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Non, vraiment, je n'ai pas le c�ur � �a.
Profites-en pour t'enfuir,
�a m'emb�terait de devoir te d�vorer.
Coupez !
Arr�tez la cam�ra !
Vous m'entendez ?
Arnie, dans le script, tu n'�pargnes pas Barbara.
D�sol�, c'est au-dessus de mes forces.
Tu sais que je suis v�g�tarien.
Ne le fais pas pour de vrai. Fais semblant !
Prenez une pause, les gars !
Gumby, tu n'es pas trop dur avec Arnie ?
C'est que j'ai un film � finir, moi !
I! m'a l'air tr�s sensible.
Tu devrais lui parler.
Qu'est-ce qui te chagrine, Arnie ?
Je ne suis pas fait pour ce r�le.
C'est trop �loign� de moi.
�a t'est d�j� arriv� ?
Une seule fois.
J'avais march� sur une grenouille par accident.
Les dinosaures sont cens�s �tre f�roces, non ?
Je sais bien.
Et je l'�tais autrefois.
Mais j'ai �t� figurant sur un plateau de George Pal
et �a m'a chang� pour toujours.
George Pal, le cr�ateur des Puppetoons ?
Il a chang� ton jeu ?
I! m'a appris tout ce que je sais.
Ces films �taient si positifs.
Chez lui, m�me les m�chants avaient Un c�ur.
C'est l� que je suis devenu v�g�tarien.
Arnie marque un point.
Les Puppetoons de George Pal m'ont aussi influenc�.
Tu ne vas pas t'y mettre !
Tout a commenc� avec les Puppetoons.
Il y a un peu de George Pal en chacun de nous.
C'est vrai ?
Sans lui, certains d'entre nous ne seraient jamais n�s.
C'est du s�rieux ! J'ai du mal �...
Pokey ? Une d�monstration s'impose.
�a ne fera pas de mal.
Pr�t, Gumby ?
Pr�t, Arnie !
Tu peux �teindre, Pokey ?
Bien s�r.
Profite du spectacle. On parlera jeu d'acteur apr�s.
L'histoire et le parcours de George Pal
sont uniques dans l'univers de l'animation.
George a accompli des miracles pour nous.
Son id�e d'animer des marionnettes,
ses fameuses Puppetoons,
lui est venue dans ses studios de Eindhoven, en Hollande,
il y a plus de cinquante ans.
Ses exploits artistiques allaient vite s'imposer
dans toutes les salles d'Europe.
George Pal devint la ma�tre de l'animation en Europe
comme Walt Disney aux Etats-Unis.
Il �migra ensuite aux �tats-Unis
et monta le premier studio de marionnettes � Hollywood.
Une nouvelle forme de f�erie venait de na�tre.
�a alors ! C'est pas rien.
Et maintenant ?
Je t'invite � te d�tendre pendant une heure trente
en regardant The Puppetoon Movie.
Ce soir, un Puppetoon sign� George Pal.
Mesdames et Messieurs,
nous vous pr�sentons ce soir
le nouveau prodige du violon.
Il a d�j� conquis les capitales du monde entier
et il nous fait le plaisir de jouer pour nous ce soir.
Je vous demande d'applaudir Monsieur.
Moins fort !
Moins fort !
Je vous prie de nous excuser.
Merci.
Dites, mon ami,
pourriez-vous jouer moins fort. Je m'adresse au public.
S'il vous pla�t !
Chers amis,
laissez-moi vous pr�senter
le grand acteur-compositeur et multi-instrumentiste
Monsieur Jim Dandy.
Monsieur Dandy ?
Vous voil�, M. Dandy !
Et sous vos yeux, je d�guise M. Dandy en boh�mien.
Et voil� !
M. Dandy va nous interpr�ter une suite boh�mienne.
Bon, eh bien...
Et que �a swingue !
Un, deux, trois, quatre.
Une �le � l'horizon !
Je ne suis pas seul, on dirait.
Bonjour !
Vous, jouer le Houla.
Moi, dancer le Houla-Houla.
Je m'appelle Jim Dandy.
Mais appelez-moi Jim.
Seriez-vous Mme Livingstone ?
Non, je suis Cerrone Cerrone.
Ravi de faire votre connaissance.
Attends-moi !
Vous voyez ce que je vois ?
J'y vois rien du tout.
Sacril�ge !
�a gronde !
Le volcan se r�veille.
C'est la col�re des Dieux.
Il faudra me passer sur le corps.
� tes ordres !
Un patient ! Toc ! Toc !
- Qui est l� ? - Le Docteur !
Ils ont enlev� mon amie.
Je suis trop faible pour les poursuivre.
Je me suis r�veill� fatigu�.
Pas de panique ! Je vais vous remettre d'aplomb.
Mrs, cet homme souffre d'un manque de sommeil.
Donnez-lui ce sirop tous les soirs.
Tous les soirs, vous entendez ?
Dans six semaines, il sera sur pieds.
Un sacrifice humain !
Le combat des chefs va commencer.
Les boxeurs sont sur le ring.
C'est parti ! Un direct du droit.
Un autre. Il est au tapis !
Est-il KO ?
Il se rel�ve ! Quel combat !
Il vacille !
Il est au tapis !
Il se rel�ve � nouveau.
J'en perds la t�te.
Je rends l'antenne.
La belle aux bois dormant.
Il y a bien longtemps, vivait dans un ch�teau isol�
une princesse, fille unique de la dynastie des Bergengociens.
Alors qu'elle attendait patiemment qu'un prince
vienne un jour la chercher, une sorci�re apparu
et administra une potion � la princesse et � la cour
les pr�cipitant dans un sommeil �ternel.
Les d�sax�s.
Janette !
La rouille !
La rouille !
Jan !
Janette !
Les tulipes fleuriront toujours.
La m�t�o des c�urs.
Il �tait une fois dans un joli petit jardin,
une jolie petite fille qui s'appelait Judy
et qui passait son temps de fa�on bien singuli�re.
Ce petit brin de fille ne sortait le bout de son nez
que si le temps �tait au beau fixe.
Pourquoi ?
Parce qu'elle travaillait dans une station m�t�o.
� deux pas de chez elle vivait un jeune gar�on
qui s'appelait Punchy et qui vivait aussi singuli�rement.
Il ne sortait son nez dehors que par mauvais temps.
Il �tait charg� de commenter les changements climatiques.
Ce petit jeu aurait pu durer encore longtemps.
Mais m�me les situations singuli�res ont une fin
et il est naturel qu'une fille veuille se trouver un mari.
Mais ce n'�tait pas gagn� d'avance.
Pourquoi ?
Parce que notre jeune ami manquait un peu de jugeotte.
Judy avait compris qu'avec Punchy,
elle devrait employer les grands moyens.
Et c'est ce qu'elle fit.
Elle passa donc un ensemble qui comment dire.
d�voilait un peu ses atouts.
� couper l'estomac !
Mais il fallait s�duire le sixi�me sens de Punchy.
Ses cinq autres �taient d'ailleurs atrophi�s.
Cette fois-ci, elle sortit un manteau en fourrure.
Un vison, je crois.
Elle d�ploya toutes les armes de la s�duction f�minine
tels des parfums ennivrants aux noms bizarres comme
Pif, Paf et un nouveau :
Poum, dont l'efficacit� sur les hommes �tait prouv�e.
Satisfaite ou rembours�e.
� l'�vidence, notre homme �tait troubl�.
Judy enfon�a le clou avec son corsage bleu.
Et l'acheva d�finitivement avec son maillot de bain.
L'effet �tait garanti.
Mais il faisait beau !
L'affaire faisait du surplace.
Punchy �tait toujours dans le brouillard.
Mais le pire devait arriver
sous la forme d'un coup de tonnerre.
Au secours !
Je suis plut�t dou�.
Punchy porta Judy jusque chez lui.
Mais le jeune homme n'avait pas saisi la symbolique.
D�cid�ment, tout cela �tait bien singulier.
Nous sommes r�unis pour c�l�brer l'union.
Punchy n'est pas s�r d'avoir tout compris.
Mais tout ce qu'il sait, c'est que �a lui plait.
Et quand il pleut,
Punchy et Judy rentrent � la maison.
C'est d'ailleurs ce qu'il est recommand� de faire
si les circonstances le permettent.
John Henry, h�ros du chemin de fer.
Le sifflet de la locomotive retentissait au loin.
Le ciel �tait couvert et l'orage mena�ait.
Les arbres �taient blottis dans la nuit
et le vent soufflait avec effroi.
C'est apr�s deux jours de pluie et de vent
que naquit John Henry au milieu de la nuit noire.
Femme, je m'appelle John Henry.
Enchant�e, fiston !
Enfant d�j�, John Henry n'en faisait qu'� sa t�te.
Il tira�t ses forces de la vall�e et de la rivi�re.
Mais quand il vit le train pour la premi�re fois
et qu'il entendit rugir la locomotive,
il sut qu'il �tait face � son destin.
Le chemin de fer lui tendait les bras.
John Henry allait participer � l'aventure du rail.
Je m'appelle John Henry.
J'ai des muscles d'acier et je n'ai que trois semaines.
Je vais vous aider.
Mais les ouvriers avaient du souci � se faire.
Une machine mena�ait de les remplacer.
Une machine qui martelait l'acier sans r�pit.
Une machine infatiguable.
Qu'allons-nous devenir ?
On va perdre nos emplois.
Cette machine est plus puissante.
Plus rapide.
Plus efficace.
Plus pr�cise.
Je vais r�gler le probl�me.
Que vas-tu faire ?
Je vais me mesurer � cette machine.
Comment comptes-tu faire �a, l'homme d'acier ?
� mains nues.
Et avec mes marteaux.
Mais tu n'as aucune chance.
L'homme qui battra une machine n'est pas n�.
Aucune machine ne peut battre un homme.
C'est une question de volont�.
Le soleil brillait et le ciel �tait bleu,
le jour o� John Henry se mesura � la machine.
Les ouvriers du rail se souviendraient longtemps
du match opposant John Henry,
alliant muscles et cervelle
� l'impitoyable machine.
Tu n'y arriveras jamais.
Arri�re, femme !
Tu vas y rester !
Cesse de pleurnicher, femme !
Je t'en prie, John !
Il a battu la machine.
�a d�passe l'entendement.
John Henry est mort !
Vous savez comme moi,
que l'Histoire magnifie les grands hommes,
qu'elle les rend plus forts.
John Henry n'�tait peut-�tre pas si grand qu'on le dit,
ou aussi fort qu'on le dit,
mais c'�tait un sacr� bonhomme.
Un ouvrier du rail,
qui travaillait sans rel�che par tous les temps.
Martelant l'acier.
Sans m�nager sa peine.
C�tait �a, John Henry.
Un travailleur am�ricain.
John Henry n'est pas mort en pure perte.
Il a prouv� que l'homme �tait l'�gal de la machine.
Que tout est question de volont�.
John Henry n'est pas mort.
Il s'est arr�t� de respirer
et se repose dans sa cabane
pr�s de la rivi�re et de la voie ferr�e.
Et il continuera de vivre dans le c�ur des hommes
pour l'�ternit�.
Jasper pris au pi�ge.
Pr�teur sur gages.
7,8,9, 10,11, 2.
Treize ?
Ouvrez !
Ouvrez cette porte !
On se r�veille !
Tout va bien, Moe ?
C�tait calme jusqu'� ton arriv�e.
Je faisais une petite sieste.
Bonne nuit !
Tubby, le tuba.
Il �tait une fois un orchestre qui s'accordait.
Le hautbois donnait le /a.
Puis les cordes,
les bois
et enfin les cuivres.
Tous encha�n�rent des gammes de plus en plus vite.
Tous, sauf Tubby, le tuba.
Le petit tuba joufflu soufflait sans d�m�riter
mais si lentement.
Quelle charmante musique pensait Tubby,
avant de soupirer.
"Un probl�me ?" demanda Piccolo.
� chaque fois qu'on r�p�te une nouvelle �uvre,
vous avez tous de jolies m�lodies � jouer.
Alors que moi,
ce n'est jamais le cas.
Mais on n'�crit pas sp�cialement pour le tuba.
Voil� le chef d'orchestre !
D'abord, les violons en ouverture,
rejoints par les bois.
C'est au tour des trompettes.
Puis, l'orchestre au complet.
Allons, Tubby !
Tubby !
Que se passe-t-il ?
J'aimerais jouer la m�lodie
au lieu de seulement marquer la cadence.
Jouer la m�lodie, quelle plaisanterie !
Le cor pouffa discr�tement.
L'orchestre au complet s'esclaffa.
Silence !
�a suffit !
Tubby !
Je vous assure, Monsieur,
j'�tais s�rieux.
La r�p�tition termin�e,
Tubby alla s'asseoir au bord de l'eau
et observa son reflet.
Bonsoir !
Mais Tubby resta silencieux.
On dirait que ma pr�sence n'est pas souhait�e.
D�sol�, M. la grenouille, revenez !
Je ne voulais pas �tre grossier.
�a ne fait rien.
J'ai l'habitude.
On ne me pr�te pas attention � moi non plus.
C'est vrai ?
Ma foi, oui.
Je viens ici chaque nuit et je chante � tue-t�te.
Est-ce que quelqu'un m'�coute ?
Non.
Tu sais chanter ?
Si je sais chanter ?
�coute donc !
C'est tr�s joli.
� ton tour � pr�sent !
D'accord !
Tu es un tr�s bon tuba.
Tu sais �a, Tubby ?
Tu devrais essayer cet air avec ton orchestre.
Bonne id�e.
Au revoir, M. la grenouille !
Tubby rentra la joie au c�ur.
Le lendemain, l'orchestre ne tenait plus en place
� l'id�e d'�tre dirig� par le grand chef, M. Pizzicato.
Messieurs,
commen�ons !
C'est le tuba ! I! nous vole la vedette.
Le trombone est souffl�.
Les trompettes piaffent.
Tubby, dit M. Pizzicato,
jamais un tuba n'avait jou� la m�lodie.
�coutons la suite !
Et comment !
Quel ravissement !
Laisse-nous t'accompagner !
"� nous de jouer !" dit le xylophone.
� nous, les trombones !
Vous permettez ?
Et l�, je fais mon entr�e !
Tous ensemble !
Nous avons r�ussi � nous imposer, Tubby.
Nous aussi avons nos qualit�s.
Je suis tellement heureux.
O� est pass� Gumby ?
Coucou, les copains !
Je suis l� !
Gumby !
Comment es-tu pass� de l'autre c�t� ?
Je reviens !
D�sol�, mais je me suis pris au jeu !
Maintenant tu comprends pourquoi j'ai �pargn� Barbara.
Plut�t que de la manger, invite-la � d�ner.
On ferait mieux de retourner finir ton film, Gumby.
D'accord. On y retourne !
�a alors !
Salut !
On est venus rendre hommage � George Pal, nous aussi.
C'est gr�ce � George qu'on est devenus des stars.
George Pal, merci � toi !
Merci, George !
George Pal !
Sous-titrage : CM.C.
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