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L'express de Milan entre en gare au niveau de la plate-forme 3.
L'express de Milan entre en gare au niveau de la plate-forme 3.
Peppino, Peppino... Monte, le train va partir.
Comporte-toi bien, d'accord ? Comme je t'ai dit...
- Commissaire Mauri ? - C'est moi.
Maréchal Capece, à votre service.
- Maréchal ? - Votre humble serviteur.
- Je vous en prie, donnez-moi votre valise. - Non, pas la peine.
Marche moins vite.
Coucou, Luisa, bienvenue chez toi... Tu ne m'embrasses pas ?
Bonjour.
- Bonjour, Luisa. - Bonjour.
Je vois que tu as grandi pendant ces 8 mois au pensionnat.
- Comment vas-tu ? - Bien papa.
Ça ne t'embête pas si j'amène ces fleurs à maman ?
Pas du tout trésor, tout de suite... Allez, Ruggero, allons-y.
Et voilà, de ce côté. Mettez-vous à l'aise.
Quel châssis ! Elle doit avoir deux bidets dans le guide touristique !
Ouais, bref... En route.
Au revoir, maman... Je reviendrai vite.
- Bonjour, Maréchal. - Bonjour. Par là.
- Monsieur. Le Commissaire Mauri est ici. - Faites-le entrer.
Entrez, Commissaire.
Merci.
Bienvenue à Naples, mon cher Mauri. Comment allez-vous ?
Bonjour, chef.
J'ai finalement réussi à vous faire venir ici. Asseyez-vous.
Merci... Tout le plaisir est pour moi, et j'espère
que mon expérience à Milan vous sera utile ici.
Vous serez content avec nous ici,
et je me suis arrangé pour vous faire travailler
avec un officier de premier ordre... Maréchal Nicola Capece.
Aussi connu sous le surnom de "Renard de Forcella".
Merci, chef.
Le Maréchal vous aidera
avec toutes les informations qu'il possède sur le banditisme,
dont la situation ici n'est pas pire qu'à Milan.
Au lieu du brouillard et de la pollution, nous profitons du soleil
et de la plus belle mer du monde.
Et la plus pourrie des vermines navigue dessus !
Quelle bande de connards !
Vas-y.
Monsieur, l'avocat Cerullo et Mr. Bonino vous demandent.
Puis-je savoir ce qui se passe ici ?
Andronico s'est présenté comme convenu
et n'a trouvé que trois cadavres truffés de balles,
et la drogue a disparu...
Et l'accord avec les fournisseurs ?
C'est comme d'habitude ou pas ?!
Oui, Monsieur, comme d'habitude.
Vous tous, vous ouvrez bien vos oreilles.
Tu t'occupes du port, toi, le Sferisterio...
Et toi, tes putes...
Et vous, l'avocat, faites passer le mot qu'on cherche de la marchandise,
des drogues dures, comme d'habitude.
Un envoi à deux millions de dollars...
ne peut se faire qu'entre deux grossistes.
Mais faites savoir à tout le monde que Laurenzi
ne se fait avoir par personne !
Et au cas où vous vous feriez des idées,
c'est valable pour vous aussi...
Vous pouvez y aller.
Andronico ne me dit pas la vérité,
et j'ai entendu dire qu'il avait ouvert un dépôt,
dans une banque en-dehors du milieu.
Oui, à la Banco di Sconto.
Je veux savoir ce qu'il y a derrière tout ça.
Pourquoi est-ce qu'il a fait ça ?
Tu dois le savoir pour ce soir !
C'est impossible. Ça prend du temps.
On ne peut pas organiser un casse avant dimanche.
Bonino, je n'ai pas de temps à perdre.
En tout cas je dois savoir pour dimanche, compris ?
Essayons de résumer...
Je veux les noms et les adresses des boss de cette ville.
Mais, patron, vous voulez savoir où vivent les boss...
Mais on est à Naples, pas à Milan.
Il y a des boss, mais ils fonctionnent comme une conspiration...
Ils existent mais on ne les voit pas.
Que puis-je dire ?
Voilà, voyez cet homme...
On l'a croisé à la gare, vous n'y avez pas fait attention...
Quand vous êtes arrivé, il attendait son enfant,
la fille qu'il a adoptée.
Alors, il fait aussi des bonnes actions ?
Des bonnes actions ?! C'est un tas de merde !
On dit qu'il a tué la mère,
que cet enfant est sa fille.
C'est sa maîtresse, une autre pute.
- Et les autres ? - Les autres sont tous là.
Voilà Andronico.
Le Cheikh. Ses anges gardiens.
Le Cheikh et Garrese, les voilà, pas mal, hein ?
De vraies têtes de gentlemen.
Regardez, voilà la tête d'un saint,
qu'est-ce qu'il fait là ?
Oh, celui-là ? C'est l'avocat de ce fumier.
Si seulement on pouvait le faire parler, on en apprendrait beaucoup !
On a jamais gagné de guerre avec des "si".
J'aime gagner une guerre avec ça, patron.
- Entrez. - Je peux ?
Bonjour, Commissaire... Je vous apporte le courrier.
A votre service.
Voilà le courrier, patron. Je peux m'asseoir ?
Oui, bien sûr.
Vous permettez ? Voyons voir les nouvelles d'aujourd'hui.
Chaque jour apporte ses nouveautés. Voyons voir.
Le cocu habituel qui accuse l'ami de sa femme...
Les cornes sont toujours à la mode !
La lettre habituelle, voyons voir, "Le Roi".
Ce sont les menaces habituelles concernant le
l'assassinat du chef de la Police.
Ça fait 30 ans qu'ils disent qu'ils vont le tuer.
Mais ils ne l'ont jamais fait. A quoi ça leur sert d'envoyer des lettres ?
Voyons voir qui les gens veulent tuer.
Banco di Sconto, dimanche. Un dessin avec 3 personnages.
Regardez patron, je ne comprends pas.
Combien y a-t-il de succursales de la Banco di Sconto à Naples ?
Mais vous voulez devenir maboul, patron ?
On est supposé enquêter sur tout ce que disent les gens ?
Ce dimanche il n'y aura pas de braquages.
Ce dimanche, Naples joue à domicile !
- J'ai demandé le nombre de succursales. - Le nombre ? Laissez-moi réfléchir...
Il n'y en a qu'une ! Elle a ouvert il y a quelques mois,
c'est une banque du nord, ce sont des mangeurs de polenta, comme vous !
Je suis peut-être un mangeur de polenta... Mais quand je pose une question,
je veux une réponse et pas de sarcasmes !
Très bien, patron. Je comprends, comme vous voulez.
Nous voici à la 20ème minute de la 1ère mi-temps,
et le score est de : 1 pour Naples, 0 pour la Juventus.
Orlandini fait la passe à Juliano,
qui l'envoie de loin à Savoldi,
qui la passe rapidement à Esposito,
qui longe la ligne latérale, et malheureusement
on lui a tiré son maillot.
Enfoiré !
Putain de merde, quel fumier. C'est dingue !
Oh, pardon patron.
- Tu n'es pas allé au stade ? - Il n'y a pas grand-chose à voir !
Naples gagne, les mangeurs de polenta perdent !
Pardon patron... Connard !
On en a toujours un de mis !
Eh voilà !
Génial ! Ça vaut un paquet de fric !
Tiens, bois un coup...
Tiens, prends-en aussi.
- Et avec ça... le boulot est fini ! - Fini ?
Fini !
Un Fernet Branca, s'il vous plaît.
L'entrée de service de la banque, c'est l'autre porte ?
- Merde ! - But !
Quel gardien !
Il se prend tellement au sérieux qu'il s'énerve, il est pas bien !
- Entrez, Commissaire ! - Allez, suis-les !
Ils ne s'en tireront pas comme ça, Commissaire, ne vous en faites pas.
Vous savez comment on m'appelle ? Nicola Lauda !
Y a une voiture qui nous suit !
Allez, plus vite ! Ils sont derrière nous !
Tire-leur dessus !
Accélère, allez, plus vite !
Pas mal...
Il y a tellement à apprendre de Naples, c'est comme une vierge.
C'est pas le moment de penser au sexe.
Pense à comment ne pas les perdre de vue.
D'accord, je suis un as, mais cette voiture c'est de la merde !
Plus vite ducon !
Plus vite, allez !
Allez, allez !
On n'arrivera jamais à les coincer comme ça,
on doit utiliser nos cerveaux.
Je ne sais pas ce que tu as en tête,
mais si tu as des couilles en acier, c'est le moment de me les montrer.
C'est du joli de travailler avec un Commissaire qui est de la jaquette.
On l'a fait ! Personne ne bat Cœur de chien !
Mais d'où ils sortent ?!
Ma chance fonctionne toujours !
D'accord, d'accord, même les nordistes peuvent avoir de la chance !
Cours !
Facile à dire pour vous !
Par là, ils sont partis par là !
Par ici...
Pas mal, Commissaire.
J'espère que les footballeurs de Naples ont de meilleurs reins que toi.
J'espère aussi, j'en peux plus.
Ne tirez pas, on sort ! Arrêtez, par pitié !
Fils de pute ! C'est ce que disait aussi l'homme que tu as tué !
Mais je te connais. Comment j'aurais pu oublier cette sale gueule ?
Tu es Minelli ! C'était un habitué des Narcotiques
- avant que vous arriviez à Naples. - Baisse-toi !
On a passé un bon dimanche ensemble, non ?
Le voyage a été une perte de temps, mon ami,
parce que la marchandise n'a pas encore été envoyée.
Nous avons déjà payé, et les habits de Madame Carola
remplis avec la marchandise dans leurs boîtes ne sont pas encore partis.
Pourquoi ?
Quelqu'un, et maintenant je sais qui c'est, essaye de me doubler !
Si vous savez qui c'est,
quand pensez-vous récupérer la marchandise ?
Nous avons de la chance que ce fumier se soit trahi lui-même.
Oui, c'est toujours mieux de régler ses affaires,
mais quand allez-vous délivrer la marchandise ?!
Donnez-moi une semaine.
Si cette sous-merde d'Andronico ne l'a pas volée,
il sait qui l'a fait.
Écoute-moi bien Bonino, Andronico doit parler,
d'une manière ou d'une autre.
Arrange-toi pour qu'il se mette à chanter.
Bien sûr, pas de problème.
- J'ai la personne qu'il faut pour ça. - Qui ?
Cœur de chien. C'est un de ceux qui ont retrouvé les documents
dans le dépôt de la banque.
Cœur de chien... Il a déjà tué trois personnes.
C'était inévitable, avec un surnom comme ça.
De toute façon la marchandise doit être délivrée dans moins d'une semaine,
au plus tard.
Trois tués dans la baie,
trois en ville,
sans mentionner ce raid bizarre sur la Banco di Sconto.
D'après la Scientifique,
ils savaient quoi trouver dans cette banque :
ils voulaient juste des documents.
Ils ont juste ouvert une douzaine de coffres
alors qu'ils auraient pu tous se les faire.
Mais qu'est-ce qu'ils cherchaient ?
Voilà la liste des propriétaires dont les coffres ont été ouverts.
Merci, j'ai déjà une copie.
Bien, dans ce cas c'est tout pour le moment. Vous pouvez y aller.
Faites-moi savoir s'il y a du nouveau,
et soyez très prudent.
En parlant de nouvelles, le dénonciateur du casse de la banque a encore écrit.
- C'est un cœur et un chien. - Qu'est-ce que c'est, un puzzle ?
- Garrese... - Qu'est-ce que tu veux ?
Qu'est-ce que tu veux, t'es malade ?
Où est la drogue ?
Je sais pas...
Je jure que je sais pas !
C'est juste un trou dans ta cuisse. Tu veux finir comme du gruyère ?
Elle est dans la Cave Focaia.
Je savais que t'étais derrière le braquage du port.
Et maintenant... Qu'est-ce que tu vas faire ?
Non !
Voilà, ce sont les derniers.
Marullo nous les envoie avec ses respects et un gros "va f'enculo".
- La courtoisie entre les commissaires... - On lui souhaite pareil.
Je lui transmettrai.
Nicola, je pense que la situation est plus claire.
Vendredi, on trouve trois corps dans la baie.
Pollution maritime.
Dimanche, quelque chose de spécial est volé dans la banque,
puis un beau final est organisé.
Et grâce à un artiste et ses dessins, on apprend
que les coffres appartiennent à Gennaro Andronico.
Continuons.
Hier ils se sont occupés d'Andronico et de Garrese
dans les bureaux du Sferisterio.
Il manque au tableau le Cheikh, l'homme d'Andronico.
Donc, soit il les a tués,
soit il a échappé au règlement de comptes organisé par Laurenzi,
qui est le partenaire de Bonino.
Ça fait une éternité que le chef cherche à l'avoir.
Don Domenico est intouchable, c'est un gros poisson !
Donc... Nous devons trouver celui-là, le Cheikh.
Je sais peut-être où le trouver. Laissez-le moi.
Antonio Esposito, alias le Cheikh.
Le voilà.
Il a commencé tôt et il est rapidement devenu une petite frappe.
A 14 ans, il était déjà un habitué des Narcotiques.
Il a été arrêté de nombreuses fois pour de petits larcins,
et impliqué dans le trafic de prostitution.
Il s'en est toujours sorti avec des peines légères,
et c'est toujours l'avocat Cerullo qui l'a fait sortir.
- Je vois. Appartement 3, c'est ça ? - Ouais.
Bien... Je m'occupe de lui.
Suis-la, elle doit aussi savoir quelque chose. Garde les yeux ouverts.
Tchao.
T'es qui, tu veux quoi ?
Tu vas faire quoi ?
Si je pose une question, tu réponds.
- D'accord. - Sinon, tu la fermes,
et tu ne tentes rien ! Compris ?
T'es un vrai bouffon.
Où est-ce que t'étais quand on a tué Andronico ?
Cœur de chien t'a envoyé ?
T'as compris. C'est lui que je cherche, où je peux le trouver ?!
La dernière fois que je l'ai vu, c'était au Sferisterio.
C'est quoi son vrai nom ?
Pasquale Donnaregina. Je sais rien d'autre.
Nicola lui donnerait quatre bidets. Qui c'est ?
- Une amie. - Je sais, tu vis sur son dos.
- C'est quoi son nom ? - Rosa.
Allô ? Ici le Commissaire Mauri.
Envoyez-moi deux policiers des Narcotiques, j'ai un client pour vous.
Derrière l'hôpital des sans-abris.
Bien... Merci.
Souviens-toi qu'avec les Narcotiques tu t'en sors bien.
Cœur de chien est entre nous deux.
Soit tu me dis tout, soit t'es fini.
Pardon.
Quel cul !
Qu'est-ce que vous faites ? Vous matez le cul des filles ?
- Gros tas ! - Qui, moi ?! Bande de...
Oh... désolé !
Hé Rosa, t'es de plus en plus belle !
Arrête ton baratin. Il est dedans ?
Ouais, je viens avec toi.
Bonjour, Mr. l'avocat.
Vous voulez bien me suivre ?
- Bonjour, l'avocat. - Don Domenico.
Vous n'êtes pas facile à trouver.
J'ai eu beaucoup de travail avec la mort d'Andronico,
surtout pour mettre ses affaires en ordre pour sa veuve.
Dites-moi Don Domenico, vous avez retrouvé la marchandise ?
Peut-être...
C'est pourquoi je suis là, pour savoir si la marchandise
se trouvait dans les affaires d'Andronico.
Je savais que le pauvre homme ne faisait rien sans vous consulter en premier.
Que dites-vous, Don Domenico ? Je n'ai rien à cacher.
Mon ami, la marchandise doit être expédiée avant dimanche prochain.
Faites parler vos clients,
vous devez trouver qui a essayé de nous doubler.
S'il vous plaît, Don Domenico, j'étais venu pour vous dire
que le Cheikh a été arrêté par le Commissaire Mauri.
- Qui est ce Commissaire ? - C'est un nouveau.
Il est récemment arrivé à Naples.
Il semble fourrer son nez un peu partout,
surtout dans nos affaires.
Pourquoi a-t-il arrêté le Cheikh ?
C'est un drogué,
s'il n'a pas sa dose, il chantera comme un oiseau pour en avoir.
Bonino, occupe-toi du Cheikh.
Et vous, mon ami avocat, soyez prudent,
et tenez-vous en à nos affaires.
Naples est une ville magnifique,
et ça vaut le coup de rester en vie pour la connaître.
Libérez-moi, j'suis innocent !
La ferme, l'assistant du Procureur général va t'entendre,
tu lui raconteras tes conneries.
- Ça fait 3 heures que j'attends ! - Du calme.
On va faire un joli voyage.
Allez, dedans !
Qu'est-ce que tu fais là ?
On amène des caisses pour réapprovisionner la cantine.
C'est la mauvaise entrée.
Tu dois faire le tour et prendre l'allée.
Général, moi je fais ce qu'on me dit.
Je dois décharger toutes les caisses ici.
Attends, je vais voir avec le Brigadier.
- Hé, gamin, donne-moi du feu. - Allez !
Bouge !
Avec les salutations de Cœur de chien...
Toi aussi.
Alarme !
Il ne manquait plus que le Cheikh. Je commençais à m’inquiéter...
Éliminer Andronico, Garrese et le Cheikh...
Seul Laurenzi pouvait donner ces ordres.
Bien, tu deviens intelligent !
Un chien fait du bon travail grâce à son maître.
Mais le savoir n'est pas suffisant, il faut le trouver.
Tout le monde n'a pas notre intelligence.
Voilà. Fin de la route, c'est la villa.
Il ne s'en fait pas trop.
Ce n'est pas la seule. Don Domenico a plus de villas que de poux !
Tu en sais des choses.
La seule chose que je ne sais pas c'est pourquoi je fais ce que vous voulez.
Regardez comment je suis fringué, je ressemble à une poubelle !
Peut-être parce que tu es amoureux de ton commissaire !
Bas les pattes ! Qu'est-ce que vous racontez ?!
Allez, tu connais le dialecte d'ici, donc tu parles.
- Qui est là ? - La compagnie des téléphones.
Oh, oui. Je vous ouvre.
Allons-y.
Vous avez vu comment j'ai bien joué, Commissaire ? Ils m'ont cru sans broncher.
J'ai peut-être une belle voix quand je parle au téléphone.
Désolé de briser tes illusions, mais...
Ils ne suspectent rien parce qu'ils nous attendaient.
Quoi ?! Ils nous attendaient ?
Bien sûr. Pour rendre les choses plus faciles,
j'ai envoyé hier un courrier notifiant la venue
de deux techniciens pour un contrôle de routine.
Vraiment ? Aussi malin qu'un renard ! Vous êtes
parent avec Rommel (le "renard du désert"), non ?
- Allez, viens. - Toujours pressé, pire qu'un soldat !
Bonjour.
Retenez-le, je m'en occupe.
Allez, donne-moi ta main.
Sinon je la coupe. La ferme, reste tranquille.
Maintenant l'autre main, voilà.
Bien joué, vous avez vu comme c'est facile ?
Maintenant serre les jambes gentiment.
Comme ça on peut attacher les deux en même temps, vous voyez ?
Ta jolie bouche, voilà... Les yeux, bien, et voilà.
Devine qui je suis ?
- Purée, ils mènent la belle vie ! - Ils sont riches.
- Fais ton travail, je vais jeter un œil. - Bien.
Ces Milanais ne s'arrêtent jamais de travailler.
- Oh, bravo ! Tu es à l'aise ? - Patron...
Vous avez trouvé quelque chose, patron ?
Quelque chose de vraiment intéressant.
Quelqu'un dans cette maison aime dessiner.
- La petite fille ? - Exact.
Bon Dieu, regardez ça. Je viens juste de tomber sur ça.
Bien, bien... Tu sais quoi, Nicola ?
- Quoi ? - Tu es vraiment un phénomène !
Modestie mise à part, vous vous en êtes aussi
rendu compte, hein ? Qu'est-ce qu'il y a dedans ?
Peut-être une condamnation à perpétuité...
Dans ça ?
Allons, soyez forte. Courage, allez.
Andronico... D'abord ils le tuent, puis ils l'enterrent.
Si tu fais quelque chose de sale, tu te laves les mains après l'avoir fait.
C'est la fille de Laurenzi.
Laisse-moi faire. Je vais t'aider.
C'est ma mère, elle dort là.
Luisa. Luisa !
Je m'appelle Dario. Tu sais que tu dessines très bien ?
- C'est moi qui ai pris tes dessins. - Luisa !
Je dois y aller. Au revoir Dario.
Si tu veux me parler, appelle-moi au 666.
Quand je te dis de venir, tu viens !
Hier matin, deux salopards armés
ont pénétré dans ma maison et ont tout mis sans dessus-dessous.
Qu'est-ce qu'ils cherchaient ?
Moi peut-être, mais ils se sont contentés de voler l'agenda.
L'agenda ? A quoi ça peut leur servir ?
Personne ne comprendrait ce qu'il y a de marqué dedans.
Tu as tort, il y a bien une personne...
- L'avocat. - Don Domenico.
Des nouvelles de la marchandise ?
Rien, mais on cherche Rosa, la copine du Cheikh.
Elle a disparu, et je suis sûr qu'elle sait quelque chose.
Ça peut être une piste à suivre, mais tu dois agir rapidement, Bonino.
Pas de problème, Monsieur.
Amen.
Tu joues les filles de l'air ?
Tout le monde sait où me trouver.
J'ai toujours travaillé au Tahiti.
Au Tahiti, hein ?
Tu viens au Tahiti pour encaisser ton argent, pas pour travailler !
Qu'est-ce que tu veux ?
Je veux rester avec toi pendant un moment.
Qu'est-ce que tu me veux ? Laisse-moi tranquille !
Laisse-moi partir, arrête, dégage !
J'ai rien fait, j'ai rien fait !
Laisse-moi partir ! Au secours !
Salaud ! Au secours !
Il est en train de me tuer ! Non !
Arrête de bouger !
Arrête !
C'est une vraie dame, je lui donne quatre bidets.
J'aurais dû parier sur ça.
Qu'est-ce qu'il s'est passé, les réprimandes de routine du chef ?
Non. Il a dit que nous étions devenu un escadron de la mort,
que ce n'était plus une Brigade spéciale.
Et Rome l'a appelé pour savoir ce qui se passait.
Rome ? La vache ! Le Ministère ? Alors on est devenu des gens importants !
Peut-être trop importants.
Dans tous les cas, ils veulent moins d'agitation autour de nous.
Allô ?
Ici le Commissaire Mauri. Que puis-je faire pour vous ?
Je suis un ami qui sait comment lire les agendas.
J'aimerais vous rencontrer et discuter des conditions.
Vous pouvez prendre des décisions par vous-même ?
- Oui... Oui. - C'est urgent, mais pas de blagues.
Alors, quand, et où ?
Bien. Je serai dans une banlieue de Naples.
Dépassez la Porta Capuana, puis prenez le périphérique.
Une seconde. Le périphérique...
- Puis tournez à gauche. - Gauche...
- Et roulez pendant 2 km. - 2 km.
A un moment donné, vous trouverez une route
qui longe la ligne de tramway de Cumana.
Ah, oui.
- J'y serai à 10 heures pile. - Quel numéro ?
180. Et je vous conseille de venir seul.
- Je suis un solitaire. - Bien.
Quelque chose se prépare. La peur les fait sortir du bois.
On peut lui faire confiance ?
Je pense que c'est le seul fumier qui puisse m'apprendre à lire.
Ah bon ?
Pendant ce temps, tu t'occupes de la fille.
La fille ? Je peux m'occuper d'elle, bien sûr...
Suivez-moi, Commissaire Mauri.
Attendez ici.
- Merci de votre venue, Commissaire. - Oh, c'est vous, l'avocat.
Quelle surprise... Vous savez que vous êtes une vedette ?
Une vedette ? Eh bien, le titre "avocat" ne veut rien dire à Naples.
Je ne faisais pas référence à Naples, je parlais de cet agenda.
Votre nom est sur la moitié des pages.
Mon nom, oui, mais vous n'en tirerez rien de plus.
En fait je suis venu pour être conseillé par
vous, en tant que spécialiste de la faune locale.
Chaque consultation a un prix. Qu'est-ce que j'y gagne ?
Votre peau.
Oui... Mais vous avez sans doute compris
qu'une fois que j'aurai révélé ce que contient cet agenda,
vous serez en possession de, disons, d'informations explosives.
Et je serai obligé de partir très loin d'ici et très rapidement.
Les voyages coûtent cher, voyez-vous.
Tu as vu ?
Ce voyage ne t'a rien coûté.
Bouge plus !
T'as fini de courir.
Désolée ! Alors on retourne tous chez moi ?
Où est la voiture ?
Là-bas.
Tu me cherchais, le bouclé ?
Tu me préfères vraiment à tes jeunots ?
Tu ressembles à un gentleman avec tes cheveux poivre-et-sel.
Et mon gros nez. Un gros nez, hein ?
Oui, mais ça te donne du charisme.
- Tout va bien, Madame ? - Oui.
Je vous laisse la bouteille. Que désirez-vous, Monsieur ?
Un chocolat chaud, bien bouillant.
Ceci est un night-club, nous ne servons pas de boissons chaudes.
Oh... dans ce cas, une menthe à l'eau sans eau et sans glaçons.
Une menthe ?
Ouais, y a un problème avec la menthe ?
Ceux qui la boivent...
Qu'est-ce que tu penses d'elle ?
Avec toutes les filles qu'il y a dans le monde,
vous allez perdre votre temps avec elle ?
Je l'ai jamais vue.
Ça se voit que t'as la tête dans la cul. Et elle, c'est qui ?
Qu'est-ce que vous croyez, avec toutes les filles qui passent ici ?
Je vais quand même essayer de voir qui c'est.
- Alors tu as plein de dollars ? - Oui, oui... Des dollars !
Alors tu es génial !
Allô ? Ici Giorgio du Tahiti,
il y a un client pour Susy.
D'accord.
J'ai réussi à la trouver.
L'adresse est : 34, chemin St. Anna.
Tu vois que tu la connais, hein ?
Bon garçon. Salut.
Putain de merde, fallait que tu croises mon chemin ce soir !
Mon bras...
Mon bras...
Ce sont les ordres du chef.
Les journaux disent que nous avons utilisé des fusils à canon scié
au milieu de la foule.
Oublie, c'est pas avec ça qu'on va sauver le monde.
Mais quand un de nos chers amis nous tire dessus,
si tu cries juste” Bang !", où que tu utilises ça,
le résultat est le même.
Hé, tu es déjà de retour !
Hé ! J'aime ni les prisons ni les hôpitaux, qu'est-ce que je pouvais faire d'autre ?
Et puis, être loin de vous, mon cher patron...
Dis la vérité, c'est moi qui t'ai manqué ou le chef ?
Jaloux, hein ?
J'étais sur le point de venir te rendre visite.
Des chocolats, merci !
Faut être aux portes de la mort pour que les gens deviennent gentils, hein ?
Pour être franc, ça n'aurait pas été une simple visite de courtoisie.
- Vraiment ? - Je voulais savoir,
médecin excepté, comment s'était passé l'enquête d'hier soir.
Ah aussi, cette affection soudaine me surprenait...
Alors j'ai mis la photo dans ma poche. Je peux l'ouvrir ?
- Bien sûr, c'est pour toi. - Merci.
Et je me suis éloigné du night-club,
celui que vous connaissez, le Tahiti.
Et j'ai fait la connerie de demander au barman s'il savait où trouver la fille.
Il n'était pas très sûr au début, puis il a passé un coup de fil,
je ne sais pas à qui.
Il m'a donné une adresse.
Et me voilà, grâce à la Madonne. Vous avez compris ?
Aussi clair que le cristal !
Assez !
Hé, mais t'es qui ?!
Maintenant je vais te raconter une histoire.
Ce sera dans les journaux demain, mais tu seras plus en vie pour la lire !
T'es taré !
Fais gaffe, parce que je tire d'abord et je pose les questions après !
C'est pas grand-chose, mais ça suffit à tuer une petite merde comme toi !
Qu'est-ce que tu me veux ?
Je veux Cœur de chien, juste lui. Où il est ?!
Écoute, j'ai été mutilé quand j'étais petit.
Je te crois pas.
Tu peux marcher ?
Allons au lit.
On doit y aller.
Maintenant habille-toi, comme ça je pourrai te déshabiller plus tard,
ce sera plus excitant.
Numéro 32. Amour tropical.
Une robe de soie avec des motifs floraux, de très belles lignes.
Claudia, prends le relais.
Tu veux venir dans le bureau, Domenico ?
Merci.
- Comment ça va, chéri ? - Pas mal.
Alors, tu as pu sortir l'argent des coffres ?
Oui, bien sûr.
Tu t'es déjà demandé combien de place
prenaient 2 millions, où combien ça pesait ?
- Qu'est-ce que tu comptes faire ? - Parler à l'Allemand,
et lui rendre l'argent, on n'a pas le choix.
Tu ne crois pas qu'un de tes amis pourrait te trahir ?
Dans mon métier, ce sont tous des traîtres et des lèches-culs.
Tu devrais te débarrasser de ta femme, de ton enfant,
et des femmes, surtout les femmes des hommes qui travaillent pour nous.
Oui, tu as raison. Tu devrais me donner un coup de main.
Je cherche une fille qui est dans l'entourage d'Andronico,
la copine du Cheikh, une certaine Rosa.
Elle a disparu, elle travaillait au Tahiti.
Bonino dit qu'il la cherche aussi.
Je ne fais pas confiance aux types comme Bonino.
De toute façon, j'enverrai quelqu'un pour la trouver.
Tu peux te reposer... Mais j'utiliserai ceux que je connais.
D'accord, je lui transmettrai.
Où allez-vous ? Vous devoir avoir une autorisation pour les visites.
Je suis le Commissaire Mauri, chambre 305.
Très bien.
Mais ne la fatiguez pas, Commissaire.
Ça ne ressemble pas à une clinique, plutôt un hôtel.
Tu seras bien ici, tu verras.
Tu es inscrite sous un faux nom,
personne ne pensera à venir vérifier ici.
Et tu es loin de ces gens, de Cœur de chien.
Tue-le ! Tue-le, je t'en prie !
C'est un porc, il n'y a pas plus brutal que lui.
Son surnom lui va bien, Cœur de chien.
- Alors, tu le connais bien ? - Oui, lui et les autres,
les macs, les boss de night-club, les barons de la drogue...
Tu t'allonges, et ils se mettent au-dessus de toi.
Tu es jeune et jolie, tu as encore le temps de refaire ta vie.
J'ai perdu le compte des hommes qui m'ont mise dans un lit.
J'essayais de tenir le coup, mais ils m'ont droguée,
et je suis devenue encore plus docile...
Allons, allons.
Tu dois m'aider, d'accord ?
Parle-moi du Cheikh, il n'a rien dit ?
Vous étiez en couple après tout.
Il travaillait avec Andronico, et ils ont fait un gros coup récemment,
une cargaison de drogue.
Puis un soir, il est rentré,
il était désespéré, furieux,
il a dit que la drogue...
avait disparu de là où Andronico l'avais mise.
Et il ne t'a pas dit qui aurait pu la prendre ?
Le Cheikh ne l'a jamais appris, il est mort avant.
Ça faisait rire Cœur de chien.
La vie du Cheikh s'est terminée dans les embrouilles et la drogue,
et c'est Cœur de chien qui l'a fait tuer !
Il sait qui a volé la drogue !
Pour qui travaille Cœur de chien ?
Pour Bonino, le partenaire de Laurenzi.
C'est le boss de Cœur de chien.
Il contrôle tout le port,
c'est impossible de le faire surveiller,
il y a trop de gens qui vont et viennent.
Maintenant laisse-moi tranquille, flic.
Alors, il y a eu un mort ou pas ?
Un mort, non. Un blessé, oui !
- Un blessé ? Par quoi ? - Par arme à feu.
Ah, enfin ! Alors, 15 pour le blessé,
18 pour le sang, 90 pour la peur.
Et ne vous énervez pas contre moi
si vous faites ces cauchemars pleins de sang !
Je ne m'énerve contre personne,
mais vous ne savez pas comment interpréter !
Je ne sais pas comment interpréter ?
Donna Concetta Quagliarullo ne sais pas comment interpréter !
C'est votre tête qui a besoin d'un plâtre, pas votre bras !
Écoutez, d'après vous,
les quatre chiffres gagnants correspondent à Cardia le notaire ?
Qu'est-ce que j'en sais ? Ça pourrait être des fantômes.
- Des fantômes de votre famille ! - Peut-être.
Vous me prenez pour qui ?
Vous avez une tête de Jonas !
Hé ! Un Jonas ? Elle est folle !
Taxi !
Suivez cette moto, en vitesse.
Garçon, le perdez pas de vue.
Pardon Monsieur, mais c'est une course-poursuite ?
Ouais, c'est ça.
Alors, ce sera le double.
- Mais je suis policier. - Dans ce cas, pas de problème.
C'est tarif réduit pour les militaires et les jeunes.
Je paierai ce que vous voulez, mais ne perdez pas de vue ce bâtard !
Non mais regardez-le, il a rien de mieux à foutre
que de se balader dans tout Naples !
Laisse tout derrière toi et ne te fais pas voir avant un moment.
Tu dois disparaître, compris ?
Non, patron, je reste ici, je vous l'ai déjà dit.
Je ne quitte pas Naples !
Quoi ? Tu veux décider toi-même ?
Qu'est-ce qui te prend ? On ne discute pas les ordres, tu fais ce que je te dis.
Pourquoi je dois partir ?!
Parce que tu as enchaîné les conneries.
Quelles conneries ?!
J'ai toujours suivi vos ordres et fait ce que vous demandiez !
J'ai récupéré la drogue des mains d'Andronico,
et vous l'avez planquée parce que vous voulez doubler Laurenzi.
Et vous voulez me doubler moi aussi !
Tu racontes des conneries.
Si tu veux rester, reste.
Je disais juste cela pour protéger nos intérêts.
Dépêche ! Entre !
Attention, patron, il ne me reste plus qu'un bras !
Accélérez, ils vont pas nous lâcher !
Attention, le camion !
T'es blessé ? T'en fais pas, je vais m'occuper de toi.
Stop, stop !
Qu'est-ce qui se passe ? Au secours !
- Bonino s'est échappé. - Abruti !
Allez, ducon, ne fais pas cette tête. On l'aura.
- Oui ? - C'est moi, Carola.
Mes amis ont trouvé Rosa.
Ils ont appris que c'est Andronico qui a volé la drogue,
mais Bonino l'a su et l'a fait tuer par Cœur de chien.
Bonino a la drogue maintenant.
Ton lèche-cul veut te la faire à l'envers,
il veut fuir avec toute la marchandise.
Où est-il maintenant ? En ville ?
Oui, il est sans doute toujours à Naples,
mais je ne sais toujours pas où il se cache.
Je pense pouvoir le trouver.
Tu as fait du très bon boulot malgré tout,
tu es une femme exceptionnelle, Carola.
Passe me voir pour récupérer ta part,
il y a là une personne qui voudrait te saluer, un ami commun.
Oui, je t'attends. A plus tard.
Quels sont vos ordres, patron ?
Va à la champignonnière.
Tu y trouveras la marchandise et cette merde de Bonino.
Je les veux tous les deux ici, tout de suite, compris ?
C'est comme si c'était fait.
Reculez, je vous prie, reculez.
Reculez je vous prie.
Quel gâchis, si jeune et si belle...
Qu'est-ce que vous pensez faire maintenant ?
La fille était ici sous un faux nom,
mais ils sont au courant de tout.
La loi et la justice ne sont que des mots vides de sens dans cette ville.
Les gens travaillent pour eux parce qu'ils ont peur.
A Naples, ce n'est pas seulement une question de peur,
c'est aussi une question de faim, une faim aussi vieille que le monde.
Il y a quelqu'un ?
Hé, Ruggero, qu'est-ce que tu fais là ?
J'apporte les salutations de Don Domenico.
Stop ! Stop, ne tirez pas ! Stop !
- Amène-moi à lui ! - Oui, tout de suite.
Pas de blague !
Bonino est par là !
Où est la drogue ? Tu vas parler oui ou merde ?!
Don Domenico ne peut pas attendre, alors parle !
D'accord... Dans le tunnel 3.
Alors ?
T'es qu'un connard, Bonino.
Tu as causé tout ce bordel pour rien.
Alors tu voulais jouer au malin, et j'avais pas réalisé.
Très bien. Mais tu dois m'expliquer quelque chose.
Je peux comprendre pourquoi t'as voulu me faire passer pour un andouille,
mais moucharder à la police ?!
- Non, c'est faux, je le jure ! - Ne jure pas !
Explique-toi calmement, et, si je comprends pourquoi, je serai
peut-être généreux. Tu sais que je le peux.
Je suis allé à la champignonnière pour récupérer la drogue.
Cœur de chien m'a indiqué l'endroit, c'est lui qui l'a volée.
Qu'est-ce que j'ai à voir avec la police ?
Vous feriez mieux de regarder d'abord ce qui ne va pas chez vous.
Qu'est-ce que tu racontes ? Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
Vous ne vous êtes pas rendu compte que la fille
a parlé à un policier le jour des funérailles d'Andronico ?
Comment oses-tu accuser une petite fille ?!
Oui, c'est vrai. Madame Lors m'a aussi dit
qu'elle a vu Luisa en train de parler avec un homme.
Mais ce n'était pas un homme normal, c'était un policier !
Qu'est-ce que tu racontes ?!
Comment aurait-elle su pour le casse de la banque
et tout ce qui est arrivé ?
Toutes les discussions ont eu lieu ici, et les murs ont des oreilles.
C'est probable.
En fait, tout a commencé quand cette fille malade est arrivée.
Qui sait où elle est maintenant ?
Elle pourrait être en train de nous écouter depuis une pièce de la maison.
On doit la trouver, la faire parler. Allez.
Laisse.
- Allô ? - C'est Luisa. Venez vite, j'ai peur.
- Où es-tu ? - A la maison.
- La petite ? - Oui.
Très bien, allons à la villa.
Luisa !
Allons-y.
Luisa !
Luisa, sors !
Ici le Commissaire Mauri, je me rends à la villa de Laurenzi.
Que toutes les voitures disponibles encerclent la zone, terminé.
Luisa, où es-tu ?
Désolé patron, j'ai commis un vol
dans l'armurerie du commissariat.
Tu n'éviteras pas une lourde condamnation...
Oh, te voilà ! Pourquoi ne répondais-tu pas ?
Pourquoi as-tu peur ?
- Qu'est-ce que tu as fais ? Parle ! - Laisse-moi !
Laisse-moi tranquille ! Laisse-moi !
Demandez à cette vipère ce qu'elle vient de me dire !
Laisse-la, ne la fais pas pleurer.
La laisser ?!
Après ce qu'elle a fait ? Elle nous déteste.
C'est elle qui a averti la police, et elle vient juste de le refaire.
Pourquoi tout ça, ma petite ?
Tu as tué ma mère et je te déteste !
- Mains en l'air, police ! - Ne bougez plus où nous ouvrons le feu !
Dario !
Lâchez vos armes, vous tous, tout de suite !
Fumier !
Tu veux jouer au héros, même aux dépens d'une fillette ?
Baisse ton arme et laisse-moi passer.
Laisse-moi !
Domenico !
Carola.
Lâche-moi !
Laisse-moi passer, éloigne-toi de la porte ! Hors de mon chemin !
Dario, aide-moi !
- Lâche-moi ! - Bougez pas ou je tue la petite !
Ne tirez pas !
Ne bougez pas !
- Laisse-moi ! - Laissez-le prendre la voiture.
Allô, allô, ici le Commissaire Mauri, j'appelle toutes les radios de la police.
Silence radio complet.
L'Opération Aigle 2 a maintenant commencé, je répète, Opération Aigle 2.
Attention ! Bataillon !
Nous allons faire le tour du pâté de maisons.
A ces personnes importantes,
nous donnerons le petit-déjeuner, le dîner et le souper.
En avant, marche !
Bordel, c'est un piège !
La police m'a baisé !
Au secours, laisse-moi... Lâche-moi !
La ferme !
Lâche-moi ! Non !
- Allez, cours ! - Non, tu me fais mal !
Non, je veux pas aller là, laisse-moi !
Laisse-moi partir !
Merde ! Fais chier !
Luisa !
Luisa ?!
Où es-tu ?
Sors.
Écoute, si je dois te trouver, ce sera encore pire pour toi.
Bonino !
Reste où tu es.
Stop Luisa !
Notre petit héros est courageux.
Allez ma chérie, ce n'est pas un spectacle pour toi.
Dario... c'était juste tout ça ?
Traduction : Askel
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