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Les amants de Marone
Où est Icare ?
Les rayons du soleil ont fait fondre la cire
avec laquelle le jeune homme avait collé ses ailes,
et il est tombé.
Point.
Une tragédie s'est produite,
maintenant il se noie.
Il s'enfonce dans la mer,
mais ça n'intéresse personne.
Point.
Ni le paysan dans son champ,
ni le marchand voyageur...
...ni le berger scrutant le ciel. Point.
Nul ne remarque la mort d'Icare.
Point.
Seul
le poète
et le peintre
ont observé cette mort
et l'ont inscrite
pour la postérité.
C'est fini.
C'est tout pour aujourd'hui.
Ola !
Je peux t'aider ?
Jodsik, je suis ton institutrice, pas ton Ola.
Garde un œil sur Coquet.
Il a encore fait pipi sur les fleurs de l'école.
Coquet ? Coquet ne pisse pas.
Tu n'es pas venu à l'école cette semaine ?
Mon père est malade.
Tu as vu les champignons ?
Comme ils sont beaux et colorés, comme dans un rêve.
Je n'ai pas le temps de rêver.
Les exercices sont si importants ?
Et les champignons ?
On va aux champignons !
On va aux champignons !
Allons-y. Ne regarde pas.
Sœur Euphrosyne dit que le barbu
va bientôt claquer.
Je suis sûr que sœur Euphrosyne ne dit pas claquer,
elle dit mourir.
Avance.
On arrive.
Regarde.
C'est beau ?
Józio, prends le chien !
Descends,
il y a du vent, là-haut.
Ça va.
Les plus forts tombent malades.
Ils ont dit quoi ?
Rien.
Coquet, on y va !
Tu as fui le sanatorium ?
Pas fui,
une virée.
Tu ne sembles pas malade.
Vraiment !
Tu joues avec ma santé.
Ne sois pas en colère.
Jésus !
Pourquoi ?
Pourquoi tu fais ça ?
T'es cinglé ?
Je vous emmène ?
Pas besoin. Je vis ici.
Dans l'école ?
Oui !
Professeur, vous pourriez nous éduquer ?
Jésus, Marie !
Arrête ! Tu entends ?
À la maison, vite !
Peut-être vous inviteriez nous
à boire du thé ?
Je vous invite à boire le thé !
Entrez.
Pourquoi tu pars pas ?
T'es si pressé ?
Oui.
Je vais te conduire, à temps.
Pour quoi faire ?
Pour...
Je vais faire le thé.
Tu m'as suivi ?
Oui.
Je veux voir la suite !
Laisse-la tranquille.
Rien n'arrivera.
Arrête. Tu le sais déjà.
Je te préfère au sanatorium.
Un sanatorium ! Cette morgue ?
Voilà.
Vous êtes malade aussi ?
En phase terminale...
Voilà.
Combien de sucre ?
Beaucoup.
Tu y retournes quand ?
Je suis sorti.
Il ment toujours.
Et vous ?
Je ne mens jamais !
Je veux dire, où passez-vous la nuit ?
Ici peut-être ?
Ou là-bas.
Je suis un peu gitan !
Une fille s'est échappée des gitans
avec des haillons.
Elle abreuve les chevaux
avec les garçons,
avec les garçons, les gitans,
les gitans, les guitares,
les haillons, les mûres.
Yeux noirs de mûres,
tes cheveux mouillés ressemblent à un hérisson
car les gitans
mangent les hérissons,
parce que les gitans
volent les chevaux.
Les chevaux s'échappent de l'eau
et hennissent
comme les guitares,
elle baigne les chevaux
avec les guitares,
avec les mûres,
avec les grenades,
avec les gitans,
avec les garçons.
Attention,
beaucoup de femmes ont été trompées.
Qu'est-ce que tu fais là ?
J'écoutais. Bonjour.
Vous chantez merveilleusement.
Mon mari avait une guitare dans l'armoire,
ça pourrait être encore plus merveilleux.
Vous avez une si belle voix.
Si belle...
Que fais-tu ici ?
Sors de là.
Je suis heureuse
que vous nous ayez rendu visite,
parce qu'Ola est toute seule ici.
Elle mérite un peu de distraction.
C'est exactement ce qu'on lui donnera.
Vous êtes très drôle.
Vous venez de loin ?
La curiosité est un vilain défaut.
Janek nous arrive du sanatorium.
- Vous ne ressemblez pas aux... - Aux quoi ?
Oh, pourquoi ne pas chanter ?
S'il vous plaît, vous chantez si merveilleusement
la chanson sur... sur les Gitans, n'est-ce pas ?
Oui.
Avec une guitare, je peux pas.
S'il vous plaît, je vous en prie.
Elle abreuve les chevaux avec les garçons,
avec les garçons, les gitans,
avec les gitans, les guitares, les haillons,
avec les mûres...
Eh !
Yeux noirs de mûres,
tes cheveux mouillés ressemblent à un hérisson
car les gitans mangent les hérissons,
parce que les gitans
volent les chevaux.
Parce qu'au-delà...
Merveilleux.
Elle abreuve les chevaux avec les garçons,
avec les garçons, les gitans,
les gitans, les guitares, les haillons,
les mûres.
Qui était cette créature ?
L'épouse du directeur !
Je vais avoir des problèmes à cause de votre visite.
Alors, allons chez nous !
Chez vous ?
Nous louons une cabane à Gulbiñska.
C'est une amie de sœur Euphrosyne du sanatorium, c'est ça ?
Comment faites-vous pour louer ?
Ola !
Nous y voici.
- Bonjour. - Bonjour.
Janek,
Tu fais quoi à traîner ?
Vous savez que vous n'avez pas le droit.
Retournez au sanatorium, sinon ils vont vous renvoyer.
Mme Gulbiñska...
S'il vous plaît, servez-nous le dîner.
Monsieur Gulbiñski...
Un peu de gnôle ?
Non, non, non...
Y a pas moyen !
Ce qui est à nous
est à toi.
Tu t'attendais pas à cette soirée.
Cul-sec.
Aucun calcul. Je ne veux rien.
Avale !
Jésus !
- Janek, pas même une goutte ! - Qui va m'arrêter ?
Moi.
Personne ne pourra jamais m'arrêter.
Seule toi, tu peux m'empêcher...
...de mourir.
Je me demandais
où Arek a posé la guitare de Mme Hornowa ?
Je l'ai éclaté contre un rocher.
Je suis un hooligan !
Euphrosyne !
Euphrosyne !
Bordel ! Où sont ces pilules ?
Je lui en ai donné aujourd'hui !
Attends.
Attends. Ça va aller.
Tout va bien.
Sors, tu entends ? J'ai dit de sortir, tu comprends ?
Je vais rester avec lui.
Sors, je te dis !
Janek, Janek...
Viens.
Janek...
Coquet, viens !
Va-t-il mourir ?
On meurt tous.
Mais... Tu en parles comme d'un mourant.
Il le cherche.
Tu me connais pas.
Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept...
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Dis-moi.
Dormir.
Que dis-tu ?
C'est l'école.
Papa m'a chassé.
Papa dit que je ne suis pas son fils.
Viens.
Tu peux dormir à côté de moi.
T'es ça !
« Ça » ?
Eh bien, attrape-moi !
Attrape-moi, si c'est moi tu vas le regretter !
T'es ça ?
Tu me fais pas peur !
T'es ça !
Je vais lui apporter. Je vais prendre soin de l'argent,
et ne t'inquiète pas.
Vas-y !
Vas-y !
Va-t’en voir la professeur !
Je suis là !
Ils vont finir par te virer.
Tu ne veux pas aller bien ?
Pour quoi faire ?
Ouais.
Viens.
Tu m'espionnes encore ?
Fais quelque chose de ce sale chien !
Oui, professeur.
Coquet, viens.
Ça fait quoi
si je prends tout au sérieux ?
Je te le conseille pas.
Monsieur Janek...
Pouvez-vous...
Quoi ?
Les lys de la vallée...
Pouvez-vous sentir les lys de la vallée ?
- Lys de la vallée ? - Lys de la vallée !
Comme à Ostrowiec.
Vous allez y aller ?
Ils n'ont jamais senti si bon
qu'à Ostrowiec.
Les sentir, voulez-vous ?
Euphrosyne !
Janek !
Le barbu meurt.
Je sais comment c'est.
J'ai vu.
Je ne veux pas être seul.
Alors, reste.
Approche-toi.
Ne complique pas un simple problème.
Ce n'est pas si simple.
Simple ?
Si tu savais comme je suis bien, tu comprendrais que c'est facile.
Viens.
Ton front est froid.
- Je suis tout froid. - Lâche-moi.
Je suis mauvais,
pourri, je mens,
On ne m'a jamais aimé,
je n'aime personne maintenant.
Je mens toujours.
Beau temps aujourd'hui, non ?
Quoi ?
Tu as de nouveau des invités ?
Je ne sais pas.
Il fait beau, ils vont venir.
Tu as des invités même par mauvais temps,
et la nuit...
Tout le village en parle.
Tes visites font mauvais effet.
Tu as beaucoup pleuré récemment.
Józio a noyé le chien.
Ola...
C'est qu'un animal.
Un enfant a tué son chien !
Oui...
Cet enfant a tout d'un criminel.
Il a tout d'un être humain.
Je dois repartir. Je vais dire quoi ?
Quoi ?
Dis-leur de venir !
Le lac peut t'être intéressant.
Je veux te dire quelque chose.
Tu sais ce qu'il va dire ?
Ce n'est pas un homme pour toi te marier.
Je n'y pensais pas !
Toutes les filles pensent au mariage.
Que cherches-tu à dire ?
Mon mari dit que ça peut finir mal.
Il ne plaisante pas.
Pieds nus ?
J'ai mes chaussures trempées,
Prenons la voile sur le lac.
Je n'ai jamais été au bord du lac,
et je vis ici depuis deux ans.
Deux ans.
Deux ans.
Ça pourrait faire du mal à Janek ?
Rien ne peut le toucher,
il se sent bien apparemment.
Il a même...
peloté Euphrosyne !
Sèche tes pieds, tu pourrais t'enrhumer.
Allez ! Allez !
J'ai lu quelque part...
...que des chercheurs ont démontré que dans 11 000 ans,
les gens n'auront plus de petit orteil.
Laisse-moi sécher tes pieds.
Il faut bien les frotter, frotter, frotter
pour bien les réchauffer !
J'ai fait des knedles,
Alors ? J'en apporte ?
Je ne supporte pas cet automne !
Et l'automne est suivi par l'hiver.
Arrête de faire le débile.
Arrête, arrête !
- Avec des gitans, des haillons... - Du calme, d'accord ?
C'est si paisible ici, arrête de crier.
C'est beau ici.
Ça ne peut pas finir comme ça ?
Il ne vend pas le lac.
Aucune chance.
Il en est amoureux.
Qui ne vend pas ? Ce stupide pêcheur ?
Nous allons en finir !
Non, pas comme ça.
Je peux,
pour le punir.
Apparemment, il a tabassé ton Józio, non ?
Et comment est-il ?
Je crains qu'il puisse fuir.
Il a noyé son chien,
mais j'aime ce genre-là.
Après tout, je fugue de chez moi,
et je cours toujours aujourd'hui !
Rien de bon n'en est sorti.
Tu penses encore à la taule ?
En prison ?
Oui.
Pour quoi ?
Pour quoi ?
Allez Arek, dis-le à Ola.
Il a violé une fille.
On fait quoi maintenant ?
J'en sais quoi ?
Allons dans l'eau !
Mais il fait froid. Il ne doit pas rester comme ça.
Bien,
laisse-le marcher sur l'eau,
et nous verrons comme il est saint !
Jésus !
- Le bateau fuit ! - Je te l'ai pas dit ?
Nous sommes liés
pour le meilleur et le pire.
Au secours !
Arrête de crier, c'est inutile.
Au se...
Il faut faire quelque chose !
On peut que faire l'amour.
Me fais pas peur !
Tu penses qu'il vaut mieux ?
Chaque femme...
Chaque femme est passée de moi à lui.
Ne le crois pas. Il ne me connaît pas.
Si.
Comment peux-tu savoir ce que je dis aux femmes ?
- Parce que je t'entends ! - Je ne t'ai jamais rien dit !
Janek.
Fais pas ça !
Jésus, qui es-tu ?
Je voulais te dire au revoir.
Il l'a volé !
As-tu vu Józio ?
Il a volé 300 złotys du bureau.
Tu imagines des choses.
Tu caches un voleur, Ola.
J'ai entendu la fenêtre claquer.
Il a sauté ?
Sûrement.
Józio !
Józio, c'est toi ?
S'il meurt, ce sera de votre faute.
C'est Arek...
Arek,
diable noir !
Janek a besoin d'un bon petit-déjeuner.
De préférence des œufs et du bacon,
du café, trois cuillerées de sucre.
Trois ?
Et n'oublie pas le second déjeuner, vers midi.
Vers midi...
Janek n'aime pas dormir contre le mur.
- Il dit que le mur l'oppresse. - L'oppresse ?
Janek ?
Janek.
Tu l'as envoyé ?
L'argent ? Oui.
Je t'ai déjà laissé tomber ?
Tu as des nouvelles de Basia ?
T'inquiète pas !
Aucun mal ne viendra à eux.
Si l'affaire du lac se concrétise,
ils rouleront sur l'or toute leur vie.
Tu vas finir en taule.
Ce sera pour toi.
Va la voir.
Ferme la fenêtre,
Je ne peux plus entendre ça.
Il vient vers nous.
Vers toi.
Ferme la fenêtre.
Où est-il ?
Il n'est pas encore venu à toi ?
Il reste chez Gulbiñska.
Ils l'ont viré du sanatorium.
Finalement !
Et alors ?
Tu vas lui faire...
ses derniers offices ?
Je n'aime pas ton langage.
S'il n'a pas encore couché avec toi, il doit y avoir une raison.
Tu es jaloux.
Peut-être de toi.
Où a-t-il attrapé sa maladie ?
Il dit que c'est en prison.
C'est ce qu'il dit.
Je ne crois pas ce qu'il dit.
Alors comment peux-tu l'aimer ?
Qu'est-ce qu’il aime vraiment ?
Il est différent pour moi et différent pour toi.
Je ne suis pas
particulièrement attaché à lui,
ça ne vaut pas la peine de faire une histoire pour lui.
T'es trop bonne.
Il faut le laisser.
Je me fiche de ce qu'il aime.
Je ne veux pas savoir qui je suis pour lui.
De toute façon,
ça ne changera rien.
Ola...
Mon mari veut te voir.
Ola.
C'est difficile de commencer une conversation avec toi.
Il s'agit de mes invités ?
Tu as le droit de recevoir dans ta chambre.
Qui tu veux.
C'est Janek ?
Oui.
Tu sais qu'il est très malade.
- Ce n'est pas important. - C'est important pour mes patients.
Il va les infecter.
Infecter ?
Tu n'as pas des visiteurs que dans la journée.
Alors virez-moi.
Comment comptes-tu payer le pêcheur ?
Il suffit de rédiger un acte notarié.
S'il se ravise ?
Je le ferais changer d'avis.
Je ne veux pas.
Ah oui ?
Comment vas-tu aider ton fils ?
- Je vais gérer. - Comment ?
Tu seras bientôt mort.
As-tu payé Gulbiñska ?
Tu as un toit jusqu'à l'an.
Après ?
Et après ?
Je pense qu'Ola viendra vivre avec toi.
Tu as maintenant deux femmes,
et je n'en ai pas une.
Tu pleures ?
Non.
C'est bien.
- Laisse-moi ! - Lâche-le.
Ça doit se passer comme ça.
Comme la nature gaspille.
L'espoir doit mourir
avant que le simple roseau s'épanouisse à nouveau.
Je ne veux pas les quitter.
Je ne veux pas mourir.
Je ne te laisserai jamais, Je le jure.
Janek !
Arek !
Janek !
Janek ! Jésus !
Lève-toi !
Jésus !
Tu es trempé.
Retourne-toi.
Où est-il ? Il va revenir ?
Il reviendra.
- Il revient toujours... - Attends. Tu as froid.
Il revient, vers moi.
Je suis désolé.
Je suis éveillé en fait !
Je suis désolé tout de même.
Pourquoi ?
Parce que...
ils t'ont virée de l'école.
Ils t'ont viré du sanatorium aussi.
Parce que je suis malade.
Et alors ?
Eh bien...
Je sais que tu as femme et enfant.
Viens contre moi.
Tu n'as pas peur ?
Tu es heureuse ?
Oui.
Oui.
Tu mens !
Tu mens !
- T'es pas heureuse avec moi ! - Dors.
- Dors. - Dormir !
Dormir ! Dormir ! Tu n'as rien d'autre à faire !
Si seulement je voulais.
Que les gens se tuent !
Il n'y en a pas un comme moi au travail.
Je ne suis pas si piteux.
- Oui ? - Oui !
Bien sûr !
Ne dis pas que je n'ai pas de force !
- Je n'ai jamais dit ça. - Mais tu l'as pensé !
Tes pensées sont contre moi !
Il gèle.
Quelle nuit !
Il n'y a pas de lune. Il va neiger.
Imagine,
être sous la neige de Marone.
Les amoureux !
Tu avais déjà vu un tel village ?
Il n'y aura plus de nuit comme celle-là.
Il y aura. Il y aura des milliers.
Je dois leur dire adieu.
Il a quel âge ?
Quatre.
Pourquoi tu t'es marié ?
C'était un pari avec Arek.
À 19 ans, tu ne connais rien de l'amour.
Tu ne connais que la mort.
L'amour est plus fort que la mort.
- Lève-toi, mec. - Quoi ? Mon fils.
Tu devais voir le notaire !
Józio est parti.
Lève-toi, bon à rien ! J'attendais avec le client.
Quel client ?
Józio !
Oh Jésus !
C'est du sang...
Tu fais quoi ?
Je pars.
Où ?
À eux.
Reviens, tu as de la fièvre !
Idiot.
Allez !
Laisse-moi.
Attention.
Donne-moi une cigarette.
Là.
Janek,
tu dois retourner au sanatorium.
Non.
Je vais en parler à Euphrosyne.
Non.
Tu vas me guérir.
Tu m'as déjà guéri.
Tu n'as pas peur de moi.
Nous allons vivre dans la forêt.
Arek...
Je sais qu'il n'y a pas de mort.
Tu es avec moi.
Tu seras toujours avec moi,
Basia.
Basia...
Tu seras là ?
Je serai là.
À Ostrowiec,
je vais travailler.
Et les lys de la vallée poussent pour moi
dans les bois.
Veux-tu t'éloigner du mur ?
Le mur t'oppresse !
Éloigne-toi !
Mme Gulbiñska !
Mme Gulbiñska ! Il faut appeler Euphrosyne.
Au nom du Père, du Fils, de l'Esprit...
Arrêtez de prier.
Arek !
Il souffre. Allonge-le.
Va à la pharmacie.
Ça marchera ?
Ça ne pourra pas lui faire de mal.
Où est Arek ?
Il devait venir là.
C'est lui qui a amené ces femmes.
Ola le sait ?
Qu'est-ce qui va se passer à son retour ?
Elles ne pourront pas se battre pour un mourant.
Peut-on trouver un prêtre ?
Il le faut ?
Tu y vas ?
Non.
Il ne peut pas.
J'irai.
Ils sont là ?
Ils sont là.
Où est Ola ?
Partie chercher des médicaments.
Attends !
Quand tu es sortie, ça s'est aggravé.
Il m'a demandée ?
Non.
Il parlait de son épouse, Basia.
Elle l'aura jusqu'à ce qu'elle meurt.
S'il vous plaît, aidez-nous.
Assieds-toi ici un moment.
Ça y est !
Puisse la lumière éternelle briller sur lui...
Arek !
Sous-titrage : Philippe
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