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Va-t'en, Amigo.
Pardon M. le Président,
mais parfois la prudence n'est pas de trop.
Où files-tu ainsi ?
M. Travers, je suis le shérif, mais je suis aussi un pacifique.
Et surtout, j'ai une femme et quatre enfants !
- Laissez-moi passer. - Pas question. Tu restes ici, désolé.
Et tu dois arrêter de fuir dès que ça sent le roussi.
Je vous en prie M. Trevors, essayez de comprendre,
je n'y arriverai jamais seul contre ceux-là.
Si ce n'est que ça, tu peux te rassurer,
j'ai quelques hommes à moi dehors. Regarde.
Vu ?
Je les mets à ta disposition. Ils sont tous très doués.
Mais vous savez qui sont ces types ?
Non, mais je sais pourquoi ils sont venus.
Il s'agit tout simplement de Spotles, Silvertop, Preacher
et de ce maudit Apache Joe, les pires de tous les pistoleros !
Les bandits... Ils savent que le vieux Carver va être libéré
et ils l'attendent dehors comme des vautours.
Il ne manque que Trash Benton pour compléter le quinté.
Voilà. Il est là aussi.
À quelle heure sort-il ?
Je t'ai posé une question, Preacher.
À 16 h précises.
Alors, il ne nous reste plus qu'à attendre.
Tire-toi de là, Preacher.
Tu veux du feu ?
Je ne fume pas.
Hé, où t'enfuis-tu ?
Ils s'apprêtent à enlever le vieux, tu dois faire quelque chose.
Prends mes hommes et commence à tirer.
L'ennui, c'est qu'à peine je mettrai le nez dehors, ils tireront aussi.
Oui, mais c'est le seul moyen de sauver Carver.
On pourrait le laisser en prison, non ?
Ça fait 20 ans qu'il y est enfermé, on en a marre d'attendre !
On veut qu'il soit libre. Libre comme un oiseau, tu comprends ?
Bien sûr ! Pour qu'il vous conduise au nid.
Oui, précisément.
Débarrasse-nous de ces types, on se charge du reste.
La compagnie minière saura te récompenser.
Avec un cercueil en noyer.
Maudit vieillard !
Tu vas arrêter ?
Quand tu ne chantes pas, tu siffles,
et quand tu dors, tu ronfles comme un cochon !
On peut même plus penser.
Elle est bonne celle-là.
Et depuis quand est-ce que tu penses ?
Vraiment ? Regarde mes mains :
je n'ai jamais travaillé, moi. Je me suis enfui 100 fois de prison !
Tu crois qu'on peut y arriver sans user de sa cervelle ?
Mon ami, tu ne m'auras pas.
Le vieux Carver est bien plus malin que ce que tu imagines.
Je t'ai tout de suite percé à jour.
Qu'est-ce que tu imagines ?
Que tu travailles pour la compagnie minière
et que cet imbécile de Travers t'as mis ici
pour me tirer les vers du nez.
Mais j'ai l'œil et je ne me ferai pas avoir,
je m'en irai sans qu'une seule parole ne sorte de ma bouche.
Tu délires, vieillard.
Ton cerveau s'est ramolli.
Tu savais qu'ils me relâchent aujourd'hui ?
Oui, afin de t'enfermer juste après dans un asile de fous, tu vas voir !
- Travers te l'a dit, hein ? - Au diable Travers ! Qui est ce type ?
Je ne connais aucun Travers.
Carver, c'est 16 h.
On y va.
Adieu, l'ami.
Je t'offre mes œuvres d'art.
C'est peu par rapport à ce que tu attendais.
Quoi qu'il en soit, quand tu verras Travers tu lui diras
que personne ne roule dans la farine le vieux Carver.
Je n'aurai rien à lui dire à ce Travers. Je ne le connais pas !
Quoi qu'il en soit fiston, dis-le lui.
Je ne le connais pas !
Oui, entrez.
Carver est ici.
Ah, viens, viens. Allez, entre.
Nous y voilà.
Mon vieux, l'heure de nous séparer est arrivée.
Assieds-toi.
Dis-moi, tu as déjà quelques projets ?
Et bien, j'ai pensé à m'acheter
un ranch à Sonora et à me marier.
Bravo ! Je suis sûr que tu trouveras une jolie fille.
Tant que c'est une femme.
Après 20 ans de prison, on ne joue pas les difficiles.
Oui, c'est vrai.
Un projet judicieux.
Mais pour acheter un ranch, il faut beaucoup d'argent.
J'ai quelques économies de côté.
Viens.
Regarde, tu les connais ceux-là ?
Ils sont venus t'attendre.
Qui sont-ils ?
Tu peux l'imaginer.
Des brigands, avides d'argent.
Et sans scrupules.
Je comprends, Directeur.
Je me disais que je me suis attaché à vous
et que je préfèrerais ne pas vous laisser pour le moment.
Non, Carver.
Tu partiras à 16 h précises.
- C'est dans deux minutes. - Non, je veux rester !
Impossible, je dois te libérer.
Je ne veux pas être libre, je me sens bien ici !
Alors parle ou je te fais trainer dehors.
Parle ! Où as-tu caché les 28 sacs d'or que tu as volé à la compagnie minière ?
Je ne sais pas ! Je ne sais rien !
Lâchez-moi ! Je me sens mal !
Parle vieillard, si tu ne veux pas finir dans les griffes de ces charognes !
Et ils savent comment te faire chanter.
Par contre, si tu me dis où tu as caché ça,
nous irons seuls chercher les sacs pour nous les partager.
Non ! Oh, mon cœur !
Qu'est-ce qui t'arrive ?
- Je me sens mal, je meurs ! - Non, pas ça !
Carver, tu ne peux pas mourir maintenant !
Allonge-toi...
Ne me fais pas ça, attends !
Attends... Bois un peu... Attends...
Voilà, bois.
Lucas ! Lucas !
C'est quoi cette fusillade ?
Ils doivent être en train d'attaquer la prison.
Pourquoi ne filons-nous pas M. Travers ?
Parce que ça fait 20 ans que j'attends cet instant, bon sang !
Tu comprends ou pas ?
Distribue armes et munitions. Tout ce que tu as.
Tu y renonces, Trash ?
Ouais.
Mais avant, je vais prendre un bon bain.
Et demain, je retournerai d'où je suis venu.
Ici, ça commence à sentir mauvais.
Et si vous n'étiez pas tous de sombres crétins,
vous tailleriez la route vous aussi.
Voilà !
C'est la plus belle chambre de notre établissement, Monsieur !
Comme vous voyez, elle est de premier ordre.
Il n'y a pas plus grand ?
Désolé, ça n'existe pas dans tout l'État, Monsieur.
Très bien, je la prends.
Vous pouvez partir. Je ne donne jamais de pourboire.
Oui, Monsieur. Il ne manquerait plus que ça.
Vieux dégénéré, tu veux passer toute ta vie en prison ?
Qu'est-ce que t'as foutu ?
Ils voulaient me larguer, mais c'est mal connaître le vieux Carver.
Ils se trompent s'ils pensent me rouler !
Maudite charogne, je ne te permettrai pas de fuir !
Laisse tomber ces draps, j'ai tout compris !
Tu t'es mis en contact avec Travers et ces fumiers qui m'attendent dehors !
- Sale espion ! - Les gardes vont entendre !
Oui, ils doivent tous savoir que t'es qu'un sale espion !
Vieux fou, tu commences vraiment à me casser les cojones !
Que tout le monde sorte.
Toi aussi.
File.
- Oui, Monsieur. - On se sert tout seuls.
Vous ne m'avez pas entendu ?
Je fini d'abord le tour.
J'ai de bonne cartes en main.
Les miennes sont meilleures.
Que veux-tu dire ?
Disparais ou dégaine ton révolver, voilà ce que je veux dire.
Je ne me retire jamais quand j'ai une main favorable.
Favorable, tu dis ?
Désolé l'ami, mais cette fois tu as perdu.
Emmenez-le.
Que s'est-il passé, Preacher ?
Une petite divergence d'opinion que j'ai dû clarifier.
La prochaine fois, clarifie-là en faisant moins de boucan.
Je n'aime pas qu'on me réveille quand je dors.
D'accord, Trash.
On a juste pensé que 28 sacs d'or, ça fait trop pour une seule personne,
on a donc décidé de s'associer.
Et si tu t'unissais à nous ?
Je n'ai aucune sympathie pour les ordures,
aussi restez loin de moi.
Et laissez-moi dormir en paix !
Je n'ai pas envie de moisir ici. Je me tire !
Alors sois gentil et aide-moi.
Hé, gardien !
Gardien !
- Quoi ? - Regarde !
- Vous avez tué le vieux ! - Qu'est-ce que tu racontes ?
Venez voir. Il ne respire pas.
Alors c'est qu'il est mort, maudit crétin !
Tu ne pouvais pas appeler avant ? Tu veux ma mort ?
Le directeur va me tuer !
- Il n'a rien dit avant de mourir ? - Rien de spécial. Juste "aïe".
C'est quoi cette histoire ?
Ne m'en veux pas, grand-père.
Je dois te laisser attacher, sinon ils t'accuseront d'être complice.
Adios.
- Travers ! - Non !
Je ne connais pas ce Travers ! Salut.
Adios, le vieux !
- C'est de l'autre côté qu'on s'échappe. - Chut !
Mêle-toi de tes oignons.
- Tu permets ? - Que diable fais-tu ?
Moi ? Et toi ?
Je veux juste rejoindre la cellule du vieux Carver.
Par là.
Allez, dépêche.
- Que veux-tu au vieux ? - Ouvre sans poser de questions.
Mets-toi à l'aise.
Laisse le bâillon sinon il va crier.
- Vaut mieux qu'il se repose. - Qui est-ce ?
Un ami...
Maintenant, laisse-nous seul un moment.
Tu ne peux pas me chasser, c'est chez moi ici !
Dehors, j'ai dit. Et fait la garde.
D'accord, mais ne m'énerve pas, hein ?
Carver...
J'ai deux chevaux dehors. Veux-tu être mon associé ?
Et pourquoi pas ?
28 sacs d'or, c'est trop pour un vieux comme toi.
Sois raisonnable, tu n'aurais même pas le temps de dépenser tout cet argent.
Veux-tu comprendre que si je ne te protège pas, tu es cuit ?
Ils sont tous prêts à te sauter dessus pour te faire cracher ton maudit secret.
Tu peux te fier à moi comme de toi-même.
Je suis une personne honnête, moi !
Je ne veux pas te faire de mal, juste t'aider.
Puisque c'est ainsi,
je vais devoir user la force.
Hé, Mexicain.
Pourquoi l'emmènes-tu ?
Parce que...
parce que c'est mon père.
Et assez de questions !
M. Travers, ils ne sont que quatre.
L'Apache joue à jeter sa hache, les autres boivent.
Parfait.
C'est un piège, ça. Je ne veux pas tuer les gens ainsi.
C'est nécessaire, le directeur ne relâchera pas le vieux
tant qu'on n'aura pas éliminé ces brigands.
S'ils sentent qu'on les a encerclés, ils ne sortiront pas.
Ils sont à notre pogne, tôt ou tard ils sortirons.
Vous, montez sur le toit de l'entrepôt
et quand ils sortent, ne les ratez pas.
Oui, M. Travers.
Prends ce sac.
Oui.
Au fait amigo, ça fait combien 28 sacs divisés en deux parts égales ?
J'ignore de quoi tu parles.
J'ai compté avec mes doigts, ça fait 14 sacs.
Ah oui ?
Vieille sangsue, va au diable !
Tu m'insultes, gringo !
Dès qu'on sera dehors, je te ferai sauter le caisson !
- Alors mieux vaut que je me tire. - Attends !
Tu ne peux pas me laisser seul avec le vieux.
Tu dois m'aider à le soulever.
Quatorze sacs.
Non. Deux.
Je t'en donnerai deux.
Douze !
Très bien : quatre. Comme tu veux.
Maintenant, file-moi un coup de main.
Allez !
Au secours ! Ils se sont enfuis !
Carver s'est enfui !
À l'aide !
Arrête de faire du boucan !
Joe, c'est moi ! Averti le directeur !
Le vieux a filé !
Que diable fais-tu là ?
- Ils se sont enfuis. Ouvre-moi ! - J'ai pas les clés !
Moi non plus !
Vite !
Alarme ! Alarme !
Bloquez toutes les sorties !
Balance-le, vite !
Ouille, bon sang !
Ils ont escaladé le mur !
Les voilà !
- Ouvrez la porte ! - Nous n'avons pas les clés.
Imbéciles ! Allez les chercher !
Maudit Trash, il nous a encore eu !
Tous sur lui !
- Tu sais qui c'est ? - C'est Sam Travers,
de la compagnie minière.
Tu t'es comporté comme un homme.
Pour te montrer que je suis fier de toi, je te sors du sac.
Non, ne me remercie pas, grand-père.
Je le fais volontiers.
Ça s'est bien passé, hein ?
Maudit voyou ! Je voudrais te voir mort !
- Abruti ! - Allez du calme, amigo !
Traiter ainsi un pauvre vieux.
Me mettre les mains dessus, moi qui pourrais être ton père.
Ne t'énerve pas, "Papa".
Sale ordure de Mexicain !
Arrête !
Sinon je te remets la muselière.
Tu n'es qu'une maudite charogne.
Du calme, je veux juste t'aider.
Je connais la zone comme mes poches, je peux t'emmener où tu veux.
Tu parles !
Dis pas de bêtises, où veux-tu m'emmener, fanfaron ?
Ça doit faire 7 heures que tu m'as sorti de prison,
et on a dû faire 2 miles à tout casser.
Ça fait partie de mon plan.
Qui imaginerait que nous soyons si prêts ? Ils doivent être désorientés.
Et ton ami ?
Le gringo ? C'était facile de le semer. Il ne m'était pas sympathique.
- Allez, mange. - Non.
Mange, c'est bon !
Je ne veux rien de toi, t'es qu'une sale charogne !
Dommage, va falloir que je te fasse manger de force.
Car si tu ne manges pas, tu crèves. Et si tu crèves, je perds ma carte.
Car tu sais que tu es une carte ? Une carte en chair et en os.
Oui, mais une carte qui ne se laisse pas avoir. Et qui ne parle pas.
C'est bien le problème.
Car si tu parlais, je te détacherais et nous irions chercher l'or.
- Je dois te dire quelque chose. - Oui ?
J'ai soif.
- Après tu parleras ? - Je t'ai dit que j'ai soif !
Très bien, je t'amène de l'eau.
Mais ne va pas dire que je n'essaye pas de te faire plaisir !
Si seulement jamais les mains libres, je te mettrais en pièce, sale porc !
Tu sais prier ?
Mais qui voilà ? Le gringo !
Hé, grand-père, regarde qui est là !
Super, non ?
Celui que tu disais qu'il ne t'était pas sympathique ?
Salopard, j'ai jamais dit ça !
Menteur ! T'as même ajouté que tu voulais le semer.
Tourne-toi.
Me tourner ? Et pourquoi faire ?
Question de principe : je n'aime pas tirer dans le dos.
Ne me tire pas dessus !
Je te le demande les larmes aux yeux !
- Je te le demande à genoux ! - Très bien.
Comme ça tu te feras moins mal en tombant.
Ne tire pas, des chevaux arrivent.
Au sol et tais-toi !
Lève-toi, maintenant.
Mais... qui c'est ceux-là ?
Mes frères de lait.
Bravo ! Bravo !
Tu as bien fait de ne pas tirer, l'ami.
Ce pouilleux connaît toutes les routes qui traversent la frontière.
Il n'y en a qu'une qui m'intéresse, le vieux,
la route qui conduit à ton or.
Et celle-là, tu la connais mieux que n'importe qui d'autre.
Ben, c'est pas dit. 20 années se sont écoulées.
Bien sûr ! Sa mémoire n'est plus ce qu'elle était !
Moi, je peux t'aider,
je connais la frontière comme la pomme de mes mains.
Tu as porté l'or au Mexique ?
Plus ou moins.
Je te conseille de ne pas faire trop le malin.
Sois gentil et dis-moi où tu as caché l'or.
Je ne peux parler, l'ami. Le silence me garantit la vie sauve.
Carver, ça m'a toujours embêté de tuer des vieillards.
Tu ne me tueras pas.
T'es trop malin pour laisser filer 28 sacs remplis d'or.
C'est juste !
Ce petit vieux vaut autant d'or que ce qu'il pèse.
Crétin ! Tu crois qu'il te donnera quelque chose ?
On a fait un marché. Tu ne t'en souviens pas ?
Je suis vraiment navré pour toi, parce que
la seule chose que tu obtiendras de lui, c'est du plomb dans ta caboche.
J'ai deviné ?
Si tu le mérites,
tu l'auras.
Le plomb ou l'or ?
Ça déprendra seulement de toi.
Et maintenant, emmène-nous au Mexique.
Pas de problème, tu peux me faire confiance !
Oui mais on a que deux chevaux.
Pour nous, ça ira. Toi, tu marcheras un peu.
Très bien, ça me détendra un peu les jambes !
On part, le vieux.
Alors tu ne lui donnes rien ?
Il mangera quand il aura parlé.
Tu perds ton temps, je suis plus têtu qu'une mule !
On verra.
Laisser mourir de faim un pauvre vieux.
- Honte à toi ! - Pour si peu ?
C'est un homme qui n'a pas de cœur.
On part de bonne heure demain. Dormez.
Buenas noches, associé !
- Et dors bien, associé. - Pourquoi l'appelles-tu associé ?
Fait pas de bruit. Mange.
- Et toi ? - T'inquiète pas.
Au pire, je mangerais de l'herbe.
- L'important, c'est que tu ailles bien. - Ton altruisme est beau à voir !
Je fais ça sans arrière pensée...
Oui ! Tu ne penses pas à l'or, n'est-ce pas ?
Je cracherais pas sur quelques sacs.
Débarrasse-toi de lui, et je ferai de toi un homme riche.
Mais je n'ai jamais descendu personne !
Mais t'inquiète pas, je trouverai un moyen.
Dors, Paco.
Ne te fais pas d'illusions,
tu ne parviendras jamais à te débarrasser de moi.
Je ne suis pas né d'hier, comme tu t'en est déjà rendu compte.
Et maintenant, silence.
Euh oui, bien sûr associé !
Je t'ai eu, gringo !
T'as plus de balles et j'ai un fusil ! Qu'est-ce que t'en dis, maintenant ?
Mon Dieu, comme tu me fais peur.
Vas-y, tire.
Vaut peut-être mieux que tu t'en charges.
Tu crois que j'ai la main qui tremble ?
Alors ? Qu'attends-tu ?
Je me dis que ce serait mieux de ne pas le tuer.
Pourquoi ?
On n'a plus de chevaux et moi je suis très faible.
- Je ne peux pas marcher. - Mais quel rapport ?
Il faut bien que quelqu'un me porte et il me semble un bon candidat.
T'as entendu gringo ? Porte le grand-père.
Ah, il n'y a pas à dire,
je dois reconnaître que vous ne pouviez pas mieux vous organiser.
Bouge plus !
Mieux vaut donner une leçon à cet insolent.
Tire !
Je perds patience, gringo !
Avant de perdre patience, regarde si le fusil est chargé.
Il nous a encore eu, malédiction !
J'imaginais que tu me ferais une surprise dès que je m'endormirais.
- Et maintenant, que veux-tu faire ? - Mais rien.
Le vieux veut que tu le portes sur tes épaules.
Mais j'ai les pieds comme deux tortillas !
C'est bête.
T'as mal fait de laisser filer les chevaux.
Quand tu veux, Carver. Monte.
Vraiment désolé, l'ami.
Monde de merde.
C'est toujours moi qui l'ai dans le cul ! Allez, monte.
Parle pas, fils, tu vas perdre ton souffle.
Allez, marche.
Aucune trace de chevaux.
Ici est passé homme déchaussé.
Peut-être un chasseur ?
Ouais, ton père !
Là-bas !
Encore les salauds de la prison.
Enfoirés, j'en ai marre de les avoir aux basques !
- Donnons-leur une leçon ! - Arrêtez !
Pensons plutôt à Carver et Trash. Au galop !
Allez !
Donne-moi la longue-vue.
La longue-vue ?
- Ce que tu m'as piqué. - Ah.
Trop de monde. Ça se présente mal.
Ça fait 20 ans que ça se présente mal, l'ami.
On devrait faire un marché.
Encore ? On va passer notre vie à en faire ?
On arrivera peut-être à nous en sortir...
mais on devra s'allier.
Toi Carver, sans nous tu ne survivrais pas 10 minutes.
Et nous sans toi, on ne mettra jamais les mains sur l'or.
Aussi, je propose de diviser l'or en trois parts égales.
Je n'ai aucune objection. Juste une condition,
vous devez me respecter comme si j'étais un père.
De plus, vous devrez me porter.
Bien, on te portera. N'est-ce pas ?
Mais oui, Carver. Ce que tu veux.
Et autre chose :
arrêtons de nous méfier les uns des autres, d'accord ?
D'accord !
D'accord.
Tu ne crois pas que tu exagères, Carver ?
Je vous l'ai déjà dit, je suis trop vieux pour ça.
Vous devez me porter comme un père.
C'est quoi, ça ?
C'est vrai ou c'est un mirage ?
Des chevaux !
Mais non, des femmes ! Ça fait 20 ans que je n'en vois pas !
- J'en veux une ! - À ton âge ?
Un marché est un marché,
vous devez m'offrir tout ce que je désire.
- Oui, mais pas une femme ! - Tout !
Molly ! Des gens arrivent !
- On est associé, vous devez m'aider. - Mais comment ?
- C'est votre problème. - Il fait des caprices comme un gosse.
Écoute, tu n'es plus en âge pour jouer à ça.
Qu'en sais-tu ? J'ai les cheveux blancs mais je ne suis pas fini.
J'ai un âme d'artiste et la femme inspire les artistes !
Le vieux, tu commences à m'emmerder, tu sais ?
Arrêtez !
Encore un pas et je vous fait un trou dans la tête. Qui êtes-vous ?
Des gars tranquilles, Señora.
Que cherchez-vous ici ?
Un peu de tout, Madame : nourriture, chevaux...
et femmes.
Vous avez de l'argent ?
Pas même le parfum, Madame.
Allez au diable, alors !
Il me semble que vous avez un sale caractère.
- Toujours fougueuse comme une lionne ! - Tu la connais ?
Je veux ! C'est la femme de ma vie !
Il a perdu la boussole.
Complètement !
Tu ne souviens pas de moi, Molly ?
- Tu ne te souviens plus de moi ? - J'en ai vu tellement passer...
Je suis Carver !
Jonathan Carver de la compagnie minière.
- Celui qui transportait l'or ? - Précisément !
C'est pas croyable !
Je me souviens, maintenant !
Attention Señora, il va se casser !
Pardon si je vous laisse les amis,
mais Molly et moi avons plein de choses à nous dire.
- N'est-ce pas, Molly ? - Oh oui, Jonathan !
Moi aussi je suis sorti de prison,
il y a de belles poulettes, j'y vais et je reviens.
Toi, tu bouges pas.
Le vieux va se confier à son amie de cœur
et nos problèmes vont s'aggraver.
Tu me plais, gringo. Tu travailleras toujours avec moi.
Va détacher les chevaux.
Gringo, regarde !
Pas mal, hein ?
Les chevaux...
Je m'en fous. Je me jette à l'eau.
Les chevaux, j'ai dit.
Je t'en donnerais des chevaux...
Il est en train de mourir, venez !
Le pauvre !
Ferme la porte.
Arrête ta comédie, Carver. Debout !
J'ai bien peur qu'il ne se lève plus.
Ferme ton clapet, crétin !
Il ne peut pas mourir sans nous dire où il a mis l'or.
Ah oui, c'est vrai !
Carver ! Grand-père ! Tu nous entends ?
Tu ne peux pas mourir ainsi. Nous fait pas ça !
- Parle avant, non ? - Allez, Carver !
Où as-tu caché l'or ?
- Il veut écrire. - Un stylo, vite !
Tiens !
- Et l'encre, crétin ! - Hum... l'encre...
Je n'ai rien trouvé.
Quoi ?
Arrête de bouger !
Écris, grand-père.
Merci.
Tu t'es comporté en homme courageux.
Gringo ! Tes frères de lait.
Comme une meute de hyènes.
Lis-le ! On doit le détruire tout de suite.
Que fais-tu ici ?
Je pèle des patates. Muchos patatas.
Il y a écrit "ballerines". Où sont les filles ?
Ah ben moi, je ne sais pas.
Moi, je pèle des patates.
Je t'ai demandé où étaient les filles. Réponds !
Elles se lavent dans le fleuve.
Elles se lavent.
Il n'y a aucun fleuve aux alentours.
Ah ben moi...
Je te dis qu'il n'y avait aucun fleuve aux alentours !
Je l'ai vu quand je recueillais les patates !
Il se trouve au-delà de la colline !
Gare à toi si tu mens.
Preacher !
On a encore ces chiens galeux sur le dos.
Les voilà. Ils sont tous là.
Finissons-en.
En avant !
Partons, vite !
- J'en n'ai pas fini avec toi. - Je t'attends !
Vite, sur le charriot.
Hé ! Qu'est-ce que vous faites !
Sales voleurs ! Lâches !
Arrêtez-vous !
Quelle heure est-il ?
10h15.
Que Dieu t'accueille dans son royaume.
Hé, donne !
Tu ne sais pas conduire les chevaux.
Tu veux l'allumer ?
Non.
Très bien, le pire est passé.
Et maintenant, allons chercher notre or.
On est prêt du Mexique.
C'est ma terre, l'ami. Je me sens heureux.
Où se dirige-t-on ?
Ben, au village qu'a écrit le vieux. Tu l'as lu, non ?
Toi aussi, non ?
À dire vrai, je ne sais pas lire.
- Tu ne sais pas lire ? - Pas même un peu.
T'es un idiot !
C'est pas ma faute, gringo. On était 15 enfants,
du coup pas d'école. C'est pas un crime, non ?
T'aurais pu le dire avant !
Qu'est-ce que ça peut te faire ? Toi tu l'as lu, non ?
Tu ne comprends pas que...
que...
Vois-tu...
je ne sais pas lire non plus.
Toi non plus ? Alors on a brulé...
Nous avons détruit le secret écrit au sang comme deux imbéciles !
Oh San Firmino, quel désastre !
Arrête de te lamenter. Voyons s'il est encore en vie.
San Firmino, aide-nous !
Tu es sûr qu'il est mort ?
Froid comme la glace.
Le ciel nous a puni, gringo.
Nous sommes méchants et malfaisants, voilà !
On ne peut pas rester ici.
Tiens, prends-les rênes et conduis.
Comme tu veux.
Allez !
Avancez, les chevaux !
Allez !
Bonjour, Padre.
C'est un lieu un peu triste pour s'arrêter.
Oui Padre, mais je tenais à y enterrer un pauvre pécheur.
Je t'absous, Jonathan Carver.
Comment se fait-il que vous le connaissiez ?
Jonathan Carver a vécu dans le coin il y a très très longtemps.
- Il y a 20 ans ? - Précisément. Il y a 20 ans.
On l'aimait tous au village de San Firmino.
Et le Seigneur a voulu que ce soit justement lui
qui trouve l'image prodigieuse.
Quelle image ?
Une statue miraculeuse de notre saint patron, San Firmino.
Carver l'a découverte cachée dans une grotte.
Mais ce n'était pas une statue quelconque,
elle pesait comme si elle était remplie de plombs.
Pardon Padre,
mais cette image miraculeuse est encore dans la grotte ?
Oh non, mon fils,
tous les fidèles l'ont portée au village à la procession
et ont voulu l'installer dans l'église.
Ah Seigneur, après ça elle n'a pas cessé d'accomplir des miracles.
Hé ! Où allez-vous, mes fils ?
Nous allons à San Firmino !
Au revoir, Padre !
Attendez, je dois vous dire quelque chose. Attendez !
Que Dieu ait pitié de vous et vous protège.
San Firmino, gringo !
Vamos !
Que diable se passe-t-il ?
Que veux-tu qui se passe ? Ils font la sieste, non ?
Cours !
Cours, mon frère !
Remue tes jambes si tu ne veux pas avoir le cul qui brûle !
Cours !
Arrêtez, je vous en prie. Par ici, vite.
Venez avec moi. Vite.
Que se passe-t-il ?
Parlez doucement, il ne faut pas qu'on vous entende.
Entendre par qui ?
Fermin Rojas et ses hommes se sont emparés du village.
S'ils vous voient, ils vous tueront.
- Et qui est ce Rojas ? - Un bandit.
Il attaque et pille les villages.
Il pille ? Et que peut-il trouver dans ce misérable village ?
Il veut la statue de San Firmino.
Combien sont-ils, dehors ?
Quinze ou vingt.
On devra tous les tuer, alors.
Un verre d'eau, por favor.
Bien, quand tu veux, Chef.
La population est réunie.
Donc...
Quand Fermin Rojas veut quelque chose, il faut la lui donner.
Et vite !
Vous me connaissez, j'ai de bonnes manières mais je suis peu patient.
Et toi, ne te mets pas les doigts dans le nez quand je parle !
Voyons...
Je vais commencer avec les bonnes manières.
Dites-moi les enfants, où avez-vous caché la statue de San Firmino ?
Je veux cette statue !
Pour l'avoir, j'ai fait trois jours de suite à cheval.
Je suis un plus gros pécheur que vous
et j'ai besoin d'un saint qui me fasse quelques miracles.
Vous me comprenez ? N'est-ce pas vrai, mes frères ?
Les amis,
vous ne voudriez pas qu'un pauvre révolutionnaire brûle en enfer ?
Où est San Firmino ? Donnez-le moi !
Sales fils de pute !
Je veux sauver vos charognes et vous, vous ne voulez pas !
Mais je vais vous apprendre à respecter Rojas,
même si je dois tous vous tuer !
On commence par toi.
- Sur le clocher ! - Je ne sais rien ! Pitié !
Rojas, pitié !
Reculez, fumiers !
Bandits ! Assassins !
Assassins ! Je te maudit Rojas ! Fils de pute !
Ordures ! Assassins !
- Rojas ! - Tu es prêt, là-haut ?
Oui !
On attend juste ton ordre.
Du calme, un moment !
Je veux encore poser une question aux larves
qui se cachent derrière leur fenêtre.
Allez-vous me donner San Firmino ou pas ?
Je vous laisse encore une minute pour me dire
où vous avez caché la statue.
Dans une minute, je commence les festivités !
C'est un sanguinaire, un sauvage.
Comment Rojas a-t-il pu savoir pour l'or ?
Mais il n'est au courant de rien, personne ne l'est !
Il n'y a que toi et moi.
Et maintenant, fait voler l'ange !
À tes ordres, Rojas !
Repose en paix.
Ce doit être beau pour un chrétien de mourir au son
d'une cloche.
Tu désirais me voir ?
Ah, bienvenu Padre.
Asseyez-vous et mangez avec nous.
Une chaise pour le Padre, fumier !
Tu veux qu'il reste debout ?
Il n'y a plus de respect.
Tu n'es qu'un animal, une bête sanguinaire.
La malédiction du ciel tombera sur ta tête.
Vous ne devez pas parler ainsi, Padre.
Est-ce de notre faute si les gens du village sont têtus ?
Vous devez les convaincre de me dire où est caché le saint.
Inutile d'essayer, tu ne l'auras jamais.
Jamais, tu m'entends ?
Mais Padre, j'ai plus besoin de San Firmino que quiconque !
Les temps sont durs, la région est pauvre
et les fédéraux sont partout.
C'est pas une vie !
J'ai besoin des miracles du saint.
Je le prierai toutes les nuits, je le jure et vous le garanti.
Je prierai pour que des diligences chargées d'or passent
et pour que les fédéraux perdent les traces de Fermin Rojas.
Je vous jure aussi que Rojas viendra ici avec ses hommes
pour dépenser sans compter tout cet or.
Tu es fou, Rojas.
Comment peux-tu imaginer que San Firmino veuille protéger
un gibier de potence tel que toi ?
Parce que je m'appelle aussi Firmino, j'ai le même nom !
Et ça plaît beaucoup aux saints.
Si je le mets sur un autel d'argent, entouré de bougies,
vous verrez les miracles !
Je veux plutôt te faire une proposition.
Relâche tous les hommes pris en otages et prends-moi à leur place.
Je t'offre ma vie contre la leur.
Oh non, Padre.
Fermin Rojas est très religieux.
Il préfèrerait se faire couper un bras, plutôt que de faire du mal à un prêtre.
Vous avez entendu ?
Padre Javier doit être sacré pour tous.
Le premier qui s'aventure à lui mettre la main dessus,
je le badigeonne de miel, lui attache les mains et les pieds
et je le fiche sur une fourmilière au soleil !
Au nom de San Firmino !
C'est bon comme ça ?
Et maintenant Padre, bénissez-moi.
Relève la tête, Rojas.
Je ne peux te bénir. Je peux juste prier pour toi.
Frère de malheur !
Si tu n'avais pas une soutane, je te descendrais !
Fichez-le dehors, mais sans lui faire de mal,
ça porte la poisse.
Sortez !
Sortez tous !
Dehors !
Suivez-moi.
- Trouvons-nous quelques femmes ! - Bonne idée !
Arrêtez !
Ah oui, bien !
Rojas est furieux, il vous arrachera la peau à coup de fouet !
- Mais pourquoi ? - Marchez, il veut vous voir !
On a juste bu une téquila.
Et ne pousse pas !
Roberto !
Laisse-nous tranquille !
La voie est libre.
Vamos.
Qu'y a t-il, Maria ?
Faites nous entrer, Padre. Nous voulons vous aider.
Oui, entrez.
Merci.
On sait comment vous libérer de Rojas et sauver les otages.
Comment ?
Mon ami va vous l'expliquer.
Bien.
Voyez-vous,
j'ai une une certaine prédisposition pour l'art.
Surtout pour la sculpture.
Pour moi c'est très simple de prendre de l'argile,
bref de modeler un buste, une tête, un saint...
Elle est bien bonne.
Moi qui vous croyais seulement capable
de transporter des ballerines d'un endroit à l'autre.
J'ai tout fait dans ma vie, Padre.
Mais ma vrai vocation, c'est l'art.
Regardez mes mains.
Bien. Et que proposez-vous ?
Il me suffit d'une nuit pour copier la statue de San Firmino
et la reproduire si fidèlement que Rojas n'y verrait que du feu.
Vous lui donnerez la copie et sauverez le village.
Qu'en penses-tu, Maria ?
Que c'est la seule solution pour nous sortir de cet enfer.
Ce n'est pas une mauvaise idée.
Naturellement, pour pouvoir travailler, je dois voir le saint.
Vous le verrez, mon fils.
Le voilà. C'est une reproduction parfaite.
On ne s'est peut-être pas compris. Je parlais de l'original.
Ça vous suffira,
votre proposition est si noble que San Firmino vous inspirera.
Et je prierai pour qu'il vous guide et vous illumine.
Ainsi soit-il, mon Père.
Ce qu'il est moche, le pauvre.
Comment peut-on faire des miracles avec une tête pareille ?
Qu'est-ce qui nous assure que l'or est là-dedans ?
Ne perdons-nous pas notre temps ?
- Remue-toi. - On s'en va ?
On doit en finir avec Rojas.
Seulement toi et moi contre toute sa bande ?
San Firmino ne réapparaitra pas tant que Rojas ne s'en ira pas.
Et Rojas ne s'en ira pas tant qu'il n'aura pas San Firmino.
C'est un cercle vicieux.
Alors, mieux vaut rentrer chez nous.
On doit le descendre, allez.
Et toi, où vas-tu ?
Negro.
Garde la porte. Et ne laisse entrer personne.
- Negro ! - Oui ?
Je ne t'avais pas demandé de garder la porte ?
À moi ?
C'est carnaval ?
Rends-toi, gringo !
Pourquoi ?
Parce que sinon, on transforme ton ami en gruyère.
Je t'en supplie, rends-toi gringo !
Rends-toi !
Mais quel crétin !
Tu me gâches toujours tout.
Jette ton révolver !
Alors ?
Qu'avez-vous à dire ?
Alors, vous avez avalé votre langue ?
La vérité c'est que mon cousin et moi,
nous voulions entrer dans ta bande.
Oui. Et c'est pour ça que vous avez tué cinq de mes hommes ?
Nous voulions te démontrer qu'on savait mieux se débrouiller qu'eux.
C'est sûr qu'il faut du courage pour se jeter dans la gueule du loup.
Aussi,
je pense que je serai clément avec vous.
J'épargnerai la vie à l'un de vous deux.
Un seul !
Gracias, Rojas !
Ça va pas ? Virez-moi ce pouilleux !
Je suis ton esclave à vie !
Hé, toi ! Qui t'as dit que c'est toi que j'épargnerai ?
Parce que j'ai tué personne... parce que je suis Mexicain comme toi !
Un pauvre crétin.
Qu'est-ce que tu es lâche.
- Désolé. - Rien à faire, l'ami.
Rojas n'est pas le genre à faire des préférences.
Il agit toujours avec justice.
C'est vous-mêmes qui déciderez qui de vous deux doit mourir.
C'est pas facile ! Comment décide-t-on ça ?
Allume la mèche !
Tout de suite, Rojas.
Le premier qui mettra la dynamite dans le baril se sauvera.
Mais ne vous aidez pas l'un l'autre.
Rojas vous ferait sauter la tête.
Prêts ?
Bougez-vous et regardez un peu. Vamos !
Bougez-vous, allez !
Tu veux sauter toi aussi ?
Tu vas y laisser tes plumes, cours !
Qu'attendez-vous ? Courez !
Du nerf, froussards !
- Allez, tirez ! - Allez, le Mexicain !
Allez du nerf !
Je mise sur le Mexicain !
Moi sur l'Américain !
Ce péon tire comme un damné !
Tire !
Gracias les amis. Vous nous avez sauvés
Salut, Trash. Où est l'or ?
L'or ?
Quel or ?
Trash, je t'ai demandé où était l'or.
Alors ? Tu te décides à parler ?
Je ne sais rien.
Carver est mort.
Ça, on le sait.
Mais tu n'a pas pu être assez bête pour le laisser crever sans qu'il parle.
Et pourtant...
c'est bien vrai.
Ce village nous plaît
et les gens nous adorent parce que nous les avons libérés de Rojas.
Nous ne sommes pas pressés, on peut attendre.
Lui pas pouvoir attendre.
Joe utilise une torture très en vogue dans sa tribu.
Ces sangles ont été mouillées. Elles sèchent petit à petit
et se resserrent lentement jusqu'à t'étrangler.
J'ai bien l'impression que tu finiras par parler.
Preacher...
Oui ?
T'es qu'un sale fils de pute.
Espèce de dégueulasse...
Hé, toi !
Hé, Chico !
Viens, approche-toi !
Laisse cet âne et va chercher Maria.
Dis-lui que Paco a besoin d'aide,
qu'il est dans le pétrin, comme d'habitude.
T'as bien compris ? Oui ou non ?
Si, Señor.
Qu'attends-tu alors ? Va !
Courage, Chico !
Et ne dors pas !
Parle, sale porc !
Tu crois que ça marchera ?
Sans aucun doute.
Moi, je pense qu'on s'est trompé d'homme,
le Mexicain a la langue mieux pendue.
Joe, reste avec lui.
Allez !
Maintenant !
Allez !
Comme ça...
Allez !
Attention Paco, tu risques de te tuer !
Paco !
Paco. Oh mon Dieu !
Réponds. Paco !
- Paco, réponds ! - Il a l'air mort.
Ne fais pas l'idiot !
Miracle, miracle, miracle !
- Miracle ! - Du calme, il n'y a aucun miracle.
Mais oui, Padre ! Elle est enfin mienne !
- Il délire. - Ah, San Firmino !
San Firmino ! San Firmino !
Que de dévotion !
Du calme, mon fils.
San Firmino te récompensera pour tout l'amour que tu lui portes.
Personne ne te trouvera ici. Tu seras à l'abri.
Laissez-moi seul avec lui, por favor. Je veux prier.
J'en ai besoin, Padre.
Sois béni, San Firmino
pour la grâce que tu m'as faite. Sois béni pour m'avoir montré
ton image, San Firmino.
Avance !
Tu finiras comme lui si tu ne dis pas la vérité.
Je l'ai déjà dite, Señor !
- Que s'est-il passé, Spotles ? - Il a aidé le Mexicain à fuir.
Et où est-il, maintenant ?
Je crois qu'il est mort, Señor.
Il était en train de mourir pendant qu'ils l'emmenaient à la grotte.
Mais il n'a rien dit ? Aucun mot ?
- Il voulait juste San Firmino. - Mais quel porc !
Pourquoi ?
Celui-là, il s'est emparé de l'or.
Quel rapport entre San Firmino et l'or ?
Aucun.
Rojas voulait aussi ce saint.
Elle est en or cette statue ?
Libérez-moi.
Libérez-moi et je vous dirai comment le trouver.
Je n'ai plus besoin de toi.
- Emmène-nous à la grotte. - Non !
Padre Javier ne me le pardonnerait pas !
Pas d'histoire, allez.
À cheval.
Adieu, Trash.
Demain, on repassera dans le coin pour voir ce qui reste de toi.
- Paco ! - T'as l'air déprimé.
Que leur as-tu dit pour qu'ils aillent plus vite que le vent ?
Rien.
Bien. Je sais où est San Firmino. On peut le voler quand tu veux.
Je croyais que tu avais fuis avec les autres.
Ah non, gringo. Je sais qui je peux truander ou pas.
Je ne veux pas passer ma vie à fuir un pistolero tel que toi.
Et maintenant, allons chercher le saint
avec tout ce qu'il y a dedans.
On est toujours associé, non ?
Tiens, tu en auras besoin.
Tu m'as seulement sauvé pour que je te débarrasse de ces quatre ?
Mais aussi parce que tu es mon associé !
Allons chercher les chevaux.
Lâchez-moi, je vous en prie !
Lâchez-moi !
Padre !
Que voulez-vous ?
- Le saint. - Impossible, il appartient au peuple.
Arrêtez, ne commettez pas de sacrilège.
Vous ne le toucherez pas.
Nous ne vous le permettrons pas. Vous devrez d'abord tous nous tuer.
Si c'est nécessaire, on le fera.
Maintenant, dégagez.
Que personne ne bouge.
Vous avez entendu ? Ne perdons pas de temps.
Laissez-moi !
C'est notre saint, défendons-le !
Arrêtez-vous pour l'amour de Dieu !
- Arrêtez ou vous mourrez tous. - Vous ne l'emporterez pas !
Dépêchez-vous !
Maria !
Maria...
Où il est ? Je dois en finir avec ces meurtriers !
- Ça, c'est mon affaire. - Lâche-moi !
Je suis désolé, Padre.
- Dégagez, dégagez ! - Tirez-vous, imbéciles.
Virez du milieu, vite !
Dégagez !
Il manquait plus que ça.
Abrutis, dégagez, vite !
Dégagez, dégagez !
Descendez vous aussi.
- Bougez-vous ! - Oui...
Dégagez, dégagez !
Allez, partez ! Allez !
C'est bon, venez.
Bande de crétins, vous vous êtes fait rouler !
Toi crétin, debout. Rejoins ces Mexicains et descends-les.
Tu me cherchais, Joe ?
Les chevaux sont trop loin, maintenant.
Preacher, je veux ma part. Tout de suite.
Très bien. On va partager ici.
Regardez.
Je n'avais jamais vu un indien sur un âne.
Hé, Joe ! Où vas-tu ? On va se diviser l'or.
Qu'est-ce qui lui prend ?
Qu'il parte. Notre part n'en sera que plus grande.
Je n'aime pas la manière dont il nous a laissé.
Ramenez-le.
Viens, Silvertop.
Hé, Joe ! Attends !
Attention, il va sauter ! Au sol !
Va jeter un coup d'œil.
Vas-y toi.
C'est peut-être pas de la dynamite ?
Je vais vous dire ce qui se passe.
Tu as raison, Silvertop.
Ce n'est pas de la dynamite,
mais une bougie.
Reprends ton chapeau et file.
Entrez.
Entrez, mes enfants.
Je vous en prie, entrez.
Allez-y.
Que se passe-t-il ?
- On a trouvé l'or. - Combien de sacs ?
Aucun sac. Juste un tas grand comme ça.
Il était dans la grotte, juste où se trouvait le saint.
Venez à l'intérieur.
- Et mon ami ? - Il s'est repris tout de suite.
Il est là, en pleine forme.
Je ne veux rien enlever à ces gens, gringo.
Je m'en vais.
Pourquoi ? Prenez donc.
Vous pouvez en prendre un peu vous aussi,
ça ne dérangera pas San Firmino.
Vous avez tant fait pour nous,
cette statue a coûté la vie à tant de bons chrétiens,
mais maintenant, grâce à cet or,
nous pourrons soulager bien des souffrances.
Prenez-en,
pour nous ce sera une joie de vous démontrer notre gratitude.
Un peu d'or pourrait vous être utile.
Hélas, dans la vie l'argent est quelque chose de nécessaire.
Prenez-en.
Je ne fais pas l'aumône.
J'ai l'impression, gringo, qu'on s'est planté sur tout.
Je me demande qui est le gros fils de pute qui l'a placé là.
Peut-être Carver lui-même.
Tu vas faire quoi, maintenant ?
Je ne partirai pas les mains vides, soit tranquille.
Dans la vallée, j'ai laissé quatre cadavres.
Il y a une prime sur eux. Ils valent une fortune.
Au moins 20 000 dollars.
Ne compte pas sur moi. Je file et j'oublie tout.
Navré Paco, mais je ne peux approcher aucun village.
Le shérif s'intéresserait plus à ma tête
qu'à la marchandise que je pourrais lui apporter.
Aussi, tu devras m'aider.
Moitié moitié ?
Moitié moitié.
Très bien. Où les as-tu laissé ?
Dans la vallée des vautours.
Il n'en reste plus que les os.
Et ça vaut moins qu'un pet de lapin.
Ouais.
Tout ce mal pour une poignée de mouches.
Que pouvons-nous y faire ?
C'est la guigne.
Ouais.
Allume mon cigare, Paco.
Mieux vaut se séparer. Ensemble, on ne fait que des bêtises.
On a tout foiré.
Adieu, amigo.
Adios, gringo.
Sale fils de pute !
Je t'attraperai !
Même si je dois te poursuivre jusqu'au bout du monde !
Même jusqu'en enfer !
repack et sous-titres par Indianagilles
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