All language subtitles for The Last Time I Saw Paris (Richard Brooks, 1954).french

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Original subtitles

LA DERNIERE FOIS QUE J'AI VU PARIS

Maurice ! Comme vous avez grossi !

Vous, vous avez maigri.

Regarde !

Charles! Charles Wills !

En anglais, maman !

Elle vous adore, en fran�ais.

Vous nous manquez dans toutes les langues.

Il n'a pas l'air bien.

Elle veut vous donner � manger.

Vous �tes parti trop longtemps.

Presque deux ans, non ?

Merci de vous �tre souvenu.

Whisky sec, avec un verre d'eau � part. Vous et M. Campbell !

Seuls des anglophones peuvent avaler cette chose !

Vous �tes l� pour affaires ?

Non. Pour voir ma petite fille.

La petite ballerine. Elle n'est pas repartie avec vous ?

Le monde a chang�.

Il n'est plus aussi fou qu'apr�s la guerre, hein ?

On s'est bien amus�s ensemble, hein ?

Peut-�tre m�me trop...

Un grand jour, hein ?

C'est l'occasion de boire un grand bourbon avec de l'eau.

Ni bourbon, ni gin, ni cognac. Rien du tout.

- Comment arroseriez-vous �a ? - Avec du pernod.

Pour nous deux, alors.

Cette dame, l�-bas, comment dit-on...

elle vous fait de l'�il.

Celle-l� ?

Elle ne me sourit m�me pas.

Faire de l'�il sans sourire, c'est fatal.

- Charles ! - Claude !

Tu t'en es sorti !

Les m�chants ne meurent jamais � la guerre.

Excusez-moi. C'est un vieil ami et...

Ce vieux fou de Charles Wills.

Mlle Ellswirth.

- Melle Ellswirth. - Marion.

Am�ricaine ? Vous �tes rest�e ici tout le temps ?

Nous �tions en zone libre. � Lyon, principalement.

Vous connaissez Claude ?

Il suivait mon unit�.

Je ne l'ai pas revu depuis le d�barquement.

On s'est s�par�s � Saint-L�.

- Toujours dans les FFI ? - Avec le g�n�ral de Gaulle.

Quelle co�ncidence, cette rencontre...

Je ne t'avais pas vu.

Je croyais qu'on me faisait de l'�il...

Je ne t'avais pas vu.

J'ai interrompu quelque chose ?

Marion et moi sommes...

Vous avez de l'influence ? Prenez un verre.

Le pouvoir de la presse.

Voyons ce que l'influence

et l'argent peuvent accomplir.

J'ai une id�e. Allons � la f�te de mon p�re.

O� trouverait-il assez de whisky pour une f�te ?

Vous ne connaissez pas mon p�re.

Aux p�res.

Aux hommes.

Aux Fran�ais.

- Vous avez l'air assoiff�. - Cela se voit donc ?

Un verre arrangera cela.

Qui est-ce donc ?

Charles Wills.

Un journaliste du Stars and Stripes. Voici mon p�re.

- Enchant�, monsieur. - Journaliste ?

C'est plut�t un barman qu'il nous faut.

C'est le seul endroit en ville

o� on peut boire un coup.

Tous ces gens en sont arriv�s

� la m�me conclusion.

Que fait Helen ici ?

Que fais-tu ici ?

- En fait... - Ta s�ur m'a rendu tr�s fier.

On attendait pour te le dire,

mais Helen a �t� renvoy�e de l'universit�.

Avant notre dispute,

pr�sente-moi ce jeune homme.

Marion, s'il te pla�t.

Laisse-la tranquille.

J'ai bien �t� chass� de Harvard.

Elle ne fait que suivre les pas de son p�re.

Je te parlerai plus tard.

Elle me parlera � moi aussi.

Votre nom ?

Charlie quelque chose. Il se dit barman.

- Charlie quoi ? - Willis. J'aimerais bien �tre barman.

Un barman civil.

Disons qu'on se conna�t.

C'est un peu vrai.

On s'embrassait il y a une heure.

Vraiment ?

Attendez un peu...

Vous �tiez un de ceux du Ritz bar ?

� l'Etoile ?

Place Vend�me ?

Non.

Je sais. Pr�s du caf� Dhingo.

Vous vous souvenez.

C'est le seul autre endroit o� j'ai vu beaucoup d'uniformes.

�tes-vous riche ?

Non. Cela r�gle mon compte ?

Non, mais cela va nous ralentir.

On n'est pas riches non plus. On fait comme si.

Papa dit que c'est pareil, mais en moins co�teux.

Je crois qu'il me pla�t.

Cela tombe bien, il va essayer de vous taper.

Je ne voudrais pas qu'il soit d��u.

Vous embrassez bien.

Vraiment ?

Ma ch�rie,

je crains avoir sous-estim� la capacit� de nos invit�s � boire.

Une minute.

Que le barman vienne t'aider.

Vous �tes un de ces Wills du Maryland ?

- Par ici, lieutenant. - Merci.

Vous �tes d'o� ?

Du Milwaukee.

- Aidez-moi � d�placer �a. - D'accord.

R�put�e pour sa bi�re,

les belles jambes de ses femmes et son absence de millionnaires.

- Et vous ? - New York,

jusqu'� mes 12 ans. Ensuite Paris.

� l'arriv�e des Allemands, en 1940,

on m'a envoy�e en Suisse.

- Et voil� le butin ! - Non !

Papa l'a mis l� pour le prot�ger des Allemands.

Il est plein de ressource...

- Et tr�s amusant. - Vraiment ?

C'est son 11� Commandement : toujours s'amuser.

Il dit qu'apr�s chaque guerre,

tout le monde devrait s'amuser.

N'�tait-il pas un peu vieux pour cette guerre ?

Il n'y a pas pris part.

Il a fait celle de 1918.

Il n'a pas arr�t� de faire la f�te depuis.

Maintenant que la guerre est finie, o� irez-vous ?

Pas dans le Pacifique, j'esp�re.

Cela me parait raisonnable.

Cela devrait suffire.

Je me demandais ce qui vous �tait arriv�.

Rien, pour l'instant.

Tout le monde vous attend.

Je dois retourner au journal, leur fournir un article.

- Restez encore un peu. - D�sol�. Le bouclage...

Lieutenant, n'emmenez pas la f�te avec vous.

J'adore votre rire...

Vous pensez qu'un jour prochain vous serez riche ?

- Vous pourrez revenir ? - Je vais essayer.

J'ai encore mieux : un rendez-vous. Appelez-moi et dites-moi o�.

D'accord.

Qui est-ce, s'il vous pla�t ? Qui ?

Helen ! C'est Charlie Wills.

Non. Charlie, le barman.

Le barman en uniforme ?

C'est �a. Pouvez-vous passer un message � Marion ?

Dites-lui que Paris sera illumin�e ce soir pour la premi�re fois depuis 1939.

Elle voulait me retrouver.

� l'Arc de Triomphe. Pr�s de la flamme du Soldat Inconnu.

Bonsoir.

- Je pensais que... - D��u ?

Claude et Marion sont... vous savez...

Recommencez.

Je vous croyais endormie.

Seuls mes yeux dormaient.

Tout comme mon bras.

Des points faibles, votre bras et mes yeux...

Indignes de nous...

Vos yeux ne sont pas si mal.

Votre bras non plus.

Je vous raccompagne.

Vous avez lu Thomas Wolfe ? "Vous ne pouvez pas rentrer."

Il est tard.

D'accord.

Promettez-moi une chose.

Vous me promettez ?

Ne laissez jamais cette f�te finir.

Il y en aura une autre quand la guerre sera finie.

Mais elle est finie. Pour nous, elle est finie.

J'en ai marre de la mort.

Je veux profiter de la vie, m'amuser,

vivre chaque jour comme si c'�tait le dernier.

Quel bonheur cela serait.

Une vie faite de derniers jours.

Sans que le v�ritable dernier jour ne vienne jamais.

Vous �tes trop s�rieux.

Souriez encore.

Peu importe que vous ne soyez pas riche.

Chocolat !

C'est merveilleux !

Regarde !

- Vous en faites trop. - Bien s�r que non ! Il me fait la cour.

Des conserves !

C'est quoi ? Animal ou v�g�tal ?

Du chocolat !

Vous serez r�compens�.

D'ailleurs,

votre g�n�rosit� sera r�compens�e aujourd'hui m�me.

Regarde ! Viande, �ufs !

Pour les �ufs en poudre...

On les fera au sherry ! �a les rel�vera.

Helen, s'il te pla�t... J'aimerais vous offrir un gage de ma gratitude.

Mon gar�on,

une occasion en or nous attend.

Une question se pose :

saurons-nous relever le d�fi ?

Lequel, monsieur ?

B�n�dictine, dans la 4� course.

Gagnante � 10 contre 1.

Sur 2 800 m�tres, c'est garanti.

- Pourquoi ? - C'est un secret.

Papa veut dire qu'il a eu un tuyau.

Encore un tuyau...

Nous avons moins de 2 heures pour devenir riches.

Je vous accompagne.

Excellent ! Si nous groupons nos mises...

- Combien avez-vous ? - Environ 40 dollars.

Voyons... En regroupant nos mises,

cela nous fera 40 dollars.

- Quelle mis�re. - Je peux en emprunter.

Ne faites pas cela. Vous finirez fauch� comme lui.

Les opportunit�s concernent l'avenir, pas le pass�.

Si vous voulez des garanties,

j'ai des concessions p�troli�res au Texas.

- Vous savez, le Texas... - Papa !

Ces concessions sont une plaisanterie familiale.

Beaucoup de papiers, pas une goutte de p�trole.

- Je me sens en veine. - Je vais trouver des fonds.

J'ai toute confiance dans l'efficacit�

de l'arm�e am�ricaine. En avant, mon gar�on,

en avant ! Le destin d�teste les tra�nards !

- D'apr�s le journal... - Du calme. Papa s'y conna�t.

C'est vrai, pourquoi m'inqui�ter ?

Je n'ai pari� que 6 mois de paye.

L'argent appartient � 4 capitaines

sortis de Bastogne � la force du poignet.

- Nous ne perdrons pas. - Vous avez tout pari� ?

Tout. � 12 contre 1.

La cote a mont� ?

Ces imb�ciles pensent que B�n�dictine perdra.

Que peut-on esp�rer de ces incr�dules ?

Par ici, c'est �a ?

Lequel est B�n�dictine ?

Le num�ro 4.

Elle va tra�ner sur 800 m�tres.

- Elle a l'air d�charn�. - Elle est �lanc�e,

entra�n�e, aiguis�e...

D'o� vient le tuyau ?

- O� est B�n�dictine ? - Elle fait une belle course.

Mais o� est-elle ?

En 6� place. La position id�ale.

- B�n�dictine... - Elle est 7�.

Elle va les avoir.

Je m'ach�terai une robe avec ma part des gains.

Elle a gagn� ! B�n�dictine a gagn� !

Pourquoi �tes-vous si surpris ?

Je suis plus soulag� que surpris.

� 12 contre 1, votre part se monte �...

Il y a peut-�tre une autre course truqu�e, si...

Une course truqu�e ?

Elle n'�tait pas truqu�e ?

Vous lisez trop de polars.

Pas de tuyau non plus !

En fait...

Vous l'aviez choisie au hasard !

Par intuition et par exp�rience.

Et en cas d'erreur ?

Quelle belle fa�on de gagner sa vie, non ?

Voici le journal des Forces Am�ricaines.

La destruction et le chaos

planent encore sur Hiroshima,

mais les �v�nements s'acc�l�rent. Le pr�sident...

- N'�teins pas ! - On �coutait !

- Tu as entendu ? - Chaque chose en son temps.

Une bombe ne suffira pas.

Je te parie 20 dollars que si.

- � 3 contre 1 ? - Tenu.

Ne fais pas �a. Barney revient du bureau.

- Le Japon propose de se rendre... - Quoi ? Quand ?

Si l'empereur reste en place.

- On rentre chez nous ? - Et les d�mobilisations ?

Fais la queue, il y a 10 000 gars devant toi !

- Je dois retourner au bureau. - Pourquoi ?

- Je t'ai appel�e... - N'appelle pas

quand tu peux venir en personne.

Ne pars pas si tu peux rester.

On pourrait se voir pour d�ner...

On verra.

La guerre est vraiment finie ?

Parce que je veux t'acheter des chemises en soie,

des chaussettes en soie et des cale�ons en soie.

Mon parapluie...

Je l'avais en partant.

J'ai d� le perdre ensuite.

On sort une �dition sp�ciale.

D�p�che-toi.

- Je te trouve un taxi avant. - Arr�te de t'inqui�ter.

Tu m'attendras ?

Je vais rentrer t�t pour surprendre papa.

Sous cette pluie ?

Je ne sais pas cuisiner, ni coudre,

mais je sais me trouver un taxi.

C'est la premi�re chose que j'ai apprise !

Vas-y.

- Une femme selon mon c�ur... - Tu as raison.

C'est ton c�ur que je convoite...

J'ai t�l�phon�, on m'a autoris� � venir.

Elle a eu mes fleurs ?

- Chaque jour. - Et mes messages ?

Chacun d'eux.

Je peux entrer ?

Comment vas-tu ?

L'infirmi�re te le dira.

La patiente va mieux, mais il est recommand� de ne pas la fatiguer.

Danser, c'est exclu, hein ?

Je m'attendais � une infirmi�re jeune et jolie.

C'est la 4� en deux semaines. Papa est un vieux coquin.

Efface donc cet air coupable

de ton visage.

J'ai perdu ton parapluie. Je t'ai donn� la grippe.

Tu dis n'importe quoi. Il pleuvait, j'ai �t� tremp�e,

j'ai attrap� la grippe. Tu n'y es pour rien.

Je me demandais � quoi tu ressemblerais en civil. Tu es encore mieux.

C'�tait ma faute.

Je l'aurais attrap�e de toute fa�on.

J'attrape froid en �coutant le bulletin m�t�o !

Merci pour ces belles fleurs.

- Qu'y a-t-il ? - Je ne sais pas.

Tu as l'air si p�le, si douce, sans d�fense.

Souviens-toi : l'infirmi�re est derri�re la porte.

Non que je veuille l'appeler.

J'ai appris une chose ces derni�res semaines...

Je t'aime.

- Tu m'as aim�e d�s le premier jour. - Vraiment ?

Bien s�r. On aurait d� se le dire ce jour-l�.

On aurait pris de l'avance !

Pour la premi�re fois de ma vie, j'aimerais avoir beaucoup d'argent.

L'argent !

Papa dit que la richesse d'un homme se mesure � ses dettes.

Je n'en ai m�me pas assez de dettes.

Quels sont tes perspectives de carri�re ?

Mon boulot au journal, pour 65 dollars par semaine.

S'il te pla�t... Je ne dois penser qu'� de belles choses.

Dupont de Nemours ou General Motors n'ont pas besoin d'un pr�sident ?

Le bureau du journal � Paris a besoin d'un envoy� sp�cial.

� Paris !

Cela paye moins qu'� New York.

Pas besoin d'argent pour s'amuser � Paris !

Je travaille sur un livre.

- Je devrais rentrer au pays. - Tu ne peux pas l'�crire ici ?

Charlie, mon ch�ri,

�pouse-moi et restons ici.

Cela semble merveilleux...

Et un peu fou aussi, non ?

Oui, c'est un peu fou.

Si tu avais du bon sens, tu partirais pour toujours...

Tu m'exp�dierais mon parapluie et on serait quittes.

Mais je n'ai aucun bon sens. Pas le moindre.

Tu es insens�. J'ai de la fi�vre.

Sinon, cela n'arriverait pas.

Excusez-moi mais jouer les p�res inquiets me ravit.

Apr�s tout, c'est son premier mariage.

- Ce sera le seul. - Pas d'arrogance.

Helen m'a dit que vous �tiez tr�s s�rieux.

Les pieds sur terre, travailleur, besogneux...

J'essaie, monsieur.

Franchement, j'esp�rais d'autres qualit�s chez mon gendre.

J'irai m�me plus loin :

Vos qualit�s ne rendrons pas Helen heureuse.

Je vais travailler dans une agence de presse, � Paris.

Je serai entour� de personnages irresponsables,

- ils finiront par d�teindre sur moi. - Esp�rons-le.

Dites-moi, trouvez-vous que je sois un p�re peu commun ?

Oui, tout � fait.

C'est une r�ponse tr�s directe. Il faudra changer.

Vous comprendrez que je ne peux pas vous offrir un mariage princier.

Je n'en demande pas.

- Un verre ? - Avec plaisir. Merci.

Dommage. Je commence � manquer...

�a ne fait rien.

Qu'attendez-vous comme cadeau de mariage ?

Helen a revu mes attentes � la baisse.

Ce que vous aurez, c'est la blague de la famille :

2 000 hectares de concessions p�troli�res inestimables.

- Merci beaucoup. - Je vous en prie.

�tre un magnat du p�trole, c'est bien, m�me sans p�trole.

- Tu as donn� ta permission � Helen ? - J'ai d� lui donner la mienne.

- Quoi ? - Claude m'a demand�

d'�tre la m�re de ses enfants.

Vraiment ? Ce n'est pas tr�s correct, non ?

Papa ! Claude lui a demand� de l'�pouser.

Dans ce cas, je t'embrasse.

Doit-on pr�senter ses v�ux � la fianc�e et f�liciter le fianc�,

o� est-ce l'inverse ?

Qu'y avait-il dans ce baiser ?

V�rifie par toi-m�me.

Helen se marie. Marion se marie.

Je suis un p�re abandonn� en plein �ge m�r.

Que demander de plus ?

R��crivez-moi ce papier, voulez-vous ?

- Comment �a va ? - Bien.

Belle barbe...

Si tu veux me demander de l'argent,

oublie, je suis fauch�. Et si j'en avais,

je ne t'en donnerais pas.

Les prix n'augmentent pas comme au pays.

- Ni les salaires ! - Les gars.

J'ai une femme et un b�b� � la maternit�.

Il me faut 500 dollars pour les r�cup�rer.

Laisse-les l�-bas. L'endroit est sain.

Plaisantin ! Tu n'es pas p�re, toi !

Faut voir. Je ne suis pas au courant de tout.

Alors, votre altesse ? Rien ne vaut un bon bain chaud

apr�s une journ�e harassante.

Regardez ces jambes !

Elle va faire des ravages. Pardon, votre Altesse

on n'est pas aux Folies Berg�res.

Que peut-on attendre de la populace, madame ?

- J'ai de bonnes nouvelles. - Bien.

O� est Helen ?

- Comment va Marion ? - Elle va bien.

Parfait. Parfait.

Comment va Bibendum ?

Bibendum, exactement. Regarde-moi. Je d�borde de mes v�tements.

Le moindre de ces d�bordements me rend fou.

- O� est Vicki ? - On la baigne.

Je n'y peux rien. Tu es si belle.

En tout cas, plus que mon r�dacteur en chef.

- Tu lui as demand� ta prime ? - Et je l'ai obtenue.

Sauf que c'est un pr�t.

Je l'ai fait verser � l'h�pital.

Dis � ta fille qu'elle peut sortir, j'ai fini de la payer.

Plus jamais je ne porterai du 36.

Vicki sera comme toi.

Je serai cern� par la beaut�.

Ce compliment et un martini te feront pardonner

de m'avoir mise en prison pendant 9 mois.

Un martini, c'est parti.

Je travaille pour le procureur depuis aujourd'hui.

Et ton cabinet ?

C'est plus important. De nombreux collaborateurs

doivent �tre jug�s.

Leurs avocats deviendront riches,

tu les condamneras pour une mis�re.

Messieurs, la reine !

Bonjour, votre Altesse.

O� sont pass�s ses cheveux ? Elle en avait hier.

Dans vos r�ves, seulement.

Elle n'est pas mal, pour un galop d'essai.

Tu as int�r�t � �tre belle, g�niale et riche.

Sa beaut� lui viendra de ma fille. Le g�nie, de moi.

� vous de jouer pour le reste.

Les 9 derniers mois,

je me suis consacr�e � toi. Maintenant, je vais m'amuser.

Qu'en dis-tu, ma ch�rie ?

Pas de cran, hein ?

Je me demandais si vous pourriez...

Vous gardez une trace de ces pr�ts, hein ?

Bonne nuit, mon ange.

Tu ne veux pas venir ?

Tu m'en veux de ne pas �tre avec toi pendant que tu accouches ?

Si tu me tenais la main, je tiendrais la tienne.

Ensuite on s'embrasserait.

- �a me plairait... - Gourmande !

Interdis-moi de sortir.

Je veux finir ce truc ce soir.

Ce n'est pas un truc. C'est le grand roman am�ricain.

Tu me v�n�reras encore quand tu seras c�l�bre ?

Cher M. Wills

Nous sommes au regret de vous informer

que nous ne pouvons pas publier

votre roman � l'heure actuelle.

Dis-le.

Il est meilleur que le premier.

Il est magnifique.

Trop bon pour eux.

Envoyons-le ce soir.

R�veille-toi. Porte-nous chance.

Ce No�l est le cinqui�me depuis la fin de la guerre.

Partout, les v�t�rans prient pour une paix universelle.

Nous sommes au regret de vous informer

que nous ne pouvons publier votre roman.

Papa...

En anglais, ma ch�rie.

J'ai fait un cauchemar.

Les grands en font aussi. Tu veux un verre de lait ?

- Un baiser pour la route ? - Tu n'es pas Ben-Hur.

- Tu as perdu la course. - Pour me consoler...

Salut.

J'ai perdu, ta femme refuse de me consoler.

La prochaine fois, gagne.

Regarde ! Du gruy�re ! Je n'ai pas oubli�.

Bonsoir tout le monde !

Vous n'�tes pas Charlie.

O� est-il ?

- Vous ne lui avez pas dit ? - Pourquoi g�cher sa joie ?

- Pourquoi g�cher la v�tre ? - Parce que je suis un gars bizarre.

J'ai perdu un an � essayer d'�crire un livre.

Pour quelque raison bizarre, je pensais qu'il serait publi�.

Vous n'�tes pas bizarre, juste na�f.

J'ai connu un �diteur qui ne lisait aucun manuscrit.

Il sentait, soupesait, go�tait mais ne lisait jamais.

Si un manuscrit avait l'odeur,

le poids et le go�t de l'ordure, il le publiait.

Vous voulez conna�tre le secret du succ�s ?

La m�diocrit� ! Pour devenir un �crivain riche,

souvenez-vous des trois R :

richesse, ruffians, et rut.

Le Saturday Evening Post a achet� mon feuilleton.

15 000 dollars !

Adieu les plumitifs, pour toujours.

15 000 dollars ! Net d'imp�ts !

Il aurait pu donner une grande f�te.

Charlie, filez au commissariat !

- Pourquoi ? - Ils ont une am�ricaine cingl�e.

Elle a bloqu� la circulation en se baignant

dans une fontaine � midi.

Pas tr�s palpitant.

Non, mais les Am�ricains de Paris

adorent lire des ragots sur les Am�ricains � Paris.

- D'accord. Quel est son nom ? - Helen Wills.

C'est ma nana...

Ne fais pas semblant de ne pas me conna�tre.

Je suis ta femme. Malade ou en bonne sant�,

s�che ou tremp�e... - Tu attrapes si facilement froid.

- Rentre � la maison te changer. - Pas possible.

- Vicki est au Dhingo. - Encore ?

Elle est mieux dans un caf� respectable que seule � la maison.

Je serai dans le journal ?

Une Am�ricaine de plus se baignant dans une fontaine ?

C'est du r�chauff�. Tu as fait cela

pour �tre dans le journal ?

C'�tait idiot et stupide, mais c'�tait amusant.

- Vraiment ? - Presque amusant.

� la limite d'�tre amusant.

Mais cela ne l'�tait pas vraiment, n'est-ce pas ?

Non.

�a ne l'est jamais. Je ne sais pas pourquoi.

C'est peut-�tre d� � Paris,

� moi ou � l'�poque...

C'est comme quand on doit se presser.

On se presse parce que...

On doit trouver quelque chose de tr�s important,

- mais... - Mais on ne trouve jamais.

Allons ! Ces choses-l� t'ont toujours fait rire !

- Cela t'a pris du temps. - Cela n'a rien � voir.

Campbell a vendu un feuilleton au Post pour 15 000 dollars.

Et tu lui en veux � cause de �a.

Ch�ri, c'est merveilleusement humain de ta part !

Finalement.

Que dit-il ? Il parle trop vite.

C'est Marcel.

Il dit qu'il va m'immortaliser.

Tu veux devenir maire ou quoi ?

Tu me connais, quand il s'agit de m'amuser...

C'est bien de faire rire les gens.

Rien pour moi ? J'ai pay� l'amende pour la faire sortir.

En anglais.

Papa... J'attendais pour te montrer...

Non, Vicki. Pas moiti� moiti�. Tout en anglais.

Regarde, papa !

Attends. Je n'ai pas encore eu mon bisou.

Tu veux voir quelque chose ?

Un peu jeune pour picoler, non ?

C'est le sol, ch�rie. M�me la Pavlova ne pourrait pas

danser sur un sol pareil. Tu n'as rien ?

- Je suis d�sol�e. - Dis un mot gentil.

C'est super, petite.

Je dois faire une interview au Royal Fran�ais.

Je ne peux pas y aller.

Tu peux me remplacer ?

La fille s'appelle Lorraine Quarl.

Qui est Lorraine Quarl ?

Elle est de la haute.

� plus tard, les petits. Votre num�ro est extra.

Il lui manque juste un final.

Tu as le bon final, ma ch�rie,

dans mes bras !

Wills. Agence de Presse Europ�enne.

Je d�teste arriver en retard. D�sol�e.

J'ai besoin d'un verre.

- L�on ! - Comme d'habitude, Mme Quarl ?

S'il vous pla�t. Oublions les questions de routine.

Paris, c'est beau.

Les Am�ricaines aiment les Fran�ais.

Les Fran�ais aiment les Am�ricaines.

Les prix sont trop �lev�s.

Je n'ai pas encore choisi mon prochain mari.

Ce sera peut-�tre le barman. Il a un certain talent.

On vous a d�j� interview�e.

La derni�re fois, c'�tait il y a une heure.

Il n'�tait ni jeune ni s�duisant.

L'interview a �t� tr�s courte.

Prenez votre temps.

- Premier voyage � Paris ? - Non.

Premier divorce � Paris.

- Pourquoi choisir Paris ? - � Reno, il n'y a que des chevaux.

Et je perds trop � Las Vegas.

Vous avez �t� mari�e 4 fois.

3 fois. Les mariages annul�s ne comptent pas.

O� est le probl�me ?

Quel probl�me ?

Pas facile de s'y retrouver dans mes mariages. C'est �a le probl�me.

Premier mari : �pous� par amour. �chec.

Deuxi�me mari : pour l'argent. �chec,

sauf pour l'argent et le nom de Quarl.

Troisi�me mari : annulation.

Il avait oubli� de me dire qu'il �tait d�j� mari�.

Quatri�me mari : un tor�ador.

Quatre mariages, pas un succ�s.

- Des enfants ? - Non.

C'est tout ce que j'ai fait de bien pour l'humanit�.

Je suis une rat�e.

Vous ne devriez pas noter ?

L'interview est finie depuis longtemps.

J'ai faim. Nous d�nons ?

Personne ne paye mes frais.

Je suis un pauvre journaliste.

Ne me r�sistez pas. Mes 4 maris paieront l'addition.

Je me change et j'arrive.

- Mais... - S'il vous pla�t...

Mon analyste me prend 50 dollars

de l'heure pour m'�couter parler.

C'est mon taxi !

- Charles ! - Claude ! Comment vas-tu ?

- Bien. - Tu en as l'air.

- Et toi, Marion ? - Je vais bien.

Tu en as l'air. Je vais bien aussi.

Excusez-moi. Ma belle s�ur, Mme Matine. M. Matine.

Mme Quarl.

Claude travaille pour le procureur.

On n'a rien fait de mal, j'esp�re...

Mme Quarl vient d'arriver � Paris. Je l'interviewe.

- Comment va Helen ? - Bien.

Et vous devriez voir Vicki...

On devrait se voir plus souvent.

En famille...

J'appellerai Helen demain.

- Bonsoir, Mme Quarl. - Bonsoir.

J'aimerais vraiment qu'on se revoie.

- Bonsoir. -Bonsoir, Charles.

Cette ch�re Helen...

Une seule �pouse face � tous vos maris...

Elle va vous passer un savon en rentrant, je pense.

H�l�ne ? Jamais de la vie.

Elle est merveilleuse et compr�hensive.

Pouvons-nous arr�ter l'interview ?

Tout d'un coup, me voil� d�gris�.

Il est tr�s tard. Je dois rentrer

- au bureau �crire mon article. - Je peux venir avec vous ?

- A votre bureau, j'entends. - Pourquoi ?

Je ne sais pas.

On ne se reverra plus jamais et

j'aimerais faire durer la soir�e.

Et lire votre article.

Mon bureau est glacial et minable,

surtout � cette heure.

Tr�s souvent, je me sens moi aussi

glaciale et minable. Je serai compatissante.

Bonjour quand m�me. Qu'est-ce que tu as ?

Charlie, comment as-tu os� ?

Oublie-moi, ma petite. Parlons plut�t de toi.

J'en ai marre que tu tra�nes en permanence dans ce caf� minable,

� jouer la madone des �crivains qui n'�crivent pas

et des peintres qui ne peignent pas.

Et toi, qu'�cris-tu ? Des articles sur les tra�n�es !

Au moins, je ne plonge pas ivre dans les fontaines !

Tu veux savoir pourquoi je bois et je plonge dans les fontaines ?

Tu as raison. Rends-moi responsable.

Je ne voulais pas rester � Paris.

De quel droit me critiques-tu ?

Tu me soup�onnes ? Toi ?

Quelle blague ! Maintenant, �coute-moi...

Bonjour, ch�ri.

Tu as vu l'heure ?

Quelle importance ?

Il est 8 heures du matin !

C'est � toi d'emmener Vicki � l'�cole.

Je ne suis pas rentr� de la nuit !

Pauvre ch�ri.

Bon, je vais l'emmener � l'�cole.

Tu ne veux pas savoir o� j'�tais ?

Tu as une mine �pouvantable. C'�tait un article difficile ?

J'ai interview� une femme.

Elles fournissent de meilleurs papiers que les hommes.

Elle �tait riche, belle et s�duisante.

Et je lui plaisais.

Tu t'en moques ?

Qu'essaies-tu de me dire ?

J'essaie de te dire que je t'aime.

Quel genre de femme �tait-ce, d�j� ?

Combien de genres y a-t-il ?

Elle �tait vraiment belle ?

Je pourrais mentir, mais Marion l'a vue aussi.

- Oui, elle �tait tr�s belle. - Marion ?

On a rencontr� Claude et Marion.

Elle va s�rement essayer d'en faire toute une histoire...

- Elle �tait riche et belle � quel point ? - Tais-toi !

Tu n'as rien entendu ?

Je reviens...

Quoi ?

R�p�te-moi �a !

C'est un mensonge ! Marion ne m'a jamais appr�ci�.

Nous sommes riches !

Nous sommes riches !

Vieux brigand ! Tu aurais pu nous dire !

Vieux, non !

Je n'ai pas pu vous le dire hier parce que je f�tais l'�v�nement.

Je me suis arr�t� chez Marion en revenant et je le lui ai dit.

Combien avons-nous ?

Marion a parl� de richesse �c�urante.

Marion s'emballe toujours. L'argent n'a pas d'odeur.

Surtout les grosses sommes.

En anglais.

On est millionnaires ?

� la folie ! C'est une tradition familiale,

du c�t� de ta m�re.

Le p�trole a enfin jailli !

Le p�trole. La richesse du Texas.

Nos concessions sans valeur ?

Mon g�n�reux cadeau de mariage, ce dont, j'esp�re, vous vous souviendrez.

Sommes-nous tr�s riches ?

La loi limite le pompage � 80 barils par jour.

- � 2 dollars le baril... - 160 dollars par jour.

M�me le dimanche ?

Oui. Le p�trole vient de Dieu.

Cela fait 1 100 dollars par semaine.

- Dont 27,5 % sont libres de taxes. - Si on vendait ?

J'y pensais ! Quelle culbute !

Si on ne vend pas, on aura une rente � vie.

Tous les gens du Milwaukee sont aussi prudents ?

Ils sont sens�s.

On va tout refaire, de la cave au grenier.

J'irai chez le coiffeur.

On transformera la chambre de Marion en bureau.

Tu crois qu'on pourra d�penser

50 000 dollars par an ?

- On essaiera. - On ?

- Tu sais quoi ? - On pourrait forer un autre puits.

Marion n'a pas parl� de votre rencontre d'hier.

Maman, c'est quoi du p�trole ?

� moi ! Elle est � moi !

Fini le fil � la patte.

Plus de bouclage. Plus d'articles.

Adieu ce sale boulot. Larguez les amarres !

Attrape !

Que vas-tu faire ?

Maintenant ? Je vais terminer mon 3� roman.

- S'il n'est pas publi�... - Il sera publi�.

Plus de soucis d'argent, plus d'ennuis au travail.

Quelle sera mon excuse ?

Quand on est assez riche, les excuses sont superflues.

Bonne chance, Charlie !

5 000 francs.

J'aimerais pouvoir faire plus.

C'est gentil.

6 000 francs pour un autre baiser.

Je vaux beaucoup plus.

Toi, � une vente de charit� !

- Je n'y crois pas moi-m�me. - Un ennui ?

- Vicki ? - Non. Charlie.

Il est rest� dans son bureau toute la journ�e.

Il y est toujours. Il refuse de manger ou de parler.

Il reste assis dans le noir, tout seul.

Qu'est-ce qu'il se passe, ch�ri ?

Tu as d�n� ?

Je te pr�pare quelque chose ?

Va-t-en ! Fiche-moi la paix !

J'ai fait quelque chose ?

Quoi que cela soit...

C'est bon.

Tu es une bonne �pouse, d�vou�e et loyale.

Tu as fait ton devoir.

Maintenant retourne � ta soir�e et laisse-moi tranquille.

Je veux juste aider.

Aider qui ?

Toi, moi, nous.

Je ne sais pas...

Que peux-tu faire face � un autre refus ?

Rien !

C'est parce qu'un autre �diteur a refus� ton roman ?

Oui, encore une fois.

Encore et encore !

Que faire pour un homme assez b�te pour perdre 5 ans

� �crire trois livres ridicules.

Je ne suis pas un �crivain, c'est tout !

Mais si !

Tu es merveilleux ! Ce sont eux qui sont stupides !

"Cher M. Wills. Nous sommes au regret..."

Je suis un bon � rien ! Va-t-en et fiche-moi la paix !

Je suis incapable de t'expliquer mon �chec,

alors sois gentille, fiche-moi la paix.

Mais tu n'as pas �chou�, pas � mes yeux.

� 20 ans, je me voyais grand �crivain.

Parce que je me croyais diff�rent.

Je cherchais la perfection, c'�tait ma diff�rence.

Je n'ai plus 20 ans, et il est trop tard.

On r�essayera. - Non!

Je n'ai pas ce qu'il faut.

Je n'ai qu'une chose � faire, m'y habituer.

Je suis riche. Pour quelques verres,

je me paierai la gloire et des semblants d'amis.

Pourquoi perdre du temps � �crire ?

Je peux m'installer dans un bar,

jouer les critiques, discourir sur l'�criture...

Tu n'y arriveras pas.

- J'ai 25 dollars qui disent le contraire. - Tenu. Pour 75 dollars.

Arrondissons � 100.

D'accord, 100 dollars !

Allez, Charlie ! Tiens bon.

Gagnant et champion invaincu ! Avec ce seul bras !

Raccompagne-moi.

J'attends la voiture.

Ils la gonflent pour la course.

Une course de voitures. De Monte-Carlo � Paris.

Raccompagne-moi, s'il te pla�t.

C'est ce que j'avais compris.

Quelqu'un a appel� ?

C'est calme, hein ?

C'est appr�ciable, non ?

Pourquoi Vicki n'a-t-elle pas dit bonsoir ?

Ta fille est en �tat de crise.

Une de ses dents de devant vient de tomber.

Comment le prend-elle ?

Comme si c'�tait la fin de sa vie.

Elle n'appara�tra qu'� condition de ne pas ouvrir la bouche.

En effet, c'est une situation de crise.

Cela t'ennuie de rester ce soir ?

Bien s�r que non.

O� �a en est ?

C'est difficile de s'y remettre.

- Mais tu as promis. - Et j'essaie.

Alors, tu y arriveras.

Pauvre petite ballerine.

Merci beaucoup. C'�tait un bisou plut�t r�ussi.

Quand souriras-tu � nouveau ?

Tu peux me donner une estimation ?

Les dents repoussent en quelques mois.

Mais � ce moment-l�, avec tes m�choires soud�es,

tu ne sauras plus sourire.

On dira que tu es la plus m�chante de Paris.

Voil� comment je serai bient�t...

Papa !

Je peux vous emprunter des boutons de manchette ?

Remettez vos dentiers,

vous me faites penser au mien.

Je danse pour toi, grand-p�re ?

- Demain matin, ma ch�rie. - Je me l�ve � 6 heures, demain.

Parfait. C'est l'heure � laquelle je rentre.

Bonne nuit, ch�rie.

Du lait ? Des papiers ? Que faut-il en conclure ?

- Je travaille. - Votre id�e ?

Une bonne id�e. Ne va pas la g�cher.

�a ne me viendrait pas � l'esprit.

Mais vous nous manquerez ce soir.

Une f�te en grande tenue,

juste parce qu'on est jeudi !

On ne peut pas y aller ?

Cela me ferait du bien. Demain,

je m'encha�nerai � cette chaise. S'il te pla�t...

Pourquoi je dis toujours oui, au lieu de dire non ?

Au fait, j'am�ne un ami. Un joueur de tennis international.

Paul.

Ne t'inqui�te pas pour les Wilson. Paul est invit� partout.

D'ailleurs, c'est comme cela qu'il gagne sa vie.

On le paye pour venir ?

Non, il vole l'argenterie !

Tr�s charmant.

Ma fille et Charles Wills, mon gendre.

Vous avez jou� � Rome...

- Je joue dans tous les tournois. - Vous vous en sortez bien ?

Brillamment...

Mais pour ce qui est de f�liciter le gagnant, il est imbattable !

Je suis bon perdant.

Pardonnez-moi,

mais c'est vous, la Dame dans la Fontaine.

J'adore ce tableau.

Je ne viens jamais � Paris sans aller le voir.

Quelle chance de pouvoir contempler l'original.

- Venez avec moi, Paul. - � plus tard...

Il est charmant, non ?

- Quoi ? - Charmant.

D'un charme r�voltant !

Le petit renard brun

Tout homme doit venir en aide...

On n'a jamais rien vu de plus dr�le.

Tous ces gangsters � la t�l�vision,

toutes ces questions,

plus personne ne travaillant � New York...

- De quoi est mort George Bernard Shaw ? - De vieillesse.

- Vous allez faire cette course ? - Bien s�r.

Qu'obtient le gagnant ?

Le gagnant obtient la victoire ! Voil� ce qu'il obtient !

Tiens donc ! C'est ma femme !

� la tienne, ch�rie !

Allez les sportifs... Au vestiaire !

Je reviens, Paul.

Ne te sens pas coupable. Il ne partira pas.

Quel genre d'�pouse es-tu, pour danser avec d'autres ?

L'�pouse standard, c'est � dire n�glig�e.

Qu'est-ce qu'il y a entre M. Tennis et toi ?

Nous nous appelons par nos pr�noms...

Il est gentil, attentionn�.

Peu lui importe que je sois mari�e et que j'ai une fille.

Il veut peut-�tre �tre matern�.

Pas exactement. Il m'a fait plusieurs propositions, mais aucune dans ce sens.

Tu me diras comment il s'en sort...

Lorraine ! Lorraine Quarl !

Vous m'avez oubli� !

Croyez-moi, je n'ai oubli� de vous que votre nom.

Charlie ! Quelle joie de vous enlacer � nouveau !

Vous devez confondre.

- On n'est jamais all�s si loin. - Pourquoi ?

- Vous vous �tes remari�e ? - Bien s�r.

Je suis � Paris pour m'en d�barrasser.

- Et vous, toujours mari� ? - Oui, bien s�r.

- Avec la m�me femme ? - Avec la m�me merveilleuse femme.

Je suis oblig� de le dire, parce qu'elle est l�.

Je vous pr�sente ma femme, Helen. Mme Quarl.

C'est Mme Johnson, � pr�sent. Mais pas pour longtemps.

- Comment allez-vous ? - Je ne sais pas encore...

Je vous imaginais moins belle.

Vous paraissez beaucoup moins ab�m�e que vous en avez le droit.

Je peux revenir, � pr�sent ?

Paul Lane. La provisoire Mme Johnson.

Le meilleur mauvais joueur de tennis du monde.

- Je vous ai vu � mon H�tel. - Au Royal Fran�ais...

Quelqu'un veut un tennisman ?

Oui.

L'air est comme le vin... Il est enivrant.

J'aimerais rentrer.

Rentrer ? Qu'est-ce qui ne va pas ?

Rien. J'aimerais juste rentrer.

Cela vous semble sens� ?

- Tu vas me ramener ou non ? - Je ne peux pas.

J'ai promis � Lorraine de lui faire essayer la voiture.

Paul peut me raccompagner ?

Paul ? Quel Paul ?

N'importe quel Paul. Dans une telle soir�e,

il y en a bien 6 ou 7.

Impossible de parler s�rieusement avec elle.

Avec ce bijou, je peux monter � 100 � l'heure en seconde !

Je suis debout depuis des heures.

Il faudra perdre cette habitude en grandissant, chaton.

Pourquoi les adultes boivent-ils du lait ?

Leur estomac est plein de papillons.

Le lait les calme.

Comment sont-ils arriv�es l� ?

Ils se cachent dans les bulles de champagne.

C'est une donn�e hydro-dynamique bien connue.

Bonne nuit, ma ch�rie.

Prends ton manteau.

Papa peut venir au bois avec nous ?

On va � l'�glise avant.

C'est d�j� dimanche ?

O� sont pass�s vendredi et samedi ?

- D�p�che- toi, Vicki. - Tu viens, papa ?

Je vous rejoins au bois.

� l'�glise, un vendredi ?

Que se passe-t-il � l'�glise le vendredi ?

Le service habituel.

Compte tenu de ton �tat d'esprit,

pourrais-je avoir un peu de compassion... pour ma t�te ?

mes t�tes.

Vraiment tr�s peu.

Qu'ai-je fait ?

Je voudrais bien que tu me le dises.

Je ferais bien un tour de man�ge moi aussi.

Qu'en dis-tu ?

Cet air sinistre est indispensable ?

J'attends la fin du r�cit de ta chevauch�e nocturne.

Tu es mont� � 170,

puis tu es revenu, c'est �a ?

C'est �a.

Et ensuite ?

Ensuite, rien.

J'ai d�pos� Lorraine � son h�tel,

ou elle m'a d�pos� � la maison. J'ai oubli�...

Tu n'as oubli� que cela ?

D�sol� de te d�cevoir, mais il ne s'est rien pass� hier.

Mais demain est un autre jour !

Elle sera encore tr�s belle, tu seras encore ivre...

Et rien ne se passera.

Qui t'a raccompagn�e hier ?

Ce joueur de tennis ?

Il ne m'a pas vraiment raccompagn�e.

Il m'a invit�e � son h�tel pour un dernier verre.

- J'ai accept�. - Et tu t'es battue pour repartir ?

J'ai d� me battre, en effet, mais pas contre Paul,

- contre moi-m�me. - Tu as gagn� ?

Maintenant, �coute !

Je subis les m�mes pressions et le m�me stress que toi.

Je vis � Paris, moi aussi, et je m'ennuie, moi aussi.

Je n'avais qu'une image en t�te, toi et cette femme.

Ne sous-estime pas Paul.

Il est charmant, attentionn�...

Et je suis malheureuse.

Charlie, rentrons � la maison.

Quand Vicki aura termin�...

Je veux dire vraiment chez nous ! En Am�rique !

Chez nous !

Cela ne servira � rien de nous enfuir.

Charlie, rentrons avant de nous d�truire.

S'il te pla�t...

Si tu m'aimes, rentrons.

Tu voulais qu'on s'amuse un peu. Tu avais raison.

On avait le temps avant de rentrer.

On avait le temps pour tout.

Et si le temps venait � nous manquer ?

C'est un mauvais jour, ch�rie. Demain...

Ce mauvais jour dure depuis un an.

Peut-�tre que j'ai grandi...

Il est trop tard pour grandir.

J'ai une id�e.

Viens � Monte-Carlo avec moi.

Pourquoi gagner cette course est-il si important ?

Je ne sais pas. Pour m'inspirer une nouvelle peut-�tre.

D'accord... Courir m'excite. Cela m'amuse.

Pour citer ton illustre paternel :

"S'amuser est le plus important."

Ai-je l'air stupide ?

C'est ce que tu veux que je dise ?

Viens avec moi.

J'emm�nerai quelqu'un d'autre. �a irait ?

Tu trouveras bien une raison pour que �a aille.

- Surveille Vicki. - O� vas-tu ?

Faire quelque chose d'important. Acheter un chapeau.

On peut s'arr�ter un moment ? S'il vous pla�t.

Deux cognacs. Vite.

M. Wills...

Mme Wills, elle est l� ?

Il va y avoir du spectacle.

Voyez qui est l� !

Alors, le monde de la course ?

Je t'ai appel�e. Tu n'�tais pas l�.

Bien s�r, puisque je suis ici.

Ce n'est pas dr�le.

Tu n'as pas �t� � la maison de la semaine.

Je n'ai pas trouv� cela dr�le non plus.

Maintenant, je trouve cela dr�le.

Tu te souviens de Paul ?

Non ? C'est dr�le aussi. Je me souviens de Lorraine.

- Voulez-vous d�ner ? - La ferme !

J'aimerais bien me joindre � vous.

� quelle heure boit-il le champagne dans ton escarpin ?

Il l'a d�j� fait.

Pr�s de lui, j'ai l'air d'une vieille alcoolique, non ?

Ne vous f�chez pas. C'est juste un d�ner.

Allons, Paul, vous pouvez faire mieux que �a.

Vous pouvez leur dire de nous laisser tranquilles !

Ne me m�lez pas � �a. Ce sont vos affaires.

Ne sommes-nous pas tous civilis�s ?

Non !

Je te reconnais bien l� !

Touche-moi encore et je t'allonge !

Je te le d�conseille, Charlie !

Si tu le frappes, je frapperai Lorraine !

- �a vous fait rire ? - Vous, moi,

tout cela, c'est � mourir de rire !

Charles, s'il te pla�t !

Un petit malin.

Le monde est plein de petits malins.

- Vous �tes belle. - Et mari�e.

- Et fascinante. - Et riche, aussi.

L'amour...

Bien s�r, je vous aime.

"Bien s�r et aimer" se marient mal. Non ?

Jamais je ne vous abandonnerai � votre solitude.

Comment allons-nous lui dire ?

Lui dire ? Lui dire quoi ?

Lui dire pour nous.

Que vous m'aimez... Que je ne retournerai pas avec lui.

C'est idiot.

Vous retournerez avec lui !

Si vous ne le faisiez pas,

cela g�cherait notre aventure. Vous en �tes consciente ?

Bien s�r, ch�ri.

Je reste mari�e et vous serez mon amant.

Et quand je me sens seule...

Seigneur !

L'id�e n'est pas r�cente. �a se fait tout le temps.

Tout le monde a ce genre d'arrangements.

Vous n'en attendez pas plus ?

Qu'avez-vous donc ?

Tout d'un coup, je suis beaucoup moins t�m�raire.

S'il te pla�t.

Tu veux que je m'en aille ?

C'est ce que tu veux ?

Je suis d�sol�e.

Je n'ai pas trouv� de taxi.

Il est dehors.

Pas question qu'il la voie. Je l'en emp�cherai.

Tu as pris mon parapluie.

Je suis d�sol�, ch�rie...

Tellement d�sol�.

Pardonne-moi, je t'en prie.

Prends soin de Vicki.

Qu'elle ne fasse pas les m�mes erreurs.

Je t'aimerai toujours...

S'il vous pla�t, M. Wills...

Laissez-nous seuls.

Sortez !

Vous devez partir.

Vous ne pouvez pas...

Sortez d'ici !

Il faut y aller, fils, Vicki est toute seule.

Qu'allez-vous faire ?

Il faut parler � Marion.

Sinon, vous perdrez Vicki.

Elle va au tribunal aujourd'hui.

Elle va demander la garde de Vicki,

vous accuser d'irresponsabilit�.

Elle aura raison.

Je ferai souffrir Vicki comme j'ai fait souffrir Helen.

Qu'allez-vous faire ?

Je vais rentrer chez moi. Vraiment chez moi.

Une vraie beaut�, hein ?

Maurice, d�sol�, je suis en retard.

Les Am�ricains ! Toujours press�s !

- Les riches, encore pire. - Je ne suis plus riche.

Qu'est-il arriv� au p�trole ?

Il s'est chang� en eau sal�e il y a un an.

- Quel malheur ! - Peut-�tre pas.

Vous devez d�ner avec nous, comme autrefois.

Je ne sais pas. Cela d�pendra.

Jeannette sera tr�s d��ue.

Nous avons tant de souvenirs...

Revenez, s'il vous pla�t.

J'essaierai.

Bonjour, fils.

Que vous est-il arriv� ?

Une petite attaque.

- Quand ? - Il y a 8 ou 9 mois.

Vous ne m'en avez pas parl�.

Ce n'�tait pas grave.

Juste la vieillesse.

Charlie... J'ai lu votre livre.

Il est bon. Tr�s honn�te.

Je l'ai aim�.

Je l'ai beaucoup aim�.

Tenez. C'est pour vous. Des cigares de la Havane.

Ceux que vous aimez. Je les ouvre pour vous ?

Non. Plus tard.

Quand j'irai mieux, comme l'a dit le docteur.

O� est Vicki ?

Vous �tes venu pour elle...

Si je peux la reprendre.

Bien.

Papa ! Papa ! Papa !

Tu as grandi.

Tes cheveux ne sont pas gris.

J'avais dit � l'�cole qu'ils seraient gris.

Je suis d�sol�...

Ah Charles... Je suis content de te voir.

Merci. Merci pour tout.

D�s que j'ai eu ton message,

je suis all� chercher Vicki � l'�cole.

C'est merveilleux, comme toujours.

On pourrait aller au bois ? Tu te souviens du train ?

S'il te pla�t.

C'�tait la premi�re chose que je voulais qu'on fasse.

Marion ne rentre que dans une heure.

Je vais mettre mon manteau neuf.

- Comment va Marion ? - Elle va bien.

Je veux que tu saches que j'appr�cie...

Je n'ai rien fait. J'ai montr� ta lettre � Marion.

Elle ne peut t'emp�cher de voir Vicki.

J'esp�rais pouvoir la reprendre.

Il faut que je la reprenne. J'ai besoin d'elle.

Elle a besoin de toi, elle aussi.

Vite, papa. L'heure est presque pass�e.

Pour ton livre...

Et pour Marion...

Si nous sommes prudents, tout peut bien se passer.

- Qu'est-ce que tu as ? - Rien, ma ch�rie. Pourquoi ?

Tu ne m'as pas regard�e. Tu ne m'as m�me pas fait signe.

Donne-moi une autre chance. Remonte dans le train.

Je dois vraiment le reprendre au prochain tour ?

Je deviens trop grande pour cela, tu ne trouves pas ?

Oui, tu es grande maintenant.

Penses-tu parfois � ta m�re ?

Je ne veux pas que tu l'oublies.

J'ai un portrait d'elle dans ma chambre.

Grand-p�re dit que je lui ressemble.

Tu trouves aussi, papa ?

Tu lui ressembles beaucoup.

J'ai de la chance.

Papa, pourquoi je ne vis pas avec toi ?

Pourquoi ? Tu n'es pas heureuse ?

Si, mais pas compl�tement heureuse.

Tu comprends ?

Oui, je comprends.

Je peux venir vivre avec toi ?

Je ne sais pas.

Tu ne veux pas que je vienne ?

Bien s�r que si, ma ch�rie.

Papa, si tu m'aimes vraiment,

laisse-moi vivre avec toi.

S'il te pla�t...

Nous verrons.

Dis oui, papa.

Oui.

Tu vois ?

Ce n'�tait pas si difficile de dire oui.

Oncle Claude, apr�s le bois, on est all�s chez Herm�s.

On a achet� quelque chose pour toi

et tante Marion. Et quelque chose pour moi.

Quel beau magasin ! Et quelle belle journ�e !

Viens voir ce qu'on t'a achet� !

C'est une surprise !

- Et ta sieste ? - Je pensais qu'aujourd'hui...

Monte dans ta chambre.

- Mais et ton cadeau ? - Ob�is-moi, s'il te pla�t.

C'est bon de te revoir.

Je suis d�sol� de ramener Vicki si tard.

Elle aurait �t� trop �nerv�e pour dormir, de toute fa�on.

La discipline est importante.

Tu t'es admirablement occup�e d'elle. Elle a bien grandi.

Comment trouves-tu Paris ?

Les vieux amis sont partis.

Je suis pass� au caf� Dhingo,

juste pour le revoir.

Il n'y avait pas un visage connu.

Je pensais que tu �vitais les bars.

Je te l'ai �crit, je bois un verre par jour,

pas plus.

Et je le bois sciemment.

Pour ne pas �tre obs�d� par l'id�e de boire.

Bien s�r, nous comprenons.

Parfois, j'oublie de prendre ce verre.

Enfin...

Je suis all� au Dhingo juste pour le revoir.

Je suis all� ailleurs aussi.

Dans des endroits o� Helen et moi...

Je ne peux pas continuer � parler.

Je suis compl�tement nou�.

Marion...

Est-ce que je peux reprendre Vicki ?

Je ne sais pas.

C'est bien de nous parler de ton verre quotidien,

mais quelles garanties avons-nous ?

Quand je repense � toutes ces ann�es g�ch�es...

Mais j'y pense, moi aussi.

Je travaille dur, maintenant.

J'ai un contrat pour une s�rie de nouvelles.

Je commence un nouveau livre.

Ma s�ur vient de Milwaukee, s'occuper de ma maison.

Je voudrais reprendre Vicki.

S'il te pla�t, Marion !

Si j'attends encore, je raterai son enfance,

et ma derni�re chance d'avoir un foyer.

Je ne veux pas la perdre, tu comprends ?

Ce serait un peu comme retrouver Helen.

C'est plus fort que moi.

Jamais je ne pourrai oublier le matin o� Helen,

tremp�e et grelottante...

Tu l'avais laiss�e dehors !

Tu ne te souviens que d'une nuit.

Combien de temps me feras-tu payer cette unique nuit ?

Et toutes les ann�es o� Helen et moi nous sommes aim�s ?

Je ne veux pas en entendre parler.

- Tu ne me rendras pas Vicki ? - Non !

Je ne veux plus en parler.

Je suis d�sol�, Charles.

- Que vais-je faire ? - On va y r�fl�chir.

Je vais pr�parer le d�ner.

Pas la peine d'en parler. Il n'aura pas Vicki.

- Ni aujourd'hui, ni demain, ni jamais ! - Pourquoi ?

Tu le hais donc � ce point ?

Oui ! Pour ce qu'il a fait, oui !

Oui, c'est vrai.

Il a commis envers toi un crime impardonnable.

Il est coupable d'avoir ignor� ton amour.

Tu l'as trouv�, mais il a �pous� Helen.

Oui, il est coupable de cela.

�tant coupable, il doit �tre puni.

Et quelle sera sa peine ? Qu'est-ce qui le toucherait le plus ?

Le priver de celle qu'il aime le plus au monde : sa petite fille.

Ma pauvre ch�rie... On n'a pas tout ce qu'on veut.

Prends mon exemple. Je voulais tout ton amour.

Je voulais un enfant de toi,

un enfant n� de notre amour, pas de ta d�ception.

Je peux te voir dehors un instant ?

Helen n'aurait pas voulu que tu restes seul.

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