All language subtitles for 2016_Die Frau im Mond - Erinnerung an die Liebe.fra

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Original subtitles

Ronronnement de moteur.

-Tiens.

*Musique de mariachis.

Elle cherche une station.

*Musique classique.

-Pas maintenant.

Elle �teint.

-Bonsoh. -Vous arrivez tard.

-M. Rabascall.

-C,�a va. c'est pas trop voyant ? -Non� c'est bien.

-Vous �tes d'o� ? -La Ciotat.

-Ah� La Ciotat !

Vous connaissiez Lyon, madame ? -Non.

-Le conservatoire est Ioin ? -Le carrefour, le pont,

et on y est.

Alors, c'est comme un concours ? -Oui,

pour les jeunes pianistes. lls viennent de toute la France.

-Qu'est-ce qu'il fait, lui ? Le chauffeur klaxonne.

Des automobilistes klaxonnent.

Tintement de cloche.

-Vitrier !

Musique de tension.

-Attendez !

Emm�ne-Ie.

Je vous rejoins. Partez.

Allez. Partez !

Partez !

-Roulez.

Stridulation des cigales.

-Bonjour.

-Bonjour, Gabrielle.

Asseyez-vous.

Asseyez-vous, je n'ai pas fini.

Vous avez eu vos cours par correspondance ?

-Oui. L�histoire, ca m'ennuie.

-Vous voulez continuer, non ?

-J'aime pas apprendre comme 9a.

Je veux qu'on me parle.

-J'ai votre livre.

Merci.

-Vous avez chaud.

-C'est un beau roman,

�crit par une femme, en Angleterre.

Elle n'a jamais quitt� sa campagne, lalande.

-Elle est jamais partie ?

-Non. Elle est morte jeune.

-Vous avez une belle ecriture.

On entre.

-Allez. Allez...

Vous voulez me dire quelque chose ?

-Non.

Stridulation.

Bourdonnement des abeilles.

Echanges en espagnol.

*Commentateur & la radio.

Une mouche vole.

"Nous serons aus.

"Je m�allongerai sur vous.

"J'�carterai vos bras.

"Vous connattrez avec moi la chose principale.

�Vous entrerez en moi.

�Vous entrerez en moi.

"Vous entrerez en moi."

Musique de bei.

-Alors� Mme Savourney, satisfaite de la r�colte ?

-Mieux que I'an dernier.

-Combien d'hectares ?

-15. 16.

Cette ann�e, la fleur est bien s�che. De la qualit�.

Venez.Venez.

Bonsoir. Venez vous asseoir avec nous.

-Muchas gracias.

-A I'ann�e prochaine. "Muchas gracias.�

-Salud! -Salud!

Brauhaha.

II urine.

-Je suis l�.

-Bonsoir.

Alors,

le Iivre vous a plu ?

-Oui. C'est un Iivre d�amour.

-C'est une histoire d'amour.

-C'est pour vous.

-Qu'est-ce que c'est ? -Prenez, c'est pour vous.

Brauhaha.

-J'ai rien Iu. -Non.

C'est pour vous.

-Qui a �crit ca ?

-Mol.

-Vous avez trouv� 9a ou ?

-C'est moi.

-Ces mots... Vous �tes folle.

-Mais... Vous m'avez donn� ce livre.

-Mais c'est un Iivre.

Bonsoh. -Non�

pas bonsoir. Non, pas bonsoir. Vous allez o� ?

Musique festive.

Vous �tes un tout petit �tre.

Brouhaha.

Qu'est-ce que vous avez a me regarder ?

Elle pousse un cri.

Elle hal�te.

Aboiements.

-Gabrielle !

Musique m�lancolique.

-Vamos. Vamos por aqul.

Vamos. Vamos por aqul.

-Viens� ma fille, viens.

-Gabrielle !

On secoue la poign�e. Ouvre !

Coup a la porte. Gabrielle !

Sors de la !

Tu auras faim.

Voix et chants des travailleurs.

-Hasta mahana.

Propos en espagnol.

Un homme pousse un cri.

*Musique classique a la radio.

Propos en espagnol.

Rires.

-Vous n'�tes pas heureuse. chez vous ?

-Si.

-Vous aimeriez passer du temps ailleurs ?

-Non� pourquoi ?

-ll y a des maisons ou...

Gabrielle pousse un cri.

Gabrielle souffle.

-Ses crampes la reprennent. c'est rien.

0nsa�jama� si c'est vrai ou faux.

Respiration saccad�e.

-C;a va ?

-C,�a va.

-Bien.

C'est une premiere rencontre, je pense

qu'on va se revoir. -Pour quoi faire ?

Et vous ?

Vous m�entendez ?

Vous �tes la,

vous �tes nu.

Donnez-moi la chose principale

ou laissez-moi mourir.

Etude au piano.

Fausse note.

Elle reprend.

-Jos� ! La sehora.

-Jos�, je voulais vous parler.

Propos en espagnol.

-Vous voulez qu�on aille... -Non, ici, c�est bien.

-Asseyez-vous.

-Merci.

Vo��Jos�.

J'ai pens�, vous avez une vie fatigante.

vous partez toujours. Peut-�tre en avez-vous assez ?

Je n'y vais jamais par quatre chemins. Ma fille.

Vous l'avez rencontr�e� mon ain�e ? -Oui.

-Elle ne vous d�plalt pas.

-Elle est belle.

-A un moment, il faut

fonder un foyer.

Je ne vous mens pas,

elle est malade. Ce sont les nerfs.

Elle est... dans ses nuages.

Elle n�est pas folle,

faut pas croire tout ce qu'on dit.

Elle a besoin d'un homme dans sa vie.

Il faut qu'elle se marie.

Je vous connais peu,

mais il me semble que vous �tes solide.

est-ce qu'elle m'a vu ?

-Elle vous verra. Vous �tes catholique ?

-J'ai pas de religion.

Je n'ai rien, madame.

Je ne poss�de rien.

-Je sais.

Mais vous avez un m�tier.

Mon mari et moi vous aiderions

a vous installer.

Au d�part, vous �tes macon.

Pensez-y.

-Qu'est-ce qu'il veut, ce type ?

-Devine.

-Je ne comprends pas.

-Ben il veut se marier.

-Avec qui ?

-L�che! L�che!

-Quand notre village a �t� pris,

avec quelques autres,

nous sommes alles ala montagne au-dessus.

Et nous sommes rest�s plusieurs jours.

Les gens de Franco sont arriv�s.

Et... c'�tait la fin de la guerre. J'avais Iutt� avec les R�publicains

et je pouvais plus rester la.

On a attendu que...

On a attendu qu�on nous sorte de la.

Puls c'�tait plus possible. on est partis.

C'est la derni�re fois que j'ai vu mon village.

ga br0lait.

-Vous avez des nouvelles de votre famille ?

-Mon fr�re ain�, lui, il est alle a Saragosse.

On s'�crit plus.

-On etait pass�s a La Ciotat. -Oui.

-Il y a les grands chantiers navals. Jos� va travailler I�-bas.

Y a que des communistes. la. -Si.

-C'est triste, ces evenements� pour les familles.

On devient l'ennemi de son cousin ou voisin.

On a vu ga ici il n'y a pas longtemps.

-Tu aimerais vivre au bord de la mer, Gabrielle ?

-Quoi?

Qu'est-ce qu'on f�te, la ?

Stridulation.

Vous voulez vous marier avec moi ?

Vous etes fou.

On se connait pas.

Je vous connais pas.

Je connais pas votre nom.

J'ai oubli�.

Vous vous pr�tez a ca.

lls veulent se d�barrasser de moi.

Et vous, ils vous ont achet�.

-Au revoir. mademoiselle.

-Gabrielle !

-Ad�le� laisse-la. -Laisse-moi.

J'h�siterai pas, Gabrielle.

Je t'interne a Marseille.

Un homme fredonne.

Propos en espagnol.

-Bonjour.

Je coucherai pas avec vous.

-Bon.

-Comment vous ferez ?

-Il y a des femmes.

-O� ca ?

-O� on sera.

-Hey! Ven ac�!

Le chauffeur klaxonne.

-Vous serez malheureux.

Pourquoi vouloir �tre malheureux ?

Je vous aime pas. Je vous aimerai jamais.

-Mol non plus, je vous aime pas.

-II a dit a maman qu'il voulait bien communier.

Qu'est-ce que t'as ?

-1"es trop maquill�e, toi.

-Allez� descends, on t�attend.

Elle souffle.

Elle g�mit.

Elle hal�te.

-Domine� non sum dignus

ut intres sub tectum meum,

sed tantum dic verbo

et sanabitur anima mea.

Corpus Domini nostri lesu Christi

custodiat animam tuam

in vitam aeternam. Amen.

Corpus Domini nostri lesu Christi

custodiat animam tuam

in vitam aeternam. Amen.

M�lodie a I'orgue.

Clocher.

Stridulation.

Propos en espagnol au dehors.

On arrive.

-Bonsoir.

-Bonsoh.

Gabrielle ?

Gabrielle ?

Vous �tes r�veill�e ?

-Cette semaine. je vais rester couch�e.

Je veux pas qu'on me d�range.

Jos� quitte la piece.

*Commentateur espagnol a la radio.

-Mme Rabascall. -Bonjour.

Le t�l�phone sonne.

-J'�coute.

Qui, madame, mais il faut d'abord faire un devis.

J'ai pas compris,

c'est pour la construction ou la r�fection d�une alle ?

-Je suis sur le chantier, rue du Cap, si on me demande.

-Oui.

Ah. Vous rappellerez ? Qui. Merci.

Vous voulez un ap�ritif ?

-Oui.

-Vous allez a Toulon, ce soir ?

-Oui.

-Parce que c'est samedi ?

Ces femmes. elles vous font quoi ?

-Ca se dit pas, ca.

-Dites-le-moi.

-On passe un moment ensemble. Elles savent.

Ca se fait, voii�.

-Ca a pas l�air compliqu�.

Vous les payez, pour ca ? -Evidemment.

-Combien ? -Vous voulez savoir ?

200 francs.

-Mettez l�argent sur la table.

Respiration haletante.

Elle pousse un petit cri.

G�missements.

II hal�te.

Vrombissement du moteur.

-Jos�!

Cava?

Deux mois et "todos ala calle".

-Alors, Mme Rabascall ?

(��a vous platt? -Oui.

-Jos�.

-Ah, la peinture.

C�est bien.

Marciano a Iivr� ? -Tout est la.

Elle g�mit.

-Qu'est-ce que tu as ?

-Vous ne saviez pas que vous �tiez enceinte ?

-Non, je savais pas.

-Apr�s la crise, vous avez perdu I�enfant.

On vous I�a dit, a la clinique ?

-Oui. -Et vous risquez

de perdre les autres.

Ce dont vous souffrez, la radio le montre.

Vous allez comprendre.

Vous voyez ces taches claires.

On frappe ala porte.

Bon]our, monsieur,

BSSGYGZ-VOUS.

Celui-ci est gras comme une noisette.

On appelle ca

la maladie de la pierre.

Je disais. on peut pratiquer une lombotomie.

mais c�est une op�ration d�iicate

et qui laisse des cicatrices importantes.

Ce que je pr�conise d'abord. c'est une cure.

!! y a des �tabIissements sp�cialis�s,

en France.

II y ala Suisse. mais c'est cher.

-On se d�brouillera.

-Non.

-Non ?

Vous ne voulez pas aller en cure ? -Non.

-Mais si vous voulez avoir un enfant ?

Vous voulez avoir un enfant ? -Oui.

-Toi, tu veux avoir un enfant.

-On ira.

Musique douce.

-C'est triste, ici.

-Mme Rabascall Gabrielle.

Vous �tes la pour six semaines.

-Six semaines ? -Oui.

Je vous donne votre cl�.

Voil�. C'est a l'entresol, premier couloir a gauche.

-Merci.

-Je viendrai te voir.

Tu me dis pas au revoir ?

-Au revoir.

-Tu seras contente d'�tre seule.

-Vous devez vous conformer aux horaires des prises d'eau.

egalement pour la baln�oth�rapie.

Mais surtout, buvez toute la journ�e beaucoup d�eau.

Le calcul peut

se dissoudre

et vous vous sentirez... -Si je veux pas gu�rir ?

Brouhaha.

-Agos�nel

Propos inaudibles en allemand.

-Nein, ich habe keine Zeit.

Par la.

Elle me gonfle.

Agostine peste.

-Vous �tes ici depuis longtemps ?

-Quatre ans.

-Vous �tes d'o� ? -De Provence.

Saint-Etienne-de-Tin�e, c'est a c6t� de P�one.

-Je suis de Bargemon.

-Ah !

Agos�ne.

-Gabrielle.

-J'y ai pas �t� depuis Iongtemps.

Pour les vacances. je vais a Levallois, voir ma fille.

Vous voulez du caf� ? -Oui.

Tous les repas sont ici ?

-Oui� on sert pas dans les chambres,

sauf pour les malades qui sont alit�s.

Ca vous platt pas, ici ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

-C,�a va.

-Mme Rabascall.

-Merci.

Je peux vous aider ?

-Ben non. Pourquoi ? Vous vous ennuyez, en bas ?

Un homme parle en allemand.

Une femme parle en allemand.

-J'�tais pas mari�e.

Elle est �lev�e par des gens tr�s bien, braves.

J�ai le droit de la voir deux fois par an, aux f�tes, a Noel.

-Elle a que! age ?

-Elle va avoir six ans en novembre, le 18.

Elle est blonde, comme son p�re.

C�est beau d'ici, non ?

-Oui.

-C'est l'�tage des riches.

On frappe.

-Entrez.

Tu vas me suivre tous les jours comme ca ?

Bon]our, M. Sauvage. -Bonjour, Agostine.

La douche, a l'�tage. est froide.

-Je sais, il faut la prendre avant 8 h du matin.

-Donnez-moi mon journal, Agos�ne.

Je voudrais me raser. -J'apporte de l�eau chaude.

-Bonjour.

Une coll�gue d'Agostine ?

-Non.

Je fais la eure.

-Mol, je descends jamais.

Y a que des malades, en bas.

Dites...

Y avait un vieux monsieur, a cdt�, je ne I�entends plus.

Vous voulez bien aller voir ?

-Y a personne.

-C'est ce que je pensais.

lls les ram�nent a Lyon pour crever.

-Vous voulez que je le fasse ? -Je veux bien.

Le rasoir et la mousse sont

surlelavabo.

-C'est un lieutenant.

II a fait la guerre d'lndochine.

Son p�re est g�n�ral ou colonel, quelque chose comme ca.

II a attrap� une saloperie et vu qu'il a qu'un rein...

II a des pouss�es, on dit d�ur�mie.

Parfois, il souffre beaucoup.

Ilse plaint pas.

On lui fait de la morphine, il part dans les vapes.

il sourit comme un b�b�.

-Il va mourir ?

-Le bon Bleu est assez vache pour ca.

-On vient le voir ?

-Pas de femme, pas d'enfant, il m�a dit.

-Die Pause ist zu ende.

-Faut que j�y aille.

M�lodie au piano.

-Ben entrez.

Cette guerre, on va la perdre.

-Vous �tes rest� longtemps l�-bas ?

-Quelques mois.

-Le garc;on que j'ai crois�, il �tait avec vous ?

-C'est mon ordonnance,

il m'a apport� des journaux.

Quand il avait deux ans,

on l�a baptis�, christianis�.

Depuis, il s'appelle Blaise. On en a fait un soldat francais.

Est-ce qu'on a eu raison ?

-C'est la premi�re fois que je vais un Chinois.

Vous croyez

qu'il y aura toujours la guerre ?

-"La vraie vie des hommes avant la mort".

on dit ca.

-(;a vous manque ?

-Je suis n� I�-dedans, j'ai pas eu d�autre vie.

Mes camarades me manquent.

-C'est un m�dicament ?

-Non, c'est de l�opium.

C�est Blaise qui me I�a apport�.

En le m�chant comme ca, on s'�gare pas trop loin.

Ca calme la douleur.

Vous travaillez ici depuis longtemps ?

-Non je vous ai dit, je suis... -Oui...

Vous souffrez de quoi ?

-Le mal de pierres.

-La pierre...

-Un, deux, trois.

Rires.

Une clochette tinte.

-Mesdames et messieurs,

la prise d�eau de 16 h.

"Barcarolle de juin" de Tchalkovski au piano.

M. Green, Mme Schneider,

M. Cabetti, Mme Rabascall,

messieurs Hartman, Weber, Pier et Wong.

-Vous vous �tes lev� ?

-Vous suivez pas les buveurs

d�eau chaude. vous n'y croyez pas ? -Non.

Qu'est-ce que vous jouez ?

-"La BarcaroHe dejuin" de TchalkovskL

Vous jouez d�un instrument ? -Le piano.

Un peu.

llsouphe.

-Pourquoi je suis si fatigu� ?

Il glisse sur les notes.

-Mon Lieutenant!

-Excusez-moi.

Vous portez pas

d'alliance ?

-Je l'ai enlev�e a cause des douches,

des soins. On peut la perdre.

-RabascaH, c'est catalan, ga.

-J'y suis jamais all�e.

-Vous �tes quoi, au juste ?

Visiteuse de malades ? -Vous allez mieux, aujourd'hui.

-Oui.

Je meurs gu�ri.

-Je sais pas o� ca m�ne, par la. !! y a une for�t.

On va pouvoir faire des promenades.

Quand vous irez mieux.

!! faudrait peut-�tre a�rer la chambre.

Ca doit puer.

-Je sens pas.

C�est le livre que vous lisez ? -Oui.

Je l'ai fini. Je vous le pr�te.

-Quand on me pr�te des Iivres, ca se passe mai.

-Alors je vous le donne.

-Vous avez des mains fines.

-Je suis fatigu�, maintenant.

-Mme Rabascall. Votre mari est la.

-Tu m�avais dit que tu venais ? -Oui.

J�ai fait la route d�une traite.

-Tu repars quand ? -Demain tbt.

-Tu peux pas dormir ici.

-Je suis au village.

La pension pour une nuit, ca ira.

Tu manges pas ?

-Non.

Comment ca se passe, I�-bas ?

-On a pas mal de demandes.

lls construisent un parc de villas au Lavandou.

La maison sera pr�te

pour ton retour.

-Pour le Frigidaire,

j'ai pris le gras qu�on avait vu.

-Bonjour� monsieur. -Bonjour.

-Tu as oubli� ca l�-haut.

-A chaque fois que tu viens, il pleut.

-C'est vrai, ce qu'on dit ? -Quoi?

-Que tu es m�chante.

-Qui dit ca ?

Ca s'est arr�t�.

(��a change tout le temps, ici.

-Je vais fumer.

-Ton mari est bien.

Qu'est-ce que tu lui reproches ?

Une parte claque.

G�missements.

Il respire bruyamment.

Il soufer plus doucement.

-Merci.

Musique inqui�tante.

Musique m�lancolique.

-Il faut manger, maintenant.

Cava?

-Combien de temps je suis rest�e couch�e ?

-Trois jours.

Vous etes p�le.

-Elle est o�, Agostine ? -Elle n'est pas la.

-Elle est en cuisine ? -Non� elle a pris ses cong�s.

-Bonjour.

-Mais je croyais que...

On m'a dit que vous reviendriez pas.

-Mais ils m�ont soign� a Lyon, a l'h6pital.

Une transfusion... Je ne sais plus, au juste.

On vous change le sang, je me sens mieux.

Je voulais vous voir.

Mon p�re est rentr� de mission.

J�ai une belle chambre.

Je suis dans le pavillon ouest, chambre 112.

-Vous vouliez me voir ?

-J'ai pens� aux moments o� nous �tions ensemble.

Vous �tiez la, avec moi.

-Mol.

Excusez-moi.

C�est mon heure de soins.

Votre p�re a demand� cette chambre ?

-Oui.

II a dt] intervenir,

il a appris que j'�tais malade.

On s'�tait pas parl� depuis six mais.

On n'est pas d�accord sur tout,

d'accord sur rien, en fait.

On n'est pas ablig�s de penser comme ses parents.

-Les miens me disent folle.

-C'est pour ga qu'on vous a enferm�e ici ?

-Le photographe est la, aujourd'hui.

Vous voulez qu'il prenne une photo de nous ?

-Madame, je n'ai pas votre regard.

Madame!

C�est parfait, on ne bouge plus.

Tr�s bien. Merci.

-J'ai �t� au pensionnat, a I'�cole militaire.

J'ai toujours v�cu entre hommes.

Ou des infirmi�res a semelles de cr�pe.

Ou des putains, a Saigon ou a Dalat.

-Alors je serai la premi�re.

-Arr�tez.

-Quoi?

-Vous �tes mari�e, Gabrielle.

-Je suis mari�e a personne. -Si.

Et le mariage est un sacrement. Devant Dieu.

-Qu'est-ce que vous comprenez a Dieu ?

Qu'est-ce que vous savez de ce qu'il permet

ou de ce qu'il interdit ?

Vous �tes revenu, vous etes la pour moi.

-Je sais plus.

-Mais vous �tes fou !

Il est fou.

-Gabrielle !

Gab?eHe!

Elle g�mit.

Elle g�mit.

Musique douce.

lls g�missent.

On entre.

-Mais t��tais air ? -Ben j��tais la.

Va voir le m�decin a 17 h.

Je t�aiderai a ranger.

-On dit parfois qu�on est des charlatans, mais an se trampe,

vu vos r�sultats.

Vous avez eu un �tourdissement, mals vous allez bien.

La eure est finie, vous allez pouvoir repartir.

-Quand ?

-Votre maria appel�. -Je veux pas rentrer chez moi.

-Madame, votre vie priv�e ne me regarde pas.

II a t�l�phon�,

il vient vous chercher demain.

-ll faut qu�on parte ! Il faut qu'on parte maint...

Qu'est-ce que tu fais ?

C�est quoi, ces bagages ?

-Je t'attendais.

-Mon mari vient demain.

-C'est la fin de la cure. On le savait.

-Je pars avec toi. -Non.

Pas maintenant. Impossible.

Je dois r�gler des affaires.

Tu sais, je vais quitter l'arm�e. C'est fini.

Ca n'a plus de sens.

-Que vais-je faire ?

Que puls-je faire ?

-Tu peux pas non plus partir de chez toi comme ca.

-Je veux pas te quitter, je veux pas.

-Mais mai non plus.

On va s'�crire. D�accord ?

Je te dirai ou on se retrouvera.

Je sais pas pour le moment, mais je te le dirai.

Maintenant, c�est pas possible.

Si tu m�aimes, tu me crois.

-Jure-le-moi.

-Je te le jure.

-C'est le m�me montant ? 450 francs.

-Vous avez la facture d�taill�e, avec les soins et I'h�bergement.

-C;a, c�est les soins ?

-Alors, an se dit au revoir ?

-On se reverra.

-Tu crois ?

-J'ai �t� heureuse, ici.

-J'ai mis des meubles.

Apr�s, tu feras a ton go?t.

-T'as achet� un piano ?

-Oui.

PourtoL

-Alors, t'es heureuse ?

Tu vas l�appeler comment ?

Celle qui est sci�e,

c'est maman. Elle en a plein la bouche.

-Elle doit s�ennuyer de moi.

-Et Ren�, comment tu le trouves ?

-Ben il a l�air bien.

Il est grand. -M�chante.

On va aller vivre a Gap.

Un dentiste s'en va,

l�-bas.

-A Gap.

-C'est quoi, cette valise ? -Laisse.

Ce sont des affaires.

-Jos� t'a fait une belle maison.

-Antoine� enl�ve tes chaussures.

-Ren�, tu pourrais nous aider.

C�est lourd, ca.

-Je me suis mouill� les pieds !

-Elle est frafche. -Jeannine, baigne-toi.

-J'ai pas man maillot.

Propos en espagnol.

-Gabrielle, Jos�...

-Saludl -Ala descendance.

-A la sant� de Jos�!

A la sant� de Gabriella!

-Je vais te faire de la peine, Jos�.

-Quoi?

Tu le veux cet enfant. toi aussi, non ?

-Oui.

J'ai rencontr� un homme ala eure.

Je l�aime.

Quand il me le demandera, je partirai.

-O� ?

Tu partiras o� ?

-Je sais pas.

Je serai avec lui.

-Mais de quoi tu parles ?

II parle en espagnol.

-"Mon amour.

"Peut-�tre que tu as quitt� Lyon.

"Le minist�re des Arm�es doit �tre a Paris.

�Tu n'as pas encore r�pondu a mes lettres.

"Que fais-tu ?

"O� es-tu ?

"J'ai peur pour toi.

�Je n'ai pas d�fait ma valise.

"Je ne fais qu�attendre,

"je ne suis que ca.

"Ton corps m�a envahie.

"Je suis plant�e en toi.

"Je suis seule avec toi.

"Je me suis fait une rohe, elle est bleue.

�Il faut la porter avec un jupan, elle est trop transparente."

-Je savais plus ou j�avais mis ca.

Coups de klaxon.

-Bonjour.

-Rabasca?.

-Y a rien d�autre ? -Non.

-Regardez� regardez dans votre sac. -Non� c'est tout.

-Rien n�est rest� a la Poste ? -Non. Au revoir.

-Juste un catalogue.

"Mon amour. tu te tals.

"Tu me laisses dans le silence.

"Qu'est-ce qui t'a d�plu dans mes lettres ?

"OU es-tu ?

"J'esp�re que l'arm�e ne t'a pas repris,

"que tu n'es pas reparti faire cette guerre.

"Je t�imagine l�-bas, bless�, peut-�tre.

"II y avait des photos terribles dans 'Match�.

"ParIe-moi,

"j'ai besoin que tu me parles.

�Il y a des courants froids, dansla mer.

"Mardi, un jeune garc;an s'est nay�..."

Coups de klaxon.

-Non, rien, madame. Rien.

Musique m�lancalique.

-Qu'est-ce que tu fais ?

-Tu vais.

-Mais on t'a pas r�pondu.

-Oui c'est vrai, t'as raison.

Renvoie le taxi.

"Mon amour.

"Cette lettre, je vais essayer de la terminer.

"Que veux-tu entendre que je ne t'ai pas dit ?

"J'ai perdu les mots.

�Pourquoi ?

"Pourquoi es-tu f�ch� contre mai ?

"Qu'est-ce que je t'ai fait ?

"Je cherche.�

"J'ai perdu les mots.

�J�ai perdu les mots.

"J'ai perdu les mots..."

-Gabrielle.

-Mes lettres...

-Gabrielle !

Gab?eHe!

-Va-t'en !

Laisse-moi !

Laisse-moi !

Laisse-moi !

"C'est la derni�re fois que je vous �cris.

"J'attends un enfant de vous.

�Je ne voulais pas vous le dire,

"pour ne pas que vous pensiez que je voulais vous influencer.

"Je ne veux pas savoir pourquoi vous n'avez pas iu mes lettres.

�Ma tete n'y r�sisterait pas.

"Si vous ne r�pondez pas a celle-ci,

"tout sera fini.

"Gabrielle."

-ll est air, ce bei enfant ?

-Embrasse ton fils, Gabrielle.

-Hijo mia.

*-L'association des anciens combattants d'lndochine

a �t� cr��e pour d�fendre les int�r�ts des combattants,

honorer la m�moire de nos morts.

Dans des temps comme ceux-ci, il faudrait se souvenir

et penser a ceux qui, dans les camps du Vi�t Minh,

attendent leur lib�ration.

*-Je vous remercie.

Nous allons pouvoir interviewer les bless�s qui sont a bord.

oa avez-vous �t� bless� ? ***-En Conchinchine.

*-Il y a longtemps ?

-On d�jeune ici, Jos� ?

-Papal

-Je vais divorcer.

-Qu'est-ce que tu racontes ?

On divorce pas, dans notre famille.

-Oui� mais on se volt jamais.

La semaine, il travaille.

Le dimanche, il sort avec ses amis...

Je suis toujours seule.

T�as pas �t� malheureuse,

avec Jos�.

-Jos� est quelqu'un de secret.

!! parle pas.

M�me ce qu'il a v�cu en Espagne, plus jeune.

Cu ce qui s'est passe avec moi.

!! dit pas les choses.

Non, j'ai pas �t� malheureuse.

-On a connu une grande aventure. Vas-y, montre-leur.

-Mais il peut se renverser, dans la voiture.

-Montre-Ieur. -Regardez.

-J'ai pas mis assez de poivrons.

-Regarde, il y en a deux. -ll est �norme, ce poisson !

-Venez. -T'as vu toutes ces �cailles ?

-Ben oui.

*Chanteur populaire a la radio.

Elle change de station.

*-"La BarcaroHe dejuin" de Tchalkovskh

extrait d'une suite de 12 marceaux pour piano,

interpr�t� par Emile Gilels.

*"BarcaroHe dejuin" de TchalkovskL

-Reprends� si tu veux.

L'enfant joue un morceau au piano.

Ah, bien.

Je suis content. Il est plus que s�rieux, il est dau�.

-Bien s0r, il est dou�.

Vous pourriez travailler ga ? "La BarcaroHe".

-Plus tard, peut-�tre.

On verra.

Au revoir. -Au revoir.

-Salut, Marc, a vendredi.

-Bonjour. -Bonjour, monsieur.

-Deux fois par semaine, c'est beaucoup, non ?

-Tu n'es pas musicien.

Elle joue la "Mazurka Op. 7, No. 2" de Chopin.

-Je vais dans le jardin.

Attends-moi, Tonino !

Applaudissements.

-Bravo, mon ch�ri.

C��tait merveilleux.

-Que faites-vous seule, maman ?

-Je trouve Gabrielle peu affectueuse avec ce petit.

-Peut-�tre que...

qu�on lui a pas appris a �tre autrement.

Vous restez avec nous, ce soir ?

-Non, je vais rentrer.

-C'�tait bien, non ?

-Oui, c'�tait bien.

-Le praf vaudrait le pr�senter au concours national.

C�est a Lyon, on irait ?

-Je sais pas.

-Ca nous ferait sortir.

-Elle est partie, ma m�re ?

-Oui.

Musique douce.

Bonsoh.

-Vous arrivez tard.

-M. Rabascall.

-Madame, s'il vous platt.

Voil� les cl�s. -Merci.

-Le taxi est la, il est en bas.

-Qu'est-ce qu'il fait, lui ?

-Vitrier !

-Emm�ne-le. Je vous rejoins.

Partez !

-Roulez.

Musique de tension.

Elle sonne.

-Bonjour.

Vous vous souvenez de moi ?

!! y a longtemps, a la eure. -Oui.

-Puls-je entrer ?

-Je ne peux vous recevoir. Je dois fermer.

C�est en vente.

Le g�n�ral est d�c�d� il y a trois mais.

-Mais Andr� ?

Andr� Sauvage ?

II a jamais r�pondu a mes lettres.

-Madame.

Le lieutenant est mort.

-Quand ?

-Le jour o� il a quitte la cure.

Nous nous sommes vus, vous �tiez la.

L�ambulance l�a emmen�.

Il est mort a Lyon, a l'h6pital.

-Mais non.

liestrevenu.

Apr�s,ilestrevenu.

-Non, madame.

!! n�est pas revenu.

-Si.

-Non.

"Barcaralle de juin" de Tchalkavski.

St�hle werden geschoben

Wie ist es gelaufen?

Gut. Er bekam den zweiten Preis.

Hast du etwas gefunden?

Wasch dir das Gesicht. Wir brechen auf.

Du hast mich im Kurhotel besucht.

Ja.

Es war neblig.

Du hast gesagt, ich sei es, der den Regen bringt.

Ich gehe eine Zigarette rauchen.

Hier.

Oberleutnant, bitte unterschreiben Sie.

Sind Sie hier zur Kur?

Nein. Sie?

Nein, das ist meine letzte Nacht hier.

Ich komme ins Milit�rkrankenhaus in Lyon.

Nichts geht mehr.

Das ist schwarzer Tabak.

Aber es macht mir nichts aus zu sterben.

Nicht als Mann und nicht als Soldat.

Das ist das Einzige, was einem die Armee beibringt.

Waren Sie im Krieg?

Ich habe ihn gesehen.

Sehen Sie diese Frau?

Eine sch�ne Frau, nicht wahr?

Wir haben uns hier kennengelernt.

Sehen Sie diese Frau?

Eine sch�ne Frau, nicht wahr?

Wir haben uns hier kennengelernt.

Entschuldigen Sie.

Besuchen Sie hier jemanden?

Meine Frau.

In der Pension konnte ich nicht einschlafen.

Ich bin in der Nacht zur�ckgekommen.

Emotionale Musik

Eine T�r f�llt zu

Emotionale Musik

Jos�?

Jos�?

Wenn du willst, dann gehe ich, Jos�.

Das ist ein italienisches Schiff.

Ein Containerschiff.

Das da f�hrt nach Sardinien.

Warum hast du mir nichts gesagt?

Ich wollte, dass du lebst.

Melancholische Musik

Emotionale Musik

Ist es da?

Ja.

Welches ist dein Haus?

DIE FRAU IM MOND

UNTERTITELUNG: Timecode Filmstudio, Kehl, 2021.

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