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Original subtitles

En 1951,

la nouvelle R�publique des Philippines

luttait pour survivre contre

une gu�rilla sp�cialis�e dans le meurtre,

les incendies et le pillage.

Ceci est un chapitre de

l'histoire de cette lutte sanglante...

enti�rement film�

sur le champ de bataille.

Camarades, rapprochez-vous.

Voil� ce que j'ai � vous dire sur notre pays.

Il n'y aura pas de repos avant d'avoir d�truit toute les plantations !

Nous les attaquerons,

et vengerons le sang de nos fr�res...

� cela, je d�die ma vie !

�tes-vous avec moi ?

GUERRILLEROS...

J'apporterai suffisamment de munitions de Manille pour leur rendre la monnaie.

Au revoir, Cindy, ne t'inqui�te pas pour nous.

Tu ne vas pas commencer avec Bart, n'est-ce pas ?

Tu seras plus en s�curit� � Manille.

Oh, non. Je reviens avec Bart et le pr�cieux M. Dickson.

Et si vous arr�tiez ?

Prends soin de toi, papa.

Garde l'�il sur eux 24 heures sur 24 jusqu'� mon retour, d'accord ?

Juste au cas o�.

- Au revoir. - Au revoir, papa.

- Lucio, prends ma place. - Oui, monsieur.

North-West Orient, Vol N� 1.

Ankorage et Tokyo.

Bienvenue � Manille.

M. Dickson est attendu,

M. Greg Dickson,

veuillez vous pr�senter au comptoir...

Merci

- Vous avez demand� Dickson ? - Oui, voici la personne .

Et quelle personne !

M. Dickson, contente de votre arriv�e

Je suis content d'�tre ici.

�a fait partie du service de la North-West ?

Je devrais voyager plus souvent.

O� est le reste de vos affaires ?

Vous voulez un inventaire ?

J'ai eu un sac de couchage dans un chantier sur le fleuve Colorado,

Quelques chemises dans une auberge de Seattle...

Je vois...

Nous nous attendions � quelque chose d'un peu diff�rent.

Nous ?

Vous faites partie d'une �quipe ?

Je viens de la plantation. Je travaillais pour votre p�re.

Je pensais qu'il n'engageait que des hommes.

Faisons comme si j'�tais un homme.

Personne n'a autant d'imagination.

Vous �tes d�j� mont�e dans un buggy ?

Le bateau part dans moins d'une heure.

Pas de pollution d'essence, pas de changement de vitesse.

Elle a l'air bien �duqu�e.

Au lieu d'une patache d'h�tel, on peut avoir un vaisseau de guerre.

- Allons-y ! - Au quai sept et vite.

Et pas de d�tours.

Dommage de pas avoir le temps d'aller en ville.

Si je ne vous connaissais pas depuis si longtemps,

je dirais que vous ne m'aimez pas.

Chauffeur, pouvez-vous acc�l�rer, s'il vous pla�t ?

Vous vous jetez toujours comme �a sur les hommes ?

Je crois que je ne me suis pas pr�sent�e correctement.

- C'est vrai, vous avez raison. - Je suis Mme Rogers.

Madame ?

La femme de Bart ?

Ouah, �a alors.

Quand je suis parti d'ici,

c'�tait un gamin, qui jetait des pierres aux filles.

Certains gar�ons grandissent.

Je suis revenu trop tard.

Je pense que oui.

Trop tard pour votre p�re.

Je ne parlais pas de �a.

�coutez, les Huks ont tu� votre p�re il y a deux semaines.

Comment ?

Oubliez �a.

Plus vite, s�il vous pla�t.

- Merci. - De rien.

- Bonjour, Bart ! - Bienvenue � la maison.

Merci.

Je suis d�sol� pour votre p�re, Greg.

Oui, bien s�r ! Bien s�r.

Il avait beaucoup chang� ces derni�res ann�es.

En meilleur ou en pire ?

Nous ne savions pas si vous aviez re�u notre t�l�gramme.

Ils sont obstin�s � la Western Union, ils trouvent toujours.

Ils m'ont trouv� jouant au poker � Salem, dans l'Oregon.

- O� �tiez-vous toutes ces ann�es ? - Ici et l�, � construire des ponts.

Ils en mettent dans les endroits les plus �tranges.

Certains, aussi loin que Paoli.

Paoli a �t� bon pour nous.

- Et maintenant, ce sera bon pour vous. - Oui.

C'est ce qu'a dit l'avocat � San Francisco.

Deux millions de dollars.

Le vieux Pinote est-il toujours le capitaine ?

Non, il est mort il y a quelque temps.

D�sol� de l'apprendre.

Le plus jeune fils a repris le poste.

Je vais lui faire une surprise.

- � plus tard. - Cindy reste � Manille.

- Bart ! - Je t'avais dit que tu resterais ici.

Bart, ce n'est pas juste.

L'ambassade te trouvera un endroit pour loger.

Je viendrai te chercher d�s qu'il n'y aura plus de danger.

- Si tu veux toujours de moi. - Ch�ri, je suis ta femme.

C'est important d'�tre ensemble.

C'est important pour moi ? ou important pour toi ?

C'est important pour nous deux.

�coute...

Je te dois d�j� trop.

Au revoir, Cindy !

- Prends soin de toi. - Bart...

S�il te pla�t, laisse-moi venir avec toi.

Pour les requins ?

Pour les Huks.

Ils font partie du kit pratique ?

Ils pourraient s'av�rer tr�s utiles.

Une bande qui court les collines avec des machettes rouill�es

et vous avec des armes de calibre 50.

C'est comme �craser des mouches avec un chariot �l�vateur.

Bonjour.

H�, Bonjour.

Tout va bien, ch�ri ?

Oui pour l'instant.

Quel effet a cette histoire avec les Huks

sur le march� immobilier � Paoli ?

N'ayez pas l'air choqu�.

Il y en aura pour tous si nous vendons la plantation...

avant qu'elle soit br�l�e.

Je vais v�rifier le canon de proue.

- Comme vous �tes excentrique. - Excentrique ?

Vous faites vos propres cigarettes.

de nos jours, m�me les cow-boys les ach�tent en paquet.

Vous �tes toujours pr�te � critiquer le matin ?

O� est Bart ?

Il est all� v�rifier les canons � l'avant.

Je crois l'avoir contrari�

quand j'ai parl� de vendre la plantation.

Ne me dites pas cela vous contrarie aussi.

Lancero Point.

Qu'est-ce qui se passe � Lancero Point ?

On pense qu�il y en a une concentration de Huks, l�.

Je prends la rel�ve.

Il y a 7 000 �les.

C'est beaucoup.

Il n'y a aucun moyen de savoir o� sont les Huks.

Remontez plus haut !

Merci.

Bart !

Bart !

Bart !

Du calme, mon gar�on.

Du calme.

Ils ont arr�t� de tirer.

Je me souviens que vous ne vouliez m�me pas tirer au pistolet � plomb.

Laissez-le tranquille.

Il a besoin d'un verre de cognac et moi aussi.

Content de vous voir.

- Quatorze ans. - Oui, quatorze ans.

C'est bon de vous revoir.

Ce matin, j'ai demand� de vos nouvelles au capitaine.

"ils se sont d�barrass�s du vieil homme ? " Je lui ai demand�.

Pas question !

Vous avez l'air en forme

Les armes sont � bord, papa.

Cinquante fusils, quatre mitraillettes, des munitions et de la dynamite.

Bien.

Le major Balatbat vient d'arriver avec la compagnie.

Sa th�orie est que les Huks

vont progresser en br�lant les champs de canne.

- Bonjour, Monsieur. - Comment allez-vous Major ?

- Bien. - Voici Greg Dickson, Major.

Major.

Mes condol�ances pour la mort de votre p�re.

On dit qu�il a une guerre ici, Major.

Une compagnie, hein ?

C'est tout ce qu'il y a comme arm�e � Paoli ?

Comme vous le voyez, nous sommes peu.

Il y a beaucoup d'�les et beaucoup de probl�mes.

J'ai bien peur que votre plantation soit l'un d'entre eux.

Je ne vous en veux pas, Major.

Je ne sais pas quels sont vos plans.

On m'a dit que j'ai une belle propri�t�.

- Je vais la d�fendre. - �tes-vous arm� ?

Non.

Je vous sugg�re de toujours avoir une arme .

Ce serait un honneur pour Kalak de tuer le fils apr�s le p�re.

- Kalak ? - Il est toujours dans le coin.

J'en suis s�r.

Ne faites pas comme M. Rogers.

J�ai entendu dire que le tabac

qu'utilise M. Rogers, est mortel.

Cependant, rien de comparable avec la g�chette de Kalak.

Bonjour, papa !

J'avais dis que je reviendrais. Bart va aider � d�charger.

- Bonjour, Major. - Mme Rogers.

Je ne serai pas loin, M. Dickson.

J�ai le sentiment que vous �tes un excellent app�t.

Quand vous voulez, major.

- A bient�t. - Au revoir.

Tu as oubli� de frapper, l'ancien. Tu n'as plus de doigts ?

Tu peux tromper les gens avec ce masque que tu arbores.

Mais pas moi. Je t'ai �lev�.

Bart m'a dit que tu construis des ponts.

J'ai travaill� ici et l�.

Toujours sans attaches ?

Plus que jamais.

La derni�re fois qu'on a entendue parler de toi, c'�tait pour ta m�re.

Oui.

Ton p�re a pass� beaucoup de temps assis sur cette chaise.

Je n'ai permis � personne de toucher � quoi que ce soit.

C'est un peu tard, n'est-ce pas ?

Toujours le m�me probl�me.

Trop peu, trop tard.

Quand j'�tais enfant...

toi et Pinote m'avez donn� quelque chose :

Le temps.

C'est le meilleur cadeau qu'un adulte peut faire � un enfant.

Ton p�re �tait occup� � b�tir un empire.

Oui, il n'avait pas de temps.

Excuse-moi, l'ancien...

Je vais aller nager.

H�, tu te souviens quand tu as saut� � l'eau tout habill� pour me sauver ?

- Est-ce que je t'ai remerci� ? - Bien s�r que oui.

Salut !

- Vous m'avez surprise. - Ah, oui ?

Je pensais que vous seriez en train de frapper aux portes,

en qu�te d'offres pour votre empire.

Vous ne connaissez pas les ing�nieurs.

On m'a appris qu'il faut toujours une �tude,

pour �valuer la propri�t�.

Cela vous d�range-t-il si je continue � nager ?

Bien s�r que non.

Gardez les genoux bien droits.

Effectuez le mouvement � partir de la hanche.

Je peux continuer comme �a autant que vous.

- Que diriez-vous d'un repos ? - D'accord.

Pour un ma�tre nageur, vous ne tenez pas longtemps.

Je ne vais plus me baigner tr�s souvent.

Mon travail se passe au-dessus de l'eau.

Le premier pont sur lequel j'ai travaill�

�tait celui de Tacoma. On l'appelle "Galloping Gertie"

Je me souviens que c'�tait un apr�s-midi chaud...

un peu comme aujourd'hui.

Je marchais sur un un c�ble de 35 cm de large

et environ 1900 m de long � 140 m au-dessus de l'eau.

Le pont ressemblait � une grille d�aluminium...

comme celle utilis�e pour faire des pancakes.

- J'en �tais � la moiti� quand... - Vous �tes tomb� de 140 m dans la po�le,

c'est pourquoi aujourd'hui vous d�testez les gens.

Doucement, Mme Rogers.

Je ne d�teste pas les gens.

Je ne veux pas qu'ils me d��oivent.

Si vous n'attendez jamais rien de personne...

vous n'aurez aucun probl�me.

Vous devez �tre heureux avec vous.

La seule chose qui ne d��oit pas est un fait ou une formule.

La structure d�un pont,

un c�ble, une poutre en acier...

Est-ce que vous l'aimez ?

Vous savez que �a ne vous regarde pas.

Oh, je n'en suis pas s�r.

Bart et moi sommes de vieux amis et nous avons grandi ensemble.

Il aimait m�me mon p�re.

Mais je retire ma question.

On m'a dit que vous alliez vivre.

Peut-�tre que je ne vais pas pouvoir soulever de poids

ou faire des pompes, mais je m'en remettrai.

Vous vous en sortez bien avec un seul bras.

Il vous faut juste une bonne nuit de sommeil.

Par une nuit chaude comme celle-ci ?

On apprend � faire �a, ici.

Et...

comment faites-vous pour dormir ?

Vous ne devineriez jamais.

Je voudrais essayer.

Avec une bo�te � musique. Brahms.

- �a m'endort. - Voil� qui est excentrique !.

Peut-�tre pourriez-vous me la pr�ter quand j'ai une insomnie.

- Bonne nuit, Monsieur Dickson. - Bonne nuit, Mme Rogers.

Comment va Greg ?

C'�tait bien lui, non ?

Quel �ge crois-tu qu'il a ?

Lorsqu'il est all� � l'universit� Statside, il avait 19 ans.

C'�tait il y a 14 ans.

Suffisamment de temps pour apprendre la morale.

Comment ?

Ne te m�prends pas.

Je parle de ce qui est important pour lui.

Je ne sais pas.

Il ne donne jamais,

il veut juste recevoir.

Je vais te le dire pour la derni�re fois. Je veux que tu partes.

Demain de bonne heure, d�s que Pinote peut repartir.

Moi, je te demande de ne plus aborder ce sujet.

Je te l'ai dit Je reste ici avec toi.

Il t'int�resse autant ?

C'est la derni�re chose qui devrait te pr�occuper.

- Je ne pense pas. - Bart, ne sois pas ridicule.

Tu ne pas savoir � quel point je m'inqui�te.

Si, je le sais.

- Je ne voulais pas que tu le saches. - C�est la guerre, Bart.

L'ancienne guerre et maintenant cette nouvelle guerre.

Je parle de nous.

De ce que tu ressens,

- d'�tre mari�e avec moi et... - Bart.

S'il te pla�t.

Excuse-moi.

Tu ferais mieux de te coucher maintenant.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Parce que j�ai eu la chance de le tuer, dois-je assister � son enterrement ?

Regardez attentivement les visages,

en particulier ceux qui ont l'air tr�s triste.

Ce sont nos ouvriers, ils travaillent tous ici.

- Que savent-ils des Huks ? - M. Dickson.

Celui qui nageait avec un couteau, travaillait aussi pour vous.

Eh bien, je...

M. Kalak a trouv� des partisans jusque dans notre cour.

Pas beaucoup, quelques-uns.

La plupart sont loyaux.

Major, qu'avez-vous en t�te ?

- Pourquoi voulez-vous m'exposer ici ? - Vous ne vous en souvenez pas ?

Vous �tes mon app�t.

Vous pensez qu'on pourrait me descendre � cet enterrement ?

Allons, Major !

M�me les Huks ne sont pas aussi fous, avec vos hommes partout.

Vous ne connaissez pas les Huks, M. Dickson.

Non, mais j'apprends vite.

Les Huks veulent de l'argent et du riz pour lutter contre le gouvernement.

C'est pourquoi ils ne br�lent pas la centrale.

Votre p�re leur a dit des se manifester en personne,

et il a tendu un pi�ge � Kalak.

�a n'a pas march�,

mais c'�tait une tentative courageuse.

Il a toujours �t� courageux.

Vous avez �t� absent longtemps...

Vous ne savez plus ce qui est important pour les Philippins.

Je suis ici pour vendre et repartir la valise pleine de choses importantes.

- Cela vous d�range, major ? - Qui d�fendra ceux qui vivent ici ?

Qui ont travaill� vos terres tout ce temps ?

- Vous, Major, vous ! - Avec quoi ?

Avec une compagnie ?

Aux U.S.A, avez-vous lu quelque chose sur notre leader Muck Sicy ?

Il ne fait pas les couvertures mais j'ai entendu parler de lui.

Il s'est adress� personnellement � chacun des soldats.

Il nous a enseign� ce que j'ai appris dans votre pays pendant ma formation,

que tous les hommes libres sont fr�res.

Major, j�en ai assez d'�tre un poids ici.

Je n�ai pas apport� mon drapeau dans ce voyage

Je suis ing�nieur, pas un cowboy.

J'aime sentir l'argent dans mes mains.

Vous comprenez ?

Que vous le vouliez ou non, M. Dickson,

dans cette partie du monde, nous ne d�fendons pas seulement votre terre.

Votre pays et le mien sont li�s depuis longtemps.

Et on va continuer comme �a.

Oui...

je commence � saisir, Major,

mais je vous admire.

Dans la limite de mes capacit�s. Bonne chance.

C'est vous, M. Dickson, qui aurez besoin de chance.

Quelle belle machine.

Combien de temps faut-il pour recevoir une offre officielle ?

De Hong Kong ou des Am�ricains ?

Celle qui arrive en premier.

De Hong Kong demain. Pour les autres, un peu plus tard.

Est-ce que cette affaire avec les Huks va g�ner ?

Toutes les plantations sont dans le m�me bateau.

Tans qu'ils ne d�truisent pas les machines ou les champs de canne,

cela n'affectera rien.

Choisis qui tu veux. L�argent, c�est de l�argent.

Les gens pr�f�reraient des Am�ricains.

Comment le sais-tu ? Leur as-tu vraiment demand� ?

Peut-�tre pr�f�rent-ils le Chop Suey aux hamburgers.

Les voitures d'aujourd'hui sont belles � regarder, hein ?

Petites et �l�gantes.

Lorsque j'ai quitt� les USA, elles �taient grosses et imposantes.

Pour que tout le monde puisse les voir.

Tu sais quoi, l'ancien ?

Tu n'as jamais voyag�.

- Tu crois que c'est un tort ? - Je le pense.

�coute, on va rentrer ensemble.

Tu sais que tu fais partie de tout ce que je fais.

Tu as l'�ge de la retraite.

D�barrassons-nous de tout et partons d'ici.

Je ne te promets pas le P�rou,

mais quand nous arriverons � San Francisco, je te promets

la plus belle voiture que tu auras jamais vu, de toute ta vie.

Je te remercie, Greg, mais c'est impossible.

Pourquoi ?

Je reconnais avoir pens� au retour.

En 45 ans, j'y ai pens� de temps � autre.

J'ai suivi les informations.

Je sais que les b�timents sont plus grands.

Certains sont immenses !

Je sais aussi que beaucoup de choses ont chang� aux USA.

Je suis arriv� ici en 1907.

Moi et un bateau plein d'enseignants.

Ils �taient tout juste dipl�m�s et avaient de grands id�aux.

Aider les gens.

C'est la raison pour laquelle je suis venu ici.

Pas avec une arme � feu ni avec de bons livres.

Mais avec des m�dicaments, de l'eau pure et l'�ducation.

Nous avons fait du bon travail, et nous en sommes fiers.

Le taux d'analphab�tisme est inf�rieur � 50%...

nous en avons fini avec le chol�ra et la peste.

Nous avons appris aux gens � lever la t�te et regarder l'autre dans les yeux.

Tu crois qu'ils appr�cient ou se souviennent de ce que vous avez fait ?

Oui. Oui, je le pense.

Les Am�ricains savent comment gagner l'amiti�.

Ils ont un beau sourire, ils sont simples et honn�tes.

Je suis toujours am�ricain, Greg.

Je voudrais faire plus que me faire des amis.

Je voudrais les garder.

Qui se chargera de la vente, toi ou moi ?

Je travaille pour toi, Je m'en occupe.

- Tr�s bien. - Greg ?

Peu importe qui ach�te la plantation, je resterai ici.

Je n'ai pas le choix.

Ne me mets pas dans cette situation.

J'ai d�j� une conscience assez lourde

sans encore tirer le tapis de sous tes pieds

Je suis d�sol�, fiston.

Oui.

Oui.

Ramon,

va au d�p�t.

Ramirez et moi passons par l'autre c�t�.

Allons-y.

Essayez d'�teindre le feu.

Qu'est-ce qu'il essaie de prouver ?

Quand il �tait enfant, il ne pouvait pas arracher l'aile d'un papillon.

Il y a des choses que tu ne sais pas sur lui.

Par exemple ?

Bart et moi avons pass� 3 ans dans le camp de concentration de Saint Thomas.

Tu n'as pas id�e de ce que c'est.

Mauvaise nourriture, solitude, fi�vre br�lante.

Tu ne sais pas ce que cela fait � un homme.

Si Bart avait su le 12 Novembre ce qu'il sait maintenant.

Tout serait diff�rent.

Pourquoi le 12 novembre ?

Quand lui et Cindy se sont mari�s.

Continue, tu peux me le dire.

Il ne pourra jamais �tre un mari pour Cindy.

Pas un vrai mari.

Le major avait raison.

Peuple de Paoli,

rejoignez-nous. Attaquez maintenant.

Le sang du jeune Dickson doit laver la terre

qui vous appartient de droit.

Kalak.

Kalak, n'�crit pas vraiment en ma faveur.

- Il faut r�agir. - Qu'est-ce que tu vas faire ?

Je vais l'emp�cher de verser du k�ros�ne sur la plantation

jusqu'� ce que ton p�re me trouve un ch�que certifi� pour sa vente.

- Tu vas laisser �a passer ? - D'accord, je suis sa cible n�1.

Mais si tu penses que je vais le provoquer en duel, tu es fou.

Partons d'ici.

Nous allons attaquer de nouveau.

Toi et le reste des gars allez passer par ici.

Je vais y aller de ce c�t�.

Vous avez compris ?

C�est clair pour tout le monde ?

Allons-y.

- Ils sont au courant de tout ? - Oui.

Tout le monde sait ce qui s'est pass� en d�but de soir�e.

Ils peuvent essayer � nouveau.

Nous donnerons donc � chacun d'entre vous un fusil ou un pistolet.

Chaque garde prendra trois hommes.

Je veux que tous les points soient couverts.

Deux hommes dormiront pendant que deux seront de garde.

Le changement se fera toutes les 2 h.

Deux �veill�s, deux qui dorment, jusqu'� l'aube.

Bart, donnez-leur les armes.

Quelqu'un a des questions ?

- Et nos familles ? Qui les d�fendra ? - Et nos maisons ?

Les Huks n'ont rien � faire de vos maisons.

Ils veulent d�truire la seule chose de valeur sur cette �le.

�a !

Comment vivriez-vous ?

O� gagnez l'argent pour subvenir aux besoins des familles,

sans les machines ?

Je suis d�sol� que vous soyez impliqu�s dans tout cela.

Mais qu'on le veuille ou non,

Kalak veut faire un exemple avec cette plantation.

Notre seule chance est d'�tre fermes et unis.

Prenez les armes.

Ce ne sont pas des hommes pour vous, mais des armes.

Nous vivons dans un monde de calibre 50.

Les gens sont bons quand ils ont un objectif.

Demandez � votre mari, il est bon pour la g�chette.

- Vous ne d�sarmez jamais, n'est-ce pas ? - D'accord, j'ai �t� dur avec eux.

C'est leur vie ici. Cette usine les habille, les nourrit.

Et leurs femmes et leurs enfants ?

- Ils ne s'en prendront pas � eux. - Si Dieu et Kalak le veulent.

- Nous sommes pr�ts � agir. - Bien.

- Je prends le premier quart. - Et moi, commandant ?

Vous, reposez-vous.

Bart, tu ferais mieux d'emmener ta femme dans une des suites climatis�es.

Je sugg�re le troisi�me �tage.

- Je t'appellerai pour la garde. - T'inqui�te, je reste en contact.

J'esp�re que vous avez votre bo�te � musique ?

Greg.

J'ai dit que je t'appellerai quand j'aurai besoin de toi.

Merci, mais ce n'est pas une nuit pour dormir.

- Bonne nuit. - Greg.

Cet endroit a �t� bon pour moi. Tu comprends ?

Bien s�r ! Bien s�r, l'ancien, je sais.

Je voudrais que six hommes m'accompagnent au village.

Le village n'est pas en danger.

Que feraient-ils avec des baraques en paille.

L�un de nous, un Am�ricain, devrait �tre l�.

�coute ! Il n'y a qu'une chose sur cette �le qui ne soit pas rempla�able : toi !

Maintenant, monte et trouve-toi un bon endroit pour dormir.

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

Tr�s bien, messieurs, prenez vos postes.

Cindy.

Comment Greg sait-il pour la bo�te � musique ?

Je lui ai dit.

N'est-ce pas une affaire personnelle ?

Je ne crois pas que ce soit si personnel.

Viens.

Vous en voulez une ?

Puisque vous �tes r�veill�e.

Je pense qu'il est temps de vous poser quelques questions.

- Comme quoi ? - Eh bien...

d'o� vous venez, comment vous �tes arriv�e � Paoli.

Des choses comme �a.

Vous avez vraiment mal choisi le moment.

Lorsqu'on a des veilles de 2 h, on ne peut pas perdre de temps.

O� avez-vous rencontr� Bart ?

� l'ambassade de Manille.

Une garden-party.

- Coup de foudre ? - J'�tais secr�taire � l'ambassade.

- Et tr�s rapide aussi. - Rapide ?

Quatre-vingt dix mots par minute.

Comment �tes-vous arriv�e l� ?

Je voulais voir le monde.

Jusqu'� ce que je sois � court d'argent � Manille.

Que voulez-vous savoir d'autre ?

Nous n'avons m�me pas commenc� cet interrogatoire amical.

Les �tats-Unis vous manquent ?

Je n�ai personne l�-bas � regretter.

Mes parents sont morts.

J'ai un cousin qui vit � Monterrey, mais,

je pense que ma place est ici maintenant.

Je parlais � Steven, et il m'a racont� pour Bart.

Il y a beaucoup de choses sur lui que j'ignore.

Je suis d�sol�. pour vous deux.

Je voulais que vous le sachiez.

Eh bien...

Maintenant, je vais en prendre une.

Bien.

Bart !

Bart!

Tu voulais te faire tuer ?

C'est aussi mon combat.

Je crois que oui.

Repliez-vous !

Quelqu'un l'a couvert avec notre drapeau.

M. Rogers, aurait aim� �a.

C'�tait un am�ricain, mais il �tait aussi l'un des n�tres.

Tu voulais jouer avec un nouveau jouet, hein ?

Pourquoi ? Qu'est-ce que tu savais des armes � feu ?

Pourquoi tu ne t'es pas content� de ta pipe et du tabac ?

Toi et ton �ducation !

Je parie que tu l'as attaqu� comme un vrai tueur.

Est-ce que tu as �t� rapide � tirer ?

Tu as clign� des yeux derri�re tes lunettes ?

Tu t'es excus� avant de tirer ?

Pourquoi tu m'as fait �a ?

Pourquoi tu as fait une chose pareille ?

Tu as tout g�ch�.

Pourquoi n'as tu pas laiss� Bart ou moi tirer ?

Tu avais raison, l'ancien.

Bien raison.

Tu avais raison sur tant de choses.

Toi et ton billet sans retour.

Peut-�tre que moi aussi je vais rester un peu.

Jusqu'� ce que tous les Kalak aient disparu de l'�le.

�a te plairait, l'ancien ?

Vous aurez besoin d'homme, Major.

D�sol�, M. Dickson, mais vous et vos gens devez �vacuer l'�le.

Maintenant.

Le village entier s'en va. Ce qu'il en reste.

Je ne vais pas fuir. Pas maintenant, major.

Vous n'avez peut-�tre pas entendu, M. Dickson.

Vous �tiez dans l'arm�e. Il s'agit d'un ordre.

Kalak va nous attaquer.

Vous devez partir sur le bateau de Pinote.

Embarquement avec hommes, femmes et enfants.

Avec de la chance, vous serez � Manille dans la matin�e.

Je serai de retour par le premier bateau.

- Bonne chance, Major. - Que Dieu soit avec vous.

Nous veillerons � l'enterrer dignement.

Nous avons �t� battus aujourd'hui.

Mais nous gagnerons demain !

Kalak !

Nous les attaquerons � l'aube.

Avec plus d'armes et plus d'hommes.

Beaucoup �les nous rejoindront.

C'�tait notre derni�re d�faite.

Kalak !

� vous, mes braves.

Nous allons triompher !

Longue vie � Kalak.

Nous allons triompher !

Tu vas � Manille, finalement.

Avec toi.

- Sergent ! - Oui.

Dites au capitaine d'avancer � plein r�gime !

Jetez ces bidons d'essence par dessus.

La salle des machines est inond�e.

- Combien de temps peut-il tenir ? - Dix, peut-�tre 15 minutes.

Cap sur la plage et lancez les canots de sauvetage.

- Vous pouvez vous rapprocher ? - Non.

La coque est endommag�e.

Ramirez !

Bart !

Kalak ?

Il est fini.

Votre plantation, j'ai bien peur qu'elle soit finie aussi !

Cela n'a pas d'importance.

Nous recommencerons.

S.T. Jean Michel, Revu: Danielle et J.Y. 21/01/2021

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