Et ?

Ils ont contrôlé les anciens employés de banque.

Ils étaient tous à plus de 80 km au moment du vol.

Parfait.

Tous, sauf trois.

Et deux ont des alibis en béton.

- Et le troisième ? - Il est à côté.

Pas de jugement hâtif. Vous savez le mal que ça peut faire.

Oui, je sais.

Entrez M. Johnson.

Répétez après moi : "Je recompte votre argent".

Je recompte votre argent.

Pouvez-vous répéter ?

Je recompte votre argent.

Ce n'est pas lui.

Merci, désolé pour le dérangement.

Ce n'est rien. J'espère que vous trouverez votre homme.

- Merci. - Au revoir.

Courage, on continue nos recherches.

Comment ça va, à part ça.

Slavin m'a fait renvoyer de 4 emplois.

J'ai perdu le dernier hier. Il a mis une semaine à me retrouver.

Je sais. Je vais lui dire de vous laisser tranquille.

Épargnez-vous cette peine. C'est tout ?

Oui, pour l'instant.

Merci pour ce que vous faites.

Vous m'avez demandé ?

Oui.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Vous devriez lâcher Donovan.

Il est venu se plaindre ?

Vous le faites renvoyer de partout.

Oui, il n'aura pas de travail tant que j'aurais pas les 50 000 $

ou ce qu'il en reste.

C'est pas régulier.

Vous et moi, on est des flics.

J'admets que je n'aime pas toujours ce que je dois faire.

Il y a une différence. Moi, je le crois innocent.

Non.

Il est malin, mais quand il sera fauché, il me conduira au magot.

- Vous savez quoi ? - Quoi ?

Vous allez attendre longtemps.

Peut-être. Mais j'ai six mois pour rembourser.

Je vous parie un nouveau chapeau que d'ici là,

j'aurai les aveux de Donovan et l'argent.

Tenu.

À vendre.

Tu es découragé ?

Un peu. Pas toi ?

Non.

- On recommence à zéro, c'est tout. - C'est tout...

Je ne suis pas inquiète.

Tu sais, ça ressemble un peu à notre premier appartement.

Maintenant, sors.

Je dois tout ranger et tu es dans mes jambes.

Tu crois ça ?

Sors.

Tu vas me gêner.

Je sors.

Au revoir, Mike.

Puisque tu es là-bas, ne fais pas demi-tour.

Essaie de trouver une course.

- Comment allez-vous ? - Bien.

Qu'y a-t-il ?

Vous avez un chauffeur qui s'appelle Donovan ?

Oui. C'est un crime ?

C'est un criminel.

- Dites-m'en plus. - Oui, si ça vous intéresse.

Ça m'intéresse. Allez-y.

Mike Donovan a volé près de 50 000 $ à la Capital Bank.

C'est très intéressant.

- Mais une chose m'intéresse plus. - Laquelle ?

S'il a volé près de 50 000 $, pourquoi il est pas en taule ?

Quand on saura où il a planqué l'argent, il y sera pour longtemps.

Quand il sera à l'ombre, j'engagerai quelqu'un d'autre.

Mais tant qu'il est réglo, il travaille pour moi.

- Écoutez... - Vous, écoutez.

J'aime pas les fouineurs.

Faites-moi plaisir, allez-vous-en.

Vous allez le regretter.

Peut-être.

J'ai du travail. Dégagez.

J'en ai pour un instant.

- 6331, South... - Je veux pas rentrer.

Je ne suis pas sortie depuis des mois.

- S'il te plaît... - On a de l'argent à dépenser.

L'argent, tu ne penses qu'à ça ?

Excusez-moi.

- Tu me fatigues. - Tais-toi !

Regarde !

Argent, argent...

Allô ? Donovan, 24.

Je recompte votre argent.

Oublie ça, ce n'était sûrement pas le voleur.

Et puis, on se débrouille bien, maintenant.

J'ai ouvert un compte, hier.

On se débrouille bien,

- mais... - Mikhael ?

- Quoi ? - Oublie ça.

Oublie quoi ?

Je préfère ça.

Maintenant, M. Michael Donovan,

votre paye, s'il vous plaît.

Pas mal.

- Comment allez-vous ? - Bien, merci.

Qu'est-ce qu'il y a, Gus ? Un problème ?

Peut-être.

Rien de grave, j'espère.

J'aimerais vérifier un de vos comptes.

Quel nom ?

Michael et Ruth Donovan. Ils ont de l'argent chez vous ?

- Je vais voir. - Attendez.

Vérifiez s'ils ont un coffre.

Voilà.

Pas de compte chèque, juste un compte d'épargne avec 89,5 $.

- C'est tout. - Oui.

Ils n'ont pas de coffre.

Bien, merci.

Merci beaucoup. Au revoir.

De rien. Au revoir, Gus.

Tiens, chéri.

Mange, ça te fera du bien.

C'est toi qui me fais du bien...

- J'ai une surprise pour toi. - C'est quoi ?

- Ça va te coûter cher. - Combien ?

Voilà combien !

Où j'en étais ?

- Tu avais une surprise. - Ah oui.

Pete Tanner m'a demandé de faire sa comptabilité.

Mike, c'est fantastique !

Je ne devrais peut-être pas.

Tu dois accepter.

Bonjour, Mme Donovan.

Entrez.

Que voulez-vous ?

Parler un peu.

Pas longtemps, j'ai du travail. Asseyez-vous.

Je serai bref.

Tant mieux.

Dans 2 semaines, les 6 mois seront écoulés.

Ma société devra rembourser les 50 000 dollars.

C'est votre problème.

Je m'attendais pas à vous voir pleurer.

Mais j'ai une proposition qui pourrait vous intéresser.

Possible.

Écoutez, Donovan.

Vous m'avez battu.

En ce qui me concerne, vous êtes libre comme l'air

et vous pouvez le rester, avec un bonus.

Si vous jouez le jeu.

En ce qui vous concerne ?

Oui.

Continuez.

- Mike ! - Ça va.

Voici ma dernière offre.

Si vous rendez l'argent, vous pouvez garder 10 000 $.

Qu'en dis-tu, chérie ?

Comment ça, ce que j'en dis ? Tu es fou ?

Voilà votre réponse. On préfère tout garder.

Vous feriez mieux de changer d'avis.

Aucune chance. Si vous voulez m'excuser.

J'éviterais, à votre place.

On est chez moi. Si vous me frappez, je vous fais enfermer.

Pensez à votre travail.

Je vous aurai. Vous allez regretter de m'avoir rencontré.

Je le regrette déjà. Allez vous-en.

Quel sale caractère.

Ce n'est pas toi ?

Bien sûr que non. Mais ça fait 6 mois qu'il me harcèle. C'est mon tour.

Et que serait un Irlandais sans humour ?

Rien.

J'ai eu une idée pendant qu'il parlait.

Mike, tu m'avais promis...

Écoute-moi encore une fois, ce sera la dernière.

Vas-y.

Regarder des photos de criminels, ce n'était pas la bonne approche.

Qu'aurait-il fallu faire ?

Ce type n'a peut-être pas de casier.

Il est peut-être du coin.

Il travaille peut-être dans une banque.

Continue.

Alors, sa photo est dans le fichier d'une société de garantie.

Je vais aller voir.

Ça vaut le coup d'essayer.

Mais ne t'emballe pas, tu risques d'être déçu.

Emmène-moi, j'ai des courses à faire.

D'accord. Ruthie,

j'ai un plan et j'ai besoin de ton aide.

Voilà ce qu'on va faire...

Ça va ?

À tout de suite.

Va chez l'épicier, je vais chez le teinturier.

- N'oublie pas le café. Moulu. - Entendu.

J'ai oublié le café.

J'ai oublié le café.

50 000 $ ont disparu. Vous dites que vous êtes innocent,

mais nous devons les rembourser.

Et vous voulez regarder nos fichiers !

Partez.

M. Temple, je veux qu'on retrouve cet argent autant que vous.

Vous me prenez pour un idiot ?

- Faites-le sortir. - Qu'est-ce qu'il veut ?

Il veut voir nos fiches.

- Pourquoi ? - Pour identifier le voleur.

- Laissez-le faire. - Quoi ?

Laissez-le faire.

Bon...

Tiroir du haut, 2ème classeur.

Regardez à la lettre D et vous le trouverez.

Vous êtes sourd ? Je vous ai dit de regarder à D.

Ne me cherchez pas.

On devient chatouilleux ?

Qu'est-il arrivé à l'homme de fer ?

Laissez tomber, il est encore temps. Dites-moi où est le fric.

OK, c'est votre problème.

Regardez à D, comme Donovan.

- Il ne reste qu'une chose à faire. - Quoi ?

Je dois déposer de l'argent à la banque.

Je me dépêche, ça va fermer. À tout de suite.

- Voilà. - Merci.

C'est bon ?

- Les clés ? - Mon sac...

J'y vais.

Ah, les femmes...

Qu'y a-t-il ?

Le caissier que tu as vu, c'est le type qu'on cherche.

- Tu avais promis... - Je te dis que c'est lui.

Tu ne te fais pas des idées ?

On verra. Je le surveille. Dis à Sanford de me rejoindre ici.

- Ne fais rien avant qu'il arrive. - Ne t'en fais pas. Vas-y.

Que voulez-vous ? Pourquoi me suivez-vous ?

C'est la même voix, c'est vous !

J'ignore de quoi vous parlez.

Dites-moi : "je recompte votre argent."

- Allez ! - Pourquoi ? Je ne vous connais pas.

Je ne comprends pas.

Ah non ?

Dites-le quand même.

Je recompte votre argent.

- Encore. - Je recompte votre argent.

- J'ai envie de vous tuer. - Attendez !

On peut discuter.

Très bien, je vous écoute.

Si j'étais l'homme que vous cherchez,

et je ne dis pas que je le suis,

vous n'avez aucune preuve.

Vous ne pouvez rien sans preuve.

Je vous en prie !

On peut parler affaires si vous êtes raisonnable.

Je vous écoute.

On partage 50-50 si vous vous taisez.

Personne ne saura que vous les avez. Ça vous va ?

Je veux les voir.

Je vous les enverrai.

Je les veux maintenant.

D'accord, mais c'est à l'autre bout de la ville.

6331, South... ?

Chesnut.

Allons-y.

Salut, M...

6331, South Chesnut.

Va chercher Pete.

Idiot ! Pourquoi tu l'as amené ici ?

- Il a menacé de me tuer. - Il aurait dû le faire !

- Combien voulez-vous ? - 25 000 dollars.

Qui est le type qui vient de rentrer ?

- Lequel ? - Le vieux.

Vous venez pour le recensement ?

Nom et numéro de l'appartement ?

Tate, chez son amie au 408.

Merci.

Il n'aura pas un cent. Te laisse pas rouler par cet abruti !

La ferme !

Tenez. Mais à une condition.

Si vous me revoyez, vous ne me connaissez pas.

On ne se reverra pas.

J'y veillerai.

Pas si vite. Rendez ça.

Tu es folle ! Laisse-le partir.

Tu me dégoûtes. Va chercher le reste, on s'en va.

Ce ne serait pas prudent de vous laisser en vie.

Dommage, vous êtes mignon.

Ouvrez !

- Qui est-ce ? - Ne tire pas, c'est la police.

Ouvrez !

Donnez-moi l'argent !

Donnez-le moi !

- Que se passe-t-il, ici? - Police. Vous avez un passe ?

Allons-nous-en !

Je ne partirai pas sans l'argent !

Vera, on a notre part, viens !

Essayez l'autre.

C'est mon immeuble, laissez-moi entrer...

Restez tous dehors !

Je vous avais dit que c'était une question de temps.

Je savais que je finirais par vous coincer.

Le type que vous cherchez s'est enfui avec une femme.

Bien sûr, il y a toujours une femme.

Elle vous a laissé tomber ?

Lui. C'est votre complice ?

C'est un caissier, il s'appelle Tate.

- Je l'ai retrouvé... - Et je vous ai retrouvé.

- Écoutez. - Du calme.

Ne vous en faites pas pour la fille, on la rattrapera.

Mets-toi ça dans la tête, je ne vais nulle part sans l'argent.

Vera, mais...

Avec de l'argent, je te trouve supportable.

Sans, tu n'es qu'un petit employé de banque minable.

Il n'y a aucune voiture de police.

Pourtant, on aurait dit qu'il attendait quelqu'un.

Il n'ira nulle part avec notre argent.

Où est le reste ?

Dans la salle de bains.

J'attendais que ça !

Sale voleur.

Laissez-moi entrer.

Ce cinglé te fait encore des misères ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Pete...

J'ai trouvé l'argent. Je dois rejoindre Sanford.

File, prends le taxi en bas.

On s'occupe de lui.

- Vous commettez un délit. - La ferme !

- Il n'ira nulle part. - La ferme, je vous dis !

Il ne partira pas !

Je ne vais pas le répéter.

Regarde ! Je te l'avais dit.

- Que vas-tu faire ? - Récupérer l'argent.

Il va aller voir les flics, on peut pas le suivre là-bas.

Je ne vais pas le suivre.

Il va me suivre.

Il a mordu à l'hameçon.

Tout ce qu'on a à faire, c'est l'éloigner des flics.

Il a son compte.

J'oublie ma force.

Allons nous-en, il veut faire un petit somme.

Je ne comprends pas.

Il m'avait promis de vous attendre.

Ne vous en faites pas.

Rentrez et pensez à autre chose.

Je vais attendre, au cas où il appellerait.

D'accord.

J'imagine que ça ne sert à rien...

Sanford.

Quoi ?

Je l'ai pris la main dans le sac. Il a une complice.

Son patron m'a retenu ici pendant qu'il partait avec le fric.

Je veux qu'ils soient tous arrêtés.

Je vous rappellerai, gros malin.

Bien. Au revoir.

Qu'y a-t-il ?

Mike s'est enfui avec les 50 000 dollars.

C'est impossible.

Où va t-on ?

Un ami à moi a une maison sur la plage.

Un endroit tranquille, parfait pour discuter avec Donovan.

Un ami ? Quel ami ?

C'est pas tes affaires.

Taxi n°388.

immatriculé BEX 99834.

Envoyez un message. Taxi n° 388.

Je croyais que Mike était réglo et qu'il allait chez les flics.

C'est le cas.

Il va venir, vous allez voir, et il va tout expliquer.

Je l'espère.

Il est à la poursuite de cet homme, M. Tate.

Il n'est pas allé chez Tate, mais chez une femme.

Tout ce que je sais de Tate, c'est que c'est un bon citoyen

qui travaille dans la même banque depuis 15 ans.

- Donovan est coupable. - Je ne vous crois pas, pas Mike.

On n'a plus qu'à attendre. Il nous appellera peut-être.

Autre chose ?

Non, vous pouvez partir.

Viens, Charlie, on a du travail. Et j'aime pas trop cet endroit.

Viens, mon mignon, on y est presque.

- Il faut être prudents. - La ferme !

Sans issue

Tu le vois ?

Non.

Il nous a vus tourner.

Donovan ?

Localisez son appel.

Venez vous rendre.

Vous plaisantez ?

Écoutez. Tate et la femme ont tourné dans Zuma Road, au nord de Malibu.

Arrêtez de jouer au détective.

Je ne joue pas. Venez aussi vite que vous pouvez.

Écoutez, je vous dis de...

Passez-moi le shérif de Malibu.

On l'a perdu, fais demi-tour. Oublie l'argent et quittons la ville.

Je ne te supporte plus, même avec l'argent.

Les mains en l'air.

Montez.

Avancez.

Donnez-moi l'argent, M. Donovan.

- C'est gentil de l'avoir apporté. - Vous n'irez pas loin avec.

Plus loin que vous.

Que veux-tu dire ?

À ton avis ? Il est le seul à pouvoir nous identifier.

Règle-lui son compte.

Vous n'allez pas me tuer.

Pour vol, vous risquez la prison. Pour meurtre, la chambre à gaz.

Tue-le !

Ne l'écoutez pas, elle vous laissera tomber.

Taisez-vous ! Descends-le !

Je ne peux pas !

Bien sûr, vous n'êtes pas un assassin.

Descends-le !

Non ! J'ai tout fait pour toi, mais je ne suis pas un assassin.

Sortez les mains en l'air ou on tire.

C'est terminé.

Tout a une fin.

Même les ennuis.

Tout va pour le mieux, à présent.

Michael Donovan est aux anges.

Quoique...

Je recompte votre argent.

Il ne vous plaît pas ?

Si, il vous va comme un gant.

Très drôle.

Il n'a pas renoncé ?

Adaptation : Blandine Ménard

Timing & désincrustation : unheimlich

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