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Désolé, Paul.
Au revoir.
Voilà le parc.
Je ne le connaissais pas.
- Je t'y emmène. - Comme tu veux.
Je te l'ai déjà dit que je suis très jaloux....
et qu'il ne faut pas regarder les gens comme ça.
Ne sois pas bête. Rends-moi mes lunettes !
Laisse-moi !
Donne-moi les lunettes !
Salut fiston, comment s'est passé le cours ?
Ils m'ont exclu.
Inutile...
Fais attention !
À demain, John.
Au revoir, M. Bronson.
- Au revoir, John. - Au revoir, petit diable !
Marlo, ne sois pas si cruel.
Hé, jeune homme, où allez-vous ?
On va faire un petit tour.
Je vais fermer le parc.
Je sais par où sortir.
Ah, ces jeunes !
Donne-moi les lunettes, je ne vois rien.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu aurais dû me dire que tu avais tes règles.
Pardon.
" Pardon".... c'est ton excuse pour tout !
Comment je vais me nettoyer, maintenant ?
Je vais le faire.
Tu vas le faire ? Tu n'auras pas le temps, trésor !
Pouvez-vous me donner mes lunettes, s'il vous plaît ?
Faites attention. Ne marchez pas dessus.
Ne criez pas. Je ne vous ferai pas de mal.
Ne bougez pas.
Vous pouvez enlever le corps. Allez.
Vous êtes le gardien du parc ? Venez une minute.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? - Des vertiges....
John, aidez-moi !
Il a des vertiges !
Pourquoi tu l'as amené ? Tu sais qu'il ne supporte pas ces choses-là !
Paul !
Fiche-lui la paix !
- Paul, fils ! - Laisse-le !
Margaret !
Margaret !
Je suis triste.
Margaret !
Margaret !
Je suis très triste. J'en ai marre de marcher. J'ai mal aux pieds !
Non, je n'aime pas les balades à vélo. On peut tomber...
Non, ne me serre pas si fort !
Je t'ai trouvée ! Regarde ce que je vais faire !
Que s'est-il passé ? Qui a cassé la vitre ?
Papa, qui était ce gosse ?
C'est Robert. Un petit diable. Le petit-fils de Walter.
Et qui est Walter ?
Un vieil ami qui passe ses journées dans le parc.
Tu devrais surveiller le gamin...
C'est un tueur potentiel.
Apporte de l'eau ! Tu veux incendier le parc ?
Partez ! Partez !
Paul ! Tu veux me rendre folle ?
Range toutes ces saletés !
Oui, maman. Comme tu voudras.
Paul !
Ne crie pas, maman.
Ça te rend si laide....
Je dois te dire quelque chose.
Le tueur est en liberté.
Qu'est-ce que tu veux dire ?
Rien, fais attention, c'est tout.
Peut-être qu'il est ici. Et tu ne le sais pas !
J'ai un jouet spécial.
Tu les collectionnes ?
Oui, je collectionne des trucs.
Tu ne collectionnes rien ?
Si, je collectionne les coeurs. C'est très amusant.
Quel genre de coeurs ?
Ceux que les adultes gravent sur les arbres dans la forêt.
C'est extraordinaire. Je n'y avais pas pensé.
Une collection de coeurs...
Ma mère a dit que c'est stupide.
Elle est stupide.
- Hé, comment tu t'appelles ? - Paul.
Je m'appelle Robert. Tu veux être mon ami ?
- Si tu es gentil, oui. - Je te le promets.
Laisse-moi !
Non !
Laisse-moi !
Qu'est-ce que tu fais ? T'es fou ?
Tu veux le tuer ?
Qu'est-ce que vous dites ? Vous ne voyez pas qu'on joue ?
Pas vrai, Robert ?
Oui, on jouait ! C'est mon ami, grand-père, vat'en !
- Tu as fait quoi de mes allumettes ? - J'ai brûlé Margaret dans le parc !
Va-t'en !
Bonjour, comtesse.
Bonjour. Vous me connaissez ?
Je suis Paul. Le fils du jardinier.
Oh... Je croyais que vos parents n'avaient qu'une fille.
Vous vous trompez.... Je n'ai pas de soeur.
Et que faites-vous ? Vous étudiez ?
Ou vous travaillez ?
J'étudie, je veux être chirurgien.
C'est intéressant. J'aime les garçons ambitieux...
Je dois parler à vos parents, Paul.
C'est urgent ?
Ils commettaient un crime tout à l'heure.
Je ne sais pas s'ils ont fini, mais je vais les appeler.
Père ! La comtesse !
Pardon, comtesse, on ne vous attendait pas.
On préparait un lapin.
Ce n'est pas important. Je voulais juste vous dire
que vous pouvez commencer vos vacances demain.
J'ai déjà parlé au majordome. Il arrosera les plantes.
Ce n'est pas la peine. Paul le fera pour nous.
On parlait justement. Je croyais que vous aviez une petite fille.
Malheureusement non. Nous avons un petit garçon, même s'il a déjà 20 ans.
Il sera un bon chirurgien un jour.
Ça aurait été bien. Mais il s'est fait renvoyer.
Et il n'a pas le droit de reprendre le cours.
C'est pour ça qu'il ne part pas en vacances.
Ce n'est pas aussi grave que ça en a l'air.
Il y avait des élèves pires que moi...
Mais un professeur n'arrêtait pas de me harceler.
Et il attendait que je sois suspendu.
Ce n'est pas vrai, Paul.
Ce n'est pas la faute de ton professeur si tu as peur du sang !
Vous partez ce soir au lieu de demain ?
Et toi ? Tu étudies encore ?
Non, j'écris un roman policier.
Je me sers de mon imagination.
Ne t'inquiète pas, papa. Je m'occuperai bien du jardin. J'aurai le temps...
Écoutez un peu :
"Les plages sont finies."
"Et les désirs d'autres bras brûlés par le soleil."
"Ils revenaient de vacances.... la maison sentait l'humidité..."
"Ils ouvrirent les fenêtres... Ils ne se connaissaient pas..."
"Même après 22 ans de mariage..."
"Ils sont retournés dans la tombe. Il fallait défaire les bagages."
"Ces mystérieux objets de voyageurs..."
"Combien de secrets un sac peut contenir ?"
"Alors qu'elle enlevait ses vêtements, Ophélie cria d'horreur..."
"Entre ses vêtements sales, se trouvait la main coupée d'un homme !"
S'il te plaît, Paul ! Ne sois pas macabre !
Les personnages de mon histoire n'ont rien à voir avec vous...
Ce n'est pas vos bagages, maman.
- Salut ! - Salut.
J'ai pris ça. Ils sont un peu cassés, mais tu peux les avoir....
Tu étudies quoi ?
Quelque chose de difficile. Tu ne comprendrais pas.
Pourquoi ? Tu crois aussi que je suis un enfant ?
Non. Je sais que tu es un jeune homme qui a une jolie petite amie.
J'avais une petite amie. Je ne la vois plus. Elle était bête....
C'était qu'une poupée. Tu as une petite amie ?
Non, pas de petite amie. Je suis totalement libre.
Tu n'as jamais gravé un coeur sur un arbre ?
Non, jamais. Pourquoi ?
Tu es un grand.
D'autres adultes comme toi embrassent les filles et gravent des coeurs.
Je l'ai vu dans le parc.
Maintenant que mes parents sont partis, j'aurai une copine.
Bien. Ils t'ont laissée seul ! Tu peux faire ce que tu veux !
Tout...
Pourquoi tu me dis pas ce que tu étudies ?
D'accord. Je veux être chirurgien cardiovasculaire.
C'est quoi un chirurgien cardiovasculaire ?
Il sauve la vie de ceux qui sont malades du coeur.
Mon Dieu ! T'as tellement de choses !
Tu arraches les têtes comme moi.
- Qu'est-ce que c'est ? - Un stéthoscope.
- C'est pour quoi faire ? - Pour vérifier le coeur.
- Comment ça marche ? - Viens, monte.
Qu'est-ce que tu entends ?
Vous ne valez rien, vous ne serez bon à rien !
Pourquoi tu mets ce masque ?
T'as l'air moche !
Pourquoi votre main tremble ?
Au lieu de devenir chirurgien, vous serez boucher !
Qu'est-ce que tu fais ?
Qu'est-ce que tu fais, Paul ?
Jardinier !
- Vous êtes le jardinier ? - Oui, que désirez-vous ?
Je veux que vous me vendiez une rose de la roseraie, si possible.
Attends-moi. Ne t'en vas pas.
Allons-y.
Celle-ci, s'il vous plaît.
Non. Je ne vends pas de fleurs.
Quel garçon bizarre.
De quoi tu ris ?
Regarde-les !
- Bonsoir, Paul. - Bonsoir, Madame.
Je peux entrer ? - Vous êtes chez vous.
Vous êtes étrange.
Vous voulez quelque chose ?
Je crois que oui. Les personnes seules ont parfois besoin de quelque chose....
Pourquoi vous n'allumez pas la lumière ? Vous permettez ?
Je croyais que vous aimeriez le noir.
Seulement pour certaines choses....
Je vais dans ma chambre. Je dois me changer...
Je ne porte pas grand-chose.
Paul, ça vous dérangerait de dormir chez moi ce soir ?
Je n'ai jamais dormi ailleurs qu'ici, mais j'aimerais....
Ça serait une nouvelle expérience.
Dites, Paul. Pourquoi ça sent la viande brûlée ?
J'ai cuisiné moi-même pour la première fois.
- Paul ? - Oui ?
Il y a une fille avec vous ?
Je ne sais pas. Peut-être que Katherine est revenue.
Qui est Katherine ?
Personne, c'était une blague.
Essayez de ne pas faire trop de bruit.
Même si mon mari n'est pas là, c'est mieux si on ne vous voit pas.
Viens.
Ma chambre est en bas.
Ne te ferme pas à clé.
Ne vous inquiétez pas.
Non, je ne coucherai pas avec elle.
Paul ?
Paul ?
Ouvre.
Paul ?
Paul ?
Que se passe-t-il, René ?
Les fusibles ont fondu, on n'a plus de courant.
J'ai pensé que madame avait besoin d'un chandelier.
Je n'avais pas remarqué. Quand est-ce arrivé ?
Il y a quelques minutes.
Comment saviez-vous que j'étais ici ?
Je ne savais pas. Je voulais laisser le chandelier dans votre chambre.
Merci, René. Mais ma chambre est en bas.
- Bonjour, ma petite. - Bonjour, maman.
Qui est-ce, maman ?
Le fils du jardinier.
Vous voulez quelque chose ?
Non, rien.
Vous pouvez vous retirer.... Et coupez-moi des fleurs.
Il arrive !
C'est pas trop tôt. T'as trop dormi, hein ?
Je n'ai pas l'habitude d'ouvrir les portes du parc. Bonjour.
Bonjour, Paul.
Tu veux que je t'aide à arroser les plantes ? Tu veux ?
Je vous laisse ?
Oui, mais n'allez pas trop loin.
- D'accord. - Allons-y tout de suite !
Hé, Paul. A quoi sert cette hache ?
A couper du bois !
Pourquoi tu fais des choses bizarres ?
Monstre ! Pourquoi tu as tué la poupée dans le parc ?
Parce que j'aime pas les poupées.
Je ne les aime pas non plus.
Va voir ton grand-père. Je viendrai te chercher !
Tu as bien dormi ?
Oui, très bien.
Et pourquoi as-tu fermé la porte de ta chambre ?
Vous m'avez dit de ne pas le faire, c'est pour ça. Ne le prenez pas mal.
Qu'est-ce qui t'arrive ? Que faire pour que tu me comprennes ?
Qu'est-ce que je ne comprends pas ?
Pourquoi crois-tu que je voulais que tu dormes chez moi ?
Très bien ! N'en dites pas plus ! Vous me prenez pour un idiot ?
Alors ?
Le fait de m'aimer rend la chose obligatoire ?
Non, bien sûr.
Alors laissez-moi tranquille ! Partez ! Allez-vous en !
Pourquoi tu me fais ça ? Pourquoi ?
Ne fais pas l'enfant, Paul. Pourquoi tu n'aimes pas la comtesse ?
Laisse-moi ! Va-t-en !
Tu pourrais la tuer. Qu'est-ce que tu attends ?
Je ne veux pas. Je ne veux pas !
Je ne veux pas !
Tu ne veux peut-être pas... mais je dois encore utiliser tes mains...
Oui, Paul, je suis plus forte que ta volonté.
Si tu me tues, on mourra ensemble.
C'est la seule issue ! Mais tu es un lâche.
Maudite !
Tu n'as jamais eu de femme ?
Ton silence veut dire que non ?
Je n'ai jamais embrassé personne.
Et je veux une fille qui n'a jamais embrassé personne non plus.
Dis, Robert, tu connais la fille de la comtesse ?
Tu connais son nom ?
Robert ?
Robert !
Ha, je t'ai eu !
- Grand-père, il voulait me tuer ! - Regardez, c'est un faux couteau !
Je l'ai eu, il m'a cru !
Je suis désolé, mon garçon.
Ce n'est pas grave.
M. Bronson, connaissez-vous la fille de la comtesse ?
Oui, c'est une fille très gentille.
Bonjour.
Je ne l'ai jamais vue ici. Qui es-tu ?
Je m'appelle Audrey.
Je m'appelle Robert. Voici mon ami Paul.
Enchanté.
Moi aussi. Merci pour les belles roses que vous avez données à ma mère.
Alors... c'était vrai...
Qu'est-ce que vous dites ?
Je m'en vais. A plus tard.
Je ne savais pas que vous vous occupiez du jardin. Je ne vous ai jamais vu.
C'est normal, c'est la première fois que je le fais.
Je ne suis pas très doué. Mes parents m'ont laissé seul.
- Ça gêne si je vous accompagne ? - Non.
J'ai besoin de parler à quelqu'un.
Je m'ennuie enfermée chez moi. Vous comprenez ?
Il n'y a pas beaucoup de jeunes par ici. N'est-ce pas ?
En partie oui, mais c'est la première fois que je viens ici.
Pour me féliciter ? Ou parce que vous vous ennuyiez ?
Qu'est-ce que vous en pensez ?
Je suis sûr qu'ils vont au paradis.
Asseyez-vous ici et je vous parlerai de ma collection.
Vous voulez boire quelque chose ?
Pardon. Je n'ai jamais été dans une telle situation.
Je ne sais pas quoi faire.
A qui sont ces poupées ? Tu as une sœur ?
Enlève ça, Paul.
Pourquoi, maman ?
Tu m'as donné l'habitude. C'est trop tard maintenant.
Qu'est-ce que tu veux dire ?
Tu n'as peut-être pas remarqué. Regarde ! Ça te rappelle qui ?
- Tu te souviens, maman ? - Paul !
Je ne suis pas Paul.
Je suis Katherine, ta fille.
- Ne sois pas si cruel ! - Attention !
Qu'est-ce que tu as ?
Tu devrais le savoir mieux que personne.
Tu m'as fait croire que j'étais ta petite Katherine.
Et tu m'as habillé avec ses vêtements
et tu m'as donné ses poupées.
Tu ne peux pas t'en souvenir, Paul. Tu étais très petit.
Je me souviens de tout, maman.
Parfois, papa te disait : "N'appelle pas le petit 'Katherine' !"
Je suis désolée, Paul. Je ne voulais pas faire de mal....
J'avais du mal à croire que ma petite fille était morte.
Non, maman. Ce n'était pas une illusion.
Tu as ce que tu voulais.
Je ne comprends pas.
Tu as créé une double personnalité en moi.
Et j'ai grandi...
en détestant les poupées et les femmes.
Oui, maman.
Ta chère Katherine est une bête humaine !
A qui sont ces poupées ? Tu as une soeur ?
J'en avais une. Elle est morte avant ma naissance.
Mais mes parents, qui voulaient une fille, m'ont fait jouer avec les poupées.
Pourquoi tu les gardes ?
Je ne sais pas. Je ne me sui jamais posé cette question.
Paul !
Tu as fait des bêtises, hein ?
Qu'est-ce que tu fais ici ? Comment tu es entré ?
Par la fenêtre de la cuisine. Je croyais que tu faisais tes inventions,
et je voulais te faire peur.
Tu aimes aussi inventer des choses ?
Non. Robert parlait de mes études de chirurgie.
Au fait, je vais en ville pour acheter du matériel....
Tu veux venir avec moi ?
On peut prendre ma voiture. Mais tu devras conduire.
Tu aimes les mannequins ?
Je les adore...
Elles te ressemblent...
Ce serait merveilleux d'avoir une collection...
Tu sais où ils les fabriquent ?
- Combien coûtent-ils ? - Les prix varient.
Celui-ci, par exemple.
Cinq cents francs.
Merci. C'était très aimable
Allons-y. Je ne pensais pas qu'ils étaient si chers.
Pourquoi tu n'abandonnes pas tes études ?
Il n'y a rien d'autre que tu aimes plus ?
Toi, par exemple.
Attention !
Je rentre à pied. Ramène la voiture au garage, s'il te plait.
- À demain. - A toujours.
"Robert ! Robert !"
"Bonsoir, M. le Docteur. Où est Robert ?"
"Il m'a laissée seule. Je suis très triste. Je n'aime pas me sentir seule !"
Qu'est-ce qui vous arrive ?
Vous êtes jalouses d'Audrey, comme la poupée du parc ?
Oui, vous êtes jalouses. Je l'ai remarqué !
Et je ne le supporte pas !
Ils s'en vont !
Laisse-les faire.
- Tue ! - Non ! Laisse-moi !
Tu dois le faire, Paul.
Un cœur brisé sur les vagues grises du ciel....
Elle regardait les papillons noirs dans le coin....
Elle pleura. La lune se moquait de ses larmes !
Espèce de sale rat ! Tu n'aurais pas dû naître !
- Calme-toi ! - Silence !
- Bonjour. - Bonjour.
On peut voir l'inspecteur Boris ?
Le parc Juarez est bien connu des enfants....
Même s'il ferme tôt, il y a une entrée à l'arrière.
On l'appelle le paradis. Il s'y passe beaucoup de choses.
Que s'est-il passé dans le jardin ? - On s'était drogués...
Tout était confus...
Je crois me souvenir d'un masque étrange.
Mais ça aurait pu être l'effet de la drogue.
Quand on s'est réveillés, les filles avaient disparu....
Et la porte vitrée du jardin était cassée.
Très bien. Allez-y, mais ne quittez pas la ville sans prévenir.
- Accompagnez-les. - Allons-y.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Ils ont peur. C'est le quatrième meurtre en un mois....
Commis non loin de Montpellier.
Les corps flottent dans la rivière,
le thorax ouvert, et sans coeur...
On peut savoir comment vous avez ouvert la porte ?
La porte ? C'était ouvert.
Menteuse ! Je l'ai fermée avant de partir !
Que cherchez-vous dans cette maison ?
Je cherche le jardinier. Je veux d'autres fleurs.
Ce soir, j'organise une fête dans le salon doré...
Mon mari revient demain et...
je fête la fin de mon été.
Je regrette, madame.
A ta place, je prendrais les choses beaucoup plus simplement.
Tu es trop sérieux pour tout.
La fête commence à 10 h. Et tu es invité.
Tu vois ? Je ne suis pas rancunière.
Et ne laisse pas la porte ouverte la prochaine fois.
Je déteste les malentendus.
Que fais-tu chez moi ?
Pardon.
Qu'est-ce que tu cherches ?
Tu ne m'as pas donné la clé pour que je puisse venir quand je veux ?
Mais pas dans ma chambre !
Je suis venue ici pour que ma mère ne me voie pas.
Si tu as entendu ce dont nous avons parlé,
tu devrais savoir qu'il n'y a aucun problème...
ni aucune raison de te cacher.
J'en ai marre qu'elle me suive et m'insulte parce que je ne l'accepte pas comme amante.
Tu devrais lui parler de nous.
Audrey, déshabille-toi.
Déshabille-toi !
Déshabille-toi !
Tourne-toi.
Tourne-toi.
Merci, Audrey, merci.
- C'est la première fois qu'on pleure pour moi. - Paul.
Tu n'as pas vu ? Je me suis débarrassé des poupées.
Je ne suis pas seul. Je t'aime.
- Ça te plaît, maman ? - Non, tu es beaucoup plus jolie.
Mais il y a une étrange ressemblance.
- Mettez-le dans ma chambre. - Oui, mademoiselle.
Aide-moi.
Tu connais la comtesse ?
Pourquoi tu ne te montres pas ?
Je n'aurais jamais cru que tu avais une fille si grande.
- Tu penses que je suis si jeune ? - Oui.
- Allo. - Allo ?
Que fais-tu ? Tu vas venir ?
Les invités arrivent toujours.
Mais ne t'inquiète pas. On se voit cette nuit.
Je te montrerai quelque chose que tu aimeras beaucoup.
une pi-ce unique de ma collection, et qui nous touche tous les deux.
Tu peux me dire ce que c'est ?
Non, tu dois venir le voir.
J'ai aussi une surprise.
Tu peux me le dire ?
Non, une surprise est une surprise.
- Tu sais quoi ? - Quoi ?
Je t'aime.
Non, moi je t'aime.
Alors nous nous aimons.
D'accord. Ne tarde pas. Je t'attendrai.
Le reste n'est pas important, mais...
pourquoi une beauté comme toi épouserait Geraldo ?
- Pas de commentaire ? - Non.
Je vais t'offrir un verre.
Qui est là ?
Je t'ai fait peur ?
J'ai perdu patience.
Merveilleux ! C'est merveilleux !
Quelle fête ! Personne ne manque, mais où est votre fille ?
Elle a dû aller dans sa chambre, mais je suis là !
Raphael !
Ma fille. - Tony, chéri...
Tu veux danser ?
Non, je suis fatiguée.
- Quelque chose ne va pas, Paul ? - Non, rien.
Tu te souviens de mon ami Robert ?
Oui, pourquoi ?
Il a disparu.
- Tu veux m'aider ? - A quoi ?
- Tu veux voir une opération à cœur ouvert ? - Je ne sais pas si je peux le supporter.
C'était ça, la surprise qui nous touche tous les deux ?
Non, ce n'est pas ça. Mais après ton cadeau, le mien n'est pas important.
A vrai dire, il n'est pas encore fini.
Prépare les instruments, tout est dans l'armoire.
Je veux te montrer à quel point ils m'ont injustement suspendu à la fac.
Qu'est-ce que tu vas faire ?
Ce mannequin est une femme qui a besoin d'une opération.
Aide-moi à la déshabiller. Tu veux bien ?
Je commence à aimer ce jeu.
Excusez-moi.
Ah, merci !
Écoute, si on partait ?
Je vais t'anesthésier, mais tu sais que je t'aime.
Au lieu d'être chirurgien, vous ferez un bon boucher !
Je ne tolère pas vos commentaires !
Il n'y a pas d'anesthésie, Paul !
Pas d'anesthésie.
Je suis désolé. On va devoir t'attacher.
Non, Paul. Ne fais pas ça.
Je croyais que c'était une blague, mais n'abîme pas le mannequin !
Mets cette poupée sur la table !
Non, Paul. N'insiste pas !
Qu'est-ce que tu fais ?
Regarde, Audrey. C'est l'opération la plus importante de ma vie !
Si vous avez peur du sang maintenant,
que se passera-t-il si vous devez réaliser une véritable opération ?
Approche-toi, Audrey, regarde.
Non, tu es fou !
Je vais utiliser l'instrument que nous avons acheté ensemble.
Paul, ouvre.
Paul, ouvre.
Audrey, c'est ta mère.
Je vais l'éloigner d'ici. Attends. Ne pars pas.
Paul, ouvre.
Qu'est-ce que vous voulez ?
La dame est satisfaite de mes services ? Non !
Je t'attendais, et tu n'es pas venu.
De qui tu as peur ? De ton père ou de mon mari ?
J'ai peur de la nuit. Et de vous.
Oh Paul ! Tu me vexes !
Pardon. Je ne l'ai pas fait exprès.
Je veux que tu sois comme ça tout le temps.
Oh, c'est bizarre. Où tu l'avais caché ?
Elle veut tout pour elle.
Ne fais pas tant de bruit !
C'était quel genre de fête ?
Peu importe. Notre fête commence maintenant.
René ! Servez du champagne à monsieur. Je vais me changer...
Je reviens.
- Vous pouvez disposer. - Bonne nuit, madame.
Vous pouvez rester si vous voulez.
Je préfère m'en aller, madame.
- Pas de baisers ! - N'aie pas peur.
Qu'est-ce que vous faites ?
René, vous êtes si serviable.
Audrey ?
Il est temps.... après toutes ces années de service !
Monsieur est arrivé.
Très bien. Est-ce que tout est prêt ?
- Tout, madame. - Retirez-vous.
Allons-y.
Où est le jardinier ?
Pardon, monsieur. Il doit être en train de dormir.
Dormir !
Bonjour, monsieur.
Bonjour.
Qu'est-ce que vous faites ici ?
Comment osez-vous entrer dans la chambre de ma fille ?
Je ne sais pas. Je ne me souviens de rien.
Audrey est revenue ?
Revenue ? D'où ?
Seulement trois roses pour la chambre de monsieur.
- Qui êtes-vous ? - Je suis Paul.
Le fils du jardinier.
Je veux le rencontrer.
Monsieur, c'est l'amant de votre femme et le petit ami de votre fille.
Quel ennui.
Audrey ?
Ce n'est pas possible !
Paul, c'est ta meilleure collection. Mais il te manquait le cœur d'Audrey....
Accepte-moi pour le reste de ta vie !
Audrey !
Madame a toujours ses problèmes d'hystérie.
Tu ne la trouves pas belle, Paul ?
Audrey est morte à cause de Katherine, maman !
La bête que tu as créée, maman !
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