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Rien d'anormal.
Tu peux me croire, Antonio.
C'est simplement un spasme musculaire
causé par une contraction nerveuse automatique.
En dépit de tous les efforts de la médecine,
le fonctionnement du corps humain reste un mystère.
Ce qui est arrivé à Maria est déjà arrivé auparavant.
Je sais.
Mais c'était affreux.
On aurait dit qu'elle fixait sa fille des yeux,
comme si elle était encore en vie,
comme si elle voulait lui parler, lui confier quelque chose...
L'appeler à l'aide pour...
vaincre la mort.
C'est inutile.
Neazara l'a dit et l'Antéchrist le proclamera.
Seul le corps meurt et retourne à la terre d'où il est né,
mais l'âme est immortelle.
Et les morts reviendront et renaîtront encore et encore,
pour le meilleur ou pour le pire, jusqu'à la fin des temps.
Absurdités!
Tu racontes n'importe quoi!
Crois-moi, Antonio, je parle en tant que médecin et qu'ami.
Malheureusement, Maria est morte et rien ne pourra la ramener à la vie.
Et certainement pas ces stupides superstitions.
La vérité est bien différente.
A présent, partons. Laissons-la reposer en paix.
Antonio...
Pourquoi n'avoir pas appelé un prêtre?
C'est ce qu'elle aurait voulu.
Je connaissais ses pensées les plus secrètes.
Toutes.
Viens ici, Sol, s'il te plait. Assieds-toi près de moi.
Qu'est-ce qui ne vas pas, ma chérie?
Je suis là.
Ne me laisse pas seule, Sol. Je t'en prie.
Allons, sois une gentille fille. Il faut te reposer maintenant.
Je sais que c'était un moment douloureux, mais il faut t'en remettre.
Essaie de dormir, ça te fera du bien.
Je ne veux pas dormir.
Je ne peux pas.
- J'ai peur, Sol. - N'aie pas peur.
Je suis avec toi.
Tu sais, Miria, parfois la nature est cruelle,
et elle a bien des choses affreuses en réserve pour nous.
La douleur fait partie de la vie, il faudra t'y faire.
Mais à présent tout va bien.
Dors, maintenant.
Tu te sentiras mieux en te réveillant.
Mais ne pars pas, Sol.
Je ne m'en irai pas, ma chérie, je te le promets.
Je m'occuperai des formalités.
En ce qui concerne le certificat de décès,
je n'y ferai pas mention des quantités de digitaline que Maria avait ingéré.
Nous étions au courant pour ses crises de nerfs,
mais quelqu'un d'autre pourrait interpréter les faits différemment.
Tu suggères quoi dans ce cas?
Une crise cardiaque est le diagnostic le plus logique et une autopsie sera inutile.
Personne n'a envie de voir le corps Maria mutilé. Ne t'inquiète pas, Antonio.
On se connait depuis des années, j'ai beaucoup d'affection pour ta famille.
Dis-moi la vérité, Juan. Tu aimais vraiment Maria, n'est-ce pas?
Comme tous ceux qui la connaissaient.
Mais je ne comprends pas...
Pourquoi me poses-tu cette question, Antonio?
Maria était une femme merveilleuse, tu le sais bien.
Oui, je le sais.
Juan, tu as pensé au médicament?
Mon frère a cette douleur dans le dos.
Oh, oui... J'avais failli oublier.
Voilà, j'ai apporté une double dose,
au cas ou on ne se reverrait pas dans l'immédiat. Fais attention,
si ton frère s'y habitue trop, ça ne l'aidera plus.
Je reviendrai pour l'embaumement de Maria.
Si tu as besoin de moi, tu sais où me trouver.
- Bon courage, Antonio. - Merci, Juan.
Au revoir.
Maintenant ça suffit!
Arrête de perdre ton temps, c'est sale et vulgaire.
Qu'est-ce qu'il y a? On n'a pas le droit de dormir?
Arrête ça.
Tu peux tromper tout le monde ici, mais pas moi.
Je ne laisserai pas une pute au rabais s'amuser comme ça avec un pauvre paraplégique.
De quel droit vous me parlez comme ça?
C'est ma chambre. J'ai bien le droit de me déshabiller et de dormir.
C'est moi qui décide des droits et des devoirs dans cette maison.
- Est-ce que c'est compris? - Je ne vais pas me laisser traiter comme ça.
Sortez de ma chambre, tout de suite.
- C'est moi qui donne les ordres ici. - Non!
Et ne me parle plus sur ce ton!
C'est clair?
Maintenant ramène lgnazio dans sa chambre.
Je te sauverai, Miria.
Je te sauverai des âmes damnées.
Je te sauverai.
Viens, Miria.
C'est ta mère qui te l'ordonne.
Viens, ma chérie.
Viens.
Viens, Miria.
C'est ta mère qui te l'ordonne.
Viens, ma chérie.
Viens.
Viens, Miria.
Viens, ma chérie.
Viens.
Non! Non!
Non!
Viens, Miria.
Viens.
Non!
Non!
J'ai entendu quelqu'un crier. Qu'est-ce qui se passe?
C'est la voix de Miria, allons voir.
Dans la crypte, vite. C'est là qu'est Miria.
Miria, où es-tu?
Ses yeux!
- Elle m'a regardé. Ses yeux... - Qu'est-ce qui s'est passé?
- Elle m'a regardé. - Pour l'amour de Dieu, qu'est-ce que tu racontes?
Ma mère était en vie. Elle était vivante.
Quels yeux? Miria, calme-toi.
De quoi parles-tu? Ses yeux étaient ouverts.
Elle m'a regardé comme pour m'effrayer, comme si elle voulait me parler.
Miria, ma chérie, arrête.
Ta mère est morte.
Et ses yeux resteront clos à jamais.
- Non! Ce n'est pas vrai. Je les ai vus! - Ça suffit.
- J'ai vu ses yeux! - Essaie de te calmer.
Viens, viens. Viens avec moi.
J'ai peur. Je ne veux plus la voir.
- Elle m'a regardé. - N'aie pas peur.
- Je ne veux plus la voir. - Viens.
Non.
Regarde ta mère.
Tu vois? Elle est morte.
Ne bouge pas. Retiens ta respiration.
Bonne petite. Ne bouge pas.
Maintenant inspire profondément.
Bien.
Rien de particulier, à part une accélération de la circulation sanguine.
Mais vu les circonstances, c'est compréhensible.
Ça a été un choc violent pour elle, le second en l'espace de quelques jours.
Il n'y a pas de raison de s'inquiéter pour autant,
Mais ce n'est pas bon pour elle de rester dans cette maison.
J'aimerais faire une suggestion, si vous le permettez.
Un mois de calme et de repos complet dans la bonne clinique
l'aidera à de se débarrasser de tous ses mauvais souvenirs.
Elle reviendra comme neuve. En pleine forme.
Je chercherai le meilleur traitement possible pour elle.
Elle viendra avec moi demain matin. Si vous êtes d'accord, bien entendu.
Je veux rester ici.
Je ne veux pas partir.
- N'y pensez même pas. - Ne me parle pas sur ce ton.
Tu feras ce qu'on te dira, et tu ne feras pas d'histoires.
De toute façon...
C'est pour ton bien, ma chérie.
Ecoute, Miria,
personne ne veut te faire partir,
mais tu as besoin qu'on s'occupe de toi.
Nous ne pouvons pas prendre soin de toi comme il le faudrait.
Isidro est seul,
il a trop de travail pour s'occuper de toi.
Tu sais que je t'aime,
mais je suis toujours débordée avec ton oncle lgnazio.
Ecoute ce que dit le docteur.
- Allez, sois raisonnable. - Je ne suis pas raisonnable, et je ne veux pas l'être.
Je n'irai pas avec lui.
Vous n'arriverez jamais à la convaincre,
elle n'est pas dans son état normal.
Je suis sûr qu'elle aura changé d'avis quand je viendrai la chercher demain.
Miria est une jeune fille intelligente, elle sait que c'est pour son bien.
Je dois y aller à présent.
Je dois rendre visite à un patient.
- Au revoir, Miria. - Je vous reconduis.
Vous ne gagnerez pas, Docteur.
Vous ne gagnerez pas.
Qu'est-ce que... ?
C'est tout ce que tu trouves à dire, Juan Suarez?
Qu'est-ce qui ce passe? C'est impossible, c'est de la folie.
Du calme, Juan, ce n'est pas possible.
Je dois être trop fatigué. Oui, c'est ça, c'est un rêve.
Ce n'est pas un rêve, Docteur. Regarde-moi.
Tu m'aimais, Juan.
Non, ce n'est pas possible. Je ne peux pas y croire.
Non, ce n'est pas possible.
- Tu as bien peu de mémoire, Juan. - Arrêtez!
Que quelqu'un me vienne en aide. Assez, assez, j'en ai assez!
Peut-être que tu reconnais mon visage maintenant.
A une époque, il était différent, tu te souviens?
Qu'est-ce qui m'arrive? C'est une hallucination, ce ne peut être que ça.
Va t'en, Maria.
Qu'est-ce que je raconte? C'est un rêve, une hallucination,
un cauchemar.
Pourtant tu m'aimais.
La moindre occasion était bonne pour me faire l'amour, tu t'en souviens?
Le passé revient, Juan.
Il n'y a que plus nous, à présent.
Rien que toi et moi, comme autrefois.
Quand je t'appartenais, corps et âme.
Approche-toi, Juan.
Qu'allons-nous faire du corps du docteur?
On devrait prévenir la police.
Le dire à la police? Ne paniquons pas! Servons-nous de nos têtes.
Il faut faire preuve d'un peu de bon sens.
C'était un simple accident, ce n'est la faute de personne.
De personne.
Qu'est-ce que vous suggérez? Faire comme si rien ne s'était passé?
Nous enterrerons Juan à la cave et jetterons sa voiture dans le lac.
Même si quelqu'un la découvre,
la boue du fond du lac expliquera la disparition du corps.
A toi de t'en occuper. Rapidement.
Non.
Je ne veux pas être mêlé à ça cette fois.
Je veux quitter cet endroit.
Personne ne partira d'ici.
- Que dirons-nous à Miria? C'est encore une enfant. - Elle n'en saura jamais rien.
Si tu commets la moindre erreur, tu en seras responsable.
Un autre choc serait désastreux pour elle.
- Suis-je assez clair? - On ne peut plus clair.
Les infortunes terrestres n'affectent pas les Aguilar.
Pour eux, la terre est un échiquier,
et les êtres humains ne sont que des pions entre leurs mains.
Un homme meurt? Vous vous débarrassez du corps avec les ordures, comme un vieux vêtement.
N'est-ce pas?
- Alors, n'ai-je pas droit à une réponse? - C'est exact. Des objections?
Au contraire! Vous êtes le maître des lieux, après tout.
Tout ce qui arrive ici, même une mort,
peut facilement être effacé, et tout va pour le mieux.
Ça se reproduira, je le sais.
Que veux-tu dire?
Ce château est maudit, et nous allons tous mourir.
Dans ce monde, il y a des choses qui dépassent la volonté des hommes.
Ne dis donc pas n'importe quoi.
Fais ce que je te dis, si tu ne veux pas finir comme le docteur.
Tu n'est qu'un pauvre idiot qui croit toujours aux fantômes.
Je ne crois en rien.
A part au Diable...
et à l'énergie qu'il répand autour de lui.
Rien ni personne ne peut l'arrêter,
pas même un Aguilar, un homme aussi puissant, craint et respecté que vous.
Assez, ça suffit maintenant.
Je ne veux plus t'entendre. Tais-toi donc.
Tu ne crois quand même pas qu'un rat comme toi mérite le même traitement que moi?
Je n'aurais pas dû te tenir au courant de la vie du château.
A partir de maintenant, je donne les ordres et je commande.
Toi, tu as seulement à obéir en silence et avec respect.
Est-ce que c'est compris?
Que fais-tu ici?
Je sais ce que j'ai à faire, Maître.
- Tu devais être avec Miria. - Elle dort.
Je lui ai dit qu'elle n'irait pas dans cette clinique. Elle en a été très heureuse.
Elle est persuadée que ça ne servirait à rien de partir. Elle n'ira mieux qu'en restant ici.
- Elle m'a demandé pour le docteur. - Que lui as-tu dit?
Que vous l'aviez convaincu de changer d'avis
et qu'il était inutile d'y aller, alors il est parti.
Bien joué. Alors tout rentre dans l'ordre.
Pour le tout-puissant Aguilar...
Oui, on dirait bien.
Tu es vraiment une étrange créature.
Je ne t'ai jamais vraiment compris.
Et vous n'y arriverez jamais.
Je ne suis pas le genre de femme que vous aimez.
Que veux-tu dire?
Explique-toi.
L'amour et la virginité ont toujours un sens pour moi, voilà ce que je veux dire.
Mais tout cela vous ennuie, n'est-ce pas?
Au contraire! Je trouve ça excitant.
Et même si tu n'es pas encore nonne, j'ai toujours rêvé de profaner un temple.
Vous n'y parviendrez pas, Aguilar, vous n'y parviendrez pas.
Votre pouvoir et votre présomption n'ont aucun effet sur moi,
ne l'oubliez pas.
Vraiment?
Alors pourquoi es-tu toujours ici? Pourquoi ne quittes-tu pas le château?
Je suis sûr que c'est pour moi que tu restes.
Vous n'êtes qu'un pauvre fou vaniteux.
Vous savez que je ne reste ici que pour deux raisons:
Miria a besoin de moi, tout comme votre frère.
Ceux sont deux pauvres enfants sans amour,
et je ne veux pas les laisser entre vos sales mains.
Sales, tu dis?
Très bien.
On va voir quelles traces elles laissent sur ton corps.
Antonio Aguilar ne laissera aucune trace sur moi.
Retenez bien mes paroles, aucune trace!
Ne te fais pas d'illusion, tu seras à moi.
A moi.
Je te sauverai du Démon.
Je sauverai cette maison de ses malédictions.
Miria, écoute-moi.
Je dois chasser le diable caché en toi.
Ecoute-moi, Miria.
Miria.
Je dois réussir.
Il le faut.
Ecoute-moi, Miria.
Satan, vas t'en!
Laisse la.
Vas t'en, Démon.
Vas t'en.
Miria, tu dois le faire.
Tu dois gagner.
Sors de ce corps.
Tu seras libre, pour toujours.
Il faut que je réussisse.
Pour ton salut, Miria.
Pour ta vie.
Pour ton salut.
Tu seras libérée.
Pour toujours.
Je réussirai, oui.
Pour ton salut, Miria.
Viens, Miria.
Tue, Miria.
C'est ta mère qui te l'ordonne.
Tue sans pitié.
Nul ne doit survivre dans ce château maudit.
Viens.
Viens, ma chérie.
Viens.
Viens, Miria.
C'est ta mère qui te le demande.
Tue lsidro.
Tue lsidro.
Tue-le.
Tue-le.
Tue-le.
Tue-le.
Je t'attendais.
C'est moi qui t'ai dit de venir ici.
Tu sais pourquoi?
Pour te libérer.
Pour te libérer du démon qui s'est emparé de ton âme et de ton corps.
N'aie pas peur.
Je ne te ferai pas de mal.
C'est pour ton bien, pour ton salut.
S'il te plait, Miria, ne pars pas.
S'il te plait.
Tue lsidro.
Tue, Miria.
Tu dois tuer.
Tue.
Miria, Miria, réponds-moi.
Tu dois le tuer.
Tu dois.
Qu'est-ce que vous me voulez?
Tu ne devines pas?
Je n'ai pas d'imagination, à vous de me le dire.
- Je veux te parler, viens dans mon bureau. - Je n'ai pas le temps.
- Je dois m'occuper d'lgnazio. - Comme tu voudras.
Il peut écouter lui-aussi, peu importe.
Entendu.
Vous ne vous êtes jamais préoccupé de qui que ce soit, et surtout pas de votre frère.
Pourquoi commencer maintenant?
Seul Antonio Aguilar compte pour Antonio Aguilar.
Pourquoi soudain changer cette bonne habitude?
N'est-ce pas, Maître?
Parce que toi, tu ne te préoccupes que de Maria.
N'est-ce pas, chère, douce et prévenante Sol?
Avoue-le, si tu...
- ... en a le courage. - Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.
- Pourquoi vous mentionnez Maria? - Je vais être plus clair, alors.
Tu te débarasses de tous ceux qui ont de l'influence sur elle,
et qui pourraient te l'enlever.
Dis-moi, qui est le prochain?
Allez, innocente petite vipère, dis-le moi.
Est-ce que vous oseriez m'accuser de ces meurtres?
C'est de la folie! Vous vous rendez compte de ce que vous dites?
Est-ce une nouvelle ruse de votre esprit tordu à ajouter aux malédictions de cet endroit?
Pour rendre l'air encore plus maléfique?
Pour torturer ceux qui vous entourent?
S'il y a quelqu'un ici qui a une bonne raison de se débarrasser de qui que ce soit,
de ceux qui ont eu le malheur de finir ici,
de ceux qui étaient les amis de Maria,
c'est bien vous et personne d'autre.
Ne voyez-vous pas que vous avez abandonné toute décence, tout respect, toute humanité?
La jalousie vous consume
parce que Maria ne vous aimait pas.
Elle ne vous aimait pas.
Elle ne vous a jamais aimé. Jamais.
Parce que vous êtes un ver dégoûtant, un être exécrable et maudit.
- Donen-moi tes lèvres. Je te veux, il le faut. - Lâchez-moi.
Plutôt mourir que de laisser un homme tel que vous me souiller.
Ne recommencez plus.
Je vous préviens, ne recommencez plus jamais.
Salut, petit frère.
Comment vas-tu?
Allons faire un tour.
Faire un tour et parler un peu...
puisque que nous n'en avons jamais vraiment eu l'occasion avant.
Comme ça, notre chaste et douce Sol ne pourra pas dire que je te néglige.
Allons-y, lgnazio.
Nous avons tout notre temps.
Tu ne peux pas répondre, naturellement.
Mais ce n'est pas...
un problème du tout.
Je ne te laisserais pas parler de toute façon,
même si tu le pouvais.
Tout d'abord, je dois t'informer qu'à partir de ce soir
ta chère Sol ne pourra plus s'occuper de toi.
Plus personne ne le pourra.
Ce qui signifie, sauf imprévu,
qu'au bout du compte, très probablement, tu mourras.
Oui, tu mourras de faim.
Et ce ne sera pas agréable de finir ainsi,
baignant dans ton urine et tes excréments comme un cochon.
Mais ce n'est pas suffisant
pour te punir.
Tu dois te demander pourquoi, n'est-ce pas?
Et aussi pourquoi j'ai attendu jusqu'à aujourd'hui.
C'est simple.
Ton infortune m'a aidé dans cette vengeance.
C'était un plaisir de voir un beau jeune homme, fort, plein de vie,
réduit à l'ombre de lui-même, cloué dans un chaise roulante,
incapable de parler ou de bouger, mais toujours capable de comprendre.
Ce spectacle m'excitait.
J'ai patiemment attendu ce moment.
Tu veux savoir pourquoi nous sommes ici maintenant, lgnazio?
Parce qu'être mon frère ne t'a pas empêché de me trahir avec Maria.
Tu l'as fait.
Je t'ai vu.
Je t'ai vu savourer sa bouche.
Combien de fois t'ai-je supplié de la laisser,
de ne pas profaner mon amour pour elle?
Mais non, il a fallu que tu continues.
Sale paraplégique.
Si ça peut te consoler,
le corps de mon ami le Dr. Suarez pourrit ici.
Un très cher ami.
Il voulait la même chose, tu vois?
Il voulait me prendre Maria, juste comme toi.
Elle était la femme de ma vie,
la femme qui pour moi
était plus importante que l'air que je respire.
C'est une bonne chose de t'avoir parlé,
de frère à frère, avec amour, et je l'ai fait.
Je te souhaite la mort la plus horrible possible.
Salut, lgnazio.
Nous revoilà ensemble, comme au bon vieux temps.
Je te rendrai fou de plaisir.
Viens, lgnazio, viens.
Viens.
Ignazio, viens.
Viens.
Viens.
Viens à moi.
Allez, viens.
Sortez de ma chambre immédiatement.
- Je vous interdis de mettre les pieds ici. - Tu ne peux pas plus interdire que permettre.
Tu n'est rien, c'est clair? Rien du tout.
Qu'est-ce que vous cherchez? Qu'est-ce que vous faites?
- C'est pour votre frère. - Ceci...
est à moi maintenant.
Souviens-toi, il n'y a pas assez de douleur en ce monde
pour faire payer ceux qui trahissent leur bienfaiteur.
Que voulez vous dire? Je ne vous comprends pas.
Je sais tout de ta sale liaison avec Maria.
Tu croyais que je n'étais pas au courant?
Tu veux entendre cet enregistrement que j'ai fait
de vos misérables obscénités?
Tu veux l'entendre? Ne fais pas tant de manières!
Je t'en prie.
Oh, Sol. Je t'en prie, ne me quitte pas.
Tu es la seule qui me rende heureuse dans cette maudite maison.
Toi aussi tu voulais me l'enlever.
- Mais tu n'y arriveras pas. - Qu'est-ce que vous faites?
Tu viens avec moi, petite garce.
- Maintenant tu vas voir! - Lâchez-moi!
Viens avec moi!
Laissez-moi.
Laissez-moi!
Allez.
- Lâchez-moi - La ferme!
Laissez-moi.
- Assez, j'ai dit! - Non!
Non!
Ça suffit!
Tu vas rester ici et crever comme une pute.
Je ne te laisserai plus faire du mal à personne d'autre.
Qu'est-ce qui se passe?
C'est impossible.
Ce n'est pas toi, ce n'est pas possible.
Je dois rêver.
Tu ne rêves pas, Antonio. Il fallait que je revienne vers toi.
Oh non, non.
Oh non.
Touche-moi, touche-moi.
Tu seras convaincu.
Non!
Allons, tu n'as pas peur de la vérité?
Allez, touche-moi.
Tu me crois à présent?
Qu'est-ce que tu me veux?
Dis-le moi.
- Qu'est-ce que tu veux? - Tu ne devines pas?
Voilà, allonge-toi.
Comme ça, ne bouge pas.
Tu es une sale garce.
Tu n'as pas le moindre respect, mais je jure que tu vas payer pour ça.
- Je te ferai payer pour tout. - Je te déteste.
Je couche avec qui ça me chante parce que tu es impotent.
- Un pauvre minable. - Je vais te tuer!
- Je vais te tuer! - Arrête! Qu'est-ce que tu fais?
Garce.
Tu vas mourir!
Mourir!
Tu m'as tué à nouveau, Antonio.
Pour la deuxième fois.
Ce n'est pas vrai.
Non.
Non.
Non. Non.
Ce n'est pas vrai.
Non. Non.
Ce n'est pas vrai.
C'est impossible.
Pourquoi?
Maudite femme.
Ne t'approche pas de moi.
Ne me touche pas. Vas t'en.
Vas t'en!
Ne me touche pas. Non!
Dieu merci!
- Comment as-tu fait? - Antonio est mort.
Il ne reste plus personne dans le château.
Antonio est mort?
Comment est-ce possible?
Qu'est-ce qui se passe dans ce château, Miria?
Réponds-moi.
Il ne reste plus que toi et moi à présent, Sol, comme autrefois,
comme nous le voulions.
Tu te souviens? Rien que toi et moi.
Tu n'es pas Miria, Ce n'est pas sa voix.
Tu...
Tu es...
Tu es Maria.
Je suis revenue, Sol. Je suis revenue te chercher enfin.
Et cette fois tu ne m'échapperas pas, que ça te plaise ou non.
C'est ce que j'ai toujours désiré, mais jamais vraiment eu.
- Quoi donc? - Tu seras à moi, Sol.
A moi.
Non, Maria, ne fais pas ça. Arrête, ne me touche pas.
J'ai tué tous ceux qui m'avaient éloigné de toi,
et à présent, à travers ce corps, tu seras à moi pour toujours.
Non, je t'en prie, je t'en supplie.
Tu es Miria, tu es Miria.
Maria n'existe plus.
Ne me rejette pas.
Ne résiste pas.
Laisse-moi te prendre. Je te veux.
Mais moi je ne veux pas. Va t'en, ne me touche pas.
Je ne veux pas. Laisse-moi, je t'en supplie.
Ecoute-moi.
Je suis là avec toi.
Je te donne mon corps.
Prends-moi, si tu le désires.
Mais libère Miria.
Libère-la!
Je m'offre à toi.
Je serai à toi à tout jamais.
Mais je t'en conjure, laisse ta fille. Prends-moi.
Prends-moi, Maria.
Prends-moi, prends-moi.
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