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Original subtitles

Tu l'aimes celle-là?

Donc, voici l'atelier.

Vous êtes les bienvenus.

Que veut dire être un disciple de Gandhi?

Cela veut dire...

Quand la vie est trop rapide et qu'elle nous échappe,

Gandhi nous invite à en reprendre les rênes.

On parle de développement durable.

Gandhi, lui, a imaginé le "Swaraj":

"Redevenir autonome".

C'est ça le développement durable.

On a oublié les pauvres.

Les gens veulent devenir de plus en plus riches.

Les Américains veulent même aller pique-niquer sur la lune.

Le monde n'ira pas mieux ainsi.

Si l'on met en pratique les enseignements de Gandhi,

c'est sûr que la vie sera plus lente, mais elle sera pleine de joie.

Gandhi est pour moi comme un petit ventilateur

qui amène un peu d'air frais dans une chambre sans fenêtres.

Cette fraîcheur des idées, c'est la valeur de Gandhi.

Pas seulement dans le mouvement pour l'indépendance de l'Inde,

mais aussi dans le contexte actuel.

Il nous permet de réfléchir d'une nouvelle manière.

J'avais beau aller dans les grands restaurants,

les clubs branchés avec des célébrités,

j'ai senti que quelque chose clochait.

Convaincre les gens de ne pas boire de l'eau locale

mais de l'eau "française", ça n'a pas de sens.

Je m'assois ici? Mais cette caméra est toute petite!

J'ai étudié la physique, j'ai même un doctorat en physique quantique.

Mais j'ai participé à la protection de la forêt ici même dans l'Himalaya.

Ensuite, j'ai commencé à écrire sur les problèmes écologiques.

Le ministre de l'Environnement m'a demandé une étude

sur l'impact de l'exploitation minière dans ces collines.

C'est chez moi, j'y suis née.

Je fais cette étude et les mines ferment.

Je me suis rendu compte

qu'avec un peu d'effort et de persévérance,

on peut accomplir de grandes choses.

À rester dans un travail de privilégié, isolé de la société,

on se trouve des excuses mais on ne porte pas le changement.

J'ai donc démissionné

et je suis revenue travailler dans la ferme de ma mère.

Et tu vois...

J'y suis toujours.

Les choses évoluent, dans la mauvaise direction

car ce système est surtout dirigé par les multinationales

qui transforment tout en marché, et en produit,

sans considération pour l'humain, la nature, la culture ou les valeurs.

Le changement dont on a besoin,

c'est celui qui nous fera prendre conscience

que si l'on continue sur cette voie,

l'humanité détruira les conditions de sa propre vie sur Terre.

Le changement climatique et la disparition de la nourriture

en sont deux dimensions.

Les multinationales savent détruire les petits paysans

mais elles n'ont pas prévu comment produire la nourriture

lorsqu'ils auront tous disparu. Elles n'en savent rien.

Nous devons reconnaître que la nature est indispensable à la vie humaine.

Le vrai changement,

c'est de ne plus la voir comme "sauvage",

mais de reconnaître qu'elle est nécessaire à la vie.

Et par où commencer, pour reprendre contact avec la nature?

Avec la nourriture.

Savoir d'où elle vient et s'assurer que les bienfaits de la nature

n'ont pas été mis à mal par l'avidité des multinationales

qui ravagent tout avec les pesticides et le génie génétique.

La nourriture naturelle est bonne pour la santé.

Tout le monde peut retrouver un lien avec la nature.

Un simple pot dans votre jardin,

un coin potager dans la cuisine,

un fermier proche de chez vous,

tout cela constitue des liens avec la nature.

Je suis arrivé ici en 2000. C'était un petit terrain de 10 acres.

Vandana Shiva et moi avons rêvé de fonder ce centre de formation

pour que les gens apprennent l'agriculture biologique,

à s'occuper de la nature, à faire des composts,

et apprendre sur Gandhi, l'écologie,

l'environnement, la spiritualité, l'éducation.

Tout ce que vous voyez ici, cela vient d'un rêve.

Donc, rien n'arrive si l'on ne sait pas rêver.

Elle raconte l'histoire de son arrivée, il y a 16 ans.

Vandana cherchait quelqu'un qui connaissait les semences

et elle les connaissait bien.

Il existe aujourd'hui 500 variétés de céréales

et 80 variétés de blé.

Les terres du Pendjab sont épuisées à cause des engrais chimiques.

Cela pose un problème de santé à ceux qui travaillent aux champs

car l'eau est mélangée à de l'urée, une substance qui abîme la peau.

Ici, elle travaille de juin à août dans les champs.

Comme ils n'utilisent pas ce genre de produits ici,

elle n'a pas de problèmes de santé.

L'une des valeurs les plus importantes, selon Gandhi,

c'est le droit de dire non et le devoir de dire non,

ce qu'il appelait Sathiagray: La passion et la force de la vérité.

Les Anglais ont voulu qu'on arrête de produire du sel,

pour avoir le monopole.

Il a dit: "On continuera à en produire pour notre survie.

"La nature nous le donne, nous ne vous obéirons pas."

Nous suivons la même logique en disant:

"Nous ne respecterons pas le brevetage des semences."

On a reçu ces graines de la nature,

au travers des siècles de sélection paysanne.

Elles ne peuvent pas être brevetées.

Nous continuerons de les protéger et de les partager.

Pensez-vous qu'il vaut mieux réparer le système ou le changer?

On ne peut pas maintenir une croissance économique illimitée

sur une planète limitée.

Une croissance infinie n'est pas soutenable dans un monde fini.

Donc, ce système ne peut pas se perpétuer indéfiniment.

S'il se maintient, il détruira la planète

et si on revient en arrière, cela créera chômage et récession.

On ne peut pas réparer ce système.

Il faut inventer un nouveau système où l'on prend dans la nature

ce qui est indispensable à nos besoins minimums,

et, une fois utilisé,

tout ce que l'on a pris, on le rend à la Terre.

C'est une sorte de cycle. La nature fonctionne comme cela.

Il y a des feuilles sur les arbres.

Elles tombent au sol en automne

et deviennent ensuite de la nourriture pour les racines.

L'arbre les utilise pour s'alimenter et au printemps, ça reviendra...

sous la forme de feuilles.

Il faut donc apprendre de la nature et créer une économie cyclique.

Il existe, dans le monde, le mouvement écologiste

qui, certaines fois, prend en considération la consommation

et qui très souvent encourage le "consumérisme vert"

sans jamais remettre en question l'idée même du consumérisme.

Le fait de nous réduire à de simples consommateurs

fait partie du problème.

Le fait de retrouver notre identité de créateurs et de producteurs

est une partie de la solution.

Travailler dans les champs est donc très important

parce que c'est là qu'on commence à respecter le travail physique.

L'idée que seules les multinationales peuvent assurer notre existence,

que sans elles, plus rien ne marchera et que nous allons tous mourir,

c'est du lavage de cerveau complet.

Le véritable employeur, qui assure notre sécurité et notre subsistance,

c'est la terre, le soleil,

les montagnes,

les rivières, la pluie,

la solidarité humaine,

savoir utiliser nos mains, travailler ensemble.

Il y en a en abondance.

On n'a pas besoin d'un prêt immobilier pour bien vivre.

On n'a pas besoin de multinationales,

qui fournissent juste des chiffres sur un ordinateur,

et qui nous font croire que l'on survit grâce à elles.

On ne mange pas les chiffres sur les ordinateurs.

C'est quoi l'argent, au fond? L'argent, ce n'est qu'une simple idée,

qu'une carte en plastique ou des chiffres sur un ordinateur.

L'argent n'est pas réel. On ne mange pas de chiffres.

L'argent n'est qu'un moyen d'échange. Il ne fournit aucune sécurité.

Donc, les gens ne doivent pas avoir peur.

Ma vision d'une autre économie,

c'est que partout, les gens produisent

de manière durable, créant des modes de vie qui répondent à leurs besoins,

des économies locales partout.

C'est un monde de fous où tout doit être fabriqué en Chine,

et partout ailleurs, les gens sont au chômage.

Comme ils n'ont plus d'argent,

ils sont obligés d'acheter dans ces supermarchés

qui importent des produits chinois bon marché.

Ce dont on a besoin,

c'est de passer d'une idée fausse du "pas cher",

qui nuit énormément aux humains et à la planète,

pour revenir à un coût "véritable et raisonné",

qui ne coûte pas cher aux humains et à la planète.

Le soleil brille.

On est entre amis.

On coupe des légumes.

Le jardin produit de la nourriture.

Tu as assez et donc, tu es heureux.

La quête du plaisir te pousse à toujours chercher quelque chose

que tu penses ne pas avoir.

Tu veux du plaisir, encore et toujours plus

et tu n'es jamais satisfait.

La quête du plaisir te laissera toujours insatisfait.

Le contentement, en revanche, t'apportera toujours le bonheur.

Donc, le bonheur, c'est quand tu sais que tu as assez.

Merci.

J'espère que vous n'êtes pas trop en retard.

On a de la chance, on a eu une conférence de plus.

La religion n'est plus forcément spirituelle.

De nos jours, les religions sont de plus en plus des institutions.

Dans ces temps d'insécurité,

ces institutions sont souvent utilisées à des fins politiques.

Donc, cela devient de l'extrémisme

qui se base plus sur "comment haïr l'autre",

et moins sur la transformation de soi.

La spiritualité, c'est comprendre ta place dans l'univers,

comprendre que tu es connecté avec le reste de cet univers,

cerner la nature de cette connexion

et les responsabilités qui vont avec.

La spiritualité profonde est une question de liberté.

Quand tu te connais,

tu sais que tu ne dépends pas de Nestlé ou de Monsanto.

Tu es façonné par l'incroyable force de la création

dont tu es l'une des parties.

Te sentir appartenir à cela

te donne une force et un courage énorme

parce que cet univers abrite une incroyable énergie créatrice.

Tu profites de cet univers et de la science occidentale,

tout en gardant un œil sur la spiritualité.

Tu dois trouver un équilibre entre la science et la spiritualité.

Le plaisir, tu peux le trouver au marché,

mais le bonheur, non.

Le bonheur, tu dois le chercher à l'intérieur.

Descends profondément en toi, et restes-y longtemps.

Plus qu'une époque de crise, c'est une époque d'aliénation.

Ceux qui nous ont aliénés ont colonisé nos esprits

et ont anesthésié nos sens.

Par exemple, pendant le tsunami, aucun animal n'est mort.

Ils sont allés dans la montagne. Ils savaient ce qui arrivait.

Pas l'homme. Pourquoi? II regardait la télévision.

Nous avons perdu notre faculté d'observer,

et de ressentir ce qui vient.

Il est clair que le changement arrive, très vite et très fort.

C'est pour cela qu'il est urgent de changer notre façon de penser

et de commencer à vibrer à une fréquence plus élevée.

Et comment change-t-on notre mode de pensée?

D'abord, en arrêtant de penser à ce que l'on ne veut pas.

Ton esprit ne sait pas si tu désires ce à quoi tu penses.

Toutes nos pensées se manifestent dans ce monde matériel.

Donc une chose à faire est de changer nos pensées négatives

en pensées positives.

Si l'on ne veut plus de guerres,

il faut arrêter de penser "guerre" et penser plutôt à la paix.

Si l'on ne veut pas de maladies,

il faut arrêter de penser "maladie" et penser plutôt "santé".

Ce sont nos pensées qui créent notre réalité.

Notre vie, nos actions sont le reflet de nos croyances.

Nous sommes le point de départ du changement.

Nous devons commencer à nous transformer

pour accueillir ce changement, quand ce sera le moment,

montrer l'exemple par la cohérence entre nos paroles et nos actes,

ne pas blesser les gens, ni endommager la nature,

être authentique et honnête, être toi-même...

sans se cacher derrière un masque et des carapaces,

se mettre à nu, comme pour entrer dans un Temazcal,

pour aller rencontrer ton âme et ton essence.

L'homme moderne se sent séparé

quand il perd conscience qu'il est uni avec le "Tout"

et que son Être fait partie intégrante de tout le cosmos.

Sans cette identité cosmique, l'être humain se robotise.

Il devient un être mécanique,

inerte et complètement conditionné.

Il ne tiendra pas longtemps comme ça, personne ne pourrait le supporter.

Le résultat final, c'est la folie.

Les gens se détraquent.

Nous savons que notre force

ne réside ni dans le pouvoir militaire,

ni dans le progrès scientifique

mais dans le respect et l'amour que nous portons à la Terre mère.

C'est pour cela que nous croyons aux cérémonies.

Le Temazcal, c'est un peu notre lieu de communion.

En plus d'être un bain purificateur,

c'est un lieu où l'on peut transmuter toutes nos émotions

et où l'on peut déposer tout ce dont on ne veut plus.

On en sort comme un nouveau-né.

Donc, ce Temazcal est un cadeau, un don d'amour de la vie.

Nous ne sommes pas des êtres humains qui vivent une expérience spirituelle,

nous sommes des êtres spirituels qui vivent l'expérience humaine.

- Eh bien, merci beaucoup. - De rien, petit frère.

Bienvenus dans votre documentaire "Plan B".

Messieurs dames, en direct depuis le lac Atitlan...

Tu crois que ça va?

Je parle en espagnol ou en anglais?

Plutôt en espagnol, non?

Oui, parce que je vais mal parler anglais.

On ne voit qu'un seul côté de la création,

c'est une caractéristique de l'être humain.

On ne voit que ce qui est visible, pourrait-on dire.

Mais il existe un autre aspect qui est invisible,

les "yeux de l'âme", dans un certain sens.

La personne doit s'ouvrir, ouvrir son cœur, son esprit,

pour que cette perception lui soit possible.

Il existe le chemin spirituel, les thérapies, le yoga, la méditation

et beaucoup de choses encore, pour aider l'être humain

à s'ouvrir et s'éveiller à une réalité plus subtile.

Prenons l'exemple du lac.

Si l'on vient au lac le matin tôt, on peut voir le fond. Pourquoi?

Parce que le lac est complètement calme.

Il est possible de contempler le fond sans aucun problème.

Si l'on vient l'après-midi, que se passe-t-il?

II y a des vagues qui nous empêchent de voir le fond.

Si l'on transpose cet exemple à l'être humain, que se passe-t-il?

Notre esprit est plein de pensées. "Si je faisais ceci ou cela"

"si je restais ici, si je partais, peut-être ou pas..."

Tacatacatac dans notre tête! Cela nous arrive à tous.

La méditation sert à réduire ce Tacatacatac,

à calmer le mental

pour accéder à cet état de silence à l'intérieur de toi.

Nous sommes tous "Un". Il n'y a pas de division.

Mais l'être humain voit les choses de manière fragmentée.

Quand on entre dans le temps et dans l'espace, tout se divise.

On voit le présent, le passé et le futur.

On voit une personne, puis une autre et on divise tout.

Ce qui existe réellement, c'est l'unité.

Mais nous n'avons pas conscience de cela.

La mer contient beaucoup de gouttes.

Si on prend une goutte d'eau de mer,

chacune va contenir les mêmes éléments

que ceux contenus dans la mer.

La mer, c'est l'esprit universel, ce que d'autres appellent "Dieu",

ou "l'Énergie".

Il existe dans chaque personne une petite part de cet élément divin.

À l'intérieur de toi, de lui, de moi, à l'intérieur de tout le monde.

Notre mission, c'est de nous relier avec cette petite part du divin.

Si des gens ne mangent pas, ce n'est pas par manque de nourriture

mais parce que notre conscience limitée nous empêche d'y remédier

et de considérer que c'est nécessaire.

Donc, beaucoup de problèmes auxquels l'homme fait face sur Terre

trouvent leur origine

dans la limitation de la conscience humaine.

Partage des ressources, violences, guerres, changement du climat,

tout cela est lié à notre façon de voir le monde.

L'un des projets que nous développons s'appelle "World View Literacy."

On aide les gens à se rendre compte qu'ils perçoivent les choses

avec leur propre vision du monde,

comme si chacun portait une paire de lunettes.

Nos visions du monde sont influencées par plusieurs facteurs:

La génétique, la culture, la religion, l'éducation,

ce qu'on apprend à l'école, les expériences et le vécu.

La plupart d'entre nous ne sommes pas conscients

de la vision du monde que l'on porte.

Nous pensons que nos représentations sont la réalité.

Une des choses pour lesquelles l'introspection peut nous aider,

de même que toutes les pratiques contemplatives,

c'est à prendre conscience que nos pensées ne sont que nos pensées,

et que nos croyances ne sont que nos croyances.

Ce n'est pas représentatif de qui nous sommes,

ce ne sont que des hypothèses en cours d'élaboration.

On peut être en train de méditer et se rendre compte:

"Je vois vraiment le monde comme un endroit dangereux,"

"et cette croyance a influencé ma vie depuis l'enfance."

"Que se passerait-il si je changeais de croyance?"

Quand ce type de changement se produit,

nos comportements et nos pensées changent,

ainsi que nos relations,

nos motivations, nos priorités et nos valeurs changent.

C'est ce type de transformation que l'on essaye d'étudier.

- Quelqu'un veut du thé?

- Je fais bouillir de l'eau et vous choisirez un thé.

Quand j'ai commencé à parler de ce sujet,

les gens disaient: "Il est fou!"

Maintenant quand j'en parle, les scientifiques me répondent:

"Qu'y a-t-il de nouveau là-dedans?" Maintenant, je suis ennuyeux!

Le monde d'aujourd'hui

n'est que le reflet de nos croyances collectives.

Ou du moins de la plupart d'entre nous.

Donc, quand on voit que le monde est en crise et s'affaiblit,

et que la science a reconnu

que l'extinction qui est devant nous est due à l'action de l'homme,

et que le comportement humain est programmé par leur culture,

cela nous dit que pour évoluer et survivre à cette crise,

il faut changer notre système de croyances.

J'adore la fameuse citation d'Einstein:

"On ne peut pas résoudre un problème"

"avec le même mode de pensée que celui qui a créé le problème".

Et voilà sur quoi se basent nos croyances.

Il y a trois questions existentielles

que l'homme se pose depuis 10000 ans:

"Comment est-on arrivés là?"

"Pourquoi est-on là?"

Et "comment réussir sa vie?"

Quand un peuple accepte les réponses fournies par une institution donnée,

cette institution devient le "fournisseur de vérités"

pour tous les aspects de la vie.

L'Église a déclaré: " Le monde spirituel est le plus important."

Mais la science, après Newton, a dit: "Pas besoin de l'élément spirituel,"

"le monde est uniquement matériel comme une horloge ou une machine."

Mais la science a pu prendre le pouvoir

seulement quand Darwin a répondu aux grandes questions.

"On est arrivés là grâce à des mutations aléatoires."

"Pourquoi est-on là?" "Sans raison... Par hasard".

"Comment réussir sa vie?"

Et là, c'est devenu fou car on a dit: "L'évolution est une lutte,"

"et pour survivre, il faut se battre et gagner cette compétition."

On a accepté de croire que le monde n'était pas notre ami

et que l'on devait se battre tous les jours, pour survivre.

C'est ça notre monde.

Un monde matériel où l'esprit n'a pas d'importance,

où l'on est en compétition pour savoir qui gagnera et qui mourra.

Mais ces croyances ont changé

car la recherche apporte de nouvelles réponses.

Nous n'avons pas évolué

suite à des mutations génétiques dues au hasard,

mais par des mutations adaptatives:

La capacité d'un organisme à s'intégrer dans un environnement.

Chaque organisme faisait partie d'une entité unifiée.

Aucun organisme ne s'est développé par hasard.

Chacun fut créé afin de s'intégrer à la structure de la biosphère.

Donc, on a une raison d'être:

"Apporter de l'harmonie à l'environnement."

Et comme on ne l'a pas fait, nos vies sont désormais en danger.

L'évolution nous pousse à franchir une étape

pour reconnaître que nous faisons partie d'un "Tout".

L'humanité forme un organisme dont nous sommes les cellules.

Quand on se fait la guerre, on se tue nous-mêmes

et on détruit la planète.

Fatiguée de la prostitution, besoin d'argent, à l'aide.

Chaque fois que les grandes réponses changent,

la civilisation précédente s'éteint et une nouvelle civilisation naît,

basée sur de nouvelles croyances et de nouveaux modes de vie.

Quand ces découvertes seront intégrées par le grand public,

celui-ci prendra une autre direction.

Nous sommes dans ce moment de transition

où l'Ancien monde s'effondre et où le Nouveau monde se construit.

Votre travail participe à porter cette nouvelle vision plus durable

qui va nous maintenir en vie,

plutôt que l'ancienne qui va nous tuer.

Donc, vous êtes témoins de l'évolution en marche.

Au début, on passait pour des gens bizarres,

en décalage avec le monde moderne, on revenait en arrière,

donc, on se distinguait de ceux qui avançaient.

Ensuite, on est devenus "normaux" grâce à la presse et à la réussite.

On a monté notre entreprise, pour vendre nos surplus aux restaurants.

On est devenus célèbres,

on nous a acceptés et certains nous ont imités.

Nous sommes ici pour prendre soin de la planète

comme de notre maison.

Nous en sommes les gardiens juste des locataires.

Et si tu as déjà été locataire, on ne saccage pas les lieux.

Si tu saccages ton appartement, tu paies.

Tu me parlais du cycle. Ici, c'est ce que l'on fait.

Dès qu'on a des déchets organiques, on les donne aux animaux

qui les transforment en engrais.

On remet cet engrais dans le jardin et on recommence l'opération.

C'est là qu'on prend la douche.

Travailler avec la nature est l'une des choses les plus compliquées

car l'homme veut dominer la nature et lui dicter ce qu'elle doit faire.

Pour un jardinier, la pire erreur est de croire que c'est lui qui contrôle.

Le plus dur a été de lâcher prise

et voir si on pouvait travailler en harmonie avec la nature.

Mais dur ne veut pas dire mauvais.

- Moi, je suis bélier. Je suis né le 23 mars.

L'espoir est dans chaque individu,

pas dans les gouvernements, ni dans les multinationales.

Eux, ils ont leurs propres plans et on ne peut pas les contrer.

Mais on peut puiser dans son âme

et voir ce que l'on peut faire individuellement.

Nous avons du pouvoir, nous ne sommes plus ignorants.

Ça me donne l'espoir que les gens verront là une solution.

Une solution vivante, pas juste des rêves ou des paroles

mais une solution vivante et en marche.

Nous sommes en train de nous unir.

Les cinq continents sont réunis pour la première fois

sans distinction de races,

Les indigènes,

les paysans et les citadins.

C'est le message que je ramène d'Amazonie pour le monde entier.

Merci à vous.

On a commencé avec la résistance pour les semences.

Comme a dit Gandhi:

"On ne coopérera pas avec ces lois ni par le cœur, ni par l'esprit."

Elles n'existent pas pour nous,

la biodiversité et les savoir-faire sont des biens communs!

On a commencé le film avec vous à Navdanya il y a un an,

et après tous ces voyages, la conclusion, c'est ici.

Le vrai challenge,

c'est de croire que nous, citoyens ordinaires,

pouvons amener le changement.

Nous ne sommes pas des atomes dans la société,

nous sommes une communauté.

Il faut se percevoir comme des êtres en relation

et non pas comme des individus isolés.

Dès que tu sors de ton isolement,

tu fais l'expérience de la puissance de la communauté.

L'isolement que nous ressentons est une construction de ce système.

C'est pourquoi Margaret Thatcher,

qui a amené le néolibéralisme en Angleterre, a dit:

"Il n'y a pas de société, il n'y a que des individus."

C'est vital pour les multinationales

de nous réduire à une identité de simples consommateurs.

Voyons-nous comme des communautés créatrices.

Les communautés de la Terre, les communautés humaines,

les communautés locales... et une force incroyable en jaillira.

Quand on se fait la guerre, on se tue nous-mêmes,

et on détruit la planète.

Quand je vais dans les universités parler aux étudiants,

ils me demandent: "Que nous conseillez-vous?"

Je leur réponds:

"Quand vous quittez l'université, ne cherchez pas d'emploi,"

"mais créez plutôt un emploi et un mode de vie à vous."

Dans un emploi, l'être humain devient l'instrument de l'employeur

pour faire de l'argent.

Tu n'es qu'un outil pour faire gagner de l'argent

à ton employeur ou à ton usine.

Cela ne va pas du tout.

Il ne faut pas transformer un être humain en un instrument

pour gagner de l'argent.

Les humains sont des êtres créatifs.

Faire confiance, c'est le secret du bien vivre.

S'abandonner au processus universel et faire confiance à l'univers

sans céder à l'ego qui veut tout contrôler

tout planifier et qui voudrait contrôler les résultats.

Il faut laisser les choses arriver naturellement, tu seras surpris.

Il y aura des miracles.

Fais confiance au monde, à toi-même et aux autres,

fais confiance à l'univers, et...

Coule avec le courant.

Si tu coules avec le courant de l'univers,

tu améliores l'univers et l'univers t'améliorera.

Tu enrichiras l'univers et l'univers t'enrichira.

La clef, c'est de faire confiance.

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