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MEURTRES À HALLOWEEN
Repose en paix
30 octobre
C'est parti.
Putain de merde !
C'est Halloween, ducon !
Putain !
Allez, arrête ça !
- C'est pas vrai ! - Des bonbons ou un sort, les bouseux.
Pas si vite, petit con.
- On reviendra, espèce de connasse ! - Sale pute !
Non, j'ai vu aucun gamin faire de farces.
- Comment va le bébé ? - Il est devant moi, Mme Payton.
Il... Il dort comme un bébé.
Tant mieux. Allume bien sa veilleuse
et tu vas le voir toutes les 15 minutes, OK ?
Kaylie ?
Kaylie ?
Je crois que ça a coupé.
Vous disiez, Mme Payton ? Je suis sortie pour pas le réveiller.
Connasse.
T'es mignon, pour un chauve.
Mais t'es aussi chiant que tout ce qu'il y a dans cette baraque.
Quelle ville de merde...
Salut ! Comment allez-vous ?
Salut.
Puis-je vous demander si vous êtes seule, ce soir ?
Oui, il n'y a que moi et mon canon scié.
Oh, votre canon scié...
Il y a beaucoup de cinglés, ici, ce soir.
C'est pas n'importe quelle soirée, la veille d'Halloween.
Je fais le tour du quartier,
porte-à-porte, pour m'assurer...
que tout va bien.
Tout va bien.
Je fais de la surveillance de quartier.
Je surveille le quartier.
Je sais que ça a l'air d'être un quartier tranquille,
très classe moyenne,
mais on a eu énormément de soucis.
On a eu des casseurs, on a des voyous.
Des enfoirés ont tagué le mur de mon garage.
Je les tuerais !
Et des sectes...
On a des sectes. Pas du sexe, des sectes.
Quel genre de sectes ?
J'en ai aucune idée.
Vous êtes mignonne. C'est quoi, votre nom ?
Kaylie.
Kaylie... C'est mignon.
- Bon... - Oui, merci.
Un conseil :
si quelqu'un frappe à votre porte,
n'ouvrez pas.
Ne l'ouvrez surtout pas.
On ne sait pas qui va se trouver derrière.
Alors si vous avez besoin de quoi que ce soit,
je serai...
pas loin.
Vous êtes mignonne.
Allez, bonne continuation.
Merci.
Joyeux Halloween.
Salut, ma vilaine...
T'es un gentil bébé.
Mais maintenant, tu la fermes.
Tu m'avais pas dit que le réseau passait pas, ici.
On est en montagne.
Inspire profondément
et expire.
- Détends-toi. - Ils paient combien, ces enfoirés ?
12 dollars de l'heure.
- C'est bien, quand on y pense. - Quand on pense à quoi ?
Je les emmerde. Ils sont pleins aux as.
Attends, mets-toi à ma place.
1er vendredi de libre depuis deux mois, on est la veille d'Halloween,
et je suis coincée chez moi, malade comme une chienne.
On peut pas parler de trucs de filles, pour une fois ?
Si, tu penses à quelque chose ?
Graham. Tu veux qu'on parle de lui ?
Je préfère pas.
Arrête, tu sais que c'est pas vrai.
Je sais pas, Daphne. Je comprends pas.
Je perds mes moyens, quand je suis avec lui.
Parfois, c'est comme si...
je voulais m'ouvrir le ventre pour libérer les papillons.
Hein ?
Tu sais...
C'est pas drôle.
Tu t'es déjà ouvert les veines, tu peux pas plaisanter avec ça.
J'aurais pas dû te recommander. Tu es sûre que ça va aller ?
Hein ? Je t'emmerde !
Je demande, c'est tout. Mais tu veux pas parler de Graham...
Ça veut dire quoi, ça ?
Parle-lui.
Il est pas si inaccessible, tu sais.
C'est sûr. Parle-lui, toi.
- On sonne. - Hein ?
- Des gamins, sûrement. - Il est pas un peu tôt ?
Je te rappelle.
- C'est sûrement des rigolos. - Attends...
Bonsoir ?
Abruti, je te parle !
Graham !
T'es pas Daphne.
Kaylie, c'est bien ça ?
Je le savais.
Évidemment...
Fait chier.
Elle est où, Daphne, ce soir ?
Elle est...
Je voulais appeler, mais le réseau passe mal, ici.
Oui.
On est en montagne.
Elle était là les quatre derniers vendredis, alors...
Eh ben non.
Je l'ai pas vue en cours.
Je la remplace, ce soir, alors...
Elle est chez elle.
Si tu la cherches.
Bref...
Je t'en veux pas. C'est Halloween.
Ouais.
Joyeux...
- Graham, tu veux parler de lui ? - Kaylie, c'est ça ?
Je perds mes moyens, quand je suis avec lui.
Il est pas si inaccessible.
- Parle-lui, toi. - Où est Daphne ?
- Il est pas si inaccessible. - Kaylie, c'est ça ?
J'ai envie de m'ouvrir le ventre pour libérer les papillons.
- Où est Daphne ? - Libérer les papillons.
- Allô ? - C'était qui ?
Ta mère !
Y a quelqu'un ?
Très drôle !
Tu te crois drôle, hein ?
Tu fonctionnes, toi ?
- Allô ? - Daphne ?
Kaylie ? Ça va ? Tu as l'air...
Je crois qu'il y a quelqu'un.
Dans la maison.
Un type, je sais pas qui.
Peut-être que je déraille.
Ça doit être les gamins que t'as énervés.
Peut-être.
Alors, qui a sonné, tout à l'heure ?
Je crois pas que ce soit un gamin.
Il est à la porte.
T'es sérieuse, là, ou pas ?
Je suis sûre que non.
Tu peux pas baratiner une baratineuse.
Tu m'auras pas.
- Je crois que je vais attendre. - Attendre quoi ?
Si tu plaisantes pas, appelle les flics.
Pour dire quoi ?
Ce que tu viens de me dire.
Je suis pas une trouillarde.
D'accord. Alors je vais les appeler, moi.
Non !
Alors je viens sur place.
À ta place, j'éviterais.
Bien sûr, que t'éviterais...
- Daphne ! - À tout de suite.
Ne passe pas par devant.
Ne passe pas par devant.
Ne passe pas par devant.
D'accord, d'accord.
Quelle chieuse.
Kaylie ?
Je sais que t'es là.
Non !
Coucou, Daph. Il doit être 21 h 15.
Tu m'as dit que tu passais, alors je me demande où tu es.
Je suis encore un peu flippée.
J'ai vu quelqu'un, j'en suis sûre. T'inquiète, je mouille pas ma culotte.
Je crois que je l'ai fait partir.
Tu arrives bientôt ? Appelle-moi quand tu as ce message.
À plus tard.
Y a quelqu'un ?
Pas de réseau, tu parles...
Allô ?
Je vous entends pas. Attendez.
Une seconde.
Kaylie ?
- Coucou, maman. - Où est-ce que tu es ?
Tu le sais, je te l'ai dit. Je remplace Daphne, ce soir.
Tu me voles pas mes médocs, par hasard ?
Non, je te vole pas tes médocs. J'en veux pas, de tes médocs.
Si j'en voulais, je m'en ferais prescrire.
C'est ça, bonne nuit !
Putain...
Merde...
Masque de merde...
Espèce de connasse !
Je vais te buter !
Ouvre !
Putain, je vais pas te louper...
Pas de bruit.
Je vais te buter !
Je vais te buter !
Je vais prendre mon pied.
Tu vas trouver le moyen de foirer.
Je crois pas.
Si tu foires un nœud de scout, tu peux foirer n'importe quoi.
Tu vas me tuer ?
Tu vas me tuer ?
Devine, espèce de conne.
J'ai enfin le courage...
de le faire.
Tuer.
Non.
J'ai acheté le masque et le couteau.
J'ai toutes les fringues.
J'ai trouvé la maison parfaite
et la victime... parfaite.
Je suis le croque-mitaine.
Comme dans les films.
Non...
Mais la fille...
elle peut pas simplement être la victime parfaite
et simplement jouer son rôle.
Il faut qu'elle se débatte comme une acharnée.
Je vais te tailler en pièces.
T'as pas le droit de me faire ça.
Et pourquoi ça ?
Parce que je...
Quoi ?
Je suis...
Tu es quoi ?
Je suis encore vierge.
Je suis encore vierge.
Putain, je le crois pas...
À quoi tu penses ?
Ben quoi ?
Tu te dégonfles ?
J'ai pas dit "Ne fais pas ça".
J'ai dit que je voulais pas mourir sans...
Tu dois pas réussir à bander, de toute façon.
Je vais te buter !
Je vais t'exploser.
Je vais t'arracher la tête.
Je vais te charcuter les reins et te trancher le foie.
Je vais t'étouffer avec tes boyaux.
Je vais...
- Quoi ? - Je vais pas te louper.
T'es pas très clair, là, tu sais.
- T'es cinglée. - Je suis ado. C'est quoi, ton excuse ?*
T'as réponse à tout, hein ?
T'es complètement allumé.
Moi, je suis allumé ?
Moi, je suis allumé ?
- C'est la meilleure. C'est... - La meilleure ?
T'as qu'à prendre une photo...
- C'est toi qui as fait ça ? - Non.
C'est le dernier tueur que j'ai croisé.
Écoute, toi, t'es sado, moi, je suis maso.
Tu peux m'attacher, mais me laisse pas sur le côté.
Le sang me monte à la tête, j'ai le tournis.
Attends ! Tu vas pas me laisser comme ça !
T'as pas le droit.
Je vais avoir les mains toute bleues. Il va falloir m'amputer !
- Merci. - Pas de quoi.
On va se la faire, cette pute.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Il y a des gens dehors.
Je veux pas qu'ils me voient.
Eh bien...
Ils en redemandent.
Tu veux t'amuser un peu ?
- On peut pas sonner et se barrer ? - Si tu te défiles, je te défonce.
Je te suis.
Hé, les connards !
Et vous regardez, en plus.
T'es morte, espèce de salope !
Tu peux le poser, maintenant.
Sauf si tu penses vouloir t'en servir.
T'es pas un très bon tueur, toi, hein ?
J'arrive pas à le croire.
C'est fou, putain.
Ça n'a aucun sens.
C'est insensé.
Mais non.
C'est la veille d'Halloween.
La seule soirée où tout peut arriver.
Ils ont leurs 364 jours
de sécurité, de fiabilité, de stabilité et de routine.
Ils ont perverti Halloween
avec leurs cartes de vœux, leur collecteur de fonds UNICEF
et leurs ventes de gâteaux.
Je les emmerde.
Je les emmerde où qu'ils soient.
C'est ma soirée.
C'est à portée de main et je vais pas me gêner.
Mon père a toujours voulu que je sois sa...
sa chère petite...
sa douce petite.
D'ailleurs,
il s'en inquiétait tellement
qu'il s'est jamais donné la peine de me regarder.
Il était trop occupé à vouloir faire comme tout le monde.
Et ma mère...
j'en parle pas.
Gentille en apparence, mais c'est la méchanceté incarnée.
C'est ça qu'ils privilégient.
Ils sont comme ça.
Rue après rue,
maison après maison,
un monde merdique, pourri,
qui infecte mon existence insipide.
J'ai toujours été la gamine qui...
parlait aux inconnus et acceptait des bonbons de vieillards.
Je m'appelle Kaylie.
La voie est libre.
Tu peux y aller.
- Je sais. - Tu veux finir ce que t'as commencé ?
Il me semble que tu voulais m'étrangler avec mes intestins.
Qu'est-ce qui t'en empêche ?
Laisse-moi deviner.
Je suis pas comme les autres filles.
Tu es fasciné,
intrigué,
peut-être même...
tenté.
Il faut que j'y aille.
J'ai une idée.
Je sais pas pourquoi je fais ça.
Du papier.
Il faut que j'y aille.
Il paraît, oui. Tu me donnes du papier ou pas ?
Elle veut du papier.
Et moi, je lui en donne.
Un stylo.
Un stylo. Que faire d'un papier sans stylo ?
Un stylo.
Tout d'abord, il nous faut un sac.
Un gros sac.
Un sac.
Et maintenant ?
Maintenant, il faut qu'on le remplisse.
Prêt ?
Qui va là ?
Viens.
Allez vous faire foutre
Et crevez
Tu veux des M&M's ?
Oui.
C'est pas des chocolats, ça.
C'est le péché mignon de ma mère.
Mais ça fond quand même en bouche.
On les prend pour quoi ?
Pour les nuits comme celle-ci.
Vas-y.
T'auras l'impression d'être un Ours d'or.
Tu entends ?
Quoi ?
C'est toutes les citrouilles du monde qui ont les jetons.
J'ai de bonnes idées, pour celle-là.
Quoi ?
C'est chez Graham, ici.
C'est un ami ?
Un garçon.
Chez le voisin, alors.
On va lui mettre la misère.
Seulement moi.
C'est la sienne.
J'ai toujours trouvé qu'elle lui allait parfaitement.
Je sais pas pourquoi.
Ma meilleure amie, Daphne, le trouve sublime.
Mais elle est jamais sortie avec lui.
Parce que je l'ai remarqué la première.
Depuis toujours.
Ça t'arrive de lui parler ?
Moi ?
Pour lui dire quoi ?
"Salut.
"J'existe."
Ça, j'en suis même pas sûre.
Donne-moi le sac.
Je peux te poser une question ?
Bien sûr.
Pourquoi t'as pas appelé les flics ?
Parce que tu penses que j'ai eu très peur, c'est ça ?
Un peu.
Tu sais pourquoi je dors comme un bébé ?
- Pourquoi ? - Freddy Krueger ne hante pas mes rêves.
C'est moi qui hante les siens.
Vraiment ?
Je peux te poser une autre question ?
Peut-être.
Quand t'as sauté par la fenêtre,
on aurait dit que tu t'étais luxé le genou.
Mais pourtant, t'as aucun mal à marcher.
À moi de poser une question.
T'as pas répondu à celle-ci.
Tu y as répondu toi-même.
Tu passes une bonne soirée ?
Ça se passe pas vraiment comme prévu.
Qu'est-ce qui était prévu ?
Une sympathique partie de cache-cache
couronnée par une petite partie...
d'éventration ?
Quelque chose comme ça.
Tu aimes éventrer les filles ?
Je répondrai pas.
Tu sais ce que j'aime, moi ?
Moi...
j'aime...
la tise.
Le seul truc mieux que la tise, c'est la tise des autres.
T'es pas d'accord ?
Si, je suis d'accord.
Tu sais pourquoi les boutonneux aiment tant Halloween ?
- Pourquoi ? - C'est le seul jour de l'année
où plus que t'es moche, plus t'es récompensé.
Pourquoi les sorcières peuvent pas avoir d'enfants ?
Pourquoi ?
Parce que...
les manches des sorciers sont des balais.
T'es bourré !
Tu sais à quoi je le vois ?
Je dis un truc et tu te poiles.
N'importe quoi.
Toc-toc.
Sérieux.
Qui est là ?
Ricky.
Ricky qui ?
C'est officiel, tu es bourré.
Si tu l'es pas avec ce qu'on a bu, c'est que t'es...
une sorte d'animal.
Une sorte de machine.
Combien de fois t'as essayé de me poignarder ?
Tu vises si mal que ça ?
Tu sais ce que je pense ?
Je pense que le croque-mitaine est un homme comme les autres.
Il sait ce qu'il veut,
mais ne sait pas forcément comment l'obtenir.
Il poursuit la fille,
il l'attrape,
mais s'il la tue...
tout est fini.
C'est pas ce qu'il veut.
Il la veut elle.
Et la fille ?
La douce et jeune pucelle...
Celle...
à qui aucun des garçons ne s'intéresse.
Et c'est alors...
qu'une nuit, arrive ce garçon,
différent de tous les autres.
Il la traite différemment et...
ça lui plaît.
Il a beau lui faire peur,
au fond d'elle, elle sait que...
c'est une évidence.
Ils sont faits l'un pour l'autre.
Ce serait pas génial si...
si c'était comme ça que ça marchait ?
Toutes les nuits,
se défouler sur tous ceux qui l'ont cherché ?
Tout le monde, en gros.
N'importe où dans le pays...
la veille d'Halloween...
Toutes les nuits...
Partout.
Ce serait génial.
Et je serais plus toute seule.
J'ai toujours éprouvé un drôle de sentiment, au fond de moi.
Toute ma vie.
Comme un besoin
ou un désir.
Mais je n'ai jamais su quoi.
Et un jour,
à un moment donné,
j'étais chez moi,
je mettais mon fils au lit.
Mon petit garçon, encore bébé.
Si beau.
Ma femme
était à côté de moi.
Tellement heureuse.
J'avais la vie devant moi.
C'était parfait.
Et j'ai alors compris...
à cet instant...
si bénin...
et si pur
qu'on aurait pu...
l'afficher au mur,
comme un tableau de Rockwell,
que ce sentiment que j'éprouvais depuis si longtemps,
c'était de la colère.
Pourquoi une telle colère ?
Comment puis-je me débarrasser de cette colère ?
C'était comme si je devais satisfaire le dieu de la colère.
Le meurtre.
Du sang.
Un innocent.
L'effet que ça doit faire...
d'attendre,
d'attendre,
jusqu'au bon moment.
Puis prendre sa voiture
et rouler.
Tu suis ton instinct.
Le dieu de la colère te guidera.
Une autoroute,
une sortie, une ville,
une maison.
Tu la reconnaîtras.
Une fille.
Tu la tues
car tu en es capable.
Et alors...
le dieu de la colère sera satisfait
et tu sauras ce que ça fait
d'être comblé.
Et quand ton fils grandira, il t'aimera
et il t'honorera,
car tu es un homme véritablement bon.
Et ta femme,
ta femme t'aimera pour toujours.
Un homme véritablement bon.
Et tu t'aimeras toi-même,
parce que tu l'as fait.
Tu l'as fait.
Une nuit, il y a bien longtemps,
tu l'as fait.
Rien qu'une fois.
Éteins la lumière.
Viens.
Poignarde-moi.
J'ai envie d'avoir mal.
Tu es tellement bizarre.
Je suis désolée.
Enfin...
Tu es une fille en or.
Merci.
Tu me crois pas ?
Je crois que je préfère "bizarre".
Pourquoi ?
Ça me paraît plus juste.
C'est vrai que tu es bizarre.
La fille la plus bizarre que j'aie jamais rencontrée.
On ne m'a jamais rien dit d'aussi gentil de ma vie.
Tu as été mon premier amant.
Tu veux que je sois ta première victime ?
Où vas-tu ?
Il faut que je réfléchisse.
On va la défoncer.
Tu es sûr de ton coup ?
Oui, c'est même pas chez elle.
Allez, les mauviettes.
C'est toi, sale pute ?
Je vais pas te louper.
Faut pas rester là.
Sale mauviette. Va voir.
Toi, va voir.
Bon, on y va tous les deux.
Lonny ?
T'es là ?
Si c'est une blague, c'est pas drôle.
Il fait tout noir. On pourrait trébucher et se blesser.
Désolée si je t'ai blessé.
Je voulais pas te repousser.
On devrait en discuter.
Qu'est-ce qu'il y a ?
T'as l'air bizarre.
J'aurais jamais dû venir.
J'aurais jamais dû faire ça.
Rien de tout ça.
J'ai un foyer, j'ai une famille.
Mon quotidien, c'est de l'essuie-tout et du lait écrémé.
Ce soir, il ne s'est rien passé. T'as compris ?
J'ai compris.
Tu me plais.
- J'ai passé un super moment. - C'est faux.
Cette soirée n'a jamais existé.
Il ne s'est rien passé.
Il est minuit.
Joyeux Halloween.
Sois prudent sur la route, tu as beaucoup bu.
- Je veux pas que tu croies... - Quoi ?
J'en sais rien.
Tu peux répondre avant de partir ?
- Mauvaise idée. - Peu importe qui c'est.
Les Payton s'inquiéteront si on répond pas
et je suis pas d'humeur à parler, compris ?
Qu'est-ce que je fous ?
Bonsoir. M. Payton ?
Non, il est absent. Je lui laisse un message pour vous ?
Non, je voulais parler à Kaylie.
Qui êtes-vous ?
Un ami.
Genre son petit ami ?
- Un ami, c'est tout. - OK, cool.
Elle est là ?
Oui, elle est aux toilettes, là.
D'accord.
Vous pouvez lui dire que Graham a appelé ?
Oui, je lui dirai que tu as appelé.
Merci.
Dites-lui que je m'excuse pour la farce. C'était stupide.
Quelle farce ?
Son amie, Daphne, a eu une idée stupide.
Lui faire croire qu'on se met ensemble, mais en fait, c'est une farce.
Kaylie me plaît,
et Daphne m'a dit que c'était réciproque.
Bref, c'était stupide.
Vous avez vu Daphne ? Elle est passée ?
Pas que je sache.
Vous pouvez lui dire tout ça ? Je suis désolé...
Tu sais quoi, Graham ?
Tu devrais passer et lui dire toi-même.
Vous savez quoi ?
Vous avez raison.
- Joyeux Halloween. - Vous aussi, joyeux...
Qu'est-ce que t'as fait ?
Je sais pas ce qu'il y a dans l'air ou quoi,
mais cette soirée est pas comme les autres.
Notre petit jeu du chat et de la souris
m'a vraiment excitée.
Tu crois être le seul à avoir ce désir en soi ?
Ce besoin de se défouler.
Il y a un tueur en chacun de nous. La différence,
c'est que je l'ai satisfait,
alors que toi, tu t'es défilé comme une mauviette.
Il n'y a eu qu'un seul,
un tout petit regain de raison
qui allait contenir mes tendances psychopathes.
Tu sais...
L'amour d'un garçon...
J'ai cru qu'il y avait un truc entre nous.
Je pensais qu'on était les mêmes.
Ça aurait pu donner quelque chose...
de magnifique.
Mais on dirait qu'on s'est tous les deux fait baiser.
Tu crois qu'elle sera fâchée qu'on rentre si tard ?
Vu ce que je la paie, elle devrait même me branler.
- T'es incorrigible... - Nom de Dieu !
Il allait s'en prendre au bébé.
Mon Dieu, est-ce qu'il va bien ?
- Oui. - C'est vrai ? Il a rien ?
Je les ai avertis, je leur ai dit.
"Verrouillez vos portes et n'ouvrez à personne.
"Il se passe des choses étranges, ici." J'ai averti tout le monde.
Je me suis arrêté à toutes les maisons.
"La nuit du diable". C'est comme ça qu'on l'appelle,
à l'étranger.
À l'étranger, on dit...
"la nacht du diable".
La nuit du diable.
Ça représente très bien l'esprit de cette soirée.
Pour eux, l'esprit d'Halloween,
c'est un mal qui les entoure.
Une "farce". Un mot simple, innocent.
Une farce.
Pour moi, c'est un euphémisme
du Mal et rien d'autre.
Très bien. Ce sera tout.
Je leur ai dit que j'étais venu, ce soir.
Ils veulent me poser...
des questions.
Il a répondu au téléphone.
Il voulait que je vienne.
Tout ça paraît insensé.
Je sais pas ce que je dois dire.
C'est le bazar, dans ma tête.
Je parle et je...
j'imagine même pas ce que tu as dû endurer, ce soir.
Je suis vraiment désolé.
Je peux faire quelque chose ?
Me laisse pas tout seule, ce soir.
Je veux pas rester seule.
D'accord, Kaylie.
Je te laisse pas.
Je te laisse pas seule, ce soir.
MEURTRES À HALLOWEEN
- Clap. - Action !
Salut ! Comment allez-vous ?
Vous faites à dîner ?
Rôti de porc, c'est bien ça ? Ça sent très bon !
Pour une ou deux personnes ?
Du rôti de porc ?
Je m'appelle George.
Vous et votre canon scié ?
Ça me plaît !
La NRA vous féliciterait.
Ici, il y a des fous.
Des gangs, des voyous.
Des casseurs, des voyous, des sectes.
Ils sacrifient des chèvres.
On a découvert un bain de sang dans un autel sacrificiel.
L'odeur...
Ça crée des problèmes, vu le prix de l'immobilier dans le coin.
Ça vous dit quelque chose, les agneaux sacrificiels ?
Ou des chèvres, j'en sais rien.
Il y a un labo de méthamphétamine qui a presque décimé tout le quartier.
Incroyable. Le type était sympa,
on aurait dit un banquier ou un comptable.
Il a failli tout faire péter. Vous le saviez ?
Non, je l'ignorais.
Tous les cinglés sont de sortie.
Il y a tellement de fous, ici, c'est insensé.
Il y a trop de malades.
Ils sont tous ici.
On a attrapé des gamins qui volaient des vélos.
Ils ont arrêté.
On est tout près de l'aéroport.
Ça s'entend.
Je sais, je sais...
C'est embêtant, ça.
Mais on va pas s'arrêter,
car cet avion va arriver à New York d'un instant à l'autre.
Où on en était ?
C'est pas vrai... Je le crois pas, il revient !
Il a dû faire une course rapide et faire demi-tour.
Vous êtes du Sud ?
Non.
De la Vallée. C'est presque pareil.
Bon...
- Kaylie, ça rime avec "Haley". - Pas vraiment.
Vous êtes très mignonne.
On ne sait pas...
Vous avez vu ?
Ça, c'est pas...
C'est un excès de... C'est fou. On est chez les fous, ici.
Vous avez un judas, à votre porte ?
Je m'en servirais pas même s'il y en avait un.
Pourquoi, vous êtes trop petite ?
Vous êtes mignonne. Bon appétit.
Putain, c'est quoi, ça ?
C'est pas vrai. Des tarés !
Clap.
Une farce...
Une farce. C'est quoi ?
Une farce.
Des gamins qui font des farces.
Ils ont un look de voyous. Les enfoirés !
Ça en fait, des farces, avec ces conneries.
Oubliez, je vais inventer.
Je vais au supermarché et qu'est-ce que je vois ?
Des tarés, putain.
Vous, je sais pas. Vous devez...
Je prends des médocs et ça m'aide beaucoup.
J'ai l'esprit clair, c'est incroyable.
C'est de la bonne came. J'ai l'impression de voler.
Ça doit être du speed. Je le recommande.
Haley & the Comets. Bill Haley, vous vous souvenez ?
"Rock around the Clock".
Une farce.
Le terme est très bien choisi.
Écoutez... Au fait... Vous savez...
Sortez votre carnet et écrivez. Écrivez. Écrivez.
"La nacht du diable."
C'est étranger. Européen ? Roumain ?
C'est de là que vient Dracula.
Je peux pas prendre mes médocs, parce que...
Je redescends.
C'est ballot, je commence à transpirer. Je commence à trembler.
Du rôti de porc.
Vous avez faim ? Je baladais mon chien.
Il s'appelle Henry. Mignon, le petit chien.
La Roumanie... J'ai pas fini de vous raconter.
Je crois savoir qui est le coupable.
Mais je vous le dirai pas.
Adaptation : Florent Lechevalier
Sous-titrage : VECTRACOM
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