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- TRENTE-NEUF, TRENTE-HUIT, TRENTE-SEPT,
TRENTE-SIX, TRENTE-CINQ, TRENTE-QUATRE, TRENTE-TROIS,
TRENTE-DEUX, TRENTE ET UN, TRENTE, VINGT-NEUF,
VINGT-HUIT, VINGT-SEPT, VINGT-SIX, VINGT-CINQ,
VINGT-QUATRE, VINGT-TROIS, VINGT-DEUX,
VINGT ET UN, VINGT, DIX-NEUF, DIX-HUIT,
DIX-SEPT, SEIZE, QUINZE, QUATORZE,
TREIZE, DOUZE, ONZE, DIX,
NEUF, HUIT,
SEPT, SIX,
CINQ, QUATRE,
TROIS, DEUX, UN,
Z�RO !
WAOUH !
- �a va ? C'est pas trop ?
- Bah non !
- NON !
- Non ? Petit rire
Bon.
Alors...
Surtout, vous n'acc�l�rez pas. D'accord ?
Bien, on reste calmes, tranquilles, on n'a pas de train � prendre.
Comme � la r�p�t' tout � l'heure.
C'�tait parfait, hein ? - OUI.
- Vous �tes trop belle. - Trop belle !
- TROP BELLE !
- C'est vous qui �tes trop beaux, magnifiques !
- MERCI !
- Avancez, il faut qu'on aille se placer.
Allez, allez ! Restez bien sur le c�t�.
Sur le c�t�. Restez sur le c�t�.
Des enfants chantent.
Chut, chut, chut !
...
On reste l� jusqu'� ce qu'ils aient fini, d'accord ?
- CHAMPIGNON SI BON, MON CHAMPIGNON
NOUS DANSERONS SOUS LES LISERONS
Applaudissements
- Allez ! � nous !
...
- Et tout de suite, place aux CM2 A, la classe de Mme Lapouge.
Applaudissements
- Bravo !
...
Piano doux
...
- UNE NUIT, JE M'ENDORS AVEC LUI
...
MAIS JE SAIS QU'ON NOUS L'INTERDIT
...
ET JE SENS LA FI�VRE QUI ME MORD
...
SANS QUE J'AIE L'OMBRE D'UN REMORDS
OH...
...
ET L'AURORE M'APPORTE LE SOMMEIL
...
JE NE VEUX PAS QU'ARRIVE LE SOLEIL
...
Inaudible
QUAND JE PRENDS SA T�TE ENTRE MES MAINS
...
JE VOUS JURE QUE J'AI DU CHAGRIN
IN...
ET JE ME DEMANDE
SI CET AMOUR AURA UN LENDEMAIN
QUAND JE SUIS LOIN DE LUI
QUAND JE SUIS LOIN DE LUI
JE N'AI PLUS VRAIMENT
TOUTE MA T�TE
ET JE NE SUIS PLUS D'ICI, NON
JE NE SUIS PLUS D'ICI
JE RESSENS LA PLUIE D'UNE AUTRE PLAN�TE
D'UNE AUTRE PLAN�TE
...
Applaudissements crescendo
- Bravo.
...
- Bravo !
...
Sifflement
- Bravo !
- Mais t'es... Non, mais... compl�tement folle, toi !
Elle rit.
- T'as vu ? Les m�mes ont assur�.
Elle est o�, ta femme ? - Aucune id�e.
- Alice s'en est rendu compte. - Je sais, tu penses.
- Elle te pla�t, ma robe ?
- Oui t'es... T'es merveilleuse.
Rires
Elle hume.
- C'est quoi, cette odeur ?
- Quoi ?
- Tu sens pas ?
- Non.
- Mais si ! �a sent...
�a sent...
les vacances !
Dans trois jours !
On pourrait aller au Grand Palais. Je r�serve ?
- Ouais, si tu veux.
- Oh ? On va sortir un peu, quand m�me, hein ?
On va pas rester au lit pendant une semaine.
- Oui...
- J'ai envie qu'on fasse plein de choses.
- Antoinette.
- Vladimir...
- Antoinette, je suis pas l� la semaine prochaine.
On part tous les trois dans les C�vennes.
- Tous les trois ?
- Non, pas toi. Nous trois, avec Alice.
Elle va pas � l'�le de R�, elle nous a fait la surprise.
- Tu plaisantes ? Dis-lui que tu peux pas.
- Mais j'ai essay�.
- Mais c'est vrai, tu travailles.
Pourquoi vous partez pas en ao�t ?
- Parce que tout est programm� en ao�t.
Dix jours avec ses amis, cinq dans sa famille, cinq dans la mienne.
C'est mort, Alice est surexcit�e. C'est avec un �ne, la randonn�e.
Je sais, je...
Mon amour... H�...
- Combien de temps ?
- Une semaine. Normalement, c'est 12 jours.
Mais on fait que le sud.
Dans 8 jours, je suis l�.
- Oui, mais elle aussi.
- Oui.
Bip de message
Putain, elle est arriv�e.
- Vous partez quand ?
- Lundi.
Soupir
Bip Je sais, je sais...
On se voit demain, dans l'apr�s-midi ? Hein ?
Musique intrigante rythm�e
- Nad�ge, tu peux m'ouvrir, s'il te pla�t ?
Bip
...
Attendez ! Attendez !
...
Monsieur !
...
- Arr�t � Chasserad�s.
...
- Pardon.
...
Pardon.
...
- Vous vous mettez o� vous voulez.
- � tout � l'heure.
- Tr�s bien... Alors...
� nous.
Votre nom ?
- Antoinette Lapouge. - Lapouge.
Lapouge ! C'est vous qui avez appel� hier ?
Elle acquiesce. �a a pas �t� simple !
- La prochaine fois,
faut se d�cider plus t�t.
- Enfin, j'y suis arriv�e,
tout est r�serv�. Venez, je vous explique.
Six jours de marche, on est d'accord ?
- Euh oui, c'est �a.
- Regardez.
On est ici. - Oui.
- Chasserad�s.
D'accord ? Jour 1 :
Chasserad�s-Le Bleymard, 20 km.
2 : Le Bleymard,
Le Pont-de-Montvert, 18 km.
3 : celle-l�, elle est plus importante,
Le Pont-de Montvert-Florac, 26 km.
4 : Florac-Cassagnas, 19 km.
5 : Cassagnas,
Saint-�tienne-Vall�e-Fran�aise, 22 km.
6 : Saint-�tienne-Vall�e-Fran�aise, Saint Jean-du-Gard, 19 km.
- Ah.
- J'ai essay� d'�quilibrer, mais bon...
Les lits sont r�serv�s, les d�ners aussi.
Et pour le midi, vous connaissez le syst�me ?
- Euh, pas vraiment.
- Pas compliqu�. Pour un panier repas, vous r�servez la veille.
Le reste est r�gl� d'avance.
870 euros. Je prends pas la carte.
- Ah ? Ah oui... 870 euros.
- Je l'avais dit au t�l�phone : six jours de marche, 870 euros.
- L'�ne revient cher.
- Ah bah oui.
- Alors...
Feuille de route, carte IGN, sac poubelle.
Voil�. Y en a deux. Je vous explique.
Sortez vos affaires, r�partissez bien le poids.
La valise, vous la r�cup�rez � la fin.
D'accord ? - D'accord.
- Voil�, tenez.
D�ner : 19 h, petit-d�jeuner, 8 h.
Les dortoirs, c'est par l�.
Vous vous mettez o� vous voulez.
Vous avez besoin de serviettes ?
- Ah oui, je veux bien.
- Serviette.
- Merci. - � tout � l'heure.
Ronflement
... Conversation au loin
... ...
- �a se l�ve vite ici.
- C'est la montagne. On n'�tait pas s�rs de d�ner dehors.
Vous �tes bien install�s ?
- Bien s�r !
- Allez, � table ! J'ai faim !
Brouhaha
Ah ! La retardataire !
Mademoiselle a r�serv� hier.
- Bonsoir ! - BONSOIR !
- L'�ne, t'as du bol qu'il nous en reste.
- Oui.
- Vous marchez avec un �ne ?
- Bah oui.
Rires
Pourquoi ? Pas vous ?
- Ah non.
- Ah non ! L'�ne, c'est en option.
C'est pas parce que Stevenson l'a fait qu'on doit le faire.
- Non merci, on n'est pas des fous.
- Stevenson, c'�tait pas pour le plaisir.
Ils avaient pas encore invent� le sac � dos,
la tente pop-up...
Bah, il pouvait pas tout porter.
- Oui. - On n'avait m�me pas
encore invent� le sac de couchage. Il a d� en faire faire.
- Du coup, je suis la seule � marcher avec un �ne, ici ?
- �a va �tre super.
Petit rire
Vous �tes toute seule ?
- Oui.
...
- Formidable. - Servez-vous, hein.
- Vous avez d�j� march�
avec un �ne ? - Bah non.
- C'est votre premi�re randonn�e ? - Voil�.
...
- Bien, hein.
- Non mais euh... En fait, euh...
Je devais pas �tre seule.
J'avais rendez-vous avec quelqu'un mais...
il est pas l�.
- Vous aviez rendez-vous o� ? Ici ?
- Euh oui, euh... Enfin...
Il m'a dit qu'il faisait le chemin de Stevenson.
- Il commence pas ici, le chemin de Stevenson, vous le savez ?
Il commence dans le Massif central, � Monastier-sur-Gazeille.
- Il vous a dit qu'il partait de Chasserad�s ?
- Euh...
Oui, enfin, je crois que... Il fait que la moiti�.
- Quoi ? Il sait pas que vous �tes l�, c'est �a ? C'est une surprise ?
- En quelque sorte.
- Bah, j'ai dit "il"...
C'est bien "il", hein ? C'est un monsieur ?
- Oui, oui. C'est un monsieur.
- Votre amoureux ?
Il soupire.
Je suis d�sol�e, c'est l'habitude.
Ces tables d'h�tes, c'est tr�s convivial.
On est tout de suite � tu et � toi.
- Oui. - Tout � fait.
- On a l'habitude...
- Eh bien, oui, c'est mon amoureux.
Elle rit.
- C'est bien.
Appelez-le.
- Euh... Oui mais... non.
- Vous �tes quoi ?
Orange ?
- Euh...
Ah non. Non mais...
- Je vous le pr�te.
- Non, c'est tr�s gentil, mais...
Voil�.
C'est pas possible, en fait. - Ah ?
(-En fait, il est pas tout seul.)
- D'accord.
Il est avec...
sa femme.
- Ah bah l�, c'est... Elle rit.
Vaut mieux pas l'appeler. - Voil� !
- J'aurais bien aim� voir �a, ch�ri. J'adore les histoires.
- Non mais, de toute fa�on, il se serait rien pass�.
- Ah bon ?
Pourquoi vous �tes venue, alors ?
- Une impulsion !
- Voil�. C'est �a. Exactement.
Non, non mais... de toute fa�on...
C'est bien, je suis ravie d'�tre l�.
Voil�. Et c'est tr�s bien que lui
soit pas l�.
Elle rit.
- Il est peut-�tre dans un autre g�te.
- Rien qu'ici, y en a trois.
- Ah bon ? - On n'est pas les seuls.
- Ah d'accord.
- Et vous auriez fait quoi
s'il avait �t� l� ?
- Bah... je sais pas.
Rien.
- Elle vous conna�t, sa femme ?
- Oui. Un petit peu.
Euh... J'avais leur fille dans ma classe, cette ann�e.
- Ah ! Ah bah formidable !
Petit rire
- Vous avez raison,
honte � moi !
Elle rit.
...
- Elle aurait compris tout de suite. - Arr�te.
- Toi, tais-toi, s'il te pla�t.
Vous savez ce que vous devriez faire ?
Rentrer chez vous et vous trouver un homme libre.
- Du vin ? - Vous faites
comme vous voulez, mais nous, on rembourse pas.
- Non, c'est trop tard.
Vous voyez...
- Vous n'allez pas rentrer, maintenant que vous �tes l�.
Hein ? Allez.
- �a va vous faire du bien de marcher.
- Vous �tes entra�n�e ?
- Pas besoin, elle est toute jeune.
Regardez, elle est en pleine forme.
- Y a du d�nivel�, quand m�me. - Ah �a !
- Non, rien de m�chant.
- Et puis, qui sait ? Vous allez peut-�tre le croiser.
J'en suis s�re.
Soupir
- Alors ? Lequel tu veux ?
- Euh, celui-l�.
- Le gris ? - Oui.
- Tr�s bien. Bon choix.
Tu me tiens �a ?
- Ouais.
- Allez, viens.
Elle souffle.
- C'est lourd.
- Ouais, c'est lourd.
Bonjour, mademoiselle !
Bonjour, Patrick.
- Vous vous appelez Patrick ?
- Non, moi, c'est Jacques. Patrick, c'est lui.
C'est irlandais.
Allez. Dites bonjour.
- Bonjour, Patrick. - Voil�.
Faut partir sur des bonnes bases.
Tiens.
Maintenant, les sacoches.
Tu les fermes.
Viens. Viens voir.
Non, tu le colles. Comme �a, voil�.
- Mais �a fait peur. - Bonne journ�e !
- Au revoir.
- Tr�s important : quand tu t'arr�tes,
tu le laisses pas batifoler. Tu l'attaches. Toujours !
Tu sais faire un n�ud coulant ? - Non.
- OK, panique pas, c'est tr�s simple.
Je vais te montrer.
Hop, tu fais une boucle,
tu ramasses dedans, tu ramasses dedans.
Tout simple. T'as compris ?
Ensuite,
s'il prend de la vitesse en descente, h�licopt�re.
Tu vois, il a peur, il s'arr�te.
OK ? Voil�.
Bon bah c'est bon !
- Euh, et pour avancer ?
- L�, il faut que tu t'imposes, que tu lui montres qui est le ma�tre.
Faut pas le laisser manger,
surtout le premier jour, d'accord ? Faut s'imposer.
Et puis, bon... Si jamais...
Fouettement
Tu peux y aller, il a la peau dure.
Hein, mon Patrick ?
Voil�. Bonnes vacances.
- Attends, je pose �a...
Euh, du coup, euh...
C'est par o� ?
- Tu suis les balises.
- Ah l� ? Le truc, l� ?
- M�me lui, il sait.
- Allez. Allez, on y va, Patrick.
Patrick, avance, s'il te pla�t.
- Plus fort, vas-y, tire !
- Oui mais l�, je suis au maximum.
Avance, Patrick !
- Allez, Patrick.
Bonnes vacances. - Au revoir.
Musique calme
...
Oh non...
Non...
Non, Patrick, avance. Allez !
Allez !
Oh putain... Avance !
Elle souffle.
Allez, mon gros, on avance. Allez !
...
J'en ai marre.
Elle soupire.
Bon.
Elle souffle.
Allez, mon ch�ri, hein ?
Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui va pas ?
Hein ?
Regarde, je me mets tout � c�t� de toi.
Tchuk, tchuk... Avec moi.
On marche. Claquements de langue
Hop. Oui !
Ah bah voil� !
C'est �a, en fait ? Il faut que je sois tout pr�s ?
Mon �ne, mon �ne a bien mal � la t�te
Madame lui a fait faire
Un bonnet pour sa t�te
Et des souliers lilas, la, la
Et des souliers lilas
Mon �ne, mon �ne
Avance, bordel.
Musique cocasse
Elle souffle.
T'as d�cid� de me faire chier.
Bon.
Tu restes l� si tu veux. Moi, je m'en vais.
D'accord ? Allez.
Je m'en vais, Patrick.
Au revoir, Patrick.
...
11 h 25.
Patrick, je sais pas si tu te rends compte,
mais on va jamais y arriver !
On n'a m�me pas fait 2 kilom�tres, l�. Hein ?
On va mettre 20 ans � la faire, cette �tape.
Tu t'en rends compte ?
Tu en as conscience ?
OK, t'as gagn�, pause pique-nique.
Fait chier !
Vraiment marre de cette bourrique de merde !
Je vais faire pipi.
Voil�.
Elle souffle.
On peut m�me pas pisser tranquille !
Elle soupire.
Musique cocasse
... Soupir de soulagement
...
Patrick !
Non, je suis pas d'accord !
Non !
Craquement
Musique rythm�e
...
Patrick !
(Reste. Reste l�, bordel !)
Reste !
(Putain, t'es compl�tement con.)
...
(D�p�che !)
...
Viens. Viens.
...
- H� !
Bonjour !
- Bonjour.
- Je vous ai pas vue ce matin.
Moi, je suis parti plus t�t. Mais j'ai fait une pause.
�a se passe bien ?
- Oui, oui, merci.
- Vous l'avez... vu ?
- De quoi ?
- Bah, ce que vous disiez hier, l�... Votre...
- Ah, non.
- Il est peut-�tre tout simplement pas l� du tout.
Dans les C�vennes, je veux dire. Elle acquiesce.
Vous y avez pens� � �a ?
- Oui. - Allez !
Allez !
- Non, pardon.
Je suis pas d'accord, l�...
Laissez-moi faire, s'il vous pla�t. - Je vous laisse faire...
- Voil�, je pr�f�re.
Allez, mon Patrick.
On avance.
- Pourquoi vous �tes amoureuse d'un homme mari� ?
Enfin... Vu comment vous �tes...
Franchement, vous devriez avoir le...
le choix. Allez !
(En criant) Allez !
- En fait, euh... Arr�tez de lui crier dessus comme �a.
Parce que je pense que... �a l'effraie.
C'est contreproductif, en fait.
Voil�. Avancez un peu et... voil�.
Rire g�n�
- Moi, je pourrais pas.
J'aurais trop peur de m'attirer des probl�mes.
- Allez.
- Allez, allez, hep ! Allez !
Enfin, voil�.
Je juge pas, hein. Elle acquiesce.
C'est vraiment pour vous que je dis �a.
Allez ! Allez !
- Stop !
�a suffit, l�, merde !
Elle souffle.
Pardon.
- C'est moi, je croyais vous aider. J'avais l'impression...
- Non, mais en fait, j'ai pas besoin d'aide.
Euh...
J'aurais besoin d'�tre seule avec Patrick.
- Bon.
� ce soir.
- Oui, voil�.
� ce soir. Je vous laisse passer devant, en �claireur.
- D'accord.
- � ce soir.
(Bouge pas, Patrick.)
Musique calme
...
Oh !
...
Patrick, regarde, je crois qu'on arrive.
Non, moi, j'en peux plus. Gr�ce, piti�, tu avances.
Allez. Voil� !
Voil�, mais merci.
Ah, je t'en supplie, voil�.
Mais oui, tu vas boire. Je vais te donner � boire et � manger.
Je vais t'enlever tout ton truc.
On va �tre bien. �a va �tre merveilleux.
Oh oui !
Tonnerre lointain Oh oui, Patrick, oui !
... Ah, c'est bien comme �a, oui !
...
Brouhaha l�ger
...
Elle soupire.
- Antoinette !
Venez ! Venez l�. Allez, on se pousse ?
On fait une place.
...
- Bonsoir.
- Bonsoir.
- Vos chaussures, s'il vous pla�t.
- Bonsoir.
- Je me demandais o� vous �tiez.
- Elle m'a parl� de vous sans arr�t.
- Il exag�re.
- C'est � qui, l'�ne, devant ?
- � moi.
- Venez avec moi, on va le mettre au pr�.
Ah.
Ah ! �a y est. Elle est arriv�e, Mlle Lapouge !
L'homme rit.
- On va se coucher ?
- D'accord.
- Bonne nuit, tout le monde. - BONNE NUIT.
- Bon bah...
Brouhaha l�ger
...
Si vous le retrouvez pas, c'est que c'est pas le bon.
- Bonne nuit.
- Hein ? C'est tout. D'accord ?
Allez, bonne nuit. - Bonne nuit.
- Allez, ch�rie. - Oui.
- On a une grosse �tape, demain.
Je m'en charge.
- C'est vrai ? - Oui.
Elle soupire.
Vaisselle
...
Porte
- Je m'en suis occup�. - Ah.
- Je le mets ici, d'accord ?
- Ouais, d'accord.
- Je vous ai pr�par� une assiette.
- Oh... merci.
- Je vous ai apport� notre bouteille de vin.
- Merci.
- Bon app�tit.
*"Mambo n� 5" (P�rez Prado)
*...
* ... Elle rit.
*...
* ... Elle chantonne.
* ... Merci.
*...
* ... il rit.
*...
* ... Rires
*...
Elle commence � pleurer.
Sanglot tr�s fort
*...
* ... ...
*...
(-Dans vos chambres, les enfants.)
- Non, continuez, c'est...
- Bonne nuit.
- Qu'est-ce qui va pas ?
...
...
C'est votre �ne, c'est �a ? Il vous en a fait voir ?
C'est lequel, son �ne ?
- C'est Patrick...
- On le conna�t bien, Patrick.
Il avance pas, c'est �a ?
- Bah non.
Elle soupire. - C'est toujours pareil.
Au d�but, ce n'est pas facile. Le temps de s'accorder.
Petits sanglots
- J'arr�te. Je veux rentrer � Paris.
- Non, vous rentrez pas � Paris.
- Demain, c'est la plus belle �tape : le mont Loz�re.
- Vous avez un t�l�phone ? Mon portable, il passe pas.
- Ce serait vraiment dommage.
- De toute fa�on...
Je suis pas venue pour des bonnes raisons, donc...
- On nous a dit.
- Ah !
Ah... Ah bon ?
- Vous savez pourquoi Robert Louis Stevenson
est venu dans les C�vennes ?
� cause d'une femme.
Fanny Osbourne.
Une Am�ricaine mari�e, deux enfants. Une femme extraordinaire.
Une aventuri�re.
Cowgirl venue seule en France pour �tudier la peinture.
C'est l�, � Barbizon, qu'elle a rencontr� Stevenson.
Elle avait 10 ans de plus que lui.
Vous vous rendez compte, au XIXe si�cle ?
Une femme libre !
Coup de foudre. Ils veulent se marier.
Mais Fanny doit d'abord obtenir le divorce.
Apr�s plusieurs mois d'amour, elle d�cide de retourner en Am�rique.
C'est un long voyage
en ce temps-l�.
Faut prendre le bateau,
traverser tout le pays jusque San Francisco.
Stevenson n'a pas de nouvelles.
Il est d��u. Il est malheureux.
Il se croit abandonn�.
Pour oublier,
il d�cide d'aller marcher seul avec un �ne.
Une �nesse, en fait.
- Modestine.
Elle rit.
...
- Mais il n'a pas oubli�.
� son retour,
il d�cide de rejoindre Fanny en Californie.
Apr�s plusieurs mois de voyage, quand il arrive,
Fanny a divorc�,
ils se sont mari�s et ils ne se sont plus quitt�s.
Jusqu'� la mort de Robert aux �les Samoa.
- Quelle que soit l'issue,
vous savez ce qu'on dit.
L'important,
c'est pas le but, c'est le chemin.
Petit rire
- Je vais rentrer � Paris.
- Vous avez besoin de vous reposer.
- Merci pour tout en tout cas et...
Voil�.
Il rit.
- Le dortoir est � l'�tage.
- Merci. - Bonne nuit, Mlle Lapouge.
- Bonne nuit.
- Ils sont propres, les sabots, c'est bon ?
- Oui.
- Oui ? OK, bah, je crois qu'on a fini.
Je vous ai mis du chocolat.
- Ah, merci, c'est gentil.
- Voil�.
- Bon.
- Allez !
- Au revoir.
Gazouillis d'oiseaux
...
Allez.
Allez.
Allez.
Allez.
Allez.
Soupir d'agacement
Putain...
Allez.
Allez.
Allez, avance.
Oh...
Allez...
Oh mais !
Elle crie.
...
�cho
Avance, maintenant !
Tu vas avancer, esp�ce de bourrique de merde ?
Mais tu sais que tu commences � me faire chier ?
Tu me fais chier !
J'en peux plus de ta gueule ! Tu comprends �a ou pas ?
Bordel !
Putain, mais tu m'emmerdes !
Fais attention ! Fais attention !
Viens l�. Fouettement
Allez, avance ! Avance !
Fouettements Avance ! Allez !
... Elle pleure.
Fouettements
Elle pleure.
...
Pardon...
Pardon, Patrick.
...
Excuse-moi.
Excuse-moi, mais...
...
Je...
Je sais pas o� il est, tu comprends ?
Je sais m�me pas... Si �a se trouve, il a tout invent�.
Il est peut-�tre m�me pas avec sa femme.
Je sais pas o� il est.
Ni avec qui. Moi...
Moi, je suis l� avec toi, comme une conne.
Respiration haletante
...
Mon pauvre Patrick.
...
Hein ?
...
Mais non, il est l�.
J'en suis s�re. Pourquoi il m'aurait menti ?
Il est l�, quelque part.
C'est vrai, je lui impose rien.
Je vois pas pourquoi il me cacherait la v�rit�. Il me l'aurait dit.
Et dis donc...
Tu marches bien !
C'est parce que je parle ?
Bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla...
Blou bou lou bou lou bou lou...
Ah d'accord !
D'accord, faut que je parle vraiment, en fait, c'est �a ?
Euh...
Bon bah...
Je sais pas.
Je sais pas du tout quoi dire, l�. Euh...
Elle rit.
Euh...
Bah voil�, c'est comme �a, j'ai la poisse.
Tu vois, la premi�re fois que j'ai embrass� un gar�on,
c'�tait dans un cimeti�re.
Steven Leclou.
C'est un don que j'ai. Tomber amoureuse du pire gars,
au pire moment, au pire endroit.
Celui d'avant Vladimir, il �tait parfait !
C�libataire, bon job, intelligent,
beau mec, pas pervers.
Sauf qu'il avait eu un mod�le parental si d�sastreux
qu'il �tait incapable de construire quoi que ce soit. En tout cas avec moi.
Depuis, il va mieux. Il a rencontr� une fille, une grosse.
Ils ont achet� un appartement dans le 15e, � Convention.
Ah, balise.
Et celui encore avant, on s'est rencontr�s dans l'escalier.
Parce qu'il louait le Airbnb juste en dessous de chez moi.
�a a dur� deux semaines. Deux semaines de folie.
Et puis, il a d� repartir au Mexique.
On se skypait toutes les nuits jusqu'� 4 h du matin
� cause du d�calage horaire. Je dormais plus.
Heureusement, � l'�poque, j'avais les maternelles.
Je pouvais faire la sieste. Et puis, l'ATSEM prenait le relais.
Et quand enfin j'ai pu acheter un billet pour le rejoindre,
il a disparu !
J'ai plus jamais eu de nouvelles !
Encore avant, y a eu Emmanuel, militant � Lutte Ouvri�re. Je l'adorais !
Mais bon, il devait pas avoir de famille
pour qu'on puisse pas faire pression sur lui
le jour o� la r�volution �claterait.
Elle soupire.
Vladimir, il me plaisait pas du tout.
C'�tait pas du tout mon genre.
J'ai rien vu venir.
Quand je me suis rendu compte que je l'attendais,
que je vivais toute la journ�e
pour le moment o� j'allais enfin le voir � 16 h 30,
alors l�, c'�tait trop tard, j'�tais foutue.
Je suis partie deux semaines � P�ques.
Toute la journ�e, je me r�p�tais : "Antoinette, �a suffit, il est mari� !"
"Il a un enfant ! En plus, c'est ton �l�ve, tu la connais."
Pff... Rien � faire.
Quand je suis rentr�e, j'en pouvais plus.
Petit rire
Et l�, je l'ai convoqu�.
Il a tout de suite compris.
Il attendait que �a.
Y avait plus personne dans l'�cole,
� part la gardienne et les dames de l'entretien.
J'ai ferm� la salle � cl�, et �a s'est pass� l�, dans ma classe.
Enfin, on n'a pas... Non !
Pas loin, mais... Non, quand m�me !
Elle soupire.
Oh l� l�, je suis compl�tement embrouill�e.
Qu'est-ce que je vais faire, maintenant ?
Musique calme
...
Avec lui, j'ai honte de rien. Je me sens libre.
...
J'adore la mani�re dont il me regarde.
...
Et puis, on se marre. On se marre tout le temps.
...
Ah, �a le rend compl�tement fou que je lui demande rien,
que je sois pas jalouse.
Lui, par contre, il est jaloux. Il s'imagine des choses.
Elle souffle.
Tu verras, il est beau.
Ah, j'adore ses mains. J'adore sa peau.
J'adore ses �paules, j'adore son ventre.
J'adore sa queue, elle est magnifique !
- Bonjour.
- Bonjour. - Bonjour.
- Bonjour.
...
... Elle soupire.
J'adore tout.
...
Elle soupire.
...
...
Murmures avec intonation
...
...
...
Bip de message
C'est mon portable. J'ai du r�seau !
...
C'est lui !
...
Oh...
...
Elle rit.
...
...
Oh l� l� ! Oh...
"O� es-tu, mon amour ? Je suis tr�s inquiet."
...
Qu'est-ce que je r�ponds ?
"Hello" ? L'air de rien ?
Allez, j'envoie. Tac !
Hiii !
On y va, mon Patrick.
(Elle articule mal.) C'est parti. Hop, hop, hop !
... On y va !
Elle chantonne "Mon �ne".
...
Ah, ah, ah !
Mais c'est tellement simple !
C'est �a qu'il faut faire : dispara�tre.
Merci, le r�seau de merde ! Merci, le pays des ploucs !
Elle rit.
Bip de message Attends.
Hmm... C'est lui !
Euh...
... Hou !
Attends.
Je r�ponds pas ! Allez, hop.
Oh bah non, qu'est-ce qu'il y a ?
Non, tu vas pas recommencer...
Non... tu veux savoir ? C'est �a ?
Regarde.
"Tu me punis ?"
Pff...
T'aimes �a ?
Hein ?
Elle rit.
Musique cocasse
Attends... Euh...
...
Y a plus de balise.
...
... Elle soupire.
On a rat� un croisement ?
...
J'ai plus de r�seau.
Elle soupire.
...
Musique inqui�tante
...
Craquements
Elle crie.
(Ton apeur�) Viens. Viens vite. Viens.
(Allez, avance.)
(Allez !)
Hurlements de loups au loin
...
... Respiration haletante
... ...
(Viens, Patrick.)
Hurlements de loups au loin
Elle crie.
Gazouillis d'oiseaux
... Musique douce
... ...
Oh.
... ...
Oh !
... ...
Oh !
... ...
Oh !
... ...
Bah ?
Attends...
Oh ! Patrick !
Une balise !
Elle crie.
Aboiements au loin
...
Oh... Oh non !
Oh non...
...
Oh mais c'est pas vrai !
...
- Mlle Lapouge est de retour ?
- Ouais.
- Comment �a va, ce matin ?
- Bah, tr�s bien... Je crois qu'on a fait une boucle.
- Vous avez dormi dehors, en fait. - Ouais.
- Je vais vous donner une chambre.
Vous allez vous reposer. Tiens.
- Non, pas de chambre, parce que l�, il me co�te un bras...
- Ce soir, je vous mettrai dans un dortoir,
mais l�, profitez-en, y a personne.
- Ouais.
- Mektoub.
- "Le voyage que raconte ce petit livre me fut tr�s agr�able et avantageux.
"Apr�s un d�but singulier, j'ai eu meilleure chance � la fin.
"Mais nous sommes tous des voyageurs
"dans le d�sert de ce monde.
"Et tous aussi, des voyageurs avec un �ne.
"Et ce que nous trouvons de meilleur en route, c'est un loyal ami."
- Mais �a va pas, non, d'hurler comme �a ?
- Elle craque. - Arr�te de crier dans ses oreilles.
Il a beau s'appeler Lapin, c'est un �ne.
La conversation continue.
- Oh !
- T'es en forme, t'es assise sur l'�ne depuis ce matin.
- Je suis en forme, j'ai pas envie de dormir.
- On est crev�s.
...
- Bonsoir.
- BONSOIR !
- Je vous attendais. Vous �tes...
- On a un peu ralenti, on a un peu lutt�
sur la derni�re heure de marche.
- �a a pas �t� trop dur ? - Non ! Et l�, c'est tellement magnifique !
- Belle r�compense.
Conversation au loin
...
- Comme �a, le Boug�s, hop, hop, hop...
- Bonsoir. - Bonsoir.
- Bonsoir.
- Bonsoir.
- Apr�s, on a continu�
jusqu'au signal du Boug�s. (-Maman.)
- Ah oui. - Y a la ma�tresse.
Y a la ma�tresse, l�-bas.
Je peux aller la voir ?
- C'est vrai, y a sa ma�tresse l�-bas. Y a sa ma�tresse.
- Ma�tresse ?
- Oh ! Alice !
Elle rit.
- Bah, dis bonjour.
...
Elle en revient pas.
- Bah moi non plus !
�a alors ! Ben... Bonjour, madame.
- Bonjour.
Alice,
t'as perdu ta langue ? - Bonjour, Alice.
- Bah oui, les ma�tresses, �a a une vie, �a part en vacances.
Oh bah quel choc !
- Bon. - Vous faites Stevenson ?
- Oui. Vous aussi ? - Avec un �ne.
- Moi aussi.
- �a alors, c'est extraordinaire !
- C'est celui dans le pr�, ton �ne ?
- Oui. - Vlad !
Viens voir.
- Pardon.
- Incroyable ! - Ouais.
Compl�tement dingue. Bonsoir, monsieur.
- Ah, bonsoir. - Comment allez-vous ?
- Tr�s bien, et vous ? - Bien.
- Elle fait Stevenson avec un �ne, comme nous.
- D'accord.
- Vous �tes nombreux ?
- Non, je suis toute seule.
- Alors ? Remise de vos �motions ?
- Oui, oui, oui ! - Que souhaitez-vous boire ?
Un kir de bienvenue ?
- Non, merci. - Si, pourquoi pas ?
Je veux bien myrtille, s'il vous pla�t. - Moi aussi.
- Et pour la jeune fille,
un jus de pomme ? - Oui, je veux bien.
- Deux kirs myrtille et un jus de pomme, s'il te pla�t.
- Quelles �motions ? - Euh...
C'est rien. Hier, je me suis perdue et j'ai pass� la nuit dehors.
- C'est pas vrai ? Toute seule ?
- Avec mon �ne.
- T'entends �a ? Quelle horreur. Je vous admire. Se lancer
l�-dedans toute seule !
J'en serais incapable.
- Comment il s'appelle, ton �ne ? - Patrick.
Rires
- Patrick ? �a te fait pas rire ?
- Si, si.
Rires
- Vous faites quelle �tape,
demain ? - Je vais jusqu'� Pont-de-Montvert.
- La plus belle �tape, le mont Loz�re.
- Si je me perds pas.
- Bah nous aussi.
- Ah ?
- On s'arr�te avant, je crois.
- Vous dormez chez Mario ? - Oui, c'est �a.
- Vous lui donnerez le bonjour. C'est le m�me chemin.
- Bien s�r, bah on n'a qu'� marcher ensemble.
Hein, Alice ?
- Oui, avec plaisir. - Super.
- Je peux te montrer mon �ne ?
- Oui, je veux le voir.
- Il est l�-bas. - Allez.
- Incroyable. - C'est fou.
- �a va ? - Ouais.
T'es s�r ?
- Oui, �a va tr�s bien.
- Dis donc, Alice, j'ai pas l'�quipement pour aller aussi vite !
- Vous �tes pas sportifs.
- � qui tu parles comme �a, toi ?
- H�, j'ai rien dit.
- Ouais, fais gaffe, hein.
- J'ai rien entendu.
- C'est celui-l�.
C'est Lapin.
- Oh l� l� !
Oh bah dis donc, il est magnifique !
Waouh !
- Il est quand m�me plus beau de face. Lapin, retourne-toi.
Lapin !
- Lapin !
- Alors, je vous pr�sente Patrick.
- Ah !
Enchant�e, Patrick.
- Patrick, je te pr�sente Mme Loubier.
- �l�onore.
- �l�onore. Alice.
Rires
Et... excusez-moi...
- Vladimir.
- Vladimir.
- Vladimir.
Braiment puissant
...
- Papa, qu'est-ce qu'il a ?
...
- Bah, vous vous connaissez peut-�tre, non ?
...
- Tu vas prendre ta douche ou j'y vais ?
- Non, vas-y, j'irai apr�s.
...
- Ah. Par l�.
- Ah ! Merci.
Oh !
- Chut... Chut.
(� quoi tu joues ? T'es compl�tement inconsciente ?)
(Putain !)
(Je sais pas ce qui t'a pris, mais limitons les d�g�ts.)
(Je te demande une chose, je te la demande � genoux.)
(Ne viens pas avec nous demain.)
- Oh...
(-Tu comprends ?) - Vous �tes partis quand ?
- Chut.
- Vous �tes partis lundi ? Vous �tes pas partis lundi.
- Euh, non, on est partis mardi.
- Bah voil�.
Moi, je suis partie lundi.
Je me suis perdue, sinon je t'aurais pas retrouv�.
Tu sais, c'est � cause des textos, hier. Tous tes textos.
C'est incroyable. Je suis si contente. (-S'il te pla�t.)
(S'il te pla�t, ne viens pas ! Tu peux pas me faire �a.)
(Moi, �a m'est �gal. Moi, tu peux tout me faire, mais Alice !)
(Putain, Alice, elle y est pour rien. Elle m�rite pas. C'est de la folie !)
- J'ai dit oui � ta femme.
- Chut. - A�e.
- Excuse-moi. T'es en col�re.
- D�sol�e que ma pr�sence te fasse cet effet.
- Calme-toi. - T'avais l'air tr�s heureux
avant de me voir,
de passer de tr�s bonnes vacances.
- Trouve, je sais pas, une urgence, un d�c�s...
Qu'est-ce que tu peux...
- Je veux finir ma randonn�e. - Arr�te, s'il te pla�t.
- Bah quoi ? J'adore. - Bien s�r !
- Je m'entends tr�s bien avec Patrick.
- Qui est Patrick ?
- Je te l'ai pr�sent� il y a 2 minutes, c'est mon �ne.
�coute, c'est pas grave, c'est la vie...
On a eu la m�me id�e, c'est le hasard, �a arrive.
- Pourquoi tu m'as pas attendu ?
Une semaine.
- Bah...
C'est long, une semaine.
- Mais pour moi aussi, c'est long...
- Vladimir.
- Qu'est-ce que tu vas faire ?
- Euh...
Bah, je vais marcher avec vous.
Excuse-moi.
- Antoinette.
(-�a va ?) - Oui, oui, �a va.
- 1 kilo 950 grammes, et � part �a, rien.
Enfin, ce que j'ai sur moi : un pantalon, des chaussettes, 2 slips,
un t-shirt de rechange et des slashs.
- Des slashs ? C'est quoi ?
- Bah, pour la douche. Comme tu as sur la plage, des slashs.
- Ah, d'accord. Des tongs !
- Des tongs ? Tu dis des tongs ? Ah oui, des tongs.
Rires
- Des slashs.
- Ce qui est lourd,
c'est la bouffe, le Butagaz, tout �a.
�a, tu sais pas r�duire.
- Eh ouais. Mais du coup,
comment vous faites ? Une lessive tous les soirs ?
- Bah, c'est pas compliqu�, je lave tout sur moi.
- Sur vous ? Comment �a ?
- Je prends
ma douche tout habill� : chaussettes, slip, t-shirt, je savonne.
Je me d�shabille, je resavonne
et hop, c'est fini. C'est pour �a que j'ai
le cr�ne ras�, pas de shampoing.
Oui, lessive, body, tout avec le m�me savon.
- C'est g�nial ! Bravo. - Ah oui, c'est pratique.
- Mais... Et du coup, les v�tements,
faut qu'ils s�chent.
- �a s�che pendant la nuit.
Ce qui est pas sec, je l'attache sur le sac � dos.
S'il drache, tu le mets en boule dans le sac de couchage et tu dors avec.
- Oh ! Tu dors avec. Bon.
Dis donc !
- La chaleur humaine, y a pas mieux.
- Je suis d'accord.
Elle rit.
- Si tu aimes les randonn�es, j'ai une application.
- T'es crev�e, toi, l�. Tu vas au lit ?
- Oui. - Allez, il est tard.
- Moi aussi.
- Tu trouves une randonn�e
juste � c�t�. - Ah ouais ! G�nial.
- C'est super.
Extra.
- Mais... Et du coup, c'est...
- Bonne nuit.
- Ah, bonne nuit. - Bonne nuit.
- Bonne nuit.
Et du coup... Mais �a capte pas sur les chemins.
- T'as pas besoin d'�tre connect�e.
- Ah !
- O� que tu ailles,
tu trouves une randonn�e � c�t�. C'est g�nial.
- Oui, g�nial.
- Visorando. - J'adore. Visorando ?
- Oui, tout � fait.
- Passionnant. - C'est le truc
top top !
- Super.
Elle rit.
- Oui. - Ah oui.
- Je te montre les forums. - Je veux bien.
Grincement de porte
- Chut.
(-Tu mets le r�veil)
(� quelle heure, demain ?) - 7 h et demie. Non ?
(-Ouais, OK.)
(-�a vous va ?)
(-Super, ouais.)
(-C'est une longue �tape, �a va grimper.)
(-Eh ouais.)
(-Allez, bonne nuit.)
(-Bonne nuit.) (-Bonne nuit.)
(-Faites de beaux r�ves.)
Grincement
...
Elle soupire.
...
Musique douce
...
...
- Patrick ? C'est moi.
...
Tu dors ?
...
(Chut.)
Barri�re
(Tu la mets en veilleuse, d'accord ?)
Il souffle.
- Il va pas se remettre � braire ?
- Non.
Il m'a promis.
Musique douce
...
- Vous m'en voulez pas ? - Non !
- Il se passe pas assez d'�v�nements ici
pour qu'on n�glige une histoire comme celle-l�.
- Je comprends.
Rires
- D�j� pr�te ? - Quasiment.
- Je vous souhaite force et courage, Mlle Lapouge.
- Merci. - Merci.
- � bient�t. - � bient�t.
- Au revoir. - Au revoir.
- Au revoir.
- Vous ne partiez pas sans nous ?
- Non, je vous attendais. - Ouais.
...
Il fait un temps splendide. - Ouais.
...
Tiens ! - Je vous aide ?
- Non, allez-y. Je vous rejoins.
- Vous �tes s�re ? - �a commence l�-bas.
- Je vous rejoins. - Ouais ? OK.
� tout de suite. - � tout de suite.
Non, non, non, Patrick. Attends, Patrick.
Attends, mon ch�ri.
Voil�.
Voix d'Alice indistincte
...
...
- Bonjour. - Bonjour.
Allez, Lapin. Allez, allez.
C'est bien.
- C'est bien. C'est bien, Lapin.
- Bon allez, Patrick, t'arr�tes !
- Tiens, prends le truc.
- Ah oui ? - Oui.
Allez, Lapin. Allez. Allez.
Voix d'Alice indistincte
- Allez.
- �a va ?
Braiment puissant
...
Bah alors, Patrick ? Qu'est-ce qui se passe ?
...
Bah dis donc, �a va ?
- Oui, �a va.
- Il est capricieux votre Patrick, non ?
- C'est Patrick.
Oh l� l�. Vous inqui�tez pas pour moi, je vais... Hou !
On va prendre notre temps, allez-y.
- Je vais rester un peu avec vous.
- Oh non, non. Non, vraiment, �a me g�ne.
- Non, bah faut pas !
Rire g�n�
- Non, non mais...
C'est tr�s tr�s lent.
- C'est pas grave.
Je me rends compte qu'on a de la chance avec notre �ne.
- Oui.
- Vous avez d�j� fait des randonn�es seule ?
- Non, c'est la premi�re fois.
- Comment �a vous est venu, l'id�e ? Vous connaissiez le chemin Stevenson ?
- Euh... Je sais plus...
Oui, si ! C'est M. Huchet. Il adore marcher
et il avait fait �a l'ann�e derni�re. Il m'en a parl�.
- �a vous a donn� envie. - Et voil�.
- Nous aussi, des amis nous ont contamin�s.
Mais enfin, partir comme �a, toute seule, c'est...
C'est pas banal.
- Ah bon ? Pourquoi ?
Bah, non... C'est, euh...
- Apr�s tout, pourquoi pas ?
- Bah oui.
- �a dure depuis combien de temps entre vous ?
- Pardon ?
- Je vois, hein, que c'�tait pas pr�vu. Je connais mon mari, je...
Petit rire
Le pauvre !
Il est dans un �tat, l�.
Vous avez vu ?
- Ben...
Euh...
- Il a bon go�t. Vous �tes jolie, sympathique.
Mais vous ?
- Je le connais � peine.
- C'est la situation qui vous pla�t ?
Si je vous disais "je vous le laisse, prenez-le",
il vous plairait toujours ?
Rire g�n�
- Avance, Patrick.
- Hein ?
Ce qui vous pla�t, c'est qu'il soit pas libre ?
�a vous transporte ?
Vous aimez l'attendre,
vous aimez le retrouver,
vous aimez qu'il reste jamais assez longtemps ?
Ah, j'imagine, �a doit �tre intense, �a...
J'avoue que...
j'esp�rais qu'on �tait sortis de ces sch�mas mais enfin...
si �a vous amuse.
- �coutez, euh...
- Je suppose qu'il vous a dit qu'on baisait plus.
Hein ? Rire g�n�
- Allez.
- Qu'est-ce que vous voulez, �a se d�cide pas.
- Hmm.
- Si �a tenait qu'� lui, on...
�a serait tous les soirs.
En 10 ans, y a pas un jour o� il a pas essay� de me sauter.
Eh non !
On dirait pas comme �a, mais il a des gros besoins.
Vous avez remarqu� ?
S'il baise pas, �a va pas.
Elle soupire.
Au fond, je vous suis reconnaissante.
� vous et aux autres.
Vous �tes pas amoureuse, quand m�me ?
Elle rit.
- Euh...
Excusez-moi, je sais pas ce que vous avez imagin�,
je n'ai jamais vu votre mari en dehors de l'�cole.
- Il me quittera pas.
Vous le savez, �a ? Il me quittera pas.
- C'est super, tr�s bien. Je suis ravie pour vous.
- On est diff�rents, d'accord sur rien, mais on est fusionnels.
Quand on est s�par�s, on s'appelle tout le temps.
Faut qu'on se parle, qu'on se raconte tout.
On est un couple, quoi. On s'aime, y a pas � chier.
Je retourne les voir. - Ouais.
- Mais je suis heureuse de passer cette journ�e avec vous.
Bon courage avec Patrick.
- Merci.
- Hou, hou !
Musique calme
...
... Elle pleure.
... ...
...
... Respiration haletante
... ...
...
We are the kings of the world.
...
- Alice est partie faire pipi avec ma femme.
On va pique-niquer ici.
J'arr�te pas de penser � hier soir.
- Y a que �a qui t'int�resse, en fait ?
- Bah, o� tu vas ?
H�, reste l� !
- Viens, Patrick.
J'ai bien remarqu�, tu peux pas le blairer, toi.
C'est bien. Faut que je me fie � toi, t'as de l'intuition.
- Vous avez vu ces paysages lunaires ? Et ce ciel ? C'est d�ment.
Vous d�jeunez pas avec nous ?
- "Vous d�jeunez pas avec nous ?"
Bah non, je d�jeune pas avec vous.
Soupir de m�pris
C'est bon, tu vois, je me suis pas imagin� non plus...
Enfin, voil�. Mais quand m�me, y avait plein de... Je sais pas...
C'�tait pas juste du cul.
T'as bien vu, hier soir ? Il �tait tr�s tendre.
Tu crois que c'est vrai ? Tu crois qu'il y en a d'autres ? Pff...
- Antoinette !
Musique rythm�e
- Oh ! Oh non, vas-y.
Viens, Patrick, allez, acc�l�re.
- Attendez !
- Ah oui, oui. C'est bien, Patrick, oui !
Musique rythm�e Ah oui ! Ah oui !
- Antoinette ! - Papa !
- Allez, ho !
... Cris
... ...
- Arr�te, Patrick !
- H�licopt�re ! - H� ! H� !
... Elle crie.
- Stop !
...
Cri
- Oh, putain.
... ...
- Arr�te, Patrick !
... ...
Antoinette g�mit.
... ...
- Antoinette !
- Oh, putain.
- �a va, Antoinette ? Tu t'es fait mal ?
- Fous-moi la paix !
- Hein ? Est-ce que tu peux marcher ?
- C'est termin�,
je veux plus te voir !
- Dis donc, quelle chute ! Rien de cass� ?
- Non, non, �a va. Je vous rejoins.
- Comme vous voulez. - � tout � l'heure.
- Qu'est-ce que tu fais, tu viens ?
- Oui ben attends... T'es s�re ?
- Tu viens ?
Il la heurte.
Elle pleure.
- Ah mais alors, mais toi !
Mais je vais te bloquer !
Tac.
Bloqu� !
Putain.
Elle crie.
Ah putain !
...
Mais merde !
Sanglots
Je peux plus marcher.
Patrick !
Patrick !
Elle g�mit.
Patrick !
Viens.
Musique calme
...
Oui, c'est bien, Patrick. Doucement.
...
... Brouhaha au loin
... ...
... Rires
... ...
- Pa pa pa pa
Pa pa pa pa la la !
- OL� !
- Youhou !
...
- Ah, je crois que c'est l�, Patrick. Viens.
...
Si, c'est �a.
...
Elle soupire.
...
Attends. Attends.
Voil�.
Elle soupire.
Conversations indistinctes
...
Elle g�mit. - Bonjour.
- Bonjour.
Euh... Y a une gare ici ?
Parce que je voudrais rentrer � Paris.
- Non, y a des cars. Pour le train, faut aller � Al�s.
Antoinette, c'est �a ? - Ouais.
- Moi, c'est Britney.
Je vous aide � descendre ? - Ouais, je veux bien.
Elle g�mit.
...
- Ouh l�, �a a pas l'air d'aller ! - Ouais.
Et vous avez les horaires ?
- Va t'asseoir l�-haut. J'arrive. On va regarder �a ensemble.
- OK.
- �a va ? - Ouais.
Merci.
- Vous vous �tes fait mal ?
- Euh ouais. C'est mon �ne, j'ai pas r�ussi � le freiner et...
J'ai d�rap�.
- Et apr�s, on dit que la moto, c'est dangereux !
- Je te monte �a au dortoir ?
- Non, pas la peine, je pars ce soir.
- Trop tard, y a plus rien.
Tu partiras demain matin.
Elle soupire.
- C'est une entorse ?
- Euh... Ouais, on dirait.
- Fais voir.
- Bon.
- C'est l� ? Elle acquiesce.
Ouais.
- A�e, a�e, a�e. �a fait mal.
- Pardon.
- Ah !
- Pardon.
- Ouais, doucement.
- Tu peux
bouger ou pas ?
- Oui. - Ouais ?
Ouais. C'est un peu enfl�.
- Il est v�to !
- Ah...
- Y a rien de cass�.
- OK, merci.
- Fred.
- Antoinette.
- C'est toi ?
Les gars, c'est la fameuse Antoinette.
- AH !
- BONJOUR.
- Bonjour.
- Et alors ? Tu l'as retrouv� ?
- Euh... Retrouv�, reperdu, fin de l'histoire.
- Ah !
- �a va,
je me sens soulag�e.
- Bon, tant mieux.
Par contre, pour marcher, �a va �tre compliqu�.
- De toute fa�on, je repars � Paris. - Bah non !
Y a Sh�rif, il a une place � l'arri�re. Hein, Sh�rif ?
- Salut.
- Bonjour.
- J'ai oubli� de te dire. Ce soir, je fais pas le d�ner.
Mais y a de tout au village.
- Tu viens avec nous.
- Non, je peux pas marcher. - Bah !
� dada, sur mon bidet.
Il rit.
... � dada sur mon bidet !
Brouhaha
...
- Je savais pas que c'�tait toi, Antoinette.
T'es la star du GR, tu sais ?
Franchement, �a me fait triper ce que tu fais.
T'es courageuse. - Oh non, pas du tout.
- Si. Si, moi je te le dis, t'es courageuse.
- Bon, bah d'accord !
- En plus, t'es tr�s belle. Hein ? Elle est tr�s belle.
- C'est vrai.
"My rifle, my pony and me"
- Bon, � la v�tre.
...
... il sifflote.
... ...
...
C'est marrant, je te croyais plus Mot�rhead.
- Tout de suite ! Elle rit.
Les clich�s, quoi.
...
Petit rire
...
Rire g�n�
...
- Non, non.
Non, mais euh...
- Quoi ? �a va, c'est juste un baiser, hein.
...
- Round the bend
...
My pony and me
...
Brouhaha joyeux
...
Alors, on le met o�, Patrick ?
- On va le mettre par l�, vers les anneaux.
- D'accord. Allez, viens.
Rires
On fait comment ? Je l'attache ? - Ouais.
- Bonne nuit. - Bonne nuit, hein ?
- BONNE NUIT ! - Allez, viens.
- Ciao ! - Ciao, ciao !
- Il est tr�s sage avec toi.
- C'est bon, c'est bon.
Rires
...
On y va ?
- Alors, attends. - Viens, viens.
- Oh non. - Si, viens.
Allez.
Elle crie.
Attention.
Rires
...
Salut, Patrick. - Bonne nuit,
mon �ne.
�a va pas du tout pour moi.
Pose-moi. - Attends.
Attends, j'ai une id�e.
- Je douille un maximum.
- C'est mieux comme �a, non ?
- Tu vas en dortoir ? - Non.
L'odeur de vieilles chaussettes, c'est pas mon truc.
Je t'invite si tu veux ?
- Oh oui, d'accord.
- Allez.
Elle rit.
Chut.
...
Braiment
...
Moteurs de motos
...
T'es s�re ? Tu veux pas venir avec nous ? T'aurais pas besoin de marcher.
- T'as un 2e casque ?
- Toujours, au cas o�.
Elle rit.
- Non, mais... Je vais rentrer.
- Comme tu veux.
...
Elle soupire.
Bon alors, ciao.
- Ciao !
Fais attention � toi. - T'inqui�te pas, va !
Toi aussi, fais attention � toi.
Musique calme
...
- C'est qui, l'entorse ? Toi ou lui ? C'est toi ?
- Oui.
- Bouge pas.
N'aie pas peur.
Laisse faire.
Tonnerre au loin
...
Regarde-le, Patrick. Il nous surveille.
Il se demande ce que je fais.
C'est ton �ne ?
- Oui.
Enfin, je voyage avec lui.
- Je le connais bien. C'est moi qui l'ai fait na�tre.
- Ah ?
- Sa m�re est morte en mettant bas.
H�morragie.
On n'a rien pu faire.
...
Mais lui, regarde-le.
Il est courageux.
Hein, Patrick ?
Tu devais aller jusqu'o� ? - Jusqu'� Florac.
- Oh, bah tu vas y aller.
Aujourd'hui, repos, demain, tu marches.
- Super.
- Y a quelque chose entre vous.
Tu sens ?
C'est fort.
...
Musique calme
...
...
- Y a quelqu'un ?
- Bonjour.
- C'est moi !
Bah, Antoinette Lapouge.
- Andr� Barrascut, enchant�.
- Euh... J'ai une r�servation.
- Redites.
- Lapouge, Antoinette.
- Ah ! Lapouge.
Oui. C'est votre valise, l� ?
- Ah bah oui ! C'est ma valise.
- Je vous attendais
avant-hier. - Oui, je sais. En fait...
- Bon, j'ai de la place.
Euh... La 27.
C'est au 2e �tage. Vous pouvez y aller, elle est pr�te.
- Ah bah super. Merci.
Petit rire
Voil�.
Pfiou.
- Bien dormi ?
- Ouais.
- Si vous voulez mettre quelque chose, �a me fait plaisir.
- Ah ! D'accord.
Voil�.
Elle rit.
D'ailleurs, je vais lui dire au revoir. - D�p�chez-vous, il va partir.
- Ah bon ? Mais o� �a ?
- Il est pas en vacances. Il fait le chemin dans l'autre sens.
- D'accord. Il est o�, l'enclos ? - Juste derri�re.
- OK, merci.
Patrick ?
Patrick.
Patrick.
Oh putain.
Excusez-moi, vous savez o� est Patrick ?
- Who, Patrick? - Un �ne !
A donkey!
Euh...
He's not very big... Brown.
- Oh! It's gone.
- Where?
- This way, I think.
- OK !
Patrick !
Patrick !
Patrick !
Braiment
...
Patrick !
...
Attends-moi ! Patrick !
Patrick !
- Patrick.
Stop !
Respiration haletante
...
Patrick.
...
Oh mon Patrick. Excuse-moi, je savais pas que tu repartais.
J'ai cru que je te reverrais plus. Oh...
Merci.
Merci.
Merci.
Elle soupire. Excusez-moi.
Excusez-moi.
Bah, je vous le rends.
Vous avez de la chance de voyager avec lui, c'est le meilleur.
Bon voyage.
Au revoir, mon Patrick.
- Bon retour. - Ouais.
- Allez.
Allez !
Allez, par l�.
Allez, par l�, Patrick.
Allez.
Allez, Patrick. On avance. Allez, par l�.
Allez !
Allez.
Patrick.
Je sais pas ce qu'il a.
- Allez, sois gentil, hein ?
Faut pas se laisser faire. Il rit.
Allez, h�, faut que j'y aille, moi, maintenant. Hein ?
Je vais vous aider un peu. Allez, viens.
- Merci. - Voil� !
C'est la premi�re fois que vous marchez avec un �ne ?
- Oui.
- C'est difficile au d�but, c'est normal. Vous inqui�tez pas.
Et vous allez o� ?
- Aujourd'hui, au Pont-de-Montvert.
- Ah ! Vous allez voir, c'est tr�s joli.
Et... vous faites le chemin � l'envers ?
- Euh ouais.
Vous reprenez le travail demain ?
- Euh, non, pas tout de suite.
Je suis instit, donc je reprends dans un mois et demi.
- Restez.
Petit rire
- Euh...
Bah non, je peux pas.
- Pourquoi ?
- Bah...
Parce que... j'ai... plein de...
- Je crois que �a lui ferait plaisir.
Petit rire
- Bon...
J'irai pas jusqu'au Monastier, hein.
- Ah non, non. Vous partirez quand vous voudrez.
- Bon, le temps que Patrick s'habitue un peu � vous.
- Ouais. - Hein ?
- Voil�, tr�s bien.
"My rifle, my pony and me" (Dean Martin)
...
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Musique rythm�e
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Sous-titrage : HIVENTY
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