Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
L'un des plus grands mystères de la nature
réside dans la migration annuelle des saumons
vers les rivières du nord-ouest,
où de grandes conserveries ont été construites.
Il fut un temps où cette industrie et la vie des gens
étaient menacées par la cupidité d'un petit nombre.
Les saumons sont arrivés, Roy, pile à l'heure.
Ce n'est pas étonnant.
Ce le serait s'ils ne remontaient pas la rivière au printemps.
Ce serait catastrophique pour nous.
Mon père a raison de remercier la nature pour leur retour.
Notre tribu dépend d'eux depuis des siècles.
Nous devons les remercier.
Il y a en a beaucoup cette année.
Nous ignorons ce qu'est la faim.
Je le sais.
Vous avez assez de saumon pour passer l'hiver
et vous pouvez vendre ce qui vous reste.
L'été va être chargé, après ces trois prochains jours.
Ce sont des jours de fête pour nous.
Mais il ne faut pas oublier
qu'il s'agit de remercier le Grand Esprit
pour le retour des saumons.
Tu vas monter Trigger pour la course ?
Oui, je l'ai promis à Nogura.
Cela risque de ne pas être facile cette année.
Mon père a invité la police montée canadienne.
Il m'a averti.
Il n'y a qu'une seule règle.
Après avoir traversé le gué,
faites le tour de l'arbre mort et revenez ici.
Chaque cavalier choisit son propre parcours.
Prêts ?
Doucement, mon grand.
Je n'avais jamais vu un loup s'attaquer à un homme.
Oui.
Tu entends ?
Voilà pourquoi.
Elle a un petit. Il doit y avoir un problème.
Il a la queue coincée, mais il n'est pas blessé.
Du calme.
Tu es trop jeune pour vivre sans ta mère.
Je vais t'emmener avec moi.
- Tu vas l'élever ? - Pourquoi pas ?
Il fera un bon copain pour Trigger.
Agent Allan, avancez. Mes félicitations.
Grand gagnant de la course de la plaine,
je vous proclame
chef de la célébration de la migration des saumons.
Je vous remets ceci comme trophée.
Nous devrions fumer le calumet de la paix,
Indiens,
Américains
et Canadiens.
Nous célébrons la paix et l'amitié qui existent entre nos peuples,
qui se partagent cette frontière du nord.
Roy, Dacona, venez.
Pour vous remercier
de lui avoir sauvé la vie cet après-midi,
mon fils Dacona
souhaiterait faire de Roy Rogers son frère de sang.
Vous quittez le service des forêts ?
Oui.
Je rejoins le bureau des Affaires indiennes.
Grâce à l'amitié qui me lie à toi et ton peuple,
je serai plus utile à ce poste.
Je comprends vos problèmes.
Quand tu reviendras, nous ne t'aurons pas oublié.
Ne l'oublie pas, je te considère comme mon fils.
Si tu as besoin de moi, fais-moi signe.
De même.
Bonjour.
Je cherche le chef.
Je suis Nogura, le chef du village.
Ravi de vous rencontrer. Je suis Banning.
Voici Stagg, mon contremaître.
Bonjour.
Nous allons aider votre peuple.
Je construis une conserverie à 200 m en aval de la rivière.
Vous allez prendre tout le poisson de la rivière.
Ne vous inquiétez pas.
Il y en aura assez pour tout le monde,
je vous l'assure.
Alors, nous serons vos amis.
Je n'en doute pas.
Nous allons défricher le terrain,
si certains de vos hommes veulent nous aider.
C'est bien payé.
Mais les saumons remontent la rivière.
Les pêcher prendra tout notre temps.
Je sais, mais la conserverie sera bénéfique pour votre peuple.
Vous pourriez défricher et la construire,
puis je vous engagerais pour pêcher pour moi.
Qu'en dites-vous ?
Nous sommes trop occupés pour l'instant.
Nous devons attraper et fumer les réserves pour l'hiver.
En travaillant pour M. Banning,
vous n'aurez plus à vivre de saumon fumé tout l'hiver.
Plus tard, si vous avez besoin d'aide,
nous travaillerons pour vous.
Mais pas pour le moment.
Nous n'aurons peut-être plus besoin de vous.
C'est une chance que je vous donne.
A bientôt.
Ils parlent comme des coyotes.
Oui.
C'est de mauvais augure.
Un problème, Stagg ?
Nogura vous en parlera lui-même.
La conserverie canadienne pose des pièges.
Ce qu'ils font ne me concerne pas.
Vous avez promis qu'il y aurait du saumon pour nous.
Mais entre vous et les Canadiens, toute la rivière est bloquée.
Mon peuple n'a plus de quoi se nourrir.
C'est un coup dur.
Mais je ne peux laisser des Indiens interférer avec mes affaires.
Pourquoi ne pas quitter ces terres ?
Allez vivre plus au nord, vous n'embêterez personne.
Chassez pour manger.
Mon peuple a toujours vécu ici. Nous survivons grâce à la rivière.
Elle est comme le sang qui coule nos veines.
Vous êtes ici depuis trop longtemps.
Un demi-million de dollars en saumon
remonte la rivière chaque été.
Vous ne faites que vous nourrir et en vendre quelques-uns.
Allez-vous-en, je suis occupé.
Notre peuple est pauvre. Beaucoup mourront.
Nous ne vous laisserons pas faire.
Nous allons libérer les poissons.
Ca vous apprendra. Ne touchez pas à mes pièges.
BUREAU DES AFFAIRES INDIENNES
Bonjour, Ellen.
N'ayez pas peur de réveiller Splinters.
Il faut crier pour y parvenir.
- Bonjour, Roy. - Bonjour.
- Qui m'a frappé ? - Ce n'était qu'une mouche.
Une mouche qui avait une sacrée force.
Vous pouvez aller voir M. Gates.
- Il vous attend. - Très bien.
Il semblerait que tu doives retourner sur le terrain.
Haricots, vieux canassons, pieds froids...
Pourquoi tu ne te dégotes pas un travail de bureau comme moi ?
Je peux parler à M. Gates si tu veux.
Si j'ai un travail comme le tien, je vais te ressembler.
Le ciel nous en préserve.
Pourquoi tu portes ces éperons ?
C'est mon idée.
Ca empêche mes pieds de glisser du bureau l'été
et de ce bon vieux poêle l'hiver.
Personne ne me fera renoncer à mon petit confort.
- Bonjour, M. Gates. - Bonjour, Roy.
Tout va bien, aux Affaires indiennes ?
Oui.
Quand vous travailliez aux Forêts, vous avez fréquenté les Osekas.
Oui. Leur chef, Nogura, est comme un deuxième père.
Asseyez-vous et lisez ceci.
Ca vient d'Ann Keith, une infirmière de terrain.
Elle a fait une visite de routine au village.
Les conditions de vie y sont si mauvaises
qu'elle y reste en attendant du renfort.
Les Indiens ont des problèmes avec des conserveurs.
Si on ne règle pas vite les choses, une guerre va éclater.
S'ils n'ont plus de poisson, les Indiens vont mourir de faim.
Je ne comprends pas pourquoi ils ne chassent pas.
Le gibier s'est fait rare cette année.
Les incendies de l'été et les blizzards de l'hiver
ont décimé presque tous les animaux.
Allez sur place et réglez cette histoire.
Nous devons les conduire dans une réserve.
Nogura et son peuple mourront s'ils vivent dans une réserve.
Ils sont autonomes, indépendants et fiers.
Nous ne pouvons pas les laisser faire.
Si vous n'arrangez pas la situation,
nous devrons les faire partir.
Puis-je leur amener du bétail pour qu'ils se nourrissent ?
Bien, allez-y sans tarder.
S'il y a du nouveau,
faites-le-moi savoir dès que possible.
- Emmenez votre équipe habituelle. - Bien.
- Rendez-moi service, voulez-vous ? - Bien sûr.
Splinters ?
Prenez-le. Il est dans mes pattes.
- Ca ne va pas lui plaire. - Mais à moi, si.
Combien de fois t'ai-je dit
de ne pas laisser ton déjeuner dans le classeur à tiroirs ?
Ce n'est pas bien grave.
Il en reste assez pour moi.
C'est là qu'ils vont envoyer Roy.
Même avec cette simple peinture, j'ai les pieds froids.
Je suis content de ne pas aller dans ce genre d'endroit.
Il va falloir.
Bien sûr.
Personne ne m'éloignera de ce bureau.
Vous pensez ?
Vous feriez bien de prendre des chaussettes de rechange.
Vous accompagnez Roy.
Je savais que ce serait rapide.
Ce paysage d'hiver ira très bien avec tes skis.
Des skis, de la neige et des chiens...
Allez, Wolf, c'est parti.
EPICERIE
Je te tiens.
Faites-la partir, et qu'elle revienne pas !
C'est exactement ce que je veux.
Vous voulez votre ancienne chambre ?
Réservez-nous la grande avec toutes les couchettes.
Vous les emmenez où, ces vaches ?
Au village de Nogura.
Qu'est-ce qu'elle a dit ?
Que la tribu meurt de faim. Allons-y.
Au revoir.
Au revoir, Mamma.
Avancez, le village est à plus d'un kilomètre.
Bien, Roy. A tout à l'heure.
Ils ont l'air bien pressés.
Un instant !
S'il vous plaît, où est votre chef, Nogura ?
Parti chercher de la nourriture. Nous avons des problèmes.
Où est Dacona ?
Une minute.
Dacona était avec ceux qui viennent de partir ?
Que se passe-t-il ici ?
Viens.
Hé, vous !
Lâchez-moi !
C'est une dame.
C'est pas une dame !
Attention, Roy.
Roy ?
- Vous êtes Roy Rogers ? - Oui.
C'est vous qu'on a envoyé pour m'aider.
- Ann Keith, l'infirmière. - Ravi de vous rencontrer.
Navré pour ceci, mais pourquoi ne pas vous être arrêtée ?
Dacona et d'autres jeunes Indiens s'apprêtent à voler du saumon.
Ils pourraient se faire tuer.
Splinters, prends le cheval d'Ann et suis-moi.
Bonjour, m'dame. Je suis Splinters McGonigle.
- Splinters ? - Oui, on est fait du même bois.
Il doit y avoir un trou dans le bois.
Elle était bonne.
Sème-les !
Trigger !
Roy.
Wolf.
Je suis là, Dacona. Tout va s'arranger.
- Ils l'ont traîné ? - Oui.
Tu peux bouger tes jambes, Dacona ?
Oui.
Il n'y a rien de cassé, alors.
Nogura est-il au courant que vous alliez voler le saumon ?
Non.
Nous avons attendu qu'il parte chasser.
Il y va chaque jour, mais il n'y a presque plus de gibier.
Nous devons trouver à manger. Les femmes et les enfants ont faim.
On nous avait promis assez de saumon pour vivre.
Quand les gens meurent de faim, ils volent ou tuent.
Si nous ne faisons rien, ce sera la guerre.
La main dans le sac. Il pillait une de nos diligences.
Ca ne vous donne pas le droit de le traîner.
Qui êtes-vous ?
Le contremaître de la conserverie.
- Et vous ? - Un agent des Affaires indiennes.
Je l'emmène jusqu'au shérif.
Il n'ira nulle part. Il est blessé.
Et je vous interdis de toucher aux Indiens.
S'il y a un problème, adressez-vous à moi.
Nous nous reverrons plus vite que vous ne le pensez.
Splinters, reste ici et occupe-toi de Dacona.
J'envoie une diligence le chercher.
Je vais devoir parler à Banning et régler cette situation.
La livraison a été faite ?
Oui, mais on a eu des soucis avec les Indiens.
Tu ne pouvais pas régler ça à coup d'armes à feu ?
On allait tuer un Indien quand il a débarqué.
Qui ?
Le nouvel agent aux Affaires indiennes, Rogers.
Un agent ?
Nous devrions lui régler son cas avant qu'il fasse un rapport.
Tu es censé être mon bras droit sur qui je peux compter
et tu me parles d'assassiner un employé du gouvernement ?
On pourrait faire passer ça pour un accident.
C'est une mauvaise idée.
Si quelque chose lui arrive,
tous les représentants du gouvernement
auront mis ces terres au feu et à sang en 24 heures.
C'est lui.
Je crois qu'on n'a pas l'embarras du choix.
Si Rogers fouine ici trop longtemps,
il découvrira ce qu'on prévoit de faire à l'autre conserverie.
Je m'en charge.
Je sais comment gérer un jeune agent sans nous trahir.
Fais comme tu veux.
- Bonjour, Rogers. - Bonjour.
Vous vous méprenez sur mes intentions.
Je ne voulais pas lui faire du mal, seulement lui donner une leçon.
C'est mon rôle, maintenant.
Très bien, Rogers. Désolé de m'être emporté.
Ces Indiens nous ont donné du fil à retordre.
Ils sont rusés. Voici M. Banning.
Roy Rogers, l'agent aux Affaires indiennes.
Ravi de vous rencontrer
et de vous voir ici.
J'allais écrire au bureau des Affaires indiennes
pour savoir s'il pouvait envoyer quelqu'un nous aider.
Pourquoi ne pas l'avoir fait ?
Je craignais qu'ils envoient Nogura et son peuple dans une réserve.
Ca réglerait vos problèmes.
Il suffit que je donne mon accord, et ils devront partir.
J'ai peur que l'incident d'aujourd'hui
vous ait donné une mauvaise impression.
Croyez-moi, je ne veux aucun mal à ces Indiens.
J'espère qu'avec votre aide, nous pourrons trouver une solution
pour bien s'entendre et cohabiter paisiblement.
Vous devriez laisser assez de saumons passer
pour que les Indiens puissent manger.
Je suis à l'écoute de toute proposition raisonnable.
Avec tout le poisson que vous pêchez,
pourquoi ne pas en laisser à Nogura et son peuple ?
Mais Nogura refuse catégoriquement de coopérer.
Ces Indiens doivent apprendre à vivre avec l'industrie moderne
et cesser d'enlever nos pièges et piller nos diligences.
Vu votre façon de faire,
vous allez vous retrouver au chômage.
Parce qu'ils ne vont pas se reproduire assez ?
Oui.
Vos pièges bloquent toute la rivière.
Dans 4 ou 5 ans, il n'y aura presque plus de saumons.
C'est possible.
Mais la conserverie canadienne utilise des pièges.
J'ai le droit de faire de même. Je protège mon investissement.
Il devrait y avoir des lois pour réglementer la pêche.
Je suis tout à fait d'accord.
En attendant, j'en laisserai passer assez
pour que les Indiens puissent se nourrir cet hiver.
Je pourrais enlever ce piège et celui d'à côté.
Ils auraient la place de passer.
Il y en aura assez pour Nogura et la reproduction.
Mais je le ferai à une seule condition.
Laquelle ?
Promettez-moi que les Indiens nous laisseront tranquilles.
Marché conclu.
Dites à Nogura que j'enlève des pièges
et que les poissons remonteront à son village.
Pourquoi ne venez-vous pas lui dire lui-même ?
J'ai apporté du bétail à la tribu. Nous préparons un grand repas.
Je crains de ne pas être le bienvenu.
J'ai été dur avec eux ces derniers temps.
Mais ils ont aussi des choses à se reprocher.
Ils ont fait fermer deux conserveries canadiennes.
Comment ?
Ils ont détruit leurs pièges, saboté leurs machines,
jeté du saumon en conserve dans la rivière.
Pourquoi les conserveries canadiennes ?
Je l'ignore, mais nous devons nous armer
pour protéger notre usine.
Venez quand même.
Montrez-leur que vous êtes leur ami.
Très bien, je viendrai.
Je fumerai le calumet avec Nogura.
- Je vous y verrai. - Bien.
Allez, debout. On doit faire vite.
Personne ne nous a vus arriver.
On se balade
et on essaie de faire ami avec les Indiens.
Attendez.
Malchance, sauf si vous fumez avant
et que vous faites passer.
Vieille tradition indienne.
Roy.
Ann, occupe-toi de M. Banning. Je reviens.
Nogura vient de rentrer. Il veut te voir.
Mon fils.
J'ai su pour le bétail que tu as apporté.
Banning a ouvert certains pièges. Vous allez avoir du poisson.
Splinters, Nogura, chef des Osekas.
- Bonjour. - Bonjour.
C'est merveilleux, ce que tu as fait.
Tu n'as plus à t'inquiéter, Nogura.
Viens, rejoignons la tribu.
Attends.
Tout va bien ?
J'ai des ennuis.
Des ennuis ?
Je suis allé chasser du côté canadien,
mais je n'ai rien trouvé.
Je suis passé à la conserverie Dawes
pour prendre du poisson.
Vous avez faim, personne ne t'en voudra.
Mais ne le fais plus.
J'ai vu un policier dans un piège de la conserverie.
Il était déjà mort à mon arrivée.
J'ai voulu le sortir de là, mais quelqu'un est arrivé.
J'ai oublié mon fusil en m'enfuyant.
On va m'accuser.
Un policier ?
Pourquoi penses-tu qu'il a été tué ?
Il a été étranglé, puis jeté à l'eau.
Ne t'inquiète pas, je te soutiendrai.
On trouvera le coupable.
C'est facile de lui dire de ne pas s'inquiéter.
Mais si tu ne retrouves pas le coupable ?
Mon père doit partir d'ici sans plus attendre.
S'il fuit, il semblera encore plus coupable.
Bonjour, mes frères.
- Où est Nogura ? - Il n'est pas ici.
Que lui voulez-vous ?
Il est suspecté d'avoir tué l'un de nos hommes.
Avez-vous des preuves ?
Une ribambelle.
Dispersez-vous et fouillez le camp.
Quelle aubaine. Ils pensent que Nogura l'a tué.
On doit le trouver et le tuer
avant que les policiers le trouvent et le fassent parler.
Stagg et Banning ont prévu de tuer Nogura.
Ils vont lui tirer dessus quand il prendra la fuite.
Pas Rogers !
Nous sommes trop lourds pour Trigger.
Descends, je vais les éloigner.
Je me doutais que tu viendrais.
Salut, Bill.
Je devrais t'enfermer pour ce que tu as fait.
Banning et Stagg auraient tué Nogura sans ça.
S'il s'était livré aux policiers au village,
personne ne lui aurait tiré dessus.
- Où est-il ? - Je vais le chercher.
- Je devrais m'en occuper. - Je ne pense pas.
Avant, j'aimerais conclure un marché avec toi.
Non, c'est moi qui vais conclure un marché avec toi.
Si tu ne ramènes pas Nogura, tu seras considéré comme complice.
Quelle preuve as-tu contre lui ?
Il a été identifié par Dawes, le propriétaire.
Il ne nie pas avoir été sur les lieux.
Il y est allé chercher du saumon et a découvert le corps.
Alors pourquoi s'est-il enfui ?
- Il pensait que vous le tueriez. - Les Indiens ne pensent pas ça.
Il a dû paniquer.
Il m'a dit ne pas l'avoir tué, et je le crois.
Je ferai tout pour l'innocenter.
La seule façon de le faire, c'est de retrouver le coupable.
Ca peut prendre du temps.
Combien de temps mettront
les papiers d'extradition pour arriver du Canada ?
Quelques semaines.
Si je te le ramène, le laisseras-tu à ma charge
jusqu'à l'arrivée des papiers ?
A ta charge ? J'ai bien entendu ?
Je dois pouvoir résoudre l'affaire en deux semaines.
Je pourrais le garder ici.
Il ne supportera pas de vivre derrière des barreaux.
Tu ne le confierais pas à n'importe qui.
Je suis des Affaires indiennes. Je m'occupe d'eux.
Tu as raison, Roy.
Très bien.
Mais si ça tourne mal, je ferai mon boulot.
Moi aussi.
Quand je l'amène, garde-le.
Je signerai un papier pour en assumer la responsabilité.
Merci, Bill.
Roy !
Je ne suis qu'un adjoint.
Je dois d'abord en parler au shérif Bradley.
C'est cette grotte, Roy.
Regarde, Dacona.
Banning a laissé passer le saumon.
Il doit avoir une idée derrière la tête.
Je ne lui ferai plus jamais confiance.
Je ne sais comment te remercier.
- Comment va mon cheval ? - Bien.
Tu m'as apporté un fusil et une couverture ?
Je veux que tu viennes avec moi, Nogura.
Non, j'ai décidé d'aller dans les montagnes.
Tu ne peux pas fuir.
Nous devons prouver que tu ne l'as pas tué.
Je ne veux pas rester en prison en attendant.
Tu n'y seras pas.
L'adjoint Hartley a promis que tu resterais avec moi
pendant deux semaines,
le temps que je prouve ton innocence.
Ce pourrait être un piège pour que tu me ramènes.
Roy dit qu'Hartley lui a donné sa parole.
Supposons que tu ne retrouves pas l'assassin.
Ils me pendront.
Non, je préfère encore mourir en hors-la-loi.
Tu n'as pas le choix.
Un policier a été tué et tu es suspecté,
toi, le chef des Osekas.
Le gouvernement canadien va protester.
A moins de prouver ton innocence,
ton peuple sera envoyé dans une réserve.
Je viens avec toi, Roy.
Je te fais confiance si tu dis qu'Hartley est un homme de parole.
Le voilà.
C'est Nogura ?
Oui, shérif.
Voici le shérif Bradley.
Bonjour.
Enfermez-le, Hartley.
Je pensais que...
Hartley m'a parlé de votre marché, mais je suis contre.
- Tu avais dit... - Je sais.
Enfermez-le.
Je suis navré, Nogura.
Il n'avait pas le droit de conclure ce marché.
Si ce n'avait pas été un policier, je l'aurais accepté.
Mais ça sème la zizanie entre nos gouvernements.
Voilà pourquoi je suis ici.
Je vous assure que vous ne le garderez pas longtemps.
Banning ?
Oui ?
Rogers a remis Nogura au shérif.
Ca nous coupe dans notre élan.
Ca revient au même que si on l'avait tué.
Je t'ai dit de le tuer
parce qu'il a pu t'apercevoir à la conserverie.
Mais si ça avait été le cas, il l'aurait dit à Rogers,
et tu serais en cellule pour meurtre.
Si tu m'avais écouté, je me serais chargé de Rogers hier.
Il nous attire des ennuis.
C'est toi qui nous en as attiré en tuant ce policier.
Tu m'as dit de mettre le feu à la conserverie canadienne.
Et quel beau travail tu as fait.
Regarde, elle est plus productive que jamais.
C'est ma faute si le policier s'est pointé ?
Si tu avais fait ton travail,
la conserverie serait déjà réduite en cendres.
Voici une copie du contrat Gorman que j'ai signé et renvoyé hier,
d'une valeur de 100 000 dollars.
Stagg, penses-y.
Oui, nous devions faire le ménage, cette année.
Mais l'année prochaine,
des lois auront été votées pour protéger le saumon.
Plus personne ne pourra en tirer profit.
Pas question que je m'asseye sur ces 100 000 dollars.
Nous allons faire la livraison.
Il n'y a pas assez de poissons pour honorer la commande.
Pas si les Canadiens en prennent la moitié.
C'est pour ça que nous devons la brûler.
Et ce, sur-le-champ.
La migration des saumons ne va pas durer.
Maintenant qu'on a ouvert les pièges, Rogers va partir.
On pourrait alors faire accuser Dacona pour l'incendie.
On ferait passer ça pour une vengeance.
Il ne partira pas tant que Nogura est en prison.
Il va essayer de l'innocenter.
Et il en est capable, sois-en sûr.
Si je perds ces 100 000 dollars,
c'est la vie que tu vas perdre.
Réfléchis-y. Tu es dans de sales draps.
Tu as sûrement raison.
Nogura est le seul qui peut nous sortir de là.
Entrez.
- Bonjour, sergent. - Messieurs.
Bonjour.
Merci d'avoir remis Nogura à l'adjoint Hartley.
Nous remplissons une demande d'extradition
en ce moment même.
Roy, vous l'avez aidé à s'enfuir. Pourquoi avez-vous changé d'avis ?
Je n'ai pas du tout changé d'avis.
J'ai appris que Stagg et Banning prévoyaient de tuer Nogura.
Et vous n'auriez pas pu empêcher ça d'arriver.
Il y a eu des tensions
mais je ne pensais pas que ça irait aussi loin.
Ils m'ont dit tirer en l'air pour leur faire peur.
Je l'ai confié à l'adjoint,
car je suis sûr que je peux prouver son innocence.
Un policier a été assassiné, Roy.
Le coupable ne s'en tirera pas comme ça.
Nous avons des preuves contre Nogura,
mais si vous en avez contre un autre, je vous écoute.
Je n'ai rien pour l'instant.
Mais quand ce sera le cas, j'aurai besoin de votre aide.
Ca me convient.
Selon Nogura, le policier aurait été étranglé.
C'est vrai.
On a utilisé une corde fine ou une lanière en cuir.
Il a été tué avant d'être jeté à l'eau.
Cela va au-delà d'un simple meurtre.
Que va-t-il se passer pour les Indiens et les saumons ?
Je vois.
Au vu de la pêche de Banning,
il n'y aura plus de saumon d'ici 4 ou 5 ans.
Il devrait y avoir des lois pour réglementer la pêche
pour que tout le monde puisse en vivre
et que les poissons puissent pérenniser leur espèce.
Nous faisons appliquer les lois, nous n'en proposons pas.
On pourrait, indirectement.
J'ai une idée. Faites un rapport de la situation
et envoyez-le à la plus haute institution.
Je ferai un rapport au commissaire des Affaires indiennes.
Marché conclu.
Cela pourrait un jour mener à une loi internationale.
C'est possible. Nos deux pays ont toujours coopéré.
Nous avons attendu que justice soit faite.
Nous avons été dépouillés de nos droits sur les poissons.
Ils pendront notre chef, Nogura,
pour avoir tenté de nourrir femmes et enfants.
Si nous devons mourir, nous mourrons en hommes libres.
Détruisons la prison où notre chef est détenu.
Je me doutais que cela arriverait. Restez ici.
Soyez prudent, Roy.
Attends, Dacona.
Rappelle tes hommes.
Dis ce que tu as à dire,
ou tu pourrais être le premier à mourir.
Ecoute-moi.
Tu vas peut-être réussir à libérer ton père,
mais beaucoup d'hommes et de femmes seront tués.
A la fin,
les survivants seront envoyés dans une réserve.
Fais-moi confiance.
Je t'ai fait confiance, et Nogura aussi.
Et nous avons été trahis.
Nogura est en sécurité. On s'occupe bien de lui.
Je vais le libérer, mais de manière légale.
Tu accordes trop de confiance aux mots.
Nous préférons l'action.
Dis à Splinters et ses hommes de rejoindre le shérif.
Wolf, reste avec elle.
Bill Hartley ?
Où est-il, Roy ?
Je l'ignore.
Ann, Hartley est blessé. Occupez-vous de lui.
Il est vivant.
Portez-le dans l'autre pièce.
Nogura s'est enfui tout seul. Venez.
Ecarte-toi.
Seulement quand tu auras repris tes esprits.
Hartley tenait une arme quand il a été blessé.
Quelqu'un est venu de l'extérieur pour enlever Nogura.
Vous avez eu de la chance.
Vous alliez au-devant de gros ennuis.
Nous devons être raisonnables.
Nogura court un plus grand danger qu'ici.
Rentrez au village et ne blessez personne en route.
Tu as sûrement raison.
Mon père ne blesserait jamais un agent.
Ce doit être quelqu'un d'autre.
Si tu ne l'as pas fait sortir et moi non plus,
qui l'a fait ?
Banning et Stagg.
Pourquoi ils le tueraient ? Ils savaient qu'il serait pendu.
Je ne pense pas qu'ils veuillent le tuer.
Ils vont se servir de lui.
Venez.
Jette un coup d'oeil aux habitations.
Ce n'est pas une serrure qui va nous arrêter.
C'était ouvert.
Heureusement que je t'ai dit d'être discret.
Et si on nous surprend ?
Pas d'inquiétude, les morts ne parlent pas.
Donne-moi ce ciré.
Pour quoi faire ? Il ne pleut pas.
Mets-le au-dessus de ma tête, ça cachera la lumière.
Donne-moi une allumette.
C'est une lettre que Banning a envoyée
à un cabinet de recrutement de Seattle il y a deux jours,
pour demander vingt ouvriers expérimentés.
Pourquoi a-t-il besoin d'autant de monde ?
Je l'ignore, mais on va le découvrir.
Voilà quelque chose qui va nous éclairer.
Un contrat de 100 000 dollars pour une livraison dans le mois.
Voilà pourquoi il a besoin d'hommes.
La moitié des saumons est déjà remontée.
Pour honorer cette commande,
Banning devrait attraper tous les poissons.
Il devrait provoquer la faillite de la conserverie canadienne.
Conduisez-le dans une habitation.
On a laissé Hartley prendre son arme.
On portait tous un masque.
Quelqu'un arrive.
Qui est dans la conserverie ?
Personne, je l'ai fermée.
J'en doute.
Ce doit être un Indien.
Passons par-derrière.
Je vais à l'arrière avec les gars.
- Tu disais ? - De passer par devant.
- Surveille Nogura. - Oui.
Par ici !
Allez, relève-toi.
- Qui m'a frappé ? - Nogura.
- Je ne crois pas. - Il est parti.
Il faut détruire la conserverie immédiatement.
Ramène les gars.
Ils ne l'attraperont jamais quand il sera dans les bois.
Roy.
J'ai trouvé mon père.
C'est Stagg qui est venu dans la prison.
Ils m'ont frappé, mais je les ai entendu parler.
Ils voulaient me faire prisonnier.
Ils veulent me faire accuser de quelque chose.
C'est pourquoi ils m'ont fait sortir de prison.
Il faut faire vite, le jour va se lever.
Dacona, reste ici, surveille leur moindre mouvement.
Je conduis Nogura aux policiers. Il sera en sécurité avec eux.
Tu seras innocenté de ce crime dans la matinée.
J'ai appris l'évasion de Nogura. Mes hommes sont à sa recherche.
Ils ne devraient pas chercher aussi loin.
Inutile de parler.
N'espérez aucune promesse ou faveur.
Vous ne subirez pas de pression, que vous parliez ou non.
Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.
Nogura veut bien tout vous dire. Il n'a rien à cacher.
Vous m'avez dit que le policier tué avait une marque autour du cou.
Tout à fait.
Ca ressemblait à ça ?
- Comment avez-vous eu ça ? - Stagg me l'a faite avec ça.
Ca change beaucoup de choses.
Stagg et Banning ont causé tous ces problèmes
à la conserverie canadienne et ont rejeté la faute sur nous.
Stagg et ses hommes ont enlevé Nogura en prison.
Ils sont partis et remontent le fleuve.
Ils construisent des radeaux.
Pour quoi faire ?
Ils vont y mettre le feu et les envoyer,
ce qui réduirait la conserverie en cendres.
Une ancienne astuce indienne.
Ils vous feront accuser.
Combien ont-ils d'hommes ?
Quinze ou seize.
On va les retenir. Allez chercher du renfort.
Ils sont à Sandy Cove, du côté canadien.
Merci.
J'aimerais vous accompagner, sergent.
Nous en serions ravis. C'est votre droit le plus strict.
Elle aura disparu d'ici la tombée de la nuit.
Avec leurs poissons, nous pourrons honorer la commande.
Et faire de belles affaires.
Mettons les radeaux en feu à l'eau.
Levez tous les mains en l'air.
Dépêchez, il n'en reste que quatre.
Je suis blessé à la jambe.
Ca fait deux blessés.
On le sera tous si on est à court de munitions.
Comptons combien il nous en reste.
Il nous en reste peu, Splinters. Voilà ta part.
Un, deux, trois.
Ils arrivent !
Nous venons de retirer le dernier piège de Banning.
Regardez à quelle vitesse ils filent
vers leur lieu de reproduction.
Il ne reste qu'un mois pour faire des réserves pour l'hiver.
La prochaine fois, des lois protégeront les saumons.
Désormais, chacun aura sa part.
FIN
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.