All language subtitles for Love is A Racket.1932.William Wellman

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Original subtitles

Sur Broadway par Jimmy Russell

G. White s'est tromp� en vendant des tickets pour "Scandales" !

Imaginez son embarras !

Qui conna�t le num�ro de t�l�phone de la jolie nounou rousse

qui prom�ne un b�b� l'apr�s-midi dans Central Park ?

Le prix de nonchalance revient � J. Walker pour ses gu�tres parme.

Pour ceux que cela concerne :

la belle Mary Wodehouse est revenue de Paris avec de longs cils.

Un bon filon pour un producteur de Broadway malin...

P.S. : Sa tante Hattie est revenue, elle aussi.

Si jamais tu es s�rieuse � propos de ce Jimmy Russell,

je te mets une fess�e.

Je ne le suis pas ?

Tu ferais mieux de ne pas l'�tre.

Je connaissais Broadway quand Cohan �tait un d�butant

et je n'ai jamais entendu parler de journalistes fortun�s.

Oui !

All� ?

Jimmy pour toi, ch�rie.

R�veille-toi, il est 17h,

et 17h, c'est tard, m�me pour un journaliste.

Il ne peut pas d�j� �tre 17h.

Par tous les diables !

Fallait me pr�venir !

Le patron veut te voir avec Seeley, alors d�p�che-toi de venir.

Un instant. Entrez.

D�p�che-toi d'en finir avec ces bas

ou je dis � M. Curley que je ne t'ai pas trouv�.

- Qui est l�, ami ou ennemi ? - Qu'est-ce que �a change ?

Si tu es ami, tu me verses un caf�,

sinon, tu me sers un verre.

Mais puisque c'est toi,

donne-moi mon peignoir et file � c�t�

pendant que ton cousin Jimmy fait sa toilette.

C'est bon, j'ai entendu.

A l'envers.

All� ?

Bonjour, Mary.

Comment vas-tu, ch�rie ?

Tu as peut-�tre oubli� mais...

nous devions d�ner ensemble hier � 19h chez Sardi.

Mais ch�ri,

tu sais comment c'est.

Invite-moi et je te raconterai.

Ch�rie, je...

Ne raccroche pas.

Je sais que tu es une menteuse,

et j'ignore pourquoi mais je te pardonne encore une fois.

D'accord. A 20h.

Au revoir, ch�rie.

Tu ex amoureux de cette fille, non ?

Je croyais que ton exp�rience t"avait rendu plus malin.

Oui, je suis amoureux, et elle est formidable.

Va lire ailleurs ou mets un disque pendant que je m'habille.

D'accord.

Tu oublies de je viens d'une famille de masseurs de hammam.

R�veille Stanley, s'il te pla�t.

Tu es une petite chose d�licate !

Laisse-moi. Tu ne peux pas savoir comme c'est dur.

Mon Dieu !

Je suis en paix avec le ciel et je veux mourir sans souffrances.

Laisse-moi devenir, je parie que tu as d�penser toute ta paie.

On a bien le droit de s'amuser de temps en temps.

Oui, mais essaie de payer ton loyer avec de jolis souvenirs !

Stanley ! Viens voir ce que papa t'a pr�par�.

Tu es si loin.

Qu'est-ce que c'est ?

Un bon bain froid. Juste ce qu'il te faut.

Moi ? L�-dedans ?

- Rien que d'y penser, je suis mort. - Froussard !

Je savais qu'un peu d'eau froide te ferait peur.

J'adore l'eau froide,

mais aujourd'hui je me sens tr�s faible,

tr�s fragile.

Quel que soit le jour, la moindre goutte de pluie te ferait hurler.

Un ours polaire mourrait de froid dans cette eau !

50 dollars si tu as le courage d'entrer entier dans l'eau.

50 dollars !

Si tu savais � quel point j'ai besoin de 50 dollars...

Je le sais. Je sais aussi que je ne risque rien.

Je vais prendre ces 50 dollars m�me si je dois en mourir.

Mais tu dois savoir que tu profites injustement de ma pauvret�.

Enl�ve plut�t ton pyjama.

Un bain lui fera du bien.

Et il me tiendra chaud.

Souviens-toi, la t�te sous l'eau, et en silence.

Donne-moi le fric, assassin !

Tu me dois 50 dollars de moins.

Esp�ce de sale...

George Curley - R�dacteur en chef New York Globe

Voil� de quoi il s'agit. Seeley a un tuyau :

Eddie Shaw contr�lerait le trafic de lait.

On peut lui faire sa f�te.

Si nous prouvons que c'est � cause de lui que le lait a augment�,

toute la ville voudra sa peau.

Eddie Shaw n'int�ressera personne s'il s'agit de bi�re ou de drogue,

mais s'il augmente le prix du lait de leurs b�b�s, ils r�agiront.

Par ailleurs, nous ferons une faveur � tout le monde.

L'ennemi public de la ville, c'est bien Shaw.

Tu imagines l'histoire qu'on peut d�biter, Jimmy ?

C'est dans tes cordes.

Et c'est tout droit pour le cimeti�re de Kensico !

Tu as peur de travailler l�-dessus ?

Tu me paies pour couvrir Broadway. Je le fais.

Tu paies Seeley pour couvrir les crimes. Qu'il le fasse.

Bien s�r, j'entends parfois des choses int�ressantes,

mais ce n'est pas mon rayon.

Si Russel a peur de mettre les pieds dans le plat,

je m'en occuperai seul.

D'accord, petit, tu peux y aller.

jusqu'au bout, fleurs incluses.

Au revoir, patron, � demain.

je n'ai jamais cru � ces histoires

qui pr�tendent qu'il est un v�ritable h�ros.

Seeley, on va oublier cette histoire de lait quelque temps.

Voil�, ma jolie blonde.

M. Russell,

ils sont magnifiques !

Et ce sont des longs !

L'hiver sera bient�t l�.

la dame est arriv�e.

Ch�rie.

Enfin toi.

Tu n'as m�me pas 1 heure de retard.

- Ne sois pas m�chant, ch�ri. - Excuse-moi.

Mais j'aimerais bien savoir en gros pourquoi tu m'as laiss� tomber hier.

Si nous d�nions d'abord. Je meurs de faim.

D'accord. Tu prends des crevettes ?

Avec beaucoup de sauce.

Il est fou d'elle, n'est-ce pas ?

Presque autant que toi de lui.

Tu l'aimes, non ?

Tu es bien trop curieux.

Et la r�ponse est...

Mais je ne me jetterai pas d'un pont pour lui.

- C'est dur, ch�rie ? - Vraiment ?

Pas le steak, c'est dur pour toi.

Tu comprends peut-�tre maintenant

ce que j'endure � cause de toi.

Si tu m'aimais autant que tu aimes ce steak,

j'aurais piti� de toi.

Tu ferais mieux de ne pas...

- Rien... - D'accord.

Je vous conduis � une table, M. Shaw ?

Non, je vais faire un petit tour et voir quelques personnes.

J'esp�re �tre prise,

c'est un r�le formidable.

Max dit m�me que c'est mieux que le premier r�le.

Il n'y a aucune raison pour que tu ne l'aies pas.

Tu es jeune.

s�duisante

et jolie.

Jolie comme quoi ?

Ecoute, ma petite idiote,

tu es aussi jolie qu'un petit camion rouge.

Rien se sera jamais plus beau que le camion rouge que j'ai eu � 5 ans,

mais tu es aussi jolie que lui.

Et m'aimes-tu tr�s fort ?

Plus que les cr�pes Suzette.

Presque autant que les framboises � la cr�me.

- Bonjour, Eddie. - Comment vas-tu, petit ?

Bien.

- Mlle Wodehouse, voici M. Shaw. - Comment allez-vous ?

Si j'allais aussi bien que vous �tes jolie,

j'irais me suicider tant que �a dure.

Tu connais un certain Seeley � ton journal ?

- Oui, bien s�r. - Il est r�glo ?

Ca va. Il est parfois un peu trop fonceur...

Mais son r�dacteur en chef est averti.

Tant mieux.

Excuse-moi, je viens de voir M. Boncour.

Je peux aller lui parler ?

Je peux toujours essayer,

�a pourrait m'aider pour le r�le.

D'accord, mais reviens vite

ou je viendrai te chercher.

Je me m�fie de ces producteurs.

J'en ai pour une minute. Bonsoir, M. Shaw.

nous nous reverrons.

Mary !

- Jolie fille. - C'est vrai.

C'est ta fianc�e ?

Je ne suis pas assez fou pour croire qu'une fille est � moi,

mais si tu veux savoir si j'aimerais qu'elle le soit,

la r�ponse est oui.

Je ne suis pas comme toi.

Eddie, cette fille est honn�te autant que je sache.

Elle est non seulement honn�te, mais elle a une tante qui la prot�ge

comme une vraie tigresse.

Merci.

Je connais ce genre-l�.

Affaires locales. Oui, Seeley.

Un instant. Je te passe Perkins.

C'est Seeley, patron ! Au sujet du trafic de lait.

Curley m'avait dit d'attendre avec cette histoire.

Si, on peut la sortir.

On n'a pas encore tous les d�tails,

mais change le titre du papier.

Rends-le un peu moins agressif.

Cite le nom d'Eddie Shaw juste en passant.

Tu as vu Jimmy Russel � ce sujet ? C'est son territoire.

Bien s�r, Russel est au courant.

O� est le type qui t�l�phonait ?

Il vient de sortir.

Vous �coutez WEOS.

nous reprenons nos programmes de musique de danse.

Celui-ci parce que je t'aime.

Celui-ci parce que tu me plais.

Et celui-l� ?

Pour le cousin Eddie � Oklahoma.

- veille � ce qu'il le re�oive. - Bien s�r.

Je devrais en faire un autre pour l'oncle Charlie aussi.

tu sais, tu m�riterais bien

que je jette mes nobles intentions par la fen�tre.

M. Russel. Que dites-vous l� !

Je ne fais pas que parler, ch�rie.

Je t'en prie !

Tu as gagn�, ch�rie.

Mais fais attention, si je sors du droit chemin,

tu devras m'�pouser.

Jimmy, je t'aime tant.

Je t'aime moi aussi, mais �a ne change rien.

Quand je pense au grand Russell,

cet idiot qui se vantait de n'�tre attach� � rien, ni personne,

qui est revenu dans ce pays et a choisi ce m�tier,

il s'est install� dans cet appartement convivial...

Tout �a parce que je t'ai rencontr�e � Paris et suis tomb� amoureux.

Ma petite t�te de linotte.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Rien, Jimmy.

Tu as esquiv� et �lud� les questions toute la soir�e.

Quel grand malheur brise le coeur de Mlle Wodehouse ?

J'ai des soucis.

A cause de Boncour et de ce r�le ?

De tante Hattie ?

De moi ?

Je ne vois rien d'autre...

A part l'argent.

Vraiment ?

Avec ce dragon, vous devez pourvoir tenir des ann�es.

Non, il ne reste rien, c'est tout.

Ne t'inqui�te pas, ma mignonne.

tu as une belle voix, une jolie binette,

des tonnes de charme.

Si Boncour ne te donne pas ce r�le, d'autres se battront pour t'avoir.

C'est pire que �a, Jimmy.

Tu sais comment je suis avec les chiffres, les ch�ques...

Je me suis mise dans un sale p�trin.

J'en ai �crit six environ...

Je vais avoir des ennuis.

Combien �a fait en tout ?

Je ne sais pas.

Je n'en suis pas s�re.

J'en ai fait un de 1 300

chez Antoine et Marcel pour des v�tements,

et un plus petit de 450

chez Parroni pour des chaussures,

et un petit, de 200 je crois,

chez Elizabeth Morgan pour des cr�mes et des lotions.

et il y en a d'autres petits.

Ca doit faire environ 3 000 en tout.

C'est vraiment un sacr� p�trin.

Il ne reste qu'une chose � faire.

Tu vas te trouver du travail

et me dire qui sont tes cr�anciers, j'essaierai de les faire patienter.

Tu crois que �a va marcher ?

�a doit marcher.

Et si tu fais un autre ch�que, je tords ton joli petit cou.

Je te reconduis chez ta ch�re tante.

Cette terreur devrait me donner un re�u chaque fois que je te ram�ne.

Si tu la connaissais mieux, tu saurais qu'elle est gentille.

elle veut seulement ce qu'il y a de mieux pour moi.

Je sais.

Et pour elle un journaliste vaut � peine mieux qu'un saxophoniste.

Comment a-t-elle pu te laisser faire toutes ces dettes ?

Elle ne sait pas. Pas encore.

Un bon conseil, mon petit g�nie, dis-lui tout de suite.

- Tu as tes cl�s ? - Non, je n'en ai pas besoin.

- Tu ne fermes jamais ? - Non.

Il n'y a rien � voler ici.

Et les voyous peuvent entrer se servir un verre.

Sur Broadway par Jimmy Russell

vu chez Sardi � l'heure du d�ner,

Max Boncour, le c�l�bre producteur de th��tre fran�ais

en conversation avec la belle Mary Wodehouse...

Flo Ziegfeld et Ward Morehouse se sont disput�s...

et le s�millant Eddie Shaw...

Les invit�s de marque d�posent rarement, voire jamais,

de vieux bouts de cigare dans la poche d'un costume.

Tu devrais peut-�tre installer une fontaine

ou bien r�pandre un peu de sciure !

Qu'est-ce que c'est que �a ?

Ca ressemble � un bout de cigare,

�a a la forme d'un bout de cigare,

�a sent comme un bout de cigare.

je parie que �a a le go�t d'un cigare.

- O� l'as-tu trouv� ? - Par terre dans le placard.

Quelqu'un a d� croire que c'�tait la d�charge publique.

Quelqu'un est venu me voir en mon absence, Tod ?

Non, monsieur. Seulement M. Fiske et cette jeune dame.

Non, as-tu conduit un homme ici ce soir ?

Si, un grand type costaud.

Qui ?

Celui que vous avez fait venir pour vous attendre, vous et la dame.

- Comment �tait-il ? - Vous savez, M. Russell,

ce grand monsieur baraqu�

avec un feutre gris fonc� et un gros cigare !

- A quelle heure est-il parti ? - Juste apr�s vous et la dame.

Il a dit qu'il n'attendrait pas que vous reveniez.

Merci, Tod.

- De quoi s'agit-il ? - J'aimerais le savoir.

J'ai l'impression que Burney Olds m'a rendu visite sans me saluer.

Il correspond � la description du gar�on d'�tage.

Bonjour, mon vieux.

Jimmy Russel du globe � l'appareil.

Le spectacle a d�j� commenc� ?

Va ouvrir la porte.

All�. Affaires locales.

Ici Russell. Oui, Jimmy Russell.

Ecoute, Perkins, si le charmant M. Russell est �limin� cette nuit,

la personne � rechercher est un type nomm� Burney Olds.

Tu sais, le partenaire de jeu d'Eddie Shaw.

J'ai pens� que tu aimerais avoir qui r�compenser.

Mais c'est ce bon vieux Burney ! Bonjour, Burney.

comment vas-tu ? Assieds-toi.

Toujours ravi de voir un ancien de Princeton. D�barrasse ce monsieur.

Laisse tomber. Tu es un malin.

- Et toi ? - Je me d�brouille.

Jusqu'� pr�sent.

Tu n'aurais pas un cigare sur toi ? J'en ai eu envie toute la soir�e.

Bien s�r. Tiens.

Merci.

Vas-y. Crache le morceau.

D'accord.

Il est 2h20 maintenant.

A quelle heure est imprim�e la derni�re �dition ?

A 3h30.

Pourquoi ?

Qu'est-ce que tu me caches ?

Ca commence � m'�nerver.

Des balles de plomb te soigneraient !

Je vais tout te dire avant qu'Eddie ne l'apprenne

et tu as de la chance

parce qu'Eddie ne parlerait pas � un fouinard avant de le descendre.

De quoi parles-tu ?

De ton article qui ne va pas para�tre dans le Globe ce matin.

Sur le trafic de lait.

Et s'il para�t, vous deux ne serez plus l� pour le lire !

Je vais chez Mindy une petite heure manger un morceau.

J'aurai un alibi en b�ton si on pr�tend

que tu appelais ton journal quand je suis venu ici !

Ecoute, gros singe,

je ne sais pas de quoi tu parles et je suis s�rieux.

J'ai assez fr�quent� la p�gre

et tu sais que je n'ai jamais rien l�ch�.

Tu ne sortiras pas d'ici avant de m'avoir tout dit.

Si on me tabasse pour avoir parl�,

je parlerai comme une vieille fille chatouilleuse.

Tu connais un certain Seeley ?

Ce type r^de chez Nick depuis une semaine.

Ce soir, il a appel� de la cabine.

Stoney Davis se m�fiait de lui, il a pris le t�l�phone � l'�tage

et il a fait une bonne r�colte.

Ce Seeley en a un peu l�-dedans ?

- Il est dans la moyenne. - Il t�l�phone de chez Nick

pour dire au patron du globe de sortir l'histoire du trafic de lait

en adoucissant les angles � propos d'Eddie Shaw.

Ce n'est pas tr�s malin.

- Selley a eu son compte ? - Je ne sais pas. On le cherche.

Perkins ? Ici Russell.

Tu sors l'article sur le trafic de lait ?

Oui, Jimmy, c'est un sacr� filon.

Il va y avoir du grabuge.

Je le mets � la une sur 4 colonnes.

Quoi ?

Qui a dit �a ?

Je te dis de le supprimer. J'en prends la responsabilit�.

Non, j'aimerais bien �tre so�l.

Si tu ne le supprimes pas, je vais r�veiller le vieux

et tu sais qu'il d�teste �a.

J'en ai rien � faire de Seeley !

S'il est toujours vivant demain, c'est qu'il a de la chance.

Curley lui a dit cet apr�s-midi de laisser tomber le trafic de lait.

Cette t�te d'�ne ne l'a pas fait.

Il a eu la bonne id�e de t'appeler de leur quartier g�n�ral !

Tu vois ce que �a donne ?

Si jamais Seeley passe, mets-le au coffre jusqu'� demain matin.

Alors ?

All�, Tony ?

Burney.

C'est non pour l'affaire du Globe. Compris ?

C'est non, je te dis. J'ai mes raisons.

Ecoute-moi bien, Burney.

Je n'�tais pas sur cette histoire. J'avais refus�

parce que je suis un journaliste qui fait son boulot proprement,

pas un indic.

Je connais plein d'histoires sur toi, Eddie et les autres,

mais ce n'est pas mes affaire.

Tu le sais.

Et si tu ne le sais pas, je vais dormir ici ce soir

et la porte sera ouverte.

Steve, j'attends de la visite,

probablement tr�s tard.

Si quelqu'un vient, ne m'appelle pas. Fais-les monter.

Bonne nuit, petit.

Tu peux fermer ta porte � clef.

Ce serait avec plaisir, mais h�las,

je ne peux rien faire.

La personne est rest�e tr�s discr�te.

Il m' a juste demand� le ch�que, m'a donn� du liquide

et m'a demand� de l'endosser � son nom.

De quoi avait-il l'air ?

Certainement pas d'un gentleman.

J'�tais content qu'il soit venu de bonne heure,

avant que mes clients arrivent.

Oui, je comprends tout � fait.

- Bonjour, Jimmy. - Bonjour.

Comment va le petit chou � tonton Jimmy ce soir ?

Je vais te dire.

Le petit chou � son tonton est trop fatigu� pour parler,

mais elle...

Elle est tr�s m�chante !

Ce nigaud essaie de me s�duire,

il m'invite au parc d'attractions de Coney Island,

moi, qui ai grandi dans un cirque.

Juste un homme comme les autres.

Regarde, ton point faible arrive.

- Suis-je tr�s en retard ? - tu es tr�s belle.

Ca m'est �gal que tu sois en retard.

- bonsoir, Stanley. - Comment allez-vous ?

Excuse-moi, Mary. tu connais Sally Condon ?

Comment allez-vous ?

bien, j'ai juste un peu la l�pre.

Apr�s vous avoir vue l'autre soir,

j'ai dit � Jimmy que vous aviez de tr�s jolies boucles naturelles.

Je commence les r�p�titions demain avec Earl Carroll.

Nous allons rater le second acte, d�p�chons-nous.

Excusez-nous. Au revoir.

Elle sait parfaitement que j'ai une permanente.

Enfin, tu sais...

Je pense que cette petite brune est amoureuse de toi, Jimmy.

Bien s�r. toutes les femmes le sont.

On m'appelle Russell l'irr�sistible.

Je suis s�rieuse.

Dis-moi, lui as-tu d�j�...

fait des avances ?

Non, pas encore.

Le t�l�phone sonne sans cesse, on entre. Tu sais comment c'est.

Ne parle pas comme �a, Jimmy.

Ils m'ont tous dit la m�me chose.

Quelqu'un est venu, a pris les ch�ques et a pay�.

en disant que tu �tais d�sol�e

et que tu voulais que tout soit r�gl� au plus vite.

C'est �trange.

- C'�tait un homme ou une femme ? - Un homme. Pourquoi ?

Ils auraient pu appeler tante Hattie

et elle aurait trouv� de l'argent quelque part.

Tu n'inventes rien pour me cacher que c'est toi qui as pay� ?

J'aimerais bien.

J'aurais � peine pu payer la plus petite facture.

tu es s�re que personne d'autre n'est au courant ?

Je ne supporterais pas qu'on le sache.

Vraiment ?

si nous ne rentrons pas trop tard,

nous pourrions passer chez moi

et je pourrais te dire combien je t'aime.

Je le sais d�j�.

C'�tait juste une id�e.

Peut-�tre.

Comment �a va, mon grand ?

Bonsoir, Eddie.

Comment allez-vous ce soir, Mlle Wodehouse ?

Bien, merci. Et vous ?

Pas tr�s bien. J'ai un mauvais rhume.

Je pars pour Atlantic City quelques jours. Ca me fera du bien.

C'est une bonne id�e de ne pas trop travailler.

- Je souffre de surmenage - Vraiment ?

Au revoir.

Je vais manger un peu avant de prendre le train.

Au revoir. J'esp�re vous revoir, vous aussi.

Nous allons �tre en retard.

Vous passez une bonne soir�e ?

Ca pourrait �tre autrement ?

Je vous ai cherch�e partout.

- J'ignorais que vous sortiez. - Max...

Il est 20h30 et je dois encore voir les Strauss.

J'ai d� me tromper dans mes rendez-vous.

Excusez-moi un instant.

Jimmy, il arrive une chose terrible.

J'avais promis � Max d'aller � l'op�ra avec lui.

Que dois-je faire maintenant ?

Ce que tu juges le mieux.

Ch�ri, je suis d�sol�e.

Je ne peux pas lui dire que j'avais oubli�.

Il est tr�s enthousiaste,

et tu sais comment c'est.

Oui, je sais.

M. Boncour, vous connaissez M. Russell du Globe ?

- Evidemment. - Bien s�r.

Bonne soir�e.

Au revoir, jimmy. Merci pour le d�ner.

Ce n'est rien.

Parfois, je pourrais faire �a... � toutes les femmes.

M. Russell.

On ne vous voit plus, M. Fiske.

J'avais arr�t� de manger.

O� est Mary ?

Probablement entre la 7e avenue et la 43e rue,

en route pour l'op�ra avec Max Boncour.

- Que vas-tu faire ? - Moi ?

Ce qu'en Gr�ce antique on appelait s'imbiber.

Absolument ! C'est une nuit excellente pour �a.

Je voudrais bien moi aussi.

tu peux venir, b�b�, et faire des observations scientifiques,

mais laisse les hommes faire le travail d'hommes.

Jimmy Cagney fait des apparitions (pas de la promo, idiots !)

au Winter Garden et jusqu'� la 52eme rue.

Damon Runyon, le journaliste sportif, est toujours aphone.

Fire Island attend avec impatience Gene Fowler et son v�lo.

Mary Wodehouse �tait � l'op�ra avec un �tranger d'�ge avanc�.

Broadway va sembler d�serte ce week-end :

Eddie Shaw et sa bande partent � Atlantic City... en cure.

Viens me voir, c'est tr�s urgent.

Peu importe qu'il soit tard.

C'est tr�s grave. Il faut que tu viennes.

Atlantic City- Mlle Mary Wodehouse,

si vous �tes une fille intelligente, venez vite me rejoindre

pour quelques jours � l'h�tel Embassy.

R�pondez imm�diatement et ne vous en faites pas

pour ces ch�ques. Salutations. Eddie Shaw.

Je ne sais pas du tout quoi faire.

Avec ce zozo, il sera impossible de lui reprendre les ch�ques.

Si je le menace de publier un article dans le journal,

qui r�v�lerait un de ses nombreux rackets...

Je me retrouverais illico � la morgue, comme par magie.

Il n'y a qu'une seule chose � faire,

c'est d'aller le voir et d'essayer de lui parler.

Et �a ne sera pas une mince affaire.

Tu t'es mise dans de beaux draps.

M�me avec l'aide du Congr�s, tu n'aurais pas fait mieux.

Si j'arrive � m'en sortir, je promets de bien me tenir.

tu vas bien mettre 40 ans � oublier.

Jimmy, mon ch�ri.

Peu importe l'avis de ma tante, quand cette histoire sera finie,

je veux rester dans tes bras pour le restant de ma vie.

J'y compte bien, ma belle.

Va vite te coucher.

Repose-toi, et laisse-moi r�gler ce probl�me.

Dis � Hattie que je voudrais lui parler.

Va vite te coucher.

Atlantic City, terminus ! Tout le monde descend !

- Bonjour. - La chambre de M. Shaw ?

- M. Edward Shaw ? - Oui, M. Shaw de New York.

La 487. Je vous annonce ?

Non. j'ai rendez-vous.

Entrez.

Ferme la porte.

Pose ton manteau, tu es tremp�.

- Ou est Eddie ? - Installe-toi.

O� est Eddie, Burney ?

Je te croyais intelligent, et tu es tomb� dans le panneau.

J'ai bien envie de te r�gler ton compte tout de suite.

En ouvrant cette porte, tu m'as fait perdre 25 dollars !

J'ai dit � Eddie que personne ne goberait cette histoire,

j'ai m�me pari� avec lui.

et te voil� qui d�barque, comme le Petit Chaperon rouge,

en demandant : "O� est Eddie ?"

A ton avis, imb�cile ?

Crois-moi, je compatis, Burney.

Debout, mon pigeon.

Les mains en l'air.

Je ne veux pas me faire avoir, moi.

Bien, assieds-toi et reste calme.

- Tu as envoy� le t�l�gramme ? - Bien s�r.

Essaie les miennes.

Merci.

Tu te fais tout le temps avoir, toi, n'est-ce pas ?

Merci.

Parfait, Sonny.

C'est pour toi, ma ch�rie.

"Puisque ton Jimmy est parti � Atlantic City,

"tu ferais mieux de venir chez moi, ce soir.

"497 Ouest, 57e rue, � 22h.

"Et je ne plaisante pas. Eddie Shaw."

Op�ratrice !

Passez-moi le Plazza, 6-5-4-3-9.

Stanley, j'ai de graves ennuis.

Jimmy est au courant, mais la situation a empir�.

Peux-tu venir et me donner conseil ?

Absolument. J'arrive tout de suite.

Merci, Burney. C'est tr�s gentil � toi.

Ca soigne les ampoules aux pieds.

Quand ma famille viendra � New York, tu feras l'animation.

D'accord.

Je dois t�l�phoner � Atlantic City en urgence.

Je cherche � joindre un certain James Russell.

Il est dans un h�tel, l�-bas.

Non, je sais qu'il n'est pas � l'h�tel Embassy.

Commencez par l'Ambassador, le Ritz-Carlton, le Blenheim.

Dites � l'op�ratrice de faire tous les h�tels et de le trouver.

Non, cette demande tient toujours.

Ne passez aucun appel � ce num�ro !

Dites que Mlle Wodehouse est sortie et qu'elle rentrera tard.

M�me si on le trouve, il mettra des heures pour revenir.

- S'il n'est pas l� � 22h... - Et alors quoi ?

De toute mani�re, il ne peut rien faire.

Il pourrait essayer de parler � Shaw.

Bien s�r.

Eddie pourrait lui dire d'aller au diable.

Que veux-tu dire par l� ?

Dans un petit cimeti�re sur Long Island.

Tu t'es mise dans un sacr� p�trin, Mary, et Jimmy y est aussi.

Ce type est dingue de toi, et il n'h�sitera pas � tirer.

Du plomb dans le ventre de Russell, �a n'aidera pas Mary;

C'est dans l'estomac de Shaw qu'il serait tr�s utile.

Je vais aller � son journal, ils m'aideront.

En attendant, la meilleure chose pour toi est de rester ici.

Ne r�ponds pas au t�l�phone et ne laisse personne entrer.

Pr�viens l'op�ratrice de passer mes appels uniquement.

Je vais tout essayer pour toi.

Garde le sourire, poup�e.

NE PAS D�RANGER

Le monsieur de la 487 a besoin d'un pichet d'eau fra�che.

Ca ne pouvait arriver qu'� toi !

Tu �choues toujours tout pr�s du but.

De Brabant r�vait de t'�pouser.

Ce n'est pas toujours de te faute.

Ta m�re �tait pareille, elle n'a jamais eu de chance.

Max Boncourt ne demandait qu'� d�crocher la lune pour toi,

et toi, tu parles de tes ch�ques � ce gangster d'Eddie Shaw.

Mais �a ne se passera pas comme �a.

Je t'ai toujours consid�r�e comme ma fille.

Et je t'ai bien �lev�e.

J'ai pay� cher pour que tu re�oives une tr�s bonne �ducation.

Pourquoi es-tu all�e tout raconter � Russell ?

Lui aussi peut te faire chanter avec ces ch�ques impay�s.

Il ne fera jamais �a. Ce n'est pas le genre.

Non ?

Ecoute, ma petite, j'ai appris � chanter il y a bien longtemps,

tu n'�tais pas n�e et Florodora n'avait pas encore de succ�s.

Je vais te dire, il y a deux types d'hommes :

ceux qui prennent le maximum et donnent le minimum,

et ceux qui n'ont rien � donner.

Mais une seule chose est s�re.

Hattie Donovan ne laissera pas Eddie Shaw g�cher ta jeune vie.

Et ce sera la m�me punition pour ce jeune journaliste.

Ils sont charmants le jour de la paie.

Mais c'est long d'attendre six jours entre chaque repas.

C'est l'op�ratrice.

Votre appel pour New York, � Mlle Mary Wodehouse.

elle n'est pas l�. J'essaie de rappeler dans 15 min ?

Non. Donnez-moi le num�ro du th��tre de M. Max Boncour.

B-O-N-C-O-U-R.

C'est sur la 49e rue Ouest.

- Petit ! - Oui, monsieur.

Donne-moi la derni�re �dition.

Le num�ro r�pertori� pour Max Boncour, 49e rue, New York

est Lackwanna 5-6782.

Personne ne r�pond. Je r�essaie de le joindre ?

Non, ce n'est pas la peine.

- Bonsoir, M. Shaw. - Bonsoir. Il est quelle heure ?

Un peu plus de 21h, M. Shaw.

Une jeune fille doit venir chez moi vers 22h.

Fais-la monter imm�diatement.

Oui, monsieur.

Absolument !

Je continue de faire tout mon possible, Mary.

A plus tard.

Vous savez vous cr�er des probl�mes, vous, les p�p�es.

Je n'ai pas tout entendu,

mais on dirait que la reine Mary a d�croch� la timbale cette fois-ci.

- Tu vas r�pondre au t�l�phone ? - Bien s�r.

On me surnomme tante Sally, l'amie des amoureux.

O� es-tu ?

Tout le monde te cherche. Ils courent partout !

L'amour de ta vie nous a fait une sc�ne de panique,

Stan a appel� toute la ville de Denver pour te trouver.

C'est ce que j'essaie de te dire.

Je crois qu'elle doit �tre chez Eddie Shaw � 22h, sinon...

Tu comprends... Ou sinon...

Je ne vois pas ce que tu peux y faire.

Ecoute-moi bien, Jimmy Russell. Ne te frotte pas � cet Eddie Shaw !

All� ?

- Dernier �tage. - Oui, monsieur.

Vous �coutez Teddy Taylor et son orchestre

qui jouent dans le salon de l'h�tel Hercule.

La musique continue.

Eddie, personne n'aurait pens� que tu mourrais accidentellement.

Spring 7-3100.

All�, le bureau central ?

Je voulais vous donner une information sur Eddie Shaw...

Il vient de tomber de la terrasse de son appartement sur la 497e rue.

Oui, il �tait compl�tement rond.

Moi ?

Je suis juste un ami de la famille.

Essayez de retrouver ce num�ro.

Peux-tu aller me chercher des sandwichs ?

Apporte-moi aussi 2 litres de caf�.

- Bien. tout de suite. - Merci.

Salut, gamine.

Alors ?

tout va bien.

tu es s�r ?

Tu n'as pas dormi la nuit derni�re ?

Pas eu le temps.

Va te coucher tout de suite et dors tout ton so�l.

Je ne peux pas.

J'ai du travail.

Ce doit �tre le gar�on d'�tage avec mes sandwichs.

- Peux-tu lui ouvrir ? - Oui, bien s�r.

Merci.

Salut, ch�ri.

C'�tait bien, Atlantic City ?

- Pas mal. - On a de quoi faire la f�te.

Je ne savais pas que Tod allait nous apporter � manger aussi.

J'ai achet� tout �a en chemin

Merci beaucoup, gamin.

Tu as su que j'�tais rentr� ?

J'ai eu une intuition.

J'ai pens� que tu serais probablement...

Tu sais...

Qu'est-ce que tu as, Stan ? Tu n'es pas dans ton �tat normal.

Au fait,

tu as pu r�gler les affaires de Mary ?

Non, il �tait trop tard, je n'ai rien pu faire.

Je n'ai pas r�ussi � trouver une solution, moi non plus...

Elle a appel� pour donner des nouvelles ?

Tu travailles sur quoi ?

Juste une petite histoire que j'ai r�colt�e en route.

Ajouter le d�c�s de Shaw.

Shaw est tomb� ou bien par accident,

ou bien parce qu'il �tait ivre.

Une chose est s�re, le mafioso redoutait sa mise en examen.

Oui, il est l�.

Ton bureau veut te parler.

O.K. Collins. J'y vais tout de suite

Eddie Shaw est mort.

Il est tomb� de la terrasse de sa suite.

Tu peux r�pondre, s'il te pla�t ?

Il devait �tre vraiment pompette.

Il a peut-�tre saut�.

C'est ton journal, Jimmy.

C'�tait pour savoir si tu �tais l�.

- J'ai dit que oui. - Oui, q'y a-t-il ?

Il para�t qu'Eddie Shaw est mort.

Tu es trop fatigu� pour couvrir cette histoire.

Merci beaucoup, ma petite.

Allez, on y va.

Non, tu es crev�. Je vais couvrir �a pour tous les deux.

Je t'appelle d�s que j'ai fait ma petite enqu�te, d'accord ?

Je suis d'attaque pour une autre nuit blanche.

Garde le caf� au chaud, Sally !

Carte de presse James Russell pour le Globe

bonjour, Danny. Ca va ?

Bonjour, sergent.

- Que s'est-il pass� ? - Il �tait bourr�.

Il est sorti prendre l'air, il a d� tituber et passer par dessus bord.

Nolan en fait tout un plat.

Shaw aurait eu peur de sa mise en examen et se serait suicid�.

Ce type avait peur, ce journal le prouve.

Regarde un peu.

Incroyable !

Et tu es mari�, p�re de cinq enfants !

Oui, mais �a me rappelle quand j'�tais c�libataire.

Une participante au concours de beaut� a port� plainte

Elle est jolie.

Qu'en dis-tu, Malone ? On boucle dans 20 mn.

Mort accidentelle.

Allez !

Bryant 4-1000.

Passez-moi la r�daction.

Je voterais bien pour toi pour le championnat du monde du culot !

Il fallait oser entrer chez Eddie pour le descendre !

Tu avais m�me pr�vu que sa chute de 18 �tages masquerait le meurtre.

Mais tu as fait une �norme gaffe en laissant �a tra�ner,

alors que tu avais parfaitement r�gl� tous les d�tails...

Nom de Dieu, Stan. Dis-moi tout sinon je vais devenir fou !

O� as-tu trouv� �a ?

L� o� tu l'as laiss�.

Tu sais que jamais je ne parlerai.

Cette pourriture, ce sale escroc ne m�ritait que �a, et m�me pire !

Que faisais-tu l�-bas ?

J'avais essay� de te joindre, en vain, toute la journ�e.

Je sais que tu es fou amoureux de Mary.

Je ne savais plus quoi faire.

Il fallait bien que j'essaie de faire quelque chose pour me rendre utile.

Je suis all� sur place et j'ai regard� par la fen�tre...

Et tu �tais en train de...

Sale gamin !

Pas besoin de toutes ces effusions...

Sa bande va s�rement r�clamer le corps.

Il a �t� transport� � la morgue.

Non, pas d'autopsie !

Pas besoin !

Encore un paragraphe, ma poulette.

"Il n'y aura pas de grandes fun�railles pour Eddie Shaw.

"Le milieu ne l'aimait pas de son vivant

"et ne vas pas commencer � faire semblant maintenant."

Un t�l�gramme pour M. russel. Il y aura une r�ponse ?

Entrez une minute.

Je boirais bien un verre.

Le monsieur veut savoir si tu vas r�pondre.

Je suis toujours le mieux inform� de Broadway.

Voici une nouvelle qui sera parfaite pour la derni�re �dition.

"Greenwich, Connecticut.

"Jimmy, tr�s cher,

"je tenais � t'annoncer que Max et moi nous sommes mari�s ce soir.

"Je suis tout �tonn�e. Il ne m'a pas laiss� le temps r�fl�chir.

"Il a r�ussi � convaincre Hattie en un �clair.

"Je suis tellement heureuse.

"Apr�s notre lune de miel, j'aurai le 1er r�le dans la pi�ce de Max.

"Il se joint � moi pour te saluer chaleureusement.

"Bien � toi."

Bien � moi...

Nom d'une pipe, on s'est fait rouler dans la farine...

par cette danseuse !

- Une r�ponse ? - Pas de r�ponse.

Attendez une minute.

vous allez faire une petite livraison.

Betty, passe-moi la r�daction.

All�, Perk ?

C'est Russell, encore.

J'ai une histoire de plus pour ta premi�re page.

"Max Boncour, le c�l�bre producteur de th��tre

"a �pous� hier soir � Greenwich, dans le Connecticut,

"Mlle Mary Wodehouse,

"une tr�s belle actrice de 22 ans,

"qui tiendra le r�le principal de sa prochaine superproduction."

Boncour ? Il doit avoir la cinquantaine.

V�rifie dans le Gotha mondain.

Tu habilleras tout �a, d'accord ?

Tu sais, une rencontre impr�vue, un mariage inattendu,

le coup de foudre...

Et toutes les foutaises du genre.

Oui, je la connais.

Elle est vraiment charmante.

Bonne nuit, Perk.

Ch�re Hattie, je vous f�licite pour ce mariage.

Ci-joint, une charmante collection d'objets pr�cieux.

Si vous n'aimez pas mon choix de cadeaux,

vous avez ma permission

d'en faire donation au mus�e de la police.

Voici l'adresse.

- Merci, monsieur. - De rien.

Allez, de la bonne humeur. souriez, riez aux �clats !

Vous savez, vous �tes le rayon de soleil de ma journ�e !

- Merci beaucoup. - De rien.

Je n'en reviens pas.

Je t'imaginais prendre une cuite magistrale apr�s �a !

Jamais de la vie, mon chou.

Je ne veux pas perdre ma joie de vivre � cause de �a.

Je sais ce qui ne va pas chez moi.

Je croyais avoir une sinusite.

Mais en r�alit�, j'�tais amoureux.

Je ne plaisante pas du tout.

Mon palpitant n'a pas �t� atteint, heureusement.

Peut-�tre que j'aurais d� m'enfuir

et faire du chantage au suicide, puis aller vivre sur une plage.

Je n'ai aucune envie de faire �a.

Je viens seulement de r�aliser que j'ai pass� une �ternit�

� jouer l'homme � tout faire et le chevalier servant de Mlle Mary,

pendant qu'elle planifiait sa propre r�ussite dans ce monde sans piti�.

Le pire, c'est que j'ai ador� !

Je n'avais rien d'autre � donner � Mary que moi-m�me.

Je n'�tais pas assez riche. C'�tait le plus important pour elle.

Je viens de m'en apercevoir.

L'amour est une maladie mentale, c'est certain.

L'amour fait d�penser des sommes folles en lingerie et en parfum.

Il nous fait passer des nuits blanches � penser � elle.

Il nous rend fou d'inqui�tude d�s qu'elle a un pet de travers.

Il nous fait rire aux �clats pour des sottises,

danser jusqu'� avoir mal aux pieds.

Il nous fait m�morises les anniversaires

et perdre notre temps � h�siter entre les gard�nias ou le muguet.

Il nous fait attendre 2h pour d�ner alors qu'on est mort de faim.

L'amour, c'est donner, toujours donner !

donner son temps, son argent et sa patience.

Et quand on a tout donn�, qu'est-ce qu'on a ?

De l'amour ? Des clous !

L'amour, c'est du racket !

Absolument !

Buvons un verre !

Je le jure, je ne tomberai plus jamais amoureux de ma vie !

Tu m'as entendu ?

Toi, racketteuse !

Adaptation : Paule Pruniaud

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