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Original subtitles

CIRQUE ITINÉRANT

LES CAVALIERS ACROBATES

LA CAPE MAGIQUE (Волшебный халат / Sehrli xalat)

Une production Azerbaïdjanfilm (Azərbaycanfilmi)

Scénario : A. Tarasov

Cadrage : T. Axundov

Musique : A. Məlikov

Réalisation : Əlisəttar Atakişiyev

Dans les rôles...

Möhsün Sənani : Möhsün Ağayev Anatoli Falkoviç : İo Kio

Azər Qurbanov : Rəşid Solmaz Hətəmova : Zərifə

Studio de synchronisation DEFA

Pour le 40ème anniversaire de la section des pionniers Azéris

venez assister à notre spectacle, auquel participeront

saltimbanques, musiciens et artistes du cirque de Moscou.

- Les gars, j'ai terminé, et vous ? - Nous aussi, tout va bien.

- Eldar ! - J'ai besoin d'une minute de plus !

Nous voulons vérifier si l'éclairage fonctionne !

Ne branche pas le feu d'artifice, ne te trompe pas !

- Je suis un pro, je sais ce que je fais. - Tu peux y aller !

Qu'est-ce que tu fais ? Attends l'électricien !

Attendre ? Je peux le faire moi-même.

- J'ai fini ! - Tu ne t'es pas trompé ?

Moi, me tromper ? Je suis un vrai électricien !

- Tu es un vantard ! - C'est faux !

- Si c'est vrai ! - Occupe-toi de toi !

Rachid, allume !

Attention, les gars !

J'allume !

C'est le feu d'artifice.

Que s'est-il passé ?

- Qu'as-tu fait ? - Je ne comprends pas !

Je vais débrancher !

- Que fais-tu ? - Le fil s'est soudé.

- Soudé ? - Je ne peux pas le couper.

- Débranche, ce n'est pas le bon fil ! - Alors, ça vient ?

- Comment ça se fait ? - Il va nous dire que c'est le vent !

Bien sûr, c'est la faute au vent !

Et il a affirmé : « Je suis un vrai électricien ! »

- Quel vantard ! - Tu as gâché notre surprise, imbécile !

Les gars, regardez qui est là, Möhsün Ağayev !

Hourra...

- Bonjour les enfants ! - Bonjour...

Un feu d'artifice pour m'accueillir, mais pourquoi le jour ?

- Demandez-lui ! - Tout est de sa faute.

Vous m'attendiez, et bien, j'ai amené un invité surprise de Moscou.

- De Moscou, vraiment ? - Oui, le célèbre illusionniste, İo Kio !

- İo Kio ? - İo Kio ?

- Oui ! - Où est-il ?

Je suis là !

- Bonjour, les gars ! - Bonjour !

J'ai été envoyé par les pionniers de Moscou,

qui m'ont demandé de saluer et de féliciter

les pionniers d'Azerbaïdjan,

pour le 40ème anniversaire de leur section,

et de souhaiter du succès à tous les membres du groupe.

Merci...

Ils m'ont demandé aussi de vous apporter...

des cadeaux.

Des foulards rouges...

toi, toi, et toi...

Et maintenant, dites-moi, qui parmi vous est Rachid Mirzaïev ?

- Moi ! - Toi ?

Ton ami Ioura t'a envoyé un cadeau.

- Est-ce vrai ? - J'espère que tu l'aimeras !

Ioura a fait cette lampe de poche lui-même.

Merci beaucoup !

Vous avez un orchestre ?

Oui, ils sont en train de répéter.

Un véritable orchestre de pionnier ? Je veux voir ça !

Votre palais est superbe, qui vous a aidé à le décorer ?

- C'est nous qui avons tout fait ! - De vrais magiciens !

Il n'y a que l'entraînement pour devenir un vrai maître.

Merci beaucoup les gars, c'est grandiose, je n'oublierai jamais.

Je dirai à nos pionniers que vous êtes formidables.

J'ai vraiment aimé votre groupe de danseurs et de musiciens.

Je suis vraiment trop vieux pour être un pionnier,

mais laissez-moi participer à votre fête.

Oui, bien sûr ! Montrez-nous quelques tours.

C'est encore trop tôt pour la magie !

Désolé les gars,

je vous regarde et je vous envie !

Quand nous étions enfants, nous ne rêvions pas d'un tel palais,

ni d'y célébrer des événements.

Ces locaux, que vous avez si joliment décorées de fanions

et de guirlandes...

appartenait à de cruels khans, mais maintenant il est à vous.

C’est un palais magnifique.

Et si les khans voyaient comme tout a changé ici,

ils éclateraient de colère.

Ils éclateraient comme ce ballon.

- Un tour de magie ! - Hein...

Encore un !

Je pense que ça suffit.

Il en faut d'autres...

- Regarde le magicien ! - La belle cape !

Vous êtes surpris ? Oui, c'est une jolie cape.

- J'ai déjà vu cette cape au musée. - Non, il t'a semblé !

Tu ne trouveras une telle cape dans aucun musée.

- Qu'a-t-elle de spécial ? - Disparais, miroir...

Comment est-ce possible ?

Eh bien, le pouvoir est caché dans cette cape magique.

- C'est une cape magique ? - Racontez-nous ça ?

J'aime vraiment écouter les contes de fées.

Je ne peux pas, c'est un grand secret.

- Nous ne le dirons à personne ! - Nous jurons, serment de Pionnier !

Le serment des pionniers est inviolable, n'est-ce pas mon ami ?

Asseyez-vous !

C'était il y a très, très longtemps...

un célèbre magicien avait parcouru les Indes...

il avait un nom très étrange : Bagarata !

- Avez-vous déjà entendu ce nom ? - Non...

Il a rapporté cette cape des Indes...

grâce à elle, à des milliers de milles, il pouvait tout entendre, tout voir.

Je ne comprends pas,

il n'y avait pas de téléphone ni de télévision.

Tu as raison, alors comment faisait-il ?

Je vous ai dit que Bagarata était un magicien puissant,

et les magiciens font des choses étranges.

Mais j'ai vu à travers toi, mon ami,

tu veux me faire parler.

Mais İo Kio n'est pas si stupide,

cela fait de nombreuses années que je l'ai,

mais ma tête est claire, comme avant.

De ce côté de la cape magique, vous voyez des poissons d'argent,

mais ils sont d'or à l'intérieur,

et en eux, le pouvoir de la cape est caché.

Si vous revêtez cette cape ornée de poissons d'argent

et prononcez ce sortilège...

Ayravana, ayravana, tchandrika,

tchitrakouta, tchitrakouta, ichvara...

il se passera quelque chose d'étrange,

vous serez immédiatement transportés dans le passé,

et si vous prononcez le sort à l'envers, vous serez ramené dans le présent.

Mais à quoi servent les poissons d'or à l'intérieur de la cape ?

Je vais te le dire !

Si tu portes la cape avec le poisson d'or à l'extérieur,

et prononces ce sortilège...

Amaravati, amaravati, tchandrika,

kintamani, kintamani, ichvara !

Tu es immédiatement transporté dans le futur.

- Ça c'est de la magie. - Et si tu veux revenir en arrière,

au près de tes amis et camarades,

tu dois prononcer le sort à l'envers.

Vous ne vous moquez pas de nous, İo Kio, n'est-ce pas ?

Tu peux porter cette cape et t'assurer de cela.

Bien sûr, je vais mettre la cape, et disparaître.

Mais es-tu sûr... que tu n'auras pas peur ?

- Non, je n'ai pas peur ! - Alors, essaye-la !

- La cape est trop grande ! - Ah, j'ai oublié de vous dire...

ma mémoire me joue des tours, probablement, mais ça me revient !

Cette cape convient à tous ceux qui veulent vérifier.

- Il n'y a qu'une seule taille ? - En effet !

Maintenant tu sais tout sur la cape,

si tu n'as pas peur, alors, en route.

Mais souviens-toi,

la cape peut te transporter dans le passé et dans le futur,

mais seulement une fois.

Non, c'est impossible,

personne ne peut voyager dans le temps même avec une cape.

Et je vais vous le prouver maintenant.

Le magicien pense que nous sommes de jeunes enfants.

C'est étrange, elle est à ta taille !

Vérifions...

Ayravana, ayravana, tchandrika,

tchitrakouta, tchitrakouta, ichvara.

- Ô, lumineux Khan ! - Un khan ?

- Les marchands de Khârezm... - Ça ne peut être vrai !

ont parcouru des milliers d'arpents au travers du désert

et te demandent, ô lumineux Khan,

d'accepter leur présent !

Je vous écoute !

Ô, tout-puissant Khan, accepte en cadeau le cheval d'Aratiak,

il est rapide comme le vent, robuste comme un chameau,

beau comme une beauté orientale, et vif comme le feu.

Nous le déposons à tes pieds, ô, le plus sage des khans.

Voilà un cadeau qui me plaît !

Montrez-le-moi !

Voyons...

En effet, il est magnifique !

À partir d'aujourd'hui, je permets aux marchands de Khârezm

de nous vendre leurs marchandises.

Ô, Khan tout-puissant, un grand malheur va arriver.

Les planètes ne présagent rien de bon,

Mercure, Mars, Vénus

et même Jupiter, sont dans une mauvaise conjonction,

et vont nous amener des catastrophes et vont attirer le malheur.

Ô, lumineux Khan tout-puissant !

Et tu as osé me dire cela ?

Laisse ma langue se dessécher, laisse-la se coincer dans ma gorge,

si je dis un mensonge, ô omnipotent Khan, la Mort te guette !

Je ne veux rien entendre.

Calme-toi, ô, Khan...

ton fidèle serviteur te protégera du malheur.

Je vais te donner ce talisman miraculeux,

dans lequel il y a les 777 sorts du grand Salomon,

qui non seulement te protégera de la mort,

mais jettera sur tous tes ennemis la malédiction,

et le mal de dents.

Je veux savoir ce que le grand vizir va me dire.

Ô, mon Khan, je ne peux pas mentir, et je suis gêné.

Ce n'est pas ce petit talisman qui te protégera,

si une flèche décochée par un de tes ennemis

pénètre par l'une des fenêtres ouvertes de ton palais

et va à l'endroit où tu te trouves,

il est fort probable que ce sera pour toi une mort imminente.

Écoute-moi, si tu veux rester en vie...

tu dois ordonner à tes gardes

que sur le champ et sans exception

on tranche la tête

de quiconque approchera de ton palais.

Sadar !

- As-tu entendu le vizir ! - J'obéis !

Gardes !

Pour ton sage conseil, tu recevras une récompense.

Les marchands de Khârezm peuvent aller.

Ô, très sage Khan,

il vaut mieux tuer un millier d'innocents

que de laisser un seul de tes ennemis en vie.

Puisse ton glorieux règne durer pour toujours.

J'admire ta perspicacité...

Hé, venez ici, chiens !

Qu'avons-nous fait de mal ?

Grand-père, aide-moi !

- Tiens-toi tranquille ! - Non !

Je n'ai rien fait, rien du tout !

J'ai attrapé ce serviteur désobéissant, il a commis 30 crimes.

Énumère ses crimes !

Il voulait entrer dans ton palais, et son souffle a souillé ton air,

Et il a également marché sur tes tapis avec ses pieds crasseux.

Et pour le quatrième de ses méfaits,

il s'est arrêté et a touché de ses mains sales les céramiques.

Il a aussi...

Ça suffit !

Comment as-tu osé pénétrer dans mon palais ?

Ô, Khan, depuis 50 ans, je parcours la même route,

je passe devant ton palais,

et personne ne m'a jamais interdit d'y pénétrer.

Mais tu t'es faufilé dans le palais avec de mauvaises intentions,

avoue donc !

Mon Khan, je ne me suis pas faufilé, je passais simplement par là.

Assez ! Faufilé ou simplement passé,

ça se ressemble comme deux doigts.

Il y a toujours un motif, les gardes n'attrapent pas les innocents.

Mais grand Khan, je suis innocent, je n'ai rien fait de mal.

Vous avez entendu ?

Il me jette ses mensonges au visage, il dit qu'il a été calomnié.

Ce n'est pas mon grand-père qui ment, mais ce sont tes gardes.

Tais-toi ! Attachez-le et jetez-le dans la fosse.

Sois bon, Khan,

laisse au moins mes petits-enfants partir librement.

Nous prendrons bien soin d'eux.

Trésorier, emmène les orphelins, et vends-les comme esclaves.

Khan, tu n'as pas de cœur.

- Qu'oses-tu dire à notre khan ? - Tranchez-lui la langue !

Khan, tu provoqueras la colère d'Allah.

Jetez-le en pâture aux tigres.

Puisse la colère d'Allah te punir, sois maudit !

Aidez-moi, sauvez-moi, un méchant génie !

Pourquoi es-tu si cruel ?

C'est ce que j'avais dit, la prédiction est devenue réalité.

Tu crois que tu peux tout te permettre, être méprisable !

Comment, je suis un être méprisable ?

Grand-père...

Vous êtes tous libres.

N'ayez pas peur, personne, ici, ne vous fera de mal.

Tu es un bon djinn, tu protèges les pauvres.

Je ne suis pas un djinn, je suis un simple pionnier.

Ô, grand simple pionnier, nous te sommes reconnaissants.

Mais si tu n'es pas un djinn, alors dis-nous ton nom,

nous prierons tous Allah pour toi.

- Mieux vaut ne pas rester ici, venez ! - Allons-y !

Un pionnier...

qu'est-ce que c'est ?

D'où peut venir ce pionnier...

Très probablement, c'est le nom d'un grand génie ou sorcier.

Oui, oui...

Il ne se permettrait pas dans ce cas de t'appeler : être méprisable.

Tais-toi, je ne veux pas entendre de tels mots dans mon palais.

Si c'est vraiment un djinn,

alors notre affaire est mauvaise.

C'est peut-être bien pire.

Et si ce n'était pas un djinn, mais un magicien ?

Alors personne ne nous sauvera,

il peut nous transformer...

en ânes, en chameaux ou même en grenouilles.

Comment, alors...

pourrons-nous louer la grandeur de notre vénérable khan ?

Si, quand nous ouvrirons la bouche, nous ne prononçons que des...

et rien d'autre ?

Et si on devient des chiens...

- Doucement, que le djinn n'entende pas. - Quelle horreur !

Et si le djinn transformait notre khan en cochon ?

Non, non, il peut me transformer 100 fois,

mais pas en ce répugnant animal.

- En quoi ? - En quel animal ?

- Peut-être en âne ? - Prends ce miroir !

Venez, approchez-vous !

Ce pionnier-djinn veut protéger les serviteurs.

Il faut l'attirer au palais.

- Voïvode, vas-y ! - Pourquoi moi ?

Dans ce cas, ce doit être le grand vizir.

Non, non, pas moi, mais toi le voïvode,

c'est ta fonction.

- Allez, vas-y ! - À tes ordres !

C'est toujours pareil ici...

Vous devez me dire pourquoi ce pionnier-djinn est apparu ici.

Mais ne racontez pas de bêtises.

Une longue langue...

c'est comme une échelle, on peut se casser le cou.

Ô, grand Djinn, entre donc,

viens, suis-moi...

- Grand Khan, je l'ai amené. - Que tout le monde s'incline !

Nous nous inclinons devant toi...

- Je te salue, ô, vénérable enfant. - Nous ne saluons tous !

- Que faites-vous ? - Ô, grand, ô, puissant Djinn !

- Arrêtez ! - Laisse-moi embrasser tes mains.

Laisse-nous enlevez la poussière de tes pieds.

Je ne suis pas un djinn, je ne suis qu'un simple pionnier.

Qu'est-ce qu'un pionnier ? Tu n'es pas un djinn ou un sorcier ?

- Non, je ne le suis pas. - Tu n'as donc pas de pouvoirs magiques ?

Un magicien, moi ?

Gardes ! Saisissez-vous du garçon !

Quel garnement est-ce là !

Je ne peux même pas imaginer ce qu'il en sera quand il aura grandit.

Il ne grandira pas !

Mon bourreau !

- Maman ! - Gardes, ne le laissez pas s'échapper...

Attrapez-le, capturez-le !

Arrêtez-le ! Ne le laissez pas s'échapper !

Ramenez-le ici, mort ou vif !

- C'est à moi... - Non, elle est à moi...

C'est moi le chef ici, c'est donc ma cape !

Faites doucement...

cessez de vous disputer.

Qui est la main droite du khan,

qui est son premier conseiller ?

- Elle est pour moi ! - Tais-toi, chacal !

Tu t'empares de tout ce que tu peux !

- Arrête ! - Rends-la-moi...

Donne-moi la cape.

Arrêtez, que faites vous ?

Hein, qui a crié ?

Ma cape, c'est ma cape magique.

Ô, sublime Khan,

le garçon dit que ce n'est pas une simple cape, mais une cape magique.

Magique ? Alors donne-la-moi !

Est-ce vraiment une cape magique ?

Si tu ne mens pas, quel est son pouvoir ?

- Tu ne le sauras jamais ! - Je ne saurai jamais ?

Sadat !

Délie-le !

Regarde en bas !

- Maintenant, réponds ! - Je ne dirai rien !

Balancez-le au-dessus !

Un...

deux...

trois...

Parle, ou tu mourras !

Ça suffit !

Tu es un vrai preux, pionnier,

dis-moi le secret, ou le khan me fera couper la tête.

Non, je ne dirai rien !

Tu es têtu !

Tu n'es qu'un misérable pionnier !

Ô Khan tout-puissant, ordonne qu'on me tranche la tête.

Je suis d'accord, mais d'abord débarrasse-toi...

de ce maudit pionnier.

Tu n'as toujours pas découvert le secret ?

Amenez-le ici !

Détachez-le !

Eh bien, Pionnier, pourquoi ne dis-tu rien ?

Dis-nous le secret et nous te remercierons fabuleusement.

- Trésorier, apporte un sac d'or ! - Quoi, un sac d'or ?

Oui, et remplis-le à ras bord, ou même mieux apportes-en deux !

- Qu'il apprécie notre générosité. - À tes ordres !

Tu es un garçon intelligent, tu vas apprécier notre générosité.

Eh bien, Pionnier...

- Non, je ne te dirai pas le secret. - Garde, brûle la cape !

Non, ne fais pas ça !

Je vais parler !

Khan, grâce à cette cape,

tu peux découvrir des trésors, où qu'ils soient, dans le monde entier.

Tu dois juste revêtir cette cape et dire :

Tchitrakouta, tchitrakouta...

non, non, il faut qu'ils s'éloignent tous,

sinon ils apprendront le sortilège et voleront la cape.

Peux-tu faire confiance à des gens aux visages aussi avides ?

Vois, comme ils tendent l'oreille et regardent la cape.

On dirait des loups guettant un agneau.

Oui, tu as raison, ils veulent nous voler.

Éloignez-vos tous !

Tchitrakouta, tchitrakouta... que doit-on dire ensuite ?

Va en enfer !

- Bien ! - Maintenant, répète après moi :

Tchitrakouta, tchitrakouta, ichvara...

- Tchitroukata... - Non ce n'est pas ça !

Tchitrakouta, tchitrakouta, ichvara...

Tchitrakouta, tchitrakouta, ichvara...

- Ayravana... - Ayravani...

Écoute... ayravana, ayravana, tchandrika.

Ayravana, ayravana, tchandrika.

Venez tous !

Surveillez-le, je vais cacher la cape.

- Es-tu aussi un saltimbanque ? - Il ressemble à un khan !

Comment sais-tu à quoi ressemble un khan ?

- Je pense que c'est un pacha Turc ! - Non, c'est plutôt un clown !

Soulim, maintenant il va probablement nous montrer quelques tours.

Tu veux goûter ?

Montre-nous quelques tours...

Maintenant, je vais vous montrer un tour à ma façon.

Hé, ici, gardes !

Où êtes-vous donc, où êtes-vous ?

Quel artiste, il joue vraiment bien.

Non, ce n'est pas un artiste, c'est un vrai khan.

Comment ça, un vrai ? Ils n'y en a plus !

Rachid, ne blague pas, c'est un artiste de cirque.

Non, Pietia, c'est un vrai khan.

Je l'ai ramené du passé, vous comprenez : du passé !

Gardes, gardes !

Qui a laissé entrer ces enfants ici ?

Où est mon vizir, où est mon trésorier ?

Obéissez à votre khan.

Regardez le khan,

comme il tient son rôle, il a même rougi de colère.

Où est mon trône d'or, mon vizir, mon bourreau ?

Où se sont-ils cachés ?

Ils ont eu peur de cette foule d'enfants, je les punirai tous !

Tu ne verras plus ton vizir ni tes gardes ils sont restés dans le passé.

- Ils ne viendront pas dans notre palais. - Tais-toi !

Là où est le khan, les serviteurs doivent y être.

- Faites-les venir ! - C'est notre palais, sois poli !

Qu'as-tu dit, dans votre palais ? Et depuis quand n'est-ce plus le mien ?

Je ne me souviens pas vous l'avoir donné.

On nous l'a donné sans ta permission.

Maintenant, nous sommes les maîtres ici.

Maintenant... vous êtes des khans ?

Aïe, aïe, voyez-vous ça !

Savez-vous seulement compter sur vos doigts ?

Ou lire et écrire ?

Il retarde, tous les enfants, ici, à partir de 7 ans vont à l'école.

Comment, tous les garçons ?

Et toutes les filles !

Vous ne faites que dire des mensonges, quel sera le prochain ?

Je vais organiser un concours de menteurs dans le palais,

et toi, probablement, tu seras le vainqueur !

Tu seras honoré du titre de chef des bouffons du khan.

Et tu danseras de joie...

comme ça...

Ah, misérables enfants, laissez-moi passer !

- De nos jours, tu n'es plus le maître. - Maudite soit ton époque !

Pourquoi n'ai-je pas avalé ma langue quand j'ai prononcé cette incantation ?

Tchitrabrout, tchitrabrout, trakhoutra, et je t'ai cru, tu es un filou, Pionnier.

Je pourrais être assis sur mon trône,

tandis que des esclaves m'éventeraient.

Tiens, c'est pour toi, bois une gorgée, tu as l'air épuisé.

ÉGALITÉ LIBERTÉ

Qui vous a permis d'accrocher ces chiffons dans mon palais.

Je vous ordonne de les retirer immédiatement !

Ces murs n'avaient jamais vu rien de tel.

Enlevez tout ça !

Ou plutôt...

brûlez tout ça !

Il est devenu fou...

Quelle méchanceté, nous avons tellement travaillé.

Milicien, milicien, milicien !

Misérables enfants malappris, laissez-moi partir...

Ô grand Allah !

Garde, chasse ces enfants.

Camarade milicien, il a arraché nos décorations.

Soufflez !

Qu'est-ce que tu renifles ? Jette ces enfants dans une fosse !

Sergent Iskandierov !

Vous êtes étranger, montrez-moi vos papiers !

- Quoi ? - Passeport, documents !

Voici...

ils ont été écrits par le roi Salomon lui-même.

Lieu de résidence ?

Que veulent dire ces mots, je n'y comprends rien.

C'est encore plus difficile qu'un rébus.

Vous devez venir...

- Où est-il allé ? - Le khan est parti, il s'est échappé.

- Ce khan est réel ! - Que veux-tu dire ?

- Eh bien, il vient du passé ! - Rachid l'a ramené !

- C'est vrai ! - De quand ?

Nous ne savons pas exactement,

peut-être 300, ou peut-être 500 ans.

Quoi, tu te moques de moi ?

Vous vous moquez d'un policier ? Comment osez-vous ?

- Qui est le responsable ? - Moi !

- Nom de famille ? - Mirzaïev !

- Prénom ? - Rachid !

Je dois écrire un rapport et prévenir tes parents et l'école.

Je suis de service et tu te moques de moi.

C'est répréhensible !

Il croit que nous avons menti, il est très en colère.

Mais nous n'avons rien fait de mal, il faut trouver le khan.

Vous ne me trouverez jamais !

Vous avez entendu le khan, il s'est caché, nous devons le trouver.

Les gars nous devons chercher dans le palais et les jardins.

Bloquez toutes les sorties afin qu'il ne s'enfuie pas.

En avant !

Va chercher les autres élèves, plus on sera, mieux ça vaudra !

Qu'ils soient damnés, qu'Allah les punisse,

qu'il les envoie tous sur la Lune.

- Vous à gauche, nous à droite ! - Cherchez !

Cherchez, démons, vous ne me trouverez jamais !

J'ai encore une surprise pour vous.

Pourquoi ne pas essayer seul ?

J'attraperai peut-être le khan.

Attention... attention...

avis à tous les enfants, ici Charid !

Le khan s'est échappé et s'est caché quelque part.

Recherchez tous le khan !

Recherchez tous le khan !

C'est la babouche du khan.

Des explosifs, il veut faire sauter le palais.

À l'aide, lâche-moi, à l'aide.

Tu voulais me capturer, vermisseau,

et c'est toi qui t'es fait prendre.

Tranchant comme un rasoir.

Maintenant tu vas voir...

si tu vas attrapé le khan.

Où a-t-il pu se cacher ?

Rachid, nous avons fouillé tout le jardin,

rien, comme s'il s'était volatilisé.

- Qu'allons-nous faire ? - Alors, quoi ?

Il n'est pas ici, donc, il est toujours dans le palais.

Venez !

Vous ne savez pas ? Arrêterons de le chercher, il s'enfuira,

et ne nous gâchera pas la fête.

Kharip écoute, les autres vont arriver,

ce sera plus facile de fouiller le palais.

Ah, ah, tu croyais t'échapper, hein ?

- Pietia n'est pas là ? - Non, je ne l'ai pas vu !

Rachid, qu'est-ce qu'on fait de la cape ?

Quand İo Kio reviendra...

il reprendra évidemment la cape.

On devrait faire un tour dans le futur.

- Oui, et moi... - Qu'attendons-nous ?

- Je voudrais bien... - Et moi ?

Écoutez-moi, envoyons Rachid à nouveau.

Il sait déjà s'en servir.

Oui, envoyons Rachid !

- Rachid vas-y... - Rachid vas-y...

Rachid, demande-leur s'ils jouent encore au foot.

Bon, d'accord !

Tu n'as pas besoin de ça !

Demande-leur aussi

s'ils ont des appâts pour le poisson qui les attirent comme un aimant.

Ça va, le pêcheur, laisse parler les autres.

Attends, encore une chose...

Regarde s'ils ont des manuels scolaires

qu'on n'a pas besoin d'ouvrir pour lire et tout apprendre.

J'ai compris, des manuels pour les paresseux.

- Rachid, je voudrais savoir... - Dis, je note !

Y a-t-il des gâteaux dans le futur ?

- Et des confiseries ! - Tu n'as rien trouvé de mieux ?

- Je veux devenir confiseur ! - D'accord, c'est noté !

- Et rapporte une radio avec des boutons. - Tu veux dire un transistor ?

Oui, je voulais écouter de la musique,

j'ai tourné le bouton pour écouter « L'aube du matin », et rien !

Elle voulait danser, elle a tourné le bouton

et il s'est cassé, et pas de danse !

Rachid, rapporte la potion de croissance rapide,

on verse trois gouttes sur un pommier,

et les pommes deviennent comme des pastèques.

Une seule cuillère de potion et je deviendrai un géant,

je n'aurai qu'à bouger le petit doigt pour que vous m'obéissiez.

Et moi j'en prendrai deux, une claque, et tu te retrouveras collé au plafond.

Non, Rachid, rapporte la machine qui fait le temps.

- Et pourquoi ? - Eh bien, par exemple,

je veux patiner, je l'allume, et ensuite je pourrai patiner.

Quand j'en aurai assez, ou quand je serai fatigué,

je l'arrêterai et il fera à nouveau chaud.

Tu notes ça aussi ?

- À l'aide, à l'aide ! - Vous avez entendu ?

Les gars, venez m'aider, venez !

Le cordon Bickford !

Le khan voulait faire sauter le palais.

Les gars, venez, venez ici.

Nous devons piéger le khan.

Il faut tendre un fil électrique sous tension,

ça déclenchera l'alarme quand il sortira.

- Et mettre des pétards partout ! - Pour qu'ils explosent sous lui !

- Allons-y ! - C'est ça, allons-y...

- Lâche-moi ! - Non, tu ne t’enfuiras pas !

Ici les gars, en bas !

Allez, allez, approchez si vous êtes courageux.

Il croit qu'il va se cacher dans l'obscurité.

Il est là !

Plus vite !

Reste-là et surveille-le !

Il va à droite, à droite !

Rachid, il va vers la fontaine.

Vas-y, Rachid !

Vous à droite, nous à gauche !

Oh, la calèche de Satan !

Ô, aide-moi, grand Mortimourk,

emporte-moi sur tes ailes, ramène-moi dans mon royaume !

Malheur, un djinn, un djinn !

C'était marrant, il courait et bondissait comme un saïga.

Laissez-le courir, il ne s'enfuira pas, la milice le cherche aussi.

« Gardes, attrapez ces enfants »,

mais c'est lui qui va se faire prendre.

Maudit vaurien...

je vais t'attraper à nouveau.

- Regardez, ça ! - Rachid a ramené la cape magique.

- Tu n'as pas oublié la formule ? - Bien sûr que non !

- Je la sais aussi bien que mes leçons. - Et c'est quoi ?

- Amaravati, amaravati, tchandrika. - Amaravati, amaravati, tchandrika,

- Kintamani, kintamani, ichvara. - C'est bien !

Kintamani, kintamani, ichvara, je la sais aussi.

J'allais presque oublier la chose la plus importante.

- Le film ? - Oui, c'est fait !

Parfait !

Rends-nous la cape !

Vous la rendre, pas question !

Grâce à elle, j'irai dans le futur et j'y resterai.

J'irai là-bas et je deviendrai leur nouveau souverain.

Et vous ne me reprendrez plus !

Mais tu ne connais pas la formule.

Amaravati, amaravati, tchandrika, je la connais aussi bien que toi.

Il a dû nous entendre ! Allez vite chercher une échelle.

- Rends-nous la cape ! - Voleur...

On ne t'a jamais dit que voler, c'est très mal !

Vas-y, monte, Rachid, voici l'échelle.

N'approche pas, descends de l'échelle.

Je t'aurai prévenu, voilà pour toi !

Amaravati, amaravati, tchandrika...

- Ne le lâche pas... - Tiens-le bien...

Kintamani, kintamani, ichvara.

- Il est parti dans le futur. - Voici la cape !

Récite la formule...

Amaravati, amaravati, tchandrika, kintamani, kintamani, ichvara.

- Ça ne marche plus, ça ne marche plus ! - Laisse-moi essayer !

Amaravati, amaravati, tchandrika,

kintamani, kintamani, ichvara.

Pourquoi ça ne marche plus ?

- Je ne sais pas ! - Laisse-moi essayer !

D'accord !

Amaravati, amaravati, tchandrika,

kintamani, kintamani, ichvara.

- Ça ne marche plus, pourquoi ? - Le pouvoir a disparu !

Les gars, souvenez-vous ce que İo Kio a dit.

On ne peut aller dans le passé et le futur qu'une seule fois.

C'est ça, le khan est parti, et la cape ne fonctionne plus.

Le khan n'est peut-être pas là-bas, nous avons la cape.

Mais nous l'avons gardée par la force, alors il doit être encore ici.

Tu n'as pas entendu le tonnerre ? Le khan s'est envolé !

Que pouvons-nous faire ?

C'est de ma faute, si c'est arrivé.

Je n'ai pas réfléchi.

J'ai prononcé la formule à haute voix. Tout est de ma faute.

Qu'y a-t-il, les enfants ?

De quoi es-tu responsable ?

Il y a eu un malheur, parce que je suis un imbécile.

Qu'est-il arrivé ?

- Le khan s'est échappé ! - Voyons, voyons !

Un khan était ici ? D'où venait-il ?

- Je l'ai amené du passé ! - Pourquoi ?

Tu voulais lui rendre son palais ?

Non, non, je voulais juste montrer à tout le monde un vrai khan.

Aïe, les khans sont méchants et fourbes, tu aurais dû le savoir.

C'est moi le responsable, je t'ai laissé la cape.

S'il vous plaît,

dites-nous comment alerter les gens du futur,

- Qu'est-ce que le khan va leur faire ? - Il veut gouverner les gens à nouveau !

Que devons-nous faire ?

C'est à nous de réparer tout ça, mais tout seul...

Bien, je vais vous aider, et toi, arrête de pleurer.

Il faut rendre à la cape son pouvoir magique.

Cependant, avant...

il faut choisir qui parmi vous va partir.

Mais prenez garde, il va vers de terribles dangers.

- Quel genre de danger ? - Cela, Zarifa, je ne peux le prédire !

Vous pouvez m'aider ? Il faut redonner son pouvoir à la cape.

Bon !

Amaravati...

amaravati...

tchandrika...

kintamani...

kintamani...

ichvara...

Ah, voilà, la cape a dû retrouver tout son pouvoir !

Qui, maintenant, va oser aller dans le futur ?

Moi, j'irai !

- Moi aussi... - Moi aussi...

- Et moi aussi... - Moi aussi...

J'ai gaffé, c'est de ma faute si ça s'est mal passé.

- Je dois y aller ! - Je te comprends Rachid !

J'espère que tu surmonteras avec courage tous les obstacles.

Hop !

Amaravati, amaravati, tchandrika,

kintamani, kintamani, ichvara.

Ça n'a pas marché !

J'aurais dû partir dans le futur.

C'est étrange...

qu'y a-t-il ?

À quoi ressemblait le khan ? Il était gros ?

- Au moins cent kilos ! - Le ventre comme Möhsün !

Maintenant, je comprends...

- Et alors ? - À cause de son poids,

le khan a altéré le pouvoir de la cape...

et maintenant nous devons la charger de la même manière.

Nous avons besoin d'une autre personne, disons, une fille.

- J'y vais ! - Alors, vas-y !

Les filles sont aussi courageuses que les garçons,

et plus tard tu pourras raconter ce que tu as vu dans le futur.

Zarifa...

- Surtout n'oublie pas la formule... - Faites attention au khan...

Saluez pour nous les pionniers du futur et donnez-leur ces fleurs.

Amaravati, amaravati, tchandrika,

kintamani, kintamani, ichvara.

Pince-moi, est-ce que je rêve ?

Non, non !

Comme notre palais a changé, je ne reconnais rien.

Zarifa, nous sommes dans le futur.

C'est quand tu marches là.

Rien d'étrange, juste une cellule photoélectrique.

Elle allume et éteint la lumière.

Voici un uniforme des soldats soviétique lors de la Seconde Guerre mondiale.

Des avions du 20ème siècle construits durant les années 60.

Regarde, c'est mon modèle, il y a mon nom, Rachid Mirzaïev !

Alors tu es devenu célèbre.

« Pərəncə », les femmes azéries ont été forcées

de cacher leur corps pendant de nombreux siècles.

Ma grand-mère portait la paranja...

La mienne l'a jetée au feu dès que les Soviétiques sont arrivés.

Vêtements des pionniers du 20ème siècle.

Regarde ce sont nos uniformes.

Attention, attention !

La Terre vous parle, la Terre vous parle...

- Je vais prendre une photo. - Ce sera un bon scoop.

en provenance du cosmodrome.

Aujourd'hui, aura lieu au palais interplanétaire

la rencontre des pionniers

de toutes les planètes du système solaire.

Zarifa, regarde !

Avez-vous déjà vu un khan ?

Venez, je vais vous montrer, il y en a un ici dans le musée.

- Un khan ? - C'est peut-être le nôtre !

- Allons voir ! - De suite !

Je suis le redoutable monarque

Saïd ibn Margrieta ibn Machikhan

ibn Bazhourakhan ibn Azoulakhan ibn Nourakhan ibn Salakhan...

Je suis le plus puissant...

Écoutez-moi, ne croyez pas le discours de ce khan !

C'est un tyran et il veut asservir le monde entier.

Que racontes-tu ?

Qu'attendez-vous ? Avez-vous peur ?

- Peur de quoi ? - Nous devons l'arrêter !

Je connais ce khan, il s'est échappé de chez nous !

Es-tu fou ? Tu n'es jamais allé au musée ?

C'est un automate, essaye, voici la commande.

Tourne-la dans l'autre sens...

Pièce numéro 370.

Un khan Azéri du Moyen Âge dans ses vêtements d'apparat.

Il a été fabriqué par Bafousom Batierovym.

C'est un automate ?

- Où est le vrai khan ? - Oui, celui qui a servi de modèle !

- Quoi, un khan vivant ? - Oui, on en a vu un !

Tu plaisantes ! Tu as confondu le musée avec le théâtre.

Quelle blague, au lieu d'aller au théâtre ils sont venus au musée.

Nous ne plaisantons pas, le khan s'est caché quelque part ici.

Je ne comprends pas, peut-être est-il resté dans le passé.

Dites-nous clairement, ce que vous cherchez.

Simplement, une personne !

- Quel est ton nom ? - Rachid !

- Et ton nom ? - Zarifa !

- De la part de nos pionniers. - Merci, venez avec vos camardes.

- Nous organisons une fête demain. - Impossible !

Eh bien... je ne sais comment dire...

si tu les appelais au vidéophone.

Au vidéophone... non ça ne marchera pas.

Comment vous expliquer ça, nos amis vivent loin d'ici.

Comment, trop loin avec le vidéophone ? Rachid, tu plaisantes, n'est-ce pas ?

Non, non, vous ne comprenez pas, ils sont très loin.

Ne parle pas par énigmes et nous te comprendrons.

- Notre invitation vient du cœur. - Non, ne te vexe pas !

Écoute, vous vivez ici, maintenant,

et eux, ils vivent à une autre époque.

C'est difficile à expliquer...

croyez-moi, ils ne peuvent pas venir ici.

C'est bizarre !

Rachid, veux-tu me photographier avec Zarifa ?

- Et moi... - Et moi...

Même mieux, tous ensemble !

Oui, mettez-vous là, devant le nouveau bâtiment.

Il n'est pas nouveau. Il a été construit en 2002.

Quoi, en 2002 ?

Vous êtes prêts ?

Souriez...

attention...

une autre !

Rachid, montre-moi les photos.

Avant, il faut les développer. Ensuite, j'en tirerai une pour chacun.

Bon sang, cette antiquité !

C'est le dernier modèle de Zénith !

Rachid, va avec les autres !

Je vais te filmer.

Rachid, tu peux bouger...

maintenant souris...

Zarifa, serre contre toi Afsana.

Maintenant Rachid, de plus près.

Rachid, souris, fais comme les autres toi aussi.

C'est bon !

C'est prêt, regarde !

Tu peux bouger, maintenant souris...

Zarifa, serre contre toi Afsana.

Maintenant Rachid, de plus près.

Rachid, souris, fais comme les autres toi aussi.

C'est bon !

Cette caméra, c'est une nouveauté ?

Ce n’est pas une nouveauté, elle est ancienne...

mais moins que ton Zénith, il y en a un dans notre musée.

- Quel est ce livre ? - Un manuel scolaire !

- Puis-je le voir ? - Bien sûr !

Mais il n'y a rien d'écrit ?

Les moteurs à photons !

Les vaisseaux interplanétaires !

Peux-tu nous donner ce livre ?

- Tu n'en a pas ? - Il n'y en a pas !

Tiens, prends-les !

Merci !

Tu crois que nous allons comprendre ?

Pourquoi pas ? Ce n'est pas compliqué !

Dis, honnêtement, tu comprends cela ?

Pourquoi dis-tu ça, serais-tu un cancre ?

Rachid a toujours les meilleures notes.

Alors dis-moi quel âge a Mars ?

- Je l'ignore... - Comment ça ?

C'est l'une des questions d'examen des plus faciles !

- Je la trouve difficile ! - Viens, je vais te montrer !

- C'est quoi ? - Un testeur électronique.

Il mesure les connaissances.

Orthographe !

- Bien joué, très bien ! - Vous voyez, je vous l'avais dit.

- Et en sport ? - Aussi bien...

- Et en dessin ? - Le maximum aussi...

Zarifa, essayons la physique, c'est beaucoup plus difficile.

La physique est sa matière favorite.

Zarifa, ils en savent beaucoup plus que nous.

- Physique ! - Oh, c'est mauvais...

- Et maintenant pilotage cosmique ! - Vraiment nul...

- Rachid, lève-toi, l'appareil est cassé. - Il est cassé ?

- Non, ça fonctionne ! - Il ne peut pas se casser !

Qu'est-ce que vous faites ?

On vous attend depuis une demi-heure, vite, nous partons sur Mars de suite !

- Une promenade sur Mars ? - Oui, c'est exact !

Ça n'a rien d'extraordinaire...

Prenez place !

- Notre professeur... - Bonjour, les enfants.

Bonjour, Anar Mouratovitch...

- Qui est de service aujourd'hui ? - Moi !

- Tout le monde est là ? - Oui, et on a deux invités !

Ah, c'est probablement vous !

- Et quel est ton nom ? - Zarifa Agazadé !

- Et toi ? - Rachid Mirzaïev !

Vous avez des vêtements, comme dans le passé.

- Êtes-vous déjà allés sur Mars ? - Non !

Ce sera donc la première fois.

Vous avez de la chance, nous volerons toute la journée.

Asseyez-vous !

Attachez-vous et souvenez-vous...

pendant le vol, restez assis.

- Et où est le pilote ? - Ici...

l'électronique calcule tout et dirige la fusée,

tout est contrôlé automatiquement.

Il me suffit de surveiller les appareils et d’appuyer sur les boutons.

Maintenant vous pouvez vous détacher.

Détache-toi !

Rachid, regarde !

Zarifa, Zarifa...

Pourquoi riez-vous ? C'est l'apesanteur !

C'est normal ! Aidez plutôt vos amis !

Où va-t-elle ?

On va leur demander...

Je te salue, Vasily Dmitrievitch !

- Salut, Anar Mouratovitch ! - Tu vas sur Jupiter quelques jours ?

- Non, pas si loin, sur Mars, et toi ? - Sur Mars !

Rendez-vous ce soir à 19h00.

J'espère que tu n'oublieras pas notre rendez-vous.

Ne sois pas en retard !

- Au revoir ! - À plus tard !

Regardez par ici...

nous survolons maintenant

la face de la Lune qu'on ne voit jamais depuis la Terre.

Qui va nous en parler ?

Rachid, vas-y !

Attention Rachid, reste assis.

Le 4 octobre 1959,

l'URSS a lancé la fusée Luna-3 dans le cosmos,

pour la première fois la Terre a été photographiée

à une distance de 65.200 kilomètres,

et aussi, pour la première fois, la face cachée de la Lune.

Les sites les plus célèbres de la Lune ont pour nom :

la Mer du Grand Cratère, la Mer de Moscou

et la Mer des Cosmonautes.

C'est bien ! Zarifa, maintenant à toi !

Au sud, le Cratère Tsiolkovskim,

à l’extrême limite Est, le Cratère Curie,

il est en partie visible depuis la Terre,

en fonction de la libration de la Lune,

et juste à côté la Mer des Rêves.

Très bien...

Cinq points chacun !

Vous êtes déjà allés sur la Lune ?

- Non, nous n'y sommes jamais allés. - C'est impossible !

Eh bien, nous allons nous y poser.

Lagif vous accompagnera.

Lagif, prépare les scaphandres.

Tout va bien ? Alors, allez-y, mais faites attention.

Bonne promenade !

Je vais prendre quelques photos, ce sera sensationnel.

Rachid, où es-tu ? Rachid ?

Ici, Zarifa, essaye de m'attraper.

Regarde, je peux te soulever...

Encore une fois !

Rachid, tu t'es fais mal ?

Regarde, j'ai trouvé un emblème soviétique.

Un emblème !

Ils ont l'air ridicule !

Ils sautent comme des cabris.

Où allez-vous ?

Nous avons trouvé un emblème soviétique.

Regardez ce que nous avons trouvé.

Ah, bien, un emblème soviétique,

c'est une aubaine, un emblème du siècle dernier,

il date des premières fusées spatiales.

Je peux voir ?

Septembre 1959.

Prêts ? Alors continuons le voyage.

Tu permets...

où as-tu pris cette cape ?

C'est à nous, nous sommes venus avec.

C'est faux, Rachid, c'est celle du musée, tu l'as prise avec toi.

« Pionnier honnête », c'est la nôtre !

- Nous le jurons ! - Vous ne mentez pas ?

Je ne mens jamais !

Le célèbre İo Kio nous l'a donnée.

Je ne voulais pas croire que la cape était magique, mais alors...

Vous n'êtes pas malades ?

Nous allons voir ça !

J'appelle la Terre ! J'appelle la Terre !

Ici la fusée 18-321,

Je dois interrompre le vol et revenir sur la Terre,

deux enfants sont malades, ils ont de la fièvre.

Non, nous sommes en bonne santé,

et la cape est magique, croyez-nous.

Cette cape ?

Vous pouvez vous déplacer dans le temps grâce à elle.

Vous allez voir !

Je la mets et dis :

- Kintamani, kintamani, ichvara... - Rachid, que fais-tu ?

Amaravati, amaravati, tchandrika.

Qu'est-il arrivé, où est Zarifa ? Où sont les manuels ?

Rachid !

Venez tous, Rachid est de retour...

- Pourquoi es-tu seul ? - Et Zarifa, où est-elle ?

Elle est restée là-bas, on a vu beaucoup de choses incroyables...

Où est Zarifa, pourquoi ne l'as-tu pas ramenée ?

Comme je l'ai dis, on était dans le futur,

je devais prouver que c'était notre cape,

qu'on avait pas volé la leur.

Qu'ai-je fait ?

Arrête de pleurnicher, où est le khan ?

Tout a disparu, je suis désolé,

le khan, Zarifa, et les manuels scolaires.

Alors, dans l'ordre, qu'est-il arrivé à Zarifa ?

Nous étions avec une classe sur la Lune.

- Sur la Lune ? - Là-bas, tu es aussi léger qu'une plume.

Vous sautez, et faites des bonds de 10 mètres.

Zarifa et Rachid : cosmonautes !

Ils se sont moqués de mon Zénith, là-bas, ils ont des caméras incroyables.

Ils nous ont filmés et montré les images immédiatement !

Tu as pris des photos ?

Bien sûr, le film est dans l'appareil.

İo Kio avait parlé de danger, vous avez été en danger ?

Non, l'avenir est beaucoup mieux que le passé.

- Rachid, il n'y a rien sur le film ! - Qu'est-ce que tu as fait ?

C'est parce que tu as exposé le film à la lumière.

- Non, il n'y avait rien dessus ! - Eh bien, il n'y a pas de preuves !

Tu peux être fier de ton fameux Zénith !

Qu'attendre d'autre de notre technicien photo.

Rachid, ne sois pas triste, il faut penser à Zarifa.

Quoique tu penses, tout va bien pour elle,

le khan n'était dans le futur, il a dû retourner dans le passé.

Eh bien, qu'il y reste !

- Le khan ! - Oui c'est moi, salut les pionniers !

- Pietia, serrons-nous la main ! - Ne le croyez pas, c'est un menteur !

Lâchez-moi, je ne suis pas le khan.

Lâchez-moi, vous allez me faire mal !

Aïe, aïe, mon pauvre dos.

C'est vous, Möhsün Ağayev ?

- Où est le khan ! - Où en as-tu vu un, il n'y en avait pas.

- Mais je l'ai vu ! - Il a apporté deux caisses d'explosifs.

- Et où sont ces caisses ? - Là-haut !

Bien, allons voir !

Les voilà !

- Zarifa... - Zarifa...

- Et dans l'autre, qu'y a-t-il ? - Maintenant tu vas voir ce qu'il y a !

Et les souterrains ?

Ils sont réels ! Les khans jadis s'y sont cachés.

Je sais comment la manœuvrer !

Pietia, tu as enfermé Kirman, il fait noir là-dedans.

Les fusées, l'espace, la Lune,

je ne comprends pas, comment nous l'avez-vous montré ?

C'est très simple...

Un petit tour et quelques trucs d'İo Kio.

J'espère que tout est clair maintenant,

Et je vous remercie pour votre participation.

Pourquoi nous avez-vous dit que Rachid et Zarifa

seraient en danger dans le futur ?

C'est également compréhensible...

je voulais savoir qui d'entre vous est le plus courageux et déterminé,

vu que vous êtes tous courageux et ne craignez rien.

Comment les khans pourraient-ils apparaître dans un pays...

avec de tels enfants ?

Encore une question, où sont le serviteur, ses petits-enfants.

Où sont le vizir et le garde ?

Voulez-vous les voir ? Alors, venez !

Mes enfants, pour terminer notre spectacle,

un feu d'artifice !

Allons-y !

D'après les sous-titres de Федор 3 et Саша 2007

® Le 06/02/2020

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