Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Corsican
Czech
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
LES VOLEURS DE CADAVRES MCMLXXII
Vieilles chaussures ou vieilles bottes à réparer...
Bonsoir. Vieilles chaussures ou vieilles bottes à réparer...
'Soir Polly, t'as quelque chose pour moi, tentatrice ?
Monsieur Burke, vous allez me créer des ennuis !
C'est tout le contraire !
- Soyez gentil. - Sois sage !
Qui vit au bordel, hein ?
Allez ! Sois pas tentée
par tout ce que tu vois.
- Y a quoi à réparer ? - Voilà, mon grand,
alors pourquoi je devrais vous les donner à réparer quand
je peux le faire faire à bon marché, je ne sais pas.
- Tu sais, tu sais pourquoi... - Me faites pas marcher.
Oh, Lord McPhee, ravie de vous voir si tôt.
Bonsoir, Mme Thompson.
Dites à Melle Gloria que Lord McPhee est ici.
Je suis si heureuse que vous soyez venu.
Je voulais vous parler du nouveau spectacle.
- Vraiment ? - Un véritable "divertissement".
C'est tout à fait nouveau.
Je suis sûre que certains de vos amis du collège
trouveront l'idée largement divertissante ...
Mme Thompson, qui est avec Rosie ?
Oh, c'est Marie. Une Française.
Un nouvel ajout à notre petite famille.
- Elle est ravissante. - Et très talentueuse.
Vous pouvez me présenter ?
Marie, voici Lord Mc Phee, un invité très spécial.
Enchanté !
- Joignez-vous à nous, Milord. - Merci.
Champagne, s'il vous plaît.
Poly ?
Ravi de vous rencontrer.
Je n'ai pas eu le plaisir de vous rencontrer.
Alderman Gray m'a suggérer de venir.
Je suis le conseiller Gordon, Robert Gordon.
Je me rappelle qu'Alderman m'avait parlé de vous.
Voulez-vous un verre de vin ?
Une bouteille de 1828.
Mr le Conseiller, comment pouvons-nous vous servir ?
Vieilles chaussures ...
Vieilles chaussures... à réparer !
Une jeune fille accepterait. Vous devrez lui demander vous-même.
Janet ?
Oh, Janet, voici le Conseiller Gordon, il veut vous parler.
Vieilles chaussures ...
Me parlez pas de ce sacré McTavish. Il m'a chipé mes 2£.
Vous parlez du révérend, Mr Hare.
Vous n'avez aucun respect pour les morts.
J'ai du respect pour le pognon. Qu'est-ce qui vous tracasse ?
Vous aimeriez être allongé ici avec votre femme ?
Moi, j'attends depuis des lustres.
La faucheuse se rapproche de plus en plus.
Ça ne me gènerait pas si elle n'était pas si présente.
Vous êtes toujours en train de critiquer.
Je me fiche de ce qu'elle dit, j'apprécie pas du tout.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Vous allez pas vous battre ?
Qu'est-ce qui se passe ici, hein ?
Mr Burke, c'est ce pauvre vieux McTavish.
Ils allaient l'enterrer à midi. Le croque-mort est pas venu.
Et il y est encore. Je n'aime vraiment pas ça.
Vous n'aimez pas ça ?
Il était étendu là, mort depuis 2 jours avant qu'on le remarque.
Mais il a toujours été un un vieil homme tranquille.
Il a le droit à un cercueil.
Pourquoi ne pas l'emmener dehors vous-même ?
Je le mettrais où ? Dans la rue ?
Je vais vous dire ce que je vais faire, mon vieux Buckle.
Je vais le mettre dans la remise. J'ai des bricoles à faire.
Il pourra se reposer tranquillement
et vous aussi, mon vieux. Allez vous-en.
Allez, je peux pas faire ça tout seul, tu piges !
Ah, ouais ...
Mr Hare, vous avez promis de ...
Arrêtez avec vos histoires, il me doit mes 2£ ...
Dieu, que c'est lourd...
Une bien jolie musique, bien jolie.
- Arrête de pousser. - Avance.
Allez, Tom ! Ça va aller ?
- Oui, allez ! - Doucement, doucement.
D'accord. Posons-le sur le sol.
- Tu sais quoi, Tom ? - Oui.
Je pense qu'on devrait porter un toast.
- T'as ce qui faut ? - Je le cache des voleuses.
- Belle initiative ! - Et voilà.
Il est bon !
Nous devons faire preuve d'un peu de respect pour le mort.
Enlève ton cul de ce cercueil.
Il se soucie bien de ça !
Ça caille ici !
William ? Tu vas en demander combien ?
La sainte mère de Dieu le mettra en terre demain matin.
Tu sais qu'il me doit 2£.
Tu vas devoir attendre un sacré bout de temps.
Tu veux dire que je ne verrai pas la couleur de mon argent ?
Non, je ne m'en fais pas pour l'argent.
Ni sur le fait qu'il soit mort.
- Sachant que ... - Ouais, Tu veux en venir où ?
On peut obtenir un bon prix pour la vente d'un corps.
Non, je ne marche pas dans la vente de cadavres.
Au moins 10£...
Non ! 10... ?
On pourrait vivre pendant trois mois.
Je suppose que McTavish est en proie à des tourments.
Sachant qu'il est mort et ce qu'il me doit.
Ce serait catholique de...
sauver son âme, par exemple.
Exact et c'est normal, après tout ?
Je suis d'accord, là, Tom.
- Alors ? - On lui rendra service, hein ?
T'es sûr pour les 10£ ?
Je vais t'aider, Tom !
Oh, Tom ?
Les fossoyeurs doivent s'attendre à ce que le vieux McTavish soit ici.
On peut pas leur dire qu'il s'est envolé par la fenêtre.
Ils vont pas regarder à l'intérieur.
On va le sortir de la boîte
et on va la remplir avec des trucs qu'on trouvera.
- Et on remet le couvercle. - T'as raison, Tom.
Tom, on va l'enlever de là.
Tu penses le vendre comme le font ces voleurs de corps.
On a rien à faire avec ces racailles !
Nous le vendrons nous-même.
Tu crois facile de rôder à minuit dans la rue et dire:
"Excusez-moi,
vous voulez acheter ce corps ?
On va l'emmener dans le quartier des chirurgiens.
Près du marché de la viande.
Tom ?
Ce serait mieux que tu restes dans l'ombre.
- Je vais me renseigner, ok ? - D'accord.
Pardon, Monsieur, pouvez-vous m'indiquer
l'adresse d'un chirurgien ?
Pourquoi ? Vous voulez vous faire amputer ?
Non, non ... J'ai des marchandises à livrer.
Oh, je vois ... Le mieux est d'aller chez le Dr Knox.
C'est la maison au bout du square.
Dr Knox ... la maison au bout du square. Merci.
C'était en fait un ouvrier agricole.
Il a fait 15 kms pour venir.
C'est curieux mais il souffrait
de constipation chronique.
J'ai traité cet homme pendant des mois.
Cascavel, lavements.
Tous les remèdes possibles. Un jour...
j'ai découvert un de ces nouveaux remèdes français
soi-disant hémostatique, vous voyez.
Je lui ai donné une boîte de douze suppos et j'ai dit:
"Un et ça suffira bien".
2 ou 3 semaines plus tard, je ne l'ai pas revu.
J'ai supposé que cela avait fait effet.
Je lui ai demandé et lui ai dit:
"Ces suppositoires vous ont-ils été utiles" ?
Il a dit: "Bon sang.
Pour tout le bien que ça m'a fait,
j'aurais plutôt dû me les mettre dans le cul" !
DOCTEUR KNOX ECOLE D'ANATOMIE COMMERÇANTS
Bonsoir, vous cherchez quelqu'un ?
Vous êtes le Dr Knox, Monsieur ?
Non, non ... je suis un des ses étudiants.
Oh, je vois, je ne suis pas loin alors.
Je peux peut-être aller chercher le Dr Knox.
Pourriez-vous, Monsieur ?
Je suis peut être en mesure de le faire
mais que lui voulez-vous ? J'en ai une vague idée.
- Vous avez la chose ? - La chose ? Je ne vois pas !
Vous n'êtes pas habitué. Vous n'êtes jamais venu ici ?
Non.
Et vous ne savez pas quoi dire.
- Non ... - Allons, exprimez-vous !
- Je suis juste là-bas... - Oh, allez, venez.
Sacré-Cœur de Jésus Christ crucifié, il y a tant de morts !
Monsieur, j'ai quelque chose, quelque chose comme ça ...
Ok, veuillez entrer.
Patterson...
Qu'avez-vous à vendre ?
Je me demandais combien vous me donneriez pour un ...
Parfois jusqu'à 10£.
Et un peu plus pour un mort très frais ?
Parfois plus, parfois moins ... la "chose" doit être vue.
En effet Monsieur, c'est une très bonne chose,
je peux vous garantir qu'elle en vaut le prix.
Où est-il, mon brave ?
Je ne le transporte pas avec moi alors...
il est dans un endroit sûr.
Jeune homme, apportez-le ici et arrêtez toutes ces absurdités.
On l'examinera et vous aurez votre argent.
Puisque vous êtes un débutant, je pense
qu'il vaut mieux l'amener dans un cercueil.
Oh, oui, bien sûr. C'est un bien beau cercueil.
L'homme y est bien à sa place. Et j'ai un ami qui m'a bien aidé.
Restez sur vos gardes et assurez vous que personne ne vous voit.
Oui, bien sûr.
Allez, venez.
Le type avait de larges épaules.
Un coeur comme une locomotive, des poumons comme des soufflets.
Je lui dis de baisser son pantalon et
il le laisse glisser sur ses pieds.
"Et aussi votre caleçon", je dis.
"Comment puis-je vous examiner avec votre caleçon" ?
Il dit: "Je ne préfère pas, je suis très sensible".
Il dit: "C'est personnel, il est très petit".
"Bon sang" lui dis-je, "aucune inquiétude,
J'en vois des douzaines tous les jours, des petits,
des grands, ne me faites pas perdre mon temps".
A contrecœur, il baisse son caleçon.
D'abord, je ne vois rien puis, je le vois.
Un minuscule champignon qui dépasse de la bruyère.
Pour un gars si costaud.
On ne sait jamais !
Je lui dis: "Il est en effet très petit".
"Dites-moi, vous avez des érections" ?
Les yeux plein de larmes, il me dit:
"J'en ai une actuellement, Docteur" !
Alors, t'as fait affaire ?
J'ai une belle baraque pour McTavish. Viens de ce côté !
On voudrait vous voir à la morgue, Monsieur.
Pardon messieurs, je descends.
Une affaire qui réclame toute mon attention.
Occupez-vous d'eux.
Donnez-leur 7,10£.
- Il avait dit 10£. - Ce sera 7,10£.
- Vous acceptez le paiement ? - Merci, Monsieur.
Si vous avez d'autres corps, nous serons heureux de vous revoir..
- Oui, Monsieur ! - Merci, monsieur.
- Que dirais-tu de 50/50. - Juste partage.
D'accord.
Tu m'avais dit 50/50...
Il me devait 2£.
Oh, je vois, oui ...
Bien, bien.
Je vais te dire. Mieux vaut ne pas en parler
aux femmes sinon il nous restera rien demain matin.
- D'accord, d'accord. - Pauvre vieux McTavish.
Les vers l'ont pas encore attaqué.
Désolé de vous avoir abandonné, Messieurs.
Je disais à Mr Murdock ici présent, comme il est difficile
- d'obtenir des cadavres. - Oui, en effet.
Non, merci. Les résurrrectionnistes
ont peu de difficultés à se débarrasser de leurs marchandises.
Il est bien dommage que de telles choses existent.
Les sciences médicales doivent progresser.
Il faut trouver des sujets à disséquer, non ?
Pardonnez mon ignorance mais je parle en tant que simple homme d'affaire,
quelle est la position juridique exacte ?
Une loi récente. L'offre dont nous disposons
provient d'organes de criminels exécutés.
Des corps inconnus retrouvés dans les rues ou chez les pauvres.
Cela n'atteint pas 10 % de la demande
et pas seulement ici.
Egalement dans toutes les écoles des grandes villes.
Qu'arrive-t-il à ces résurrectionnistes,
ou "voleurs de cadavres", s'ils sont pris ?
Si la loi les attrape,
ça pourrait les conduire à un lynchage
et les autorités locales n'y pourraient rien.
Mais si le corps porte une bague,
ils peuvent être condamnés pour vol. Mais le corps...
Mais la profanation de cimetières est une infraction.
S'ils sont pris sur le fait oui mais sachez que la loi
ne considère pas qu'un cadavre soit un objet de valeur.
Donc, le vol n'est pas un crime.
Je dis que les lois qui ne sanctionnent pas de telles actions scandaleuses
ne sont pas les lois d'un pays qui a droit aux revendications de l'humanité.
ANATOMIE PRATIQUE CHIRURGIE OPÉRATOIRE
Les salles du DR KNOX ouvriront le 6 octobre jusque fin juillet 1829
- Je ne voulais pas te déranger. - Absurde !
J'avais dit à ton père que je ferais la surveillance.
Sachant que c'est la première année,
ils mettent toujours un prix.
Bonne nouvelle.
McAlister sait y faire.
Il a trouvé une sortie à l'arrière du château.
On doit se voir cet après-midi au Claymore.
- La rousse ? - Oh non, non, pas elle.
- La sportive ! - Bonjour, Robert.
Je n'ai pas le temps pour ce genre de choses. Je dois travailler ce soir.
Je dois passer ces exams. Je n'aurai pas d'autre chance.
T'apprendras plus avec le vieux Knox qu'en 3 ans au collège.
Tu as ton carnet ?
Oh, oui ...
Je vais te dire une ce qu'il faut noter.
Certaines choses qu'il pourrait te demander plus tard.
22, il arrive !
N'oublie pas de rire à ses petites blagues.
Bonjour, Messieurs. Asseyez-vous.
Tout d'abord, puisque c'est le début d'une nouvelle série de conférences,
et que certains y participent pour la première fois,
je pense que quelques mots, avant la mise en œuvre
de la manifestation pratique, ne feront pas de mal.
Vous savez certainement que la chirurgie, au cours des 50 dernières années,
s'est grandement améliorée.
La raison est dûe en grande partie à
la démonstration pratique de la dissection anatomique
qui a permis au futur chirurgien d'apprendre correctement son métier.
Cette amélioration de la chirurgie, Messieurs,
ne doit pas exciter votre vanité.
Mais plutôt votre ambition
par l'assiduité des études et ainsi vous améliorer.
Je ne doute pas que dans quelques années, nos successeurs
seront tout autant étonnés de notre ignorance.
Comme nous le fûmes avec nos prédécédeurs.
Aujourd'hui, il semble que nous devrions commencer avec les bases de la vie.
J'ai l'intention de supprimer le cœur du sujet.
Merci, Patterson.
Les valves du cœur, Messieurs, sont de quatre.
La pulmonaire, la tricuspide, la mitrale et l'aortique.
Certaines maladies peuvent nuire à leur fonctionnement et entraîner la mort,
telles les fièvres rhumatiques, la diphtérie et la syphilis chronique.
Je procède maintenant à la première incision.
Rien ne vaut la pratique pour débuter aujourd'hui.
Pour conclure en quelques mots en général,
comme vous venez de voir, j'ai démontré que le sujet
est mort d'un anévrisme de l'aorte.
Typiquement un grand élargissement du ventricule gauche.
Avant de prendre congé,
je demanderais que vous descendiez afin d'examiner ce cas à loisir.
Que se passe t-il ? Elle t'a tenu éveillé ? - Toute la nuit !
Fais gaffe ! 5 nuits d'affilée ! Tu crois pouvoir continuer ?
Ça devrait le faire. Je préfère prendre le temps.
C'est plus amusant qu'avec tes athlètes.
J'ai entendu parler de son athlète.
- T'es nouveau à Edimbourg ? - Oui ...
Je t'emmène aussi. Pour compléter ton éducation.
J'ai promis à son père de m'occuper de lui.
Son père peut venir aussi !
Il est clair que le praticien aurait pu le diagnostiquer.
Qu'a fait notre grand maestro, je vous le demande ?
Il a diagnostiqué un simple abscès.
Avec un simple scalpel !
Il était mort en quelques secondes
Bonsoir, Messieurs.
Allez-y et jetez un bon coup d'oeil.
Soyez sûrs que jamais dans votre vie,
vous ne ferez l'erreur de prendre un anévrisme pour un abcès
ou tout autre chose.
En avant, je ne vais pas examiner de cadavre.
Toi, tu restes, fais quelques dessins,
ça te va bien, mon vieux !
Hé, je te parle.
J'ai un rencard à 18H00.
- La sportive ? - Exact.
Juste pour voir si elle a une petite copine pour toi.
Oh non, je dois travailler ce soir.
C'est vrai, Jimmy, ce serait trop, mon gars !
- Allez, à demain. - Bonne nuit, Robert.
Je pense que c'est le typhus !
N'ai-je pas vu ma mère mourir ?
Il devrait être à l'hôpital.
- Je te l'ai dit, chérie. - Ne m'appelle pas chérie.
- Ça se voit dans tes yeux. - De quoi tu parles ?
- Je parle de ton sacré fric ! - Que je sois frappé par
la foudre de la Vierge Marie si je dis un mensonge,
on a eu l'argent par hasard.
Que voulez-vous, bon Dieu ?
Le vieux Joseph, son état empire. Nous pensons qu'il a le typhus.
- Ma maison est saine, ici. - Fais-nous rire !
- J'te vois pas déménager. - Je suis venu vous dire
qu'aucun de nous restera avec lui. Il s'en va ou c'est nous.
Je ne vois pas de quoi vous parlez.
- Il va partir ? - Oui.
Alors, on va y aller ensemble.
Allez, venez.
Où as-tu eu cet argent ?
Attends. Tom ! Tom ...
- On veut savoir d'où vient l'argent. - Je vais y jeter un oeil.
Pour l'amour de Dieu, fermez-la, fermez-la !
- Il serait mieux à l'hôpital. - Oui, d'accord.
- Il en a plus pour longtemps. - Je me barre d'ici.
On se calme !
Où trouverez-vous un bon lit pour la nuit à cette heure, hein ?
Calmez-vous ! Du calme ! Mr Burke et moi, on va
prendre les dispositions pour l'emmener à l'hôpital.
- T'en penses quoi, Tom ? - Il va pas bien du tout,
- il se peut qu'il ait le typhus. - Le typhus ?
Seigneur crucifié, ayez pitié de moi !
Il passera pas la nuit.
Je ne le touche pas.
On peut l'envelopper dans une couverture.
Doux Jésus...
il faut le sortir d'ici ou les pensionnaires seront curieux.
On l'emmène à ta cabane.
Il sera mort demain matin. Et on aura le corps !
- Je ne le touche pas ! - Allez, viens, viens ...
Attendez une minute, on l'emmène à l'hôpital.
Prends la couverture..... On vous emmène à l'hôpital.
Ouvre la porte.
C'est terrible, regarde-le.
On peut, je crois, emmener un autre corps chez le Dr Knox.
T'as raison !
On va attendre et faire croire aux femmes
qu'on l'a emmené à l'hôpital.
T'as raison, Tom.
T'as pas un coup à boire ?
Et lui, il te doit du fric comme le dernier ?
Hé bien ....
On est quittes !
T'es sûr ?
Tiens, Tom ! A Joseph ! Que ses péchés
- le contemplent ! - Il va pas tarder !
Ça caille ce soir !
Joue-nous un petit air avec ta flûte !
Alors. C'est parti !
Joli. Parfait !
Ça va l'aider à s'en aller.
Tu te marres ? C'est ma façon de jouer qui te fait rigoler ?
Oh non, non... Je pense juste à notre bonne chance !
Si ça continue, on va se faire une fortune avec ces pensionnaires.
Ça, je sais pas. S'il meurt pas rapidement,
c'est moi qui vait crever de froid, je te le dis !
Hé, Tom ... Tom, il revient à lui.
Je te le dis, il revient à lui !
Il est en train de mourir !
La nuit va être longue, faut l'emmener à l'hosto !
Écoute, si on l'emmène à l'hôpital,
qui aura le cadavre ?
Le pauvre sera crevé avant d'arriver à l'hosto.
- J'en ai rien à faire. - Hé, il souffre, je te dis.
Faut être charitable,
abrégeons ses souffrances !
Les médecins veulent un corps pas un assassinat, tu peux pas
agir de la sorte. Il faut qu'il meure de mort naturelle...
Attrape-le ! Fais quelque chose !
Tiens-le bien, bon Dieu !
Il est cané ?
Attends.
Faut lui en remettre une couche !
- Où c'est ? - Là-bas, je crois.
Fais gaffe !
Je t'ai dit qu'il fallait un plus gros cercueil !
- Je pensais que ça suffirait. - Laisse tomber, pousse !
Voilà, Monsieur. Flambant neuf.
On va attendre.
- 8£ ! - Je me demandais si
si le gentil docteur nous donnerait 8,10£.
Il est beaucoup plus frais que les derniers.
8£, c'est le maximum que nous payons en hiver.
L'été, on va jusque 10, car le corps se détériore avec la chaleur.
Soyez content d'avoir 10 shillings de plus grâce à sa fraîcheur.
- Tu en prends un autre ? - Non ?
Allez, c'est samedi, il n'y a pas de conférences demain.
Je retourne à mes fouilles et je vais étudier.
Je sais rien de ces sacrés foies et ces pancrés.
- Le pancréas ... - Pancréas !
Je me pose pas mal de questions.
Tu t'inquiètes trop, mon gars.
Je peux t'apprendre ce que tu dois savoir sur le foie
en cinq minutes.
- Un autre verre, William. - Salut, Bruce.
Mr Campbell, je paierai plus tard, j'ai un bon crédit.
- C'est fini pour vous. - Bon Dieu !
- Ordre du proprio. - Donnez un verre à mon ami.
- Très bien, Monsieur. - Bien !
A la semaine prochaine.
- Santé ! - Santé !
Qu'est-ce que tu fais ce soir ?
Je vais attendre Angus McPhee,
il nous emmène voir une nouvelle "maison" qu'il a trouvé !
- Madame Thompson ? - Tu connais ?
Si je connais ! Si j'étais pas fauché, je viendrais avec toi.
A demain.
Ecoute, il ne vient pas.
De toute façon, je suis allé dans un de ces endroits
et je n'étais pas très impressionné, je suis venu étudier la médecine.
Joue pas les idiots !
En tout cas, le voici.
- Qu'est-ce qui t'a retenu ? - Ces idiots d'Anglais.
Ces sacrés médecins m'ont retenu. Servez-moi un godet.
- T'es partant ? - Je ne viens pas.
Allez, mon gars, tu sais pas ce que tu rates !
- Je ne peux pas me le permettre. - T'inquiète pas, mon gars.
- Parfait, allons-y. - C'est parti !
- Au revoir, Madame. - Au revoir, Monsieur.
Je vous revois mardi prochain comme d'habitude.
- Oui. - Bien.
- Docteur, vous pouvez monter. - Oh, oui.
Il y a beaucoup de monde ce soir. Patientez !
Janet va s'occuper de vous en attendant.
Janet, faites patienter ces messieurs, n'est-ce pas ?
Peut-être verront-ils notre exposition. Qui sait ?
- Comment va, aujourd'hui ? - Un peu mieux, Docteur.
Hé, Rosy, viens !
Je te présente des amis étudiants de l'université.
Vous, comment ça va ?
Il a un souci ? Soyez pas si lugubre ! Y a vraiment pas de quoi !
- Et alors ? - On est pas dans une morgue !
Y a trop de morts. C'est pas bon pour le moral.
Marie chérie, voici le sergent.
Je ne savais pas que je devais payer.
Il n'y a rien à payer
pour un héros de la bataille de Waterloo.
Prenez bien soin du sergent, ma chère Marie.
Je ne comprends rien.
A quoi sert la médaille ?
Je ne l'enlève qu'au lit.
Alors, déshabillez-vous !
Sans aucun problème.
Nous venons de commencer. Durant l'exposition,
vous ferez silence autant que possible.
Notre petit divertissement vous sera amusant et instructif.
Non, vous devez d'abord m'attraper.
- Ils savent qu'on regarde ? - Sûrement pas !
Quelle fille magnifique !
- Elle te plaît ? - Certainement pas !
J'en ai besoin. Vous savez que j'en ai besoin.
Ouais, j'en ai besoin.
Allez-vous en. Partez. Ne restez pas là !
Un penny, Monsieur ?
On va trouver le penny.
Vous voyez le pied de ce garçon ?
Je peux voir votre pied ? Ne soyez pas effrayé !
- Allons, je suis docteur. - Je vous ai pas appelé.
Mettez ce pied sur la marche, vous aurez votre sou.
Comme je pensais, un cas de talipes varus.
Vous devriez venir à mon cabinet.
J'ai pas peur mais vous vous me couperez rien du tout.
Rien de ce genre.
Juste un peu de chirurgie.
Vous ne sentirez rien.
Je préfèrerais rester comme je suis, Docteur.
Bien, voilà votre argent.
Vous en aurez besoin.
Venez.
Je m'occupe de votre diigence !
Les laissez pas vous tourmenter, idiot, chassez-les.
Vous êtes assez grand. Pourquoi vous les laissez faire ?
Ah, encore la boisson.
Vous devriez avoir honte de vous.
Et en plus de bonne heure, le matin.
Vous avez pris votre petit-déjeuner ?
On voit que vous êtes à moitié mort de faim.
Je vais vous donner un penny
et vous allez vous chercher à manger.
Ne vous laissez plus faire par ces voyous.
Vous êtes un adulte. Envoyez-les balader.
Et achetez de la nourriture, rien d'autre.
Je t'ai dit pour le fric, on l'a dépensé, il reste rien.
Où est ce sacré sel ?
Vous êtes de sacrés, on en a pas vu la couleur.
- Rends ça, espèce de garce ! - T'es qu'un menteur.
J'en ai ma claque de vous, foutez le camp d'ici.
T'es qu'un faux-jeton, t'avais plus de fric, hein ?
Tu vas la fermer ?
On a juste vendu le corps de McTavish au docteur !
- Tu quoi ? .... - Hé bien...
ça lui a pas fait de mal.
On l'a juste emmené, là-bas. Il nous devait du fric.
Les profanateurs l'auraient eu sinon.
On a fait que le... vendre !
- Qu'est-ce qu'il t'a donné ? - Quatre... - Trois livres.
T'es qu'un sale menteur, vous avez plus que ça.
Et d'où vient cet argent, bon sang ?
- Tu veux bien t'asseoir. - Non, je veux savoir ...
Maintenant, tu vas t'assoir.
On a vendu le vieux Joseph aussi.
Tu mens, il était pas mort !
- Il est mort vers l'hôpital. - Raconte pas de conneries !
- C'est comme ça. - T'es responsable ?
Tu me prends pour qui ?
Pourquoi tu penses que je ferais un truc pareil ?
On a eu 8£.
8£ ?
- Pourquoi avoir rien dit ? - C'est un sacrée fortune !
On voulait vous en faire la surprise !
- T'es mignon ! - Et le sel ?
On a bien fait, hein ?
8£ ?
On a eu de la chance qu'il cane !
C'est un bon business.
Pour quoi faire ?
Y en aura d'autres, y a juste qu'à attendre !
C'est vrai.
Pas besoin d'attendre. La ville est pleine de cadavres.
Faut attendre !
Ils seront tous mieux morts.
Tu connais les profanateurs,
y a beaucoup trop de concurrence.
Il faut savoir utiliser vos cerveaux.
Qu'est-ce que vous avez en tête, Madame ?
N'attendez pas qu'ils viennent.
On ira les chercher.
Tu vas les faire revenir ici ?
T'inquiète, y a juste qu'à leur proposer de la bibine.
Et ensuite, t'attends qu'ils canent ?
Peut-être pas...
C'est pas une mauvaise idée.
Y a un sacré risque !
Vraiment ?
Quelques pochetrons vont nous manquer.
Et ils sont nombreux.
Il y a peu de risque si on les choisit bien.
Elle a raison.
Faut bien les choisir. Epaves, sans abris, clochards.
La police a pas le temps de s'occuper des sans-abris.
Bon, ils ont besoin d'un coup de main.
On s'en fout des flics.
Et les docteurs poseront pas de questions.
On leur rendra service, c'est ça ?
Ouais, ce sera pas aussi simple.
Ils ne vont pas juste venir ici, s'allonger et caner.
Le temps q'ils passeront dans le lit, ils s'allongeront bien.
Pense à l'argent.
Faut trouver un moyen de... d'agir !
Un moyen qui passe... inaperçu !
- On les étouffera. - Quand ils se débattront
et se laisseront pas faire, ce sera pas facile.
On choisira les plus faibles, il se débattront pas.
- Même les vieux... - Seigneur Jesus.
Ils peuvent pas avoir peur des femmes.
Si vous avez peur d'un vieux clochard, je m'en occuperai.
- Tom, tu les assommeras. - Ça laissera des bleus.
Ella, viens ici.
- Pourquoi faire ? - Viens ici !
Allonge-toi, fais comme si t'étais bourrée !
Non, merde !
Ça devrait pas être trop difficile pour toi.
Tom, tiens-la.
Je vais la tenir.
- Tom, beau travail ! - Super, hein ?
Bien, hein ! Fallait juste la tenir !
La fille d'hier soir dans le peep-show.
Marie ? Juste un instant.
Elle est libre. Cela vous convient ?
- Oui. - Alors, je vous emmène.
Entrez.
Un beau et jeune médecin veut te voir spécialement, Marie.
Il connait tout sur l'anatomie !
Beaucoup de choses.
Vous êtes bien trop jeune pour être docteur.
- Je suis étudiant, Melle. - Quel est votre nom ?
James Arbuthnot.
Jamie. On va d'abord enlever votre manteau.
Venez.
Allez, venez.
Qu'est-ce qui vous arrive ?
Pourquoi m'avez-vous choisi ?
Je vous ai vu dans le peep-show avec un soldat.
Oh, le peep-show.
Vous voulez me mater ? Y a pas de judas ici.
Oh, non.
Que voulez-vous faire ?
C'est votre première fois ?
Y a pas de quoi avoir honte.
Je devrais être très flattée.
- On peut parler d'abord ? - De quoi, nom de Dieu ?
Vous êtes une si jolie fille. Pourquoi vous faites ça ?
Faire quoi ?
Tout ça ! Y a mieux à faire ?
Je suis heureuse ici.
Vous avez votre travail, j'ai le mien.
Vous voulez faire l'amour avec moi ou non ?
Je... le veux !
Marie.
Tu es vraiment heureuse ici... à faire ça ?
T'as jamais pensé ...
pensé que tu rates quelque chose ?
Comme quoi ?
L'amour ... la romance ... le mariage.
Oh, ça. Qui voudrait m'épouser ?
Moi....
Je pense que t'es sérieux !
Ne sois pas bête !
Des gens comme toi n'épousent pas des filles comme moi.
J'aime être avec toi, tu es très gentil.
Mais ne pense pas tomber amoureux de moi.
Tu es un gentil garçon, je t'aime beaucoup.
Fais-moi encore l'amour.
Va voir ailleurs si j'y suis !
Merde !
- Elle a fait ça ! - Vous savez qui c'est !
Jamais vu avant.
- Ça va me coûter 4 shillings. - Je me charge d'elle.
Bande de salauds !
Je voulais juste grailler. Merde !
- Bonjour. - Bonjour, William.
- Que faites-vous avec elle ? - Qu'est-ce que ça peut vous faire ?
Elle travaille au marché aux poissons.
C'est une belle jeune fille. Elle fait rien de mal.
- Rien de mal ? - Alors ?
Cette stupide garce a cassé la fenêtre de Mc Taggart.
C'est pourquoi vous allez l'enfermer ?
Je la connais bien.
Sa famille sera terriblement déshonorée si vous l'enfermez.
Ils seront d'accord pour payer la vitrine.
- Payer ? - Oui.
La prison est pleine de toute façon.
On ne va pas l'emmener.
McTaggart a dit combien coûterait sa vitrine ?
- Neuf shillings. - Neuf shillings.
Je suis sûr que la famille
serait prête, disons, à aller
jusqu'à 10 shillings.
Cette vieille peau vaut pas le prix d'une nouvelle vitrine.
Elle la vaut peut-être pas pour vous,
mais pour ceux qui l'aiment, elle vaut bien plus !
Soyez contente qu'il reste quelques chrétiens dans ce monde.
- Venez. - Vous avez bien agi, Andrew.
T'as besoin d'un verre, chérie.
- D'accord, Tom. - D'accord.
Sortez, on vous remplace.
- Allez, sortez d'ici. - Allons, au travail !
Prends les jambes.
Non, pose-la. Je retire ma veste.
Ça y est !
Donne-m'en une, Joe, ça me fera la journée.
T'as ce qu'il faut sur toi ?
Sales mioches ! Lâchez-moi !
Je vous ai donné un coup de main. Oui, c'est moi.
Je tiens votre panier. Pour un sou.
- Pour quoi ? - Un sou.
- Je vous donne un penny. - Ça ira !
- De quel côté ? - Par là !
- Le gaspille pas, il est HS. - T'as raison.
Ça sera plus facile.
- Qu'y a t-il ? - Qu'y a t'il ?
Tu sais pas qui c'est ?
Jamie le dingue, tout le monde le connaît.
Je n'en doute pas mais je le connais pas, moi.
Toi, tu le connais ? Et toi ?
Tom, ce gamin est connu dans tout le marché.
Y a des milliers de gens au marché chaque jour.
Je te dis que je veux rien à voir avec ce gars.
T'es pas jouasse, ces jours-ci. T'as peur d'un pauvre bougre ?
Non, ni de personne. Je veux rien à voir avec ce cinglé.
A ta guise ! Vous allez savoir vous en occuper, Mme ?
Pas de souci. Il est assez maigrelet...
On aura pas besoin de toi.
Tu es dingue de les laisser faire.
- On récoltera que dalle. - Sauf si tu nous aides.
C'était les conditions du marché, tu te rappelles ?
Il est peut-être connu au marché,
mais personne saura qui il est, allongé chez le médecin.
- Allez, vas-y. - Ok, je vais t'aider.
- On le met sur le lit. - On s'en occupe ici.
C'est plus facile avec la chaise.
Qu'est-ce qui t'arrive ? On peut donc pas avoir la paix !
C'est pas bien. Seigneur, c'est pas bien.
- Espèce d'imbécile ! - Arrête !
- Tout va bien. - Bon Dieu, quelle merde !
On aura plus de fric qu'on en a jamais eu.
On vivra comme des rois. Tout ira bien !
Qu'ils aillent au Diable !
- Va te faire foutre ! - Garce !
Je prends ce cadavre féminin ce matin, Patterson.
Pour moi, j'ai un très beau carcinome à examiner.
Un nouveau sujet est arrivé hier soir.
- Un jeune homme. - Un mâle ? Jeune ?
Pour changer. De quoi est-il mort ?
Je ne sais pas. Je l'ai pas encore ôté de là.
C'est le garçon que l'on a vu à Castle Street.
Le garçon au pied-bot. Etrange ce qui lui arrive.
Levez-le, mettez-le là-bas.
Saignement discontinu. Marques sur la gorge.
Ce garçon s'est battu. On établira la raison plus tard.
Vous ferez une intéressante préparation de ce pied, Mr Ferguson.
Dr Knox, j'ai examiné le sujet. Y a des contusions à la tête
et un saignement important au niveau du scalp.
Peut-être une fracture du crâne.
Ce garçon s'est battu, ça arrive souvent en ville.
Deux membres de la Garde sont à l'extérieur.
Ils posent des questions sur cet homme.
- Dites-leur que j'arrive. - Bien, Docteur.
Portons-le à la salle de dissection, Ferguson.
Bonjour, Messieurs.
- Un jeune garçon, alors ? - Exact, Docteur.
Jamie le dingue. Il est un peu parti !
On dit qu'il avait un pied de travers.
Sa mère l'a déclaré disparu. Il ne vivait pas chez lui,
des problèmes familiaux mais chaque jour,
elle le rejoignait au marché.
Elle le cherche dans toute la ville.
Pourquoi venir me voir, Messieurs ?
Nous venons toujours au collège dès lors
qu'une victime occasionnelle se présente.
Nous avons déjà demandé au Dr Monroe au collège.
Vous devez demander à tout le monde, c'est votre devoir.
Les chirurgiens reçoivent parfois des cas d'accidentés.
Ce pauvre garçon écrasé dans la rue et ainsi de suite.
Un jeune gars de 20 ans. Un pied déformé.
Ce qui est assez rare pour être exceptionnel.
Non, je crains que personne de cette description
ne m'ait été amené. Si jamais on me l'amène
je m'assurerai qu'un de mes étudiants vous préviennent.
Très aimable, Docteur.
Nous avons vu quelqu'un vous apporter un corps ce matin,
nous souhaiterions le voir sans vous déranger.
Voici le corps, Messieurs.
La loi devrait faire respecter les mesures de sécurité en usine.
Désolé de vous avoir dérangé.
Vous descendrez un par un plus tard examiner ce pied.
Un cas classique de Talipes Varus.
Il a eu de la chance de trouver un cas si rare.
Oui. Plus que tu ne le penses.
Vous trouverez de lourdes contusions sur le corps.
Ce garçon aurait eu un accident dans une fonderie.
De plus, le sujet n'a malheureusement plus de tête !
Votre porte-monnaie, Monsieur.
- Vous êtes Rosie Archer ? - Pourquoi ? - Vous êtes prête ?
Vous avez été un bon garçon aujourd'hui ?
Non gouvernante, j'ai été très méchant.
Non, ce n'est pas juste. Vous posez d'abord les questions.
- Quel genre de questions ? - Mon calendrier.
- Ai-je mon calendrier ! - On recommence ?
Vous avez donc été un bon garçon ?
- Non, j'ai été très méchant. - Et vos calendriers ?
J'ai peur que non, j'en ai juste préparé trois.
Sortez tous de là. Y a un incendie !
Y a le feu, mets vite tes vêtements !
Réveillez-vous, réveillez-vous !
- La maison est en feu, vieux fou. - Nom de Dieu, l'horreur !
Ouvrez cette trappe, elle conduit aux toits
- et à la chambre d'à-côté. - Faut une échelle !
J'ai besoin d'aide pour pomper l'eau.
Je suis trop jeune pour mourir dans un incendie.
Où est Madame ? Je dois aller la voir.
Je te reverrai quand ? Demain au Claymore à 14H00 !
- Madame, que va t-on faire ? - Ne pas céder à l'adversité !
J'ouvrirai une nouvelle maison. Plus vaste, plus élégante.
Et plus chère !
N'était-il pas mon oncle et vous savez quoi...
je ne l'ai jamais vu de ma vie. Puis, je reçois une lettre.
De cet avocat du comté de Cork. Il me dit: "Que Dieu soit loué.
Il est décédé et vous a laissé un peu de propriété".
Finie la cordonnerie alors, n'est-ce pas, Mr Burke ?
Je vais te dire ce que je veux. Un autre dans ce verre.
Je vais te dire, Johnny. Joins-toi à moi.
Je vais en prendre un petit mais c'est un peu tôt.
Donne à boire à mes amis aussi.
Une minute !
Vous êtes au courant pour l'incendie ?
On a nulle part où aller. Vous avez une chambre ?
Je ne peux pas, désolé.
- C'est qui ? - Deux amies de ma nièce, Flora.
La maison où elles habitaient a brûlé hier soir.
Elles recherchent un logement. Flora aurait pu les aider
mais elle est chez sa mère à Ballachulish.
Je ne peux rien faire.
Puis-je me joindre à vous, charmantes dames ?
Le nom est Burke. William...
Je n'ai pas eu le plaisir de vous voir auparavant.
Prenez un verre pour chasser le froid du matin,
- que voulez-vous ? - Rien, merci.
Allons, ça te fera du bien. On prendra du whisky.
Mets une bouteille de whisky pour ces jolies dames.
- Vous êtes sans-abri ? - Oui.
Notre maison a brûlé hier soir. Vous êtes pas au courant ?
Nous avons sauvé ces vêtements pour Marie et moi.
Peu importe, merci Johnny, ça va nous réchauffer.
Voilà pour vous. Et un pour vous.
Buvons à notre santé et oublions cet horrible incendie.
C'est pas le bon moment de l'année pour les sans-abris dans cette
ville froide et je pensais, pourquoi vous ?
Quand moi-même William Burke possède un domaine confortable
et serait trop disposé et désireux d'être à votre service.
Autre chose, vous voyez, si cette idée vous sied,
je suis veuf moi-même, Dieu bénisse son âme.
J'ai un petit endroit confortable à Westport.
Et si l'idée vous sied, vous pourriez peut-être y emménager.
Quoi ? Nous deux ? Une serait bien suffisante.
Je suis plein de vie, voyons. Pourquoi pas les deux ?
Ce serait pour deux jours et il y a assez de place.
Et William Burke ne refuserait pas quelques shillings.
- Demandez au proprio ici. - L'idée est séduisante, Marie.
- Hé bien... - Sois pas comme ça, chérie.
Nous trois partagerions une atmosphère très intime.
Vous connaissez le dicton: "Un, c'est être seul,
deux c'est une compagnie et trois, une sacrée sécurité" !
Je vous dis un truc, les filles, c'est dans la cour !
Quelle course !
J'suis bourrée !
- J'peux avoir un penny, Msieur ? - Dégage de là, mon gars !
- Viens ici. Voilà. - Merci, Msieur.
Je suis inquiète. Je sais qu'elle boit
mais je l'ai jamais vu s'évanouir auparavant.
La meilleure chose serait d'aller chez le pharmacien.
C'est la chose à faire. Tu sais où ça se trouve ?
On est passés devant en venant. Demande un remède.
Demande un remède qui se nomme émétique.
Dis-lui que tu as une amie qui est ivre.
- Et ça ira. Vas-y ! - Tu t'occuperas d'elle ?
Je m'en occupe !
J'espère que ça soulagera votre amie. - Merci bien.
- Qui êtes-vous ? - Le voisin !
- Où sont mon amie et Mr Burke ? - Votre amie est très malade.
Mr Burke l'a emmené chez un médecin.
- Oh, emmenez-moi la voir. - Hé... ça va aller !
Mr Burke la ramènera.
Reposez-vous !
Aujourd'hui, je vous propose d'étudier la hernie chez la femme.
Qu'y a t-il ? Mon Dieu, Marie Mitchell !
Je la croyais morte dans l'incendie. Comment le sais-tu ?
- J'étais là. - Ah bon ? - Elle m'a sauvé la vie.
Je devais la revoir mais elle n'est jamais venue.
Je l'ai cherché partout. Et là, elle est morte.
Elle était en parfaite santé et je jure de le dire au médecin.
Sois pas idiot, ça servirait à quoi ?
- Il le faut... - Non, personne ne s'en préoccupera.
Suis mon conseil, laisse tomber !
Arbuthnot, entrez donc, restez pas planté là.
La nuit est glaciale, venez vous réchauffer.
Alors, quel est votre problème ? Asseyez-vous.
Cela a t-il un rapport avec le sujet de ce jour ?
Je connais la fille. Je la connaissais.
Elle s'appelle Marie Mitchell
et j'étais avec elle il y a seulement quelques jours.
Et elle était, alors, en parfaite santé.
Je vous assure qu'elle était en pleine santé.
- Où l'aviez-vous vu ? - Dans une "maison" !
Une maison ? Il y en a beaucoup. La maison de qui ?
- Celle de Madame Thompson. - Vous parlez d'un bordel ?
Bel endroit pour mes étudiants. Je sais que certains passent
de la dissection à la fornication !
Vous devriez savoir que ces copulations sont dangereuses.
Vous en aviez connaissance ? Je vois que oui !
Vous avez peut-être la chtouille ou la variole.
Il y a quelques jours, hein ? Vous ne le sauriez pas encore.
Soyez tranquille au sujet de la personne vue aujourd'hui.
Même si je dois m'occuper d'autres soucis à l'avenir.
Si vous m'aviez écouté, vous connaîtriez les causes de la mort.
Vous m'avez écouté ? Non. En examinant les organes,
j'ai trouvé beaucoup d'alcool dans l'estomac.
Presque assez pour tuer un homme
et développer une cirrhose du foie.
Vous avez pratiqué une autopsie ? - Exact.
- Une mort naturelle ? Dr Knox ? - Une mort anormale.
Non pas, la mort d'une putain alcoolique n'est pas anormale.
- Mais une mort aggravée. - Oui. Je vois.
Désolé de vous avoir dérangé. La voir... ainsi fut un choc.
Vous étiez inquiet, mon garçon. Rappelez-vous les Stes Ecritures.
"Au coeur de la vie, la mort nous attend".
Rappelez-vous en. Cessez de vous inquiéter, mon garçon.
Pour les autres problèmes, vous connaissez les symptomes.
Si vous avez des doutes, venez me voir.
Cessez de vous comporter comme un idiot dans l'avenir !
Patterson, je descends pratiquer une autopsie.
- Il reste peu de temps. - Disons, 1/2 heure.
Bien, merci, Patterson.
Venir ici ne sert à rien, jeune homme.
Nous ne rouvrirons pas avant une bonne semaine.
- Je ne viens pas pour cela. - Que voulez-vous donc ?
- Je suis venu pour... Marie. - Marie ? Attendez, je descends.
- Avez-vous vu Marie ? - Elle est morte, Madame.
Son corps a été vendu au Dr Knox.
Mon Dieu. Comment est-elle morte ? Vous le savez ?
Le Dr Knox dit qu'elle est morte d'alcoolisme.
- Absurde ! Marie ne buvait jamais. - Le Dr Knox mentait, je crois.
Marie a été assassinée.
Je prends mon manteau et je viens avec vous chez le magistrat.
Non, j'y suis déjà allé. Je n'ai aucune preuve.
- Je viens donc vous voir. - Comment puis-je vous aider ?
Vous souvenez-vous de quoi que ce soit au sujet de Marie ?
Le nom de ses amis, les endroits qu'elle fréquentait.
Il y avait cette taverne quelque part à Westport...
- Donnez-moi quelque chose. - Voilà ce que je vais faire.
Je te donnerai un shilling pour une citrouille.
On va boire un p'tit coup !
- Je t'ai fait peur, hein ? - T'es qu'un abruti !
Et tu trouves ça marrant ?
Johnny, une autre bouteille de whisky, j'ai cassé l'autre.
Tu veux bien ? - Va vendre tes saloperies ailleurs !
Que se passe t-il ici ? Qu'est-ce qui vous arrive ?
- Je viens de County Call. - Vous avez dit County Call ?
C'était le pays de ma mère. Je suis né là-bas aussi.
Vous voulez un verre ? C'est quoi, votre nom ?
- Mme Daugherty. - Le nom de jeune fille de ma mère.
Daugherty de County Call. Et vous allez me dire que
- que vous êtes de Queen's town ? - Non, Middleton !
De l'autre côté de la rivière et j'aimerais tant être avec
des amis plutôt que seule dans ce pays étrange.
Un pays étrange peut-être mais vous n'êtes pas seule.
Si vous êtes une Daugherty de Middleton, nous sommes liés.
Ma mère est née pas loin, Dieu bénisse son âme !
Je suppose que vous êtes veuve.
Comme on est liés, il semble normal que je vous aide.
Voilà ce que je vais faire. Je m'appelle William Burke.
J'ai une belle maison et ma femme et moi, on fait la fête.
Quelques invités Irlandais et on fête Halloween.
Vous venez avec nous pour fêter Halloween comme dans le temps.
On dit que les esprits rôdent et je danserai la jigue !
Vous feriez ça ?
- Elles cherchaient un logement. - Où sont-elles ?
Avec un de mes clients, un Irlandais !
- Très riche. Mr Burke. - Vous savez où il est ?
Pas loin de Westport. Les gens du coin vous le diront.
Pouvez-vous me dire où habite Mr Burke ?
Mr Burke ? No 3. C'est pas loin, je vous montre.
Vous tournez à gauche, première porte à droite.
Ça suffit, bon Dieu. Arrêtez, ça suffit !
Garde ? Garde !
Il y a une terrible bagarre par ici.
On enfonce la porte. Un, deux !
Burke et Hare ont été arrêtés pour le meurtre de Mme Daugherty.
Hare a donné des preuves et a admis avoir, avec Burke,
commis 16 meurtres. Ce faisant, il a sauvé sa vie.
Mais la populace d'Edimbourg était si en colère de sa libération,
qu'ils le jetèrent dans un puits de chaux-vive.
A Londres, il mourut, devenu un mendiant aveugle.
Burke a été pendu et son corps disséqué en public.
La réputation du Dr Knox fut ruinée et il mourut dans l'oubli.
Trad: Uncle Jack 2020 ! Timecode: Tretyak !
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.