Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
...
-Dans Tes verts pâturages Tu m'as fait reposer
-Je t'avais dit de pas l'emmener. -On se quitte jamais, avec Totoche.
-Tu m'as désaltérée
-Cache-la.
-Je veux pas.
-Rien ne saurait manquer
Où Tu me conduis
-Notre sœur Gisèle va entrer
dans la grâce et la joie du Seigneur.
Bien que notre peine soit grande,
il faut se réjouir. Car Gisèle
est maintenant dans la lumière. -Elle est au Ciel, ma maman ?
Corinne, je pourrai la voir ?
-Oui. Mais pas tout de suite, Nénette.
-À sa fille Antoinette,
qu'elle a tant aimée
et tant protégée, je répète les paroles du Christ :
"Heureux les cœurs simples, car ils verront Dieu."
-Quand je vais revoir ma maman ?
-Tu la verras quand tu iras au Ciel.
-Oui. Mais avant, je la verrai plus jamais, jamais.
-Mais ta maman, elle te voit, Nénette.
J'en suis sûre.
Elle te protège...
de là-haut.
...
*Friture.
...
-Pourquoi je dois partir ?
-Parce que tu peux pas rester toute seule.
Tu vas voir, il y a des gens très gentils, aux Tilleuls.
—C'est loin '? —Non.
C'est à Joué-lès-Tours.
-Oui, mais je pourrai plus faire
le ménage à l'école.
-On te trouvera un autre travail là-bas.
-J'aimerais mieux rester à la maison.
-Tiens, Nénette. Regarde ce qu'il y a là-dedans.
Nénette.
Il y a des photos de toi quand tu étais petite.
-"Antoine et Gisè|e."
J'ai trouvé une photo de ma maman avec mon papa.
"Ma chère Gisèle..."
-Elle sait quoi, de son père ?
-Ce que sa mère lui en a dit.
Qu'il était parti, qu'il habitait loin.
-"20
"rue Albert-Prévost,
"Angers."
-C'est le grand jour ?
-Corinne, elle m'a donné un casque
pour ma radio. -T'es contente ?
-Oui. C'est plein de gens très gentils, aux Tilleuls.
C'est quoi ? -Le livre.
Le livre que tu voulais. -Les Malheurs de Sophie !
-Comme ça, tu penseras à moi.
Tu vas me manquer, ma Nénette. -Toi aussi, tu vas me manquer.
-Tu me téléphoneras ? Tu as mon numéro ?
-Je l'ai mis dans ma valise, le portable, pour pas le perdre.
-On y va, Nénette.
-Pleure pas, Nénette.
Nénette pleure.
...
Je viendrai te voir.
C'est promis.
...
-Ceinture.
...
Ton sac.
-Et les papiers de la tutelle ?
-On s'en est occupés.
Je la suis depuis 5 ans. -C'est comme une cigarette
-C'était difficile, pour sa maman, qui était trop âgée.
-On ne peut pas s'en passer
-Elle travaillait à mi-temps.
Ce serait bien, de lui trouver un emploi.
-Le seul arrêt de bus est à 1 km.
Le problème, c'est la tortue.
Nous n'acceptons aucun animal.
-Une tortue, c'est petit.
-Oui. Mais ça se saura.
On aura une vraie ménagerie. Et quand les maîtres meurent,
qu'est-ce qu'on fait des animaux ?
-Elle pourrait la garder cette nuit, pour se faire à l'idée.
-Une nuit.
-C'est pas possible. On se quitte jamais, avec Totoche.
-Oui. Mais tu peux pas la garder. -Alors j'aime mieux rentrer.
-Nénette, je t'ai expliqué : l'appartement,
Il va être loué.
Tu viendras voir Totoche chez moi.
Tu la gardes cette nuit. On verra demain.
D'accord ?
Nénette...
-Appelez un dépanneur. Ça fait 3 semaines que je vous le demande.
-Très bien. Je l'appelle.
-Rappelez-moi la semaine prochaine. Merci.
...
-C'est loin, Angers.
Je suis un peu fatiguée.
Maman ?
Tu me vois ?
Parce que moi, je te vois pas.
Maman ?
Totoche ?
Totoche ?
Faut pas partir comme ça.
Après, tu vas te perdre.
Voilà.
Regarde le petit lapin.
N'aie pas peur.
Attends, lapin.
Lapin !
N'aie pas peur.
Lapin ? Lapin ?
Où tu es, lapin ?
Lapin ?
Téléphone.
...
J'ai peur qu'il y ait des loups.
...
Maman ?
Tu m'entends ?
Maman ?
On s'est perdues.
Par où il faut aller ?
Grognement.
...
S'il vous plaît, c'est par où, Angers ?
-Qu'est-ce que tu débloques ?
T'es dans une rave, mamie.
*Musique techno.
...
-C'est par où, Angers ?
Angers, c'est par où ?
...
Musique métal.
...
Elle hurle.
...
-Ça va pas, madame ?
-J'ai peur.
J'ai peur.
-Qu'est-ce que vous faites là ?
-Je suis perdue.
J'ai très peur. La dame qui crie, elle me fait peur.
-Faut pas. C'est Too Much. Elle chante.
D'où vous venez, comme ça ?
-Des Tilleuls.
Parce qu'ils veulent pas de Totoche.
Je vais voir mon papa à Angers, parce que ma maman, elle est morte.
-|| faut pas pleurer.
Vous risquez rien, ici.
C'est quoi, ça ?
-C'est Totoche.
C'est ma tortue.
On se quitte jamais, avec Totoche.
-Hello, Totoche.
-Elle est grande, ta moustache.
C'est quoi, ton nom ?
-Si|ver. Et toi ?
-Nénette.
-D'où tu la sors, la vieille ?
-Elle, c'est Nénette.
-"Nénette" ?
-Tu as faim ? -Un petit peu.
-Nous aussi,
on a la dalle. -Apporte des sandwichs.
-Et de la bière.
-Quoi ?
-Ça fait peur, ta tête. On dirait une sorcière.
-T'es une marrante, toi. T'aimes pas
mon maquillage ? -Ça fait peur.
-What the hell are you doing ?
-Je la maquille. C'est trop marrant.
-Too Much...
-Elle est super, comme ça. Regarde.
*Musique métal à fond.
...
-Son fils est homosexuel.
-Non ! -Votre monnaie.
-Le facteur s'est trompé de boîte.
J'ai eu une carte postale, de Grèce.
Sans ambiguïté. —Ben dites donc.
Au revoir.
-Au revoir.
-Madame Lavreau. -Madame Leblanc.
-Au revoir. -Pour votre préparation,
ça attendra. -C'était pour aujourd'hui.
-Demain. Il suffit de parler moins et d'écouter plus.
-J'irai à la pharmacie du Centre.
-Vous aurez votre préparation
dans 3 semaines. -C'est la dernière fois
que je viens chez vous. -À demain.
Et n'oubliez pas
votre carte Vitale, pour une fois. Quelle plaie !
*Musique métal à fond.
...
Voilà. Ils sont contents : ils existent. Abrutis !
-Et c'est pas fini. C'est la fête de la Musique, ce soir.
Deux comprimés matin et soir pendant une semaine. L'ordonnance.
-Merci.
-Bonjour.
-Qu'est-ce que c'est que ça, encore ?
-Oui ? Je peux vous aider ?
-Je veux voir mon papa.
-Pardon ?
-Antoine Bérard.
Antoine Bérard.
-Qu'est-ce qu'elle veut ? -Elle veut voir
-M. Bérard est décédé.
-C'est pas une erreur. J'ai l'adresse.
Je veux le voir. -|| est mort.
Ça fait 15 ans.
-|| est mort ?
-Oui.
C'est pas un spectacle. Cette dame a une crise.
Pas avec le chien.
La dernière fois,
il m'a baptisé le comptoir. Allez fermer.
Venez vous asseoir. -Au revoir.
-Françoise, aidez-moi, c'est un âne mort.
Elle va me flanquer une hernie.
Baissez le couvercle. On sait jamais. Allez.
Hop là.
Vous avez quoi, à l'œil ? -Une étoile.
-Vous voulez pas que j'appelle...?
-Ne restez pas dans mes pattes.
-Bien.
-Bon.
Vous connaissiez M. Bérard ? -Non. Mais je voulais le voir.
Tu le connais, toi ? -Je suis son fils.
-C'est ton papa ? -Oui, c'est mon papa.
-J'ai un frère. Je suis contente.
-Lâchez-moi.
Vous voulez pas que j'appelle quelqu'un ?
-Apportez-moi un verre d'eau.
-C'est papa,
avec ma maman. -Très bien.
Vous prenez un traitement ? Qui est votre médecin ?
-Je verrai pas tout de suite mon papa.
Parce qu'il est au Ciel avec ma maman.
-Bien sûr, bien sûr. Merci.
Tenez, buvez ça.
-Elle est jolie, la photo. -Très jolie.
-Ça va aller, monsieur Bérard ? -Évidemment que ça va aller.
Bon. Rentrez chez vous.
-Je suis pas à une minute près.
-Je vous ai dit de rentrer chez vous.
-À demain matin, alors.
D'où vous tenez cette photo ? -C'est à ma maman.
-Comment vous avez eu mon adresse ? -Sur l'enveloppe.
Comment tu t'appelles ?
-PauL -Paul, Paul, Paul...
-C'est pas possible.
C'est pas possible. -Pau|, Paul, Paul...
-Je reviens tout de suite.
-J'ai un frère ! J'ai un frère !
-Mon père reconnaît explicitement l'existence de l'enfant.
Parce qu'il le dit bien : "Comment va la petite ?"
-Il y a un délai de 28 ans pour une recherche en paternité.
Il est largement dépassé.
1. Votre héritage ne risque rien.
2. La personne me paraît inoffensive.
-Je vais quand même mettre tout ça en lieu sûr.
-L'amour, comme une cigarette Ça brûle et ça monte à la tête
-D'autres précautions ?
-Pas la peine qu'elle s'éternise. Vous savez comment sont les gens.
-À qui le dites-vous ! -Bonjour.
Tu veux voir Paul ?
Ou des médicaments ? -Je vous rappelle.
C'est fermé.
-Mais la dame...
-La pharmacie Grandpierre
est ouverte jusqu'à 21 h 30.
Au revoir. -Au revoir, madame !
-Antoine Novak.
-On m'appelle Nénette.
On entend la mer. -Oui. Reposez ça,
c'est fragile.
Vous êtes en maison de retraite ?
-Non. -C'est quoi, ça ?
Votre numéro de chambre. -C'est rien. J'y habite pas.
Je peux te faire un bisou ? -Non.
Carte d'handicapée...
-J'étais trop petite, quand je suis née.
-C'est qui, cette Mme Lefèvre ?
-C'est Corinne. Elle s'occupe de moi.
-Une assistante sociale, quoi.
Sinon, vous avez de la famille ?
J'ai un frère ! J'ai un frère !
-Arrêtez. Allez vous asseoir.
Allez vous rasseoir. -Elle pique, ta barbe.
-Ben ici.
-Comment ça, "ici" ?
-Je vais habiter avec toi.
-C'est hors de question.
-Ben si. T'es mon frère. -Non, non.
Il faut retourner aux Ormeaux.
-Les "Ormeaux" ?
-Aux Tilleuls. Là où vous habitez.
-J'y retournerai jamais, aux Tilleuls.
-Mais pourquoi ? -Parce qu'ils veulent pas
de Totoche. On se quitte jamais, avec Totoche.
-En plus, vous avez un enfant?
-Non.
C'est ma tortue.
C'est maman qui me l'a donnée.
-Non. Pas sur le bureau, la tortue.
-Moi, je veux pas laisser Totoche.
Je veux pas quitter Totoche. On se quitte jamais.
Je veux pas.
Je veux pas quitter Totoche.
Je veux pas la quitter.
-S'ils acceptaient Totoche, vous retourneriez aux Cyprès ?
Enfin, aux Tilleuls. -Je veux rester avec toi.
-C'est pas possible.
Allô, les Tilleuls ?
Passez-moi la direction.
-Paul Bérard, le frère
de Nénette.
Il paraît que vous n'acceptez pas les tortues.
-Faites un effort.
C'est quand même pas compliqué.
Eh ben, voilà.
Très bien. Donc vous m'assurez que Totoche est acceptée ?
Je vous remercie.
Je la préviens tout de suite.
Merci.
Voilà. Totoche est acceptée. Vous pouvez retourner aux Tilleuls.
-J'aimerais mieux rester avec toi. -Mais ce n'est pas possible.
Je vous conduis à l'hôtel.
Et enlevez ce que vous avez sur l'œil.
-C'est too Much.
-Raison de plus.
Fermez la porte.
Venez, venez.
-Pourquoi je peux pas dormir chez toi ?
-Il y a pas de place.
-Là où j'habitais avant, j'avais une chambre.
Elle était petite,
mais elle était jolie.
C'est grand, chez toi ?
-Il y a pas de place. Vous serez mieux à l'hôtel.
-Je suis allée à l'hôtel à Vichy, avec maman. Elle buvait de l'eau.
-Arrêtez. J'ai mal à la tête.
-Ma maman, elle dit qu'il faut prendre de l'aspirine.
Elle me manque. -Alors ça, je m'en fous...
-La clé.
-Bon. Ça, c'est une clé.
Vous la mettez dans la porte, et ça ouvre.
-Elle est où, la clé ? -Ça, c'est une clé.
-Ça ouvre les portes, ça ? -Oui.
-Je peux l'accompagner. -J'y vais.
Vous la réveillez demain à 8 h 30. Venez.
Bon. Vous venez ?
-Pau| !
-Votre clé.
-Il y a une baignoire.
-Je viens vous chercher demain à 9 h 30.
Soyez prête.
-Je vais prendre un bain.
Paul !
La bise. La grosse bise. -Non, non, non...
-Je t'aime, Paul.
Je t'aime beaucoup, beaucoup.
Bonne nuit !
De l'eau coule.
Mort?
...
Percussions.
...
-Allô ?
Mme Lefèvre ?
Paul Bérard, pharmacien à Angers.
Mlle Novack est chez moi. Je l'ai conduite dans un hôtel.
C'est normal.
Elle a fait une légère bouffée délirante.
Mais elle va très bien.
Demain matin, je la mets au train de 9 h 45,
et vous la récupérez.
Je ne fais que mon devoir de citoyen.
Au fait, comment je fais pour me faire rembourser ?
La fanfare joue "Oh When The Saints".
...
Musique orientale.
...
Musique métal.
...
-Coucou, Silver !
...
-Pousse-toi. Je vois rien.
-T'as plein de place. -Mais comment elle me parle ?
Dégage, salope !
*-Tu veux un coup de main, connard ?
-Viens m'aider, pouffiasse.
-Je te défonce.
-Vas-y, descends.
...
Sirène de police.
...
-Hé, Nénette.
Tiens, Nénette. -C'est quoi ?
-Des sucrettes.
Garde-moi ça 5 minutes. -D'accord.
Super.
-Il y a la police.
-T'as rien sur toi ? -T'inquiète.
-Vous avez jeté une poubelle ?
-Pas du tout. -On verra ça au commissariat.
Venez. -Tu fais quoi, fils de pute ?
Tu fais quoi ? Tu le lâches.
-Et merde...
-C'est pas leur faute. C'est à cause du chauve.
-Qu'est-ce que vous faites là ?
-Enculé de ta race ! Police de merde !
-Elle est trop petite, ta coquille.
Ouais. Voilà.
Celle-là est très bien. Tu seras plus à l'aise.
Sonnette .
-Excusez-nous.
On vous ramène votre sœur.
-Ce n'est pas ma sœur.
Elle repart demain en institution.
-Il faut pas la laisser traîner la nuit. Elle aurait pu se blesser.
Percussions.
...
-Bonjour. -On y va?
Vous ne sortez plus de l'hôtel. Je vous emmène demain à la gare.
C'est pas compliqué.
-J'ai très bien compris. Je suis pas neuneu.
Je t'aime beaucoup, mon Paul. Beaucoup,beaucoup.
Paul, Paul, Paul.
Regarde, l'eau coule.
-Excusez-nous. Désolé pour le dérangement.
-C'est elle à qui j'ai loué la chambre.
-C'est quoi, le problème ? -Regardez les dégâts.
Elle a laissé couler son bain.
Ça a traversé le plafond.
Le service informatique est en panne.
-J'ai oublié. J'ai écouté la musique.
J'ai oublié.
-Vous avez quoi, dans la tête ? Vous savez
combien ça va coûter ? -Il y a des assurances, pour ça.
Soyez poli avec les clients.
-Des débiles, oui. Foutez-moi le camp !
-Je suis pas débile. C'est parce que j'étais trop petite !
-On discute pas avec les cons !
Qu'est-ce que vous faites ? -Mon lacet.
-Vous ferez ça plus tard.
-C'est bien, que je "dors" chez toi. -Comme vous dites.
-C'est grand, chez toi. -Vous venez ?
-J'ai un petit peu faim. Et Totoche aussi.
-Pas sur la table, la tortue.
Et dépêchez-vous.
Qu'est-ce que vous faites ? -J'ai tout fini.
-On va se coucher.
-Oh !
Oh, les escargots !
Hé, regarde, Totoche.
Les escargots, ils ont des pinces.
J'en ai jamais vu, des comme ça. -On ne touche pas.
Ça pince très fort.
-C'est qui, le monsieur ?
C'est papa ?
-Oui, c'est papa.
-Il est beau. Il te ressemble, avec des cheveux.
Et la dame, c'est ta maman ?
-Donnez-moi ça.
-Elle est où, maintenant, ta maman ?
Elle est au Ciel ?
-Ça existait, à l'époque, les préservatifs. Merde.
-Tu as une chemise de nuit? Tout est dans ma valise.
Il claque la porte.
...
Paul ?
Tu dors ?
-Hein ?
-J'arrive pas à dormir.
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Il y a les escargots qui pincent qui me font peur.
-Mais ils sont très gentils.
Ils pincent pas la nuit.
-Tu me lis une histoire ?
-Non. Il faut dormir, maintenant.
-C'est moi qui lis, si tu es fatigué.
Maman était maîtresse d'école.
C'est pour ça que je sais bien lire.
-Il faut dormir.
-"'Ma bonne, ma bonne',
"dit un jour Sophie
"en accourant dans sa chambre.
"'Venez vite
"'ouvrir une caisse
que papa m'a envoyée de Paris.
Bonjour, mon Paul.
Je vais te faire du café.
Je sais très bien faire le café.
Je trouve pas le sucre. -Il est dans la cuisine.
-J'ai cherché partout. -Merde ! Je me suis trompé.
-Elles sont jolies,
les sucrettes de Too Much, hein ?
Mais c'est pas pour toi.
C'est pour Paul.
Paul, Paul.
Paul.
Klaxon
-Une seconde. J'arrive.
Naturellement, Françoise est en retard.
-Pau|, il est prêt, mon café.
-On va bientôt partir.
-Tu bois pas mon café ?
Il est bon, mon café ? -Oh, c'est une infection.
Excusez-moi, monsieur Bâtard.
-Rangez les casiers.
-Maintenant ? -Oui, maintenant.
La porte !
—Aie ! Aie !
-Il fait chaud ou c'est moi ?
-Ça doit être vous, monsieur Bérard.
-Elle est où, l'autre ? Antoinette ?
Nénette ?
-Je fais pipi.
-Dépêchez-vous ! Vous allez rater votre train.
Ça va, toi ?
Tu sais que tu es très jolie ?
Quel âge tu as, Totoche ?
Ou plutôt, Totor.
-Je suis prête.
-Totoche est un garçon.
-Non. C'est une tortue.
-On dit "une tortue",
même si c'est un mâle.
Comme une girafe ou...
-Une poule ?
-Ah non. Une poule, c'est une fille.
Sinon, c'est un coq.
Vous avez mis mardi avec mercredi.
-Tu me chatouilles.
Moi aussi, je peux te chatouiller.
-Je peux te chatouiller, moi aussi. Attendez. Il y a Françoise...
*-J'arrive pas à déchiffrer une ordonnance.
-Oui, Françoise. Je descends. Chut.
-Tu viendras me voir aux Tilleuls ? A la maison de retraite.
-Pourquoi tu y vas ?
T'es pas bien, ici ? -Mais il y a pas de place.
-Mais si. Et puis on vient de se retrouver.
On va pas se quitter maintenant. Tu sais quoi ?
C'est la clé de l'appartement,
ça, la clé du porche.
T'es chez toi.
-Clé du porche, clé de l'appartement...
-Astamyl...
Un le midi, un le soir.
Vous avez de très belles mains, Françoise.
J'avais pas remarqué.
Elles sont magnifiques.
Vous trouvez pas ?
À part ça,
ça va, la famille ?
-Ça va. -Tant mieux, tant mieux.
Pour les enfants.
Allez.
-Merci.
-Et puis...
ça pour Madame !
-Non. C'est trop. -J'insiste.
Voilà.
C'est pas vrai.
C'est un four, ici.
Non. C'est pour moi.
-Je peux payer, monsieur Bérard.
-My pleasure.
C'est la tournée du patron. Allez.
À bientôt, monsieur Belkhri.
Finalement, non. Moins je vous vois, mieux vous vous portez.
Oh, celui-là...
Au revoir !
Ça va pas du tout.
Ça va pas du tout.
Pas du tout, du tout, du tout, du tout.
C'était là.
C'était là La la la la la la la la
Vous en pensez quoi ?
C'est plus harmonieux. -Oui, oui, oui.
C'est un peu moins pratique...
-Oh ! J'avais oublié
que j'en avais.
-Bonjour, madame.
-Ça sent bon. -Qu'est—ce qu'elle fait là ?
Monsieur Bérard !
La folle d'hier est là. Je sais pas par où elle est entrée.
-C'est Nénette, ma sœur. Fais un gros bisou à Françoise.
-Bonjour, Françoise.
-Ça sent bon, ça sent bon.
Ça me rappelle la maman à papa.
Mamie Thérèse. Tu l'as pas connue.
-Mon ordonnance est prête ? -Madame Lavreau. Quel plaisir !
Je me disais que vous devriez passer plus souvent.
-Qu'est—ce qui vous prend ? -Nénette, je te présente
une femme exceptionnelle.
On l'appelle "Mme Langue de pute".
Je vous présente ma sœur, Nénette.
Mon père a fauté avec une charmante jeune femme. Nénette est sa fille.
-Les escargots avec des pinces se bagarrent.
-Ça doit être le petit clypeatus. Il est à cran.
Excusez-moi, une urgence.
-Ils se bagarrent.
-Eh oui. C'est un combat de coquilles.
-Qu'est—ce qui se passe, ici ?
-T'as vu, il a perdu une pince.
-Il va mourir ?
-Non. Elle va repousser.
-Ça repousse ?
-Oui.
-Une copine de maman avait qu'une jambe.
Elle aurait aimé qu'elle repousse.
-Un jour, ce sera possible. Ils sont à deux doigts.
-Les doigts aussi ? -Tout.
On pourra avoir 12 doigts. Ce serait épatant, pour le piano.
-J'ai mis Totoche dans le grand bocal.
-Oui. T'as bien fait. -Elle peut voir les escargots.
-Ce sont des bernard-l'hermite.
-Elle est jolie,
la coquille de Bernard. -Toute neuve.
Dès qu'elle est trop petite, il déménage.
Mais sans sa coquille,
il est complètement démuni, le pauvre gars.
Alors je lui en donne une.
-Bernard, il a jamais vu la mer ?
-Non. Non. Il vient d'un élevage.
-Et ses copains ?
—Pareil.
-C'est triste.
-Oui, c'est triste.
-Vous vous absentez,
Monsieur Bérard ?
-On va faire un tour à Pornic. Je vous laisse seule.
-Ah bon ?
«le vous rapportera une Asïerra rubans.
-Comment ?
-Une étoile de mer.
—On va à la mer. —Allez !
*Musique classique.
...
-Ils vont être contents, de voir la mer.
J'y suis allée une fois, avec maman, mais elle était trop loin.
...
Pourquoi
tu pleures ? -Écoute cette beauté.
Ça me bouleverse toujours.
-T'es triste ?
-Non. C'est du bonheur.
Tu te rends compte tout ce que tu peux partager
à travers la musique ?
-Et après, je pourrai mettre ma musique ?
-Tout ce que tu veux, ma Nénette.
-C'est la musique de Too Much.
-Allons-y.
*Musique métal.
...
C'est bien aussi.
...
C'est bon. C'est fort...
...
Oh, c'est magnifique.
...
-Pau| !
—Elles te plaisent ?
Ben, prends-les. -Merci, Paul.
7,, ,/
Et la casquette ?
-Tout ce que tu veux. Prends-en une pour moi, aussi.
-Bonjour. Un kit de rasage et un jeton pour la douche.
Merci.
Pardon.
-23 ans de bouc.
J'en pouvais plus.
Vous, par contre, la moustache, ça vous va à merveille.
Comment vous me trouvez ?
Hein ?
-Paul, t'es où ?
-Regarde. Je t'ai fait une surprise : je pique plus.
Viens me faire un bisou.
Mes amis, aujourd'hui est un grand jour.
Vous avez toujours vécu en captivité.
Vous n'avez jamais connu la griserie
des libertés océanes.
Nénette et moi, nous vous |'offrons.
-Comment il va faire, Bernard, avec une pince ?
-|| survivrait pas. Il faut le retrouver.
Je l'ai.
-Voici.
Monsieur n'a vraiment pas faim ? -Un pichet de vin blanc.
Hop, hop, hop...
J'avais soif.
C'est incroyable.
Regarde
cette merveille
Le manteau est posé
sur la nacre comme de la soie.
Les branchies, c'est par là qu'elles respirent.
-C'est bon, les huîtres, avec du citron.
-Très important,
le citron. C'est pour voir si elles sont vivantes.
-"Vivantes" ? -Regarde. Elle bouge.
Excusez-la. Elle essayait
de s'échapper. -On s'en va. C'est inadmissible.
-T'aimes les pâtes ?
On va en prendre.
Puis après,
on ira voir la maison
De papa. C'est à 5 minutes.
-"La maison de papa" ?
-À papa, au papa de papa,
et puis à moi.
Enfin, elle est à Véronique.
-C'est qui ? -La maman de Maxime.
Frégate. -C'est ton chien, Frégate ?
-C'est le chien de Maxime. Frégate !
S'il y a Frégate...
Frégate ?
Où il est?
Le chien ! -Qu'est—ce que tu fais là ?
-Maxime.
Tu peux pas savoir comme je suis content de te voir.
-Tu t'es souvenu de moi après 5 ans ?
-5 ans déjà ?
-Tu te fous de moi ? Je vis à Nantes.
-Je n'ai aucune excuse.
Mais grâce à Nénette,
je te retrouve.
Ta tante. Ma demi-sœur. La fille cachée
de papy Antoine. Viens faire un bisou à mon fils.
-Qui est-ce, Maxime ?
-Véronique ! Véronique est là. Ça, c'est une chance.
C'est quelqu'un de merveilleux.
Portable
-Allô ?
Oui, Lucie.
Justement, j'allais t'appeler.
-Véronique, tu es magnifique.
Tu es magnifique !
Vous aussi, Patrick.
Ce que j'ai pu vous envier
vos cheveux. Votre crinière de lion, là !
-Que nous vaut le plaisir ?
-On passait par la, avec ma sœur, et j'ai entendu le chien.
-Tu as une sœur ?
-Depuis hier. On s'est retrouvés hier.
Papa a fait un enfant à une dame de Tours. On a mis plus de 50 ans
'a se retrouver.
Un miracle. —C'est beau, la maison de papa.
-Viens, Nénette, que je te présente.
-Bonjour, madame.
-"Madame" ! C'est Véro. C'est la maman de Maxime.
Et Patrick, le mari
de Véro. Brillant gynécologue, en plus.
D'ailleurs, c'est comme ça qu'ils se sont connus.
-C'est quoi, "ginéto|ogue" ?
-C'est le docteur qui soigne le zizi des dames.
-À quoi tu joues ? Tu as bu ?
-Pas du tout, du tout. Par contre, j'ai soif.
C'est au même endroit ?
-Le chien. Frégate.
Gentil, Frégate.
-Une sœur ? Encore un de ses coups fourrés ?
-Ça m'étonnerait pas.
Ça fait 8 ans qu'il se tient à carreau. C'était trop beau.
-Regarde-moi l'autre, le culot.
Elle se croit où ?
-|| est gentil, ton chien.
-Elle se fout de nous.
-C'est ma maison.
Mettez-vous bien ça dans la tête.
Elle est à moi.
-C'est la maison de papa. -J'appelle Me Richard.
-Bonjour. C'est Patrick Régnier.
On a un gros problème avec M. Bérard.
-Coucou.
-Coucou. -Coucou.
-Coucou. -Coucou.
-Santé !
C'est qui, cette jolie petite fille ?
Ça serait pas Léa ? Elle est mignonne, Léa.
-Je m'appelle Lilas. -Oui. Je suis bête.
C'est encore plus joli, Lilas.
Et moi, je suis papy. Ton papy Paul.
Nénette ! Je te présente ma petite-fille Lilas.
Fais un bisou à tata Nénette.
-Bonjour, Lilas.
-J'ai une soif, moi.
-Il est rigolo, ton lapin.
Il s'appelle comment? -Il s'appelle Nain-Nain.
-Moi, j'ai une tortue.
Elle s'appelle Totoche. Mais c'est un garçon.
-Elle est où ?
-Chez Paul. Elle aime pas le sable.
-Lucie, je comprends pas.
-Tu viens jouer ?
-D'accord. -C'est ridicule.
Je l'ai pas vue de la semaine. -Gros bisou, Lucie.
C'est Paul !
On se voit quand ? -Mais arrête.
Allô
Non, Lucie. Je parle à mon père.
Lucie ?
-Comment elle va ?
-On divorce !
Tu recommences déjà à me pourrir la vie.
-Vous divorcez ?
-Viens.
Attrape-moi.
-Ça suffit. Ça suffit.
Lilas, ma chérie...
Arrêtez, avec ce chien. Fais quelque chose.
-Je peux quand même pas les virer.
-Pourquoi pas ?
-Je cours plus vite que toi.
Un bisou, Paul.
-C'est terrible.
Pauvre Maxime ! Combien de temps ils sont restés ensemble ?
-Et c'est maintenant
que tu t'en occupes ?
-Dans quel état vous mettez ma femme ?
Calme-toi.
-Non. Mais elle a raison.
Je me suis comporté comme un crétin, au moment du divorce.
Patrick, vous avez fait le bon choix.
J'appréciais très moyennement Mlle Fisher.
-"Mlle Fisher" ?
-Oui. La visiteuse médicale.
Physiquement, c'était une bombe, hein.
Je vous apprends rien.
Mais humainement, Véro est cent fois supérieure.
Je vous aime, tous les deux.
Piano
Vous avez encore mon piano ?
C'est génial.
-C'est quoi, l'histoire avec Marie-Paule ?
-Marie-Paule a toujours été une amie.
-La question est : vous avez couché ensemble ou pas ?
-Je sais pas. Mais non... -Me prends pas pour une conne !
-Je voulais faire pianiste classique, avant.
Y a plus de sonates
Je vends du bicarbonate
J'ai loupé ma vie J'ai repris la pharmacie
Y a plus de sonates Je vends du bicarbonate
J'ai repris la pharmacie
La pharmacie, la pharmacie -Encore !
-Lilas, je te ramène chez maman. -On joue au piano
avec le monsieur. -"Le monsieur" ? Je suis ton papy.
Je suis ton papy
Le papa de ton papa
Et elle c'est ta tata C'est ta tata
C'est ta tata
-Lilas, viens te changer.
Et toi, arrête. Merde. -Oh !
-Tu viens, Nénette ?
Piano
...
-Ça m'a redonné soif.
-Elle est gentille, Lilas.
J'aimerais avoir des enfants, mais j'ai pas de fiancé.
-Vous êtes vraiment
sa sœur ? -Oui. On a le même papa.
Antoine Bérard. Et je vais habiter
chez Paul. -Il vous a proposé ça ?
-Oui.
Il m'a donné les clés.
-C'est étonnant de sa part, ça. Ça lui ressemble pas.
-Moi, je ressemble à ma maman.
-On joue à chat, Nénette ?
-Lilas, il faut qu'on parte.
-Une seule fois.
Je me cache.
Tu me regardes pas.
-1,2,
3, 4.
5, 6,
7, 8, 9, 10.
ça y'est !
...
-C'est rouillé, tout ça.
Tas proposé 'a cette femme
de vivre chez toi ?
-C'est normal, c'est ma sœur. Elle a que moi. Enfin, que nous.
-Je te reconnais plus.
-J'ai changé.
Tu sais pas le bien que ça fait de voir les choses autrement.
Mais, toi, Maxime,
t'habites où ?
-Chez un pote de l'agence.
-Viens t'installer chez moi. C'est à 30 minutes de Nantes.
-Ça Va pas.
T'es pas
dans ton état normal. -Au contraire.
Je n'ai jamais été aussi normal.
Et si tu as besoin
de quoi que ce soit, tu peux compter sur moi. Je suis là.
C'est tellement bon de te voir.
-Papa, tu me fais mal.
-Je comprends mieux ton engouement pour le golf.
-Tu fais chier, Véronique. -Depuis quand tu la sautes ?
«le rentre 'a Nantes.
-Elle t'a donné rendez-vous,
la salope ? -Que se passe-t-il ?
-Vous allez pas vous engueuler !
-Salopard. Tout ça, c'est à cause de vous.
-Mais comment ça ?
—Vouloir détruire une famille...
-C'est tout le contraire.
Sacré Patrick. Même pas mal.
-T'es malade ? Le frappe pas.
-Maxime...
-Fumier. -Qu'est-ce que tu fais ?
-Je téléphone à ta grosse pute. -T'es cinglée !
Donne-moi ça. -Marie-Paule ? C'est Véro.
Tu couches avec mon mari ?
-Tu sais où elle est cachée, Lilas ?
-T'inquiète pas. On va la retrouver, cette petite coquine.
Lilas, Lilas...
Ah, vous dirais-je, maman...
-Papa ? -Reste polie, connasse.
-Je crois que vous devriez partir.
*Musique classique.
...
-J'aime bien cette musique.
-T'as raison d'aimer ça. C'est Mozart.
Tu te rends compte ? Il est mort à 35 ans et il a laissé
626 chefs-d'oeuvres.
Mozart, c'est...
c'est Dieu.
-Il est dans le Ciel ?
-Il est partout.
Ah, c'est une journée magnifique.
Magnifique.
Bonjour.
Dis bonjour.
-Papiers.
-Hop!
-Arrêtez ça,
monsieur.
-J'ai roulé trop vite ?
-Vous étiez à 162 km/h.
-Je m'en suis même pas aperçu.
Ça, c'est Mozart.
Quand Mozart vous transporte sur les ailes de la musique...
-Coupez la radio.
-C'est dommage. Écoutez.
-Arrêtez votre cirque et coupez la radio.
-J'ai peur.
-Il faut pas. Ils sont gentils,
les gendarmes. —Veuillez souffler
dans l'Alcootest.
-C'est quoi ?
-C'est pour voir si je suis soûl. Et je suis pas soûl.
Il chantonne.
...
-Tu vas où ? -Faire un test salivaire.
Vous pouvez y aller. Je mange ma casquette
si vous trouvez la moindre trace de substance illicite en moi.
...
-Bon. Arrêtez de chanter.
-Vous n'aimez pas Mozart ? Beethoven, peut-être ?
...
Le roi barbu qui s'avance
Bu qui s'avance Bu qui s'avance
C'est Agamemnon
Agamemnon
-Négatif, major.
-Évidemment, négatif.
Vous m'avez trouvé positif aux stupéfiants je ne sais comment.
D'ailleurs, je suis stupéfait.
-Vous rirez moins au tribunal.
C'est honteux, pour un pharmacien. -Je n'ai rien pris.
J'ai fumé un joint il y a 35 ans. Il faut que je pisse.
-Gentil, le chien. Gentil.
-Reculez, madame. Reculez. Merci.
-Elle m'a l'air bien défoncée, elle aussi.
-Vous avez pris
quelque chose, madame ? -Oui. Des pâtes.
J'aime pas les huîtres.
Tu sais qu'elles sont vivantes ?
-On va vous faire un test.
-Paul ?
Ça fait mal ?
-Non. Ils prélèvent de la salive.
C'est une immuno-chromatographie par compétition.
C'est très rigolo.
-Il m'a pissé sur les pompes, ce con.
-Montez.
-Regarde-moi ça.
-A l'hôpital.
-Vite, parce qu'il y a de la route.
De bon matin J'ai rencontré le train
De trois grands rois Qui partaient en voyage
-Dites-moi, vous avez des problèmes
de drogue ? -Je n'ai rien pris.
Je suis pas fou. Je n'ai rien pris.
Rien, rien.
-Il est difficile de contester une prise de sang.
Ils vous considèrent comme consommateur.
Vous n'aviez rien sur vous. Vous évitez l'emprisonnement.
Bon. Arrêtez.
Ça m'éblouit.
L'ennui, c'est l'ordre des pharmaciens.
Il y a eu des précédents. 3 ans de suspension de licence.
-Évidemment. Il fournissait de la méthadone auxjunkies du coin.
Ça n'a rien 'a Voir avec moi.
Ça n'a rien à voir avec moi.
-Paul ! J'ai peur que Bernard, il "est" mort.
Il bouge plus.
Paul, Bernard, il est mort.
-Et sinon,
sur un plan familial...
Que comptez-vous faire avec...'?
-Avec qui ?
-Avec votre s, o,
e, u, r?
-Je ne comprends rien.
-Votre sœur. -Quelle "sœur" ?
Quelle sœur ?
-C'est triste. Bernard est mort.
-Il faut arrêter la voiture.
Arrêtez-vous.
-Je ne peux pas, là.
Paul vomit.
-Ça fait du bien, de dégobiller.
Après, on va mieux. Mais ça sent pas bon.
Paul gémit.
...
Ça va te faire du bien, ça,
mon Paul.
-Qu'est-ce que c'est ?
Mais enlevez-moi ça !
-Je vais te faire du café. -Foutez-moi la paix.
Sonnette .
...
-PauL il y a quelqu'un qui sonne.
...
Ça arrête pas de sonner.
C'est bien, que tu "es" venu. Mon frère, il est malade.
Paul a trop bu.
Il a tout dégobillé.
-Il est où, le petit sac
-Les sucrettes ?
-"Sucrettes" ?
-Heureusement que je les avais
pour mettre dans le café. -Tu en as pris ?
-Non. Je bois du chocolat.
-Tu en as mis combien ?
-Deux.
-Oh, Shit.
-Sauvez-moi, docteur.
Sauvez-moi. -Écoute-moi.
-Quoi ? Tu as pris deux ecstasys.
-De l'ecstasy.
-Ah non. Impossible.
-"Yes, man." Ce matin, dans ton café.
-Le café ?
Le café infect
fait par l'autre idiote ? -J'ai fait une bêtise ?
-Avec ce que j'ai bu, je vais faire une encéphalopathie
anoxique. —C'est quoi ?
-Manque d'oxygénation du cerveau.
Comme toi, mais en mortel, débile !
-Calm down, you Iittle fuck.
-Il claque des dents.
-C'est normal. Tiens.
-Non. Plus de drogue.
-C'est de la tienne. Légale.
Avale ça. -Oui, monsieur.
Merci.
-Il va dormir, maintenant.
T'inquiète pas.
Je dois y aller.
Take care, Nénette.
-Au revoir, Silver. Fais une grosse bise à Too Much.
Il faut se réveiller.
Il faut se réveiller.
Il faut se réveiller, mon Paul.
Il est 11 h. Il faut descendre à la pharmacie.
Il faut se réveiller. Il est 11 h. Il faut aller à la pharmacie.
-Vous faites quoi ?
-Je te réveille.
-Qui ? -Il est où, l'autre ?
-L'autre dealer, avec des cheveux.
-Silver ? Il est parti.
Je t'ai fait du café.
-Oh, putain.
Oh, putain.
Allô, maître ?
C'est Paul. Oui, ça va mieux. Je tiens le fin mot de l'histoire.
C'est un concours de circonstances.
-Mais vous n'avez pas de preuves.
Voyez un avocat pénaliste.
-Mais j'en ai pas besoin.
Je vous... Attendez.
-Paul, tu sais quoi ? Bernard, il est pas mort.
Je l'ai mis dans le grand bocal.
-Qu'est-ce que j'ai fait ?
Qu'est-ce que j'ai fait ?
Téléphone.
...
Allô. Oui?
Mme Lefèvre ?
Ah, Mme Lefèvre !
Oui. J'ai eu un léger contretemps.
J'aurais dû vous prévenir plus tôt, mais...
J'ai eu...
un drame familial. Mon père est mort.
Non. On s'y attendait.
Elle, elle va très bien.
Je la mets au train de 12 h 12. Sans faute.
Je vous assure.
-Regarde. J'ai bien tout boutonné.
-Bon. Vous partez.
-Où ça ?
-T'as dit qu'on se quittait plus.
-Je ne peux pas vous garder.
-Je veux rester avec toi.
-Ce n'est pas possible.
-Je partirai pas !
Elle hurle.
...
-Bon. Sortez de là !
-Je veux rester avec toi.
Je veux pas partir. Je veux rester avec toi.
-Mais c'est pas possible.
-Pourquoi ?
-Parce que je vais déménager.
-Quand ? -Très vite. Après-demain.
Le temps de trouver une grande maison pour tous les deux...
-Avec un jardin pour Totoche ?
-Avec un très grand jardin, oui. Dès que j'ai trouvé, tu viens.
-Je t'aime, Paul.
-Que| cauchemar !
Ben, tu vois. Ça valait pas la peine de pleurer.
On va chercher tes affaires.
Allez, allez !
-Tu vois, Totoche,
il est gentil, mon frère.
Tu vas avoir un grand jardin.
Tu viens me voir quand ? Demain ?
-Pas demain.
Montre ton billet et ta carte d'handicapée.
-D'accord, mon Paul. Tu viens me voir samedi ?
-Non. Plus tard.
-La bise, Paul. La bise.
-Démarrez, démarrez.
-Au revoir, Paul.
Au revoir !
Au revoir, mon Paul.
-Deux comprimés pendant une semaine.
Vous avez votre carte Vitale ?
Ça vous change !
C'est fou !
-Quoi ?
-Votre bouc.
-Quoi, "mon bouc" ?
-Ça vous rajeunit.
-C'est monstrueux.
-M. Bérard
-Quoi ?
-Mme Lavreau aimerait vous parler.
-Qu'est-ce qu'elle veut encore ?
-Bonjour.
Il y a plus de bouc ?
Ça vous donnait l'air sérieux.
-Que voulez-vous ?
-J'ai quelque chose à vous montrer. -Quoi ?
-Vous me connaissez. Ça reste entre nous.
Au revoir, madame Berger. -Au revoir.
-Il y a même pas votre nom, sur l'article.
Ça peut être n'importe qui.
-"Pharmacien", "à Angers", et la marque de ma voiture.
Rien que ça !
Ça va être une traînée de poudre.
Alors je fais quoi, moi ? Je m'exile ?
-Allez, pas de panique.
Attendons tranquillement la date de la comparution.
-"Tranquillement"...
Salopard ! Tout ça, c'est à cause de toi.
-Vous m'avez appelée ? -Non!
-Bonjour, Maxime. Ça fait plaisir.
Ça fait longtemps.
-Bonjour, Françoise.
-Tiens !
-Comme tu m'avais dit de passer...
-On va monter. On sera plus tranquilles.
Tu as besoin de combien ? -3 O00.
Si tu peux, c'est formidable.
-Pas de problème.
-Merci, papa.
T'as arrêté, avec tes bestioles ?
-Ouais.
-Nénette est pas là ? -Non. Elle est repartie.
-Elle devait pas habiter avec toi ?
-T'as bien vu, elle est un peu simple.
Finalement, elle a changé d'avis.
-C'est quoi, ça ? -Donne-moi ça,
s'il te plaît. -Un collègue à toi ?
-Non. Rends-moi ça.
-Ils parlent de qui ? De toi ?
-Je vais t'expliquer.
-De l'ecsta ?
-J'ai pris ça à mon insu. L'autre débile l'a mis
dans mon café. —"Débile" ?
-Nénette. Je sais pas où elle a eu ça.
Je suis une victime. Tu comprends ?
-Je comprends.
Hier, t'étais un type bien, mais t'étais défoncé.
-Mais ça n'a rien à voir
avec l'affection que j'ai pour toi. -Et Nénette,
tu l'as virée ?
J'en veux pas, de ton fric.
C'est la dernière fois que tu me vois.
-Maxime !
Maxime ! Maxime !
Interphone.
*-Monsieur Bérard, il faut que vous descendiez.
-Comment on va travailler
sans ordinateur ? -Rassurez-vous.
C'est qu'une vérification. Vous avez rien
-Non.
-Je peux aller à l'étage ?
-Ça va, monsieur Bérard ?
Qu'est-ce qu'on peut faire ?
-Demain, Françoise.
Vous pouvez rentrer. -Vous voulez pas
que je reste ?
-À demain, Françoise.
-À demain.
-C'est ça.
Françoise...
Vous êtes quelqu'un de bien.
-Merci, monsieur Bérard.
À demain.
...
-Regarde, Totoche. Des vaches.
C'est gros, mais c'est gentil.
Chez Paul, t'auras un presque
aussi grand jardin que ça.
-Contrôle des billets.
Merci
-Ah, vous vous êtes trompée de train.
Celui-ci va sur Saint-Nazaire.
Vous inquiétez pas.
On va s'occuper de vous.
-Tout va bien. On vient vous chercher à Tours.
-J'y ferai attention.
-C'est gentil.
-Il est mignon, ton chien.
Il est tout petit.
-C'est Poupette. Mon fils me l'a donnée.
-Moi, j'ai une tortue. Elle s'appelle Totoche.
C'est ma maman qui me l'a donnée.
-Oh ! Elle est belle.
-Je "m'ai" trompée de train.
J'étais venue voir mon frère.
-Vous avez un frère ?
-Oui. On a le même papa.
Je vais te montrer sa photo.
Je trouve pas la photo.
Je l'ai oubliée.
-Mais le train va partir.
...
-Clé de l'appartement,
clé du porche...
La clé du porche. Clé du porche.
Paul ?
J'ai oublié la photo de papa.
Et tu sais quoi ? Je "m'ai" trompée de train.
T'es où, Paul ?
Tu dors, Paul ?
Paul, tu fais dodo ?
Paul, réveille-toi.
Réveille-toi.
Réveille-toi, mon Paul.
Paul, réveille-toi.
Réveille-toi, Paul !
Réveille-toi, mon Paul.
Il faut te réveiller, Paul. Il faut te réveiller.
Maman, elle a dit: "il faut appeler les pompiers."
"Il faut appeler les pompiers", elle a dit, maman.
Il faut appeler les pompiers.
Il faut appeler les pompiers.
Le 18.
Il faut appeler les pompiers au 18.
Pompiers.
Paul !
Il va mourir, mon frère ?
-Laissez-nous faire.
-Je veux pas qu'il meure.
Paul ! Paul !
Je veux pas.
Je veux pas.
-Vous pouvez pas monter.
On l'emmène au CHU. Vous pourrez le voir là-bas.
Paul ! Paul !
C'est chez moi.
J'ai ma Totoche qui est la-haut. J'ai mon...
-Elle se prend pour sa sœur.
Bon. Allez, il faut pas rester ici, madame.
Allez, en voiture.
-Vous saviez ce que vous faisiez.
Il y a quelqu'un à prévenir ?
-Non.
-C'est pourtant votre sœur qui vous a trouvé.
À temps, heureusement.
-"Ma sœur"...
Ma sœur ?
-Mais oui, votre sœur.
-On l'a mise sous sédatifs.
Il lui faut une maison spécialisée.
-Je comprends pas.
Ça lui est jamais arrivé.
J'ai même pas réussi à joindre ce M. Bérard.
Je comprends pas.
-Nénette ?
Vous êtes là ?
...
Oui, madame Lefèvre.
Paul Bérard à l'appareil.
Mlle Novack a oublié sa tortue chez moi.
Merci de rappeler.
Nénette ?
...
Piano
...
-T'entends ?
Il joue bien, mon frère. Très bien.
-Club sandwich pour la 206.
-Il faut bien rincer.
-Je sais, Nénette. Je sais.
-J'aime bien travailler avec toi.
-Moi aussi, Nénette.
Mais laisse pas ta tortue dans le chemin.
-Totoche et moi...
-On se quitte jamais. Je sais.
...
-Papy.
...
-Regarde.
C'est Maxime, il filme. Regarde.
-Regarde, il y a papa qui filme. Fais coucou.
-Et il y en a un autre, là.
Regarde.
-Tiens. Tu regardes papa ?
...
-Marcher sur les vagues
Le sable et les algues En douceur
Chercher son étoile
Déplier les voiles En couleur
Toi qui as 7 ans Depuis si longtemps
Tu crois en la vie Sans l'avoir choisie
Au bonheur
En douceur
Pour les jours
Et le heures
Décrocher la lune Et trouver ton âme sœur
Écouter les vagues
Dans un coquillage Au soleil
Oublier le gris
Effacer la pluie Au réveil
Toi qui as 7 ans Depuis si longtemps
Tu as peur la nuit Tu cherches un ami
Pour partir
Loin d'ici
Au hasard
De la vie
Décrocher la lune Et trouver son âme sœur
Marcher sur les vagues
Le sable et les algues En douceur
Chercher son étoile
Déplier les voiles En couleur
Toi qui as 7 ans Depuis si longtemps
Tu crois en la vie Sans l'avoir choisie
En riant
De bonheur
Tous les jours
Et le heures
Décrocher la lune Et trouver son âme sœur
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.