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Préparez armes...
En joue...
Feu !
LA COLERE DE DIEU
Où allez-vous ?
Dans un coin tranquille.
Au Nord ou au Sud ?
Au Nord.
Drôle de lieu...
qu'un pays qui fête ses morts.
Pas si drôle que ça,
quand on vit un enfer
et que la félicité n'existe que dans l'au-delà.
Vous êtes irlandais.
Plus que jamais.
En ce cas, vous méritez le pardon.
Mon père !
Aidez-moi !
Ne prive pas un condamné de l'absolution,
sergent.
Lève-toi, mon fils.
Vos affaires sont-elles conclues, M. Keogh ?
N'aie crainte, j'ai payé ma note.
Un bon bain froid, et je m'en vais.
Une bière pour hâter le départ de notre invité !
Trinquer avec le diable ?
Oublions le passé.
Buvons à l'avenir.
Malheureusement, le mien semble bien sombre.
J'ai des marchandises à convoyer jusqu'à Huila,
mais mon chauffeur s'est fait exécuter ce matin.
Il n'aurait pas dû se mêler de politique.
Je vous paie 200 dollars américains pour conduire ce camion.
Plus cinq ans de taule si on me coince avec la camelote.
Bon sang, vous m'avez découvert.
Il s'agit en effet d'un convoi de whisky.
Du bon whisky, M. Keogh...
C'est une denrée rare en Amérique latine.
Mais aux États-Unis, depuis la prohibition,
le whisky, c'est de l'or !
Tant mieux.
- Disons 250 dollars. - Je vais rater mon train.
Vous ne risquez absolument rien, M. Keogh.
Un autre chauffeur vous attendra à la frontière.
Je ne vous comprends vraiment pas.
Va pour 300 dollars.
Qu'en dites-vous, hein ?
Après tout, les temps sont durs.
Je me fiche de l'argent.
Au Mexique,
la révolution est terminée et la prohibition n'existe pas.
C'est le paradis.
Si tu m'avais parlé de whisky irlandais...
Filou !
Reviens !
Arrête-toi !
Arrête-toi !
Des ennuis, M. Keogh ?
Ce bandit m'a volé mon billet
et mon passeport.
J'exige 500 dollars.
500 !
Et qu'on me rende passeport et papiers.
Diable ! Nous allons nous entendre à merveille !
A merveille !
Encore à plat, mon père ?
Tiens, mon ami irlandais.
Un pneu à plat, c'est banal.
Mais là, je suis bloqué
sur un rocher.
On la soulève, on la pousse bien fort,
et elle roulera toute seule.
Diable, j'avais pas pensé à ça !
Vous parlez d'un après-midi !
Si votre religion le permet,
vous pourriez m'aider ?
Je vous suis redevable. Acceptez une goutte de brandy.
Que diriez-vous plutôt d'un whisky de contrebande ?
Merci, mais je préfère mon propre breuvage.
Il n'y a pas foule.
Si Dieu avait voulu doter le monde d'un trou de balle,
c'est ici qu'il l'aurait mis.
Aimez-vous les prêtres ?
Que penser d'un célibataire qui porte une jupe
et qu'on nomme "Mon père" ?
Oliver Van Horne,
du diocèse de Boston.
Emmet Keogh.
Je traverse le pays pour collecter des fonds.
Où allez-vous ?
Jusqu'à une petite gare à 60 km d'ici.
Je vous y retrouverai peut-être.
Et je vous paierai à boire.
C'est là que mon eau-de-vie sera délivrée.
Santé !
Mon article de foi, c'est mon pistolet.
Adios, ami sacrilège !
Qui avons-nous là ?
Drôle de photo !
Emmet Keogh ?
Drôle de nom.
Luis Delgado, pour vous servir.
Un verre ?
Avec plaisir, mais je dois donner cette lettre à Gomez.
Gomez... Gomez est un imbécile.
Il est incapable de lire.
Ou même de vous voir.
Oh que si ! Il doit payer sa marchandise.
Où est-il ?
Là-dedans.
Gomez s'est suicidé.
Le colonel Santilla, lui, sait lire.
Ça pourrait l'intéresser.
Qui ça ?
Vous ne connaissez pas le colonel Santilla ?
Le colonel est le leader des forces révolutionnaires de la région.
A boire pour mon ami !
Un homme intelligent,
ce colonel Santilla.
Il aime beaucoup lire le courrier.
Surtout quand il provient de votre ami M. Jennings.
Santé !
Longue vie !
Bon, j'ai un train à prendre.
Il y en aura d'autres.
- Quand arrive le colonel ? - Quand ça lui chante.
Sergent !
Regardez ce que nous a caché ce bon Gomez !
Lâchez-la.
Tacho...
Ton hacienda réserve des surprises.
Qui es-tu ?
- Elle... - Silence !
Laisse-la parler.
Après tout, qu'importe ton nom.
Ce qui compte, c'est que tu es une femme !
Sergent...
Elle est muette.
Une femme muette ?
Elle ne pourra pas se plaindre !
Qu'est-ce que c'est ?
Ah, ma Juliette...
Rien de tel qu'un vieux vin et une jeune femme.
Mais c'est un plaisir à partager.
Du calme, l'ami.
Du calme.
Ton tour viendra.
Tous contre le mur ! Les mains en l'air !
Plus vite que ça !
Tu me comprends ?
N'aie pas peur. Je tuerai le premier homme qui...
- Apporte la corde. - Toujours la même ?
Regarde !
Regarde-le se faire pendre.
Viens voir de plus près.
Un autre suicide !
Tu n'auras bientôt plus de force dans les bras.
En attendant, on va te distraire un peu.
Prenez-la !
Bonsoir.
Une gigue irlandaise, M. Keogh ?
Même les prêtres
ne peuvent voyager partout.
Je suis en règle.
Il s'est enfui.
Apportez-moi une bouteille.
N'importe laquelle.
Je dois réfléchir.
Ça, c'était une sacrée messe, mon père !
J'ai une confession à faire.
L'habit ne fait pas le moine.
Etes-vous un prêtre ou un bandit ?
Vous avez absous les condamnés à mort.
Leur fin en a été moins difficile,
et à moi, ça ne m'a pas fait de mal.
Pourquoi diable,
ne puis-je pas me mêler de mes affaires ?
Fuyez, mon père.
Ils vont revenir plus nombreux.
Par où ?
Les routes sont barrées, ils ont averti leurs complices.
Santilla est très intelligent.
Il faut être plus malin que lui, c'est tout.
Toi, trouve à manger.
Je vais faire le plein.
Qui, moi ?
C'est nous deux qu'ils recherchent.
Ma voiture ira plus vite que ton vieux tacot.
Allons-y.
Je vais bien mieux. Gracias.
Que veut-elle ?
Elle veut partir avec vous.
Je suis en danger de mort.
Elle aussi, señor.
Elle n'a personne ?
Pas ici.
Mais de l'autre côté de la montagne, dans le Wind River Country,
son peuple l'attend.
Prends tes affaires.
Vite !
- Mais à quoi tu joues ? - Elle vient avec nous.
Pas tant que je serai vivant.
On peut arranger ça.
Elle connaît bien le pays.
Elle est Aymara.
Aymara ?
Mon garçon, tu ne sais pas à quoi tu t'exposes.
Elle vient quand même.
Mon père...
Enfant, elle a vu ses parents se faire tuer.
Elle n'a jamais reparlé
mais elle vous guidera mieux qu'une carte.
J'ai toujours rêvé d'un navigateur muet.
Allez, grimpe.
Filons d'ici.
Comment elle s'appelle ?
Chela.
Nom de Dieu, c'est un sacré beau paysage !
Mon père...
Ah oui, j'oublie tout le temps.
Sacrément désolé, Mlle Aymara.
Par où ?
Bien, Minnehaha !
Tu connais le coin.
Ce colonel Santilla n'est pas si malin que ça.
Ils devront se lever de bonne heure pour nous attraper.
Suivez-les, le colonel les veut vivants !
Allons, vite !
Une prière, mon père ?
Oui, attrape la mitrailleuse.
Arrêtez, au nom du colonel Santilla !
Ne gaspille pas les munitions !
Par St Patrick !
Attendez-moi !
Attends qu'on arrive en terrain plat.
Tire encore un peu.
Ton fusil est enrayé !
T'en fais pas, on les a semés maintenant.
Et pas un mot, je te prie.
Retire cette soutane.
Pourquoi, soldat ? Tu as une dent contre les religieux ?
Le col aussi.
Mon frère est un vrai prêtre, lui.
Reposez les chevaux.
Et les autres animaux.
Allons nous mettre à l'ombre.
Dieu a dit : "Aime tes ennemis."
La ferme !
Il a aussi dit : "Si on te frappe, tends l'autre joue."
M. Keogh ?
Le colonel a fait venir un de vos vieux amis.
Jennings !
Sachez que le camion que vous conduisiez
ne contenait pas du whisky.
Votre ami vendait des fusils et des grenades
aux forces contre-révolutionnaires.
M. Keogh...
Je regrette profondément cette fâcheuse affaire.
Sale traître d'Angliche !
Ce n'est pas ma faute. Si je pouvais m'amender, je le ferais.
A ta place,
je ne resterais pas ici.
Où pourrais-je aller ?
Au diable.
Préparez armes...
En joue...
Feu !
Un corral...
Quel triste endroit pour mourir !
Tu as le choix.
Le peloton d'exécution
ou ton ami irlandais.
De quoi préfères-tu mourir ?
De mort naturelle, bien entendu.
Messieurs, c'est l'heure.
Après vous.
J'ai tout mon temps.
Debout, l'Irlandais ! Viens rencontrer ton Créateur.
Excusez-moi, mon père.
Laissez-le-moi ! Gardez vos balles.
Désolé, M. Keogh, mais j'ai d'autres engagements.
S'il y a un au-delà, Jennings, tu ferais mieux de courir vite !
Et s'il n'y en a pas, mon père, on vous a roulé.
Je n'ai pas besoin de ce chiffon.
Ordre du colonel Santilla.
Il manque un vrai prêtre,
mais votre âme est déjà condamnée à l'Enfer.
Je t'y attendrai.
Où est la fille ?
Tu ne le sauras jamais.
Préparez armes...
En joue...
Feu !
Qu'est-ce qui se passe ?
Qu'est-ce qui se passe, bordel ?
C'est une résurrection.
Et je n'ai même pas attendu 3 jours !
Messieurs...
Je vous présente le colonel Santilla.
Pardonnez cette macabre farce,
mais vous savez maintenant que votre vie
est entre mes mains.
J'ai rarement des invités si distingués,
des hommes venant droit des flammes de l'Enfer.
Le bienveillant M. Jennings.
Ancien capitaine Jenks,
congédié par l'Armée britannique pour détournement
des fonds militaires.
Vous fûtes ensuite Jamieson.
Ce bon vieux Jamieson, je l'avais oublié !
Sa carrière connut un épisode honteux en Irlande,
où il fut délateur pour les Black and Tans.
Les Black and Tans !
Je comprends votre sensibilité, M. Keogh.
Ils ont mis l'Irlande à feu et à sang.
N'est-ce pas ?
Votre tête est mise à prix en Irlande
car en tant que membre du Squad,
vous commettiez des assassinats politiques.
Le père Van Horne.
Prêtre ?
Ou diable ?
Voyons le sac du père Van Horne.
Une mitrailleuse automatique d'un côté.
Ce n'est pas banal.
De l'autre...
Un véritable trésor.
Assortiment de devises de plusieurs pays
s'élevant à 53 000 dollars américains.
Quelques aumônes prélevées du tronc des pauvres.
Les banques et les dépôts ne sont que menu fretin
pour notre pasteur.
Car qui soupçonnerait un humble prêtre ?
Il a pourtant causé plus de dettes que vous deux réunis.
Alors, messieurs...
Ensemble, vous formez la Trinité du Vice.
Le Père, le Fils, et le Saint-Esprit,
en la personne du corrompu Jennings.
Mais je vous empêche de déjeuner.
Messieurs... Mon père, en tête de table.
Détachez-les.
La vie réserve
bien des surprises.
Dites le bénédicité.
Le bénédicité !
Blablabla, merci pour le repas.
Bon, à quoi on joue ?
Qu'est-ce qui se trame ?
Ce qui se trame, comme vous dites,
c'est très simple.
Vous allez tuer un homme,
Tomas de la Plata.
Nous sommes à 60 km de son bastion.
C'était déjà le cas il y a deux mois.
Mais 20 de ses hommes contrôlent la Sierra Mojada.
Je dois la jouer fine avec de la Plata.
J'excelle à cette méthode.
- L'avez-vous déjà vu ? - Non, jamais.
Vous lui vendiez des armes.
Par des intermédiaires.
Votre fameuse méthode...
De la Plata a besoin de fonds.
Mojada abrite une vieille mine d'argent.
Il encourage les sociétés minières
à s'associer avec lui pour l'exploiter.
J'ai moi aussi décidé de prendre part au jeu.
J'ai donc transmis une lettre à de la Plata,
en votre nom.
Vous avez osé ?
Vous représentez la Sté Herrera, du Honduras britannique.
Vous serez demain à Mojada,
accompagné d'un ingénieur des mines.
J'ai jamais vu une mine !
Improvisez.
Dites-moi d'abord où est l'Indienne, Chela.
- Je l'ai interrogée. - Elle est muette !
Oui, mais elle sait écrire.
Elle m'a tout raconté et je l'ai laissé partir.
Bon, vous vous habillerez tous deux en hommes d'affaires.
Il vous faudra une voiture.
Van Horne a généreusement offert la sienne.
Excellent.
Nous jouerons nos rôles jusqu'au bout, colonel.
Vous m'avez gardé pour la fin, colonel.
C'est bon signe.
Effectivement.
Les habitants de Mojada ont grand besoin d'un prêtre,
rôle que vous avez tenu jusqu'ici avec talent.
Que fait l'Église ?
Elle en a envoyé un.
De la Plata l'a fait pendre.
Le précédent a été trouvé errant dans le désert,
nu comme un ver et complètement fou.
Charmant !
Vous m'évitez le peloton pour que de la Plata fasse le sale boulot.
Au contraire, c'est justement vous qui allez tuer de la Plata.
C'est donc réglé.
Avant que de la Plata n'ait profané l'église,
cette statue a été épargnée.
Elle pourra vous servir, c'est le saint patron de Mojada.
San Rafael de los Mineros,
saint patron des pauvres et des opprimés.
Comment le savez-vous ?
Si votre histoire prend, comment quitterons-nous Mojada ?
Tomas sème la terreur,
mais une fois mort, son petit empire s'effondrera.
Mon pays a assez souffert.
Il faut mettre fin à la tuerie.
De la Plata n'a plus sa place ici.
Et qu'en retirerons-nous ?
S'il ne vous tue pas, vos vies
et votre part des 53 000 dollars.
Là, je vous comprends mieux, colonel.
Je crache pas dessus.
Une petite minute...
Ces 53 000 dollars, ils sont à moi.
A vous, mon père ?
Ce qui est sûr,
c'est que ce colonel Santilla a du goût.
Festin succulent, fin cognac et excellent cigare.
De la part du Colonel.
Ma canne !
Sans elle, je me sens nu.
Dites au colonel
que ces trucs-là ne marchent qu'avec des balles.
On vous en fournira demain matin.
Le colonel vous laisse le champ libre,
mais méfiez-vous,
les sentinelles meurent d'envie de s'exercer.
Autre chose ?
Une femme me dirait bien, pas trop jeune,
qui sache y faire.
Et aussi quelques bouteilles d'eau bénite.
Dire qu'on devrait être morts !
La vie est une aventure.
Ne dis jamais "jamais" et ne promets jamais rien,
car tu ignores ce que l'avenir te réserve.
De quel avenir parles-tu, trafiquant d'armes ?
On va régler nos comptes... et tout de suite !
Emmet !
Il vaut mieux que cet homme soit ton ami que ton ennemi.
A en croire le colonel Santilla,
on doit se serrer les coudes, que ça nous plaise ou non.
Alors va faire un tour et calme-toi.
Vous êtes un sacré bonhomme.
Nous allons nous entendre à merveille.
A merveille !
Je suis Nacho, chef Aymara.
Merci d'avoir sauvé Chela.
C'est un cadeau spécial,
venant d'une femme Aymara.
Elle veut que vous nous accompagniez.
C'est impossible.
Le prêtre et moi devons aller à Mojada demain.
Si vous allez à Mojada, señor,
vous signez votre arrêt de mort.
Vous nous avez promis des armes, Colonel.
Le sac du Père Van Horne contient de quoi assurer sa vie dans l'au-delà.
J'ai prudemment retiré l'argent
et l'ai mis à l'abri.
Sous le siège, le père trouvera des munitions supplémentaires
qui lui permettront de diriger un beau requiem.
Excellent !
Conduisez-nous, M. Keogh.
Et si nous nous perdions en chemin ?
Les spectacles au corral ont lieu chaque jour.
Ah oui, votre méthode...
Puisque nous empruntons le même chemin,
on vous dépose ?
Avec joie.
Que Dieu vous protège.
Qui était-ce ?
Derrière tout perdant, se trouve une femme.
On l'a sauvée d'un viol, c'est tout.
Voilà où ça nous a menés !
Je ne fricoterais pas avec une Aymara, si j'étais vous.
Qu'ont-elles de si spécial ?
Les Aymaras sont une société matriarcale.
La femme choisit l'homme.
Elle passe une amulette autour du cou de son élu.
Le divorce, lui, se fait très simplement.
Comment ?
Je vais me faire tout petit à l'arrière.
Je cherche la maison du señor Tomas de la Plata.
Nous avons rendez-vous.
Vous êtes le señor Jennings ?
Non, c'est moi.
On vous attend à l'hôtel.
Vous êtes invité à dîner à l'hacienda de la Plata.
J'informerai Don Tomas de votre arrivée.
Avance, mon gros.
Ma taille est due à un dérèglement glandulaire, M. Keogh.
Et c'est un sujet qui ne heurte aucunement ma susceptibilité.
Ah, voici les visiteurs de señor de la Plata.
Carlos Moreno, pour vous servir.
Ma femme.
Vos chambres sont prêtes et...
Partez, mon père.
On tue les prêtres, ici.
C'est pourquoi Dieu m'a envoyé.
On me tuera ainsi que ma famille si je vous aide.
Je vous en prie.
Qu'est-ce qu'on fait ?
Nous jouons nos rôles.
Déposez-moi à l'église avec mes affaires
et allez dîner chez de la Plata.
En vous laissant seul ?
Tant que j'ai ceci près de moi...
Attends ici !
Par ici, señores.
Désolé, mais nous vivons une époque extraordinaire.
On vous rendra vos armes lorsque vous quitterez Mojada.
Un ingénieur des mines...
j'aimerais lire votre rapport.
Bienvenue à l'hacienda de la Plata.
J'ai apporté des cartes à votre attention.
Vous irez à la mine dès demain.
Vous la trouverez sans doute quelque peu primitive.
Elle est longtemps restée à l'abandon,
depuis que mon mari...
Nous avons besoin de capitaux pour moderniser
nos équipements.
Bien qu'elle soit ancienne, la mine est riche en gisements aurifères.
Je vous fournirai les rapports d'essai
des cinq dernières années.
Cela nous sera utile, bien sûr.
Mais comprenez que nous devons effectuer nos propres essais.
Nous avons fait l'expérience d'investissements malheureux.
J'ose croire
que vous ne doutez pas de notre honneur,
señor Jennings.
- Pas du tout ! - Tu es si méfiant !
- Simple précaution. - Aie confiance.
Très bien.
Je ne pourrai vous accompagner,
ma mère vous escortera.
Où seras-tu, Tomas ?
Où se cache-t-on pour attraper le renard ?
Un certain colonel Santilla
risque de profiter de votre visite
pour envahir Mojada.
Peut-être êtes-vous l'appât de son hameçon.
Etes-vous associés depuis longtemps ?
Trop longtemps pour que je m'en souvienne.
Il est trop modeste.
Sans M. Jennings, je ne serais pas là.
Qui a emmené ce prêtre ?
Nous avons déposé
un pauvre homme du clergé en détresse.
Les prêtres sont interdits ici.
Nous pensions bien faire.
Dieu n'a pas cessé d'exister par la faute d'un seul prêtre.
Transmettez un message à ce... prêtre.
Quand vous partirez, il partira aussi.
En attendant, qu'il se tienne coi.
Pas un seul service, pas un seul sacrement.
Dites-le-lui.
La sainteté passe par la propreté.
On prie, mon père ?
Je n'avais pas été à genoux depuis longtemps.
Voici Pablito.
Il m'a adopté.
Le prêtre est mon père.
Va changer l'eau avant que l'Église
n'ait sale réputation.
Je l'ai trouvé endormi dans l'église.
Il est orphelin.
Autre chose dont on peut remercier de la Plata.
Alors, vous le trouvez comment ?
- Idiot. - Tordu.
Suspicieux.
Même sa mère...
- a peur de lui. - Sa mère ?
Et il a une petite armée.
Il faudra être malin pour l'attraper.
- L'hacienda ? - Une forteresse.
- Et la mine ? - N'y comptez pas.
On y va demain matin, mais sans lui.
Je vous accompagnerai peut-être.
Maintenant que la mine est réouverte,
il faut la bénir.
Au nom du Père,
du Fils et du Saint-Esprit.
Dieu de bonté,
veillez sur ceux qui peinent ici
et par la grâce de Votre Fils,
donnez-leur la vie éternelle.
Au nom du Christ, notre Seigneur. Amen.
Retournez au travail !
Vous avez perdu assez de temps ! Allez !
Tu es mort, prêtre.
Quand Tomas de la Plata menace, il rigole pas.
Sinon, on ne le prend plus au sérieux.
Non, dis à mon fils qu'il doit s'en prendre à moi.
Pardonnez-moi,
je ne voulais pas vous mettre en danger.
La volonté de Dieu est indiscutable.
Vous n'y êtes pour rien.
On leur montre la mine,
oui ou non ?
Je l'espère.
M. Keogh évaluera l'état de la mine.
Moi, je déterminerai nos besoins en transport et en équipement.
Dieu bénisse votre entreprise,
et toi, mon fils.
Je ne suis pas ton fils.
Grâce à Dieu !
Le rapport métallurgique indique des traces
de cuivre et d'argent.
Il y a un problème de ventilation.
Le puits d'aérage a été obstrué par une chute de rochers.
Des rochers...
Plutôt que de tout changer, on pourrait extraire verticalement.
Qu'en pensez-vous ?
Euh... il est trop tôt pour le dire.
Je dois faire une étude complète.
Attention !
Emmet !
Trouve des pelles.
Vite ! Señora de la Plata est blessée.
Par là !
Sortez-la d'ici.
Jurado,
viens nous aider !
Filons avant que tout s'écroule.
C'est juste une entorse, mais il ne peut pas marcher.
Attends, j'ai entendu du bruit.
Mais non, c'est la mine !
Non, il reste quelqu'un.
Dépêche-toi, nom de Dieu !
Viens !
Laisse-nous.
Où est le prêtre ?
Il est resté, señora,
pour donner les derniers sacrements à Jardona.
Un homme a été rappelé à Dieu.
Mais il serait péché de pleurer sa mort
quand tant ont été épargnés.
Cet après-midi à 16 heures,
se tiendra une messe d'action de grâce.
Que ceux touchés par la miséricorde de Dieu
se joignent à moi pour louer Son nom.
De plus en plus curieux...
De la Plata et ses acolytes me trouveront ici.
Mon sermon sera court
mais efficace !
Vous les prendrez certes par surprise.
Mais vous ne les aurez pas tous du premier coup.
Je sais.
J'ai donc enrôlé notre ami irlandais
comme organiste.
Tu attaqueras par l'arrière.
Avec quoi, des tuyaux d'orgue ?
La musique sera fournie...
Cadeau du Colonel Santilla.
Ils ne vont pas tous rentrer dans l'église.
Pour ceux qui se recueilleront dehors,
Jennings fera en sorte que le glas sonne pour eux.
Pour les incrédules,
ceci devrait les aider à voir la lumière.
Mon Dieu,
vous auriez dû être militaire plutôt que...
qu'êtes-vous au juste ?
La messe commence à 16 heures.
Que faites-vous ici ?
Chela veut vous voir.
Elle m'a assez vu comme ça !
Je vous laisse.
Attendez...
Tu pourrais fermer les yeux.
Je...
Je suis content que tu sois venue me voir...
enfin, je suis content de te voir.
J'ai pensé à toi mais je ne savais pas où te trouver.
Tu peux rouvrir les yeux.
Est-ce que tu parles la langue des signes ?
Pas moi.
Dis...
Est-ce que c'est vrai ?
Enfin, qu'est-ce que ça veut dire ?
C'est bien ce que je craignais.
Écoute, je suis flatté
que tu m'aies choisi.
Mais je ne peux pas m'engager.
Mère de Dieu !
J'ai un grand-père en Irlande
qui bénirait le jour de notre rencontre.
Il dit que le plus beau présent que Dieu ait fait à l'homme,
c'est une femme qui sait tenir sa langue.
J'aimerais que tu voies l'Irlande, Chela.
J'aimerais tant de choses.
Elles sont impossibles.
Pour toi.
Et pour moi.
Pas ici-bas.
Prêtre !
Ne sais-tu donc pas que j'ai interdit les messes ?
Si.
Alors prie, prêtre !
Don Tomas !
Que fais-tu ici ?
Je viens trouver Dieu.
Cet homme n'est pas Dieu.
Je vais le tuer.
Alors tue-moi aussi !
Si un seul autre prêtre meurt en mon nom,
je jure que je mourrai avec lui.
Très bien, mère.
Puisqu'il t'a sauvé la vie ce matin, je l'épargnerai...
pour cette fois.
N'oublie pas,
c'est ton dernier avertissement.
Parole de Tomas de la Plata.
Quitte Mojada.
Si tu donnes un seul service,
un seul sacrement,
tu mourras.
Je mourrai selon la volonté de Dieu.
La volonté de Dieu ?
La volonté de Dieu !
Parlons-en, de sa volonté.
Quand j'étais dans le Nord,
le colonel Francisco Santilla a libéré Mojada.
Ses soldats ont saccagé ma maison.
Ils ont battu mon père à mort
et ont déféqué sur sa dépouille devant ma mère.
Ils l'ont forcée à regarder
tandis qu'ils avilissaient ma soeur.
Elle en eut tellement honte qu'elle se suicida.
Ma mère, elle-même,
a été violentée.
Et personne ne les a arrêtés ?
Non.
Les habitants se sont enfermés chez eux,
comme des chiens qu'on a fouettés.
Et leur prêtre,
leur guide spirituel,
n'avait dans sa vie de place que pour deux choses...
la bouteille et le lit puant de la veuve qui l'hébergeait.
Comme toi, prêtre,
il était le père du peuple.
Je prie pour son âme
et la tienne, Tomas.
Quand je reviendrai demain à 9 heures,
tu seras parti.
Viens, mère.
Prie, prêtre.
Vous ne pouvez rester.
Il vous tuera.
Ma place est ici.
Alors aidez-moi.
Par pitié, aidez-moi.
Je ne puis plus porter seule ce lourd fardeau.
Peuple de Mojada,
Tomas de la Plata a promis
que lorsqu'il reviendra à 9 heures demain matin,
je serai soit parti... soit tué.
Voici ma promesse.
Demain à 9 heures,
il y aura une procession sur la place.
Je porterai l'image de San Rafael de los Mineros.
Demain,
vous serez libérés de Tomas de la Plata
et les cloches de l'église sonneront l'heure de la liberté.
Je ne veux pas vous faire courir de risque.
Non, je vous demande à tous de rentrer chez vous et de prier
pour que ma bravoure
fasse peser sur Tomas de la Plata
la colère de Dieu !
Il veut en faire une guerre de religion.
"Notre Père qui êtes aux cieux, allez au diable."
Que préparez-vous exactement ?
Nous aurons une 2e chance de l'éliminer.
Il ignore que nous sommes armés.
Tu prendras place dans la tour.
Je serai devant l'église
et toi, tu seras ici.
- Tu seras dans ma ligne de mire. - On parie ?
C'est une guerre personnelle entre Santilla et de la Plata.
Si on filait à Mexico ?
Pourquoi devons-nous endurer tout ça ?
Pour 53 000 dollars !
Jennings,
tu as un rendez-vous tôt demain matin.
J'y serai.
Nacho, viens.
Fêtons ça tous ensemble.
Non, señor. C'est interdit.
Comment ça ?
Un Aymara ne peut entrer dans une cantine.
Vous êtes mes invités.
C'est ma tournée.
Débarrasse-nous d'abord de cette traînée.
Mieux encore,
c'est moi qui vais m'en charger.
Une traînée indienne,
c'est mieux dans la poussière.
Tu t'es vite enfui de la mine ce matin.
C'est l'alcool qui te rend aussi courageux ?
Je me ferai un plaisir de te tuer à main nue.
Emmet !
J'ai été comment ?
Fantastique.
Chela, tu as parlé !
Mon nom.
Quel est mon nom ?
Emmet.
On ferait mieux d'y aller
avant que je ne m'écroule.
Rappelez-lui qu'on l'attend demain matin.
Bon, un verre ?
Je ne bois jamais.
Sauf quand je suis seul ou accompagné.
Carlos, une autre bouteille.
Près des eaux distillées, il me mène...
Mon Père, je veux faire baptiser mon fils
pour le libérer du péché originel.
Entendu, après la procession.
Je crois qu'il vaut mieux ce soir, mon Père.
Car vous risquez d'être mort,
après la procession.
Nous sommes accablés de péchés
mais nous n'avons pas pu nous confesser.
A Mojada, certains mariages
n'ont pas été sanctifiés.
De nombreux enfants sont nés
sans avoir été placés sous l'état de grâce.
Et les mourants
n'ont pas eu de sacrement.
Ça dure depuis longtemps ?
Depuis que Tomas de la Plata est arrivé,
il y a bientôt deux ans.
Antonio...
Ce soir, l'église restera ouverte toute la nuit.
Dis-leur que je célébrerai les mariages,
j'entendrai les confessions,
je donnerai la communion et célébrerai la messe.
Réveille enfants et bébés
nés hors du lit conjugal et viens les faire baptiser.
Va.
Demain, nous aurons une armée.
Pablito !
Pour l'avoir cru, ne serait-ce qu'un instant,
je me baptise stupide, faible,
crétin fini !
Il n'y avait pas de prêtre pour nous marier...
alors nous avons vécu dans le péché.
Je vous absous
au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Matilde.
Matilde...
Nous l'appelons comme vous.
Oliver Van Horne.
Notre Père, bénissez ces anneaux.
Que ceux qui les portent restent sous votre aile
et se multiplient
par le Christ, notre Seigneur.
Amen.
Mais qui entendra mes péchés ?
Sûrement pas moi !
Ça va, mon vieux ?
Quelle heure est-il ?
Bientôt 9 heures.
Vous savez, les gens ici vous prennent pour le Messie.
Où avez-vous appris tous ces trucs religieux ?
Pablito !
Allez, lève-toi !
Va-t'en d'ici.
Allez, disparais.
Je veux rester avec vous.
Impossible, muchacho.
File maintenant.
Écoute, Pablito...
A partir de demain,
on ne se quittera plus d'une semelle.
Mais ce matin, tu dois partir.
Alors, s'il te plaît, va te cacher quelque part.
Voyou !
Où est cet idiot d'Irlandais ?
Chela !
Nacho !
Ça rime à quoi, tout ça ?
Tes amis vont mourir.
Détachez-moi, je dois les aider !
Non !
Si tu me trahis,
tu crois que nous pourrons rester ensemble ?
Ou même que je pourrai te regarder dans les yeux ?
Vous allez mourir.
Mojada est une tombe.
Un absent...
et un soûl, parfait !
Voilà Paul Revere !
Merci d'être venu.
Les Irlandais ne font jamais comme les autres !
Hé toi, le gros...
Fermez-la, tous les deux.
Je suis bien loti avec vous.
Allez vite vous cacher.
Ils arrivent !
On ne se bouscule pas à ta procession.
Vous êtes là, c'est ce qui compte.
Le suicide est péché mortel, prêtre.
Tu as eu de la Plata ?
Non, il s'est enfui.
Il ne suffit pas de savoir tirer.
Il faut aussi ne pas craindre de la Plata quand il reviendra.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Il m'a envoyé, señor.
C'est le diable incarné.
De la Plata !
Chela ?
Il l'a emmenée, elle et beaucoup d'autres.
Hommes, femmes et enfants.
Que veut-il ?
Vous.
C'est vous qu'il veut.
Je vais...
Je vais prier et méditer.
Que fais-tu ?
Ça se voit, non ? Je décampe.
Si de la Plata veut faire de moi un martyr,
il se trompe.
Bien dit !
Direction nord, Jennings.
Rassemble les fusils et les munitions.
Ils seront aussi utiles sur les hommes de Santilla.
C'est vrai...
Et avec cet arsenal, on peut se mettre au cambriolage de banque.
Et les otages ?
Quoi ?
Je les ai confessés,
je leur ai donné les sacrements.
Ils sont sauvés.
Qui t'a autorisé à leur donner les sacrements ?
La Sainte Église
Seul un prêtre consacré peut le faire !
Tu es bien pieux tout d'un coup.
C'est parce que Chela est prisonnière.
Si tu veux jouer les sauveurs, je te laisse la place.
Mais tu as convaincu ces gens de ta bonne foi !
Il faut savoir se vendre.
Tu veux entendre ma confession ?
Tous les grains du rosaire
ne suffiraient pas à effacer mes péchés.
Je suis la brebis égarée, le fils prodigue qui en a ras-le-bol,
de toi et de tes congénères.
Ils m'ont bien dupé.
Cinq années, mon garçon...
jusqu'à l'ordination.
Je souhaitais alors vivre selon Son image.
Comme Lui, j'ai chassé les marchands du Temple.
Ils sont revenus chez l'évêque.
Et l'évêque a remonté les bretelles au prêtre.
Il ne parlait pas par paraboles.
Les pauvres sont dans nos coeurs.
Mais ce sont les riches qui remplissent nos sébiles.
Il semble que lorsqu'un prêtre veut suivre Son modèle,
l'évêque peut le déclarer hérétique et l'excommunier.
Coup monté.
Quand on est prêtre, c'est pour la vie.
Voilà Jurado !
Prêtre !
Don Tomas t'apporte un présent,
le prêtre.
Mon père...
Chaque demi-heure,
on en tuera un autre.
La prochaine, ce sera l'Indienne.
On t'attend, prêtre.
On t'attend !
On doit libérer les otages.
Pourquoi ?
Idiot d'Anglais.
De la Plata les tuera tous.
Chela est la prochaine.
Finalement, la religion, l'amour et le sexe,
c'est pareil.
La ferme ! Il faut agir.
La solution est toujours au fond de la bouteille.
Allez chercher mon sac dans la voiture.
Où vas-tu ?
Tuer Tomas de la Plata.
Si de la Plata te met la main dessus,
tu es mort.
Non, il m'aura réservé un traitement de faveur,
si je ne le tue pas avant.
Après tout, je suis le prêtre de ce village.
Un dernier pour la route ?
Vu qu'on devait mourir au peloton d'exécution,
on n'a rien à perdre.
Dieu protège les simples d'esprit et les ivrognes,
mais pas les idiots.
De la Plata ne te laissera pas prendre ce sac.
Ne sous-estime pas le pouvoir des Écritures
Les voies du Seigneur sont impénétrables.
Rassemble tous les hommes armés du village.
On va attaquer l'hacienda.
Ils pensent peut-être faire de moi un héros ?
Es-tu armé, prêtre ?
De la Plata n'a pas tenu parole.
Il devait tous les libérer.
Les habitants de Mojada, oui.
Mais cette...
Elle appâtera tes amis,
les ingénieurs des mines.
Surveillez-la jusqu'à leur arrivée.
Où est Tomas de la Plata ? A-t-il peur de m'affronter ?
Il a été blessé.
Et pour ça, tu vas payer.
Lâche-le !
Je te l'ordonne !
Laisse-le, Tomas. C'est un homme de Dieu.
Que Dieu l'aide ! Prenez sa Bible.
Je savais
que tu nous jouerais un tour.
La main de Dieu s'abattra sur toi, Tomas de la Plata.
Qu'il ose ! Je l'en défie !
Tu ne pensais pas que moi aussi je te jouerais ?
Tu es devenu diabolique.
Il me faut donc trouver une fin diabolique
à notre ami.
Une fin poétique.
Changement de plan ! Tu conduis.
Conduire ? Je ne peux même pas m'asseoir au volant.
Reste debout sur le siège et défonce la porte.
Attends que je lance une grenade. Pigé ?
Où vas-tu, bourreau des coeurs ?
Chercher Chela.
C'est par où, le Nord ?
Par là, señor.
Mexico, me voilà !
Dégagez le passage !
Toute ma vie, j'aurais pu emprunter la voie la plus sûre.
Mais qu'est-ce que je me serais ennuyé !
Serre.
Serre !
Les voilà !
Déjà ? Tant mieux, on est prêts.
Attendez.
Cessez le feu !
Ils restent hors d'atteinte. Il faut les attirer.
La fille !
Garde-les et veille sur elle.
Pour l'amour de Dieu, ne parle pas maintenant !
Et la fille ?
Et c'est reparti...
les amis !
Nous nous entendons à merveille !
Derrière toi !
La vie réserve bien des surprises...
Je t'avais promis
de te rendre ton arme.
Et maintenant...
Alors ça...
Quoi donc, mon père ?
C'est l'Évangile..
selon Van Horne.
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