All language subtitles for D.C. Cab (1983) UTF8 (dernières corrections)

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Original subtitles

Traduction : Gabriel Ballet

Est-ce qu'il y a quelqu'un ?

Est-ce qu'il y a quelqu'un ?

Putain de merde !

- Il est pour moi ! Il est pour moi ! - Non pour moi !

Pause, crétin !

J'ai perdu mon bigoudis.

Allez, aidez-moi à chercher mon bigoudis !

Sans ça mes cheveux vont ressembler à rien...

Je vous ai bien eus ! Attrapez-moi bande d'enfoirés...

Est-ce qu'il y a quelqu'un ?

Est-ce qu'il y a quelqu'un ?

Je suis désolé, monsieur, tous les taxis sont "occupés".

Hé, D.C. Cabs !

Mon taxi c'est pas un hôtel !

Devriez avoir honte !

Vous êtes un homme pitoyable !

Et vous, si vous quittiez la rue pour trouver un boulot décent !

J'ai besoin d'un gagne-pain !

Alors allez bosser dans une boulangerie !

Pouvez-vous me dire où je peux trouver la compagnie de taxis D.C. Cab ?

Par là.

Pourriez-vous m'emmener ?

Je vous paierai !

Je reviens dans une minute. Salut ! Comment allez-vous ?

Écoute, faut que je me magne, y a des manifestants remontés.

Oui, attendez-moi, je reviens dans une minute.

D'accord, alors ça va.

Je ne sais même pas ce que je fais là. Je perds mon temps, y a personne.

C'est l'horreur ici ! C'est une maison diabolique qui dirige le monde.

Dans les journaux on lit tout le temps : la Maison Blanche a dit ceci ou cela...

C'est pas des conneries ! C'est vraiment la maison qui parle ! Personne vit ici !

C'est bon, c'est bon.

- Eh ! Eh ! - Foutez-moi le camp.

Dégagez d'ici !

Salut Davy, et merci !

Au plaisir, madame Floyd.

Taxi ! Oh merde.

Taxi !

Merci.

Watergate Hôtel, s'il vous plaît.

- Où allons-nous, beauté ? - Avec vous ? Nulle part !

C'est dur d'être un homme !

Qu'est-ce que vous foutez ? Retournez dans votre taxi !

Il est mieux comme ça, hein ?

Bonjour mon bébé ! Par ici la monnaie !

Merci mon bébé !

Merci, les gars.

Aïe...

Ne laisse pas ta bite diriger ta vie.

Hein ?

Tu m'as bien entendu ! J'ai dit...

Ne laisse pas ta bite diriger ta vie.

Voilà le bon conseil de Mr. Rythme.

Qui t'évitera des mauvais plans ! Et ça ne te coûtera qu'un franc !

Pouvez-vous me dire où je peux trouver Harold Oswell ?

Harold Oswell ?

Si vous êtes huissier, il est pas là...

Je suis Albert. Albert Hockenberry.

Quoi, le gosse de Deke ?

- Celui qu'était grand comme ça ? - Comme ça maintenant.

Mon Dieu !

Tu sais Myrna, j'en ai vraiment marre.

Chaque fois que je sors, je suis dévalisée par le même type en masque de ski.

Quelqu'un peut décrocher ce téléphone ?

- Dis bonjour à Ophelia. - Salut.

Et voici Mme Floyd au standard. Et voici Baba.

Je me tire, Harold.

Et voici mon épouse, Myrna.

Myrna, tu te souviens de Deke Hockenberry, du Viet-Nam ?

Mm-mh.

C'est son fiston, Albert.

Il vient d'arriver en autostop de Locust Grove en Géorgie !

Ravi de vous rencontrer, Mme Oswald.

Comment allez-vous ?

Hé, poupée, où est ma bagnole ?

Y a des gonzesses qui m'attendent dans tout Washington !

C'est bon, viens.

Excusez-moi, excusez-moi.

Myrna, sais-tu quel est le truc gênant quand on taille une pipe ?

La vue !

Oh merde ! La vue...

Je vous ai envoyé une lettre pour dire que je venais. Vous ne l'avez pas eue ?

Ça doit traîner quelque part parmi les factures !

Tyrone !

Où est-ce que tu comptes aller ?

Je vais travailler, mec !

Pas avant de m'avoir payé la location pour les 2 dernières semaines !

Je l'ai ici, Harold !

Tu sais bien que je pense toujours à toi.

Je pense toujours à te payer, tiens.

Tu sais bien, mec.

Plus les 20 dollars que tu me dois, mon gars.

Voilà...

Et les 10 que tu me dois pour le baseball.

Bande de sangsues !

Où avez-vous trouvé autant d'argent, Tyrone ?

Vous croyez quoi ? J'ai travaillé dans ce taxi toute la journée !

Oh-oh !

Vous ! Suivez-moi !

Eh bien, eh bien... M. Bravo ! Notre cher inspecteur des transports.

De quoi il s'agit ? Raconte-moi tout.

Qu'est-ce que tu me veux, mouchard ?

Pourquoi tu viens me gonfler encore ?

Un court trajet jusqu'à l'aéroport,

pour lequel tu n'as même pas la bonne licence,

un trajet qui aurait dû coûter 12 dollars,

or vous avez fait payer 195 dollars à M. et Mme Tumachu !

Ils avaient beaucoup de bagages !

Vous savez, Harold,

cette société est la honte de la ville, je devrais vous fermer tout de suite !

- Ne vous inquiétez pas, M. Bravo. - Il est fou ou quoi ?

Je peux payer. Y a pas de mal.

- Voilà, ici, 195 dollars... - Ne l'écoutez pas !

Non, non...

Vous allez porter plainte, n'est-ce pas ?

Non, non, nous n'allons pas...

Bon, ils ne portent pas plainte,

mais je vais quand même tâcher de vous faire fermer, Harold !

Ouais, ouais...

Et vous, je vous ferai retirer votre licence ! Vous êtes fou ou quoi ?

Hé mec !

Nous bossons dur, du mieux que nous pouvons !

Et tout ce que vous voulez c'est nous faire fermer ?

Pour qui vous vous prenez ?

Si vous aviez un peu d'éducation, vous vous exprimeriez mieux.

D'accord, alors : pour qui est-ce que tu te prends, connard !

Vas-y, mets-le, c'est à toi.

C'est lui.

Là, ton père et moi...

Vous m'avez laissé une bière ?

Bien sûr, chérie... y en a plusieurs dans le réfrigérateur.

Je suis désolé, j'ai pas pu assister aux funérailles de son père.

Bah, de toute façon c'est des conneries les funérailles.

Je vais aller faire ton lit.

- J'arrive pas à croire que je suis ici ! - Ouais.

Mon vieux disait toujours : "Ne sois pas comme moi."

"Prends exemple sur Harold."

"Sois ton propre patron !"

Il disait que tu étais le seul à être revenu de la guerre et à avoir réalisé ses rêves.

Eh bien...

Je n'ai pas réalisé tous mes rêves.

Tu seras vraiment à l'aise ici. C'est, euh...

C'est plus confortable que ça en a l'air. J'y ai déjà dormi moi-même...

...souvent !

Et si tu as froid...

...j'ai ici, euh...

...un autre petit souvenir de la guerre.

Alors, si tu veux te faire un petit feu douillet...

Les toilettes c'est en haut à gauche.

Eh, j'ai un peu de sous de côté. Je ne voudrais pas vous déranger.

Tant que tu es à Washington D.C.,

tu habiteras ici, avec Myrna et moi.

Je ne suis pas venu en touriste.

Je suis ici pour commencer ma carrière.

Quelle carrière ?

Comme chauffeur de taxi.

Tu sais Albert, c'est dur d'être chauffeur de taxi.

C'est pourquoi je suis devenu gigolo.

Gigolo ?

Ouais ! Tu sais, le film avec Richard Gere et Lauren Hutton...

Avec la chanson "Call me" de Blondie...

American Gigolo !

Ah d'accord.

Donc j'utilise mon taxi pour rencontrer des femmes riches,

des épouses de députés ou de sénateurs...

Il suffit que je trouve la bonne, et je me fais entretenir !

Et puis j'arrête de faire le taxi. Parce que c'est dur d'être un homme...

et encore plus dur d'être chauffeur de taxi.

C'est pas facile non plus d'être passager !

- Tu vois des flics ? - S'il y en avait on les a semés.

- Merci. - De rien.

- Vous êtes ravissante, madame. - Merci beaucoup.

Al, sais-tu qu'à Washington il y a 75% de négros ?

Ou noirs, "de couleur", peu importe comment on les appelle.

Et t'as bien fait de t'engager maintenant, tout comme moi.

Parce que, c'est comme dans l'armée...

Plus personne ne s'engage à l'armée, à part les noirs.

Un jour un négro va se réveiller, se dire "nous avons des armes, des tanks..."

"Nous pouvons diriger l'armée !"

Et donc ils vont s'emparer de tout le pays,

et nous, nous serons déjà dans leurs rangs, les blancs de service.

Penses-y.

- Au club Venise, et je suis en retard. - Pardon, m'dame ?

Au club Venise. Et je suis en retard.

Écoutez les gars...

Je dois travailler seins nus dans 5 minutes,

et je dois retirer ce soutif, pour ne pas avoir de marques.

Donc n'en profitez pas pour vous rincer l'oeil.

Oui, m'dame.

Vous êtes avec deux gentlemen.

Nous y voilà !

Eh, vous n'avez pas payé !

Appelle les flics, gros malin.

Ton premier mauvais payeur, Albert.

Ça arrive tout le temps.

Va chercher l'argent qu'elle nous doit.

Vas-y !

Oh, excusez-moi !

Que faites-vous ici ?

Steve, ce gars essaie de me peloter.

Cet enfoiré a pris mon argent ! Il a pris mon argent !

Laisse-moi tranquille... Enlève tes pattes !

Eh ! Tu roules à l'envers, idiot !

Eh Albert, quand nous partirons pour ouvrir notre gymnase,

ne laisse pas Harold te refiler cette merde !

Eh, t'es en marche arrière !

Je sais ! Ma voiture est en panne, elle ne roule plus qu'en marche arrière.

Je l'amène au garage, calme-toi, d'accord ?

Connard !

Vaudrait mieux sortir du taxi les gars !

Du calme, Albert, nous n'avons jamais eu d'accident. Jamais !

Jamais !

Ouais mais, notre beau-frère, Ralph, il a en a eu un.

- Écoute... - Ouais, écoute donc !

Il conduisait avec son patron à côté,

et sorti de nulle part, un camion le percute à 110 km/h.

Ralphie se tourne vers son patron, et qu'est-ce qu'il voit ?

Il voit que son corps a été coupé en deux !

La moitié supérieure était comme empalée dans la garniture,

et l'autre moitié traînait sur le sol avec le sang et les tripes qui pendaient !

Mais la moitié sur le siège, bordel, il était encore vivant !

- Il était toujours conscient ! - Son coeur pendait hors de lui,

continuait à pomper le sang...

Il se regarde de haut en bas, se tourne vers Ralphie et dit :

"Oh mon Dieu ! Je suis mort !"

Albert, tu dois connaître chaque quartier. Celui-ci est le pire.

Regarde-moi ça.

Ça suffit !

Les gars, combien de fois je dois vous dire de pas traîner avec ce vendeur de drogue ?

Et toi, ordure, quoi qu'il m'en coûte je mettrai ces gamins hors de ta route !

Oncle Samson !

Oh, bonjour, quel plaisir de te voir !

- Albert, je te présente ma nièce, Jolene. - Oh, salut.

Jolene, voici Albert. Je lui apprends le métier. Nous t'amenons à l'école.

Ils sont fascinés par sa voiture, Albert. Je ne peux pas les en éloigner.

J'ai toujours voulu faire quelque chose pour aider les gamins du quartier.

Mais je me suis retrouvé dans ce taxi coincé comme une tortue dans sa coquille.

Un chauffeur de taxi ne vaut rien dans ce monde.

Alors Albert, trouve un boulot respectable. Ne deviens pas une tortue comme moi.

Pour devenir chauffeur de taxi, Il faut passer l'examen,

et pour passer l'examen, il te faut connaître les zones.

Alors, dans quelle zone est...

le bâtiment du Trésor Public ?

- Tic-tac... - En 1-C ?

- Tic-tac tic-tac... - 2-D ?

- 1-C ? - FAUX ! AH !

- 2-D. - C'est bon !

Dans quelle...

Eh !

Comme était ce film ?

Albert... ma mère ne m'a pas élevée pour être une bonniche !

Combien de fois je dois te dire de ramasser tes chaussettes !

Désolé, Myrna.

Vas-y, c'est reparti.

Dans quelle zone se trouve le...

l'hôtel Watergate ?

- 3-A ? - Tic-tac tic-tac...

Vous ne m'avez pas laissé une seule bière !

Harold,

tu sais que je n'arrive pas à dormir quand je n'ai pas bu ma bière devant la TV.

Je suis désolé, Myrna.

Non, tu ne l'es pas. Si t'étais désolé, tu ne l'aurais pas fait !

Je vais aller acheter de la bière.

Non, je n'en ai plus envie.

- Je vais t'apporter ta bière, Myrna. - Moi j'y vais !

Non, je vais aller me chercher une bière.

Prendre la voiture et aller à l'épicerie où Rayette St Clair a été agressée.

Eh, eh ! Tu te mets en pétard à cause d'une bière!

Je travaille 7 jours sur 7, sans être payée,

je me coltine une bande de sauvages, et tout ce que je demande,

c'est une bière pour regarder l'émission de Johnny Carson !

Je vais te chercher ta bière !

Même si le président en personne venait jusqu'à cette porte

m'en apporter un camion entier,

je ne boirais pas de bière maintenant !

- Je reviens tout de suite. - Je viens avec vous.

Ma vie n'est pas vraiment ce que ton père t'avait vanté, hein !

Eh, c'est dur d'être un homme, l'ami.

Dell ! Dell ! Dell ! J'ai réussi l'exam !

C'est que que j'aurai ma licence ?

Après être passé au FBI et à la CIA.

Il faut aussi se déguiser en poisson et tailler une pipe au maire.

Eh, Pango ! Pango !

Je peux conduire avec toi aujourd'hui ?

Pourquoi ?

Comme ça, j'aimerais que tu me parles de Kingston, de la Jamaïque...

La Jamaïque ? Qu'est-ce que j'en sais, je suis de Cleveland.

Bonjour mon poussin.

Vas-y, file le fric !

J'aime nos rencontres à l'improviste !

- Eh, Harold ! - Oui ?

- J'ai réussi ! - Bien joué Albert.

Ça suffit, Harold, je pars !

C'est la 3ème fois de ce mois que je suis braquée par le même malfrat,

et je n'en peux plus.

Tu ne peux pas nous quitter, Ophelia. T'es la seule à bien conduire ici.

- Je pars ! - Attends.

En fait je ne travaille pas pour toi, mais pour un vaurien avec un masque de ski.

Je vais aller travailler pour la compagnie Émeraude.

Tu ne vas... Eh ! Tu ne seras pas plus heureuse chez Émeraude.

Être "heureuse" comme ça, je m'en passerais bien.

Je vais chez Émeraude, où personne ne se fait braquer,

parce qu'ils savent soudoyer les flics !

D'accord, mais écoute-moi, veux-tu ? J'ai... Bon, maintenant tu m'écoutes !

Tu ne peux pas partir maintenant. D'accord ?

J'ai une idée pour faire enfin fonctionner cette compagnie.

Ne pars pas maintenant !

Écoute, Harold. Je t'aime bien tu sais ?

Et j'ai tout fait pour m'intégrer ici.

- Mais ce n'est pas une compagnie. - Non, c'est ce que...

C'est plutôt un asile !

Je veux dire, tu as une sorte de "magnétisme animal",

tu n'attires que des animaux !

Eh, viens là, viens là... Viens par ici !

Allons donc boire une bière.

Je ne veux pas de bière,

parce que tu vas encore essayer de m'empêcher de partir.

Non, je ne ferai pas ça. Allons simplement boire une bière.

- D'accord. - Bien. Laisse tes affaires ici.

- Fais-le toi. - D'accord.

Nous serons de retour dans une heure.

- Dell ! Dell ! Tout va bien ? - Ça baigne dans l'huile !

Je fais du yoga abdominal !

- Tu te drogues, Dell ? - Me souviens plus !

- Dell ! Eh, Dell ! Viens mon chéri ! - Eh, vous vous souvenez de moi ?

Tu sais bien que oui ! Tant que t'as des sous pour moi...

Tu vois ce visage ? Il part de la ville dans 5 minutes. Sois là pour lui !

Salut beauté !

Salut beauté.

Eh Dell, ça a l'air d'être un super endroit pour trouver des clients.

Voyons si la chance nous sourit !

Regarde donc ces femmes splendides...

Chaudes comme la braise !

Ces mecs sont pédés !

Mais les femmes aiment ces conneries.

- Le spectacle commence les filles ! - Purée, les voilà ! Par ici mesdames !

Regarde donc ça, gamin !

Bon, toi, toi et toi, allons faire la fête ! En voiture !

- Eh Dell, je peux venir avec vous ? - Pas ce soir.

Le covoiturage, quelle belle idée ! Monte ma beauté, pour toi c'est gratuit !

- Javier ! T'as de la place pour moi ? - Non, mon pote, tu te débrouilles !

Buzzy ! Buzzy ! T'as de la place ?

Non, plus de place ! Mesdames, où allons-nous, chez vous ou chez moi ?

Wow ! ça va être sauvage ce soir...

Eh, Mr. Rythme, c'est quoi la pensée du jour ?

Voyons, Mr. Rythme dit :

si tu peux veiller toute une nuit jusqu'au petit matin sans te suicider...

...alors c'est que tout va bien !

Euh, je ne crois pas que je vais vous payer pour celle-là, Mr. Rythme.

T'es vraiment un bon musicien, Bob.

Ah oui ? Ça doit être vrai, vu comme je suis riche et célèbre...

Mais... je ne me plains pas... la musique...

est le meilleur moyen de conjurer cette petite chose que j'aime appeler...

- "la grande peur". - La mort ?

La mort...

Non, pas la mort...

La mort, crois-moi, c'est une petite peur.

La grande peur, la réelle peur,

c'est que les difficultés puissent te mettre à sec,

au point que tu doives conduire 7 jours sur 7.

C'est la peur que... la musique que tu composes, ou...

ton brillant premier roman qui, relu et corrigé, serait un best-seller...

ou ton projet d'études de droit... que tout ça soit mis en suspens.

Tu vois, Albert,

après tous les efforts,

tous les espoirs et les rêves et...

tous ces petits trucs dont on a besoin simplement pour vivre sur cette planète...

Eh bien...

La grande peur, Albert, c'est devenir chauffeur de taxi.

Attention, chaud devant ! Myrna, tenez !

C'était quoi pour vous ?

Myrna, quand cesseras-tu de bouder ? Tu sais bien que je t'adore.

Laisse-moi tranquille, j'ai mal à la tête.

Mal à la tête ? Vraiment ?

Guérissez !

Guérissez cette femme !

- Dell ! Ça suffit ! - Guérissez cette femme !

Tyrone, je peux conduire avec toi aujourd'hui ?

Si tu peux conduire avec moi... t'es bourré ou quoi ?

Conduire avec moi !...

T'arrêtes de mater ma petite-fille, le chauffeur !

Eh bien... si ce n'est pas "Décès" Cab !

Oh, et il y a là un héros de guerre.

"Des soldats combattant, venus du ciel..."

Quand vas-tu enfin venir travailler pour les meilleurs ?

Ophelia...

Comme ça tu seras avec des vrais mecs, chérie !

Pour entendre des sornettes, y a qu'à presser ta tête !

- Viens là, tête de noeud ! - Pas de langage ordurier chez moi !

Ouais... ordures...

Alons, Marty, du calme, Marty !

Une assiette d'avoine pour le "dernier des Mohicans" là !

- Quoi ?! - Eh, asseyez-vous tous !

Oh, M. Ernesto...

J'aime cet homme, non pas parce qu'il est inspecteur des transports,

mais parce que c'est un être humain merveilleux !

Oh, avez-vous reçu cette caisse de vin que je vous ai envoyée ?

- Marty, servez-le, nous paierons la note. - Non merci, pas le temps de manger.

Les chauffeurs, écoutez-moi bien !

Est-ce que l'un d'entre vous...

a eu ce passager dans son taxi ?

- Oh, non... - Non, non...

Non ? Dommage, car il a oublié dans un taxi un violon valant 500 000 dollars !

Tu l'as trouvé ?! Tu l'as trouvé ?!

Jolene !

Jolene, sors de là !

Je te tue si je te revois avec ma nièce, vaurien !

Et pareil pour tes potes !

Viens là ! Viens là !

Il t'a touchée ? Il a mis ses sales pattes sur toi ?

J'ai rien fait de mal, je te jure, oncle Samson !

Je voulais juste faire un tour dans sa belle voiture...

Je te jure, j'ai rien fait de mal, oncle Samson !

- J'ai rien fait de mal... - C'est cette voiture, Harold !

Pas de violon ! Pas de fric ! Pas de Mercedes ! Eh merde !

- Qu'est-ce que tu veux ? - Aujourd'hui, je vais avec toi, Tyrone !

Que je comprenne bien...

En gros t'es le p'tit blanc du Sud profond qui aime bosser avec les noirs, c'est ça ?

Non, Tyrone, je suis du nouveau Sud, où nous sommes tous frères.

Oh...

C'est chouette.

C'est pas trop le foutoir pour toi dans le nouveau Sud, mon frère ?

Non, ça va !

Ça c'est mon gars ! Mon frère spirituel numéro un !

Voici l'ambassade britannique, Albert,

et la brésilienne.

Et là-haut, c'est l'ambassade où nous travaillons.

Tyrone nous conduit au travail chaque jour.

Alors Denise, quand c'est que nous sortons ensemble ?

Pourquoi je devrais sortir avec vous ?

Parce que je suis noir, et je suis beau.

Lola Falana aussi est noire et belle, mais je ne sors pas avec elle !

Super !

Voilà, nous y sommes, sortez, vite !

- Vite, sortez avant qu'ils me voient ! - Qui ça ?

Les voilà, mes chers petits !

Trop tard.

J'avais hâte de voir mes chers petits !

Combien de fois vous ai-je dit de ne pas jeter des œufs à Tyrone ?

Pas de panique. On n'a pas le droit d'être là sans licence spéciale aéroports.

Qu'est-ce que nous faisons ici ?

Tu te promènes avec un voleur !

Eh, les gens ! Eh, les gens !

Oh, m'sieur, vous avez besoin d'un taxi, ou vous courez comme O.J. Simpson ?

- Oui, il nous faut un taxi. - Parfait alors.

Albert, viens ouvrir le coffre pour ces charmantes personnes.

Alors, où vous allez, ça ressemble à quoi ?

- Eh vous là-bas ! - Oh merde ! Remonte, Albert, vite !

Votre licence ! Montrez-moi votre licence !

Ils vont pas nous suivre, ils veulent pas perdre leur place dans la file d'attente.

Allez vous faire foutre !

Oh, un nigaud, droit devant !

Amenez-moi à l'Aéroport National.

C'est l'autre aéroport à l'autre bout de la ville.

Ce sera 50 dollars !

J'aurais dû demander 100, hein ?

Eh, il s'est évanoui.

Aéroport National ! 50 dollars !

Eh, tu ne peux quand même pas...

Observe-moi, observe-moi ! Je t'apprends à survivre en ville !

Bonne journée, monsieur. Prenez soin de vous, rentrez bien.

Qu'est-ce que tu racontes...

50 dollars qu'il dépensera pas en alcool ! Son foie ira mieux grâce à moi !

- Regarde-moi ça ! - Je ne te laisserai pas être un voleur !

Eh, qu'est-ce qui te prend ? Oh c'est pas vrai !

- Putain, Tyrone ! - Je suis qu'un enfoiré de nègre, hein ?

Ouais, et si t'enlevais ces fichus bigoudis ?!

Ça marche !

Depuis le début tu me prends pour un crétin de nègre avec des bigoudis verts, hein ?

Mais tant mieux...

Parce que c'est ce que je veux que tout le monde pense.

Sors de mon taxi, bouffon. Sors de mon taxi.

T'es comme tous ces bouffons à l'université.

Ouais, encore une surprise : je suis allé à l'université !

Je voulais m'acheter une Mercedes.

Mais j'ai vite compris l'arnaque, mec.

Je leur ai montré qui j'étais !

J'ai laissé tomber, leur ai dit où se la mettre, leur université.

Et ce système a récolté un crétin de nègre en plus, comme il le mérite !

Eh, Tyrone, arrête !

Ne t'approche plus de moi, Albert Hockenberry la poule mouillée !

Ne m'approche plus !

Eh ! Eh ! Eh, attendez !

Je suis sûr que tu vas cafter à Harold à propos de l'ivrogne,

et que je t'ai foutu dehors, pas vrai ?

Pas si tu me laisses rouler avec toi ce soir, Tyrone.

Merde...

J'espère que t'es content, Hockenberry !

Je rate le jeu ce soir à cause de toi !

J'aime bien les jeux.

Ce jeu est réservé aux Frères de Sang Extralucides de D.C. Cabs.

Eh bien, comment je peux en devenir un ?

Va là-bas et déterre trois cadavres...

Je plaisante, poulet blanc !

Il n'y a que trois façons connues de l'humanité,

pour devenir un Frère de Sssang Extralucide.

Un : tu dois obtenir une licence de chauffeur de taxi.

Eh bien, je prépare la mienne.

- Deux : il te faut un masque ! - Ça c'est facile.

Et trois...

...il faut faire la Cooourse !

"La course" ?

La Cooourse !

C'est bon !

Viens, monte !

Regarde bien, poulet blanc, c'est ça la Course.

On va rester sur ces rails toute la nuit jusqu'à ce qu'on ait fait de toi un homme.

Dell a le record de la plus longue Course,

- 10 km, jusqu'à Green Street ! - 10 km, sans déconner ?

Ouais ! Mais nous allons le battre cette nuit, toi et moi.

Écoute cette beauté... Ah ouais !

J'ai poursuivi des rêves

Pendant si longtemps

Pas à pas...

puis ils ont été réduits à néant

- T'aimes cette musique, mec ? - Ouais.

- Tu sais qui c'est ? - Non.

C'est Irene Cara, mec.

Regarde cette femme, elle est belle hein ?

Alors ma poupée, qu'est-ce que tu racontes de beau ?

Elle est belle, hein ? Regarde-moi ça, mec !

Quand c'est que je pourrai lui faire sa fête !

J'ai une question, Tyrone.

Comment on sait quand le train arrive ?

Tu peux pas savoir ! Faut se débrouiller, mec !

- Je vois. Alors, c'est ça... la Cooourse ! - C'est ça, t'as deviné !

Maintenant j'ai compris. Ça me plaît ! Tirons-nous de là !

Bordel, mec ! Bon Dieu...

Tu vas rester une poule mouillée toute ta vie, Albert ?

Et n'espère pas que j'aie pitié parce que ton père est mort.

Le mien est revenu de la guerre de Corée avec le cerveau tellement embrouillé,

qu'il se prenait pour Jésus !

Ils l'ont mis à l'asile pendant 5 ans, quand il en est sorti,

il ne se prenait plus Jésus, il se prenait pour Dieu !

Du coup moi son fils j'étais Jésus...

Tout ce merdier, c'est allé loin.

- Eh, Tyrone ! - Oh, merde !

Tyrone ! Bordel, tire-nous de là, tu veux ?!

C'est bloqué !

Pas marche arrière, marche avant ! Tire-nous de là !

Je fais que ça !

Si je me tue, je te botte le cul !

Saute !

Ma main est coincée ! Je suis coincé, Tyrone ! Je vais mourir !

Oh merde ! Pourquoi tu m'as pas dit que tu t'étais attaché...

Oh merde, c'est trop tard !

Je savais qu'il irait sur les autres rails, c'était juste pour te tester !

Hey, Tyrone. Tu voulais vraiment me sauver la vie. Je n'oublierai pas.

T'es sympa pour un poulet blanc.

Mais tu peux toujours pas être un Frère de Sssang Extralucide.

T'es encore trop froussard.

Et qu'est-ce que tu fais avec ces chaussures ?

Les bottes de mon père.

Il me les a laissées.

Elles sont deux pointures trop grandes,

alors je mets du papier journal pour éviter qu'elles glissent.

D'accord, maintenant à toi le volant.

Mais ne va pas zieuter ma photo d'Irene.

Je voudrais pas avoir à cogner !

Eh, Baba ! Vous n'avez pas vu Albert et Tyrone ?

Ouais, ils se sont partis se marier au New Jersey !

- Où sont Albert et Tyrone ? - Partis à la messe !

Tu sais pas où ils sont partis ?

Oh putain ! Le violon !

Bonjour !

Donne-lui l'argent, Albert !

Ouais, c'est ça, donne-moi l'argent, Albert.

Arrête ou t'es un homme mort !

Albert !

Albert, pour l'amour de Dieu !

- Dis-lui d'arrêter ! - Albert !

Tu vois, Tyrone, je ne suis pas un froussard !

C'est le moment d'être froussard !

Bon, du calme tout le monde !

Mr. Rythme, savez-vous dans quel taxi vous avez trouvé le violon ?

Bien sûr, je sais, c'était le jaune !

Je vais te descendre, mec !

A cette vitesse tu seras mort aussi !

Mme Floyd, j'arrive avec un flingue sur la tempe !

Un flingue ?!

La ferme avec ce foutu violon !

Albert arrive avec un flingue sur la tempe !

Allons-y ! Allons, allons !

Oh merde, je veux pas aller au Paradis des nègres !

Enfoiré ! Arrête ce truc ou je t'explose la cervelle !

Ah ouais ? Mais après faudra que tu t'expliques avec mes amis.

Donne-lui le flingue.

Je veux pas le flingue !

Alors, salopard !

Maintenant tu vas rembourser le fonds des négros unis !

Tyrone ! T'as réussi ! Tu l'as chopé !

Eh, tirez pas, c'est pas lui !

C'est lui, là ! C'est lui !

Eh, qu'est-ce que vous foutez ? C'est lui, là ! Attrapez-le !

Bonjour !

Et bonne nuit !

Où est mon argent ? Laissez-moi lui foutre une raclée !

Eh, Tyrone, je pensais t'avoir perdu, mon frère.

Bien sûr, deux mecs blancs à l'avant, un nègre à l'arrière avec un flingue !

Tu t'attendais à quoi ?!

- Tout va bien, Tyrone ? - Maintenant ça va mieux !

Écoute, laisse-moi te dire un truc.

T'as du bol, ce Portugais aurait pu te buter et dire ensuite que t'étais un fou drogué !

Parce qu'ils disent toujours ça quand ils butent quelqu'un !

Et si ça se trouve ils enduisent leurs balles de drogue,

comme ça ils ont un alibi pour tous leurs meurtres !

Réfléchis-y.

Où est le violon ?

- Quel violon ? - Moi j'ai une guitare...

Oh-oh-oh ! Où est-il ?

Et où est notre récompense ?

Ouais, et notre récompense ?

Quelle que soit la récompense,

elle ira à Harold

car c'est à lui qu'appartient le taxi où on l'a trouvé. Compris ?

Je veux mon argent, mec ! Je veux mon argent !

Bon, silence ! J'ai pris une décision.

S'il y a une récompense...

Myrna et moi allons la partager avec tout le monde.

- Harold ?! - Ouais, ça c'est bien.

D'accord, écoutez. Nous pouvons prendre chacun notre argent... et faire les fous.

- Harold ?! - ...et moi aussi je pars faire le fou !

Mais si nous faisons ça, finie la compagnie de taxis.

La banque nous fera fermer. Si M. Bravo ne le fait pas avant.

Alors je vais vous demander une faveur.

Que vous fassiez un investissement dans la compagnie D.C. Cabs.

Tu veux qu'on te rende tout le fric ?

L'argent n'est pas le plus important, Dell.

Pour toi, peut-être !

Harold, une question.

T'es en train de dire que nous serions... partenaires ?

Oui.

- Non ! - Jamais !

Assez ! Assez ! Écoutez-moi jusqu'au bout !

Ce matin, nous sommes allés dans la rue tous ensemble... comme une équipe.

Nous pourrions assembler nos forces...

Nous pourrions rembourser le prêt... Nous pourrions repeindre les taxis...

Eh mec, nous pourrions acheter des licences pour l'aéroport !

Oui, nous pourrions soudoyer les autorités, comme ils font chez Émeraude.

Ah ça oui alors.

Nous pourrions avoir de belles vestes !

- Oh oui, des vestes ! - Je veux pas de veste...

En somme, nous partagerions les bénéfices, de même que les responsabilités.

Si je voulais des responsabilités, je serais devenu sexologue !

Bien dit, mec !

Minute monsieur...

Un jour, un jeune homme élégant, qui ne sera pas chauffeur de taxi,

entrera par cette porte avec des fleurs, des chocolats, et d'autres cadeaux.

Il se présentera, et demandera la permission d'amener Claudette pour une soirée décente !

D'ici là, je veux que vous considériez cet endroit comme un monastère,

et elle comme une nonne ! Pigé ?

N-O-N !

Dehors.

Bon, je veux tout le monde dehors ! Ouste ! Du balai !

Je veux mon putain de fric !

Je veux mon putain de fric ! Va te faire foutre !

Tout va rentrer dans l'ordre, d'accord ?

Euh, je crois qu'ils ont changé d'avis...

Et toi ? Vas-tu faire partie du nouveau D.C. Cabs ?

Euh, je ne pensais pas que mon avis comptait.

Eh bien, maintenant il compte.

Ma licence de chauffeur de taxi !

Ouh !

Eh, poussin ! Félicitations !

Bienvenue dans le monde merveilleux du salaire minimum !

Merci !

Où allons-nous, madame ?

Roulez, c'est tout.

Vous savez que vous êtes mon premier passager ?

Vous voulez juste regarder la ville ?

- Écoutez, madame... - Salut Albert !

Claudette !

Attention, toutes les voitures ! Harold a un message pour vous !

Tous ceux qui sont intéressés par la récompense de 10 000 dollars,

soyez chez moi ce soir à 21h00.

Harold !

10 000 dollars ! Ouh ! Je vais avoir 10 000 dollars !

Dégage de ma voiture, je suis riche !

Fous le camp de ma voiture ! Je suis riche, bordel !

Non, Harold, non !

Dès qu'ils auront pris notre argent, ils vont disparaître !

Chérie, en voyant que nous sommes prêts à partager, ils le rendront à la compagnie.

Tu ne sais pas ce qu'est un acte de foi, Myrna ?

Harold...

On peut avoir foi en Dieu...

On peut avoir foi en son pays...

Mais tu ne peux pas faire confiance aux Dalton !

Eh bien moi oui.

Et je pense que tu seras très surprise ce soir.

Harold, s'il te plaît ! Harold, ne fais pas ça !

Quelle belle journée, hein ?

Mon premier taxi...

l'argent de la récompense...

et toi qui es venue me voir.

Ma grand-mère...

ne me me laisserait jamais sortir...

avec un chauffeur de taxi.

Hmm... elle a pas le droit.

Hmm... Jusqu'à ce que j'aie 18 ans en mai prochain,

elle est mon tuteur légal.

Nous pourrions rester ici jusqu'au mois de mai !

D'ici là tu auras trouvé quelqu'un d'autre.

Au revoir, Albert.

Eh, Harold, c'est quoi ce bordel ?

Quand je suis arrivé au poste de police, on m'a envoyé au Bureau des Transports,

et quand je suis arrivé, Myrna était déjà venue récupérer l'argent.

Ouais, et alors ?

Elle a mis toutes nos affaires à la rue.

Elle dit qu'elle va garder la maison et l'argent.

Elle a vu ce gars à la télé qui dit que la loi est de son côté.

Eh !

Myrna ! C'est Dell.

Je connais un petit hôtel à Spartanburg...

Si nous y allions, toi et moi, avec les 10 000 dollars,

une caisse de téquila, et ma baguette magique ?

J'ai déjà appelé la police !

Ainsi que l'inspecteur des transports et un journaliste du JT du soir sur CBS !

Vous êtes des vandales, des intrus, qui tentez d'entrer illégalement.

Je vous ai donné assez d'avertissements !

Tirons-nous d'ici ! Prends ça et pars !

D'accord ? Je vais essayer de lui parler.

Myrna ! Myrna !

Myrna...

Eh, l'ami, où vas-tu ? Tu peux pas partir !

Et Harold, alors ? La loyauté c'est pour les chiens ?

- Cette salope a volé notre fric ! - Eh, du calme, Tyrone, tu sais...

- Putain me touche pas ! - Eh, du calme, Tyrone, tu sais...

C'est son épouse, et la loi est de son côté.

Et en plus elle avait un lance-flammes.

Eh, Harold ne te doit rien de toute façon, Tyrone.

- Albert a raison ! - Ça m'aurait permis de dégager d'ici !

Alors ferme-la, Albert !

Non, toi tu la fermes pour une fois, bordel !

Depuis que je suis arrivé ici vous parlez tous de partir !

Il ne s'agit même pas de partir, puisque vous n'étiez jamais vraiment là !

- Je vais te défoncer, fumier ! - Non ! Assez ! Arrêtez !

Albert dit simplement la vérité !

Nous sommes la pire compagnie de la ville ! Et nous le savons !

Ouais, mais redescends sur Terre, Albert.

T'es le seul ici qui as envie d'être chauffeur de taxi.

C'est vrai ça ! Y a que toi qui as envie d'être chauffeur de taxi.

Non, je veux créer ma propre compagnie, mais je dois bien commencer quelque part !

Eh mec, tu rêves !

C'est toi qui rêves à parler sans cesse de ta réussite future !

T'as jamais pensé que c'était peut-être ici ta chance de réussite ?

J'ai un peu d'argent de côté.

Ouais, combien ?

Voilà, 6063 dollars.

T'as besoin d'un colocataire, Albert ?

- C'est tout ce que mon père m'a laissé. - Ça fait pas mal d'argent.

- C'est bien ! - Bon, et Harold...

Il m'a hébergé ici à Washington D.C.,

le gîte et le couvert, j'ai une dette envers lui.

Et vous m'avez tous appris quelque chose.

Je suis prêt à partager mes économies avec vous tous.

Je suis désolé d'avoir failli te foutre une raclée, Albert.

Mais faisons ce que dit Harold : nous devenons ses partenaires,

nous assemblons nos forces, et nous régénérons D.C. Cabs !

Les gars, si vous investissez dans cette compagnie

la moitié de l'énergie que vous dépensez à essayer d'en sortir,

nous devrions réussir quelque chose !

Moi je suis avec Albert !

Vous savez, c'est la première conversation sensée que j'entends ici.

En fait, je n'ai rien de prévu pour quelques années encore...

Je suis avec toi, mon poussin ! Ce gamin, c'est un vrai monsieur !

Adios, bande d'abrutis !

Eh, Tyrone !

Eh, Tyrone !

Si tu restes avec nous, chaque jour te rapprochera de ta future Mercedes.

Personne ne décide pour moi, Albert ! Surtout pas un poulet blanc froussard.

Eh, eh, Tyrone, attends !

Nous sommes Frères de Sang Extralucides, pas vrai ?

Jamais !

Tous tes amis sont ici.

Qu'est-ce qui t'attend au-dehors ?

L'air frais, tâcheron !

Viens, allons voir Harold.

- Ouais, viens. - D'accord, allons-y tous !

Attendez !

Je veux être sûr d'une chose.

Sinon je me tire aussi.

Je ne travaille pas le 8 janvier, parce que c'est l'anniversaire d'Elvis.

Allons-y, Albert !

C'est un plaisir de faire affaire avec vous !

Arrêtez-vous là !

Vous allez avoir des ennuis, mes amis !

Je veux que vous arrêtiez ces types.

Je sais qu'ils n'ont pas de licence pour l'aéroport.

Eh bien, votre vivacité est malvenue, cher adversaire en uniforme.

Dans ta gueule, Dick Tracy !

Tu m'as dit qu'ils n'avaient pas de licence !

Je ne savais pas...

Viens là ! Va dans mon taxi.

Je vais te montrer ce que je me suis acheté avec mes pourboires.

D'accord.

Amplificateur 200 Watts !

Six haut-parleurs !

Et un dynamiseur de puissance !

Regarde-moi ça !

Madame.

Voici des fleurs, du chocolat...

et un livre sur les plus belles maisons du Sud.

Alors, je voudrais sortir avec Claudette samedi soir.

Tu la ramènes à 22h30.

Tu sais, moi et Mme Floyd avons longtemps eu une attirance sans oser se le dire.

Puis Myrna a débarqué et...

Bah, la vie continue, hein, Deke ?

Je viens de t'appeler Deke, hein ?

Eh bien, buvons à la mémoire de père.

J'aimerais qu'il soit ici avec nous.

Je crois que son esprit est avec nous.

Le festin chinois est arrivé !

Oh, eh, c'est pour moi.

Je te remercie, Albert.

Ce n'est rien.

Je ne parle pas du dîner.

Je te remercie.

C'est chouette...

Salut, Mr. Rythme ! Ceci est pour vous!

- Eh bien, c'est mon jour de chance ! - Quelle est la pensée du jour ?

Mr. Rhythm dit...

souviens-toi...

ce qui te construit peut aussi te briser.

Oh, mince... Eh, frère, tu veux acheter un stylo ?

Eh, vous voulez acheter une cruche ? C'est la même qu'utilisait Abraham Lincoln !

Après avoir bu il a libéré les esclaves !

Et depuis y a plus de travail !

Eh, mon frère, tu veux acheter quelques souvenirs ? Eh, mec !

Mince, je croyais avoir dégotté un nigaud.

- Eh, m'selle ! Vous voulez un chapeau ? - Eh bien, tu te prends pour l'Oncle Sam ?

Hein ? Qu'est-ce que tu fous là ?

Voilà ce que je fous, Dell !

Eh, ça marche bien la compagnie de taxi.

- Eh mec, je vais très bien ici ! - Je dis juste que tu pourrais revenir.

- Ça ne me paraît pas si super. - Si, ça va vraiment bien.

Mme Cara ! Mme Cara !

Regarde-toi, t'as l'air d'un clown.

IRENE CARA ! IRENE CARA ! Je peux pas le croire !

Assez d'autographes ! Assez d'autographes !

Votre taxi est prêt, Mme Cara.

Tyrone Bywater, à votre service.

Vous vous habillez toujours comme ça ?

Non, la semaine passée j'étais la Statue de la Liberté,

mais je ne pouvais pas mettre la couronne sur les bigoudis.

Eh ! Eh ! Eh ! Putain de bordel !

Comment va donc Tyrone ?

Il va bien, Denise.

Il travaille pour l'Oncle Sam.

J'ai vu Tyrone hier, Albert.

Il est lui-même l'Oncle Sam !

Quand vous verrez Tyrone, dites-lui bonjour de ma part.

Je le ferai sans faute. À demain !

Oh, voilà mes petits chéris !

C'est qui bordel ?

Viens-là, porcelet !

Eh ! Bordel, qu'est-ce que vous foutez ?

Eh, attendez vous là-bas... Non !

Viens vite !

Toi, prends le volant !

Tu vas conduire, chauffeur ?

Démarre. Conduis tout doucement.

- Ici ! À l'aide ! - Un médecin ! Vite !

Ils ont pris mes petits ! Vite, ils ont mes petits !

Si vous saviez ce que ça réprésente pour moi !

Je garde toujours une photo de vous dans mon taxi !

Oh, c'est pas le bon taxi...

Si vous êtes à Washington pour une élection, je vote pour vous deux fois !

En fait dimanche soir je chante à la Maison Blanche.

Ah ouais ? Dites-leur bonjour de ma part !

Chanter à la Maison Blanche... mince, je n'y crois pas !

Irene Cara ! Nous y voilà. Hôtel Sheraton, sains et saufs.

Et si nous nous baladions ensemble quelques semaines ?

Écoutez, combien vous dois-je ?

C'est cadeau. Tout le plaisir est pour moi, Mme Cara.

Eh bien, merci, Tyrone.

- Albert ? - Ouais ?

C'est la première fois que tu te fais kidnapper ?

Ouais...

- Nous c'est la troisième... - Ouais, t'inquiète pas.

Décrochez.

Ici l'ambassadeur Rayburn.

Salut, mon chou à la crème.

Nous pouvons parler, ou l'épouse est dans les parages ?

Mauvais numéro !

Eh bien, décrochez... "chou à la crème" !

Ici l'ambassadeur Rayburn.

C'est Albert Hockenberry.

Deux millions de dollars,

en billets sans marquage antivol, demain à minuit.

Je rappellerai pour d'autres instructions.

Attendez, dites-moi une chose :

Est-ce qu'Albert a déjà parlé de ses opinions politiques ?

Alberta n'a aucune opinion politique ! Il est américain !

Tais-toi, Dell, tu n'arranges rien !

Albert a rien fait !

La vie de ce gosse est en danger ! Vous faites fausse route, bon sang !

- Quoi ? - Votre épouse vous a quitté, pourquoi ?

Quel rapport avec l'enlèvement d'Alberta ?

Calmons-nous et réfléchissons.

Soyez honnête, Albert est dans quel camp ?

Vous savez...

Je surveille cette petite bande depuis un bout de temps,

et soudain, il y a plein d'argent par ici.

Cette nouvelle peinture, et ces vestes...

et ces cadeaux aux autorités...

Oui, et vous êtes vexé parce que vous n'avez rien eu !

Eh bien, en effet, d'où vient tout cet argent soudainement ?

Bon Dieu...

Ça vient d'Albert.

Il n'y a aucune raison de nous faire fermer, alors pourquoi le faites-vous ?

- Vous n'avez pas à nous faire fermer ! - Cette compagnie est fermée pour enquête.

- Verrouillez-la. - Je m'en occupe.

AVIS : Cette compagnie est fermée sur ordre du Bureau des Transports.

"...a enlevé le fils et la fille de l'ambassadeur cet après-midi."

L'un d'eux est Albert Hokkenberry, de la compagnie de taxi D.C. Cabs,

qui est probablement armé et dangereux.

"La police..."

Je sais ce que tout le monde ressent ici.

En colère, à cran, envie de tout casser.

Je me sens comme ça tous les jours, chaque minute de ma vie.

Et maintenant que vous en êtes au même point que moi,

j'ai un jeu que je voudrais partager avec vous.

Vous prenez une bouteille,

et vous la faites tournoyer, comme pour jouer à "Action ou vérité".

La personne pointée par la bouteille la prend et la tient près de son visage,

et le secoue...

pour voir si elle explose...

La ferme, Dell !

C'est quoi ça encore ?

Bien, bien, bien...

Le kidnapping de D.C. Cab !

- Bien trouvé. - Restez tranquilles, les gars.

Je parie que votre ami passe du bon temps avec ces enfants. Surtout la petite fille.

Je vais le tuer !

Foutez le camp avant d'avoir très mal !

D'accord. Nous avons toujours un taxi à ton nom, Ophelia.

Je t'attends dehors, bébé.

- Sortez ! - D'accord.

Ophelia n'ira nulle part !

Bien dit.

Tu vas quand même pas avec eux ?

J'ai un gosse, tu te rappelles ?

Écoute, mon poussin, ne fais pas ça maintenant.

Tu as tenu bon jusqu'ici.

Ils vont trouver Albert et les enfants.

Nous reprendrons les affaires dans quelques jours.

C'est maintenant qu'il faut se serrer les coudes !

- Les choses vont aller mieux. - Tu rêves encore, Harold.

Réveille-toi, et réalise que les rêves ne sont pas pour les gens comme nous.

Je n'ai pas envie de partir,

mais je n'ai pas le choix.

- Salut. - T'as raté le coche.

Regardez, c'est notre "Judas", juste à temps pour le dernier repas.

Tu paies l'addition ?

J'ai une idée pour aider Albert.

Ah oui ? Et depuis quand tu prends ça au sérieux ?

J'ai réalisé que si l'un de nous était en danger, Albert ferait tout pour l'aider.

Vous avez vu le journal ?

Nous connaissons la moitié des personnes impliquées dans cet enlèvement !

J'ai un plan...

mais j'ai besoin d'aide.

- D'accord, essayons. - Super !

Alors, il faut se séparer en 2 groupes.

Compris ? J'ai quelques trucs à régler. Rendez-vous au Lincoln dans 3 heures.

Écoute, mon frère, je te demande une faveur.

J'ai besoin d'un taxi. S'il te plaît...

Tu peux te brosser !

Il ont pris nos taxis ! Ils ont pris tous nos taxis !

Eh, vous, vous là !

Vous êtes en état d'arrestation ! Arrestation citoyenne !

Restez ici, mon ami, vous allez avoir un tas d'ennuis.

Dépêche !

Tu peux te brosser !

Denise, ouvrez la porte, c'est Ophelia.

Écoutez...

Je ne sais rien.

J'ai parlé avec la police,

et ils m'ont dit de ne parler à personne.

Denise, si tu n'ouvres pas je vais te mettre une dérouillée.

Je ne sais rien ! Rien du tout !

Plan B.

Je ne sais rien.

Connaissez-vous ces deux hommes ?

Pour la centième fois, j'ai jamais vu ces guignols !

Et celui-là ?

Mes petits ! Ils ont mes petits !

- Ed, ses avocats sont là ! - Mes avocats ?

Leibowitz, Lumkin et Lopez !

C'est bien ce que je pensais !

Regardez-moi cette nourriture ! Des blancs n'en voudraient pas !

Et ces draps, est-ce qu'ils sont changés tous les jours ?

Et vous, l'infirmière, si ça se trouve vous alliez débrancher ses appareils !

Écoutez-moi bien, Monsieur du FBI...

Un tel scandale, les médias adorent ! Téléphone à mon cousin Geraldo Rivera !

Comment allez-vous, Matty ?

Ils ne font que me montrer les photos prises par la bonne soeur.

- Un jour j'ai failli en écraser une. - Eh, on dirait les ravisseurs, là !

- Le FBI sait où est cette ferme ? - Ils me demandent si moi je le sais.

- Ça pourrait être dans le Wisconsin... - C'est l'État du fromage, non ?

C'est ça : Leibowitz, Limkin et Lopez.

Capitaine, un signalement à propos de D.C. Cabs. Ils ont volé deux véhicules.

D.C. Cabs...

Je savais bien que je les connaissais !

- Il ont découvert, oh merde ! - Mes petits ! Trouvez mes petits !

Venez ! Dépêchez-vous !

D.C. Cabs ! C'est le FBI ! Plus un geste !

Arrêtez !

Au moins vous pourriez donner aux gosses un repas correct !

- Ouais ! Nous sommes affamés ! - La ferme... La ferme !

Allons-y. Venez vite.

Ne vous inquiétez pas, je vais nous sortir d'ici.

Nous n'avons pas peur.

Harold !

Qu'est-ce que tu fais ici ? Tu n'as aucun droit d'être ici !

Myrna, je sais que tu as des droits, après toutes ces années de vie commune,

mais moi aussi !

Je dois réunir assez d'argent pour payer l'avocat d'Albert,

alors sors de mon chemin.

- Non ! Non, Harold ! Non ! - Sors de mon chemin !

Ne va pas là-haut ! Harold ! Ne viens pas ici !

Où est mon lance-flammes ?

Pour quoi faire ?

Où est mon lance-flammes ?!

Au sous-sol ! Pourquoi ?

Va-t-en de cette porte, Myrna.

- Harold, fais pas ça. J'appelle la police. - Va-t-en, Myrna.

Tu veux être aux infos, comme ce type qui s'est barricadé avec son bazooka ?

Ernesto ! Il a un lance-flammes !

Police !

Je vais le vendre, ça fera des sous en plus.

Ernesto, cette porte se coince. Laissez-moi vous aider...

Tu sais quel est ton problème, Bravo ?

T'es si petit que t'as le cerveau trop près du trou du cul !

Attends ! Non ! Myrna ! Oh mon Dieu !

Myrna, tu n'aurais pas dû faire ça...

mais je suis content que tu l'aies fait !

Good-bye !

Ernesto !

Ne vous inquiétez pas, les enfants, j'ai presque réussi.

- Ouais, Albert ! Bien joué ! - Chut, chut...

Où on va, Albert ?

Nulle part pour l'instant, je vais chercher mon taxi.

- Ma faute ? Arrête tes reproches ! - La ferme !

T'aurais jamais dû être dans ce truc pour commencer !

C'est des conneries !

Oh, merde...

Mme Floyd, pouvez-vous...

Mme Floyd, vous m'entendez ?

Mme Floyd, vous me recevez ?

C'est Albert ! Quelqu'un peut répondre ?

C'est Albert, s'il vous plaît, répondez !

Eh, D.C. Cabs ! C'est Albert !

Quelqu'un ! Mme Floyd !

Harold ! Que quelqu'un réponde !

C'est Albert ! Harold !

C'est Albert !

Allons, y a personne ici ?

Bon sang, où est tout le monde ?

Allez, allez !

Arrêtez ! Restez là ! Que s'est-il passé ?

- Du calme ! Que s'est-il passé ? - Elle ne sait rien !

- Nous avons abandonné les taxis. - C'est bien. Bon, voilà le topo.

Une de ces photos montre une ferme, mais elle peut être n'importe où.

C'est une nonne qui les a prises.

Mais de toute façon, rien ne prouve qu'ils ont Albert et les gosses là-bas.

- C'est tout ce que nous avons ! - Tout à fait.

Tiens bon, Albert !

Je vais aller chercher Harold !

Tiens bon !

Mr. Rythme, écoutez-moi !

Il y a une... une ferme et... et un moulin à vent...

Il y a un million de fermes et un million de moulins !

Oui, nous sommes, euh...

J'entends des avions ! Nous sommes quelque part au sud de l'aéroport !

Un instant, il faudrait que je note tout ça sur un papier !

Attendez, je... je vois quelque chose... C'est... euh... c'est...

c'est Bruce Lee...

- Quoi ?! - C'est Bruce Lee !

Je suis presque arrivé au Lincoln, là où se trouve Harold !

Tiens bon !

Vas-y, petite voiture !

Attendez ! Il faut que je retourne avec les enfants !

J'ai parlé à Albert ! Par la radio de la voiture !

Je l'ai trouvé ! Venez, il est en ligne !

Albert ! C'est Harold !

Albert ! C'est Harold !

Albert !

Personne, Mr. Rythme !

Impossible ! Je viens de lui parler ! "Albert, c'est Mr. Rythme..." Allons...

Bon, tant pis, c'est pas grave.

- Parce que j'ai retenu ce qu'il m'a dit. - Ah oui ?

Alors voilà ce qu'il a dit. Albert a dit...

qu'il était dans une ferme,

et c'est près de l'aéroport, et il y a un moulin à vent.

Et le plus important : il est avec Bruce Lee !

Attendez une seconde.

Vous êtes sûr qu'il a dit "Bruce Lee" ? Il est mort vous savez...

Ouais ! Il a dit : "Bruce Lee".

- Le gars balèze au kung fu ? - Eh, Bruce Lee n'est pas mort !

Il a été cryogénisé à Chatsworth, tassé dans un silo, congelé tel une carpe.

Et il vont le décongeler dès que l'économie ira mieux !

- Merci, Dell. - Eh les mecs.

Maintenant nous savons que la ferme est près de l'aéroport.

Alors allons-y ! Allez ! Venez !

Où ça ?

Où vas-tu ? Il y a sans doute une centaine de fermes près de l'aéroport.

Eh, Samson, il faut appeler les flics ! Nous avons déjà assez de problèmes !

Ne sois pas stupide !

Tu te doutes bien que si les flics trouvent Albert avant nous,

ils vont tirer d'abord, poser des questions après.

Oui, mais attends une minute, nous ne savons même pas où est Albert !

Et puis le trouver, c'est une chose, mais le sauver c'est une autre affaire.

Même si nous le trouvions, il y aurait des ravisseurs armés...

Attendez une minute ! Il faut mieux bien réfléchir avant d'agir.

Désolé, mon frère, mais il n'y a pas une minute à perdre.

Alors fais ce que tu veux, Mais moi j'ai une dette envers Albert,

Pour m'avoir aidé à trouver des choses dont je n'avais pas idée,

comme la fierté, et la dignité.

Alors je vais aller à leur recherche.

Parce que le moins que je puisse trouver, c'est le respect de moi-même.

Et avec un peu de chance, je retrouverai Albert et les gosses.

Je ne sais pas pour toi, mais j'aime ce que je suis devenu ces derniers temps,

et je veux jamais me rabaisser à ce que j'étais avant ! Jamais !

Mes yeux ont vu la gloire !

Alleluia !

Il y a 7 "Lee" près de l'aéroport, mais pas de "Bruce" ! Il y a une "Ruth" !

Il faut tous les vérifier, les gars.

Voyons, il y a une "route Lee", et une auberge "La bourse ou le lit"...

- "La bourse ou le lit" ? - C'est sur la carte.

D'accord, nous allons à cette auberge !

Non ! Il a dit "Bruce Lee" !

Je t'ai déjà dit, Bruce Lee est congelé.

Tout va bien se passer.

J'ai eu un message. Mes amis vont nous aider.

- Vous n'avez pas peur, hein ? - Nous n'avions pas peur, maintenant si.

Ces gars-là ne savent pas ce qu'ils font !

Eh mec, regarde, un moulin à vent ! C'est ici, c'est ici !

C'est là ! C'est cette ferme !

Je crois que nous les avons trouvés !

- La boîte aux lettres : "Bruce Leigh" ! - Mais ça se lit "Bruce Lègue"...

Je t'ai dit guignol de rester à l'école ! Maintenant baisse d'un ton.

Désolé, m’dame. On s'est trompé de maison.

C'est Harold. Écoutez bien. Que chacun donne sa position. Tyrone ?

Bordel, je ne sais même pas où je suis.

D'accord... Euh, Baba ?

Euh, y avait un panneau "route Lee", mais ça a dû être effacé. Rien par ici.

Bango ?

Nous avons vérifié toutes les rues près de l'aéroport. Rien à signaler.

Oh merde ! Oh merde ! Albert avait raison !

C'est vraiment Bruce Lee ! Albert avait raison !

J'ai trouvé cet enfoiré de karatéka !

Descends ! Descends de là !

Tyrone, descends !

Descends ! Descends espèce d'idiot !

Vous voyez ! Je vous l'avais bien dit que c'était Bruce Lee !

Je vois le moulin à vent ! Je la vois, Harold !

Attrapons ces enfoirés, Bruce !

Tabassons-les, tabassons-les !

Eh, c'est quoi ton problème ?

Pourquoi les femmes sont si strictes ? Elles ont la moitié du fric et la chatte.

Bon, allons-y !

Il faut partir d'ici ! Vite !

Et la rançon ?

Tu vas la fermer avec cette foutue rançon ?

- Tu parles à qui là ? - C'est à toi que je parle !

VOS GUEULES !

Nous partons, maintenant.

C'est la police !

Merde ! Y en a au moins une centaine ! Retournez là-bas !

Je veux pas mourir ici, mec ! Je me rendrai d'abord !

C'est la police ! Vous êtes encerclés !

Libérez les enfants... Lentement !

Et Albert !

Et Albert Hockenberry. Laissez-les sortir !

D'accord, je dis quoi maintenant ?

- Dis-leur que t'es Batman ! - Non !

Vous feriez mieux de sortir tout de suite, ordures !

Tyrone !

- Les flics ne parlent pas comme ça. - À moi, si !

Vous nous avez bien entendus !

Moi je dis, tuons ces enfoirés !

N'abandonnons pas sans combattre...

Vous êtes une pute pathétique !

D'accord, bande de porcs ! Maintenant écoutez.

Nous les relâcherons quand vous nous aurez laissés partir !

Je n'ai pas confiance.

Moi non plus. On peut pas leur faire confiance.

- Avec ces deux enfants là-dedans ? - Nous n'avons pas le choix.

- D'accord ? - D'accord !

Allez ! Avancez !

- Ils ont des armes de la police ! - Restez à l'abri derrière les taxis.

Avance tes pattes !

D'accord, ne... ne tirez pas !

Bien. Maintenant laissez-les partir.

Nous les relâcherons quand nous serons sortis !

Va chercher la camionnette !

Lâchez-les, bordel !

- Tyrone ! - Oh merde !

Rendez-moi ces gosses !

T'es pas un flic !

C'est des chauffeurs de taxi ! Des chauffeurs de taxi !

Je vous tiens.

Qu'est-ce que tu fais ?!

Baissez-vous près des roues !

Dégage, fillette, dégage !

Monte là-dedans, bordel !

- Démarre, Dickie ! - Vas-y, sors-nous de là !

- Ahhh ! Albert, ils ont Albert ! - Allons le chercher !

Vas-y, plus vite Dickie ! Sors-nous de là !

Putain de merde ! Ils nous suivent !

Vas-y mec, appuie sur le champignon !

Quelle histoire...

Défonce-les, Dell !

Vas-y, défonce-les, Dell !

Allez, attrapons-les !

Cette machine ne peut pas aller plus vite !

Vas-y mon poussin, fais des dégâts !

Conduis, Dickie, les écoute pas !

- Bon, à toi. - À moi de quoi ? Eh !

Préviens au moins avant de faire ça !

- Laisse-moi passer, Tyrone ! - Attends je suis coincé !

Laisse-moi les choper ! Je vais les choper !

Fonce sur cette salope ! Fous une raclée à cet enfoiré !

Nom de Dieu de bordel !

Va à droite, essaie de les semer !

Attaquez-vous à quelqu'un d'autre !

Un instant, tiens ça pour moi.

Oh, oui, c'est bien le moment !

Chopez cette salope, bordel ! Je peux pas conduire si je suis mort !

Nous allons te sauver, Albert !

Albert ! Est-ce que tu portes les bottes de ton père ?

Quoi ?

Dis-moi que tu portes les bottes de ton père !

Oui !

Tiens-le !

Ouais, ils l'ont eu !

{ chanson d'Irene Cara, "The dream" }

J'ai poursuivi des rêves pendant si longtemps

Pas à pas, puis ils ont été réduits à néant

Des illusions d'amour ne faisaient qu'aller et venir

Je crois qu'il faut souffrir pour grandir

Et tout le monde le sait...

D.C. Cabs ! D.C. Cabs !

N'abandonne jamais... N'abandonne jamais ton rêve !

Je perdais toujours ce que je croyais avoir

Bien souvent j'ai voulu l'ôter de ma mémoire

Mais au fond de moi l'espoir survivait

Au fond de nous les rêves ne meurent jamais

C'est pourquoi... nous nous approchons de la vérité

Je suis si heureuse d'être ici

J'ai vaincu la peur et le souci

Ce fut si dur à travers toutes ces années

Un arc-en-ciel de larmes était ma destinée

Et pourtant je n'ai jamais lâché mon rêve !

Parfois je voyais ma vie réduite en cendres

Tant de rejet, mon coeur semblait se fendre

Mais au fond de moi l'espoir survivait

Au fond de nous les rêves ne meurent jamais

Si tu essaies, tant de choses t'attendent

Je suis si heureuse d'être ici

J'ai vaincu la peur et le souci

Ce fut si dur à travers toutes ces années

Un arc-en-ciel de larmes était ma destinée

Et pourtant je n'ai jamais lâché mon rêve !

Nous avons tous la clé pour être libres

Il suffit de savoir ce qu'on rêve de vivre

La vie est dure et n'offre aucune garantie

Pourquoi ne pas tout donner et voir ce que tu peux trouver...

Je suis si heureuse d'être ici

J'ai vaincu la peur et le souci

Ce fut si dur à travers toutes ces années

Un arc-en-ciel de larmes était ma destinée

Et pourtant je n'ai jamais lâché mon rêve !

Je suis si heureuse d'être ici

J'ai vaincu la peur et le souci

Ce fut si dur à travers toutes ces années

Un arc-en-ciel de larmes était ma destinée

Et pourtant je n'ai jamais lâché mon rêve !

Nous avons tous la clé pour être libres

Il suffit de savoir ce qu'on rêve de vivre

La vie est dure et n'offre aucune garantie

Pourquoi ne pas tout donner et voir ce que tu peux trouver...

Je suis si heureuse d'être ici

J'ai vaincu la peur et le souci

Ce fut si dur à travers toutes ces années

Un arc-en-ciel de larmes était ma destinée

Et pourtant je n'ai jamais lâché mon rêve !

Je suis si heureuse d'être ici

J'ai vaincu la peur et le souci

Ce fut si dur à travers toutes ces années

Un arc-en-ciel de larmes était ma destinée

Et pourtant je n'ai jamais lâché mon rêve !

Je vous amène où ?

Je suis l'Ange de la Mort.

Amenez-moi en Enfer.

Vous avez des bagages ?

Traduction : Gabriel Ballet

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