All language subtitles for Devil Girl from Mars - 1954.fre

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Original subtitles

LA MARTIENNE DIABOLIQUE

Ici la BBC.

Voici les nouvelles.

Le ministère de l'Intérieur a annoncé aujourd'hui

que le bruit mystérieux entendu hier dans le comté d'Inverness

était sans doute dû à la chute d'une météorite.

- C'est quoi une météorite ? - Je ne sais pas.

Mais c'est une chance qu'elle soit tombée ailleurs.

Voici ta tante.

De nombreux rapports décrivent

un avion blanc non identifié...

Éteignez la radio.

Nous lirons le journal demain matin.

Tommy doit aller se coucher.

Au lit, Tommy, je monte te border dans dix minutes.

D'accord, tatie.

Mme Jamieson, une météorite est tombée.

Une météorite ! Un caillou tombé du ciel.

- Tommy ! - Oui, j'y vais.

Il me tarde que ses parents le récupèrent.

C'est si romantique !

Venir de si loin et tomber dans notre jardin !

C'est idiot !

Mme Matthews dit que c'est tombé près de Loch of Harray.

C'est à 60 km d'ici.

Au travail.

Le professeur Arnold Hennessey, le célèbre astrophysicien,

fait le voyage aujourd'hui même

pour enquêter sur le mystérieux objet

et transmettra un rapport exact sur sa taille...

Professeur,

pouvez-vous laisser de côté la météorite juste une minute

et m'aider avec cette carte ?

Je ne suis pas doué pour ça.

Vous localisez des étoiles à des millions de kilomètres

et vous êtes incapable de lire une carte de l'Écosse !

Vous savez quoi, professeur ?

- Quoi ? - Nous sommes perdus.

Seuls dans les Highlands en hiver.

Quelle perte de temps !

Je ne crois pas qu'il s'agisse d'une météorite.

Plutôt le moteur détaché d'un avion.

En tous cas, Nous aurons visité l'Écosse.

Robert Justin,

qui s'est évadé aujourd'hui de la prison de Sterling,

est toujours en fuite.

Voici son signalement :

1 mètre 77,

cheveux blonds...

Jamie !

- Oui, ma chère ? - Où vas-tu ?

J'allais au salon.

Au salon-bar ! Reste ici.

Si tu as soif, bois l'eau du robinet.

- Doris. - Oui, Mme Jamieson.

- Faites vite la vaisselle. - Oui, Mme Jamieson.

Robert !

Je ne m'appelle plus Robert, Doris.

Je suis Albert. Albert Simpson.

- On t'a relâché ? - Avec ma chance ?

Quelle chance !

Tu t'es évadé ?

- On te recherche ? - À ton avis ?

Pourquoi es-tu venu ici ?

J'ai reçu ta lettre, Doris.

Tu prenais ce boulot pour être près de moi,

en attendant ma sortie.

Eh bien, je suis sorti.

Que puis-je faire ?

À manger, un endroit pour dormir.

Sais-tu ce que tu me demandes ?

Je sais.

Si cela t'ennuie...

Ciel ! Qui êtes-vous ?

- Je... - C'est...

C'est un randonneur, Mme Jamieson.

Il s'est perdu dans la lande. Il a vu nos lumières.

Je m'appelle Simpson.

Albert Simpson.

Vous voulez une chambre ? Et un bain ?

Je ne vois aucun bagage.

Vous payerez à l'avance.

C'est terrible, Mme Jamieson, il a perdu son portefeuille.

Il vient de me le raconter.

Il traversait la rivière,

il s'est penché pour regarder un poisson dans l'eau,

son portefeuille est tombé à l'eau.

Je peux travailler pour payer mon séjour.

D'accord,

je ne peux pas vous refuser l'hospitalité.

Je vous trouverai du travail, sans problème.

Je vous remercie.

Mais je vous préviens, Je compte les cuillères.

Merci, Doris.

Un verre ?

Les choses que tu as écrites,

c'était quoi ?

Des lettres à un homme mort ?

Oui.

Je me suis enfui car je n'en pouvais plus.

- Tu me fais mal. - Pour te revoir.

- Tu l'as tuée. - C'était un accident !

C'était un accident de l'épouser et pas moi ?

Arrête, Doris.

Bois un verre, Albert.

Désolée.

Parlons d'autre chose.

Comment était-ce ?

Comment étais-tu traité ?

As-tu beaucoup lu ?

- Tu appréciais la lecture. - Arrête.

Qui vit ici ?

M. et Mme Jamieson et leur neveu, Tommy.

C'est David.

Il travaille ici. Il me donne la chair de poule.

Et aussi Mlle Prestwick.

Qui est-ce ?

Un mannequin de Londres. Elle est belle.

J'ignore ce qu'elle fait dans ce trou.

- Bonsoir, monsieur. - Bonsoir, mademoiselle.

- On dirait qu'un orage se prépare. - En effet.

Qu'il pleuve ou qu'il fasse beau,

vous êtes toujours belle comme une image.

Le tailleur est fait de laine.

Le détail des poches est singulier.

Son effet est renforcé par la simplicité de la jupe.

C'est épatant !

Il peut être porté en ville et à la campagne.

Et dans un hôtel écossais en plein hiver.

Jamie !

J'arrive, ma chère.

M. Simpson est un nouvel hôte.

Il vient d'arriver.

Êtes-vous pêcheur ?

Non, juste un randonneur.

Votre visage m'est familier.

Vraiment ?

- Doris, où est la cuisine ? - Là-bas.

Quel drôle d'homme !

Qu'est-ce que ça dit ?

Loch quelque chose par ici, et Le Bonnie Charlie par là.

- On dirait un pub. - Prenons le pub.

Et un verre.

- Jamie, tu recommences ? - Oui, ma chère.

Repose ça.

Dès que je me retourne, il boit un coup.

- As-tu entendu ce que j'ai dit ? - Je l'ai lâché.

Je vois ça.

Ma femme méprise notre boisson nationale.

Vous devriez voir sa patriotique tête au réveil.

Il m'en faut de la patience !

Nous sommes arrivés, professeur. Le Bonnie Charlie.

Je suis un homme très occupé.

On devrait continuer, pour gagner du temps.

Je conduis depuis l'aube. Je ne bougerai plus.

D'accord.

Vous n'aurez pas de scoop ici.

Laissez-moi au moins rêver.

Nous allons prendre du bon scotch.

Sans difficulté.

Va voir ce qu'ils veulent. Ce sont peut-être des clients.

Oui, ma chère.

Oui, j'arrive...

Bonsoir.

Avez-vous des chambres pour ce soir ?

Je ne sais pas, messieurs.

C'est une auberge, non ?

C'est sûr, mais nous sommes fermés en hiver.

Sauf le bar !

- Allons au bar, monsieur... - Jamieson.

- Merci. - Réchauffez-vous...

Par ici.

- Un feu, bien ! - Et un bar !

- Je vous présente ma femme. - Comment allez-vous ?

Bonsoir messieurs.

Il leur faut une chambre.

Nous sommes perdus. Nous avons réservé à Loch of Harray.

C'est à 60 km !

Il est trop tard pour rouler aussi loin.

Presque toutes les chambres sont fermées, mais...

- Je vais voir ce que je peux faire. - Merci beaucoup.

Tout ne sera pas parfait, mais les lits sont bons.

Vous mangerez bien quelque chose ?

Surtout à boire.

Bien sûr ! Je vous sers.

Certainement pas, Jamie. Doris s'occupe du bar.

Sors les valises de la voiture.

- Oh ! - Bonsoir.

Mon nom est Carter. Michael Carter.

- Correspondant du Daily Messenger. - Ah.

J'écris une rubrique hebdomadaire que vous lisez sûrement.

Je ne lis pas le Messenger.

Ah, une amie !

Vous n'êtes pas leur fille,

mais une invitée.

Mais d'où ?

Que faites-vous ici en hiver ?

Voici une piste intéressante.

Peu de filles boivent du jus de tomates, sauf...

- Sauf quoi ? - Par soucis de grossir.

Je sais ! Une hôtesse de l'air.

Non...

Et vous ?

- Doris. - Michael.

Donnez-moi un grand whisky et un petit soda.

Mademoiselle prendra peut-être...

Mlle Prestwick ne boit que du jus de tomate.

Et M. Jamieson ? Trinquez avec moi, professeur.

Mlle Prestwick me fuit.

Je n'en suis pas surpris. Enchanté.

Je suis le professeur Hennessey.

Le professeur prendra un scotch. Et vous ?

Merci. Je vais prendre un scotch aussi.

Professeur Hennessey ! Les nouvelles à la radio.

Vous venez enquêter sur une sorte d'éclair.

Eh bien, je suppose que ce n'est pas un secret.

Merci.

Le ministère de l'Intérieur m'a prié d'enquêter

sur une météorite tombée dans la région.

M. Carter couvre l'affaire pour les médias.

J'ai vu un éclair dans le ciel.

Vraiment ?

Sûrement une étoile filante.

C'est un phénomène naturel, ne vous inquiétez pas.

J'en ai déjà vu, mais c'était beaucoup plus grand.

Quand un cas comme le nôtre apparaît dans les journaux,

les gens commencent à imaginer toutes sortes de choses.

Selon vous, j'ai cru voir quelque chose.

Vous avez sans doute exagéré sa taille.

Allez, partageons un verre.

Bienvenue au club !

Je vous offre une tournée.

Non, c'est pour la maison.

Ce n'est pas tous les jours qu'un professeur de Londres

un journaliste et une belle femme sont nos invités.

- Sur le compte de la maison ! - Jamie !

Qu'as-tu dit ? Heureusement, le dîner est prêt.

Prenez place, s'il vous plaît.

Nous mangerons ici.

C'est la seule pièce correctement chauffée.

- Le professeur ici. - Merci.

- Carter. - Merci.

Vous allez aimer mon pot-au-feu écossais.

Bien sûr.

Vous venez de loin pour un objet tombé du ciel.

M. Carter voudrait que ce soit une soucoupe volante...

Ne soyez pas dur avec nous.

Les journaux sortent chaque jour. Il faut les remplir.

Quelques vaisseaux spatiaux vous seraient très utiles.

Exclusivité du Messenger !

C'est cruel, mais vrai.

L'Écosse est également la patrie du monstre du loch Ness.

Pas un mot contre cet animal fantastique !

Il a fait beaucoup pour l'Écosse.

Je l'ai vu de mes yeux.

À l'époque, vous aviez vu deux monstres, Jamie.

Où est le pain ? J'ai dit à ce garçon de l'apporter.

Albert.

Ah, vous êtes là !

Allez, allez.

Eh bien...

Qu'y a-t-il ?

Je vous connais.

Je ne crois pas.

Doris, soyez plus précautionneuse.

C'est Albert Simpson, M. Carter.

C'est notre invité.

Vraiment ?

Il est le bienvenu, non ?

Il le sera peut-être moins quand ils sauront qui il est.

Ne lisez-vous pas les journaux ? N'écoutez-vous pas la radio ?

- Qu'est-ce ? - Je ne sais pas.

- Allons-y, professeur. - Je vous suis.

Vous et Mlle Prestwick, restez ici.

Nous ne pouvons pas approcher, il fait trop chaud.

- Où allez-vous, Carter ? - Téléphoner.

- Qu'est-ce ? - J'ai besoin d'un téléphone !

- C'est quoi ? - Qu'est-ce, M. Carter ?

Allô, allô ! Pourquoi ça ne fonctionne pas ?

J'ai vu des avions, mais rien de pareil.

Que voulez-vous dire ?

D'une autre planète.

Professeur, que pensez-vous de cette chose là-bas ?

J'avoue être totalement dérouté.

C'est certainement une sorte d'avion ou un missile.

Ou un vaisseau spatial.

Je refuse d'y croire.

Mais on dirait une soucoupe volante.

Notre imagination s'affole.

Je suis d'accord avec vous.

Les autorités vont bientôt venir s'en occuper.

Je n'aime pas ça, pas ça du tout.

- Où est Albert ? - Qui ?

Albert Simpson.

Je suppose qu'il en a profité

pour fuir.

Que dites-vous ?

Le vrai nom de Simpson est Robert Justin.

L'évadé de Sterling. Ce n'est pas un assassin !

Ah non ? Le jury l'a pensé.

Allô, allô !

Je suis là avec une soucoupe volante

et un fugitif, et le téléphone est en panne !

Allô !

- Comment est-ce maintenant ? - Incandescent.

Il faut prévoir au moins deux heures avant de pouvoir s'approcher.

Où est le téléphone le plus proche ?

- À 10 km. - Et le village ?

À 10 km. C'est là qu'il y a la maison.

J'y vais. Et vous, professeur ?

Oui, je dois prévenir le ministère immédiatement.

M. Carter !

Oui ?

M. Carter, vous allez me trouver stupide.

Je ne veux pas rester seule.

Ne vous inquiétez pas, je reviens vite.

Allons-y, professeur.

Qui est là ?

Y a-t-il quelqu'un ?

Ne criez pas.

C'est vous.

Lâchez-moi !

Du calme.

Je ne veux de mal à personne.

Que faites-vous ici ?

Je ne sais pas. J'ai dû faire vite.

S'il vous plaît, ne me dénoncez pas.

- Vous ne semblez pas dangereux. - Je ne le suis pas.

De ma vie, je n'ai jamais cherché à nuire.

M. Carter dit...

C'est en partie vrai, mais il ignore les faits.

Ce n'est pas mon affaire.

J'ai plus peur de ce qui est là-bas.

Merci.

Quand je vous ai vu, j'ai cru à une mijaurée.

Mais non. Vous êtes quelqu'un de bien.

Je dois partir.

Vous êtes plus effrayé que moi.

N'avez-vous pas d'amis ?

J'en ai une.

Eh bien, mieux vaut partir. Merci.

Bonne chance.

Nous avons passé beaucoup de temps dans cette cuisine.

Oui, ma chère.

Ne crains rien, je suis là.

Je le sais, et j'en suis heureuse.

Robert, je te croyais parti !

Où sont-ils ?

Le professeur et Carter au village.

Le journaliste va faire quoi ?

Je ne sais pas. Probablement te trahir s'il peut.

- Il ne m'aura pas. - Pourquoi es-tu revenu ?

Pourquoi ne pas avoir fui ?

Parce que...

je ne pouvais pas te quitter ainsi.

- J'ai une idée. - Quoi ?

N'allume pas.

Quelqu'un pourrait voir.

- Alors ? - Tu resteras ici.

Je ne peux pas.

- Pourquoi pas ? - C'est risqué pour toi.

Si on l'apprend, tu iras aussi en prison.

Personne ne cherchera ici. Le journaliste te croit parti.

On ne cessera jamais de me chercher.

Mais tu changeras d'apparence.

Tu peux devenir moustachu. Ça t'irait bien.

- Pourquoi ? - On pourrait aller à l'étranger.

Nous deux.

L'Irlande.

Aucun passeport n'est nécessaire.

Tu sais, quand je t'ai revu ce soir,

j'ai eu peur,

je doutais.

Je ne doute plus.

De quoi, Doris ?

Je t'aime.

Je t'ai toujours aimé.

Je dois y aller.

Le réservoir est plein ?

Et j'ai vérifié le carburateur et l'allumage.

Cette voiture semble parfaite !

Comme le téléphone.

Que faisons-nous ? Nous marchons jusqu'au village ?

Professeur, il est préférable de rester.

Vous avez raison, nous pourrions rater quelque chose.

Rentrons, nous allons geler ici.

Réessayons le téléphone. Doris, préparez-nous deux scotches.

Doris ?

Doris, qu'avez-vous ?

Michael, venez un instant.

Quoi ?

Qu'en pensez-vous ?

Elle ne nous voit, ni ne nous entend.

Doris, Doris !

Qu'a-t-elle ?

Son pouls est rapide.

Elle semble en état de choc.

Quelle explication donner ?

L'hypnose peut-être...

Quoi d'autre ?

Ce qu'il y a dehors ?

Non, c'est absurde...

Que...

- Qui êtes-vous ? - Je m'appelle Nyah.

D'où venez-vous ?

Mars.

Mars ? C'est absurde.

Terriens, vous n'êtes pas comme espérés.

Nous, scientifiques, avons toujours été sceptiques

sur la possible vie sur Mars.

En tout cas, rien de si humain.

- Êtes-vous scientifique ? - Oui.

Vous êtes un piètre spécimen.

- Vous parlez anglais ! - Bien sûr, vous êtes Anglais.

Quelle autre langue devrais-je parler ?

- Parlez-vous d'autres langues ? - Toutes.

- Captez-vous notre radio ? - Bien sûr.

Est-ce votre premier atterrissage sur la Terre ?

Oui, c'est le premier.

- Pourquoi atterrir ici ? - C'est une erreur de calcul.

Notre objectif était Londres,

mais l'atmosphère est plus dense que prévu.

Une partie du vaisseau s'est détachée.

- La présumée météorite. - Oui.

Il faudra environ 4 heures terrestres de réparation.

- Êtes-vous seule sur le vaisseau ? - Chani m'accompagne.

- Chani ? - C'est un homme mécanique.

Un robot aux nombreuses caractéristiques humaines,

mais amélioré par un cerveau électronique.

Le métal constituant le vaisseau lui permet de se régénérer.

Le métal se reproduit ?

Réalisez-vous ce que vous dites ?

Ils transforment l'inorganique en organique.

Pourquoi se diriger vers Londres ?

Des années terrestres en arrière,

nos femmes étaient semblables aux vôtres.

Notre émancipation prit des siècles.

Elle s'acheva par une guerre cruelle et ruineuse entre les sexes.

La dernière guerre.

Vous avez eu des guerres aussi.

Comme toutes les planètes habitées.

Certaines ont fini par se détruire.

Comment ?

Pour chaque nouvelle arme, des défenses furent perfectionnées

jusqu'à l'arme ultime.

Un rayon qui déclenche une réaction en chaîne.

Incroyable !

Quelle forme prit-il ?

Alors que ce métal était créé,

sa structure moléculaire le transformait

en une nouvelle dimension et il s'autodétruisait.

Il y a donc une quatrième dimension.

Suite à la guerre des sexes, les femmes ont gouverné Mars

mais maintenant, le mâle est en déclin.

Le taux de natalité diminue vite

car malgré notre science, nous n'avons pas encore découvert

comment créer la vie.

- Vous venez chercher du sang neuf. - D'une certaine manière.

Et pour tester un nouveau métal organique

dont mon vaisseau est composé.

Sur Mars, on pense que je ne reviendrai pas,

jugeant le métal trop instable.

Mais à mon retour, nous construirons des vaisseaux.

D'ici là,

je vais choisir quelques hommes forts

pour me raccompagner sur Mars.

Si nous refusons ?

Ce n'est pas un choix.

Votre philosophie peut déplaire.

Comment envisagez-vous de les dominer

une fois ces hommes sélectionnés ?

Très simple.

Le vaisseau nucléaire dispose d'un rayon paralysant,

capable de bloquer toute vie d'une large zone.

- Comme moi tout à l'heure ? - Oui.

Professeur, pensez-vous que cette chose

puisse détruire toute vie ?

Il faut analyser objectivement.

Mars offre le millénaire scientifique.

C'est un moment crucial dans l'histoire.

Ils sont de retour !

Mme Jamieson, Je vous présente une invitée.

Mademoiselle Nyah. Elle vient de Mars.

Oh, cela signifie un autre lit...

- Elle vient d'où ? - De Mars.

Où est M. Jamieson ? Je vais le chercher.

Mme Jamieson ! Mme Jamieson !

- Qu'est-il arrivé ? - Je ne trouve David nulle part !

David a disparu.

Où peut-il être ?

Avec Simpson.

- Non. - Il ne partirait pas avec Simpson.

- C'est vous ? - Bien sûr.

- Est-il vivant ? - Non, c'était un spécimen inutile.

Savez-vous ce qu'on fait aux meurtriers ?

N'essayez pas de me suivre, c'est inutile.

Autour de la maison, j'ai créé un mur invisible,

infranchissable

dans les deux sens.

Un mur invisible, pas croyable !

Elle apparaît et puis elle disparaît !

C'est absurde.

Je suis un scientifique. Je crois ce que mon esprit me dit,

ce que je vois de mes yeux.

Même ce qu'on ne peut pas voir ?

Cela explique les pannes de la voiture et du téléphone.

- Je veux trouver le mur. - Non, professeur !

Revenez !

Mme Jamieson, qu'allons-nous devenir ?

De nous tous.

Je ne sais pas.

Mais quoi qu'il en soit, Il faut être courageux.

N'oubliez pas... Ayez confiance dans le Seigneur.

Aussi longtemps que nous vivrons, nous prendrons un thé.

Ah ! C'est vous.

Que faites-vous seule ici ?

Eh bien, on le voit mieux d'ici.

La fille au jus de tomate n'aurait pas un peu de scotch ?

Non, mais j'ai du brandy.

Tenez, je vous en prie.

Merci.

Pour quoi faire, Michael ?

Faire quoi ?

Boire tant.

Une fille aussi bonne que jolie.

Ne faites pas le malin, Michael.

Boire n'apporte rien de bon.

D'accord.

Qui était-ce ?

Son nom ?

C'est inutile. C'est l'histoire qui compte.

C'est une vieille histoire. Il était couturier.

- Très beau, très chic... - Et très marié.

Il était l'artiste, vous le modèle.

Il est préférable d'en parler.

C'est peut-être votre dernière chance.

Si vous êtes tant amoureuse, pourquoi s'en cacher ?

Ça ne sert à rien.

Ça ne l'a jamais été et ne le sera jamais.

Ce n'est pas la première fois que je m'enfuie.

- Il m'a toujours retrouvée. - Comme vous l'espériez.

Et me voilà dans une auberge écossaise !

Où il ne vous retrouvera pas.

Vous le savez.

Vous êtes sur la voie de la guérison !

Comme ami et conseiller, vous pouvez en toute sécurité boire.

Non.

- Je n'aime vraiment pas l'alcool. - Vraiment ?

Je suppose que c'est un goût assez spécial

que j'ai acquis.

Il vous a fallu longtemps pour l'acquérir ?

Assez.

Il y a eu la guerre d'Espagne, l'invasion de l'Italie,

le débarquement,

une saison en Tchécoslovaquie,

quelques explosions atomiques,

et maintenant ceci.

Un vaisseau martien, une soucoupe volante.

Mais pour moi ce n'est pas tant un repère

qu'une destination.

Je perds la tête.

Cette chose est toujours là ?

Elle s'y trouve, Michael.

Mon Dieu !

- Quoi ? - Venez.

Professeur, qu'est-il arrivé ?

Elle ne nous a pas menti.

- C'est là. - Quoi ?

Le mur invisible.

Je marchais dans le jardin

en descendant la pente.

Je m'y suis cogné, comme sur un mur de briques.

Doucement.

Asseyez-vous là.

Merci.

Donnez-moi votre mouchoir.

Du brandy.

Pauvre homme, buvez ceci.

Que faire avec quelque chose qu'on ne voit même pas ?

Je ne sais pas, je ne sais vraiment pas.

Je sais. Elle a une arme, moi aussi.

Rends ça !

Je ne veux pas d'armes ici, ni ne blesser quelqu'un.

- C'est notre but. - Voulez-vous tirer sur elle ?

- On n'a pas le choix, sauf... - Sauf ?

Si nous la capturons. Mais il nous faut une arme.

Pas seulement pour nous !

Ce vaisseau peut détruire tout le pays.

Je ferais mieux de le prendre, M. Jamieson.

J'en ai l'habitude. Il est vieux, non ?

- Combien de balles avez-vous ? - Juste cinq.

La guerre est finie depuis vingt ans.

Pauvre de nous !

M. Jamieson, allez au bar et montrez-vous occupé.

Professeur, restez-y.

Mme Jamieson, Ellen, vous devriez sortir.

- Je ne quitte pas Jamie. - Je veux rester.

- À votre guise. - Michael, écoutez.

Vous êtes tous calmes.

Vous vous êtes résignés.

Sage décision.

Professeur,

j'ai observé votre rencontre avec le mur électronique.

Aujourd'hui, vous mesurez la puissance de Mars.

Demain, ce sera le monde entier.

- Haut les mains. - Pourquoi ferais-je cela ?

Sinon je tire.

Reculez ou je tire.

Reculez !

- Imbécile. - Reculez !

Tirez !

Misérable humain.

Avez-vous cru me détruire avec ce vieux jouet ?

Que savez-vous de la force utilisée sur Mars ?

Mais vous le saurez, comme le reste de cette planète.

Je maîtrise l'énergie comme jamais vous ne l'imaginerez.

Venez !

Venez et vous verrez !

Que fais-tu ?

- Qui êtes-vous ? - Attends une seconde.

Tu ne peux pas descendre.

Bien sûr que je peux. Je le fais souvent.

Pas la nuit, les enfants ne sortent pas.

Je veux voir l'avion.

L'avez-vous vu se poser ?

Venez.

Écoute, petit.

J'ai assez d'ennuis sans toi.

- Quels ennuis ? - Eh bien... des ennuis.

- Êtes-vous un agent secret ? - Non.

Alors un assassin ?

Non, mon garçon. Ne dis pas des choses pareilles.

Allez, monsieur.

Ma tante va nous voir.

Allons nous cacher dans les arbres pour voir l'avion.

Il est génial !

Observez, Terriens.

Contemplez la puissance d'un autre monde.

Cours !

Était-ce une bombe ?

Je ne sais pas, mais c'est trop près.

Professeur, courez !

Filons d'ici.

Levez-vous.

Vous ressemblez à l'Araignée noire !

Ted a toujours des problèmes avec elle.

Vous parlez par énigmes.

Votre nom ?

Ne parlez pas ainsi, c'est un gosse. Laissez-le.

Vous devriez plaider pour votre vie, pas la sienne.

Il sera en sécurité avec moi.

Qui êtes-vous ?

D'où venez-vous ?

Vous posez beaucoup de questions.

Je m'occuperai de vous plus tard.

Viens, nous montons à bord.

Super !

Pas question.

Vous parlez imprudemment.

Essayez. Vos trucs ne me font pas peur.

Non ?

Viens.

Je te montrerai des merveilles extraordinaires.

Je rêve ou non ! Mon esprit ne l'accepte pas.

Si nous pouvions contacter quelqu'un...

Je donnerais n'importe quoi pour un escadron de bombardiers !

Cela ne servirait à rien. Il doit y avoir assez de force

pour repousser toute bombe.

Quel horrible robot ! Cette machine !

- Michael, j'ai peur ! - Il doit y avoir pire ailleurs.

Ça m'étonnerait.

Si seulement nous pouvions entrer dans le vaisseau...

Peut-être...

Une idée, professeur ?

Si... Attention !

Jamie !

Sans doute un conseil de guerre.

Vos efforts ridicules m'amusent.

Le sage est toujours en quête de vérité,

même si ses ressources sont limitées.

Il vous faudrait mille ans pour avoir une once de notre savoir.

Peut-être pas, si vous m'enseignez.

Que voulez-vous dire ?

En tant que scientifique,

je ne crois qu'en mes propres sens.

Pour l'instant, la seule chose que je sache

est que vous pouvez tuer.

C'est aussi une réussite humaine.

Vous dites avoir un vaisseau très puissant,

nous avons aussi des machines puissantes.

Rien de tel que sur Mars.

Vraiment ?

Vous dites ne croire que par preuve de vos sens.

Alors voyons voir.

Ainsi, vous admettrez votre impuissance.

Venez.

Professeur, n'y allez pas !

Il le faut.

Maintenant, vous allez voir.

Il fait frais.

Il faisait si chaud deux heures durant.

Seulement à l'extérieur.

Cela est dû à la friction avec l'atmosphère terrestre.

L'intérieur est isolé contre le froid et la chaleur.

Mais comment l'extérieur s'est-il refroidi si vite ?

Vous êtes ignare.

Toute la structure du vaisseau est faite d'un métal organique.

Chaque molécule absorbe son propre taux

de chaleur ou de froid.

Elle peut absorber toute la chaleur en quelques secondes.

Ouvrez grand vos yeux, Terrien.

Admirez cette puissance qui dépasse tous vos rêves.

Regardez encore.

La preuve par vos yeux.

Voyez-vous ?

Il y a assez d'énergie pour voyager à travers tout l'univers

et détruire cette chose insignifiante que vous appelez la Terre.

Quelle est cette énergie ?

Quelque chose dont vous n'avez même pas rêvé.

Un type de fission nucléaire à condensation statique négative.

- À condensation négative ? - Exactement.

Votre bombe atomique est positive,

elle cause des explosions qui s'évaporent.

Notre force est négative,

les explosions se propagent entre elles.

La puissance en est multipliée par mille.

- Et le carburant ? - Auto-propagation.

L'action de chaque impulsion s'étend

provoquant le même mouvement à l'infini.

Ce que vous appelez le mouvement perpétuel.

Le mouvement perpétuel ?

C'est impossible.

Vous parlez comme un arriéré.

Que vous ne l'ayez pas découvert ne signifie pas son impossibilité.

Des inventions comme la radio et la télévision

vous semblaient impossible il y a cent ans.

C'est assez. Retournons avec les autres.

- Ça va fonctionner ? - L'interrupteur.

Essayons de dénuder avec ce couteau.

Bien.

- Et si le professeur vient d'abord ? - Nous aurons échoué.

Dites-moi qui vient en premier.

- D'accord ? - Oui.

Ils arrivent. Le professeur est devant.

- Êtes-vous sûre ? - Oui.

Non, ils ont changé !

Maintenant, Michael !

Idiots.

Pensiez-vous me faire du mal ainsi ?

Même votre intelligence limitée vous convaincra de ma supériorité.

Votre scientifique vous aidera à vous convaincre.

Cessez vos ruses

ou je détruis l'enfant.

L'enfant !

Vous n'avez pas...

L'enfant est sauf, pour l'instant.

Vous avez vu un aperçu de mes pouvoirs.

Vous m'amèneriez à me servir des autres.

Démone ! Ne faites rien à l'enfant !

Regardez !

Regardez, elle devient floue !

C'est incroyable !

Vous doutez encore ?

Transférer la matière dans la 4e dimension est aisé.

Je n'en peux plus !

J'espère voir le jour...

Comment l'a-t-elle pris ? Comment a-t-elle su ?

Il n'est plus là.

Le pauvre est entre les mains d'une diablesse.

Jamais je ne me pardonnerai.

Non, ma chère. Ce n'est pas ta faute.

Nous sommes de simples gens luttant contre...

un étrange pouvoir.

Ne faisons confiance qu'à Dieu.

Nous devons avoir commis un terrible péché.

Michael, non.

Nous avons déjà trop parlé.

Professeur.

Qu'y a-t-il là-bas ?

Va-t-il s'en sortir ?

Vivant ?

Qu'y a-t-il ?

- Vous avez pris l'enfant. - Et alors ?

- Pourquoi ? - C'est une créature jeune.

Son esprit ignore vos craintes et vos émotions stupides.

Si je le prends, il fera un sujet disposé.

Mais faible.

Échangez-le contre un homme mieux adapté à vos projets.

L'échanger ?

Avec qui ?

Avec moi.

Pour vous ?

Libérez l'enfant et je vous suivrai volontiers.

C'est équitable.

Je dois y retourner ! Je ne peux laisser Michael là-bas.

Si Michael n'obtient pas ce qu'il veut,

nous n'allons pas pouvoir l'aider.

Pauvre Tommy.

Je ne me pardonnerai pas.

Ne te blâme pas.

Si cette diablesse l'a voulu, aucun de nous ne pouvait l'arrêter.

Comment pourrai-je regarder ma soeur en face

avec la vie de son enfant sur la conscience ?

Non, je vais aller le chercher...

- Écoutez, il y a quelqu'un. - Elle est revenue !

Nous allons tous mourir !

Je vous ai fait peur, hein ?

- Tommy ! - Dieu merci !

Chéri !

- Tommy ! - C'est un miracle !

Viens, assieds-toi sur moi.

Dis-moi, mon garçon, que s'est-il passé ?

J'ai vu l'avion descendre, de ma fenêtre.

Je voulais voir.

J'ai mis un pantalon, tatie.

- Alors... - Oui ?

Je suis descendu par le toit avec un gentil monsieur.

Quel gentil monsieur ?

Il était dans le grenier. Il m'a accompagné.

Quelle mouche l'a piquée ?

Continue, mon garçon.

Puis nous sommes allés à la grange

et j'ai vu venir une énorme machine.

Nous avons commencé à courir

et nous avons rencontré la dame en noir.

Mon pauvre !

Mais c'était amusant !

Elle m'a emmené dans l'avion,

mais je n'ai presque vu rien.

J'ai attendu longtemps dans une sorte de pièce lumineuse.

Et puis elle m'a dit de repartir.

Quand je raconterai ça à l'école !

Tommy, as-tu vu un grand homme brun ?

Non, il n'y avait personne.

Jamie, emmène-le.

Viens, mon fiston.

C'est mon grand garçon.

Venez m'aider à le border.

Grâce à Dieu, il est de nouveau parmi nous.

Albert !

Albert ! Comment vas-tu ?

Que faisais-tu dans le jardin ?

Femme stupide,

courant comme un lapin apeuré dans la nuit.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Tu parles bizarrement.

Nous sommes tous les esclaves

d'une grande et puissante civilisation.

Soyons prêts pour nos gouvernants.

Es-tu devenu fou ?

Je t'ai pensé parti.

Pars.

Il reste peu de temps.

Dieu merci, il est de retour.

Qu'en est-il de monsieur Carter ?

Je ne sais pas.

Cependant, elle a libéré l'enfant.

Michael !

Où est Ellen ?

- En haut avec l'enfant... - Qu'est-il arrivé ?

Je vais lui dire adieu, puis nous parlerons.

Monsieur Carter, c'est Albert !

- Qui ? - Albert Simpson, il est en haut.

Je le pensais déjà loin d'ici !

Il n'est pas parti. Il est revenu pour moi.

Quelque chose s'est passé.

Il divague, il ne me reconnaît pas.

Vite, montez.

Très bien.

Un moment.

Restez là.

Restez là !

Simpson !

Monsieur Carter !

- Qu'est-il arrivé ? - Il a chuté dans les escaliers.

Pourquoi l'avoir frappé ?

Il m'aurait fait pareil.

Qu'est-ce qui se passe ?

Le fugitif. Il était en haut.

Il ne s'était pas sauvé.

Qu'y a-t-il encore ?

Doris, que savez-vous de lui ?

Saviez-vous qu'il était là-haut ?

Oui, je l'ai aidé à se cacher.

Monsieur Carter a dit qu'il est un assassin.

Qu'est-il pour vous ?

Cela ne nous regarde pas. Nous avons d'autres soucis.

Michael, professeur, comment est-ce à l'intérieur ?

- Ellen... - Nous devons le détruire !

Mais comment ? Qu'avez-vous vu à l'intérieur ?

La source de sa puissance. Un simple globule d'énergie.

Mais assez puissant pour faire l'aller-retour sur Mars.

- Cette source est petite ? - Incroyablement petite.

Sûrement une pile atomique auto-propagatrice.

Au centre exact du vaisseau.

Peut-être qu'une frappe ciblée

pourrait libérer l'énergie sous forme d'immense explosion.

Un coup donné par la bonne personne.

Au bon moment.

Mais, c'est du suicide !

C'est la mort assurée pour cette personne.

- Une vie en échange de millions. - Oui.

Professeur, que cherchez-vous à dire à Michael ?

Qu'est-ce que j'ignore ?

Ellen, je...

L'heure est venue, Terrien.

Michael.

Que veut-elle dire ?

Ellen, je dois partir maintenant.

Avec elle ?

- Pourquoi ? - Il a conclu un pacte.

Il part avec moi sur Mars

de son plein gré.

Pourquoi pleurez-vous ?

Parce que je l'aime.

Professeur, je ne comprends pas.

Qu'a-t-elle dit ? Quel est ce pacte ?

Vous ne devinez pas ?

Il s'est porté volontaire à la place de Tommy.

Vous avez fait un pacte, ne regrettez rien.

Je n'ai aucun regret.

C'est mieux pour vous et votre peuple d'admettre votre impuissance.

Ces ruses sont puériles !

Rien ne résiste à la force.

C'était votre dernière ruse, Terrien.

Ils reviennent !

Elle a pu changer d'avis.

J'en doute.

Il a tenté de prendre le contrôle du robot.

En raison de sa fourberie, vous allez tous mourir.

Entendez-vous, Terrien ?

Vous les avez tous condamnés à mort.

Dans quelques minutes, en temps terrestre,

le vaisseau se sera réparé.

Quand je partirai,

cette maison et ses occupants seront détruits.

Emmenez-moi.

Une autre ruse ? Pourquoi devrais-je vous emmener ?

À Londres, vous aurez besoin d'un guide.

Un guide ?

Malgré votre immense savoir,

beaucoup de choses vous seront étrangères.

Pourquoi vous choisir ?

Depuis votre arrivée, j'ai beaucoup réfléchi.

Il est juste que Mars,

avec tout son savoir, domine la Terre.

Mars triomphera.

Je suis scientifique. Emmenez-moi.

Partagez ce triomphe.

Mais vous disiez...

Qu'importe ! J'ai changé d'idée.

Pourquoi devrais-je mourir ?

J'irai avec vous, à une condition.

Eh bien ?

Que vous épargniez les autres.

Je n'épargnerai personne.

Mais vous avez raison, j'ai besoin d'un guide.

J'emmènerai l'un de vous.

Les autres mourront.

- Me prendriez-vous ? - Je ne le sais pas.

En une nuit, vous avez essayé de me tromper trois fois.

Cela ne se reproduira pas.

Personne n'entrera dans le vaisseau avant qu'il soit prêt.

Je serai de retour bientôt.

L'un de vous me suivra.

Les autres mourront.

Je ne peux pas le croire.

Que j'essayais de sauver ma peau ?

Merci, Mlle Prestwick.

- Vous sembliez sincère. - Je le suis.

Sincère dans mes efforts pour monter à bord du vaisseau.

Rendez-vous compte qu'elle paralysera bientôt Londres !

Que faire ?

Celui qui monte à bord du vaisseau devra essayer de le détruire !

- Mais qui ? - On a peu de temps pour décider.

Il me reste une tâche à accomplir.

Même si nous mourrons, nous pouvons en sauver d'autres.

Je vais rédiger ce qui s'est passé.

- Et quelqu'un pourrait le trouver ? - Oui.

Le peu que nous savons pourrait aider les autorités.

Je monte tout écrire aussi simplement que possible.

La structure atomique du métal dont le vaisseau est construit

serait d'origine organique.

Les molécules se régénéreraient,

comme pour un arbre ou une plante.

Comme tout être vivant, il doit avoir ses faiblesses,

un point vital que quelqu'un peut attaquer.

J'ai vingt-six ans, Michael.

Je n'ai jamais fait ce que je voulais vraiment.

Que feriez-vous si...

vous preniez un nouveau départ ?

Passer plus de temps à la campagne,

trouver la bonne personne,

avoir des enfants...

À quoi bon, Michael ?

Ellen...

Ce que vous avez dit, en bas...

Vous avez dû me prendre pour une idiote.

Non.

Pourquoi avoir dit ça ?

J'ai eu un sentiment de perte.

Pourquoi ?

C'est difficile à dire.

Je sentais avoir enfin trouvé l'homme de ma vie,

et j'allais le perdre.

Ellen...

Vous...

Vous voulez dire que...

Oui, Michael !

J'aurais fait un piètre mari.

La campagne ne m'enthousiasme pas.

- Et... - Vous m'auriez rendue heureuse.

Si nous nous étions rencontrés il y a des années ?

Les gens se rencontrent, tombent amoureux...

Sans cette chose dehors, nous nous serions connus,

mais nous nous serions ignorés.

Pour vous, je n'aurais été qu'un journaliste pédant.

Et moi ?

Une citadine idiote qui éblouit les habitants

avec des vêtements qu'elle obtient pour rien.

Nous n'aurions pas su qui nous sommes réellement.

Allons en bas...

avec les habitants.

Qu'est-il arrivé ?

Tu vas bien ?

Je crois que oui.

C'est la femme qui m'a frappé ?

Ne t'inquiète pas de ça. Elle t'avait hypnotisé.

Monsieur Carter est monté et vous vous êtes battus.

Et ces liens ?

- Qui m'a ligoté ? - Lui.

Il pensait que tu...

Que je suis dangereux.

Vous avez retrouvé vos esprits ? Et votre mémoire ?

Plus ou moins.

Rien de tel qu'un thé dans un moment critique.

- Comment va Tommy ? - Je viens de monter.

Il dort dans ma chambre.

Le pauvre petit dort comme un ange.

Nous devons être prêts pour son retour.

L'un de nous devra monter à bord avant le décollage.

Si ce n'est pas le cas,

nous mourrons à son décollage.

Elle pourrait même nous tuer avant.

Dans les deux cas, nous mourrons.

Ou, l'un de nous se sacrifie pour sauver les autres.

Comme je l'ai expliqué, je suis le meilleur choix.

Non.

Jamie !

Chérie, je suis un vieil homme inutile.

Tu ne peux pas, Jamie ! Je ne le supporterais pas !

C'est ridicule.

Un seul a le devoir d'y aller, moi !

J'ai passé un pacte, non ?

- Michael ! - Je ne suis pas un type bien.

Et si c'était par égoïsme que je veux partir ?

Oui, celui qui monte dedans pourrait seul s'en sortir,

aller sur Mars et rester en vie.

Vous le feriez ?

Ah non ? Attendez et vous verrez.

Nous perdons du temps !

- Que le hasard en décide. - Très bien.

En tirant une carte.

Je les prends, monsieur Jamieson.

Bien.

La plus forte.

À vous, professeur.

Dix de pique.

Monsieur Jamieson.

Qu'as-tu tiré, Jamie ?

Six de trèfle ! Six de trèfle !

Roi de pique.

J'y vais.

Pas de temps à perdre.

Il faudra agir le plus vite possible.

Lorsque vous serez à l'intérieur,

vous verrez la source d'énergie dans une sorte de cage.

Alors, ce sera à vous de jouer.

J'ai compris.

Quant à nous, avez-vous un sous-sol ?

Oui, en dessous de nous.

Ça ne nous protégera guère,

mais nous n'avons pas mieux.

Allons-y.

Et Albert ? Que faisons-nous d'Albert ?

On le descendra plus tard.

Doris, venez !

Oui, Mlle Prestwick.

Un moment, j'arrive.

Allons-nous vraiment mourir ?

Peut-être, Doris. Peut-être.

J'ai peur.

Il ne m'est jamais rien arrivé.

Il n'est jamais rien arrivé de pareil.

Pourquoi nous ?

Ça devait arriver un jour ou l'autre.

Quelque part.

Il n'y a aucune raison de croire être seuls dans l'univers.

J'ai lu sur le sujet.

Il y a des milliers d'étoiles et de planètes.

Nous les atteindrons un jour.

D'abord la Lune, puis au-delà.

Va-t-elle vraiment nous tuer ?

Peut-être pas.

Elle a dit...

Elle ne parlait pas sérieusement. On ne tue pas sans raison.

Tu avais une raison pour la tuer.

Personne n'a le droit de tuer, même pas...

Elle était méchante.

Elle n'aurait jamais renoncé à toi.

Quel idiot j'ai été toute ma vie !

Tu dois y aller. Que Dieu te bénisse.

Cache-toi quelque part.

Nous nous reverrons.

Adieu, Doris.

Vous m'accompagnerez ?

Oui.

Où sont les autres ?

Ils se sont cachés. Ils ont peur.

Venez-vous à moi par choix ?

De ma propre volonté.

Monsieur Carter !

- Je dois m'en occuper. - S'il vous plaît...

Donnez-lui une chance, monsieur Carter !

Albert !

Trop tard, Doris ! À terre !

Albert a réussi.

Monsieur Carter !

Doris !

Bonjour.

Oui, c'est le Bonnie Charlie.

Oui.

Ils veulent savoir s'il y a un problème avec la ligne.

- Buvons tous un verre. - Tournée du patron !

Sous-titrage : Philippe

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