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Original subtitles

AMÈRE VICTOIRE

Je t'avertirai dès que j'en saurai davantage.

Merci, Mokrane. A 11h, ce soir, n'oublie pas.

Le général vous attend, commandant.

Excusez-moi.

Où étiez-vous passé, Wilkins ?

Je parlais au commandant. Il m'a pas à la bonne.

Dépêchez-vous d'enfiler ce vêtement arabe.

On va faire un tour ?

Comment ça se met?

Michael, dites-lui.

Nous allons lancer une opération commando demain à 18h30.

Il faudra surprendre les Allemands à Benghazi.

Le plan d'action est établi ?

Pas encore. On vient de recevoir les dernières instructions.

Je suis à votre disposition.

Parfait.

Je sais que l'action vous attire.

Vous êtes l'homme qu'il me faut.

Il s'agit de paperasse, après tout.

Vous parlez arabe ?

Je ne suis pas très doué pour les langues.

♪ ai quitté l'Afrique du Sud, mais j'ai gardé mon accent.

L'allemand vous sera utile.

C'est l'occasion de montrer vos capacités...

et de monter en grade.

Nous vous tiendrons informé, ce soir à 10h.

Merci.

Bonjour, Leith.

Le ventilateur devrait rafraîchir la tête du colonel, pas les mouches.

Naturellement.

Vous venez, Jimmy ?

Mon commandant.

- Votre femme... - Qu'est-il arrivé ?

- Rien. Elle est ici. - Ici ?

Elle a atterri à Héliopolis il y a une heure.

- Où est-elle ? - Elle vous attend à l'hôtel.

Merci.

Cigarette ?

Non merci.

Eh bien ?

Une mission difficile.

Elle a une chance de réussir ?

Une sur un million.

- Alors, vous êtes contre ? - Pas du tout.

Vous connaissez bien Benghazi.

Oui, j'ai passé deux ans en Libye avant la guerre.

Mais vous y étiez en tant qu'archéologue, non ?

L'expédition Andover.

Ça, c'était aux Indes. C'était plus à la mode.

En effet.

Vous parlez arabe ?

Oui.

- Allemand ? - Non, mon général.

Vous pensez m'envoyer là-bas ?

Je vous le ferai savoir.

Bien, mon général.

Je ne suis pas officier d'active comme Brand.

Je suis réserviste.

Bonsoir.

- Bonsoir. - Bonsoir, Jimmy.

Je veux y aller.

Vous lui avez parlé de Brand ?

Non. Il l'a croisé dehors.

Il n'est pas idiot. Il a tout de suite compris.

Pas idiot ! C'est un rustre.

Il connaît le désert. Il a vécu avec les Arabes.

Brand a plus de 15 ans de service. Il déchiffrera les documents.

C'est un bureaucrate.

- Il a suivi l'entraînement commando. - Leith aussi.

Leith n'a jamais combattu.

Brand non plus.

Je ne peux pas trouver l'homme idéal en 20 minutes !

Brand a de l'autorité sur les hommes.

Leith...

C'est un intellectuel.

Et il est gallois.

C'est l'idée de l'état-major.

Ils prennent Benghazi par surprise avec 200 hommes.

Ils font sortir les prisonniers.

Il y en a bien 10000.

Puis on fait venir la flotte de Malte et...

Il n'y a plus de prisonniers

à Benghazi, ils ont été emmenés au sud.

Leith, venez. Je vais vous présenter ma femme.

Jane, voici le capitaine Leith.

Bonsoir.

Asseyez-vous.

Vous êtes un secret d'Etat. Votre mari vous a cachée.

Depuis quand ?

Le début de la guerre.

Ça fait longtemps. On a la mémoire courte, de nos jours.

C'est mieux ainsi.

Que buvez-vous ?

- Un whisky. - Deux.

Tu mélanges les alcools ?

Trois whiskies.

Pourquoi a-t-on la mémoire courte ?

Par volonté d'oublier ou par indifférence ?

A votre avis ?

Par indifférence.

Avez-vous déjà tenu à quelque chose ?

- Oui. - A quoi?

Jane.

Parler peut tuer.

Se taire aussi.

Ça n'a rien d'un secret.

Une fois.

Avant la guerre.

Oui?

Quand je suis allé en Libye

pour fouiller une cité romaine.

Plus rien n'a eu autant d'importance.

Et la guerre ?

C'est une chose à laquelle il faut survivre. Comme l'amour.

Vous avez dit ça au général Paterson ?

Oui.

Il désapprouve. Il a un plan pour m'empêcher de survivre.

Ils vous ont désigné ?

De quoi parlez-vous ?

C'est confidentiel.

Nous devrions nous taire.

A nous, Jane.

A nous.

♪ allais oublier...

Je te ramène. Ce ne sera pas long.

Je peux attendre ici.

Je m'occupe d'elle.

Très bien.

Allez dire au général combien de chameaux sont nés.

A tout à l'heure.

Tu ne comprends pas.

Regarde.

A votre mariage.

Merci, Jimmy.

Vendredi 25 août

1939.

A trois heures devant le British Museum,

comme tous les vendredis.

Vous n'êtes pas venu.

♪ ai attendu une heure, puis j'ai téléphoné.

Pas de réponse.

Je n'ai jamais eu de réponse.

Je devais retourner en Libye.

Vous le saviez.

Pourquoi avoir agi ainsi ? Pourquoi vous êtes-vous enfui ?

♪ avais peur de vous.

Si j'étais resté...

Si vous étiez resté ?

Pourquoi n'êtes-vous pas resté ?

Vous avez épousé un commandant.

- J'ai épousé un commandant. - Pourquoi ?

Je l'aimais.

David ne s'est pas enfui. Ce n'est pas un lâche.

Tous les hommes sont des lâches.

A leur façon.

Dansons.

Ça pourrait être ce dont on a besoin.

- Quand sera-t-il en service ? - En octobre.

Parfait.

Excusez-moi. Puis-je vous dire un mot?

Oui, qu'y a-t-il ?

Je voulais vous assurer que je désire l'action...

Mon cher, je n'en ai jamais douté.

Rompez. Je vous verrai tout à l'heure.

Mon général.

Vous avez guéri son insomnie ?

Pardon ?

En l'informant des naissances.

Ce n'est pas le moment de plaisanter.

Puis-je me retirer ?

Bonsoir.

Bonsoir, Mme Brand.

Ça ne va pas ?

Tu veux rentrer ?

Désolé pour...

- Désolé pour quoi ? - Leith.

Il n'a aucun savoir-vivre.

Mais il faut se montrer indulgent.

Toujours.

La façon dont il s'est imposé ne t'a pas choquée ?

- C'est toi qui l'as invité. - Non, c'est par là.

Ça ne t'a pas choquée.

Je m'en doutais.

Tu n'as pas dansé avec moi.

Tu ne me l'as pas demandé.

Je n'ai pas pu le faire.

Dès qu'il est arrivé, tu m'as ignoré.

Tu te fais des idées.

♪ ai seulement été polie.

Polie ? Tu appelles ça polie ?

Tu le dévorais des yeux.

Il te serrait en dansant...

- Mais Jimmy... - Tu l'appelles Jimmy ?

Tu me fais mal.

Comment sais-tu son nom ?

- Tu l'as appelé ainsi. - C'est faux.

Je l'appelle toujours Leith.

Si tu savais comme j'ai besoin de toi.

Et pour ta première soirée...

Arrête, David ! Tu me fais mal.

- Pas mal, hein ? - Je suis envoûté.

La Française !

Comment on dit cocotte en français ?

"Poulette".

Regardez-moi ça.

Quelle belle nana !

Excuse-moi, Jane.

Je tiens tellement à toi...

Je ne peux m'empêcher d'être jaloux.

Ce n'est rien.

Rentrons.

Qu'y a-t-il ?

Le général désire vous voir.

Déjà ?

Excuse-moi. Je reviens dès que possible.

- Qu'y a-t-il ? - Je ne peux rien dire.

Une balade dans le désert.

Ne plaisantez pas avec ça, alors que vous restez à l'arrière.

N'en soyez pas si sûr.

Bonsoir.

Bonne nuit.

Mokrane !

Je suis content de te revoir. Ça faisait longtemps.

Je serai ravi de retravailler avec toi.

Très cher Mokrane. C'est une chance de l'avoir.

- Vous semblez bien le connaître. - Je l'ai rencontré il y a 5 ans.

Lors de mon séjour en Libye. On a travaillé ensemble.

- Loyal? - Un ami.

- Michael. - Mon général?

Commencez la réunion.

Je veux vous voir tous les deux.

A mon avis, vous êtes tous deux indispensables.

Vous partez tous les deux.

Brand prendra le commandement.

John Barton, le meilleur de nos jeunes officiers,

sera des vôtres.

Voici les ordres.

Vous serez responsables de la vie de trente hommes.

- Aucun n'est indispensable. - Nous non plus.

Je n'attends pas de vous des actes inhumains,

mais il nous faut les documents qui sont à Benghazi.

- Au plus vite. - Je comprends.

Bien.

Deux avions vous parachuteront

à 3 heures de marche du QG allemand de Benghazi.

Le sergent Evans, du Corps des méharistes, vous équipera

et vous irez au point de rendez-vous.

A 23h05,

le commandant Brand passera à l'attaque.

Au même moment, Barton lancera une attaque de diversion au nord.

Barton, montrez-nous

par où vous attaquerez.

Par ici.

Bon. N'oubliez pas.

Pour que Brand réussisse,

vous devez tenir 20 minutes.

Poursuivez.

Une fois votre mission accomplie,

vous vous retrouverez 24 h plus tard à Bir el Sidi,

et irez à la cité royale.

Le sergent Evans vous y attendra avec les chameaux.

Vous rentrerez en quatre jours.

Wilkins, demain soir à 23h,

où serez-vous exactement ?

Exactement ici.

Bien.

Des questions ?

- Et s'il n'y a pas de chameaux ? - Nous marcherons.

A pied ?

Faudra me porter sur vos épaules.

Autre chose ?

Rompez.

Allez dormir. Ce sera long.

Désolé, les gars, on sort pas ce soir.

♪ ai des ordres.

Je suis désolé, les gars.

Qui a donné cet ordre ?

Le commandant Brand, Wilkins.

Je crois qu'il m'a vraiment dans le nez.

Il aime la discipline.

Il dort avec le règlement.

- Le commandant Brand. - Qui êtes-vous ?

Le règlement.

Jimmy!

C'est vrai, vous partez ?

- Quand ? - Dans quelques heures.

- Quand rentrerez-vous ? - Les survivants, dans 8 jours.

Les survivants ?

Votre mari est encore là.

Je ne veux pas le voir.

Je ne sais plus où j'en suis.

Je me suis engagée pour être avec David.

Et s'il ne revenait pas ?

Alors lui, vous et moi rejoindrions l'histoire

et sa futilité.

Ne parlez pas par énigmes.

Je n'ai pas vu la Libye depuis longtemps.

Les Romains y ont bâti des villes magnifiques.

Des carcasses sortant du sable...

La guerre les a balayées.

Je serai ravi de les revoir.

Vous avez toujours préféré les pierres aux hommes.

- On apprend beaucoup des pierres. - Quoi ?

Ce que les peuples ont oublié.

♪ étais moins qu'une pierre pour vous.

Je vous aimais, Jimmy.

- Je devrais y aller. - Que puis-je lui dire ?

Ce que les femmes disent aux hommes partant à la guerre.

Dites-lui qu'il est un héros,

un type bien.

Dites-lui que vous attendrez son retour.

Qu'il écrit l'histoire.

Sergent Evans. Barton a été largué il y a une heure.

- Parfait. Et les chameaux ? - En bonne forme.

Nous comptons sur vous. Les avions ne nous ramèneront pas.

- Si vous n'êtes pas là... - Pas de souci, on vous ramènera.

- Vos burnous. - Merci, sergent.

Vous trouverez votre équipement au point 2-7-8-2-2-5.

C'est à la source de l'oued,

à 27 km à l'est de Benghazi.

Un homme vous y attendra.

Synchronisez vos montres.

Abruti...

Où est passé Dunnigan ?

Qu'attendez-vous ?

Barton !

Il est en avance.

Non.

Nous sommes en retard.

Wilkie ! Ton bébé !

Réponds-moi, chérie.

Vite !

Je peux pas, c'est un travail de précision.

Déjà que je facture pas en heures sup!

Ça vient.

Wilkie a gagné la guerre.

Alors, le crime ne paie pas ?

Prenez ça.

Rassemblez les hommes.

Je les ai.

Allez, tout le monde dehors !

Je garde ton chapeau.

Je suis content de vous voir. Le Lt Barton vient juste de partir.

- Il allait bien ? - Apparemment.

Je vais rejoindre mon groupe.

♪ ai une question, Leith.

Allez-y.

Pourquoi avez-vous tué la sentinelle ?

Je me demandais quand vous alliez m'en parler.

Ah oui?

Qu'est-ce qui vous a pris ?

- Vous ne supportiez pas l'attente ? - Et vous ?

- C'est ce que vous direz au QG ? - Quoi ?

Que j'ai flanché.

Ce qui s'est passé n'a rien à voir avec moi.

C'est une affaire entre vous

et vous.

Vous insinuez que j'avais peur ?

Vous vous trompez.

Valeureux soldat.

♪ avais peur.

Bon.

- En route. - Votre burnous.

Tenez.

Barton.

Laissez les documents.

Beau travail, Barton.

On est arrivés un peu avant vous.

Les Boches nous ont pas vus. On les a vus, et on a tiré.

Vous connaissiez les ordres.

Ils vont lancer des patrouilles. Nous n'avions pas besoin de vous.

Je sais, mon commandant, mais la voiture radio a sauté...

Vous avez perdu la tête.

Qui est-ce ?

Appuie-toi là-dessus. Ça va aller.

C'est bien ma chance !

C'est le responsable des documents.

Beau travail, Barton.

Il pourra classer les papiers.

Nos patrouilles vous liquideront.

Il est vexé.

Mais il a raison pour les patrouilles.

Venez avec moi.

Nous devons continuer.

Restez avec les blessés.

Bilan des pertes.

Perkins et Hunter sont morts.

Roberts est salement touché, Browning légèrement.

- Et les Allemands ? - Tous morts,

sauf le colonel et un blessé.

Oui.

Oui quoi ?

Je vais rester.

Gardez les hommes qu'il vous faut.

Wilkins !

Sergent Dunnigan.

Restez avec le capitaine Leith.

Avec votre connaissance du désert,

vous nous aurez rattrapés avant demain soir.

Barton, rassemblez les hommes.

Que va-t-on faire des blessés ?

On pourrait fabriquer un brancard.

Ils vont se vider de leur sang.

Je peux faire quelque chose ? Une cigarette ?

Du calme, du calme.

- T'en fais pas. - Alors, chef ?

Vous allez les achever ?

Je suis l'homme de la situation.

Ils servent à rien.

Ils vous encombrent.

Vous avez rien à y gagner.

Laissez-moi faire.

Rejoignez les autres.

♪ aimerais rester.

Rejoignez les autres !

- Donne-moi ça. - Ça va.

- Donne. - Merci, sergent.

T'en fais pas.

- Je comprends pas. - Quoi ?

- Qu'on n'ait pas attendu Leith. - Il veut peut-être le semer.

Regarde. Il s'entraîne pour les Jeux d'après-guerre.

Ce sera quand ?

Nous étions si heureux

avant la guerre.

Aidez-moi.

Aidez-moi.

Dépêchez-vous.

De la famille ?

Faites pas traîner les choses.

Faites ce que vous avez à faire.

Et vite.

Vous êtes courageux.

Soyez maudit !

Reposez-moi, salaud ! Vous me faites mal !

Sale lâche ! Laissez-moi tranquille.

Je t'ai observé, mon ami.

Il est mort.

Je tue les vivants

et je sauve les morts.

Il est écrit que chacun doit mourir.

La manière importe peu.

La question est de savoir quand, et pour quoi.

Un avion allemand !

- On va regarder ça. - Ça me fait pas mal.

Ce n'est pas la pause.

Nous devons rejoindre les chameaux au plus vite.

Un dernier effort.

Ce petit cochon est allé à Benghazi.

Ce petit cochon est resté à la maison, pas fou !

Et ce petit cochon a bouffé du Boche.

Vous ne voulez plus continuer ?

C'est pas moi, mon commandant, c'est eux.

Je suis fatigué

Moi aussi

Debout.

On ne peut pas continuer, les hommes sont harassés.

Mêlez-vous de vos affaires. Debout !

Demandez-le-moi gentiment.

Crever pour crever, j'aime mieux ça. C'est plus rapide.

Il débloque.

Il a perdu les pédales.

Qui ça ? Wilkins ou le commandant ?

Jimmy et Jane, Jane et Jimmy...

Qui c'est ?

Jane et Jimmy...

Faites une pause.

On va regarder ta jambe.

On devrait s'assurer que Wilkins va bien.

Il s'en sortira.

Et mieux que nous, comme toujours.

Barton, rassemblez les hommes.

Allez, en route.

Sergent.

Pourquoi ça s'appelle la cité royale ?

Ça ressemble à une couronne.

Tu trouves ?

Oui, regarde la forme que ça a,

plein de creux et de bosses.

Tu vois pas ?

On dirait plutôt un cirque.

Surtout si les chameaux sont là.

Fatigué, sergent ?

Je tiendrais bien encore 5 jours

après une cuillère à café d'eau.

Une chance que personne n'ait soif.

Evans.

C'est Evans.

Et les chameaux ?

Mokrane !

Capitaine Leith.

C'est Mokrane et le capitaine Leith.

Que vous est-il arrivé ?

♪ ai dû me cacher d'un avion allemand.

Quand il est parti...

vous l'étiez aussi.

Mokrane connaît le désert.

- Sans lui, je serais mort moi aussi. - Aussi ?

- Les blessés que je devais achever. - Sauver.

Un homme pour en sauver trois ?

Vous auriez dû attendre.

Barton.

Envoyez une équipe les enterrer.

Sergent, une équipe pour enterrer les morts.

Spicer, Anderson ! Venez.

Vous avez enfreint les règles.

Je sais.

- C'est inhumain. - La guerre est inhumaine.

N'essayez pas de fuir vos responsabilités.

Qu'avez-vous fait d'autre cette semaine ?

♪ obéis aux ordres.

Ce n'était pas de tuer la sentinelle à Benghazi ?

Ça fait 13 ans que je suis dans l'armée.

Il m'est toujours difficile de tuer un homme de sang-froid.

Mais il peut mourir de lui-même.

Vous avez dit que les blessés étaient condamnés.

Sans Mokrane,

j'étais condamné.

Vous vous faites des idées.

C'est ce que je veux dire !

Quoi ?

Vous fuyez encore.

Et vous, vous irez en conseil de guerre.

Si vous avez à vous plaindre de moi,

vous pourrez le faire au Caire.

♪ imagine qu'il n'y avait rien d'autre à faire. Pour les blessés.

♪ ai enfreint les règles.

Qu'auriez-vous fait ?

Je l'ignore.

Je n'en sais pas assez pour désobén.

Vous avez de la chance.

Combien de morts ?

- Tout le détachement. - Evans aussi ?

- Les chameaux ? - Aucune trace.

Je vois.

Des ennuis avec Lutze ?

Pas pour l'instant.

- Ça a dû être une ville importante. - Difficile à croire.

Une ville berbère. Xe siècle.

Ils ont dû la bâtir pour se protéger des Arabes.

Je connais mal cette période.

Trop moderne pour moi.

Sans chameaux,

combien de temps mettrons-nous à rentrer ?

Je n'y ai pas pensé.

Les chameaux sont là !

Mokrane est un as !

Venez !

Les chameaux! Hourra !

Je n'en ai pas trouvé d'autres.

C'était le seul.

Chargez les documents.

Leith.

Dès qu'on aura enterré les morts, rassemblement.

Nous repartons.

Très bien.

Attendez !

C'est peut-être empoisonné.

C'est gai ! Je suis prêt à boire de l'arsenic.

Reculez, Wilkins.

Mokrane connaît le désert. Reculez !

Et il connaît les Boches.

Ils empoisonnent les puits.

On n'a qu'à le faire boire.

Nous n'empoisonnons pas les puits.

Alors, vous pouvez boire.

Vous allez bien prendre un petit cocktail royal ?

Avec ou sans olive ?

- Nous n'empoisonnons pas les puits ! - Comment?

Les Allemands ont peut-être empoisonné l'eau.

Et tout à coup, plus personne n'a soif.

L'eau n'est pas empoisonnée.

Il est trop tôt pour le dire.

Distribution !

Déçu, Jimmy ?

Vous auriez préféré que le poison me brûle l'estomac ?

Pourquoi avez-vous bu ?

Pour passer pour un héros devant l'Allemand ?

On a failli perdre un officier.

A boire ?

Non merci.

Qu'y a-t-il de si drôle ?

- Le courage. - Eh bien ?

C'est étrange, vous avez eu le courage de boire,

mais pas celui de tuer la sentinelle ni celui de me tuer.

- Pourquoi voudrais-je vous tuer ? - Parce que...

je vous ai vu sous votre vrai jour.

- Je n'avais pas peur. - Si.

Peur de tuer à mains nues. Vous êtes un soldat, plus un homme.

La guerre n'est pas le meurtre.

Vous êtes merveilleux.

Votre morale chrétienne vous empêche de tuer un mourant,

mais approuve les exploits du tireur d'élite.

A la guerre, il faut tuer.

De mieux en mieux.

La frontière entre la guerre et le meurtre, c'est la distance.

N'importe qui peut tuer à distance, il ne faut pas un grand courage.

Mais pour faire le sale boulot, il faut un civil.

Qu'essayez-vous de dire ?

Je méprise le lâche professionnel que vous êtes.

Vous m'avez laissé dans le désert pour éliminer le témoin de vos peurs.

C'est pour cela que ma mort vous est nécessaire.

Je suis le miroir de votre propre faiblesse.

Et c'est insupportable, n'est-ce pas ?

Essayez-vous de me pousser à vous tuer ?

Peut-être.

Pourquoi ?

Peut-être parce que...

je n'ai pas le courage de le faire moi-même.

Joli. Tuerie réglementaire à distance réglementaire.

C'était bien les Arabes que vous avez vus avec les Boches,

hein, mon commandant?

Évidemment.

Vous en êtes sûr ?

Qu'y a-t-il ?

Un scorpion. Tuez-le !

Le scorpion l'a piqué à la jambe !

Oui, ici.

Mais non, il va pas mourir.

Buvez.

Tenez.

Merde, il est gonflé !

Il n'y a rien

dans la pharmacie pour ça. Ce n'est pas prévu dans le manuel.

Si ça ne va pas, on vous mettra sur le chameau.

Qui portera l'eau et les documents ? Nous ?

Exactement.

Mokrane !

Tu veux me tuer, moi aussi ?

L'ammoniaque, j'aurais dû y penser.

Le chameau est la plus complète des pharmacies.

Ça peut le sauver.

Vous appelez ça sauver ?

Dommage pour le chameau.

Il aurait pu sauver l'un d'entre nous, n'est-ce pas ?

Nous devons repartir.

Répartissez-vous l'eau et les documents.

A vos ordres.

Rassemblez les hommes.

Rassemblement.

Je vais t'aider.

On y va?

Ça va?

C'est bon. Wilkins et moi, on s'occupe de lui.

Ça va aller.

Le capitaine a pas l'air bien.

Non, le pauvre.

Tout va bien ? Rien à signaler ?

Ouvre l'œil.

- J'aimerais pouvoir dormir. - Moi aussi.

Commandant.

Mokrane.

Qu'y a-t-il ?

Je vais te tuer.

Je sais que tu as vu le...

Il a voulu me tuer.

C'est donc si facile de tuer...

Le capitaine va mal.

- Peut-il marcher ? - Je ne pense pas.

Barney croit qu'il a la gangrène.

Si nous lui laissons la moitié de notre eau...

il a une arme.

Pour se suicider

quand il n'aura plus d'eau ?

Ce sont mes ordres.

"Vous ne devez pas tomber aux mains de l'ennemi.

"Vous êtes délivré des obligations de secours aux blessés."

Mais ce... ce n'est pas la guerre !

Ah non ?

Je vais rester avec le capitaine.

♪ ai besoin de vous.

Désolé, James.

♪ espérais que vous iriez mieux aujourd'hui.

Préparez-vous au départ.

A vos ordres.

Je peux faire quelque chose ?

Prenez le commandement et mettez-vous en route.

- Je dois parler au capitaine Leith. - Mais...

Prenez le commandement, Barton.

Nous sommes tous des assassins, à présent.

Bienvenue au club.

Ne soyez pas idiot, Leith. ♪ aimerais vous sauver.

Je vois.

Je me demande si vous aurez le courage de m'achever.

Vous avez dit vouloir mourir.

Ah oui?

Quoi que j'aie fait, c'est vous qui m'y avez poussé,

avec vos insinuations sur Jane.

Vos insinuations,

pas les miennes.

Vous n'êtes pas le genre d'homme

qui tuerait pour une femme.

Mais vous...

vous tueriez

pour l'empêcher d'apprendre que vous êtes un lâche.

Brand,

revenu en héros,

n'est qu'un mannequin

avec une décoration.

Tous les témoins sont morts.

Mokrane, mort.

Leith...

empoisonné par le venin.

Vous savez,

vous n'êtes pas un homme.

Vous n'êtes...

qu'un uniforme vide,

bien empesé par l'autorité,

afin qu'il tienne debout tout seul.

Mais je suis debout.

Vous avez raison.

Vous savez, Brand...

pour la première fois,

me voilà sur le point de vous respecter.

Vous devriez partir.

Les autres sont loin.

Avez-vous quelqu'un à prévenir ?

Mme Brand.

Un message ?

Dites-lui qu'elle avait raison

et que j'avais tort.

Et demandez-lui...

de me pardonner.

A présent,

si vous n'avez pas le courage de me tuer,

n'essayez pas de me sauver.

Arrêtez ou vous êtes perdu !

N'essayez pas de me sauver !

Je suis rempli de contradictions.

Je n'arrête pas de me contredire.

Wilkins !

Ça va durer longtemps ?

Le ghibli peut souffler 24 heures comme quelques minutes.

Nous devons les rejoindre.

Impossible tant que ça se calme pas.

Le ghibli l'a achevé.

Wilkins, prends ça.

Là-bas !

Les gars ! On est sauvés !

Les voilà ! Venez !

Barton, Barney ! Venez !

Qu'est-ce qui se passe ?

Mme Brand, je viens d'avoir des nouvelles.

Huit hommes et deux officiers vont arriver.

- Quels officiers ? - Pardon ?

- Quels officiers ? - On ne le sait pas.

- Michael ! - J'arrive.

Excusez-moi, le général m'attend.

- Des nouvelles ? - Rien de plus.

Huit hommes et deux officiers.

Lors d'une opération de ce genre, il y a forcément des pertes.

Le commando de Benghazi !

Content de vous revoir.

Apportez les documents au bureau.

Le général attend votre rapport.

David, je suis ravi de vous revoir. Une belle réussite !

Triez-moi ça tout de suite.

♪ espère que cela vous aidera.

Moi aussi.

Me permettez-vous de me retirer ?

Oui, bien sûr.

Mais ne partez pas. Je veux vous voir avec vos hommes.

Merci.

Je suis contente que tu sois rentré. Je suis fière de toi.

Tu veux sûrement savoir ce qui est arrivé à Leith.

Les hommes croient que je l'ai tué.

C'est vrai ?

♪ ai voulu le sauver, mais il était trop tard.

Autre chose ?

Juste avant la tempête de sable, il disait...

"Dites à Jane..."

Puis le vent a couvert sa voix.

♪ imagine qu'il voulait dire :

"Dites à Jane que je l'aime."

Ça aurait aussi été mes derniers mots.

Où est le héros de Benghazi ?

Je tiens à tous vous féliciter.

D'après les documents,

je puis vous assurer que Rommel va vite se retrouver

en fâcheuse posture.

♪ ai le plaisir

de décorer votre chef, le commandant Brand,

de l'Ordre du service distingué.

Quant à ceux qui ne sont pas revenus...

j'écrirai à leur famille et leur expliquerai de mon mieux

ce qui s'est passé.

Je suis fier

de vous avoir eu sous mes ordres pour cette opération.

Ce sera tout.

Rompez les rangs. Allez dormir.

Le producteur est reconnaissant envers le Ministère de la défense britanique

et les forces de sa Majesté en Lybie pour sa coopération.

Adaptation : Blandine Ménard

Sous-titrage : DUBBING BROTHERS

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