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Original subtitles

L'impulsion était devenue irrésistible.

Il n'y avait qu'une réponse à la rage qui le torturait.

Aussi commit-il son premier meurtre.

Il avait violé le tabou le plus sacré

et il ne s'était senti ni coupable, ni angoissé, ni effrayé,

mais libre.

Chaque humiliation en travers de son chemin

pouvait être balayée

par ce simple acte d'anéantissement:

le meurtre.

Merci, John. Occupez-vous de tout.

Bon voyage.

Vol 401 pour Rome. Allez à I'enregistrement.

Les passagers du vol 401 sont priés de se rendre porte 7.

M. Oxey, passager pour Palm Springs, est demandé à I'information.

M. Peter Neal, passager pour Rome,

est demandé à I'information.

Peter Neal. Il y a un message pour moi?

Un appel téIéphonique. Vous pouvez le prendre Ià-bas.

Écoute, Jane...

Je ne t'ai pas vue depuis six semaines car...

Jane, calme-toi.

Mon vol a été annoncé. Je vais devoir raccrocher.

D'accord, demain.

Je t'appelle demain.

Le polar de I'année, voire de la décennie.

C'est calme, ce matin.

Et comment!

Qu'avez-vous dans votre sac?

Rien!

Venez avec moi!

Léchez-moi!

Où est le livre?

Donnez-moi ce sac!

Vous avez le ticket?

J'allais le payer à la caisse.

Vous disiez ne pas avoir de livre.

Que signifie tout ça? Qui êtes-vous?

J'allais le payer.

Suivez-moi dans mon bureau. Par ici.

- Au fond du magasin. - Ça va, je viens!

Elsa Manni: 12 condamnations pour vol à I'étalage.

Et vous persistez ?

Écoutez, faisons un marché.

Ce n'était qu'un malheureux bouquin.

Je vais vous donner mon adresse.

Pour plus tard. N'importe quand.

Laissez-moi une chance.

Vous n'êtes pas gay, hein ?

Où vivez-vous ?

Ici, à Rome. 14, Via delle Camene.

Nous approchons du Groenland.

Nous devrions atterrir à Rome dans cinq heures.

Viens là !

Viens là !

Tu m'as amoché, sale garce !

Je vais te tuer ! Viens là !

Je vais te tuer !

Salut, Carla.

La machine à laver est en panne. Ça va ?

Maintenant, oui.

Ça va. Merci.

Dépravée !

Sale voleuse !

Tout le monde a un communiqué ?

J'aurai essayé.

- Je suis en retard ? - Non. Un communiqué ?

Peter !

Tu es de plus en plus jolie.

Tu écris toujours du bien de moi ?

Réunir mes notes me prend un mois et l'écriture proprement dite...

environ trois mois.

Deux mois pour la réécriture, les épreuves...

Avec trois livres d'affilée, je n'ai pas arrêté depuis deux ans.

Ténèbres est un roman sexiste.

Pourquoi ce mépris des femmes ?

Sexiste ?

Non, je ne trouve pas.

Des femmes faibles, minables,

des héros poilus et machos !

Comment peux-tu le nier ?

Tu me connais depuis dix ans,

depuis tes études à New York.

Tu sais bien que...

Je parle de ton travail !

Je ne sais pas. Aimerais-tu que je te dise que...

je prône l'égalité des droits ?

Explique tes livres.

Est-ce ta vision

ou tes éditeurs te disent-ils que ce sexisme est vendeur ?

J'ai une idée,

organisons une interview à part entre vous et M. Neal.

Laissez-le réfléchir sur la position de votre journal.

Il vient d'arriver et...

Qu'en dites-vous ?

D'accord.

C'est l'heure.

Nous allons nous éclipser.

Je vous invite à aller au bar.

Merci pour votre attention.

Au fait,

appelez-moi demain pour l'interview.

Ma mère espère ta visite.

Je passerai.

Je brûle de la voir.

Tu deviens très dure.

J'essaie.

Ces gouines sont jalouses de tes couilles.

C'est quoi ?

Le chapeau ? Je l'ai acheté ici. Joli, hein ?

- Pas trop chaud ? - Non, essaie.

Il ne tombe pas ?

Si tu fais un mouvement rapide, il ne glisse pas ?

Regarde.

- C'est un miracle. - Tomber !

Ton livre est n° 1 des ventes depuis 12 semaines.

Déjà 12 semaines ? C'est fou.

Content de ton agent ?

Génial, incroyable, fantastique...

Allez, dis-moi une gentillesse !

Où est Ann, ma secrétaire ?

Une sacrée fille.

En six jours, elle a contacté toute la ville.

- Elle devait me retrouver. - Elle est en bas.

Cachons ton entourage. Ils adorent tes livres mais détestent le succès.

C'est très intéressant.

Bulmer, il y avait un type dans le coin.

Il n'a pas décroché un mot...

Un grand maigre ?

Oui, c'est ça.

Cristiano Berti, critique littéraire à la télé.

C'est un de tes fans. On enregistre une émission avec lui jeudi.

Ann !

- Ça va ? - Oui, et toi ?

A merveille.

Peter, voici Gianni. Gianni, Peter Neal.

Ce jeune talent sera un jour un de nos agents à Rome.

En attendant, il va veiller sur toi.

Et en attendant, tu le paies en promesses.

A ce soir.

J'ai un cadeau pour toi.

Une bricole.

Mon Dieu !

Qui a bien pu faire ça ?

Et voilà. Donne, Gianni.

Peter Neal ?

Oui, c'est moi.

Bonsoir. Commissaire Germant,

de la brigade criminelle.

Voici l'inspecteur Altieri.

On ne voulait pas vous déranger,

mais la porte était ouverte. N'est-ce pas ?

C'est vrai.

Je m'excuse.

Une fille a été tuée il y a 5 h.

Une certaine Elsa Manni,

une voleuse à l'étalage. Vous la connaissez ?

C'est mon premier séjour à Rome.

Elle a succombé à quatre blessures profondes.

Gorge, poitrine et asphyxie.

Sa bouche était remplie de pages de Ténèbres.

Voyez-vous un quelconque rapport ?

Je t'apporte à boire.

Juste de l'eau. Merci.

- Est-ce que je peux... - Vas-y.

Pardon du dérangement. On allait partir.

Je ne la connaissais pas, désolé.

Vous ne buvez pas pendant le service, hein ?

Bien au contraire.

Un scotch. Sec.

Vous venez d'arriver ?

Ai-je un alibi ? Oui.

J'ai atterri il y a deux heures.

Dites-moi,

si quelqu'un est tué avec un revolver Smith & Wesson,

interrogez-vous le P.D.G. de Smith & Wesson ?

J'ai lu tous vos livres, sauf celui-ci.

Je l'ai commencé hier.

Ça parle d'un meurtre commis avec un rasoir, hein ?

Ne me dévoilez pas la fin.

Elle a été tuée ainsi,

la bouche emplie de pages de votre livre.

On a trouvé ça ici, par terre.

Ça vous est adressé.

"Il n'y avait qu'une réponse à la rage qui le torturait."

Un passage de votre livre ?

Oui.

Je vous respecte, croyez-moi.

Je ne veux pas gâcher votre séjour.

Mais on aura besoin de votre aide.

J'aimerais la garder.

Vous en recevrez sûrement une deuxième,

puis une troisième.

Nous vous saurions gré de nous tenir informés.

Excellent scotch.

On ne vous retient pas.

Inspecteur, donnez-leur une carte.

Si vous apprenez quoi que ce soit,

appelez-moi à ce numéro.

Attendez.

Il y a autre chose.

Mon sac de voyage. Gianni...

Quand je suis parti hier... ce matin...

tout était intact.

Avez-vous besoin de quelque chose ?

Un nécessaire de rasage ou autre...

Je te ferai une liste. Merci.

- Vous permettez ? - Faites.

Peter Neal à l'appareil.

"Ni angoissé ni effrayé, mais libre. "

Vous avez écrit ces mots page 46.

- "Libre de récidiver. " - Ne raccrochez pas.

Nous devons parler.

Vous m'avez montré la voie.

Vous et moi, ensemble.

Ça commence juste. Qui est avec vous ?

Je vois une femme. Votre petite amie ?

Elle devrait être la suivante.

Mais j'ai d'autres plans. Vous les aimerez.

Vous verrez.

Voyons-nous. Je pourrais vous parler,

vous expliquer mes livres.

Nous nous rencontrerons bientôt.

La fille assassinée...

Comment savez-vous ? Qui est avec vous ?

- Il a filé ? - Il m'a échappé.

J'aimerais un équipier homme qui coure vite.

Vous détesteriez ça. Contre qui râleriez-vous ?

Quand poserai-je pour toi ?

Jamais, mon cœur.

Il est mignon.

Il est vulgaire et minable.

Je t'aime, mais pas de scène.

Tu m'avais promis.

Il n'a pas d'appartement. Je l'emmène chez nous.

Seigneur !

Qu'est-ce que tu as ? On était d'accord.

OK, pas de possessivité. Mais aie plus de doigté.

Du doigté ? Pas ce soir !

Laisse-moi une heure.

A plus tard.

On dirait une dinde au moment de Noël.

Quoi de neuf ?

J'ai une heure pour t'en parler.

Les amis de Bulmer sont assommants !

Et cette nourriture !

S'il y avait des J.O. de l'ennui, ils auraient la médaille d'or !

Je te laisse te coucher. Je viendrai demain à 10 h.

Prenons un verre. J'ai eu une journée horrible.

Un seul.

Tu montes ?

Va au diable !

Allez...

Sale petite pute !

Je ne t'approcherais pas même si ma vie en dépendait.

Tu me dégoûtes.

J'ai trop bu.

Je vais vomir.

Alors, va le faire ailleurs.

Je me sens mal.

Appelle ton mac à la rescousse !

D'accord. Tu veux savoir ce qui s'est passé ?

C'était un super coup.

Tu ne lui arrives pas à la cheville. D'abord, il m'a...

Un jour...

Baisse le son !

Sale petite perverse !

Réception. Alboreto à l'appareil.

Bonjour, M. Neal. Tout va bien ?

Papa...

Il y a un bouton. J'arrive, je vais vous le montrer.

- Quoi ? - 5000 lires.

Va mettre l'eau chaude de la 22.

Le bouton est dans la salle de bain ou sous l'évier de la cuisine.

5000.

Je suis Maria.

Bonjour. Votre voix était plus grave au téléphone.

C'était mon père. Je peux voir la salle de bain ?

Ce n'est pas là.

Non, c'est là-bas.

Le bouton doit être dans la cuisine.

Vous avez écrit A l'Aube ?

C'était formidable.

Vous l'avez lu ?

J'ai adoré. Regardez.

C'est là.

Oui, je vois.

Il y a une librairie au coin. Seuls vos livres sont en vitrine.

Vraiment ?

Allez-y. Le vendeur serait ravi.

Bonne idée. J'y passerai peut-être.

Tu ne perds pas de temps.

Elle est mineure, ma chère.

Elle réparait le chauffe-eau.

Ton plombier personnel.

Il faudra deux heures avant que l'eau soit chaude.

Tu sais quand je me suis réveillé ?

Non. A quelle heure ?

Cinq heures ? Pauvre petit !

Ton oreiller est trop dur ?

Je t'apporterai un oreiller de plumes.

L'oreiller est trop dur.

Je voulais en apporter un en plumes mais j'ai oublié.

A côté de l'ascenseur.

Ces relais sont un problème.

Ils sont sensibles aux variations de tension.

Parfois, il suffit de desserrer la vis interne.

Le tournevis.

La machine à écrire ?

Tu l'auras aujourd'hui.

C'est arrivé quand ?

- Elle n'y était pas avant. - Quand ?

A l'instant.

"Sic transit gloria Lesbi."

Ainsi passe la gloire de Lesbos.

Ça veut dire quoi ?

Notre tueur a fait des études supérieures et appris le latin.

Il a peut-être récidivé.

Incision latérale,

14 cm, de la carotide jusqu'à l'omoplate,

et la zone sous-clavière.

Salut, toubib.

Content de vous voir,

mais je déteste cet endroit. Il fait froid.

S'il faisait chaud, ça empesterait.

Vos conclusions ?

C'est le même rasoir.

On va réexaminer une fille tuée il y a 6 semaines.

La lame a 3 entailles. Je vous montre ?

Non, je vous crois.

L'autre fille a eu des rapports peu avant sa mort.

Il y avait une sécrétion A négatif.

Le tueur n'est pas forcément l'amant.

Non, mais c'est souvent le cas.

Boule, ruban correcteur, courrier 72, à votre service.

Formidable.

- Je la mets où ? - Là-bas.

Le commissaire Germant.

Qui a été tué ?

Voulez-vous un verre ?

Merci. Allez-y. Ne vous occupez pas de moi.

Monsieur ?

Merci, Angelica.

Asseyons-nous.

J'aimerais vous interviewer pendant ½ h.

Maintenant ?

Non, au studio, dans mon émission.

Un entretien approfondi.

Ils me laissent faire ça deux fois par an...

D'accord, parfait.

Donc...

Ténèbres parle de la perversion et de ses effets sur la société.

J'aimerais savoir

en quoi, selon vous, un comportement déviant peut affecter nos vies.

Tout d'abord, il ne s'agit pas que de ça.

Deux des victimes sont des déviants. Le tueur...

Attendez. Qui a dit ça ?

L'un est homosexuel.

Et après ? Il est très épanoui.

En fait, sa relation avec...

Le but du tueur

est d'éliminer la corruption.

Le tueur est fou !

J'entends par là que...

le seul comportement anormal...

Comment définir ça ?

J'ai eu une éducation catholique.

Vous aussi ?

En effet.

Je crois à l'avortement, au divorce.

Ça me rend anormal d'un point de vue catholique.

Je vois.

C'est une émission d'après-midi. Irons-nous vraiment aussi loin ?

Je ne pense pas.

C'est juste que ça me passionne.

Je suis très flatté. Merci.

Antenne dans 5 minutes.

On y va ?

Par ici.

Mon chapeau !

D'abord, je résumerai votre œuvre.

Ça va commencer.

Ils n'en ont que pour 30 mn. Sortons.

Antenne dans une minute.

Peter est très émotif.

Une interview, c'est délicat. Ne le perturbons pas...

- C'était Yves Montand ? - Oui.

Il est petit...

Que puis-je pour vous ? Peter est débordé

et il commence un nouveau livre.

- Vous êtes un parent ? - Son agent.

Et vous voulez aussi 10% de ses entretiens avec la police ?

Attention, même un agent a des sentiments.

Votre client détient la clé.

Ces meurtres sont un tribut à Peter Neal.

Voulez-vous aussi 10% de ce tribut ?

Vous savez quoi ? J'ai lu Agatha Christie, Mickey Spillane,

Rex Stout, Ed McBain,

et je suis inspecteur.

Trouvez-vous l'assassin ?

Jamais.

N'oubliez pas, M. Neal,

si vous avez une idée, prévenez-moi.

Vos meurtres sont fictifs, mes cadavres sont réels.

- Comment c'était ? - Formidable.

J'ai trouvé aussi.

J'ai un autographe.

De qui ?

Et alors ?

Et si je le connaissais ?

Bon sang !

Je regrette vraiment ce livre.

Tu ne le penses pas.

M. Bulmer a déposé ceci.

Il espérait que...

Je descends avec toi.

- C'est une proposition ? - Si tu veux.

Je serai chez moi.

Vas-y.

C'est Jane ?

- Jane McKerrow ? - J'en jurerais.

L'indicatif de New York ?

C'est impossible. Elle est à New York.

Elle ne s'éloigne jamais de son psy.

Tiens.

Ici Jane McKerrow. Je suis absente.

Laissez-moi un message après le bip.

C'était Jane.

Elle t'aurait appelé, au moins pour t'insulter.

Pourquoi serait-elle ici, sinon pour te récupérer ou s'excuser ?

De quoi ?

D'avoir saccagé ton... Non, rien.

Mon sac de voyage ?

Tu crois que c'était Jane ?

Je rentre. J'ai assez gaffé.

Tu crois Jane capable de ça ?

A plus tard.

Je m'en balance !

Tu piges ?

Pourquoi tu ne dis rien ?

Va te faire foutre !

Connard !

Au secours !

Il y a quelqu'un ?

Répondez !

Il y a quelqu'un ?

S'il vous plaît ! Aidez-moi !

Il y a quelqu'un ?

Mon Dieu !

Aidez-moi !

C'était ouvert. J'ai été attaquée...

Espionne !

Sale petite espionne !

Laissez-moi !

Que me voulez-vous ?

"Pauvre enfant. La tuer était le seul moyen de pouvoir continuer.

"J'éliminerai ces êtres répugnants, ces pervers. Et bientôt,

"le corrupteur lui-même."

Moi.

Faites attention.

L'assassin est bien informé.

Il vous savait à Rome.

Il sait que vous avez un agent

et qu'il était risqué de venir chez vous car cette fille,

Maria, habitait votre immeuble.

Vous avez encore besoin de moi ?

Non, M. Neal, mais...

quittez votre appartement le moins possible

car ce message vous menace personnellement.

J'ai fini votre livre.

Vous savez quoi ?

J'ai trouvé l'assassin page 30.

C'est une première. Je vous raccompagne.

Chercher dans ton carnet d'adresses des gens fous, c'est insensé !

Pourquoi moi ? Pourquoi ?

Car j'ai corrompu, dit-il.

- Ou elle. - Exact.

Essayer d'éliminer les êtres...

pervers.

Berti, le critique télé, a qualifié...

Ténèbres de roman sur la déviance, la perversion humaine.

Il était très bizarre.

Passe-moi le bottin.

EUR.

Berti habite à trois rues d'ici.

C'est de la paranoïa !

Maria a été retrouvée dans le quartier de l'EUR.

Ténèbres est un roman...

sur la perversion humaine et ses effets sur la société.

C'est ce qu'il a dit texto avant l'interview.

Essayer...

d'éliminer les "êtres pervers".

Deux mots. Ça ne prouve rien contre lui.

- Parlez-en au commissaire. - Pas question.

Le célèbre écrivain a une idée idiote. Il jubilerait.

Peter Neal se ridiculise dans l'affaire du tueur.

D'un autre côté...

si Peter Neal...

avait raison,

ça ferait sensation.

Il y a des flics partout.

22h15. Ils vont bientôt partir.

La victime, Maria Alboreto, avait 17 ans.

Ce qui lui est arrivé entre 2h45 et 7 h du matin demeure un mystère.

Son assassin a envoyé une autre lettre à la police

où il annonce qu'il frappera à nouveau.

Sa prochaine victime sera

celui qu'il appelle le "Grand Corrupteur".

Ce message pourrait bien amener

plusieurs hommes politiques

à quitter la ville !

Venez.

Ça me rappelle mes parties de cache-cache.

C'est ennuyeux.

Toute enquête est ennuyeuse.

Mais si on coupe les passages ennuyeux,

ça fait un best-seller.

Seigneur !

Il doit être là depuis le début.

Il n'a pas pu nous voir.

Écoutez,

je passe par derrière.

Qui est là ?

Oui, je les ai toutes tuées.

Dépêchez-vous !

Ça va aller.

Il faut partir d'ici.

Ce type a une hache.

Il doit encore être dans la maison.

Il faut qu'on parte.

Qu'est-il arrivé ?

Je l'ignore. J'ai entendu un bruit et quelqu'un m'a assommé.

Tu as vu le tueur ?

Je n'ai pas vu grand-chose.

Il était grand, petit ?

Je ne sais pas !

Je n'ai rien vu, à part la hache.

Le tueur...

Cristiano le connaissait.

Il a dit que c'était lui,

qu'il les avait toutes tuées.

Puis il l'a assassiné.

Le sang...

Parles-en à la police. Ce que tu as vu peut les aider.

J'ai vu que dalle.

Un homme mort, le crâne fendu. C'est tout.

Tu sais ce que j'ai vu ?

Ma mère me faisant monter dans un bus scolaire à Rhode Island.

Voilà ce que j'ai vu

après avoir été assommé. Comme dans un film.

Tu devrais voir un médecin.

Ça va. Je me sens juste étourdi

et très bête.

On devrait peut-être retourner à New York quelque temps.

Tu veux bien dormir ici ?

Me tenir compagnie ? Je prépare un lit...

Laisse-moi faire. Bien sûr que je vais rester !

Six ans et on n'a jamais passe une nuit ensemble.

Sur quatre de ces six ans, on risquait les foudres de Jane.

Comment va ta tête ?

Comment va ma tête ?

Voilà une question très intéressante.

Ma tête...

Quelle tête ?

Demain, on oubliera tout ça.

Rien ne sera arrivé. Rien.

Rien ne sera arrivé.

Du café, M. Neal ?

On signera sur cette base.

Non, merci.

La mort de Cristiano me bouleverse. C'est incroyable.

Je suis passé te prévenir.

Je vais quitter Rome quelque temps. J'irai peut-être à Paris.

Ne me lâche pas.

Pas à quelques jours du contrat. Reste jusqu'à vendredi.

Ma vie est en danger.

Je ne la risquerai pas pour un contrat !

Tu as raison.

Je vais te réserver une suite à l'hôtel Florio, dans les collines.

Dis que tu pars à New York.

Attends les éditeurs. Il y a un million à la clé.

Tu comprends ?

Seuls toi et moi saurons. Tu seras en sécurité.

Fais ça pour moi.

Qu'y a-t-il ?

Sir Donald Otley sur la une.

Où est-il ?

A Londres.

Mettez-le en attente.

Alors ?

Je t'appelle cet après-midi.

Parfait.

Donald, comment ça va ?

Où est ce foutu poivrot ?

Il a dit qu'il rappellerait.

Pas d'appels !

Ça va aller, chérie.

Je me sens si... abjecte.

Entendre sa voix de l'autre côté de la porte...

Je me demande

s'il est au courant pour nous.

Ce ne sera pas long, promis.

On déjeune ensemble ?

Même endroit ?

Piazza Arduini.

A 13 heures.

Je n'irai pas à la villa.

Pas question.

Rien ne t'y oblige. Tu resteras dans la voiture.

La lumière s'est éteinte.

Quelqu'un l'a éteinte.

Pas Cristiano. Je l'ai entendu crier.

Arrête-toi là.

J'irai à pied, toi, en voiture. A tout à l'heure.

Je ne voulais pas venir vous voir

avant d'avoir tout inspecté ici.

C'est le même tueur ?

Je crois.

Sauf que, comme avec Maria, il a utilisé une hache.

Avez-vous reçu un message ?

Ça viendra.

Vous n'avez vu Berti que deux fois ?

A la conférence de presse et à l'interview télévisée.

Regardez.

"Analyse des obsessions.

"Peter Neal. Comportement anormal. Les romans.

"Peter Neal. Personnel.

"Né à Rhode Island.

"Lycée privé et Yale.

"Éducation catholique."

Regardez.

"Plus grand que je ne croyais. Il m'a regardé mais jamais parlé."

Seigneur !

Il connaissait bien votre vie.

On peut sortir ?

A vos souhaits.

Je suis allergique à la poussière.

Qu'avez-vous au crâne ?

Je me casse la tête sur cette affaire ! Pas vous ?

Une chose est sûre,

le tueur et Berti étaient obsédés par votre œuvre.

L'autre fois, je vous l'ai demandé de façon un peu sarcastique,

mais on a besoin de votre aide.

J'ai tenté de bâtir une intrigue, de démêler tout ça, mais...

J'ai l'intuition qu'il manque quelque chose,

une minuscule pièce du puzzle.

Quelqu'un qui devrait être mort est en vie

ou quelqu'un qui devrait être en vie est déjà mort.

Expliquez-moi ça.

Il est dit dans un livre de Conan Doyle,

"Quand on a éliminé l'impossible, ce qui reste,

"même l'improbable,

"est la vérité."

Le chien des Baskerville ?

L'impossible, dans ce cas,

est que ces meurtres n'aient aucun sens.

Dans le roman, l'impossible était un chien fantôme géant.

Ici, l'improbable, comme dans le livre,

est sûrement étrange, incroyable...

mais possible.

Il faut le découvrir.

La vérité est toujours possible.

Je dois y aller.

Je suis un lecteur fidèle.

J'espère pouvoir lire encore 20 de vos livres à l'avenir.

Ma question est donc égoïste.

Comptez-vous partir aujourd'hui ?

C'est mon intention.

Tenez-moi au courant. Bonne chance.

POUR TOI, JANE

Passeport ?

Tu recevras un mandat au Raphael. Tu as une réservation.

Le commissaire.

Il est déjà parti pour l'aéroport.

Est-ce que je peux...

D'accord.

Il s'assurait que tu étais parti.

Il vérifiait que tu étais en sécurité.

Ann me conduira à l'aéroport.

Je retourne à la villa.

Une pièce du puzzle est là-bas.

Si je m'en souvenais...

Où partez-vous ?

Secret. C'est idiot, mais si personne ne sait...

Pas de problème.

J'espère vous revoir.

Je suis désolé que tu aies do

être mêlé à tout ça.

C'est regrettable,

mais je suis heureux de vous avoir connu.

J'espère vous revoir quand ce sera fini.

Je descends avec vous.

Oui, je les ai tuées.

C'était moi.

Je les ai tuées !

Mais...

Je les ai toutes tuées !

C'était lui, l'assassin.

Qui l'a tué ?

Je voulais parler à Peter.

Il a quitté l'Italie.

J'ai fait une chose...

Il y a deux personnes en moi.

Parfois, l'autre prend le dessus.

Où êtes-vous, Jane ? A Rome ?

Aidez-moi.

Empêchez-moi de me tuer.

Dites-moi où vous êtes. J'arrive.

Un appartement sur la Cassia.

Au numéro 11.

J'arrive. Laissez-moi quelques minutes.

Je suis vraiment désolée.

Je ne voulais pas.

Je voulais m'expliquer...

à propos...

de tout

ce que j'ai fait.

OK, j'arrive.

Bon sang !

Qui est-ce ?

La femme de ménage de Bulmer.

Une Philippine. Elle sait des choses intéressantes.

Bulmer avait une petite amie.

Elle parle quoi ?

Tagal et espagnol.

Interrogez-la.

Le tueur a encore frappé.

Je dois y aller.

A plus tard.

Que vouliez-vous me donner ?

C'est vous, Ann ?

Je ne savais pas.

J'ignorais que c'était...

Ne regardez pas.

"Quand on a éliminé l'impossible,

"ce qui reste, même l'improbable,

"est la vérité."

La domestique de Bulmer a parlé à l'inspecteur

de sa liaison avec votre fiancée.

Altieri a été imprudente.

Elle est venue vérifier seule.

Elle ignorait que vous étiez fou.

Fou à lier.

Ça lui a coûté la vie.

Dois-je vous haïr

ou vous plaindre ?

Je n'ai pas tué les autres femmes !

Je sais. Ç'aurait été impossible.

Quand j'ai compris que Berti était le tueur...

ce qui ne m'a pas pris longtemps...

le reste était comme écrire un livre.

Un livre !

La vengeance parfaite.

Le tueur au rasoir était mort.

Vous vouliez qu'il continue à vivre pour qu'on l'accuse des meurtres

de votre fiancée et de son amant.

Les deux êtres que vous haïssiez.

Debout.

Tournez-vous.

Vous connaissez la procédure. Debout !

Allez là-bas.

Je vais appeler de la voiture.

Allons-y.

Pas question.

Ne restez pas là.

Je ne veux pas le laisser.

Allons-y.

Pauvre Peter !

Terminé.

Ce n'est pas possible !

Je n'y croyais pas.

Mais j'ai reçu un télex

d'Interpol, ce soir.

Quand il était adolescent à Rhode Island,

une fille a été tuée. Sauvagement.

Quelqu'un l'a accusé.

Mais il n'y avait aucune preuve.

Il n'a jamais été jugé.

Mais si c'était bien lui...

il a commis un acte

qui l'a hanté et perturbé à jamais.

C'était dans son dernier roman.

"Il comprit que chaque obstacle ou humiliation...

"en travers de son chemin

"pouvait être balayé par ce simple acte

"d'anéantissement,

"le meurtre."

Du calme. Tout est fini.

Restez ici.

Attendez-moi.

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