All language subtitles for Wings of Fame (Votocek, Otakar 1990)_WEBRip.720p.x264.AAC_FR

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Original subtitles

Synchronisation, traduction (apr�s le son) et adaptation: NoOne: 16 avril au 7 mai 2016

Ailes de gloire

Beatles: Nous sommes plus c�l�bres que J�sus

Ailes de gloire Ma vie par Cesar Valentin

Excusez-moi... pouvez-vous me donner l'adresse de l'Imperial Hotel ?

L'Imperial Hotel, o� est-il ?

Pourquoi ? Vous n'aimez pas ici ? Regarde-l�...

Vous n'entrerez pas. Vous perdez votre temps.

Tout est r�serv�. Par ceux qui viennent au festival du film.

Valentin ! Valentin ! Valentin ! Valentin ! VALENTIIIIIN !!!

M. Valentin, de quoi avez vous parl� avec le pape lors de votre audience priv�e ?

Nous avons discut� des nouveaux idiomes,

des divorces possibles et les derniers potins de femmes � Hollywood.

Pendant 40 minutes ?

J'ai essay� de discuter de sujets plus spirituels aussi

mais le Saint-P�re a refus�.

M. Valentin, quelle est votre opinion sur la c�l�brit� ?

Cela ne signifie pas tellement pour moi contrairement � ce que vous pourriez pensez,

�a peut avoir un cot� n�gatif

Par exemple...

L'ann�e derni�re, je jouais au th��tre "Otello".

Quand je suis mont� sur la sc�ne l'audience a commenc� � applaudir et � crier.

Et je n'avais pas ouvert la bouche.

Clairement, le public n'applaudissait pas mon interpretation d'Othello

vu que je ne pouvais pas jouer � cause du bruit.

Alors ils m'ont applaudi en tant que personne c�l�bre.

Valentin a re�u tous les applaudissements tandis que ce pauvre Otello attendait,

en esp�rant qu'ils se taisent.

Quel type d'interpr�tation pr�f�rez-vous ?

Je ne supporte pas les acteurs qui marmonnent, grommellent et b�gaient

comme s'ils avalaient des calmants depuis des ann�es

et au moment ou ils voient une cam�ra, ils aimeraient se se cacher sous le tapis

mais vous devez m�priser la cam�ra, c'est juste un objet de verre et m�tal,

vous devez contr�ler le cadre

pour dominer l'espace.

Ou inversement, vous devez dominer l'espace pour contr�ler le cadre.

Que pensez vous du cin�ma britannique ?

�a serait une tr�s bonne id�e...

Je peux vous donner l'adresse du fan club de Mr Valentin.

Je ne vous parle pas de lettre d'admirateur.

Ou s'il s'agit d'affaires parlez moi diff�remment...

- Laissez un message. - C'est un probl�me personnel. Je dois lui parler.

- Pourquoi n'�crivez vous pas une lettre ? - J'en ai �crit 10 et je n'ai pas eu de r�ponse...

- S'il vous plait, pouvez-vous l'appellez maintenant ? - Il n'est pas l� pour le moment.

Ok, j'attends. Quand revient-il ?

Vous ne pouvez pas le voir. Il a des r�unions toute la journ�e et demain il part d�s la premi�re heure. C'est impossible

H� ! H� !

Monsieur Valentin. Attendez. S'il vous plait

J'ai besoin de vous parler. J'ai besoin de vous parler.

- Voici votre courrier. Avez-vous besoin de quelque chose d'autre ? - Non merci Walter.

Camera deux. maintiens.

Toi avec la lumi�re, d�s qu'ils sortent de la voiture...

- tu dois les suivre, d'accord ? - D'accord, d'accord. t'enerves pas.

Monsieur Valentin ! Monsieur Valentin !

Monsieur Valentin ! C'est tr�s important. M. Valentin, s'il vous pla�t...

Avec l'amour de Valentin.

Pour Dieu, fais quelque chose !

Camera 5 sur cet homme ! Mettez la lumi�re dessus imm�diatement !

Ne perdez pas votre temps !

Ouais, c'est bon. Je le vois. Camera 3, camera 5, parfait.

S'il vous pla�t, calmez-vous !

Bienvenue, monsieur Valentin. Nous vous attendions.

Vous beneficierez d'une magnifique suite au deuxi�me �tage. L'une des meilleurs que nous ayons.

Nous sommes particuli�rement heureux de vous avoir ici.

Pouvez vous signez ici, s'il vous pla�t ?

- Puis-je faire quelque chose pour vous maintenant ? - Oui, je veux changer de v�tements.

Vous trouverez tout ce dont vous avez besoin. Nous avons pens� � tout.

Je vous souhaite un agr�able s�jour.

Excusez moi, vous pouvez me dire en quelle ann�e sommes nous ?

1966.

1966...

D�j�.

- Votre Nom, s'il vous pla�t... - Norman Eliot Trigorin.

Vous ne semblez pas �tre enregistr� ici. Qu'avez vous fait avant ?

- J'ai tu� Cesar Valentin. - Ah, c'est cel�.

Mais vous �tes ici sous le nom de Smith. Brian Smith. n'est ce pas ?

- Oui, c'est mon vrai nom. L'autre est le pseudonyme litt�raire. - Alors, Brian Smith.

Aussi connu sous le nom de Norman Eliot Trigorin.

Votre cl�

Merveilleux, oui, magnifique ! Oui, superbe !

Beau, oui, adorable. Fantastique...

M. Smith, j'ai des serviettes propres pour vous.

Pouvez-vous les laisser dans ma chambre ? C'est ouvert.

Qui est le trou du cul qui a encore vol� cette putain de craie ?

Regarde ce qui reste...

Calvitesses, pas m�me les personnages les plus vicieux de mes 9 romans n'utilisent un tel langage.

Va te faire foutre avec tes putains de romans.

Il n'y a vraiment aucun int�r�t � se plaindre de cette fa�on.

Et il est absolument hors de propos de dire que vous ne pouvez pas travailler dans une petite pi�ce.

Vous devriez �tre content d'avoir encore une chambre.

- Vous avez 10 secondes pour �vacuer cet endroit. - Attends une minute, s'il te pla�t.

C'est un endroit tr�s �trange, n'est-ce pas ?

Vous allez vous y habituer. Comme nous l'avons tous fait.

Au fait, je m'appelle Frisch.

Erica Frisch.

Docteur Frisch ? Le docteur Erica Frisch ?

C'est pourquoi vous m'avez sembl� familiere.

- A qui est cet enfant ? - C'est le b�b� Lindbergh.

L'enfant Lindbergh, d�clara le Dr Frisch, alors que l'enfant tu� avec sadisme, marchait joyeusement devant les yeux incr�dules de Smith.

�tes-vous un �crivain ?

J'ai eu de nombreuses vies.

Un peu de po�sie... vous savez... des histoires courtes et autres choses.

Ils en ont publi� un peu. mais de vieilles choses pas les meilleures.

- Je n'ai pas perc�. - Mais vous �tes probablement c�l�bre en ce moment. Sinon, vous ne seriez pas l�.

En fait, la renomm�e dont vous b�n�ficiez en ce moment sur la terre vous donne le privil�ge d'�tre sur cette �le.

De temps en temps, une s�lection est faite et si vous avez �t� oubli� sur la terre... vous partez

Dans les brumes de l'oubli comme tous ceux qui vivent et meurent dans l'anonymat.

Mais alors o� sommes nous ? Quel est exactement cet endroit ?

J'aimerais le savoir aussi.

Une salle d'attente ? Un purgatoire ? Vous pourriez m�me dire l'enfer.

La plupart d'entre nous ont plus peur de l'oubli que la mort.

- Et les vieilles c�l�brit�s o� sont-elles ? - Qui ?

Shakespeare, Galil�e et Mozart. O� sont-ils ?

C'est une bonne question ici la logique ne s'applique pas.

Personne ne semble �tre ici pour toujours.

Et qui dit que c'est la seule �le et le seul h�tel dans les environs ?

Mais comment je peux croire que je suis mort ? Je suis tangible. Je ne suis pas seul Je peux entendre votre voix.

Mais oui, mais tu es mort.

Nous sommes tous morts. Cette r�alit� est une illusion.

- Et c'est probablement Lassie. - Oui, le c�l�bre chien au cin�ma.

Et elle est morte aussi.

Alors qu'avez-vous fait pour Devenez-vous c�l�bre, M. Smith ?

J'ai tu� l'un des plus grands acteurs de notre temps.

Gar�on !

Gar�on !

- Oui monsieur. - C'est quoi ce bruit ?

Les stars du rock ont ??une session d'improvisation, monsieur.

Mais c'est de la merde et c'est trop fort. Dites-leur de se taire.

Tous nos invit�s sont libres de faire n'importe quoi Je souhaite, M. Valentin, aussi longtemps qu'ils sont ici.

D'accord, alors je vais dans ma chambre et j'attends de trouver une bouteille de whisky et un seau � glace en y arrivant.

Bien s�r monsieur.

Pool.

- Hemingway ? - Oui, il est l� aussi.

- Et ? - Je ne peux pas croire que j'ai une chance de lui parler.

Vous n'avez pas plus de chances ici que vous aviez sur la terre.

Si tu vois ce type, Smith. Dis-lui que je veux lui parler.

Bien s�r, monsieur Valentin.

H� toi !

Quelle heure est il ?

Ce cadran solaire me rend dingue.

Regarde cette ombre dingue. Elle ne bouge jamais.

On ne sait jamais si c'est le jour ou la nuit ou combien de temps les choses vont prendre.

Alors, comment connaitre la putain de date dans cette merde ?

Bianca !

Je t'attendais.

Je te vois... je te sens... je t'entends... ma ch�rie.

Bianca, je sais o� tu es.

Laisse moi voir ton petit cul...

Bianca, arretez de courir ma maladie...

Je suis cardiaque...

Aide-moi salope !

Je suis d�sol�

Bianca !

Je vais te manger !

Qui �tes vous ?

- Personne de sp�cial. - Vraiment ?

Eh bien, Monsieur personne de sp�cial pourquoi m'as-tu tu� ?

- Je ne sais pas. - Tu ne sais pas ?

Tu ne sais pas pourquoi tu m'as tu�...

Je ne pense pas que j'aime avoir �t� tu� sans raison donc tu devrais en trouver une.

- Maintenant - Je t'ai eu !

B�tard ! enfoir� de b�tard !

Vous devez �tre M. Valentin.

J'adore les histoires sur vous.

Surtout avec la jeune actrice qui vous a mordu tellement violemment lors d'un baiser que vos l�vres ont saign�es

Quand on lui a demand� pourquoi, elle a declar� :

"Je l'ai fait parce que M. Valentin m'a intentionnellement fait sentir son d�sir sexuel"

"afin que j'oublie mes r�ponses devant la cam�ra."

- Est-ce vrai ? - Nous sommes nous d�j� rencontr�s ?

Je m'appelle Merrick. Horace T. Merrick. Vous avez sans doute entendu parler de moi.

Horace T. Merrick ?

Oh oui. Le prix ??Nobel de litt�rature. N'�tes vous pas celui qui ne l'a pas pris ?

Au contraire. Je suis celui qui l'a refus�.

C'�tait ma fa�on de protester contre la d�cision le jury qui a compl�tement ignor� l'une de mes plus

extraordinaires contributions � la litt�rature mondiale.

La cr�ation la plus �mancip�e du si�cle d'un point de vue sexuel : "La fin de la gravit�".

"La fin de la gravit�"?

Oui c'est �a...

L'histoire d'un jeune homme en attente d'un appel t�l�phonique de sa m�re ou de son petit ami... qui �tait-ce ?

Son fr�re qui �tait son amant.

C'est vrai.

L'appel n'est pas venu, le jeune homme a dormi sur le canap� et quand il s'est reil veill� n'y avait pas eu d'appel et tout cela

en seulement 400 pages, incroyable !

La simplicit� de l'esprit d'un acteur c'est... fascinant !

�a pourrait faire un roman.

- Un roman tr�s court. - Et combien de temps ? Seulement 200 pages ?

Barbares ! Barbares ! Comment pouvez-vous me faire �a ?

Vous ne m'avez m�me pas inform�. Je ne pars pas. Je ne pars pas.

Je ne pars pas. Je ne vais nulle part. Fais attention !

Tu abimes ma peinture. L�che l�.

Vous ne savez pas ce qui vous attends !

Ils n'�chapperont pas, les tra�tres ! Je sais... je sais...

Excusez-moi !

Je pense que vous avez perdu... �a.

C'est tr�s joli... mais ce n'est pas � moi.

Je l'ai trouv� dans le labyrinthe, apr�s que nous soyons entr�s en collision.

�a appartient probablement � quelqu'un d'autre.

Quand quelqu'un vous offre une boucle d'oreille dans les escaliers, �a veut dire quoi ?

- Quoi ? - En r�ve.

- Partager le bonheur ? - Je vois...

- Vous pensez que c'est stupide de parler de r�ves ? - Non, mais je ne pense pas que ce soit un r�ve.

Merci... malgr� tout.

Qu'est-ce qui vous est arriv� ?

Ils m'ont d�plac� au grenier comme un vieux meuble.

Alors ta renomm�e sur terre doit diminuer rapidement, malheureusement.

C'est impossible

Mes peintures... sont aussi belles qu'avant.

Oui, mais le public le veut toujours quelque chose de nouveau.

Pas pour moi

C'est immoral.

Je vais vous dire ce que c'est.

Il essaie de me d�truire nom. Et mon art.

Qui essaie de vous d�truire ?

Je ne peux pas vous dire les noms complets

mais je suis s�r que Salvador et Pablo sont parmi eux.

Je vois.

Si c'�tait une sc�ne de s�duction, aussi Je dirais quelque chose de tellement �poustouflant que...

"Cette musique me touche" que diriez-vous ?

- �a vous pla�t ? - Ce serait une excellente r�ponse.

- Oui ou non ? - Quoi ?

- Cette chanson. Vous aimez �a ? - Cette musique me touche vraiment.

- Vous �tes un acteur ? - Ouais et vous

C'est moi qui chante sur ce disque.

- Tu as une voix merveilleuse. - Merci

Aimez-vous les jeux ?

Bien s�r. A quoi penses-tu ?

Un jeu d'�vasion.

Quelles sont les r�gles ?

- Vous commencez et je vous poursuis. - Vous me poursuivez ?

Oui. Courez.

Courir ?

Oui ?

- Vous plaisantez, non ? - Allez, cours.

M. Zlatogorski ?

Nous sommes heureux de vous informer que sur terre il y a un nouvel int�r�t pour vos �uvres.

Pas seulement en Russie.

Les po�mes sont traduits et publi�s dans le monde entier.

Nous avons l'honneur de vous d�placer vers une �l�gante suite au deuxi�me �tage.

Tu trouble ma paix juste pour me dire cette b�tise...

Tu ne vois pas que je travaille ? Va-t'en, laisse moi seul.

Mais votre succ�s mondial rend imp�ratif de monter plus haut.

Je m'en fiche. Je reste o� je suis.

Ne touchez pas �a... ou je vous casse en deux.

Je suis un po�te russe.

�coute et r�p�te ! Staline a tu� la r�volution !

Art. Des millions de vies.

Mais je l'ai toujours d�fi� !

Pensez-vous que j'ai peur de vous ?

- Parlons de quelque chose. - Oui, Oui. Magnifique.

- De quoi es tu morte ch�rie ? - Mon coeur �tait bris�.

Avec les hommes c'est toujours pareil histoire. Ils t'utilisent, te mentent.

Ils te suplient de rester puis te quittent pour une autre.

- Ils devraient mourir avec le c�ur bris�. - Ce n'�tait pas un homme.

- Et vous ? - J'ai �t� ex�cut�.

Oh, quelle chose terrible.

- Pourquoi ont-ils commis un acte aussi horrible ? - Nous avons �trangl� 23 femmes.

Et c'est reparti...

Ils ne pourraient pas trouver quelque chose de nouveau ?

Je t'avais dit que �a aller arriver. Mais tu ne voulais pas �couter.

Moi ? Mais non c'�tait lui !

- Elle ne devrait pas rouler dans les roses. - Qui se soucie des roses ?

- Et ma robe ? qui s'en soucie ? - Tais-toi. tout le monde s'en fout de ta putain de robe ?

J'ai h�te de voir un peu d'action.

On vous baise, porcs capitalistes !

- Crevez ! - Viens vite.

- Pourquoi restes-tu ? Allons-y ! - Laisse-la partir.

Batards d'allemands.

Que faites vous ?

- J'ai perdu ma boucle d'oreille. - Quoi ?

- Ma boucle d'oreille. - Vous voulez dire le dauphin ?

Oui. Comment savez vous ?

Vous l'avez trouv�.

Merci.

Attendez. Restons un peu.

S'il vous plait

- Comment t'appelles-tu ? - Smith. Brian Smith.

- Nous nous sommes rencontr�s dans les escaliers. - Dans les escaliers ? Mais quels escaliers ?

Ecoutez, je vous ai vu dans le labyrinthe. Nous nous sommes percut�s peut-�tre que vous ne vous en souvenez pas.

C'est l� que j'ai trouv� la boucle d'oreille.

Puis je vous ai vu dans les escaliers et tu m'as dit que ce n'�tait pas � toi.

Puis j'ai commenc� � vous chercher.

- A cause de la boucle d'oreille ? - A cause de vous.

- Non, s'il vous pla�t, attendez. - Je dois y aller. Retrouvez moi � la serre.

Ce n'est pas simple Comment puis-je savoir quand vous y serez s'il n'y a pas de montre ici ?

Viens quand tu entends �a le vieil homme tirer.

Vous cherchez un bateau ? Je ne pense pas que vous en trouverez un.

Pourquoi m'evitez vous ? Vous avez peur de moi ?

- Le devrais-je ? - Ecoute...

Peut-�tre que c'�tait une bonne id�e de me tuer dans l'apog�e de ma carri�re

m'�pargnant ainsi la tmis�re de la lente perte de c�l�brit�

merci, je vous suis reconnaissant, mais d�tes-moi mon pote, pourquoi avoir fait �a ?

Tr�s bien.

Supposons que vous vouliez devenir c�l�bre...

Vous faites tout ce que vous pouvez mais �a ne vient pas alors vous avez une id�e

Il y a une meilleure fa�on, plus rapide... vous tuez quelqu'un de c�l�bre.

Tout de suite la c�l�brit� d�marre pour vous.

Automatiquement, vous obtenez un peu de la renomm�e de la victime et votre nom y est li� pour toujours.

Mais il faut avoir les couilles de le faire.

Magnifique exemple de pens�e positive. Et imm�diatement apr�s m'avoir tu� aussi, tu es mort aussi. �a faisait partie de ce plan g�nial ?

Je n'ai rien planifi�.

Tu n'as pas dit que tu m'as tu� afin de devenir c�l�bre ?

Non.

J'ai dit que quelqu'un pourrait penser � cela. J'ai dit, supposons.

Vous savez, il y a un autre type de meurtre int�ressant.

Lequel ?

Un crime sans aucune raison.

Un crime pour lequel vous n'obtenez rien � l'exception du chaos.

Ou le sentiment que vous vivez.

Foutaises.

Je dois y aller.

S'il vous pla�t non.

S'il vous pla�t, juste... expliquez-moi.

Non.

S'il vous plait...

Bianca ?

M. Smith !

J'esp�re que �a ne vous d�range pas que je sois directe, M. Smith, mais...

Je pense que vous perdez votre temps avec...

appelons les des personnalit�s de seconde zone ? C'est dommage.

Je pense qu'il est temps pour vous de conna�tre les bonnes personnes.

Je connais quelqu'un... qui pourrait r�pondre � toutes les questions que vous vous posez.

Oh vraiment, je ne sais pas...

Fa�tes moi confiance.

Maintenant poursuivons.

Nous discuterons de la notion d'exp�rience.

Des suggestions ?

Je traverse une exp�rience n�gative.

On dirait qu'on ne chante plus mes compositions sur terre.

En fait, j'ai peur de sombrer dans l'oubli total et mon dieu c'est terrible.

Et quelle est ta question ?

J'aimerais savoir...

Pouvez vous entrer en contact avec un m�dium sur la terre ?

Je veux dire, pour transmettre mon travail ici, ma musique, pour un public vivant.

Quel genre de musique est-ce ?

Contemporain.

Il faudra une session priv�e. Revenez plus tard.

Quand ?

Plus tard.

- Allez, ne cassez pas la cha�ne. - C'est des conneries. Je m'en vais.

Vous ne pouvez pas partir maintenant.

Amusez-vous bien.

Brian !

Attendez... s'il vous pla�t.

Tu n'es personne. Je le savais depuis le d�but.

Juste un assassin moyen.

Bianca ! Entrez Je veux vous montrer quelque chose.

- Qui est-ce ? - Smith.

Oh, tu es...

Entrez. Je viens dans quelques instants.

Je ne veux pas d�ranger, Je veux juste vous demander quelque chose.

Vous ne me d�rangez pas. Je viens de finir de travailler. Je pense mieux quand je suis dans la baignoire.

Asseyez vous

Ce qui me manque le plus ici ici ce sont mes souris et mes rats.

Parfois, ils vous en apprenne plus sur le comportement des gens que les gens eux-m�mes.

- Vous voulez un excellente cigare ? - Non merci

Et vous, monsieur Smith...

Comment trouvez-vous cet endroit ?

Vous �tes toujours fascin� par tout ce monde ces personnes c�l�bres ?

Docteur Frisch...

tu penses que �a existe l'amour apr�s la mort ?

Que voulez-vous dire ?

- L'amour d'un homme pour une femme. - Ici dans cet endroit ? Impossible.

Les seuls �tats mentaux que j'ai remarqu�s : jalousie, vanit� et ennui.

- Vous �tes s�re ? - Tout � fait.

- C'est marrant. - Quoi ?

Ce n'est pas grave.

Ce serait bien si nous pouvions avoir une discussion plus longue, une autre fois.

Cela pourrait �tre int�ressant.

- Pour nous deux. - Ouais, �a pourrait.

Merci

L'amour ? Dans un endroit pareil ?

Int�ressant.

Je n'ai rien planifi�.

Sans raison...

J'ai dit : suppose que.

- Excusez-moi, Dr. Frisch ! - Ah, monsieur Valentin...

- Vous vous joignez � nous ? - Non merci Je dois te parler.

Bien s�r, monsieur Valentin.

La psychologie de la danse dans diff�rentes cultures m'a toujours fascin�.

- Par exemple, saviez-vous que... - Docteur Frisch, d�sol� de vous interrompre. C'est Smith.

Il ne veut pas me dire pourquoi il l'a fait. Il joue avec moi avec moi !

Il me dit quelque chose, puis autre chose. Qui est ce petit parasite dingue ?

Vous voulez dire... un syndrome d'hyperconnectivit� sensori-limbique ?

Non. Je veux dire, il est fou � lier.

Mais vous le comprenez bien.

Vous �tes une experte dans ce domaine, une autorit�. Vous devez �tre int�ress� par un tel cas.

Bien s�r que je suis, M. Valentin mais je ne pense pas pouvoir aider.

Peut-�tre que si vous le traitiez comme votre �gal...

Smith ?

Dansons comme personne n'a jamais dans�.

- Juste tous les deux. - Non, pas maintenant.

Smith ?

Excusez-moi, je pensais M. Valentin �tait l�. Je pense qu'il a perdu �a.

Merci.

Je pensais vous voudriez un verre de quelque chose.

C'est du bon... une vieille maison.

- Entrez. - Merci

Vous avez une belle chambre.

Sant�.

C'est un dr�le d'endroit dans lequel nous avons atterri, M. Smith.

Probablement plus �trange pour vous que pour moi.

Vraiment ? Pourquoi

Eh bien, c�a doit �tre difficile pour vous ici sans tous vos admirateurs...

attention, applaudissements, et tout ce qui vous a �t� offert.

Je n'ai rien re�u en cadeau, J'ai beaucoup travailler pour le gagner.

Quand je suis arriv� � New York en provenance d'Europe en 1930, je n'avais pas qu'un morceau de papier avec l'adresse de Howard Nielson.

J'�tais � son bureau pour une audition et ils m'ont dit de revenir demain. Et ils me l'ont dit pendant six mois.

C'�tait en novembre en pleine crise �conomique.

J'ai pris une chambre aveugle � l'h�tel Breslau et je n'avais pas d'argent pour la nourriture.

C'�tait un hiver tr�s froid.

J'avais une petite lampe � la paraffine la chaleur pour r�conforter mes doigts.

Mais je suis all� tous les jours pour demander une audition et quand on me l'a donn�, j'ai eu le r�le.

Int�ressant. J'ai pens�...

Quoi ?

Ce n'est pas grave.

Quoi ?

Tout d'abord l'h�tel Breslau avait le chauffage central.

Mais cela n�a aucune importance car vous �tes arriv� en juillet, mois le plus chaud, et apr�s 6 semaines, vous obtenez le r�le.

Alors qu'est-ce que cette histoire de lampe � la paraffine ?

�tes-vous s�r ?

Comment savez-vous tout cela ?

Je reviendrai.

C�sar, o� etiez vous ? Je vous ai attendu.

Ne te f�che pas.

J�sus !

Excusez-moi, le Dr Frisch a �t� d�plac�e dans une autre chambre. O� ?

- Qui ? - Docteur Frisch.

- Quelle est sa nouvelle chambre ? - Nous n'avons personne � ce nom.

- Allons vous �tes s�r ? Tout le monde la connait. - Je connais parfaitement tous les clients de l'h�tel.

Je n'ai jamais entendu ce nom. Je suis d�sol�.

Va te faire foutre !

Le r�alisateur voulait des acteurs plus muscl�, donc J'ai �t� dans une salle o� j'ai lev� des

- des poids immenses et je vous disais... - C�sar, n'arr�tes-tu jamais de parler de toi ?

Et moi mon pass� ?

- J'ai eu 4 nouveaux r�ves qui �taient tr�s importants pour moi. - Alors dis-moi tout, ch�rie.

Il y avait un mouton sur une route de campagne...

Un mendiant a tendu la main pour de l'argent. - Ph�nom�nal. J'ai une fois jou� un mendiant.

Un mendiant aveugle.

Un m�chant mendiant aveugle.

Bien s�r que j'ai jou� horrible.

Je me sentais mal, je pensais que je ne jouerez plus jamais en rentrez chez moi.

C'�tait au beau milieu de la grande depression et j'avais juste une petite lampe pour me rechauffer.

Rechauffer le bout de mes doigts et soudain le t�l�phone a sonn�. C'�tait Howard Nielson.

"Descends du ciel et rejoins-nous, mon gar�on. � quelle adresse es-tu ?" Je me suis dit comment lui dire que je suis assis

- dans cet horrible endroit appel�... - H�tel Breslau.

Comment le sais tu ? Qui te l'a dit ?

Personne. Je l'ai lu

Tout est �crit ici.

- O� avez-vous eu �a ? - Un serveur l'a amen� dans votre chambre.

Norman Eliot Trigorin

O� allez-vous ?

Brian Smith

Aussi connu sous le nom de Norman Eliot Trigorin.

Trigorin ? Norman Eliot !

Norman Eliot Trigorin.

Un pseudonyme bien peu connu.

D'accord, Norman Eliot Trigorin, J'ai utilis� des passages de votre manuscrit...

- quelques-uns ? - Comme mat�riel dans mon livre.

- Il serait poli de vous mentionner dans l'introduction. - Non, vous avez vol� mon manuscrit. Tout

"Et le pire est que vous l'avez d�truit avec vos mensonges mis�rables. "Et c'est la raison pour tuer quelqu'un ?"

Je suis quelqu'un de raisonnable. Je crois en la conversation. Mais vous ne m'avez jamais parl�.

Parler ? Ok, parlons-en. � qui Avez-vous parl� en dehors de Bianca ?

- Je n'ai pas parl� � Bianca. - Alors, comment le livre est-il arriv� ?

Vous devez vous repandre sur ce sujet avec tout le monde.

Ce n'est pas une mauvaise id�e Je vais probablement �crire un �pilogue.

Vous fa�tes quoi ? Vous �tes hors de vous.

- M. Trigorin, jurez vous de n'en parler � personne. - Jamais.

- Vous essayez de me tuer ? Je suis d�j� mort, vous avez oubli� ? - Peut-�tre que la chute sera douloureuse, ne pensez vous pas ?

Vous pensez qu'on s'en soucierait si j'en parlais quand m�me ?

Ils s'en foutent. Ils n'en n'ont rien � foutre de C�sar Valentin ou de quelqu'un d'autre, vous le savez tr�s bien.

Valentin...

Tu sais ce que j'ai le plus aim� quand vous avez jou� Antoine & Jules C�sar ?

Quoi ?

- La fa�on dont... - ouais

- Je vais tomber. - Attends.

Vous parliez du film.

Quoi ?

Jules C�sar.

Jules C�sar.

Tu sais, je pense que c'est le seul film avec vous...

que je n'ai jamais vu.

Comme je l'ai dit au Dr Frisch, vous �tes vraiment un petit b�tard tordu.

Frisch est partie.

Quoi ?

Ils semblent n'avoir jamais eu inscrit avec ce nom.

Je vois.

Charmant petit endroit.

Attendez.

Vous pourriez avoir l'air d�sol�, n'est ce pas ?

C'est ce que vous vouliez me dire ?

- Je te cherchais. - Oh tu me cherchais ?

- J'ai besoin de vous parler. - Va-s-y.

Non. Pas ici.

Viendrez vous au labyrinthe ?

Pourquoi dans le labyrinthe ? Pourquoi pas au bar ?

Parce que je me sens en s�curit� l�-bas.

- Tu ne connais pas le chemin. - C'est ce que je veux dire. Et je me perdrais.

Non. Je connais le chemin. C'est facile

Laissez-moi partir en premier. Ne me suis pas imm�diatement. Je serai l� � la fontaine.

Droit. Gauche...

Gauche...

Monsieur le r�ceptionniste, s'il vous pla�t... s'il vous pla�t. Ecoutez. Je peux expliquer...

Ecoutez moi...

Bon sang.

- Bianca, �tes vous l� ? - Oui

Comment puis-je aller � la fontaine ?

- Vous ne pouvez pas arriver de l� o� vous �tes. - Y a-t-il qu'un seul mur entre nous ?

Je le pense...

Tr�s bien.

Je passe par l�.

Ce n'est pas la fa�on de rejoindre le centre du labyrinthe.

- Je suis d�sol�. Dois-je repartir au d�but ? - Non, non Attendez.

Je dois vous pr�venir.

Vous voulez me pr�venir ?

- � propos de quoi ? - � propos de moi

Qu'est-ce qui est si dangereux chez vous ?

Je ne me souviens de rien de ma vie avant d'arriver ici.

Juste... j'�tais une chanteuse, c'est ce qu'ils m'ont dit.

Je n'ai pas de souvenirs de mon pass�.

C'est pour �a que je suis l�.

Dans cette clinique.

- Clinique ? - Oui, je souffre d'amn�sie totale.

Quel est votre probl�me ?

Mon probl�me ? Que voulez-vous dire ?

Tr�s bien. Vous n'avez pas � me le dire.

Quand je vois le reste des patients ici Je sens que je suis la plus chanceuse.

M�fiez-vous des m�decins et des assistants.

Ils sont m�chants.

Il n'y a pas de m�decin ici, Bianca.

Vous ne saviez pas ?

Les serveurs... sont des docteurs d�guis�s.

Vous n'avez pas vu comment il nous observe tout le temps ?

Ils ont essay� de me faire croire que j'�tais morte.

Et vous ne les avez pas cru...

Non. Bien sur que non. Quelle b�tise...

Qu'est ce que c'est ?

Vous l'avez trouv�. Magnifique.

Qu'est-ce que vous fa�tes dans ma chambre ? Et qui �tes-vous ?

Vous devriez demander � la r�ception, monsieur Valentin. Ceci est votre nouvelle cl�.

- Il y a eu une erreur et je veux que vous la r�pariez tout de suite. - Vous ne voyez pas que je suis occup� ?

�coutez crapaud...

vous serez bient�t occup� � enlever les dents cass�es du fond de votre gorge.

Si vous ne trouvez pas votre nouvelle chambre ces messieurs vont vous aider avec joie.

Ne vous inqui�tez pas de l'intimit�. Cela ne durera qu'une nuit.

Silence !

Cet endroit est conduit par des incomp�tents qui ont fait une erreur intol�rable.

Intol�rable.

D'ici demain j'aurai une suite alors ne vous inqui�tez pas.

Cela vous semble-t-il dr�le ?

Non. Pas du tout.

Cela me rappelle quelqu'un.

Oui... oui...

Quelqu'un connu...

S'il te pla�t ne t'arr�te pas.

S'il te pla�t ne t'arr�te pas.

Ne t'arr�te pas.

Cela me rappelle quelqu'un.

Je vais trouver... Je vais trouver...

Je ne m'en souviens pas.

Qu'en penses tu ?

Ils n'ont aucune logique pour moi. Tes r�ves sont trop �tranges.

Mais les r�ves sont les seuls les indices de mon pass�.

Je ne sais pas

- Tu ne t'int�resses pas � moi. - Mais si.

Reprenons-le depuis le d�but, avec des faits, d'accord ?

- Comment es-tu arriv� ici ? - Avec le bateau, comment veux-tu...

Je sais mais avant ? Qu'est-il arriv� avant ?

Quelle est la derni�re chose dont tu te souviens avant de mourir ?

Alors tu le crois aussi ?

Tu ne sais vraiment pas ou tu ne veux pas savoir ?

- Tu es malade ! - Bianca, s'il te pla�t, �coute...

Tu es fou.

Oui ?

- Voulez vous bien arr�ter de jouer du piano ? - Je ne peux pas...

Je dois finir ma sonate avant la c�r�monie. C'est ma derni�re chance.

Quelle c�r�monie ?

Silence !!!

Qu'est ce qu'il y a ?

Que s'est-il pass� ?

Dites-moi.

Ma vie sous les projecteurs.

Mais au-del� de la lumi�re...

la mis�re.

Visage. Tous ces visages. D'innombrables visages.

Faux sourires, yeux envieux.

Ecchymoses empoisonn�es, voix l�g�res, potins macabres, tuant les subtilit�s.

Petits mensonges. Gros mensonges. Trahisons.

Promesses viol�es.

Applaudissements, louanges, admiration...

Je pensais que c'�tait l'amour.

Puis-je vous dire quelque chose ?

�a me manque.

�a me manque vraiment.

Tout. Incroyable, non ?

Allez, mon ch�ri. Le moment est venu.

- Je n'y vais pas. - Oh... tu dois le faire.

Tout le monde doit

Qu'est ce que c'est

- As-tu peur ? - Moi ? Peur ?

Tout ira bien.

Tu verras.

Sommes-nous habill�s trop �l�gamment ?

Bienvenue � mesdames et messieurs !

C'est toujours un plaisir de nous retrouver tous, nous voyons de vieux amis et rencontrons de nouvelles personnes.

Bien que parfois ces amiti�s puissent parfois �tre de courte dur�e.

A tous ceux qui nous quittent bient�t je souhaite bonne route !

Et je conseille aux meilleurs nageurs de ne pas nager contre le courant.

Et � ceux d'entre vous qui resterez avec nous

gr�ce � leur r�putations durables dans les coeurs et l'esprit de beaucoup de ceux qui vivent sur la terre

Je voudrais leur rappeler que le passage du temps apporte avec lui l'oubli.

� la fin de tous les temps

l'oubli nous engloutira tous.

C'est un com�dien n�, vous ne pensez pas ?

Maintenant, merci de former une f�le

et de suivre le personnel sur la sc�ne quand on vous le diras. Merci

Bianca ?

Tu �tais la femme du grand compositeur Grubermann

tu as �t� l'amante du po�te Jean-Fran�oise Rouleaux

mais aussi de la danseuse Blagoleev en m�me temps.

Tu �tais le mod�le pr�f�r� de Maconetti et Ortola.

Et durant les deux derniers d�cennies de votre vie

vous �tiez la compagne ins�parable et le fid�le arch�ologue Harvi Ku...

Jarv... Harv...

Jarvi �kulunen

Qui a mis au jour les ruines le temple Raj Napur.

Pour tous ces personnages c�l�bres tu a �t� une source d'inspiration sans fin

et nous sommes heureux de vous avoir ici.

O� �tiez-vous ? Vous avez essay� de de louper ma performance ?

Vos premiers tableaux ont attir� l�attention de l'�minent critique d'art Roman Mazarov

Apr�s avoir �t� s�par�s de ceux du "Groupe des Six" votre renomm�e a grandi encore plus.

Peu avantvotre mort vos peintures sont arriv�es � se vendre dans des quantit�s sans pr�c�dent � cette �poque.

Mais pas pour longtemps. Sept ans seulement apr�s votre mort...

un marchand d'art sp�cialis� � New York dans vos peintures ne pouvais plus en vendre aucune.

- Et il a fait faillite. - Rosenfeld ? Marcus ?

Il n'y a m�me pas une seule r�f�rence � vous

dans l'encyclop�die de l'art moderne.

- Et c'est la limite. - Oh non. Non. Non.

Quittez la sc�ne, s'il vous pla�t.

Non... Non... S'il vous pla�t...

Mesdames et messieurs, bonsoir.

Je suis content de ne pas avoir � me pr�senter.

Ce soir j'ai le grand plaisir vous faire d�couvrir

une des personne les plus extraordinaire que j'ai rencontr�.

M. Valentin, s'il vous pla�t tenez en vous au texte �crit.

Quand vous �tes mort M. Sergius Antonovici Zlatogorski

seulement quelques personnes se tenaient pr�s de la tombe

une fosse pas tr�s profond�ment creus�e dans la terre gel�e de l'Oural.

Bient�t le pouvoir de vos mots explosa hors du cercueil.

Maintenant, votre po�sie gallope au travers d'un monde impitoyable et cruel

et les gens embrassent votre po�sie votre po�sie � la grandeur in�gal�e.

Bravo ! Bravo, bravo !

Les chiens ! Monstres moqueurs.

Monstres ! Vous avez �touff� tout espoir de ce si�cle. Ennemis de l'amour !

Et de l'humanit�. Je vous cr�che dessus.

Je pr�f�re �tre aval� par la brume glaciale...

que de rester dans cet endroit pourri.

Respirez profond�ment. Avec une voix claire.

Il y a quelques si�cles...

la vie d'un acteur ne voulait pas dire plus que la vie d'un chien errant.

Est ce que cela a chang� depuis ?

Le monde tel que nous le connaissons maintenant adore les acteurs

mais pour que quelqu'un devienne un bon acteur

discipline, sensibilit�, intelligence et beaut� ne suffisent pas.

Pour �tre un excellent acteur vous devez �tre n� comme �a.

Mais un excellent acteur n'est pas automatiquement un acteur c�l�bre.

Pour �tre une star il faut avoir un public de millions de personnes.

M. Valentin �tait une telle star.

Je ne lis pas ceci.

Comme nous le savons tous, M. Valentin �tait une telle star.

Mais son temps est pass�.

Il n'y a plus d'audience impatiente de voir les films de M. Valentin.

On se souvient � peine de lui ou de ses films.

Mesdames et Messieurs...

Il n'y a plus ni public ni gloire pour l'autrefois c�l�bre M. Valentin

Je suis d�sol� de devoir dire : "Au revoir, monsieur Valentin !"

C'est remarquable comme un bon acteur peut �tre banal

- Quand il ne joue dans rien. - Avez-vous dit quelque chose ?

Pas vraiment.

C'est ce que je pensais.

Eh bien, M. Smith, puisque votre renomm�e est li�e � celle de M. Valentin,

vous savez ce qui vous attend.

Voulez vous quelque chose ?

Rien.

Rien ?

Laissez-moi tranquille, d'accord ?

Vous ! Vous n'avez pas pu envoyer ma musique aux vivants. Charlatan !

Charlatan !

Mesdames et messieurs, le dernier �v�nement de la c�r�monie : la loterie.

Chaque fois le prix du gagnant est inconnu et diff�rent des pr�c�dents prix.

Et comme le savent les anciens participants,

le prix n'est parfois pas une victoire, mais au contraire, il peut �tre d�sastreux.

Maintenant, faites tourner la roue.

Num�ro 104.

Le num�ro 104 est demand� pr�sentez-vous.

Quel num�ro avez-vous ? Avez-vous un num�ro ?

Vous l'avez 104. 104. Il l'a. C'est ici.

Montre ton num�ro.

Mesdames et Messieurs, le propri�taire le num�ro 104 quittera cet endroit

et reviendra sur la terre pour vivre � nouveau.

Il y a autre chose, M. Smith.

En outre, vous avez le droit de prendre avec vous une personne de votre choix.

Vous pouvez penser � qui vous choisissez tant que le sable coule.

Prends-moi s'il te pla�t, mon travail n'est pas fini...

S'il vous plait S'il vous plait Prends-moi. Moi

Le sable coule. Faites votre choix !

Attendez ! Je t'aimerai Je vais te rendre heureux. Prends-moi.

Maintenant je peux d�couvrir ton pass�. Allons-y - non je reste.

Je ne vous laisserez pas Bianca.

- Le temps presse, mon Dieu ! - Tu ne comprends pas ?

C'est un truc de docteur. Ne pars pas, s'il te pla�t.

- Le temps, M. Smith. - Oui je sais !

- Je te veux avec moi. - Ne les crois pas. Ne les crois pas.

- Je prends deux personnes. - Ce n'est pas autoris�.

Choisissez !

- Alors je reste ici. - Impossible. Choisissez maintenant.

S'il vous plait S'il vous plait...

Vous ne pouvez pas attendre un moment ?

C'est une id�e ridicule, vous savez que je serais oubli� sur terre. Ridicule.

Brian, veux tu aller me chercher une paire de lunettes noires ?

- Va les chercher toi-m�me. - Je ne pr�f�rerais pas.

Je ne veux pas �tre reconnu imm�diatement.

Sant� !

Excusez-moi, vous connaissez cette chanson ?

Quoi ?

La chanson. La connaissez-vous ?

Elle est morte depuis longtemps.

- Elle s'appelle comment ? - Bianca.

Oh oui. Bianca.

Vous souvenez-vous comment elle est morte ?

C'�tait quelque chose comme un accident de voiture.

Je suis d�sol� mais je ne m'en souviens pas.

Oubli� sur terre, dit-il...

Regardez... Une r�trospective Cesar Valentin.

Oubli�, bon sang !

Elle ne peut pas �tre ici.

- Etes vous venus pour la r�trospective Valentine ? - Oui

"Oh, quelle chute, citoyens ..."

Alors vous et moi, nous tous, nous tomb�mes,

tandis que la trahison sanglante s'�battait au-dessus de nous.

Oh ! vous pleurez, � pr�sent ;

et je vois que vous ressentez l'atteinte de la piti� ; ce sont de gracieuses larmes.

Bonnes �mes, quoi !

Vous pleurez, quand vous n'apercevez encore que la robe bless�e de notre C�sar !

Regardez donc... le voici lui-m�me mutil�,

comme vous voyez, par des tra�tres.

- Pouvez-vous rejouer ce film ? - Non, c'�tait la derni�re copie.

Merde !

- Au revoir ! - Au revoir !

Pour vous

- Vous ne voulez pas le garder ? - Non

Non, je le connais par coeur.

Brian !

Je suis d�sol�

Ce que j'ai fait �tait terrible.

C'est un bon livre. Tu es �crivain.

Est-ce que vous me le signer ?

Trigorin ou Smith ?

Mettez Smith.

Bien...

Synchronisation, traduction (apr�s le son) et adaptation: NoOne: 16 avril au 7 mai 2016 R�vision 18 avril 2019 JBDL

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