All language subtitles for Val Guest - The Day the Earth Caught Fire (1961)

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Original subtitles

LE JOUR O� LA TERRE PRIT FEU

Il est maintenant 10 h 41.

19 min avant le compte � rebours. 19 min.

Oui ?

Jeannie ?

Ici, Pete.

Trouve-moi quelqu'un pour me saisir un papier.

- Je vais essayer. - �a va ?

�a va.

Viens, ne reste pas toute seule.

Pete, combien de temps...

Je vous passe la r�daction.

- Fais-moi une fleur... - Tu es pr�t ?

C'est qui ?

Pete Stenning. Tu me prends mon texte ?

� quoi bon ? Y aura pas de journal.

Prends-le.

Bon, d'accord. Articule et va doucement.

"Voil� maintenant 30 min

"que les bombes ont explos�.

"Dans les heures � venir, l'humanit� saura

"si se profile la fin ou une nouvelle aube,

"la renaissance de l'homme ou son dernier souffle.

"Une ultime fois, l'homme mena�a son prochain.

"Et le feu final s'alluma.

"Cette terre, qu'on pensait immortelle,

"sombra dans la tourmente et tomba dans l'oubli.

"Comme c'est �trange, il y a encore 90 jours..."

Davis. Oui ?

Il s'est effondr� quand ? Des victimes ?

Trouve un photographe du cru, je d�p�che quelqu'un.

Mitchell !

Les inondations empirent.

Le circuit d'Ascot s'est effondr�.

Y a gu�re que Windsor qui surnage !

Martin est d�j� l�-bas.

Le tremblement de terre � Djakarta va faire sensation.

On a pas besoin de �a !

Exeter est paralys�e. 1 m 50 d'eau sur Devon.

Les Marines d�barquent � grands renforts de troupes.

Steve, t�che de joindre Plymouth.

Que Denison nous appelle pour Lynmouth.

Ajoute en derni�res minutes : "�meutes, rien ne va plus".

Les photos sont sensationnelles, mais Geoff refuse.

C'est l�, M. Davis.

Et les tests ?

Y a que la d�p�che de l'AFP.

New York parle d'une explosion � 35 km du p�le Sud.

Et le cricket, au fait ?

Navr�. Le terrain est noy�.

- Le th� est pr�t ? - Non.

Eh bien, vas-y.

Autre chose ?

Quatre avions clou�s au sol. Probl�mes de navigation.

� cause de quoi ?

Les taches solaires, gros malin.

M. Maguire, encore des lettres de protestation.

Donne-les � la r�daction.

Ils m'ont envoy� ici.

Je peux pas arr�ter cette bombe. Elle a �clat� il y a 10 jours !

Bon, laisse-les l�. Et am�ne �a aux archives.

Oui ?

Non, c'est Bill Maguire.

Non, d�sol�. Sandy n'est pas l�.

Les reporters travaillent, eux aussi parfois.

Entendu, je lui dirai. � propos,

et le papier sur la thrombose ?

Vu que je n'ai que deux bras, j'en fais quoi, de ces lettres ?

Merci beaucoup, mais il y en a 1 700 !

Laisse �a et descends voir si ma voiture est l�.

Si oui, M. Stenning est au Harry's Bar. Envoie-le-moi.

Comment va la thrombose ?

Sensass ! Les plus riches de nos lecteurs

vont bien angoisser devant leur caf�.

Floyd ?

M. Sanderson voudrait vous voir.

Ils ont envoy� le mousse me rep�cher !

C'est urgent.

S'il voit des bulles, c'est que je remonte.

Je vais � la documentation.

Mettez ma n�cro � jour.

De quel droit change-t-il mon titre ?

Bill, tu peux pas parler de la thrombose comme �a.

Faut toujours �dulcorer, ici ! Toujours !

Salut, Billy boy !

Je t'ai ramen� ta voiture.

Ce beau vaisseau naviguera encore un si�cle.

Je pige pas pourquoi tu me la ram�nes.

Tu l'as prise pour d�jeuner et il est 18 h 30 !

J'ai vu mon gosse.

Les bacs � sable de Battersea.

Elle me laisse le voir de temps en temps.

On est all�s au Train Fant�me, on �tait les seuls.

Sandy te cherche.

Chouette gosse.

Fut�, en plus. Pass� 10 min, il m'a reconnu.

Jette �a aussi, j'ai plus de place.

T'as des admirateurs ?

L'explosion du si�cle date de 10 jours

et ils nous demandent de plus en parler.

L'as du journalisme scientifique a de la ressource.

Un trucage genre cin�ma ?

Le champignon r�int�gre la bombe qui r�int�gre l'avion

qui revient � sa base en Antarctique.

Monte voir Sandy, il risque de s'impatienter.

Il veut me donner ton poste. Je sens la promotion.

Tu seras le bienvenu !

Une d�p�che : secousses d'une amplitude in�gal�e.

J'�tais sorti, Sandy.

J'ai l'habitude. Tu connais les taches solaires ?

T'entends ?

Mon air pr�f�r� ! Toujours pas au hit-parade.

D'ordinaire, les taches solaires cr�ent des parasites,

mais depuis une semaine, la T.V. peut � peine �mettre.

�a fera pas de mal.

Fais-moi 500 mots l�-dessus.

- Du tonnerre ! - Attends !

Lie �a aux probl�mes de navigation a�rienne.

Pourquoi pas.

H� ! J'ai une id�e !

Vu ce d�luge, construisons une Arche Daily.

Quelle pub �a nous ferait.

Fais un petit effort,

ce journal ne prise gu�re les poids morts.

D'accord ?

Je fais ton boulot, 500 mots sur les taches solaires.

T'as vu, pour les secousses ?

Des extra-terrestres.

Vous me recevez ? Allez vous faire foutre !

Quelles secousses... �a a d� p�ter !

Alors, ces taches ?

Les taches solaires r�sultent d'une agression de la peau

entra�nant une �ruption semblable � l'acn�.

Une vie saine fait pareil.

Appelle Kelly ou Pat Holroyd au Centre M�t�o.

Pat Holroyd, ce connard !

Il est porte-parole, maintenant.

Cela m�rite bien un toast.

Pete, appelle le Centre M�t�o.

Je reviens, c'est l'heure de mon m�dicament.

Passez-moi le Centre M�t�o.

- Merci pour ton aide, Bill. - Pour ?

Le boulot. Tu seras �tonn�

mais je n'ai plus le feu sacr�.

Je vais me remettre � ma machine.

Alcooliques de la Presse, unissez-vous !

Oui ?

Ici, Stenning du Daily. Passez-moi John Kelly.

Au sujet des taches solaires.

Un instant. J'ai un journaliste.

Il veut quoi ?

Parler de "taches" avec Sir John.

Charmant. Pas d'appels pour Sir John.

Je vous passe le bureau de presse.

Non, tr�s ch�re, je veux parler � Sir John Kelly.

Bon d'accord, va pour Pat Holroyd.

Oui ? Oui, Sandy...

Je comprends, mais j'ai travaill� avec Holroyd, ma ch�re.

Dites-lui juste Stenning !

Non, je m'en occupe moi-m�me.

Parlez-en � M. Holroyd !

Quelle plaie, cette fille.

J'ai entendu. Attention � ce que vous dites.

Allez ! Je vous passe le bureau de presse.

Je voulais M. Holroyd !

Passez-moi le professeur Lambert.

Vous �tes pay�e pour passer des messages.

Je fais ce que mon employeur me dit.

En plus, je ne suis qu'int�rimaire.

Allez vous faire aimer ailleurs.

Tu reviens, bredouille, on dirait.

J'y vais, je vais la secouer comme un prunier.

Laisse-moi mes cl�s de voiture, �a peut servir.

Professeur Lambert ?

Ici, Bill Maguire, du Daily Express.

Bonjour...

Ces mesures sismographiques sur l'exp�rience am�ricaine...

Dans le communiqu�, ils les ont amoindries, non ?

Entre nous, bien s�r.

Du jamais vu, hein ?

- La presse ? - 2e � gauche.

M. Holroyd est au 2e aussi ?

Non, au premier. Vous avez rendez-vous ?

Non, je vais juste � la presse.

Salut, Pat.

C'est mieux qu'au Picture Post !

Stenning, tu veux quoi ?

Les taches solaires...

Confirme-moi que les parasites, l'affolement des compas

et les images T.V. floues

sont dues aux taches solaires, elles-m�mes dues aux bombes

et je te laisse.

Il y en a toujours un peu plus � cette �poque de l'ann�e...

C'est s�rement li�. Allez, en quoi �a te nuirait ?

Content de te revoir, Stenning, mais je suis d�bord�.

Mlle Johnson, emmenez �a � la frappe imm�diatement.

Toujours aussi culott� !

Aide-moi, j'ai un papier � faire !

D�sol�, vieux.

Pourquoi ? C'est un sujet de saison...

Tu ne peux pas rester l�.

J'ai tort, peut-�tre ?

Dis-moi oui ou non ?

Je n'ai rien � te dire !

En vertu de quoi aurais-tu acc�s aux informations

qui arrivent ici ?

Donc, il y en a ?

- Mlle Johnson ? - Elle s'est absent�e, Sir John.

- Qui est-ce ? - Holroyd.

- Venez imm�diatement, Holroyd. - Bien, Monsieur.

Excuse-moi.

Vous n'omettriez pas d'informer le grand public ?

Si nouvelle il y a, une d�p�che officielle te l'apprendra.

Pourriez-vous accompagner M. Stenning � la presse ?

Ravi de revoir un vieil ami.

Veuillez me suivre.

D'ordinaire, je l'aurais fait, mais le devoir avant les femmes.

C'est net, mais tant qu'on a pas l'ensemble...

Sir John, j'ai une question.

Ce monsieur s'est tromp� de porte.

En quoi cette bombe est-elle diff�rente des autres ?

J'ignore ce que vous faites, mais moi, je ne sp�cule pas.

- Viens ! - Elle l'est, non ?

Tu te compliques la t�che.

Bien tent�, mais ton culot ne te m�nera � rien.

Arr�te, �a t'est souvent arriv�.

Vous venez la r�parer ?

Non, mais pour vous...

Ils devaient envoyer quelqu'un. Vous cherchez

- quelque chose ? - Le bulletin officiel du jour.

Pardon ?

Le bulletin du jour.

Ils sont macul�s d'encre. Je vais vous en tirer un propre.

Tout va � vau-l'eau. Avec les vacances,

chacun remplace l'autre.

On en est tous l�.

Du tonnerre ! Aucun p�t�.

C'est tout ? On d�ne ensemble, un soir ?

Non merci. Comment vous vous appelez ?

Peter Stenning. Et vous, � propos ?

Peter Stenning ? De l'Express ?

Vous me connaissez ?

Mais oui et je vous dois m�me quelque chose.

Voil�, mon chou !

Maintenant, je retourne me faire aimer ailleurs !

S�ISMES : LA PSYCHOSE S'AMPLIFIE

800 mots sur la thrombose et voil� ce qu'ils en font.

"Une journ�e dans la police".

Tu parles d'un papier ! Autant �crire une gazette !

T'es en retard.

Mais d�vou�. C'est une d�p�che, sauf erreur.

Enfin, ce que j'en dis... Bonsoir, les fl�ches !

"L'U.R.S.S. a fait exploser une bombe nucl�aire en Sib�rie

"lundi dernier � 20 h.

"La puissance de la bombe U.S. est d�pass�e de 20 %."

Ils font la course ! On modifie la prochaine �dition.

Lundi dernier, on �tait le 23 ?

Et l'essai des Am�ricains ?

Mardi.

En fin d'apr�s-midi, je crois.

Coursier ! Les coupures sur les bombes.

Laisse. Va chercher M. Maguire.

Combien de d�calage entre la Sib�rie et l'Antarctique ?

Aucune id�e.

S'il y a 8 h en moins pour la Californie,

il doit y avoir plus, l�-bas. 18... 24...

Le soir en Sib�rie, c'est presque

l'apr�s-midi dans l'Antarctique.

Sacr� papier en perspective !

- Lis �a. - Je sais, le gosse m'a dit.

On casse la Une. Appelle-moi Geoff.

Le prote, et fissa.

Fais-moi quelques lignes. Je fais la titraille.

Cons�quences, chiffres et heures pour la 1re de couverture.

- En 5 mn ? - C'est pour ce tirage-ci.

Alors, le prote ? Allez le chercher !

Jock, trouve-moi la plus belle photo de champignon nucl�aire.

On casse la Une. Dans 5 mn ! Et du nerf !

Comme toujours. Oui, entendu.

On casse la Une. Dans 5 min.

Encore une princesse enceinte, je parie.

Y a du changement.

Okay. Tu sais ce que c'est ?

Tant qu'ils interdisent pas la bi�re !

La Une. On casse !

On casse. Dans 10 mn.

On le lance sur quatre machines.

On va devoir tout changer...

Le Tout-Puissant doit me d�tester.

Je les pr�viens.

Oui, dans 10 mn. Okay.

Henry ! Dans la glissi�re, vite.

V�rifie qu'ils ont le champignon.

Ma montre s'est arr�t�e.

Bill, alcool ou pas, j'ai d�j� rat� une parution ?

Plus d'une. Et l�, t'as rat� la surprise.

O� t'�tais, mardi � 8 h ?

Au lit, j'imagine.

Alors, t'as rat� autre chose. Deux bombes pour le prix d'une.

Et l'AFP nous bombarde de d�p�ches.

R�sume-moi.

C'est la plus grosse secousse de l'histoire de la terre.

Si tu veux bien nager jusque chez Harry, je t'invite.

Il pleut plus.

Ah oui ? Le dis pas � Jacko, il arr�terait tout.

Voil� le topo.

800 mots sur comment rester heureux en �tant irradi�.

Navr�, on t'a retenu.

J'adore travailler 8 jours pas semaine.

Quel d�vouement !

Je coupe tes taches solaires.

Viens, on va nous embarquer sur autre chose.

J'ai eu des soucis avec les taches solaires.

J'imagine, mais �a se lit.

John, le papier sur les bombes. Montre voir.

"Si votre poste T.V. a des rougeurs..."

"Par P. Stenning"

Tu viens, oui ou non ?

T'aurais pas d� faire �a.

J'aurais d� rentrer avant d'�tre embrigad�.

Je devrais voir un psy et toi aussi.

Je suis all� au Centre M�t�o.

Et ma montre s'est arr�t�e.

Ils t'en donneront une pour ton d�part.

Je dirais pas non.

Fais ce que tu veux mais �pargne-moi cette tension.

Bon, je sais...

- Qu'est-ce que t'as ? - Laisse.

Aucune femme n'est irrempla�able.

Laisse tomber !

Elle sera vite remplac�e. Londres regorge de femmes.

Et �a gu�rit tout, docteur ?

Tu pr�f�res boire ?

Trouve-toi une nana.

Une douzaine, m�me.

J'ai ta permission, papa ?

Permission ? Mes pens�es t'accompagneront.

La concurrence arrive tard...

On n'a rien contre vous, fiston...

- Deux steaks. - Pas moi, un scotch.

T'en mangerais un, �a te ferait du bien.

Des trucs bien, dans le num�ro de demain ?

C'est que des d�p�ches, tu peux regarder.

Y a un bon papier sur l'effet de la graisse sur la thrombose.

Y a rien de gras chez moi.

Sandy sait que j'�tais absent ?

Pr�pare ta commande !

Mais donne-lui !

C'est moi le patron !

Arr�tez-vous, M. Cardiff. Vous voulez des patates ?

Pas de patates, j'ai bien lu mon papier.

Et vous, M. Stenning ?

Bill, qu'as-tu dit � Sandy ?

Que tu avais t�l�phon�.

- Toujours � l'Express ? - Pour l'instant.

Ils sont perdus, avec la bombe, chez nous.

Comme toujours.

Au plaisir.

On fr�quente pas assez les bars.

Une salade ? C'est tr�s sain.

Non, du pain. Frais, pour changer.

Comme vous ?

Je pourrais peut-�tre...

C'est m�me s�r que je pourrais.

C'est le gosse ?

Tu verrais comment ils l'�l�vent...

L'�cole priv�e comme il faut, la pension comme il faut...

Ils vont en faire

l'arch�type du grand bourgeois. Mais il ne sera plus mon fils.

Te bile pas, ton mauvais sang ressortira bien. Quel �ge il a ?

Sept ans.

Bel �ge ! Tu casques, j'imagine ?

Si je casquais pas, je le verrais m�me pas.

Elle l'a accompagn� ?

Non, c'�tait la nounou.

Ils ont une nounou, tu penses. Rien n'est trop beau pour eux.

Alors, pourquoi tu...

C'est mon fils, voil� pourquoi.

� sa sant�. Qu'il s'av�re gros buveur,

bagarreur, ce fils de...

... Pute. De ce c�t�-l�, la parent� est �tablie.

� demain.

Ne tardez pas, c'est pr�t.

Et bien tendre !

Remportez l'autre steak.

C'est b�te ! Je vous l'emballe pour le toutou ?

Mme Maguire va bien ?

Oui, tr�s bien.

J'aimerais pas �tre votre femme, vous devez rentrer tard.

On rentre aussi durant la journ�e.

Ce qui peut-�tre g�nant, parfois.

Oui... Il est arriv� que ce le soit.

Nous ne sommes pas un parti politique

et n'envisageons pas de le devenir.

Nous subsistons gr�ce � des dons priv�s.

La campagne pour le d�sarmement nucl�aire s'oppose aux essais

� la fabrication, au stockage,

et � l'utilisation d'armes nucl�aires.

Le monde est menac�

par l'anarchie nucl�aire. Les armes nucl�aires

sont d�sormais une menace

pour l'humanit� enti�re.

Vivre � l'�re nucl�aire devrait �tre un d�fi

et non une menace.

Au lieu de fabriquer toujours plus d'armes,

nous ferions mieux de nourrir ceux qui ont faim,

de soigner les malades et de v�tir les pauvres.

BOMBES FORCE FORCE PAIX

Et que le meilleur gagne.

GARDEZ LA BOMBE

- Rien de cass� ? - Mon appareil photo !

Je suis de l'Express.

Il est du Herald.

Devant l'Express.

Pas pour se battre.

Calmez-vous !

Bon Dieu, regardez !

Une �clipse !

C'�tait pas pr�vu.

Pr�tez-le-moi.

� quoi vous jouez ?

Je suis journaliste. Couleur ou noir et blanc ?

Noir et blanc.

J'ai d�j� des photos.

Le d�veloppement sera gratuit.

- Allons-y. - O� �a ?

� Fleet St. Vous aurez d'autres pellicules.

Je me contrefiche de l'�clipse en tant que telle,

les journaux du soir la traiteront,

mais je veux savoir pourquoi elle a eu lieu

10 jours avant la date pr�vue.

Bill, c'est ton rayon.

Je ne suis pas Nostradamus, j'en sais autant que vous.

Je veux des faits !

Parlez-en � Sir John Kelly

o� � l'astronome de Hurstmonceaux.

Stenning a vu Kelly.

J'ai surtout vu sa garde rapproch�e.

Il n'a pas pip�. "Au revoir" pourrait �tre une d�claration !

C'est limpide, Downing St. filtre les informations.

C'est inutilisable. Donne �a � l'Evening, on sait jamais.

J'appelle un coursier.

Vas-y toi-m�me, c'est ta photo !

Il s'en ficheront de la m�t�o.

C'est vrai, on a une �clipse.

Moi, je ne sais que ce que je vois sur cette carte

Sud de la France, Sicile, Libye,

10 jours de pluies diluviennes

en plein �t�. Le Nil inonde le d�sert

et c'est une premi�re.

Regardez, c'est tout droit. Australie occidentale,

le d�sert a les pieds dans l'eau.

Inondations en Nouvelle-Z�lande et ici, une �clipse.

Les bombes en seraient la cause ?

Oui. On a modifi� le cycle de la lune.

Je prends �a au s�rieux.

La bombe peut avoir des cons�quences atmosph�riques

mais � vrai dire, je l'ignore.

Une autre piste ?

Non, mais les chercheurs se d�m�nent

et font feu de tout bois pour monter un sc�nario solide.

J'en veux la primeur.

Est-ce clair ? La primeur !

Sir John Kelly passe � la T.V. avant les nouvelles.

On va avoir du chahut !

Comme vous le savez tous,

une �clipse solaire survient quand la lune s'interpose

entre la terre et le soleil.

Et c'est pour �a que Pinocchio a un long nez.

Quand on sait que la lune est � 384 000 km d'ici

et le soleil � 150 millions,

il est extraordinaire que les astronomes soient

aussi pr�cis

dans leurs pr�visions.

� quoi il joue ?

Il ne sait pas de quoi il parle.

Nombre d'entre vous l'imputent

� la f�cheuse concomitance des explosions nucl�aires.

C'est totalement absurde.

Il n'y a pas � s'inqui�ter.

Mais non ! Tout va pour le mieux.

Allumez la m�che et couchez-vous.

Un autre.

32 degr�s ! Et la temp�rature continue de monter !

35 degr�s � Brighton !

Allez, terminus.

Et maintenant ? On reprend celui-l� ?

Encore ?

Oui.. Non ! On fait le Train Fant�me !

Pas le temps.

Mais si !

Allez, viens !

On descend !

Et hop !

On le refait !

On n'a plus le temps.

Vous ne devriez pas, il va faire des cauchemars.

Rentrons, maintenant.

Je reste ici pour toujours ! Je veux vivre ici !

Vas-y, Mike, il est bient�t 13h.

On refera le train, dimanche ?

Promis.

Vous me compliquez la t�che, M. Stenning.

Au revoir, papa.

Salut, fiston.

Allez, viens. Maman va �tre f�ch�e.

Un de chaque.

On ne remerciera jamais assez le soleil !

Il faut sauter dans une piscine par un temps pareil.

Je suis en cong�.

Vive la r�volution, les cong�s ! Je suis en retard au bureau.

L'id�e que ce journal se fasse sans vous me chiffonne.

Dites, Mlle... euh...

Mlle Euh fera l'affaire.

Me d�testeriez-vous ?

Au contraire, je vous souhaite bonne pioche.

Les bikinis sont pr�s de la rivi�re, allez y r�der.

Qu'ai-je fait ? Oh, je sais !

J'ai �t� grossier au t�l�phone, mais c'�tait il y a un mois !

Et j'�tais stress� et sobre.

C'�tait mon 1er jour au standard et j'ai fait de ces b�tises...

J'ai pass� sa femme � M. Holroyd alors qu'il pensait parler �...

Je n'aurais pas d� dire �a.

J'ai gagn� ma journ�e.

Le standard du Minist�re de l'Air

est confidentiel.

Et votre t�l�phone ?

Trop de friture, sur ma ligne.

J'adore �a.

Ma jupe...

Pardon.

D�jeunons pr�s du bassin, on se croira � Venise.

Pas le dimanche.

C'est pas vous, c'est mon r�gime.

On d�ne ?

Je me lave les cheveux.

Petits-d�jeunons, alors. Vos bigoudis

me cr�veraient un �il !

L'�t� est termin�, je crois.

Repartons avant de nous perdre.

Je vais chercher mes affaires.

Ne vous perdez pas !

Pas par l�, c'est la rivi�re.

Je les ai.

Vous savez o� je suis ?

Continuez de marcher.

Tour de contr�le � Mlle Euh ! Vous nous recevez ?

L'eau est bonne !

C'est incroyable...

Terrible, hein ?

Quelqu'un accompagne cette enfant ?

Elle est perdue.

Tu t'es perdue ? Nous aussi, mais on ne pleure pas.

Tu es venue avec maman, papa ?

Comment tu t'appelles ?

On n'en saura pas plus.

Que peut-on faire ?

On n'a gu�re le choix, on se rue dans la 1re cave

et on affronte l'avenir avec courage.

On va trouver un policier.

Je m'appelle Peter. Et toi ?

On va te baptiser Mlle Euh Junior.

Senior. Je troque junior contre Jeannie.

- Jeannie quoi ? - Craig. C'est bon ?

Tr�s seyant, m�me. Et aussi �cossais que la brume.

Voil�, t'es la plus grande.

Bizarre, ce brouillard.

C'est une brume de chaleur.

Vous ne l'avez pas appris au standard ?

�cartons-nous.

Comment �a se passe, l�-haut ? Tu reconnais quelqu'un ?

Porter un enfant vous va bien.

D'apr�s mon m�decin, j'ai la ligne pour.

J'ai aussi un enfant.

On l'a trouv�e dans le parc.

Elle est muette.

Comment tu t'appelles ?

Trixie.

- Avec qui es-tu venue, Trixie ? - Rita.

Reste avec moi, on va l'attendre.

- Vous habitez o� ? - Ebt Terrace.

Venez, attrapons ce bus.

Merveilleux, hein ? � l'�tage ! On aura tout eu, cet �t�.

Pas encore, mais il neigera demain.

Ne blaguez pas avec �a.

Effrayant, non ?

Qu'en dira votre ami Holroyd ?

Un ami ? Je travaille pour lui.

Et vous filtrez ses appels.

Il est inoffensif.

Personne ne l'est. Pas s'il est normal.

Vous l'�tes ?

Jusqu'� pr�sent. On est peu. Soyez gentille avec nous.

Gar�on ou fille ?

Votre enfant ?

Un gar�on.

- Mari� ? - Divorc�.

On va � la foire le dimanche.

Les enfants adorent.

Il habiterait le Train Fant�me si le loyer �tait correct.

L'heure est venue de marcher.

Navr�, je suivais la ligne blanche.

La station est ferm�e. Pas de m�tros pour l'instant.

Attendez-moi l�, j'appelle le bureau.

La station est ferm�e.

Je suis journaliste.

Impossible, c'est le chaos, en bas.

Le brouillard a envahi les tunnels.

Une chance que vous habitiez pas loin.

Par l� !

On prend � gauche dans 20 m�tres.

Parfait. Je compte mes pas.

Vous pourrez t�l�phoner de chez moi.

Sans arri�re-pens�e.

Cela va de soi.

J'oblique � gauche, faites � votre guise.

- Oui ? Oh, Mlle Craig ! - Quelle journ�e !

Pensez donc. Tout le pays nage dans le brouillard.

Normal, on partage.

C'est pas un vrai brouillard

mais une brume de chaleur, il para�t. Plus lourde.

Vous nous remontez le moral.

Dites, monsieur !

- Demandes-y, papa. - O� on est ?

On cherche la gare routi�re.

- Demande, m'man. - Je fais quoi, l� ?

Non, pour les toilettes.

Tu attendras la gare routi�re.

Attends d'�tre � la gare !

La gare routi�re... Allez sur le quai. Regardez.

Vous allez � l'intersection, apr�s vous arrivez au quai.

On est o�, l� ?

Embankment Crescent.

On devrait �tre � Sloane Square !

J'en peux plus, m'man !

T'attendras ! Tu nous fais pareil au cin�ma.

Je sais pas trop. Les bus doivent pas rouler.

Doux J�sus !

On �touffe !

Le loyer est plus cher

au-dessus du brouillard ?

Fantastique, non ?

Si �a pouvait durer !

Vous �tes venu t�l�phoner.

Vous m'offrez un verre ?

Du caf�, si vous voulez.

Du caf� ! Vous voulez me corrompre ?

- Il est pr�s du lit. - Id�al, en cas d'urgence.

Ce n'est pas arriv�, encore.

Sa faute � lui ?

- "Lui" n'existe pas. - Pas �tonnant.

Mais encore ?

Si vous les traitez comme moi...

Vous avez fait votre entr�e un lundi noir.

Et en ce dimanche brumeux ?

Ce n'est plus de notre �ge. On avait parl� de t�l�phoner !

Vous pr�f�rez tout en douceur ?

La main moite au cin�ma...

Je vous reconnais bien l�.

Faites-moi plaisir, t�l�phonez et partez.

Dit comme �a, je ne peux qu'ob�ir.

Le concierge fera votre num�ro.

Navr�, Jeannie.

Vous �tes vraiment un po�me !

Je les prends, je les retourne. Un homme des cavernes !

Passez-moi Fleet St 800.

Pourquoi jouez-vous les durs ?

Je le suis. Un vrai dur.

Vu ce que vous buvez, non.

Les alcooliques sont faibles, dixit le "Guardian".

Qui vous dit que je bois ?

Tout le monde sait �a.

Le chien aboie, le chat miaule et Stenning boit.

- Oui ? - Bill ?

- Ici, Pete. - Je fais du caf�.

Le destin s'�vertue � nous s�parer.

D�s que possible. B�tement, j'ai oubli� mon radar ce matin.

T'es pas le seul � avoir �t� pris de court.

Passe-moi ton num�ro au cas o�. T'y restes longtemps ?

Le temps de pr�parer et de boire un caf� instantan�.

Oui, un caf� !

Non, c'est pas un pub... plut�t un club !

Le club de Jeannie. Dont je suis un membre de d�shonneur.

Arr�te le caf�, tu finiras aux Caf�iques Anonymes.

Ce brouillard ne monte que jusqu'au 4e !

Pas fou ! Il sait bien qu'ici, c'est l'enfer.

L'a�roport est sens dessus dessous.

Pour changer.

Comment on rentre ?

Ouais, quelle veine, non ?

New York est toujours d�gag�e ?

Oui, Shannon se rapproche. Quittez pas.

Oui, je les am�ne.

Compris. Madrid, Lisbonne et New York sont d�gag�es.

Le point dans 1 h.

Conf�rence de r�daction. Dieu veut t'y voir aussi.

Je sais. Plus une interview de Dieu-le-P�re.

Bonjour les bouchons, ce soir.

Moi, ce soir, je serai au royaume de Bacchus.

Il est o�, ce royaume ?

Au Harry's bar, si j'y arrive.

- Qui en sera ? May ? - Si tu occupes Harry.

Trouvez-moi le Pr Jacovski de la m�t�o U.S.,

et pas son assistant, sa secr�taire ou sa femme !

Je le veux en personne.

La nuit va �tre dantesque.

Il va falloir mettre sous presse 1 h avant.

Pleins feux sur la brume.

La 1re de couverture va �tre blind�e !

Un topo sur la pluie, la chaleur et l'�clipse.

Comparaison des statistiques et des cartes du temps

depuis les d�buts de la m�t�o en 1854.

Remonte � Galil�e, au besoin.

Je veux savoir s'il y a des pr�c�dents

dans ce domaine. On a des photos ?

Des vues du toit.

Non, il nous faut une vue a�rienne de Londres.

- Faites-le... - A�rienne ? Par ce temps ?

Trouvez un h�lico, c'est id�al. Envoie Benny � l'h�liport

avant que la nuit tombe.

O� sont-ils tous ?

Coinc�s �a et l�. �quipe de nuit incluse.

Une brume de chaleur ne dure pas.

S'il s'agit de �a. D'ordinaire,

elles font quelques m�tres, mais celle-ci atteint le 4e.

En deux heures, elle a paralys� un tiers du globe.

Regardez. France, Italie, Irlande... et m�me l'Inde.

On fait le lien avec les bombes ?

Oui, tant que le contraire n'est pas prouv�.

Je t'�coute, Bill.

Je m'en doutais.

Une explication ?

La brume peut r�sulter d'une condensation inhabituelle

due � la chaleur ayant suivi la pluie.

- Ou alors... - Alors quoi ?

Simple intuition. Je ne l'�crirais pas.

J'en d�ciderai. Alors ?

Elle pourrait r�sulter du choc entre eau froide et eau chaude.

Mais encore ?

La fonte des calottes polaires.

Inondations en vue, donc.

L'Australie y a eu droit.

Tu dis que les bombes auraient fait fondre les calottes ?

Non, la chaleur n'y est pour rien.

Mais si elles ont explos� simultan�ment...

Supposons que la pouss�e lib�r�e par le tout

ait fait basculer la terre.

Allons, Bill !

Les climats seraient alt�r�s

dans le monde entier.

Une nouvelle �re glaciaire. De nouveaux tropiques

et un nouvel �quateur.

Simple supposition.

C'est de la science-fiction.

Fis�es et satellites l'�taient aussi.

Faudrait pas tarder, chef.

Oui ?

D'accord. Mlle Evans ?

Au travail et ne l�sinez pas.

�crivez-moi �a. Je suis perplexe mais je publierai.

Pr Jacovski ! Un instant, ne quittez pas.

Je vais lui soumettre. Vous aurez ses commentaires.

Pr Jacovski ? Ici le Daily Express de Londres.

On ne fera pas de voltige. On monte et on redescend.

Si vous croyez que cette mission m'enchante !

On peut survoler l'a�roport ?

C'est impossible.

Tout est possible, m�me la corde magique indienne.

Ce serait pas un luxe.

Votre attention � tous.

Tous les vols sont retard�s.

Pour plus d'informations, adressez-vous

en face du sas 7.

Approche Londres. B.E. 352 au d�part de Watford.

Roger, 352. Redescendez � 2 000 pieds.

2 000 pieds. Roger.

D�sol�, KLM 603, priorit� aux longs courriers.

KLM 603, comment est le temps � Amsterdam ?

Visibilit� de 50 m dans la brume.

Speedbird 352, intercept� ILS � 2 000 pieds.

Roger, 352.

La visibilit� est pass�e � 80 m.

Oh, non !

Allez, Colonel, descendez le pont-levis.

D�j� ?

J'ai err� mais toutes les routes m�nent � Rome.

Et j'ai trouv� �a derri�re une dune.

Il fait plus de 45 degr�s. Quel �t� �a va �tre !

Trinquons, Colonel !

Je vous abandonne ce chaos

de m�les en sueur et d'interf�rences radio.

Merci beaucoup.

Nous interrompons ce programme pour un bulletin m�t�o.

La brume qui a envahi le pays

risque de s'intensifier dans les heures � venir.

Quelle chance !

La police demande de laisser la route libre pour les transports d'urgence

et de rester o� vous �tes pour �viter les embouteillages.

Notre police est merveilleuse. Le t�l�phone ?

L�-bas, monsieur.

Surprise, petite maligne ! Vous dormiez ?

Je me lavais les cheveux. �a a �t� ?

Oui, plut�t, je suis en bas.

Vous avez �cout� la radio ? Vous avez entendu le bulletin ?

Et ? Vous �tes pro-police ou anti ?

Oui. Je suis toujours l� mais je soup�se chaque option.

Il n'y en a que 2.

Soit vous me renvoyez sous la neige avec les autres enfants,

soit vous m'invitez et devenez exemplaire.

Le serez-vous aussi ?

Eh bien, puisque tout cela nous d�passe...

- Je pense que c'est un coup mont�. - Mais bien s�r !

Jolie... � la gar�onne.

Je le suis. Mais vous, vous �tes normal.

Oui.

Devant tant de spontan�it�, j'accepte le canap�.

Je n'en ai pas.

Je me roulerai au pied du lit comme un fid�le saint-bernard.

Allumez un rideau de feu entre nous !

Inutile. Vous dormirez ici, au besoin.

Je sens comme une coutume de la maison.

Je serais le 1er que vous pi�giez ici ?

Vous serez tr�s bien avec un oreiller et des draps.

Pardon.

Et si vous devez aller aux toilettes dans la nuit ?

Nous traiterons chaque probl�me quand ils se pr�senteront.

J'ai un gros souci, Jeannie.

Quoique normal, je suis humain.

Vous �tes trop facile.

Pas int�ress�e ?

Je pourrais l'�tre.

Mais soyez plus coriace, que je me batte pour vous avoir.

C'est un combat in�gal.

Qui sait ? Vous �tes peut-�tre adorable.

Mais ne me brusquez pas, les aventures me rebutent.

Je termine de me coiffer.

Je vous aiderais bien, mais...

Prenez un petit verre avant de vous coucher.

Il y a une bouteille dans la cuisine.

J'oubliais le saint-bernard... Prenez un verre dans la cuisine.

Peut-�tre, oui !

Ou peut-�tre pas.

- Vous avez trouv� ? - Oui, j'ai trouv�.

Pour que je vous am�ne � moi,

vous pouvez m'aider un peu ?

Par exemple ?

O� dormiez-vous ces 7 derni�res ann�es ?

Avez-vous �t� atteinte de mariage ou de divorce ?

J'ai failli contracter ces virus. Autre chose ?

Non, le reste semble convenir.

Peut-�tre que oui.

- Oreillers ? - Je me calerai sous un robinet.

Un pyjama serait superflu, vu la chaleur, non ?

Oui... Vous "monteriez" prendre un verre ?

- Impossible. - Vos h�tes doivent �tre sobres.

Vous, surtout.

Bonne nuit, Jeannie.

- Bonne nuit, Pete. - Et merci.

Pour la salle de bain.

Je vous en prie.

Bonne nuit.

All� ?

Le Club de Jeannie ?

Ah oui... Un instant...

Pete ?

- Oui ? - T�l�phone.

Vous le passez sous la porte ?

Venez le chercher, ballot.

Un instant.

Pardon, ce doit �tre le bureau.

Ici Stenning.

On a mis sous presse sans toi, j'esp�re que �a te g�ne pas ?

D'accord, �a va. Moi, je suis ici et toi l�-bas. C'est injuste.

Mais pour compenser, passe au Centre M�t�o demain matin

et d�gotte-moi des donn�es sur les glaciers depuis 20 ans.

Tu seras surpris par ce que j'am�nerai demain.

J'ai de nouveaux contacts.

D�sol�, il faut �tre parrain� par deux amis

et tu ne les as pas.

Toi aussi, grossier pesonnage.

Compromettant, non ?

- Vous m'expliquez ? - Il va falloir m'�pouser.

Cette brume, ce temps d�traqu�, d'o� cela vient-il ?

Vous en savez plus long que moi l�-dessus.

Allons, depuis des mois, vous brouillez les pistes.

Je comprends � peine ce que j'entends.

Comme quoi ? Si c'est � ma port�e...

Soyez chic, je ne suis m�me pas cens�e vous parler.

Jusqu'ici, nous n'avons rien fait d'autre...

- Changeons de sujet, voulez-vous ? - Pour quel autre ?

Que vous est-il arriv� ?

Comment �a ?

Vous �tiez �crivain.

C'est aussi confidentiel que le temps.

De quoi allons-nous parler, alors ?

Devons-nous parler ?

- Blague � part ! - Je ne blague pas, Jeannie.

- Votre bain refroidit. - �coutez, Jeannie...

Je ne veux ni vous faire l'amour,

ni vous serrer dans mes bras, ou vous embrasser

parce que vous ne m'attirez pas.

Mais s'il vous pla�t... battez-vous pour m'avoir.

Cela durera longtemps ?

- La brume ? - Nous.

Pourquoi les femmes s'inqui�tent-elles de la fin d�s le d�but ?

- Ne g�n�ralisez pas. - Je ne...

- Je sais ce que tu veux dire. - Alors, fais-moi une place.

"Le jour de la col�re est venu, et qui peut y subsister ?

"Entrez dans les creux des rochers,

"dans les fissures secr�tes de la terre,

"mais vous serez d�couverts lors du Jugement Dernier."

Suivez-moi pour vous repentir !

Bonjour, y a du monde ?

Peu. L'�quipe de nuit vient de partir.

Tout �a va co�ter cher.

Allez, d�tendez-vous.

Il est en panne, les plombs ont d� sauter.

Je suis pr�s de faire pareil, avec cette chaleur.

Londres - Le cyclone de l'horreur. Des sauvetages "�clair" toute la nuit.

Bombes H. La grande question. Changements climatiques.

Encore un cyclone... en Gr�ce.

- Le m�me ou un autre ? - Il a fait moins de victimes.

Les gars ? La Gr�ce, la France et nous...

Le boss avait raison pour la ligne �ditoriale.

Que Maguire le termine.

M. Jacko vous demande de le terminer.

- Il a pr�vu la benz�drine ? - La benz�drine ?

Apporte une boisson fra�che et douche-moi avec si je dors.

Je t'entends mal.

Si �a marche pas par Le Bourget, prends un avion priv�,

ou va � Bruxelles en voiture. Je veux ces clich�s !

Mais oui, on paiera.

Pas les petites routes, les d�viations d'autoraoute !

Paris-Match a de beaux clich�s.

- On les aura quand ? - Sous peu, avec de la chance.

Le Bourget a failli �tre d�vast�.

Rajoutons des photos.

Le prix les fera tiquer.

Photo-reportage. Bill, on rajoute une page.

Jacko, c'est le coup de feu ?

T'�tais o�, hier ?

La brume, tu te rappelles ?

- Rappelle-toi, c'�tait l'apr�s-midi. - J'�tais pas saoul et je ne buvais pas.

- si c'est ce que tu sugg�res. - Je sugg�re qu'on avait besoin de toi.

J'ai eu un nouveau contact au Centre M�t�o.

- Exploitable ? - Pas encore.

- Maguire savait o� me joindre ! - Malheureusement,

c'est pas lui qui te paye.

- Non, chef... - Bonjour, M. Stenning !

C'est le 1er cyclone en Europe, vous le saviez ?

- Je ne savais pas, merci. - Et la tornade en Gr�ce ?

Donne ou je te botte le train.

- C'est pas tr�s frais. - T'as dormi ici ?

M'en parle pas. Des d�g�ts chez vous ?

Quelques vitres cass�es.

- La brume a disparu. - Disparais, toi aussi !

Laisse-le, il y peut rien.

- C'est vrai, quoi. - La ferme !

Bon d'accord.

C'est imbuvable !

C'�tait le chaos, cette nuit ?

Le vieux a avanc� l'impression d'une heure.

Et y a eu le cyclone et on �tait pas grand-monde.

On cr�ve de chaud !

37 degr�s, dit la m�t�o !

On finira tous � poil. C'est quoi ?

Des coupures. Cyclones, typhons, tout y est !

Pacifique Ouest, Australie, Madagascar...

Rel�ve-moi tous les chiffres. Avanc�e, progression et victimes...

Pourquoi je te ferais pas 500 mots

sur l'inconscience de l'humanit� ?

Si tu veux, mais apr�s mon relev�.

Bien s�r.

Passe-moi les donn�es sur les glaciers.

Les glaciers ?

Tu n'es pas all� au Centre ?

J'y ai d�pos� Jeannie.

C'est elle, mon contact. Elle va m'appeler.

T'es trop occup� pour le faire ?

Elle consulte les dossiers. J'ai pr�f�r� venir ici.

- Fallait pas. - Je vois �a !

Mais la question sera vite r�gl�e.

� toi de voir, l'ami.

D'accord.

Maintenant que le couteau est plant� profond, je peux y aller ?

Assieds-toi, Pete !

Appelle-l�, notre standard est sans doute satur� !

Le Centre de M�t�orologie.

Je peux te parler, Sandy ?

- Pas maintenant, Pete. - Je ferai vite.

Je veux finir �a

et aller me coucher.

Je plaque tout !

Termin�. Je d�missionne.

J'en ai marre d'�tre le souffre-douleur de Bill !

Reviens quand il fera moins chaud.

Je ne suis pas un jeune reporter ! Ras-le-bol du secr�tariat !

T'es pay�, non ?

Y a pas si longtemps, le journal m'encensait !

Tu n'�cris plus, que veux-tu qu'on publie ?

�coute Pete, oublions ta d�mission.

Attendons un peu. Bill est un ami � toi, non ?

- Ouais... - Il te l'a d�j� prouv�.

- Sanderson... - C'est peut-�tre la chaleur.

C'est pour toi.

R�fl�chis.

J'y penserai... Ici, Stenning.

C'est Jeannie. Il faut que je te parle !

Je ne peux pas ! Pas au t�l�phone. Il faut que je te voie.

Ce soir, comme pr�vu.

Prends un taxi et viens.

Je ne peux pas !

J'appelle d'une cabine, je dois y retourner.

Je d�jeunerai t�t. � 12 h 30, � Battersea Park.

D'accord, Jeannie.

Rencard ?

J'ai un contact au Centre. Elle veut me dire quelque chose.

Ah oui ? Un scoop ?

Cela m'�tonnerait d'elle, mais sait-on jamais.

- C'est ton contact. - Bon ben...

Tu es mon t�moin, si on me cherche.

Tu me fais le coup du novice ? Allez, file !

Quelle co�ncidence, �a doit faire 3 heures...

Y a trop de monde, ici.

Timide ? Je voulais t'embrasser !

On ne doit pas �tre vus ensemble.

Je sais, tu es une espionne russe. Bon, je te suis l�-bas.

Pete, s'il te pla�t ! Sois s�rieux !

- Je le suis ! - Tu ne comprends pas.

Tu vas m'expliquer. Monte l�-dedans.

Stenning ne regarde jamais � la d�pense.

Quoi de plus intime ?

Pete... Je...

Prends ton temps, j'ai pay� pour deux tours...

- Tu as une cigarette ? - Bien s�r.

Ce matin, il manquait de monde, j'ai d� faire le standard.

Et ?

J'entends des trucs, parfois. C'est oblig�.

Mais on les garde pour soi. Le standard, c'est confidentiel.

Mais ce matin ?

Promets que tu ne l'utiliseras pas.

C'est � propos de la grande question ?

- Je ne peux pas. - Il le faut !

Bon Dieu ! S'il y a un probl�me les gens doivent le savoir !

Les sp�cialistes savent ce qu'ils font.

Pourquoi m'en parler ?

Pour me soulager, tu es le seul � qui je peux en parler.

- J'ai peut-�tre tort. - Non, Jeannie. Continue.

Je n'ai pas tout compris

mais ce que j'ai compris a suffit pour me paniquer.

Alors, tu vois...

Promets-moi.

D'accord, dis-moi.

- Dans le mille ! - Bon, d'accord...

May ? Deux blondes pour le Daily.

J'en ai deux au frais.

Je les ai vendues.

Je t'avais demand� de les garder !

- J'ai pas entendu. - Tu n'entends jamais rien.

Trois scotchs ! C'est bon pour la circulation.

Je prends la prochaine.

J'ai besoin de toi. Bois, t'en auras besoin.

Mets �a sur mon ardoise, tu veux ?

On m'a racont� une dr�le d'histoire.

Dr�le comment ?

C'est quoi, la nutation ?

Une l�g�re oscillation de l'axe de la terre,

caus�e par l'attraction du soleil sur la lune.

Elle a chang�.

Tu vois, c'est une sorte...

Il s'agit aussi d'axe de rotation.

Il y aurait 11 degr�s de variation.

- Tu le tiens d'o� ? - Peu importe.

J'avais raison.

F�licitations.

L'inclination de la terre a chang�.

Ils sont imb�ciles, fous, irresponsables et criminels !

Ils ont r�ussi, finalement.

Voici l'angle normal.

Une variation de 11 degr�s l'am�nerait ici

ou l�.

On ignore de quel c�t�.

Votre th�orie de la ligne indiquerait l'ouest.

- D'o� tenez-vous �a, Stenning ? - Ne me le demandez pas.

Trouvez-moi Sir John Kelly, chez lui ou ailleurs, je veux lui parler !

- Votre contact ? - Peu importe,

vous pouvez me croire sur parole.

Quelles incidences � part sur le climat ?

Ils ont trafiquot� Dame Nature, tout de m�me. Personne ne sait !

� votre avis.

Je pr�f�re me taire.

Oui ?

Je ne voulais pas du porte-parole.

D'accord... qui est-ce ?

- Qui est-ce ? - Holroyd, monsieur.

Appelez Jacko, et tout le monde ! Holroyd ?

Ici Jefferson, du Daily Express.

Dites � Sir John qu'il sera d�rang� soit maintenant

soit en lisant notre �dition de demain,

d�claration ou non !

Bill, au boulot.

Fais-moi un panorama du monde tel qu'il sera

avec les nouvelles zones climatiques.

Prenez le t�l�phone et notez.

Sir John Kelly, ici Jefferson. Je veux une d�claration !

Rien n'est impossible.

Pas m�me 11 degr�s d'inclinaison de l'axe du globe.

Oui, nous allons le publier !

LE MONDE BASCULE

L'�QUATEUR A BOUG�, SELON LES SCIENTIFIQUES

Bonjour, monsieur ? Que se passe-t-il ?

Le monde bascule ?

Brumes, cyclones, inondations...

- Jeannie, que pouvais-je faire ? - Je ne veux rien savoir.

Il fallait le publier, c'�tait trop gros.

C'est �a !

On n'a pas utilis� ton nom, Jeannie !

Il ne s'agit pas de mon nom ! Tu t'es servi de moi !

Je suis pr�te.

- Qui �tes-vous ? - Service de la s�curit�.

- Attendez, o� l'emmenez-vous ? - En d�tention pr�ventive.

- Pour quelle raison ? - Nous y allons ?

Qu'essayez-vous de pr�venir ? C'est d�j� l� !

L'humanit� est assise sur un cocotte-minute !

Laisse, Pete, tu n'es plus concern�.

Vous faites exploser ces bombes sans rime ni raison

et il faudrait garder �a secret ?

Tr�s bien ! Ils l'ont coll�e en d�tention provisoire !

Allons, je comprends mais du calme.

Au diable la leuc�mie, la mortalit� infantile

ou les suicides en s�rie !

On colle une gamine en taule et tout va bien !

Ben, �cris-moi tout �a !

Pense donc ! Qui lirait un papier

sur l'autodestruction nucl�aire

que l'humanit� nous propose... quand est trop tard.

Il n'est jamais trop tard pour un bon papier.

L'homme s'empoisonne conscienseusement

en gardant le sourire sur son visage gras !

C'est comme �a, Pete,

les gens s'en fichent jusqu'� ce que �a les touche.

Eh bien l�, �a me touche ! Il n'y a rien que vous puissiez faire ?

Que peut-on faire d'autre ?

Pete, ils sont hyst�riques, ils la rel�cheront

sous peu.

� quoi bon ? Qui l'engagera ?

Ce n'est pas un probl�me, on lui donnera un boulot.

Tant que le monde tourne, embauchons !

BOMBES H. �MEUTES

ALLOCUTION DU PREMIER MINISTRE, CE SOIR

J'ai pens� qu'il �tait n�cessaire de vous parler � tous,

pour couper court

aux rumeurs les plus folles

et infond�es r�pandues � la h�te.

C'est une r�alit�,

l'axe du globe s'est inclin�.

Mais rassurez-vous, ce n'est pas une catastrophe.

G�ologues et astronomes

ont �tabli que la terre avait bascul�

plus d'une fois au cours de son histoire.

Et elle y a toujours surv�cu.

Quelle en est l'incidence sur notre quotidien ?

Certes, le cycle des saisons

pourrait en �tre perturb�.

Cela a certainement rapproch�

certaines r�gions

des zones polaires...

L'AXE DU GLOBE ROUGE

...tandis que d'autres s'en sont �loign�es.

Mais je fais absolument confiance

aux scientifiques

pour rem�dier

aux probl�mes climatiques

que nous pouvons rencontrer.

Je sais que nombre d'entre vous attribue aux essais nucl�aires

l'alt�ration des mouvements terrestres.

Sachez que la majorit�

des scientifiques rejette cet argument.

Toutefois, je manquerais � mon devoir en refusant de reconna�tre

que d'autres scientifiques pr�nent cette th�orie.

Qu'ils aient raison

ou qu'ils aient tort,

les quatre grandes puissances sont parvenues � un accord

pour cesser tout essai,

exp�rience, fabrication ou travaux

li�s au projet nucl�aire.

Pr�ts � tout pour un vote.

Je vous demande donc de consid�rer l'avenir calmement et constructivement.

Rappelez-vous qu'en Angleterre,

affronter le climat est une habitude.

Qui �crit ses textes ?

On va bien rire, si la chaleur persiste.

Laisse, May, il y a le bulletin m�t�o.

Ils sont si pr�cis !

Je m'en ficherais de la chaleur, s'il commandait de la glace !

- Je l'ai command�e ! - Elle est o� ?

Je ne suis pas le livreur !

- Faut un bikini, par ce temps. - Fais-leur plaisir, May.

Cette chaleur vous monte � la t�te.

Un verre chaud, �a se boit cul sec.

Je retourne au bureau.

"...avec de probables pluies durant le week-end...

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Geoff me ferait une avance ? - Tout d�pend de combien.

Assez pour un bon avocat.

Arr�te de t'en faire, elle sortira d'ici une semaine !

C'est moi qui ait tout �bruit�, qu'il m'accusent, moi !

C'est toi, le scoop du si�cle, savoure-le !

Covent Garden est si sec qu'il pourrait prendre feu.

Le combat pour sauver Covent Garden

Une employ�e du Centre M�t�o inculp�e.

L'employ�e indiscr�te. Tra�tresse ou h�ro�ne ?

Les r�servoirs en cote d'alerte

Laissez les routes d�gag�es.

Record de temp�rature du si�cle

Mesures d'urgence � vaste �chelle

D�gagez les routes, s'il vous pla�t.

LE MONDE ENTIER RATIONNE L'EAU

L'employ�e indiscr�te est lib�r�e

L'�tage de la r�daction.

Abandonne tout espoir, toi qui entres ici.

- Je travaillerai ici ? - En salle de r�daction.

Au fait, m�fiez-vous des journalistes.

- Je suis une grande fille. - Justement.

- Si vous cherchez de l'eau... - J'en bois jamais.

On m'en a propos� 20 litres pour 1 livre.

F�tons �a, deux cocas glac�s.

C'est 4 shillings pi�ce. J'arrive apr�s �a !

Dis-leur que c'est des escrocs !

D�tendez-vous, il avait un rendez-vous.

Peu m'importe.

Vous n'allez pas lui en vouloir �ternellement ?

Changeons de sujet.

Son m�tier est d'informer.

Tr�s juste.

Je rentre par ici o� il y a une porte de service ?

Bon, je m'occupe de mes oignons.

Les hommes de droit... alias les fouines.

L'inquisiteur...

Jacko, Mlle Craig. Documentation et standard.

Bienvenue. Vous �tes plus belle au naturel qu'en photo.

Alors ? Vol de citernes d'eau.

Oui, 20 000 litres.

Grandiose. Jadis, c'�tait de l'argent.

C'est un peu effrayant, tout �a.

Vous �tes propri�taire d'une citerne ?

- Je parlais d'ici. - Vous vous y ferez.

Le documentaliste est adorable, il vous aidera.

En cas de probl�me, il y a moi... ou Pete.

Tout est class� ici, de la bombe atomique au bouddhisme !

J'appr�cie vos intentions, mais c'est bel et bien fini.

Jeannie, doit-il faire une parade de p�nitence dans Fleet street ?

- C'est juste termin� ! - Ne perdez pas de temps.

Lui n'en perd pas, il avait rendez-vous.

� Battersea Park avec son fils.

Mlle Craig ?

- Vous avez trouv� votre chemin ? - M. Maguire m'a guid�e.

On se sentira moins seul, ici, d�sormais.

Prends-en soin. C'est une fille intelligente.

Elle manque juste un peu de mesure !

Voil�, pour 8 shillings de coca chaud.

Donne �a � Mlle Craig, tu veux ?

Qu'y a-t-il, fiston ?

�a va.

Regardez-moi ces temp�ratures.

Delta du Mexique, 62 degr�s.

U.S.A., TEXAS, 60 degr�s. Rome 59 degr�s.

Sans compter cette famine !

Pourquoi ce manque d'eau ? Et la glace qui fond aux p�les ?

- Elle devient de la vapeur. - Elle redescendra bien un jour ?

Oui, mais quand elle le fera, prie pour �tre en hauteur !

Salut.

- Je reviens de Battersea Park. - Moi, je pr�f�re Brighton.

J'ai vu un truc, �a t'int�resse pas ?

D�tends-toi. Je ne sais m�me pas de quoi tu parles. Alors, quoi ?

Ils ont dress� de grandes tentes de l'arm�e.

Il y a des camions �quip�s de douches

avec des citernes de 2 000 litres et un syst�me de purification.

Il y en a � Hyde Park, Richmond, Wimbledon, Highgate...

- Tu les as vues ? - Juste � Battersea,

mais j'ai parl� � un chauffeur qui a install� le mat�riel dans les autres.

La s�curit� m'a emp�ch� d'entrer.

- T'as une id�e ? - Oui.

- Ce sont des douches collectives. - Bon Dieu !

Tes voisins sont sales ?

Autrement dit, plus d'eau courante chez soi !

Exact. Ouvre le robinet et �coute le bruit du progr�s.

Ici, Davis. Tu as des photographes ? Envoie-les vite.

Mitchell, appelle Glasgow et vois si c'est la m�me chose.

Toi, Manchester.

V�rifiez toutes les villes proches de Birmingham.

Tarabuste les gens des minist�res.

Pour qu'ils me soumettent � la question ?

Et nous, les coursiers, on peut faire joujou ?

T'as d�j� eu ton scoop, non ?

- Mais je ne pourrai pas l'�crire. - D�tends-toi.

Ici, Davis.

Stenning a peut-�tre trouv� quelque chose de gros.

�a ressemble au fait qu'ils vont couper l'eau.

Je voudrais qu'il vous parle avant de l'�crire.

Ils installent des douches collectives dans les parcs.

Je vous l'envoie.

Pete, va parler au vieux !

Les photos arrivent.

Et les h�pitaux ?

Contacte-les. Si �a doit arriver,

Il doivent d�j� s'�tre pr�par�s.

S'il y a des d�p�ches, pr�venez-moi.

- Tu as vu ces douches ? - Environ 50 � Battersea.

Il faut en �tre s�r, les gens paniquent suffisamment.

Excusez-moi, Macreedy, de Moscou.

- C'est urgent. La ligne est mauvaise. - Je ne l'esp�rais plus.

Clive ? All� ? Clive ?

Oui. Je t'entends mal !

Oui ?

Oui. Je le sais d�j�.

J'aimerais ne pas le croire.

J'imagine que tu veux rentrer. Il y a des avions ?

�coute, � toi de voir.

Fais-le, si tu le souhaites.

Je peux attaquer ?

R�union, vite ! Jacko !

R�union ! Jacko ! Qu'est-ce que tu fabriques ?

Viens ici. Fissa !

Mlle Evans !

Trouvez-moi le directeur, il est � Cherkley.

J'attends ?

T'as une famille, pas vrai ?

J'ai un fils.

Emm�ne-le � la campagne, si tu peux. En ville, la vie va se corser.

- Voici la maquette. - Inutile.

La ligne directe...

Bonsoir, monsieur.

Les Russes ont coiff� tout le monde au poteau.

Macreedy le tient de Moscou.

Une conf�rence s'est tenue avec les plus grands chercheurs.

La terre a bascul�, on le savait,

mais l'orbite a �t� modifi�e de 11 degr�s.

Et nous nous rapprochons du soleil.

� quoi leur servirait d'inventer cette histoire ?

Selon eux, les chercheurs de l'Ouest le savaient

mais tentaient de trouver une solution.

�a n'a pas filtr� dans les agences de presse, mais �a ne va pas tarder.

Non, bien s�r que non.

C'est comme �a que je pensais faire.

Je vous le soumettrai.

Bon, vous avez compris ?

Oui, mais que diable fait-on ?

Pour commencer, faites-moi deux lignes en Une en gros titres.

Alors on va vers le soleil ? Combien d'ann�es-lumi�res...

Si c'est vrai,

je dirais qu'il nous reste environ...

4 mois.

Avant quoi ?

Qu'un d�licat parfum d'humanit� grill�e n'envahisse l'univers.

Vraiment 4 mois ?

Au vu de la courbe des temp�ratures ces derni�res semaines... oui...

- C'est donc �a, le message ? - Plus que 300 parutions.

- On publie �a demain ? - On publie des nouvelles,

les faits ! Laissons les proph�ties aux fanatiques.

Bill, Sandy et toi, vous allez interviewer Cockcroft, Penny,

Tentez de faire parler Haldane, de Calcutta.

Pete, prends la p�nurie d'eau et ses cons�quences.

Hygi�ne, centrales �lectriques, voire radiateurs de voitures.

Et garde un ton assez optimiste.

Compris ? Tout va bien se passer. Termin�.

Un d�p�che !

- Oui, on sait. - Et que trop bien.

Appelez chez moi.

Moi qui partais en vacances ! J'annule ou pas ?

Liquide ton assurance-vie et fais la noce.

- Conseil d'ami. - Arr�te �a...

- On peut rien faire ? - Si, toi tu peux.

File chercher de la docu sur les points de fusion.

Le temp�rature o� tout fond, le m�tal ou mon �il de verre.

Je suppose que �a ne peut pas �tre une erreur ?

�a l'est. La m�re de toutes les erreurs.

La sentence tombe et personne ne bronche.

Que faire d'autre ? Dis plut�t le couperet.

Un type de Leeds a une m�thode pour l'extraire l'eau de l'air.

Ah au fait... il a �t� intern� !

Geoff m'a dit de mettre le gosse au vert.

Il a raison. Ma bourgoise laissera pas son jardin.

Madame donnerait un bras pour ses pois de senteur.

�a me rappelle... C'est illicite, mais tu en veux ?

- Non merci. - Bon...

Ils vont bien faire quelque chose !

Quoi ?

Quelque chose ! Ils ne vont pas nous laisser...

- �cris ton papier. - Je sais ce que je veux �crire.

Tu ne peux pas.

On a d�fi� la nature ! "Je fissionne mieux que toi !"

Moi, � ta place ?

J'irais me ressourcer aux archives.

Je l'y ai amen�e, il y a 1/2 heure.

Merci, j'�viterai d'y aller. Tu sais qu'elle ne me parle plus...

Vous ne vous �tes pas encore crois�s !

Je devais y aller, de toute fa�on.

Ouais...

On a tous besoin de ce qu'on peut encore avoir.

Ils se recoupent.

Il faut se souvenir de ce qui lie le nom au sujet, et vice-versa.

En cas de besoin...

C'est pour M. Maguire.

Eh bien, merci...

- Oui ? - J'ai besoin de...

Pete...

J'ai besoin de toi.

Moi aussi.

L'EAU, C'EST LA VIE PR�SERVEZ-LA

DOUCHES COLLECTIVES

Votre attention, s'il vous pla�t...

Une annonce d'importance nationale

sera faite � 21 h par le Premier Ministre.

Attention, � 21 h, annonce d'importance nationale !

Merci de faire passer le message. Votre attention, s'il vous pla�t..

D�sol�, c'est interdit. Ferme la porte, vieux.

J'ai rendez-vous.

Pas pendant la distribution. Ils vont tous sortir par l�.

Commencez pas !

Inutile de discuter ! Laissez-les l� !

Je veux de l'eau !

C'est impossible, ce sont des douches !

On a tous droit � de l'eau !

Pour une douche, oui ! Laissez-�a l�.

On peut aussi avoir soif !

D�gagez !

Laissez-les l� ou partez.

- Papa, o� t'�tais ? - Ils ne m'ont pas laiss� entrer.

- On s'en va � la campagne. - Je sais, Mike.

Je voulais dire au revoir au Train Fant�me.

On n'a plus le temps et c'est ferm�.

Il rouvrira un jour ?

Oui, peut-�tre un jour.

Maman est l�. Viens la voir !

Viens avec nous.

Viens, papa !

Dis-lui de venir, maman !

Bonjour, Peter.

Bonjour, Angie.

Pourquoi il vient pas ?

Quelqu'un doit rester pour voir si le Train remarche, non ?

Oui, je crois...

Tu restes � Londres ?

Le journal continue.

Je te reverrai quand ?

Tr�s bient�t. J'irai te voir. Allez, file.

Je monte devant !

Oui, si tu ne te tortilles pas.

Il faut partir.

- Au revoir, Peter. - Au revoir, Angie.

- Tu as de l'eau ? - Un petit peu.

Attention aux braqueurs d'eau.

Je serai prudent.

Bonne chance, Peter.

Ce serait ridicule, maintenant, non ?

Oui, tr�s ridicule. Prends soin du gosse.

� bient�t.

Peut-�tre.

Attention, une annonce d'importance nationale

sera faite � 21 h par le Premier Ministre.

Ici, Londres...

- Essaie de l'avoir plus clair. - Je ne pourrais pas faire mieux.

Je parie qu'il va y avoir une panne en plein milieu.

On est sur g�n�rateur.

- On attendra la d�p�che ! - Ronnie, cours

au haut-parleur.

T'attends quoi ?

Il serait aujourd'hui

absurde de minimiser la gravit� de notre situation

ou de nier les risques de la d�cision prise.

Silence !

La d�cision a �t� prise conjointement

par tous les gouvernements et chef d'�tat du monde,

d'un commun accord.

Bravo ! Il n'aura fallu qu'un million d'ann�es.

Il tremble comme une feuille.

Sa langue est toute gonfl�e.

Allez ! Trouvez un m�decin.

Aux grands maux, les grand rem�des.

Les scientifiques sont unanimes,

il faut tenter de modifier

ou au moins d'enrayer la progression vers le soleil.

Ainsi, quatre bombes nucl�aires,

les plus puissantes � ce jour,

seront-elles mises � feu simultan�ment

� 150 km les unes des autres � l'ouest de la Sib�rie.

� cette fin, les pr�paratifs ont �t� acc�l�r�s

avant que la chaleur ne rende l'op�ration incontr�lable.

Personne, et je le r�p�te, personne

ne peut dire quels seront les effets de cette explosion massive.

Une chose est certaine, n�anmoins,

sans cette op�ration, la terre est condamn�e.

Avec, nous ne pouvons que

nous en remettre � la volont� de Dieu.

- Tu as rat� les bonnes nouvelles. - J'ai entendu, voici le texte officiel.

- C'est pour quand, le Big Bang ? - Mercredi matin, 11 h.

Il prennent le th� avant.

Hilrant.

J'ai mieux pour te faire rire. 5 cas de typhus � Londres,

et on en attend d'autres.

L'eau vendue au march� noir... 4 livres les 4 litres, typhus en rab.

- Qu'y a-t-il ? - Ne le touchez pas, �loignez-vous.

- O� habite-t-il ? - Je ne sais pas, au nord de Londres...

C'est ce que je pensais. Appellez les urgences.

Pauvre gars... on avait pas besoin de �a.

Faites vacciner tout le monde.

Au moins, on a le choix, typhus ou leuc�mie.

T'en penses quoi, Bill ? De ces bombes ?

T'as entendu, personne ne sait ce qu'il adviendra.

Si �a �choue ?

�vacuation par fus�e, vers la lune !

Les r�fugi�s de la plan�te morte !

- Une goutte ? - Au moins.

Dans ton testament, n'oublie pas de me l�guer ma voiture.

Je ferais br�ler vif tous les vendeurs d'eau pollu�e.

Sans compter 12 livres

pour mon circulateur d'eau fant�me.

- T'en veux ? - Je bois plus.

Les femmes font des miracles avec les hommes.

- Fallait-il que la terre prit feu. - Content que tu approuves.

Si tu as �puis� ton r�pertoire, je peux

- la rejoindre ? - Elle est partie.

Partie ?

Elle voulait prendre un bain avant que tu fasses du caf�.

- Tu me pr�tes la voiture ? - C'est encore la mienne ?

Voil�, Jacko. Lis tout, m�me les carbones.

Vire ce que tu veux, je rentre.

- J'ai travaill� pour une vie. - Et la vaccination ?

Contre quoi ? La fin du monde ?

Ne restez pas l�, la route est barr�e.

Je dois passer.

- L'acc�s est interdit. - Pour raisons m�dicales ?

Non, des jeunes font la f�te.

Ils ont allum� des feux, etc.

- Vous allez o� ? - Ebt Terrace.

- Laisse-le passer ! - Merci.

SI vous tombez sur eux, ne vous arr�tez pas.

Et �vitez Chelsea, c'est le chaos l�-bas.

Comme toujours !

� quoi vous jouez ?

On finit en beaut�, bonhomme !

H�, Kink !

Quoi ?

Tiens !

Je vais lui jeter dessus,

sale petite truie !

Tu la rationnais pour �a ? Donne-le-moi.

Je vais le faire !

�a suffit ! D�gagez !

Tou �a pour un dernier bain ensemble ?

Je vais lui donner, moi, son bain !

Je veux lui donner son bain !

Ils t'ont fait mal ?

Non, c'est rien.

- Et toi ? - Il fallait que je me d�foule.

Viens.

Je vais barricader la porte.

- Ils sont devenus fous. - Oui, c'est la nouvelle mode.

Tu as entendu l'annonce ?

Je l'ai entendue.

Pourquoi tout cela est-il arriv� ?

La fatalit�, voil� tout.

On a fait les malins.

- Les gens veulent juste vivre. - Je ne crois pas.

J'aimerais comprendre.

Beaucoup de gens ne veulent pas vivre. C'est trop difficile.

Ils sont las, ils ont peur.

Ils pr�f�rent en finir plut�t que d'avoir peur,

de perdre espoir jour apr�s jour.

Ils veulent que �a s'arr�te.

Pas moi.

Je ne veux pas...

Moi non plus...

d�sormais.

Il est maintenant 10 h 41.

19 minutes avant le compte � rebours.

19 minutes.

Il est maintenant 10 h 46.

14 minutes avant le compte � rebours.

14 minutes.

14 minutes avant le compte � rebours.

Ne sortez pas de chez vous.

Il est maintenant 10 h 47.

Il est maintenant 10 h 51.

9 minutes avant le compte � rebours.

9 minutes.

Il est maintenant 10 h 52.

8 minutes avant le compte � rebours.

- Le mousse resta sur le pont... - Salut, les enfants.

Ils trouv�rent la gn�le dans la soute.

Mais pas le mousse ?

Il a une mission. � plus tard.

O� vas-tu ?

Voir ce qui se passe apr�s le "Z�ro !".

Le t�moin de ce qui sera ou aura �t�...

- Laisse-moi le couvrir... - Non, Pete !

Emm�ne-la au lit, cr�tin.

Si on arrive chez Harry en moins de 3 min,

je vous paie � boire.

J'ai quelque chose.

Pourquoi �coutes-tu �a ?

C'est un moment historique. Comme un discours de la Reine � No�l !

On entend que des chiffres,

rien d'historique � entendre quelqu'un compter.

Ouvre le coffre ! Il te reste quoi ?

Je suis si contente qu'il reste quelqu'un ici.

Dans exactement 30 secondes.

30 secondes...

Je la mettais de c�t�. Et celle-ci, c'est pour la maison.

Vas-y mollo, il co�te bonbon !

Je me demande comment j'ai pu aider un sale rapiat comme toi...

Tu ne m'avais jamais dit �a.

Non, mais je le pensais ! C'est dit et j'en suis heureuse !

Le compte � rebours a d� commencer.

Cul sec !

Sant�...

22...

21...

� la chance de l'esp�ce humaine !

18...

17...

12...

11...

S'agit pas de se tromper, on doit �tre � 9.

7...

Toujours plus tard qu'on ne pense.

6...

- May ! - 5...

Viens l�...

4...

Tu le pensais tout � l'heure ?

3...

Mais non, esp�ce de petit corniaud.

2...

- 1... - Bill, dis moi oui !

Z�ro...

D'accord, viens, t�te de lard.

L'homme avait sem� le vent

et r�coltait la temp�te.

Peut-�tre que dans les heures � venir, tout m�moire s'effacerait

et l'espoir d'un avenir s'envolerait.

Toutes les �uvres de l'homme retomberaient

dans le chaos dont elles �taient issues.

Mais peut-�tre qu'au c�ur des flammes

dans lesquelles il a pr�cipit� son monde

bat un c�ur qui se soucie plus de lui

qu'il ne le fait lui-m�me.

LE MONDE EST SAUV�

L'explosion des bombes H est une r�ussite

LE MONDE EST CONDAMN�

L'explosion des bombes H est un �chec

Et si l'homme a un avenir,

aussi insensible soit-il,

fier et provocant dans sa qu�te de puissance,

qu'il le vive avec amour,

il sait si bien le faire.

Ainsi, pourra-t-il dire, une fois encore,

"Que la lumi�re est douce

"et quel bonheur pour mes yeux d'apercevoir le soleil !"

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