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NETFLIX PRÉSENTE
Quatre Pierre le Grand à l'esturgeon !
Six Cavaliers de bronze !
Les gens aiment nos tourtes, on dirait.
Normal, c'est deux pour le prix d'une.
Conseillé par le docteur.
Maladroit !
Et la cloche ?
- J'ai oublié. - Oublie et tu es viré.
Au four !
Allez ma belle, on te met à dorer.
Elle est belle.
On envoie !
Le Grand Pirogue, livraisons.
Oui, livraison à midi. Au 32, rue Mokhovaya.
Terentiev ? Il a commandé pour Noël ?
Oui, 50 tourtes.
NOUS LIVRONS EN 30 MINUTES
Qui est le plus rapide ?
Approche.
32, rue Mokhovaya. Vingt minutes.
Pardon !
Salut, l'ami.
Avance, vieille carne.
Pardon !
Du bon tabac ! Venez ! N'hésitez pas !
Laissez passer. Je suis pressé.
LES PATINS D'ARGENT
- Que se passe-t-il ? - La rue est barrée.
… dresser les cheveux sur la tête !
Où vas-tu, misérable ? Attrapez-le !
Halte !
Regardez-le !
Debout.
- On reste calme ! - Je suis calme !
Pas un mot !
- Tu te crois au-dessus des lois, petit ? - Quelles lois ?
Tu sais bien. Ce qu'il disent : on attend !
C'est sûrement eux.
Halte !
Demi-tour.
Alice !
Alice ! Votre attention, merci.
Quand faut-il envoyer les invitations au dîner ?
Pas plus de dix, mais pas moins de sept jours
avant l'événement prévu.
Bien.
Comment l'hôtesse se comporte-t-elle
avant que les invités ne prennent place à table ?
Si le nombre d'invités n'est pas trop grand,
se promener librement dans le salon en leur parlant.
Exact.
Nous continuerons après déjeuner
sur les règles dictant la place des invités à la table.
Passionnant !
"Passionnant !"
Bonjour, Nikolay Nikolayevich ! Déjeuner !
Fyodor.
Ma chère !
Miss Jackson.
Alisa.
Commençons.
Nous avons envoyé l'invitation au bal du Nouvel An au grand-duc.
Tout sera organisé à la russe, dans la tradition.
Le patriotisme revient à la mode ?
Parfaitement !
J'ai parlé au costumier du théâtre Mariinsky.
Il confectionnera nos costumes.
Et nous les éclipserons tous !
"Pour le nouveau siècle, la tour Eiffel
"troque ses lampes à gaz pour des réverbères électriques."
Les Français espèrent retrouver leur grandeur passée.
Mais je suis sûr que le 20e siècle ne la leur rendra pas.
Retenez mes mots.
Les Françaises peuvent faire des études supérieures.
Alisa, vous recommencez ? Combien de fois dois-je vous le dire ?
L'université produit libres-penseurs et rebelles.
Une femme respectable n'y a pas sa place.
Permettez, Miss Jackson,
que pensez-vous des soi-disant droits des femmes ?
Mon avis
est que chacun doit faire ce qu'il a à faire.
Les femmes ont un rôle, les hommes un autre.
Merci infiniment.
Vous voyez, Alisa ?
Voici l'opinion d'une femme européenne éduquée.
Mettons un point final au débat.
Et la reine Victoria ?
Qu'a-t-elle à voir là-dedans ?
Quelque chose m'a touché sous la table.
Peut-être un esprit ?
Quoi donc ?
Ou un corps astral ?
Pour la dernière fois, je ne veux pas de cet animal aux repas !
Content ? On peut jouer, maintenant ?
C'est pour toi.
Merci beaucoup.
Disparais. Mais rends d'abord la boîte.
Je comprends pas.
Ton retard a tant contrarié Terentiev qu'il a annulé sa commande de Noël.
La rue était barrée, ça m'a retardé.
Je compenserai.
Avec vous, on donne un doigt, vous prenez le bras.
Je ne prends rien !
J'exige ma paye complète pour ce mois !
Eh bien, si tu exiges, tu vas recevoir.
- Dégage ! - Ça va pas ?
- Lâche ! - D'accord.
C'est moi.
- Tu l'as ? - Oui.
Madame, ne soyez pas fâchée.
Elle s'est mise à coasser, et il s'est échappé !
Quel péché, pardonne-moi Seigneur !
Je ne suis pas fâchée. Merci, Prosha.
Et ceci, ce que vous vouliez.
C'est pour quoi, cette grenouille ?
Une divination ?
C'est les fêtes de Noël.
Je voulais aussi.
Mais pour ça, il me faut un miroir plus grand.
Comme celui-ci. Je peux venir ce soir ?
On va en faire quoi ? On n'a rien vendu !
Un peu de patience.
Pousse-toi !
Tu disais qu'avec le poisson, on se ferait de l'argent.
Mauvaise nouvelle de Paris !
Vermine !
Je vous demande pardon.
Je vous aide.
Bon sang.
- Vous êtes couvert de neige. - Oui.
Mauvaise nouvelle de Paris…
Attendez !
C'est à vous !
Maudit ! J'aurai ta peau !
Pourquoi tu me traques ?
C'est à vous.
Tu es vif ! Qui t'a appris à si bien patiner ?
C'est mon travail.
Enfin, c'était.
Le Grand Pirogue. Livraison en…
Ils t'ont viré quand ?
- Aujourd'hui - Félicitations.
- Pourquoi ? - Un nouveau départ.
Tu cherches du boulot ?
Oui, et comment.
Viens au pont du Diable à minuit. Tu sais où c'est ?
J'ai perdu l'équilibre, c'est tout. Ça peut arriver.
- Tout va bien. Tu étais là. - Par pur hasard !
C'est ce que tu crois.
Le hasard n'existe pas. C'est le destin.
- Papa. - Oui ?
Et si un bout de glace te tombe sur la tête, c'est aussi le destin ?
Ça dépend sur qui ça tombe.
Sur un gouverneur, ils se mettraient enfin à dégager les toits.
Motya !
C'est quoi, cette tête ? Tu n'as pas l'air bien.
Pas à moi. Qu'est-ce qu'il y a ?
Laisse tomber. Allons-y.
Ils t'ont viré ?
C'est rien, Motya. Ne t'en fais pas.
Tu es intelligent.
Tu vas trouver une place encore mieux en un rien de temps !
Si Dieu le veut, on s'en sortira ce mois-ci.
Tu peux essayer d'être falotier.
Tu verras, un jour, tout sera électrique.
- C'est des histoires. - Des histoires ? C'est l'avenir.
Là ! Tranchant comme un rasoir !
C'est de la qualité hollandaise.
Quand tu me les as offerts, tu as dit qu'ils étaient magiques.
Mon père me l'avait dit aussi. Tradition familiale.
Ils ont des années mais sont comme neufs.
C'est ça, la vraie magie ! Pas l'électricité !
- Tiens. - Oui.
- J'aime bien. Qui l'a composé ? - Claude Debussy.
Pas un Russe, dommage.
J'ai remarqué que vous le jouez souvent quand vous avez une chose à me demander.
Eh oui, j'ai remarqué.
Niki, on ne peut rien vous cacher !
C'est votre don.
C'est ma malédiction.
Alisa se permet de plus en plus souvent
des gestes d'insolence impardonnables.
Comme aujourd'hui.
Elle vous défie ouvertement.
Et que préconisez-vous ?
Le fouet ?
Le mariage sait refroidir les têtes les plus chaudes.
Ma chère, je n'ai rien contre !
Mais les bons partis sont rares.
N'y a-t-il pas un seul candidat convenable à Saint-Pétersbourg ?
Seigneur ! Qu'est-ce que cette sorcellerie ?
C'est de la science.
LA SCIENCE ET LA VIE
"Bestuzhev invite de nouvelles étudiantes à suivre ses cours."
Mon futur époux, viens dîner chez moi !
Est-ce que je peux éteindre la lumière ?
Ça gêne. Je vous donne une lampe à pétrole.
Tu t'es perdu ?
Lui, il m'a invité.
C'est un ami.
Le Comte !
Genghis.
Alex !
Enchanté. Je suis Matvey.
Et voici la Mouche.
- Pourquoi la Mouche ? - C'est dur de m'attraper.
Futur époux, viens dîner chez moi !
Pourquoi tu ne viens pas, vilain ?
Vous pourriez essayer.
Les bougies sont allumées.
- Je n'y crois pas. - Comment ça ?
Ma mère a rencontré mon papa comme ça, mes grands-parents aussi.
Mariés en un jour !
Ils ont vécu heureux 40 ans ensemble.
Comment ne pas y croire ?
Sur un milliard de personnes, le destin ne nous en réserve pas qu'une.
C'est quoi, un milliard ?
- Vous faites ça depuis longtemps ? - Quoi ?
Eh bien, voler.
On ne vole pas. On ne peut voler ce qui n'est pas leur.
Qui ça ?
Les usurpateurs.
Ceux qui profitent des autres…
Les marchands,
les propriétaires fonciers, les officiers,
les fonctionnaires,
les nobles de tous poils, ils sont légion.
Ce qu'ils ont ne leur appartient pas.
C'est temporairement en leur possession.
Et l'empereur, c'est aussi un usurpateur ?
Tu es un agent de l'État, pour poser ces questions ?
Les amis, je…
C'est une blague.
On patine ?
- Tu es l'esclave d'un esclave. - L'esclave de qui ?
Ton ex-maître bourgeois, qui l'est du capital.
Comment tu dis ? Bourg…
La bourgeoisie.
La classe dirigeante qui vit des revenus du travail.
Alex, sa tête va exploser !
Tu regardes quoi ?
Ce blason était sur le carrosse pour lequel ils ont barré la route.
Un lion tenant un balai ?
Ils sont riches.
C'est des bourgeois ?
Non, c'est des aristocrates.
Et pour ça, il faut les punir !
Tu vises trop bas.
Allez, attrape son téton. Il n'est pas contre.
Mais sois doux !
Allez !
Peins-nous ça, et applique-toi !
Une beauté !
Ne criez pas.
Joli !
On file !
Porte, la Mouche.
Elle t'a bien eu. Elle a du caractère !
Les gars.
J'y vais.
J'habite par là.
Bon.
On a besoin de tes bras.
Même un peu brûlés.
Et tes jambes,
malgré ces patins bizarres.
On sera à la foire sur glace.
Je vais y réfléchir. Ce fut un plaisir de vous rencontrer.
À bientôt.
Salut.
Il ne reviendra pas. Trop blanc.
- On parie ? - Oui.
Bon matin !
Bien dormi ?
C'était une belle séance, hier !
Après, le nez gratte toujours.
Alors ? Il est venu ?
Il était comment ?
Beau ? Il vous attire ?
Un officier ?
Moustachu ?
Un seigneur ?
Non.
Le contraire.
Comment ça ?
Ce dîner chez Shuvalov sera décisif.
Je demande la main de Sonechka.
Pourquoi cette Sonechka ? Il est connu que Shuvalov est fauché.
Il a perdu tout lien à la cour. Il n'a plus qu'à démissionner.
- Messieurs ! - Si tu permets…
Prenez place !
… ce sont des rumeurs.
On dit que sa fille aussi est à saisir.
Le plus beau trophée de la saison.
Sa défunte mère a laissé à la comtesse une jolie dot.
Commençons.
Ce que j'ai ici est le dernier modèle d'une matraque de police.
Puisque le gouvernement a annoncé une voie de modernisation rapide,
nous pensons approprié de remplacer certains de nos sabres par ces matraques.
Elle permet de frapper et de disperser les manifestations.
DISPERSER LES MANIFESTANTS
Notons que l'utilisation de la matraque,
à la différence du sabre, n'entraîne ni issue fatale ni blessures graves.
Voici.
Comme on dit, le tombeau redresse le bossu et le bâton corrige l'obstiné.
Oui, très drôle.
- La matr… - Faites passer.
Et vous voudriez qu'on les importe d'Angleterre ?
Non, pas d'import.
Elles sont faites chez nous.
Il y a une usine près de Toula qui peut en faire jusqu'à 10 000 par an.
Messieurs, qui veut s'exprimer ?
Arkady Trubetskoy.
Section de préservation de l’ordre public.
Au vu les tensions politiques dans notre pays,
cette modernisation pourrait être mal interprétée.
Si les rebelles potentiels ne craignent plus les sabres,
les conséquences peuvent être imprévisibles.
Je crois que cette proposition va à l'encontre des intérêts de l'État.
Et vous êtes assez qualifié pour penser aux intérêts de l'État ?
Alexandre Ivanovitch, ce n'est que mon avis.
Le prince Mikhail Trubetskoy ne serait-il pas de votre famille ?
Si, Votre Excellence. C'est mon père.
Je vois.
Cette usine près de Tula.
Oui, Votre Altesse.
Est-ce qu'elle n'appartiendrait pas à votre beau-père ?
Par pure coïncidence.
Elle offrait le meilleur prix.
Naturellement.
Asseyez-vous.
Aleksandr Ivanovich, je crois que
vous devriez concentrer vos efforts
non sur ces matraques, par Dieu,
mais sur la recrudescence des vols à la tire.
Elle est inévitable.
- Avec les fêtes… - Pardon ?
- Votre Excellence. - Oui ?
Il semblerait que les bandits soient en patins à glace pour sévir.
La plupart des vols ont lieu à la foire sur glace.
Oui. Ces gredins sont rapides.
Les patrouilles n'arrivent pas toujours à les rattraper.
Il y a une solution.
Laquelle, s'il vous plaît ?
- Combien, la saucisse ? - Un délice !
Il n'y a pas meilleur ailleurs !
Bon, je repasserai.
- Tu as réfléchi ? - Oui.
Pari perdu.
Voyons ce que tu vaux.
Parfois, il suffit de saisir l'occasion, d'être au bon endroit au bon moment.
Une seconde.
Et ça tombe tout cuit.
Tenez !
C'est le plus fort.
En patins, on va trop vite pour que les bourgeois sentent
qu'on les déleste de leurs bourses capitalistes.
Tu es rapide en patins,
mais ce qu'il faut encore, c'est des mains.
Observe.
Tu as réussi à voir ? À ton tour.
Travaillons ton agilité et tes réactions.
Tu t'entraîneras jusqu'à ce que ça devienne naturel.
Tes mains penseront pour toi.
Sans toi.
Voilà le coup de l'accident de la route.
Oh non ! Faisons attention, voyons.
Ce n'est rien. Ça peut arriver.
Voici la toupie.
Tu le fais tourner jusqu'à le rendre chèvre.
Quel nom.
Joli, hein.
Chapitre 13. Les poches sont le point faible du capitaliste.
Après chaque ex…
- Quoi ? - Expropriation.
Il faut lâcher le butin.
Pour cela, nous faisons un dépôt à terme.
Un thé, merci.
Quinze kopeks.
Quatre sur dix !
Il faut que ce soit dix sur dix.
Dix fois de suite.
C'est quoi, ça ?
- Une pièce. - Plus que ça.
Pour dégoter de l'or, il faut de l'argent.
Le coup de la poche trouée.
La plupart ne savent pas où part leur argent de toute façon.
Motya !
Où tu es toute la journée ?
J'ai un nouveau boulot.
Je le savais !
Tu bosses où ?
Rien de spécial. Dans une société.
Une société de quoi ?
D'expropriation.
Intéressant.
C'est moderne ?
Voilà.
Bien joué.
Je suis fier de toi.
Tiens.
Je n'en peux plus.
Ne regarde pas. Bois, c'est tout.
Tu manges la peau ?
Papa.
Ils sont très riches.
Ils ont un domaine sur le lac Ladoga, des vignobles à Nice et un palais à Yalta.
Ils y installent un terrain de golf privé.
Un terrain de ?
- On nous attend. - Allons-y.
Votre Seigneurie !
Merci.
Les Trubetskoy !
Je suis ravie de vous voir.
Comment ?
- Princesse. - Nikolay Nikolayevich.
Prince.
Laissez-moi vous présenter ma femme, Severina.
Ma fille Alisa.
Enchantée.
Nikolay Nikolayevich, merci de l'invitation.
C'est un honneur.
Notre amitié avec votre père remonte à l'armée, dans le Caucase.
Vous auriez pu demander mon appui.
Il faut être jugé pour son travail, non pour sa famille.
- Tel père, tel fils. - Mère !
Je ne dis mot.
Princesse, un destin heureux nous réunit à nouveau.
- Je vous en prie. - Excellent spectacle.
Merci.
Les Gémeaux.
Cette constellation est composée de deux étoiles brillantes,
très proches l'une de l'autre.
Les Gémeaux sont le premier signe d'air du zodiaque.
Ils sont intrinsèquement une dualité.
Ils sont éternellement en recherche de quelque chose d'inaccessible.
L'air est leur élément et leur planète, Mercure.
Leurs domaines sont la littérature et la politique.
Les Gémeaux les plus célèbres sont
Pierre le Grand,
Alexandre Pouchkine…
et mon mari.
Merci, ma chère.
Bravo !
Messieurs, je dois vous voler mon mari.
Excusez-moi.
Vous m'avez manqué.
Prince !
- La soirée est à votre goût ? - Très !
- Vraiment ? - Le spectacle était exquis.
Rien de surprenant à cela.
Comte, à ce propos.
Le bal annuel du club impérial de patinage va bientôt avoir lieu.
J'aimerais…
Je crains que le patinage ne soit pas mon fort.
Je pensais à votre fille.
C'est une excellente idée.
Mon mari et moi parlions justement
d'organiser d'autres sorties à Alisa.
Nous examinerons votre proposition et vous répondrons en temps voulu.
Merci.
Bien le bonjour !
Levez-vous tous ! Au travail !
L'avenir appartient à qui se lève tôt.
Bien le bonjour !
Papa.
Allons à l'hôpital.
Que le docteur te voie.
Que savent-ils ? Il faut guérir l'âme, pas le corps.
La maladie vient de là.
Encore. Toussez.
Rhabillez-vous.
Vous le gardez à l'hôpital ?
Non, c'est inutile.
Dieu merci.
- Tu vois, rien de grave. - Mais il crache du sang.
Que faire si ça continue ?
Buvez plus de lait. Ça soulage les symptômes.
- Excusez-moi, d'autres attendent. - Merci !
C'est gratuit.
Je reviens.
Il y a bien un traitement. Ne le laissez pas comme ça.
C'est trop tard.
Il a une phtisie avancée.
On ne peut rien faire. Je voulais vous ménager.
Mais il doit y avoir un moyen.
Aller quelque part. Il doit y avoir un traitement.
Ils peuvent encore l'aider au sanatorium du Dr Tyshler,
à Baden-Baden, en Allemagne. C'est très loin et très cher.
Malheureusement, c'est au-dessus de vos moyens.
Ce Tyshler pourra l'aider ?
Motya, laisse Grigori Anatoliyevich !
Avec tous ses patients !
Et pas comme moi, avec un simple rhume.
C'est le seul.
Allons-y.
Il le cherche.
C'est ton heure.
Vas-y.
Pas mal pour une première fois.
Tu le loues combien ?
- Tu pousses le traîneau… - Toi, là !
… et tu distrais le client.
Montez, monsieur !
Dégage. C'est mon tour !
Je suis le plus rapide !
Va place Nikolskaïa.
Tu vas voir !
- Gaffe, le jeune ! - Pardon.
Comment tu te débrouilles ? C'est ton premier jour ?
Tu sauras revenir ?
Il n'y a rien, ici.
Pas une âme.
Justement.
On ne veut pas de voisins.
Un navire ?
Il a un nom ?
Bien sûr ! La Frégate qui fuit.
Si tout se passe bien, au printemps, on répare les trous,
on installe des voiles…
Et on lève l'ancre.
Pour où ?
Un avenir radieux.
Bienvenue.
Avance. Tu bouges ?
Trions la marchandise.
Voilà une bonne pêche !
Des billets tout beaux.
- Ils sentent encore l'encre. - C'est quoi ?
Je ne sais pas.
C'était dans sa poche, je l'ai pris.
Voyons voir.
C'est quoi ?
C'est une invitation
au du club impérial de patinage amateur.
Les plus gros poissons seront là.
Deux ! Toi et moi, on va valser !
Une mine d'or.
Tu as vu ta trogne ? Même avec dix invitations, tu rentres pas.
- Et toi ? - Je ne me propose pas.
C'est simple.
Matvey décide qui l'accompagne.
- Moi ? - Avec lui ?
Ce bleu bite ? La chance du débutant !
C'est quand même lui qui nous a trouvé les invitations.
Alors, ils ne me laisseront pas entrer, mais lui, oui ?
Dans ces loques ?
Tu as raison.
Pas dans ces loques.
Et enfin,
les patins.
- Qu'est-ce qu'ils ont ? - Fais voir.
Tiens.
Trop reconnaissables. Oublions-les pour ce soir.
- Mais… - Ne te fais pas remarquer.
Ça, c'est de l'aristocratie.
Un baron !
Plus la tenue est chère,
moins tu éveilles leurs soupçons.
Car ici, les vêtements font le moine, et l'homme.
L'invitation.
Je n'en peux plus. Excusez-moi.
Rien à faire à Paris en hiver ! Je te le dis !
Le comte Bobrinsky et moi serions morts d'ennui sans ça.
- Vous ne savez pas lire ? - Bienvenue, messieurs.
- Vos patins, comtesse. - Merci.
Qu'il est mignon !
- Tu le connais ? - Non.
Juste ma taille !
- Tu les connais ? - Non.
Mais ils font tous semblant de se connaître.
Souris.
Merci.
Bonsoir !
- Brut ? - Brut.
Merci.
- Et voilà. On n'a plus de champagne. - Attendez.
Oups, ça glisse !
- Et les profiteroles ? - Là-bas.
Là ?
Des exploits nous attendent !
Profiteroles !
Quelles bonnes profiteroles.
Tu ne manges pas ?
- Mange tant que c'est chaud ! - Champagne !
Excusez-moi ! C'est ma faute.
- Ça va ? - Il m'a frôlé.
Trop direct et trop impoli.
Cligner de l'œil est une grave violation de l'étiquette.
Oui.
Chers invités !
Bienvenue au palais Mikhaïlovsky !
Aujourd'hui comme jamais, notre bal est somptueux.
Et nous devons tout cela à la générosité
du grand-duc Konstantin Alekseevich !
Bravo !
Je suis heureux de vous accueillir à notre modeste fête !
Je suis sûr que le 20e siècle sera encore plus exaltant !
Hourra !
Et à présent, un officier, le prince Arkady Trubetskoy !
Merci à nos honorables invités de quitter le centre de la patinoire.
Quelle merveilleuse soirée !
Laquelle ?
Vous êtes bien terre à terre, ami.
Pardon.
Mes patins sont trop petits.
En temps de paix, les officiers ont un trop-plein d'énergie créative.
C'est magnifique.
- Bravo. - Splendide !
Quel saut !
Bravo !
- Merci pour tout ceci. - Bravo !
Quelle joie de vous voir.
Miss Jackson, Alice.
Votre numéro m'a fait une impression inoubliable.
Pour d'autres aussi, je l'espère.
Miss Jackson, permettez que j'invite Alice pour une valse.
C'est une excellente idée. Alice.
Alice ?
Prince, je patine assez mal.
Ne bougez pas, Alisa, je vais tout faire pour vous.
Alisa, puis-je être franc avec vous ?
Oui.
Toute ma vie, j'ai senti un manque.
J'ai toujours ressenti un vide,
étrange et presque mystique, dans mon cœur.
Parlez-en à un médecin, pas à moi, prince.
Quel esprit.
Moi célibataire, fort de ma jeunesse J'aime du patinage la vitesse
L'exercice en hiver Me garde une santé de fer
Dès le premier regard,
je n'ai plus imaginé ma vie sans vous.
Prince, nous nous parlons pour la première fois.
Je ne vous connais pas.
Désolé de vous interrompre, mais un problème demande votre attention.
J’arrive dans un instant.
Un problème peut-être grave.
Alisa, veuillez m'excuser, je dois vous laisser.
Je vous mène à Miss Jackson.
Merci, prince. Je vais rester et m'entraîner un peu.
Naturellement.
Non, elle… Je mets ma montre dans cette poche.
Où est-elle ? C'est quelqu'un qui l'a volée.
- Prince Trubetskoy, à votre service. - Voilà…
- Merci. - De rien.
- C'est vous ! - C'est moi.
C'était un pari stupide. Je vous ai fait peur.
Un pari ?
Vous avez une idée bien étrange de l'anatomie.
Votre chef-d'œuvre sur mon balcon.
Je vois ça comme ça.
Vous avez bien changé.
À notre époque, tout change vite.
Où est mon portefeuille ?
Il était dans ma poche il y a un instant.
Ce n'est pas ce que vous pensez. Il est temps que j'y aille.
Attendez.
Une proposition :
je ne fais pas de scandale si…
- Je préviens l'orchestre. - 13, rue Solyanoy.
Demain à midi.
Mais c'est du chantage.
Oui.
Mesdames et messieurs, nous avons un petit problème.
Si vous pensez avoir perdu ou égaré un bien, merci de venir à la rotonde…
Votre Altesse, je vous cherchais !
Ne faisons pas attendre notre grand-mère.
Où est ma Breguet ?
- Si vous avez vu… - C'est entendu ?
… quelqu'un d'inconnu et de suspect, faites-le savoir…
Arkady Mikhaylovich !
… au comte Trubetskoy.
Pourquoi l'orchestre a arrêté de jouer ?
Je m'en occupe.
Messieurs, que se passe-t-il ?
Vous avez vu un chien blanc ?
Le chien préféré de la princesse.
Fermez, ne le laissez pas sortir !
- Un chien ? - Qui est sorti ?
- Qui tu séduisais là ? - Personne, Votre Seigneurie !
Tu es tombé amoureux d'une membre de la classe ennemie ?
N'oublie jamais qui tu es et d'où tu viens.
Par ici.
- Anna Pavlovna ! - Edren Semyon, on…
Grand-duc, et votre montre !
Ce soir, c'est la fête.
Tu ne dors pas, papa ?
Tu peux les aiguiser pour demain ?
- Ça vient d'où, ces patins ? - Du boulot.
Les tiens ne sont pas bien ?
Je vais les laisser un peu ici.
On n'a pas le droit d'avoir de vieux patins, enfin, anciens.
Pour raisons de sécurité.
Le patron est très strict.
Où étais-tu toute la nuit ?
Et cette tenue ? Tu es ivre ?
Papa.
Regarde plutôt ça.
Ce n'est pas tout. Encore ça.
Regarde.
Tiens.
Et encore ça.
Là.
Faut les mettre quelque part.
Où est la petite boîte ?
Matvey.
De l'argent gagné malhonnêtement n'apporte rien de bon.
Honnête ou pas, ça change quoi ?
Laisse l'honneur à ceux qui en ont les moyens.
Matvey, tu dois rendre cet argent d'où il vient.
Avant qu'il ne soit trop tard. Promets.
Non.
On en a besoin.
Pour te soigner.
Le médecin me l'a dit.
Tu dois aller en Allemagne au plus vite.
Fiston, tu ne comprends pas.
Tu veux sauver mon corps, et moi ton âme.
Et s'il n'y a pas d'âme ?
Pas de vie après la mort.
Il y a celle-ci puis rien.
Comment peux-tu dire ça ? Il entend tout.
Et s'il n'existe pas ?
Allez !
Plus vite !
Accélérez !
On reste droits.
Beau travail.
Continue.
Frappez plus fort !
Vous voyez devant vous une escouade volante de réaction rapide sur patins.
Si je comprends bien, vous formez ce détachement depuis longtemps ?
Nikolay Nikolayevich, nous recevons l'ordre clair du ministère
de nous concentrer sur la lutte contre les crimes politiques.
Hier, on a volé le grand-duc sur la patinoire impériale.
Un héritage familial inestimable a été volé, la montre de son grand-père.
Je n'ai pas à vous rappeler qui était son grand-père.
Je m'en souviens très bien.
Je suis sûr, Votre Excellence, que c'est le gang rôdant sur les canaux.
Le vol des biens de la famille impériale peut être assimilé à du terrorisme.
Quand votre équipe sera-t-elle prête ?
Nous patrouillerons demain.
Parfait.
Vous voyez, Nikolay Nikolayevich, les gourdins en bois se révèlent utiles.
En ligne !
Tu as bien dormi ?
On ne t'a pas trop dérangé ?
Je crois que ça va.
Alex.
Je peux dormir ici quelque temps ?
Quelque temps ? Reste tant que tu veux.
Allons-y.
Debout, les amis !
On ne s'est que trop reposés. Pas besoin de ça.
Voici presque la moitié de la somme.
Pourriez-vous appeler le sanatorium,
et vous entendre avec Tyshler ?
Je trouverai le reste.
Mettez ceci de côté pour le Pr Tyshler.
Je vais appeler, mais vous devez vous dépêcher.
Je suis vraiment malade.
Cela va mal.
Je vais demander à Prosha de vous servir du thé.
Et…
un biscuit.
- Prête-moi un rouble. - Je suis pas la banque.
Où allez-vous ?
Ho !
Attendez ici.
Vous êtes venu.
- Vous ne m'avez pas dénoncé. - Allons.
- Ici ? - Oui, vite.
- C'est quoi, cet endroit ? - C'est écrit là.
COURS POUR FEMMES
Mais je…
- Je vais y chercher quelque chose ? - Non. Jouez le rôle de mon mari.
Il y aura Mendeleïev !
Alors…
Vyazemskaya !
- C'est vous ? - Oui.
À votre tour.
Vous, attendez.
Entrez.
Et cette formule complète l'équation chimique.
- Beau travail. - Je suis surpris.
Mes amis !
Je suis navré pour mon retard.
Je viens de la gare.
Enfin !
Si c'était ma faute, d'accord. Mais le train était en retard !
Comme d'habitude.
Je sais que vous ne m'en voulez pas…
Égal à lui-même.
… alors continuons.
Eh bien, qui a-t-on là ?
Mademoiselle, je me présente. Dmitry Ivanovich.
- Et vous ? - Alisa.
Alisa ? Enchanté.
Et alors ?
Vous rencontrer est une surprise.
Je connais vos Principes de chimie par cœur.
Nous allons voir cela tout de suite.
Permettez.
- Le début est bon. - Merci.
Beau travail !
Dites, les filles, les copines…
Mais, c'est très audacieux !
Très audacieux et futé.
Chers collègues,
j'en ai assez vu. Inscrivons-la.
Pas si vite, Dmitry Ivanovich.
Vous avez la permission d'étudier de votre père ou de votre mari ?
Naturellement. Mon mari attend.
Faites entrer.
J'aime votre audace.
- Merci. - Quelle audace.
Voici son mari.
Oui, son… mari.
Je suis d'accord.
Vous voyez ?
Elle n'arrête pas de me harceler.
"Je veux me marier,
"faire des études soupérieures…
"Supérieures !"
Supérieures.
Vous voyez ? Son mari même ne s'y oppose pas, il est pour.
Oui !
Chers collègues, inscrivons-la !
Pas si vite, Dmitry Ivanovich.
Vous avez rédigé une permission ?
- Non. - Comment ?
Rédigez-la, alors.
Donnez-lui une feuille de papier.
S'il vous plaît.
Dépêchons, jeune homme.
Écrivez. Ne perdons pas de temps.
Allons.
S'il vous plaît.
Alors ?
Avec vos propre mots.
Je vous en prie.
Avec notre reconnaissance.
Jeunes gens, dans quelle église avez-vous célébré le mariage ?
- À Saint-Vladimir. - À Saint-André.
Suivante.
Parlez avec votre père.
Excellente idée.
Que n'y ai-je pas pensé ?
Mais de rien.
C'est du sarcasme, cela vous est inconnu ?
Si vous voyiez mon père…
Il a d'autres idées sur l'éducation d'une jeune fille de bonne famille.
Je ne comprends pas. Si vous aviez été inscrite, alors quoi ?
Il l'aurait découvert.
J'étais prête à partir.
Tout dépendait de cet examen.
Je ne me doutais pas.
Vous n'avez pas dit qu'il faudrait écrire et mentir.
Je pensais que votre travail apprenait le mensonge.
Votre main.
Merci.
- C'est quoi ? - Une récompense.
Je ne suis pas venu pour ça !
Reprenez.
Je ne le dirai à personne.
Imaginez que vous me les avez prises en douce.
Nous rentrons.
Comme vous faites d'habitude.
Tu ne sais rien de moi !
Tu as grandi dans un palais. Je suis né sous l'escalier.
- Quoi ? - Je suis illettré.
Que…
Je vole les riches et vous les pauvres, depuis des siècles.
Excusez-moi !
- Je ne vole personne ! - Tu n'as pas besoin.
Tes ancêtres l'ont fait.
- Qui a construit ce palais ? - Mon grand-père.
Oui. Et combien de serfs avait-il ?
Mille ? Deux mille ?
Dix mille !
Allez, hue !
Je ne voulais pas vous blesser.
Vous avez raison.
Je ne sais rien de la vie des pauvres.
Je veux dire, des gens ordinaires.
Pourquoi vouloir étudier ? Pourquoi ?
C'est évident.
La connaissance scientifique peut rendre le monde meilleur.
Trouver de nouveaux remèdes,
améliorer la vie de tous, pas seulement des riches.
Vous comprenez ?
On est arrivés.
J'ignore même votre nom.
Alisa Maria Augusta von Schlessenburg-Vyazemskaya.
Et vous ?
Matvey.
Juste Matvey.
Je dois tout de même vous remercier.
Je préfère…
qu'on se voie.
Enfin, pas maintenant.
Un soir ?
On ira patiner sur les canaux. Vous verrez un autre Saint-Pétersbourg.
Matvey, vous m'invitez à un rendez-vous secret ?
Oui.
Eh bien !
Je veux dire, une promenade.
Mon manteau.
Ne me suivez pas.
- Cinq kopeks ! - Attendez.
Alors…
Peut-être un jour.
Joyeux Noël, mon ami. Merci beaucoup.
Plein de bonheur et de chance, et une jolie femme !
Merci ! Joyeux Noël.
Approchez !
Un petit thé ?
- Tiens. - Merci, monsieur.
Attention !
- Regarde où tu vas ! - Désolé.
C'est à vous.
Je ne sais pas ce que j'aime le plus, ta générosité ou ta sagesse.
Je me suis dit qu'il n'y a jamais trop de diamants.
Alisa !
Vous ne voulez pas essayer votre collier ?
Croyez-moi, mon enfant, le vôtre n'est pas moins beau.
Magnifique.
- Merci. - Merveilleux !
Oui, il est très joli.
Votre cadeau est dehors…
- Où ? - Dans la cour.
Je ne regarde pas !
Une voiture sans chevaux.
Il n'y en a que trois dans la ville.
L'une est à l'empereur, l'autre au banquier Ryabushinsky,
et l'autre à mon cher, mon admirable mari.
Mon trésor.
Et elle va aller loin ? Jusqu'au premier nid-de-poule ?
C'est vrai.
On apprendra à voler avant de réparer nos routes.
Fyodor, les nids de poule sont notre avantage stratégique
sur nos partenaires occidentaux.
Si nos routes sont mauvaises, on est invincibles.
- Comment fonctionne-t-elle ? - Enfantin.
Voici. On appuie sur cette pédale et on dirige les roues.
Et ceci est pour s'arrêter.
La pédale à côté. C'est tout.
Voyons voir.
Elle n'avance pas !
- Quelle pédale ? - À droite.
Attention.
Où allez-vous ?
Un jouet intéressant.
Un jouet ? Vous plaisantez ?
Elle a la puissance de dix chevaux.
Et le pavé n'est pas souillé.
- Et maintenant, le cadeau d'Alisa. - Vite !
Une maison pour votre ami à fourrure.
- Merci. - J'ai une idée !
Et si nous allions à la messe de minuit en locomobile ?
Bonne idée ! N'est-ce pas, Alisa ?
Je sors de maladie.
J'aimerais rester à la maison.
Que faites-vous ?
C'est Noël. J'ai un petit cadeau pour vous.
Quoi ? On pourrait vous voir !
Je devais vous montrer Saint-Pétersbourg !
- Matvey, tu es fou ? - Attention !
Je ne peux pas sortir, encore moins à cette heure.
Je vais vous aider.
Matvey !
Tout va bien.
- Je le fais. - Attends.
Matvey, je sais mal patiner, tu m'as vue.
On va arranger ça.
Voilà. Maintenant, un peu plus vite.
Je ne peux pas.
Mais si. Il faut arrêter d'y penser pour que ça fonctionne.
Ensemble.
- Un… - Un…
- Deux. - Deux !
Un…
Accroche-toi, ne regarde pas le sol.
Une, deux.
Une, deux.
Oublie tout et regarde devant toi.
Et voilà.
On arrive au pont aux Lions.
Qui passe dessous peut faire un vœu.
Mon père allume tous ces réverbères.
- Ah oui ? - Oui.
- Ne crains rien. - Qu'est-ce que tu fais ?
Regarde.
Quels beaux bois.
CIRQUE CINISELLI
Je peux ?
"… que d'en entendre parler cent fois."
- Il fait quoi ? - Couvre-moi.
- Où vas-tu ? - Voilà.
De la farine.
J'ai compris !
Ça augmente la surface de réaction !
- Tu saisis ? - Non.
- C'est bon ! - Merci.
Merci.
- Comment… - Mords dedans.
Allons voir les lutteurs.
- Et les balançoires ? - On ira après.
Matvey !
Quelle surprise !
Alex, Margo.
Alisa.
Bonsoir.
Alisa, je me souviens.
- Alisa ? - Vous faites quoi ?
- On va… - Je peux ?
Se promener en tête à tête ? Quel ennui !
Allez !
Avec la quantité vient la qualité.
Chauffer de l'eau prend du temps, puis elle bout d'un coup.
Vous ne voyez pas que ça va bouillir,
que cet empire va disparaître dans un nuage de vapeur.
Vous estimez donc que pour obtenir une justice sociale,
la majorité doit renoncer à tous ses biens ?
La majorité n'en a pas. Ce n'est pas le problème.
Le problème est la classe usurpatrice à remplacer par un conseil populaire.
Tenez !
Lisez ce livre.
Ça vous aidera à comprendre.
C'est mon cadeau de Noël.
Au cadeau de Noël !
Oui !
Merci.
LE CAPITAL
Mais prenons votre exemple de l'eau. La vapeur, c'est de l'eau, H2O.
La même substance dont seule la forme change.
Quel véritable changement y aurait-il
à remplacer une minorité d’usurpateurs par une autre ?
Et voilà !
Leur refus de céder les privilèges prouve l'impossibilité d'un changement pacifique.
- Oui ! - Qu'en dis-tu, Matvey ?
Je pense qu'on doit se concentrer sur ce qu'on a en commun,
pas sur nos différences.
Pourquoi vous l'écoutez ?
C'est une bourgeoise.
Normal qu'elle dise ça.
Et ce benêt est d'accord avec tout ce qu'elle dit
pour se glisser sous sa jupe.
C'est clair comme le jour.
Excuse-toi.
Je vais te confier un grand secret.
Elles sont toutes pareilles où il faut.
Qu'elle soit comtesse…
ou lavandière !
Quoi, salopard ?
Ça se bat ?
Ordonnez-leur d'arrêter !
Ordonner, non, mais je peux donner un conseil.
Alors, faites-le.
Je vous conseille d'arrêter !
- Il dépasse les bornes ! - Pourquoi tu es malpoli ?
Toi, calme-toi.
Alex !
Pas de vraie fête sans baston !
- Buvons à ça. - Où tu vas ?
Encore un peu.
Matvey !
Merci.
Je suis sauve, mais toi…
Une égratignure, ça guérira.
Matvey, je voudrais que cette soirée ne s'achève jamais,
mais…
Mais ?
Je dois vous dire.
Ils veulent me marier.
Mais…
vous voulez tant étudier.
Vous allez vous marier sans amour ?
L'amour se résume à des instincts sexuels aveugles qui…
contrôlent nos comportements.
Vous devez partir.
Adieu.
C'est magnifique !
On ne vit qu'une fois, buvons !
Hé, l'ami,
sers-moi un verre de vodka au carvi ! Plutôt deux. Mieux, trois !
Ça glisse tout seul !
Hé, l'ami !
Vas-y, sers !
Je t'achète tout le pichet ! Aujourd'hui, je suis riche !
Je suis riche, garde la monnaie.
Merci monsieur.
Bonne journée !
Monsieur, votre portefeuille.
Mon petit portefeuille.
Marusya !
Où tu vas ? Tu vas te faire mal !
Mesdames, messieurs !
Je vous souhaite un joyeux après-midi ivre !
Arrête !
Police ! Je te tiens, scélérat.
Rentre.
J'ai dit, rentre.
Allez !
La Mouche !
On décampe !
Pousse-toi !
À terre !
Dégage !
- Faites place ! - Dégagez !
- Écartez-vous ! - Place !
Bon sang !
- Je tourne ! - D'accord !
Saute !
La Mouche !
Vas-y !
On se sépare.
Matvey !
Merci.
Où tu vas ?
Merci.
Vous avez eu beaucoup de chance. La balle a manqué l'os.
Doucement.
Je recommande d'éviter toute activité physique.
Prenez ceci, contre la douleur.
Merci.
Miss Jackson, Alice, bonsoir.
Mon Dieu ! Que s'est-il passé ?
Une éraflure en service.
Et je devais revoir Alice.
Puis-je vous accompagner ?
Allez-y.
Alisa, je voulais vous dire à la patinoire…
Votre attention est flatteuse, mais j'ai d'autres intérêts.
Une jeune fille serait heureuse…
Je sais.
Quoi ?
Je sais que vous êtes différente. Vous êtes moderne et intelligente.
Une femme du 20e siècle.
Nos opinions s'accordent plus que vous ne le pensez.
Très bien.
Que pensez-vous de l'éducation supérieure pour les femmes ?
Vous ne me croirez peut-être pas…
mais je suis libéral.
Je soutiens la pleine égalité des femmes. En tout.
Dont le droit de vote.
Mais il n'y a pas d'élections.
Prince, vous êtes assis à côté d'Alisa.
Alisa !
Alisa !
Je vous demande d'arrêter.
Alisa.
Sortez de scène.
C'est un ordre.
Mes excuses, mesdames et messieurs.
Papa.
Alisa, j'aimerais…
- Père ! - … vous parler…
- Vous avez toujours frappé. - … de ce soir.
Que cachez-vous ? Donnez.
On dirait que les décembristes n'ont rien retenu.
Tous nos problèmes semblent venir
de ce qu'on a arrêté de fouetter nos enfants.
Je sors chercher des verges ?
- Ou vous en avez ? - Votre ironie est déplacée.
Ce ne sont que des livres.
Vous n'imaginez pas l'incendie qu'ils peuvent provoquer.
Brûlez-les.
LE CAPITAL
Tu regardes quoi ? Sors.
Bien.
Allons-y. Je te tiens. Fais comme moi.
Regarde ! Maintenant, tourne. Motya !
Regarde en haut.
Regarde toujours devant.
Essaye tout seul.
Sans moi. Oui !
Bravo.
Papa, je sais patiner. Regarde !
Bravo, Motya ! Regarde en haut !
Regarde droit devant.
Papa.
De l'argent gagné malhonnêtement n'apporte rien de bon.
Tu dois rendre cet argent d'où il vient.
Promets, Matvey !
Je te promets.
J'ai décidé de partir demain.
Pour l'Angleterre.
J'ai vu quelque chose dans vos yeux.
J'ai compris bien des choses.
J'ai passé toute ma vie
à vivre comme je ne le souhaitais pas.
J'ai nagé dans la rivière de la vie en sachant
bien à l'avance où elle me mènerait,
sans avoir le courage de nager à contre-courant.
Voici ma dernière leçon.
Ne suivez pas les règles des autres.
Faites les vôtres.
Savez-vous ce que vous voulez ?
Alors, promettez-moi de suivre ce rêve.
Les décisions les plus difficiles sont parfois les plus simples à prendre.
C'est pour toi.
Je ne peux pas. J'ai fait une promesse.
Où est le Comte ?
On attend.
C'est ton dernier mot ?
Alors, pourquoi tu es venu ?
Pour vous le dire en personne.
Un serment au père est sacré.
On ne le viole pas.
Qui est-ce ?
Halte !
J'ai dit halte !
Fyodor !
C'était une fille.
Caresse-moi Vivons comme dans un rêve
Le Comte n'a rien !
Je suis sûr qu'il dort chez Dusya. Il se ramènera demain matin.
Le Comte n'a jamais…
Elle te cherchait.
Alisa ?
J'ai fugué.
Je vais à Paris.
Je vais étudier dans la meilleure école de chimie. J'ai des bijoux.
Assez pour payer les billets et le traitement de ton père.
Voilà.
Ça va tenir toute la nuit.
Ce n'est pas aussi confortable que chez toi, mais tu devrais bien dormir.
Oui.
Merci de m'avoir rendu visite.
Où vas-tu dormir ?
En bas.
C'est chez Alex.
Demain, on va à la gare.
On te prend un billet pour Paris.
Bonne nuit.
Bonne nuit.
Matvey !
Que dirais-tu
si je te demandais de me suivre à Paris ?
Dis quelque chose en français.
Ce qui te vient.
Ça veut dire quoi ?
Messieurs.
Vous êtes cernés !
Toute résistance est vaine !
Sortez un par un les mains en l'air,
ou nous serons forcés d'employer la force !
Les flics sont là.
Vous avez 30 secondes.
Le délai est écoulé, messieurs !
Allez !
On brûle !
On est encerclés !
Ils sont partout.
La police est là.
On voulait en parler avec vous.
Alisa, tu as dit que tu céderais tes privilèges au peuple.
Alex, elle n'a rien à y voir.
Elle n'aura rien. On l'échange contre la liberté.
- Alex, j'étouffe. - On y va, ma chérie.
Pas le temps pour ta chevalerie !
- Alex ! - Filons !
Alex !
- Allez-y ! - Et toi ?
Je sais ce que je fais.
Par ici !
Ta main !
En avant !
Allez.
Non ! Par ici !
Attrapez la fille !
Lâchez-moi !
Viens.
De ce côté.
Comme depuis le balcon.
Lâche-moi, salopard !
Matvey, et toi ? Comment tu vas faire ?
Je te suis.
Vous pressez pas.
Comme je disais, n'oublie jamais qui tu es.
- Alex… - C'est quoi, ça ?
Non !
Et d'où tu viens.
Il est en vie.
Ils sont tous là ?
J'ai une otage !
Une noble !
La fille d'un ministre.
Elle s'appelle Alisa.
Il bluffe ?
Ne tirez pas !
Relâche-la ! Elle n'a rien à voir là-dedans.
Laissez-les partir, puis on discute.
Dépêchez-vous ou vous ne sauverez personne.
Redressez-les.
Et lui aussi.
C'est un traître !
Mais c'est notre traître. Regarde comme ils l'ont arrangé.
À ton tour.
Je veux une garantie que tu les relâcheras.
Parole d'officier.
Vous êtes libres.
Tiens la corde.
Attrapez-la !
Matvey !
Frappe encore si ça te soulage.
- Non ! - On laisse les bandits s'enfuir ?
Attrapez-les.
Attrapez-les ! Allez !
C'est bon, elle va bien.
Bien ?
Je ne la reverrai plus jamais.
Je parle d'elle, pas de toi.
Halte !
Je vais tirer !
Voilà donc ce que vaut la parole d'un officier.
Vous pensiez avoir une chance ?
Ce pays avec son histoire multiséculaire repose sur la séparation de vos classes.
On s'aime. Le pays n'a rien à voir là-dedans.
Peut-être.
Tu dois partir.
La neige a fondu.
Cours et saute.
Et toi ?
Le capitaine quitte le navire en dernier.
Rendez-vous sur l'autre rive.
Qui est à la proue ?
Je l'ai eu.
Non !
Votre fille est profondément navrée.
Elle cherchait à qui parler.
Cela ne se reproduira plus.
Nikolay Nikolayevich, trouvez en vous le pardon.
Allez, hue !
Grigori Anatoliyevich, des pêcheurs ont trouvé un homme gelé.
Posez-le.
Ce gars était allongé sur la berge.
On a regardé, il semble encore vivant.
Semblait.
Chauffez de l'eau.
Notre opération réussie a mis un terme
aux agissement de happe-bourses opérant sur les canaux et les patinoires.
Le chef était un récidiviste, Alexey Tarasov, alias Alex.
Des objets de valeur ont été trouvés.
Cette montre est l'héritage de la famille du grand-duc
volée sur la patinoire impériale.
Alisa !
Bravo.
Arkady m'a demandé votre main.
Et j'ai dit oui !
Fyodor, du champagne !
Hourra !
Princesse.
Splendide.
Comme je suis heureuse !
Nous annoncerons les fiançailles ce soir au bal du Nouvel An.
N'est-ce pas ?
Félicitations.
Au bonheur !
Regarde toujours devant.
Compris ?
Essaye tout seul.
Regarde en haut !
Regarde droit devant.
Tu es revenu d'entre les morts.
Voici.
Matvey.
Ton père a fini ici.
Rétablis-toi.
J'arrive. Grigori Anatoliyevich !
Merci pour tout.
Nikolay Nikolayevich vous attend dans la locomobile.
Le comte Schlessenburg-Vyazemsky et son épouse.
Nikolay Nikolayevich !
Bienvenue à notre modeste mascarade !
Mes hommages, Severina Genrikhovna.
Pour l'occasion, j'ai une petite surprise pour vous.
Ma montre !
Vous l'avez trouvée !
Je parlerai expressément à mon neveu royal de votre dévouement.
Merci, mais le mérite revient au prince Arkady Trubetskoy.
Je me souviens, prince. La patinoire !
Notre vieille légende familiale
raconte que cette montre est le seul bien
que Marie-Antoinette a emporté de Versailles
quand ces cuistres en bonnets rouges ont attaqué.
Et devinez où elle a caché cette montre ?
Où ça ?
Pas devant les dames.
- Entrez. - Merci, Votre Altesse.
Le prince Olsufiev et son épouse.
Et alors ?
Ramassez ! Reste pas planté là !
Vous savez leur prix ?
C'est un fruit exotique !
- Voici. - Merci.
Je ne suis pas ton ennemi.
Vous apprendrez à me connaître et…
Pardonnez-moi, prince, je dois sortir.
Je vous accompagne.
- Prince ! - Puis-je y aller seule ?
Prince ! Venez donc !
Naturellement.
Faites-moi l'honneur, prince !
Venez !
Hé, l'ami, sers-nous un peu.
Alisa.
J'ai deux billets.
Le train pour Paris va partir.
Que fais-tu ?
Il vous dérange ?
Retourne en salle. Vite.
En cette joyeuse occasion à l'aune du début du siècle,
je voudrais vous annoncer un heureux événement familial :
ma fille Alisa et le prince Arkady Trubetskoy se fiancent !
- Bravo ! - Prince, où est Alisa ?
Je vais la chercher.
Le nouvel an débute dans une minute !
Comptons ensemble. Soixante !
Cinquante-neuf !
Cinquante-huit !
Cinquante-sept !
Cinquante-six !
Cinquante-cinq !
Cinquante-quatre !
Elle était assise ici.
Cinquante-deux !
Cinquante et un.
SAINT-PÉTERSBOURG-PARIS
Vite !
Quatre !
Trois !
Deux !
Un !
Hourra !
Vite.
- Votre attention. - On va l'avoir.
- L'express pour Paris… - Par ici !
… procède à l'embarquement.
On va l'avoir.
Faites place !
Pas de chevaux ici.
Halte !
Prince Trubetskoï, quatrième division.
Puis-je voir vos billets ? Merci.
- Et vous ? - Les voici.
- Il y en a un seul. - Quoi ?
Je ne comprends pas. J'en avais deux.
- On monte. On paiera. - Bien sûr, à la billetterie.
Vous avez cinq minutes.
- Je t'accompagne. - Non.
Je fais vite.
Tu es fatiguée. Monte.
- Monte. - Vous montez ?
Merci.
Je vous en prie.
Vous allez sans bagages à Paris ?
Oui.
Ça ira, je fais vite.
Par ici, merci.
Merci.
Ne la laissez pas descendre.
S'il vous plaît.
Montez.
- Matvey ! - Où allez-vous ?
Vous êtes folle ? Le train est parti.
Matvey !
Votre Noblesse !
Matvey !
S'il vous plaît.
Votre Seigneurie !
Pas de sang.
- À quoi jouez-vous ? - Le deuxième billet.
Dites, est-ce que ça va ?
Oui.
Que dire ? Allez dans votre compartiment.
Ils sont magiques.
QUATRE ANS PLUS TARD
- Dmitry Ivanovich ! - Oui ?
Je sais que ma fille entretient une correspondance privée
avec vous depuis des années.
Puisque vous le savez et que vous en parlez,
je ne dirais pas qu'elle est privée.
- Vous ne m'en avez pas parlé. - Asseyez-vous.
Dmitry Ivanovich, en tant que spécialiste en chimie,
comment réussit-elle à l'université ?
Vous entendez ? Un spécialiste. Amusant.
Eh bien, en tant que spécialiste, je dois vous dire
que jusqu'ici, elle a obtenu des résultats remarquables.
Je suis convaincu que l'année prochaine, elle décrochera un titre académique,
ce qui est sans précédent pour une étudiante.
Eh oui.
Et le monde de la science va l'accueillir à bras ouverts.
Et les meilleures universités d'Europe lui ouvriront leurs portes.
Et…
Et les universités russes ?
Nikolay Nikolayevich,
la Charte interdit aux femmes d'enseigner à l'université.
La Charte peut être modifiée.
Exact.
Pas vrai ?
Qu'avez-vous là ?
On mélange les quantités nécessaires d'acide borique et d'alcool éthylique,
on ajoute de l'acide sulfurique, qui agit comme un catalyseur quand on le chauffe.
Les vapeurs de borate de triéthyle donnent une flamme bleue qui ne brûle pas.
Observez.
N'est-ce pas beau ?
J'adore présenter cette expérience.
J'y suis attachée par un épisode de ma vie.
- Madame ! - Oui ?
- Racontez-nous. - S'il vous plaît. C'est intéressant.
Je vous le promets, mais une autre fois.
Et maintenant, traduisons cette réaction dans le langage de la chimie.
On mélange de l'alcool éthylique avec de l'acide borique et du soufre…
Ses cours sont très courus.
Le borate de triéthyle produit une flamme bleue, qui ?
Ne brûle pas.
Ne brûle pas.
- Tu fais attention ? - Bien sûr.
Allons-y.
Voilà. Ne regarde pas tes pieds, mais devant.
Bien joué.
Tu te débrouilles bien ! Maintenant, essaie toute seule.
Comme elle va vite !
Comme son père.
- Petya, regarde. - Regarde papa.
Il est fort ?
Vas-y.
Ma grande.
Sous-titres : Clément Nemirovsky
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