All language subtitles for I Died a Thousand Times (1955).Frenccopia

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Original subtitles

Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?

Le plein.

Et vérifiez l'huile et l'eau.

Bien sûr, monsieur.

Belle journée. Il n'y a jamais beaucoup de voitures par ici.

Enfin, il est encore un peu tôt.

Vous admirez les Sierras...

Là-bas, le mont Whitney. Le plus haut sommet des U.S.A.

5 000 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Tâchez de le repérer. Ces montagnes sont géantes.

Vous venez de la ville, je parie. Chicago ?

Excusez-moi, monsieur. J'arrête pas de parler.

C'est qu'on est bien seul, ici. Alors quand un client passe,

je sais que j'ai tendance à trop parler.

Vous vous sentez seul ?

Oui, j'imagine bien.

J'ignorais que la Terre contenait de tels espaces.

Ça semble n'avoir jamais été habité.

- On y est arrivé ! - Je reviens.

Puis-je vous serrer la main, monsieur ?

J'ai perdu la tête devant ce lièvre. Vous nous avez sauvés.

Et moi aussi, du même coup.

Je suis de l'Ohio. Et vous ?

Illinois.

Je suis fier de vous connaître. Vous êtes un as du volant.

Moi non, mais Velma, ma petite-fille, conduit bien.

Mais je ne veux pas qu'elle se fatigue.

Puis-je vous demander votre nom ?

Collins. Roy Collins.

Moi, c'est Goodhue. Velma, maman,

je vous présente M. Collins.

- Enchantée. - Bonjour.

Ravie de vous connaître.

Le plaisir est pour moi.

Ça fait 3,80, monsieur.

Il faut que je file.

- Vous allez loin ? - En montagne, pour ma santé.

Je vous trouvais un peu pâlot, aussi.

Nous, c'est Los Angeles, avec l'aide de Dieu.

J'ai perdu ma ferme

et la mère de Velma, remariée, nous invite là-bas.

Votre monnaie, monsieur. Merci beaucoup.

J'espère que tout se passera bien.

Profitez bien de cette belle montagne.

C'est un drôle d'oiseau.

Le fameux bandit, ennemi numéro 1 du FBI,

gracié après 8 ans de prison

Roy Earle est libéré

Eteins-moi ça.

Reste dans ta chambre jusqu'à son départ.

Mais je veux le voir, Jack.

D'accord.

Salut, Earle.

Il est tard. J'attends depuis des heures.

Moi, depuis 8 ans.

- Où est Big Mac ? - A L.A. Il est occupé.

J'ai fait 3 000 bornes, il m'avait promis d'être là.

Vous avez eu la bagnole et le fric du voyage, non ?

Je suis l'adjoint de Big Mac.

Ah oui... Et qui êtes-vous ?

Kranmer. Jack Kranmer.

- Flic, c'est ça ? - J'ai démissionné.

Sûr...

Big Mac me fait confiance.

Big Mac fréquente des ex flics ?

Je t'ai interdit de venir.

Je croyais avoir laissé mon sac.

Apparemment, non...

Voici les instructions et du blé.

Allez au camp de Shaw le plus vite possible.

Quel est le plan ?

Tropico est une station pour riches vacanciers.

La plus riche du monde, d'après eux.

Il y a un hôtel très luxueux. Vous devrez le braquer.

- Vraiment ? - C'est un ordre.

Big Mac a assez casqué. Vous bossez pour lui.

Et pour moi !

Nous, on met la musique, vous, vous dansez.

Excusez-moi...

Oui, senor ? Chico, à votre service.

Je cherche un nommé Hattery. Il habite où ?

Au 12, là-bas. C'est vous qu'il attendait ?

Oui.

La vôtre est au 11.

Je gare votre voiture et je vide l'eau.

Il fait froid, ici, la nuit.

Hattery est là ?

Red...

Vous êtes Roy Earle ?

Content de vous voir. Excusez, j'ai vidé des poissons.

Lui, c'est Babe Kozuk, mon associé.

Et voilà Marie Carson.

On a pensé qu'une pointure comme vous, ça aime être seul.

On vous a fait installer une baraque pour vous.

Hattery !

Il suffit juste d'une allumette.

Il faut du feu, la nuit.

Ça ne va pas ? C'est la fille qui vous dérange ?

Même un gamin comme toi devrait savoir.

Babe l'a trouvée dans un bouge de L.A.

Elle est chouette et elle s'occupe de la maison.

Donne-lui du fric et renvoie-la. Dès ce soir.

Parle-moi de ce boulot.

La saison du Tropico commence.

D'après Mendoza, notre "indic",

dans une semaine, l'hôtel sera plein à craquer.

Et le coffre regorgera de bijoux.

Je le verrai quand, ce Mendoza ?

Il viendra à son jour de repos.

Il est relié à Mac et vous tiendra au courant.

M. Earle...

J'voulais vous dire, on est fiers que vous soyez là.

J'avais lu votre histoire dans le journal

quand j'étais gamin.

Quand tu étais quoi ?

Quels amateurs !

Rien que de la racaille !

Alors, c'est ça, Roy Earle ?

Le mec qui fait baver Red d'admiration ?

Il m'impressionne pas beaucoup.

Il a quand même l'air d'un dur.

T'as intérêt à pas le provoquer.

Et tu en connais un bout, à ce propos !

Tu me provoques tout le temps !

Tu dis toujours le contraire de ce que je dis.

Un de ces jours, je vais te...

Fais vite, alors, parce qu'elle s'en va ce soir.

Ah bon, qui a dit ça ?

Roy Earle.

La voilà, ta chance !

Il ne peut pas nous faire ça. Va l'engueuler.

On a besoin de lui.

Mais faut qu'il arrête de commander.

C'est pas lui, le chef. Il ne peut pas faire ça.

Continue, tu vas sûrement gagner.

Tu l'auras cherché.

Fiche-lui la paix ou je me charge de toi.

Un de ces jours, tu vas voir...

Qu'est-ce que tu attends ?

Attendez.

Écoutez-moi.

Je ne retournerai dans ce bouge que pieds et poings liés.

Je vais lui parler.

Tu veux y aller toi-même ?

C'est quelque chose, hein ?

- C'est comment, là-haut ? - Froid.

Et propre.

M. Earle,

je ne veux retourner à L.A. ni ce soir ni aucun autre.

Vous vous croyez en vacances mais...

Non, je sais pourquoi vous êtes là.

Ce ne sont les garçons qui m'en ont parlé mais Mendoza.

Mendoza ?

Il parle sans arrêt.

En se vantant.

Alors vous voyez, M. Earle,

c'est de lui qu'il faut vous méfier, pas de moi.

Je ne me méfie pas de vous

mais d'eux. Ils se battront pour vous avant longtemps.

Ils ne me font pas peur.

Babe est un peu sonné mais...

il craint Red et lui, j'en fais ce que je veux.

Vous avez tout prévu.

Dans un sens, oui.

D'accord.

Restons comme ça pour l'instant.

Merci, M. Earle !

Eh bien ?

Je peux faire autre chose ?

Oui. Mon petit déjeuner.

La dame à côté a tout préparé.

Elle attendait votre réveil.

Vous aimez bien ce chien ?

C'est un chien comme un autre.

Non, senor. C'est un chien très spécial.

Regardez.

Baisse-toi.

Il parle aussi anglais ?

Oui, l'espagnol et l'anglais.

Vous êtes fier de votre chien...

Mais ce n'est pas mon chien !

Il s'est seulement attaché à moi.

Ça me cause souvent du souci.

Pourquoi ?

Ce petit chien appartenait à un bûcheron

qui habitait là-haut toute l'année.

L'hiver dernier...

Ce petit chien appartenait à un bûcheron

qui habitait là-haut toute l'année.

L'hiver dernier, une énorme avalanche

a enseveli la maison du bûcheron.

Il a été tué.

Mais le petit chien s'est échappé, on ne sait comment.

Un gentil gars a vu Pard tout seul dans la neige

et l'a pris.

Mais ce type a attrapé la maladie des poumons.

Une pneumonie ?

Il est mort. Pard s'est encore retrouvé seul.

Il s'est attaché à une dame.

Et par Saint Joaquim,

sur le champ,

la grosse dame a eu une crise cardiaque.

Je vous dis ça pour le cas où il s'attacherait à vous.

Chico est en train de vous briser le coeur ?

C'est la vérité. Par tous les saints, je le jure !

C'est un mendiant-né.

Comme tout le monde le gave, il ne mange que du steak.

C'est vrai, regardez-le...

Je vais au boulot. Pard va rester.

Il vous admire déjà, monsieur, je crois.

Posez ça.

Où sont vos amis ?

S'il s'agit de Babe et Red, ils pêchent, comme toujours.

Asseyez-vous.

Merci.

Il vous fait l'honneur d'accepter !

Hier soir, j'étais morose et là, je me sens très bien.

Rien ne vaut une bonne nuit de sommeil.

Vous devriez aller au soleil. Vous êtes pâ...

On ne vous laisse guère au soleil là où j'étais.

Ils veillaient sur notre teint.

Ça doit être terrible, la prison...

Il y a des moments plus durs que d'autres.

Quand un gardien vous prend en grippe,

on a envie de monter au 2ème étage et de sauter.

C'est-à-dire ?

Le dernier étage du block cellulaire.

Un plongeon de 14 mètres sur du béton.

J'ai vu un type le faire. Ça éclabousse.

Quelle horreur...

Il n'en pouvait plus.

J'ai pensé le faire aussi

mais une chance s'est présentée.

Quel effet ça fait, d'en prendre à vie ?

On doit devenir fou...

Certains le deviennent.

Je ne pensais qu'à une chose : m'évader.

Quand on m'a transféré pour bonne conduite, j'ai essayé.

Mon pote Lou avait tenté de m'en dissuader.

C'était un sage mais je n'ai rien écouté.

J'ai raté mon coup.

Le garde m'a tiré dessus.

Le pire, c'était de me retrouver derrière ces murs.

Je prévoyais de me tirer quand la grâce est arrivée.

Je comprends...

Vous espériez vous en sortir...

C'est ça qui vous donnait de la force.

Oui, c'est ça. Vous avez pigé.

Vous savez, il y a quelque chose dans ces montagnes...

je ne sais pas, qui fait croire qu'il y a...

Merci pour le petit déjeuner.

Je reviendrai chercher la vaisselle.

Attention, senor... Ce petit chien a le mauvais oeil.

Tu crois qu'il me portera la poisse, Chico ?

Je n'y crois pas.

C'est vrai.

Il a le mauvais oeil. Son oeil gauche brille,

tout vert, dans la nuit, comme le chat des montagnes.

Dans le noir, et tu sais que c'est le gauche ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

J'avais oublié. Un type vous attend.

Il est dans la maison des autres.

Saint Joaquim !

Pauvre type...

Bravo, regardez comme elle comprend les pas !

- Terminé, Louis. - J'apprends tout juste.

Laisse-la danser, Babe.

Roy, voici Louis Mendoza... Louis, M. Earle.

Enchanté, Earle, enchanté.

Et cet hôtel, Mendoza,

c'est pour quand ?

Ça ne sera plus long.

Voici les lieux.

Babe disait qu'on peut franchir la montagne

pour aller à L.A., personne ne s'y attendra.

Et si une tempête se déclenche tout à coup ?

Je suis passé voir Big Mac, hier. Il veut vous voir.

Demain, j'irai repérer le Tropico,

et ensuite j'irai voir Mac.

Je lui frottais juste l'oreille.

Tu t'es vengé sur un chien.

Mendoza nous a apporté un cadeau, Roy.

Vous êtes ingénieur,

n'est-ce pas, Roy ?

Big Mac m'a donné ce flingue.

Vous savez vous en servir ? Ni Babe ni Roy ne savent.

Tu plaisantes, en lui demandant ça ?

Le problème de ce boulot, c'est qu'on est trop nombreux.

Il y en a toujours qui parlent.

Ça me rappelle une histoire,

il y a 10 ans. On s'occupait d'une banque dans l'Iowa.

L'un des gars avait la tremblote.

Il avait trop parlé. Du coup, les flics nous guettaient.

Personne n'a rien dit.

Tout à coup, Lefty a effleuré son arme

et c'est parti,

très vite, comme ça.

Le mec est tombé raide mort. On s'est barrés sans lui.

Il faut que je file. Je prends mon travail à 8 h 30.

Quel rôle jouez-vous, Mendoza ?

Vous êtes dedans tout au long ?

Oui, tout au long.

Je suis derrière le bureau et j'ai l'air affolé.

Et quand vous avez fini, j'appelle la police.

Pas de gaffe, hein ?

Je vais faire un tour.

Et si on jouait aux cartes ?

Vous avez tous saisi le sens de sa petite histoire ?

C'était sérieux, tu crois ?

Essayez, vous verrez bien.

On demande M. Blackburn.

Donnez-moi ça, je vous prie.

35 cents, s'il vous plaît.

- Ailleurs, c'est 25 cents. - Nous sommes au Tropico...

Tout doit être cher, par ici.

Quelque chose pour le 316 ?

Le 316 ?

Ceux qui ont de pareilles autos ne savent pas conduire.

Ils n'ont ni argent ni assurance. Quelle tuile !

Pas de chance, M. Pfeiffer.

Qu'est-ce qu'on peut faire ?

Bonsoir, Mme Goodhue.

Ça alors, M. Collins...

J'ai tout vu.

Ce n'est pas vous qui conduisiez.

- C'était la fille. - C'était moi.

Qu'est-ce que vous fichez à Tropico ?

C'est un pays libre, ici, non ?

Calmez-vous, ça va s'arranger.

C'est un de vos amis ?

Oui, pourquoi ?

D'autrefois, j'imagine.

Je m'engage, et vlan !

Regardez ça. Je ne récupérerai rien mais...

Vous n'aviez pas votre flèche. C'est à vous de casquer.

Vous êtes un petit malin...

Je suppose qu'il faut que j'oublie tout.

Ces gens sont fauchés. Ils vont à Los Angeles.

- Ils n'ont que leur voiture. - Je vais pleurer !

50 billets, pour vous, c'est rien.

C'est la fille qui conduisait, M. Pfeiffer.

En plus, elle est infirme, ça lui est interdit.

M. Goodhue...

Appelez-moi donc Pa, je vous appellerai Roy.

Entendu, Pa.

Vous étiez égarés, pour vous trouver à Tropico ?

Non. C'était Velma.

Un journal en avait parlé, elle avait décidé de le voir.

La pauvre chérie...

Elle essayait d'apercevoir des stars

et a embouti cette voiture.

J'ai été surpris qu'il vous donne 100 dollars pour moi.

Pas de souci, il en a plein !

C'est la 2ème fois que vous nous aidez.

Quand c'est arrivé, j'avais 13 cents sur moi

et un billet de 5 dollars dans ma godasse !

Les femmes ne le savent pas, ne dites rien.

Ce poulet était drôlement bon !

Excusez-moi mais qu'est-il arrivé au pied de Velma ?

Elle est née avec un pied-bot.

On ne peut rien y faire ?

Un médecin nous a dit que ça s'opérait.

Mais la vie est si dure, depuis quelques années...

On s'est dépêchées par pitié pour vos oreilles !

Pa est bavard comme une pie.

Oui mais ce qu'il dit est intéressant.

Monsieur est un connaisseur.

L'air est merveilleusement bon, dans le désert.

Vous avez vu ces étoiles ?

Elles ne sont pas magnifiques ?

Si.

On les voit vraiment bien, ici.

Peut-être parce que l'air est pur.

Vous voyez la bleue qui brille, là-bas ?

Où donc ?

Là...

Eh bien, c'est Jupiter.

Comment le savez-vous ?

J'ai passé beaucoup de temps à la ferme de grand-père,

il n'y avait pas beaucoup de jeunes, vous savez.

L'été, je passais des nuits à regarder les étoiles, seule.

Celle-ci est toujours là ?

Oh non...

On voit différentes étoiles selon les moments.

Elles changent selon les saisons.

Vous voyez celle qui clignote, tout là-bas ?

C'est Vénus.

On a la tête qui tourne,

à les regarder.

Et on se sent tout petit...

Il y a un vieil homme, avec lequel j'ai fait...

avec lequel j'ai passé des années,

qui disait que parfois, en regardant les étoiles,

on peut presque sentir la rotation de la Terre.

Comme une petite balle qui tourne dans la nuit

et à laquelle on s'accroche...

On dirait un poème.

C'est très beau.

J'ai une longue route à faire.

Un rendez-vous d'affaire à L.A.

- J'ai bien apprécié ce dîner. - Et nous, votre compagnie.

Contactez-nous, à L.A. On se sentira seuls.

Surtout Velma.

Tu ne devrais pas dire des choses comme ça.

Tu me surprends.

Pour les gaffes, fais-lui confiance !

Il est bien comme il est.

Au revoir, Roy.

Entrez, docteur.

J'ai un bon cheval pour vous.

Toujours les courses, Mac ?

Roy !

J'attendais le médecin. Comment vas-tu ?

Quel plaisir de te revoir !

Assieds-toi. Que je te regarde.

Content de te voir, Mac. Merci de m'avoir fait sortir.

Mais qu'est-ce que tu fais au lit ?

Je n'en sais rien.

Personne ne rajeunit, tu sais.

Je ne peux pas manger, je n'ai pas faim.

Je ne peux même pas dormir.

D'après le Dr Banton, c'est mon passé qui me rattrape.

- Il est toujours là ? - Absolument.

Il ne va pas tarder.

Il dirige un service de santé bidon sous un faux nom.

Tu bois quelque chose ?

Volontiers, merci.

Maintenant, fais-moi tes commentaires.

Lâche-nous, Kranmer.

J'ai une bonne impression.

- Ce flic, Kranmer... - Ancien flic.

Un flic reste toujours un flic.

Il est nickel à 100 %. Crois-moi sur parole.

- Autrefois, tu disais... - Je disais plein de choses !

Où en est-on, pour ce casse ?

C'est du gâteau. Si les gars ne déconnent pas.

Ils ne le feront pas.

Le braquage du Tropico va faire un bruit fou dans les journaux.

Un gros coup fait toujours du bruit.

Seuls les bijoux m'intéressent.

Quand tu auras mis la main dessus, ne les lâche pas.

Rapporte-les ici sur le champ. Si ça barde, téléphone.

C'est un coup très important pour moi.

J'ai dépensé beaucoup d'argent pour monter ça.

Ne me laisse pas tomber, Roy.

Je ne laisse jamais tomber personne.

Je le sais.

Mais j'ai eu affaire à de tels tordus, récemment !

Que des vauriens.

Quel plaisir de bavarder avec un vieux pro comme toi.

La nouvelle génération...

Où as-tu déniché ce Mendoza ?

Il se trouve au bon endroit.

Ne t'en fais pas pour lui, Roy.

Eux sont des exécutants. Le patron, c'est toi.

Compris, Mac.

Cache la bouteille...

Regardez qui est là, Doc !

- Roy Earle ! - Salut, toubib.

La dernière fois, vous étiez en train d'ôter des balles...

Pas si fort. Je suis devenu un citoyen respectable.

Mac m'a raconté ça.

Ici, c'est le paradis du racket médical.

Chaque femme se trouve trop grosse ou trop maigre.

Ou trop autre chose.

Même dosage, même médicaments.

Il vous faut une ordonnance ?

Alors, bonne nuit. Je passerai demain.

Au revoir, Doc.

Au revoir, Roy.

Je voudrais dire un mot au docteur.

Pauvre Mac, il est en piteux état.

Son coeur et son estomac sont fichus, ses reins presque.

Je lui demande de ne pas boire mais rien n'arrête Mac.

Et il n'a peut-être pas tort.

Je voudrais vous demander quelque chose.

Peut-on arranger un pied-bot ?

Certains sont opérables, d'autres pas.

C'est la petite-fille d'un ami à moi.

Elle est charmante. Je me demandais...

Une jeune fille ?

Dans les 19 ans, je pense.

Ah, voilà. Dix-neuf ans...

Oubliez donc tout ça, Roy.

C'est sérieux, Doc.

Il faudrait que je la voie.

- Vous le feriez ? - Absolument.

Je n'opère pas moi-même mais je vous donnerai un nom.

La facture sera lourde, Roy.

Ma consultation sera gratuite...

Merci.

Bonsoir.

Le toubib dit que...

On s'en fiche, de ce qu'il dit. Verse.

Maintenant, je me sens mieux.

S'il m'arrive quelque chose, lis cette lettre.

Tu sauras quoi faire.

Comme dit le docteur,

si je n'arrête pas de boire, ça me tuera.

Mais je vais mourir, de toute façon. Toi aussi.

Alors...

Personne n'a jamais quitté ce monde vivant !

A ta santé, Roy.

Ce n'est pas la peine. Elle est très bien comme ça.

Et l'idée qu'on opère ma petite fille...

Tu n'es pas heureuse qu'on prenne soin de ta fille ?

On ne te demande pas ton avis, Carl. C'est ma fille et...

Une consultation ne ferait de mal à personne.

Mais elle ne veut pas lui montrer, n'est-ce pas ?

Grand-père y tient, et Roy aussi.

Roy ? Je n'ai jamais entendu parler de lui.

Pour lui, tu vas montrer ton pied à un médecin inconnu

quand j'ai à peine le droit de le voir ?

Qui est ce Roy, d'ailleurs ?

Je t'en ai parlé.

Pour l'amour du Ciel, Mabel, sans M. Collins...

Pourquoi se décarcasse-t-il tant pour des inconnus ?

Vous devez avoir une bonne raison.

Peut-être Velma lui plaît-elle. Et ce serait fort bien.

Elle a 19 ans, elle a peu de chances de se marier.

- Si tu veux mon avis... - Je n'en ai que faire !

Écoute-moi, Velma...

Elle est toute chamboulée. Ne t'inquiète pas, chérie.

Mais maman...

Tu peux refuser qu'il regarde ton pied.

Mais j'y tiens...

Puisqu'elle a pris sa décision, je me tais.

Par ici, docteur.

Viens, chérie.

Oui, Pa ?

Si le docteur est positif, que se passera-t-il ?

Je vous prêterai l'argent.

- Je ne pourrai pas rembourser. - Je m'en fiche.

Je sais, je sais...

J'ai des yeux pour voir.

Elle est jolie, n'est-ce pas ? De plus en plus.

Vous souhaitez l'épouser ?

Je n'y ai pas encore vraiment pensé.

J'ai peut-être tort de vous dire ça

mais avant cette dépense, je dois vous parler de Velma.

- Ce n'est pas la peine. - Oh si, absolument.

Elle a un amoureux au pays.

C'est drôle...

Velma, étant timide et infirme, restait souvent seule.

Soudain, elle a commencé à aller à Barrowville,

à la bibliothèque, au cinéma. Puis j'ai vu ce garçon.

Il s'appelle Lon Preiser.

Sa famille est la plus riche du comté.

Il a une grosse voiture, il est un peu rebelle.

Trop gâté, sans doute.

Mais ça me paraît bizarre.

Velma est pauvre comme Job.

C'est pourquoi on l'amène à sa mère.

A mon avis, elle pense toujours à lui.

Il n'y a rien de mal à ça, en fait.

C'est ce que je me dis pour me rassurer.

Mais je ne le jurerais pas.

Voilà, vous savez tout.

J'espère que vous n'êtes pas fâché.

Je ne suis fâché avec personne...

- Que Velma ne sache rien. - Non.

Roy, il dit que ça peut s'arranger !

Et que plus tard, je marcherai comme tout le monde.

Quel bonheur, Pa !

Absolument. Tu peux remercier Roy, chérie.

Il a tout planifié, il me prête l'argent.

Merci !

Merci mille fois.

Tu te caches dehors, maintenant ?

- Pard est avec vous ? - Oui.

Je suis si contente, j'avais peur que Babe l'ait tué.

C'est Babe qui vous a frappée ?

Oui, il est devenu comme fou.

Red essayait de le contrer, Babe a levé son tisonnier.

Red inconscient, Babe m'a cogné deux fois.

Ils se battaient pour vous ?

Non...

Red me défendait, simplement.

- C'était quand ? - A la tombée du jour.

- Où sont-ils ? - Je ne sais pas.

Babe a couru vers la voiture mais Red avait les clés.

Alors Babe s'est mis à courir.

J'entendais Pard aboyer, Babe lui a lancé le tisonnier.

J'étais terriblement inquiète pour Pard.

Ensuite, Red s'est levé en titubant et a pris un pistolet.

A ce moment-là, je suis rentrée m'enfermer ici.

J'ai trouvé ça sous votre oreiller.

C'était pour tenir Babe en respect, au cas où.

Il se comportait comme un fou.

Restez ici, je m'occupe d'eux.

Roy, faites attention...

- Donne. - Il m'a frappé.

Donne-le-moi.

Où est Babe ?

Là-bas. Il a peur de sortir.

- Tu voulais le buter ? - Il m'a fendu le crâne...

Reste ici.

Le poisson était ferré, épuisé.

Au moment où j'allais le mettre dans...

Salut, les gars. Mon pote m'attend dehors.

Salut, petit. Prends-en un de 10 livres demain !

Ouais, merci.

Espèce de salopard !

- J'ai perdu la tête. Marie... - Ne la rends pas responsable !

- Red me cherche. - Je m'en suis occupé.

Merci, Roy...

Avancez.

Le voilà, Marie.

Rendez-lui la pareille.

Prenez ça.

Je ne veux pas le blesser.

Non, Roy !

Il ne recommencera pas.

La voiture est dehors. Barrez-vous.

On comptait sur ce job, Roy. On en a besoin.

- Donne-nous une chance. - La chance de filer, oui !

S'il te plaît...

OK mais je bute le premier qui me résiste.

Je ne veux pas retourner là-bas.

Vous partez demain matin, Marie.

Un car vous conduira à la gare de Ballard.

Je peux mettre un lit dans la cuisine et y dormir.

Vous voulez bien ?

Je peux prendre votre peignoir ?

Bien sûr.

Merci.

Faites vos bagages.

Je me demandais...

Je vous conduirai à la gare de Ballard.

Je ne connais personne à Los Angeles.

D'où venez-vous, Marie ?

De San Francisco.

Vous parents y sont ?

Oui.

Je peux vous avancer le billet.

Vous me parliez de prison...

Imaginer une évasion était le seul moyen de tenir.

Pour moi, ça a été pareil.

Toute ma vie, j'ai voulu m'enfuir.

Mon vieux buvait et nous tapait dessus.

Ma mère acceptait

mais pas moi. Dès que j'ai pu, je me suis tirée.

Je me suis évadée, comme vous.

Oui, je sais.

J'ai atterri à L.A.

Je bossais dans un bouge à dix cents la danse.

Il fallait vivre mais c'était dur de se faire tripoter.

Quand Babe s'est pointé,

j'ai cru que c'était le bon.

De toute ma vie, je n'ai récolté que des bons à rien.

Je ne pouvais me référer à rien.

Jusqu'à ce que je vous rencontre.

Moi ?

Vous êtes différent, Roy. Pas comme Babe et Red.

Ne rêvez pas, petite.

C'est tellement calme, par ici...

Je vais m'habiller.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Fiche le camp, sale chien.

- Marie ? - Je voudrais mourir.

Je suis une bonne à rien.

Même Pard vous a, vous.

Et bientôt, vous allez partir.

Ne me renvoyez pas à L.A., je vous en prie.

Laissez-moi rester ici.

Je veux rester avec vous, Roy...

Écoutez-moi bien, Marie. Je vais être très clair.

J'ai des projets personnels...

dans lesquels vous n'avez pas de place.

Vous ne signifierez jamais grand-chose, pour moi.

Jamais grand-chose d'important.

Vous comprenez ? Sûr ?

Arrête ce bruit !

Juste une minute, Roy. Viens...

Je ne supporte pas cette attente.

Je vais à L.A.

Emmène-moi, j'ai envie d'aller au ciné.

S'il te plaît...

D'accord mais dépêche-toi.

J'en ai pour une seconde.

Qu'est-ce que tu vas faire ?

Voir des gens. Des amis.

Ils sont dans quel racket ?

Aucun racket. Le vieux est un fermier sans ferme.

Et puis il y a sa femme et leur petite-fille.

Une petite-fille ?

Velma.

Elle est ravissante.

Ah bon ?

Et distinguée.

Quelle bonne surprise ! Entrez donc.

Mais où donc étiez-vous passé ?

J'ai été occupé. Comment va Velma ?

- Vous allez voir ! - Elle marche ?

Pas encore mais il paraît que sous peu, elle dansera.

Personne ne pourra deviner qu'elle était infirme.

Nous nous demandions où vous vous cachiez !

Ravi de vous revoir, Mme Goodhue.

J'étais très jaloux, autrefois, Roy...

Venez voir Velma.

Le mari de Mabel travaille, Mabel est en ville,

nous l'avons pour nous seuls !

Regarde qui est là.

Il paraît que tout va bien.

Je crois qu'elle veut vous embrasser.

Où étiez-vous donc ?

Ce matin même, je disais : "Où est donc passé Roy ?"

J'ai été fort occupé.

L'opération a été douloureuse ?

Pas du tout, je n'ai rien senti.

D'après le docteur, c'est comme une dent arrachée.

J'ai quelque chose à te demander, Pa.

Mais Roy est là et...

Entendu.

Nous ne vous remercierons jamais assez.

Quel geste merveilleux !

J'ai un gros projet en cours. S'il réussit,

je cesserai de travailler. Pour longtemps.

Formidable ! Vous l'avez dit à Pa ?

Il sera content de l'apprendre.

Vous avez déjà pensé à voyager ?

A voyager ?

Je n'aimerais pas cela.

C'est ici que je veux vivre.

J'en rêve depuis des années. Je n'aimerais pas partir.

Surtout maintenant...

Si cette affaire marche,

je voudrais faire un voyage et j'avais pensé...

Vous me suivez ?

Oui, dans un sens, je crois.

Si vous ne voulez pas voyager, qu'aimeriez-vous faire ?

Je n'y ai pas encore pensé.

Je ne pensais qu'à une chose : je vais être guérie.

Je vais être comme les autres.

Capable de danser, et tout ça...

Je voudrais vous épouser, Velma.

Naturellement, je suis flattée...

Mais je ne sais pas.

Je suis si jeune et...

Vous avez été merveilleux pour nous.

Pa vous trouve sensationnel.

Il y a quelqu'un, là-bas...

D'une certaine façon, oui.

Il s'appelle Lon.

Il n'est pas beaucoup plus âgé que moi : 21 ans.

Pour Ma, c'est une amourette.

Il sait, pour votre pied ?

Je suppose que oui, maintenant.

Ma écrit au pays deux fois par semaine.

Vous savez, les petites villes...

Vous n'êtes pas fâché, Roy ?

Nous sommes toujours amis, n'est-ce pas ?

Oui, nous sommes toujours amis...

Revenez me voir marcher. Promettez-le.

Mais bien sûr, qu'il le fera !

C'est entièrement grâce à lui.

Un rafraîchissement, Roy ?

Non merci.

Il faut que je parte.

Que lui arrive-t-il ? Que lui as-tu dit ?

Il m'a demandé de l'épouser.

Eh bien, c'est parfait. Tu n'as pas refusé...?

Je lui ai dit, pour Lon.

Il le savait déjà.

Je m'en doutais. Alors je le lui ai dit.

Mais Pa, pourquoi me regardes-tu comme ça ?

Tu as changé.

Quel mal y a-t-il à ça ?

D'ailleurs, je ne sais pas ce que je vais faire.

Pourquoi m'attacher sans connaître les projets de Lon ?

Mais, Velma, regarde ce qu'il a fait pour toi.

Tu ne peux pas le laisser poireauter.

Ah bon ?

Lon aussi m'a fait poireauter.

Mais les choses vont changer, maintenant.

Je le lui dirai, Pa.

J'entends ta mère rentrer.

Un poisson !

J'ai oublié !

Qu'est-ce que c'est ?

Un télégramme pour le senor Roy.

...Tropico Springs, Calif.

Meilleurs paris : 89-36-34-192

Louie.

- C'est ça ? - Oui.

Apprends ces numéros par coeur. C'est le code du coffre.

Pourquoi c'est pas Mendoza qui ouvre les coffres ?

Il risquerait de se faire épingler et il parlerait.

Ou alors je n'y connais rien aux mecs.

Et Pard, vous en faites quoi ?

Emmène-le chez Chico.

Qu'il l'enferme jusqu'à notre départ.

Tiens.

Donne-lui 5 dollars.

Et si on l'emmenait avec nous ?

Un chien dans un hold-up !

Je m'en occuperais, ça ferait naturel.

Fais ce que j'ai dit.

Viens, Pard.

Maintenant, écoutez.

On va partir chercher le pactole.

Je résume.

A l'hôtel, vous occupez de rien. C'est mon boulot.

Personne ne vous embêtera. Personne. Vu ?

Des questions ?

Ce braquage, c'est du gâteau !

Marie et moi, on file à L.A. avec les bijoux.

Vous rappliquez ici avec le pèze. On sera dispersés.

A mon signal, apportez le fric à L.A.

Je crois qu'on y est.

Je suis content que Marie vienne.

Elle a plus de cran que beaucoup d'hommes.

Il faudra lui donner une part. D'accord ?

- Pour moi, oui. - Moi aussi.

C'est bien que quelqu'un surveille la tire.

Vas-y, Babe.

C'est chouette que Marie fasse le guet.

J'ai connu un petit malfrat, Potty Carrison,

qui a braqué une épicerie avec son pote.

Ils avaient laissé le moteur en marche.

Ils sont sortis en courant... la voiture avait été volée !

Ils ont foncé dans une ruelle et bang,

droit dans un flic. C'était fini. Plus de Potty.

Tu as de ces histoires !

C'était des amateurs, pas comme nous.

Avant ce job, on n'était pas grand-chose.

Roy est un pro. C'est ce qui compte.

Vite !

Chico a enfermé Pard.

Il savait qu'on le laissait. Il grattait à la porte.

Ce clebs n'est qu'un casse-pied.

Dépêchez, vous deux.

Écoute-le. Il sait.

Tais-toi et monte en voiture.

Qu'est-ce que vous attendez ?

On y va, Roy.

Qu'est-ce que tu as ?

C'est Pard. Il s'est échappé, il nous suit.

Il n'ira pas très loin.

Roy, enfin...

On ne peut pas emmener un chien !

J'aurais dû lui tirer dessus.

Tu crois que j'ai pas assez de problèmes ?

Viens, Pard.

Pauvre bonhomme. Pas de maison, pas de maître...

Je suis vraiment un crétin.

Un hold-up avec une gonzesse et un clebs !

Roule pas des mécaniques. Au fond de toi, tu es ravi.

Mendoza !

Ferme-la ou je te truffe de plomb.

Mets-toi là.

Ouvrez la chambre forte.

Vite !

Reculez.

192 ?

C'est marqué, non ?

- Alors ? - Un problème avec les coffres.

Ils sont pleins à craquer.

Délicieuse soirée ! Mais interminable.

Drôle d'heure pour des travaux.

Mes bijoux ! Faites quelque chose.

- De quel droit... - On ne vous fera pas de mal.

Très bien, très bien.

Vous ne vous en tirerez pas comme ça.

Assieds-toi, petit.

Les mains !

Comment ça se passe ?

Encore deux ou trois. Quel butin !

Accélérez.

Moins de bruit.

C'est le gardien de nuit.

Les mains en l'air.

Tirons-nous, les gars.

Désolé, vieux, j'ai tiré le plus bas possible.

- Où tu vas ? - Avec vous. Je suis grillé.

Monte.

Babe est dingue, il conduit sans phares.

Quel idiot, il s'est trompé de route !

De vrais bleus. Ils ont perdu la tête.

On va avoir la paix. Les flics vont être occupés.

Je reviens de suite.

Salut, Earle.

- Big Mac est au lit ? - Il est très mal.

Il m'a fait venir cette nuit. Il est au plus mal.

Dommage, pour les deux autres.

C'est leur faute.

Leurs soucis sont terminés.

Ils y sont restés tous les deux ?

Oui. Mendoza a juste eu la clavicule fracturée.

La police croit qu'il a été kidnappé.

Babe et Red n'ont pas été identifiés.

Vous avez fait du bon boulot, Red.

Allons montrer ça à Big Mac.

Son moral va remonter.

Tout tient dans une boîte à chaussures ?

Réveillez-vous, patron.

Earle est là. Il y en a pour 1/2 million !

Tu ne m'as pas fait évader pour rien.

Allons, réveille-toi.

Bougez-vous, Mac !

Il est mort...

- Il est quoi ? - Il est mort.

Froid comme un poisson.

Il a dû mourir pendant son sommeil.

Quelle catastrophe !

Qu'allez-vous faire de ça ?

Big Mac m'a dit quoi faire dans ce cas-là.

Il savait qu'il allait y passer.

Mac est mort mais nous, on est riches !

Je trouverai un fourgue. Tu m'entends ? On est riches !

Écoute, salopard...

Je bosse toujours pour Mac, et toi aussi.

J'ai des instructions, je les suivrai.

Sers-toi de ta tête. C'est la chance de ta vie.

Tu m'as entendu ?

Très bien, Earle. Tu as peut-être raison.

J'ai parlé à tort et à travers.

Allô, Pico 7719 ?

C'est toi, Art ?

- Ici Roy. - Que se passe-t-il ?

- Mac est mort. - Mort ?

C'est vous qui prenez le relais, apparemment.

Un accident ?

Non, sans doute le coeur.

Viens au 902 Marcy Building.

Donne-moi cette boîte, Earle.

Sois sage ou je te truffe de plomb.

On me réintégrera avec une médaille.

Comme je le disais à Mac, un flic reste toujours un flic.

Cette boîte est brûlante. Je te la passe volontiers.

Utah 0651 ?

Le Dr Parker, je vous prie.

Un moment, monsieur.

- Doc ? - Qui est à l'appareil ?

- Roy. - Vous avez des ennuis ?

Il faut que je vous voie d'urgence.

Je vous attends.

Vous avez de la chance.

Un peu plus haut et c'était le coeur.

Comme ça brûle, Doc...

Emportez ce flacon.

Ces calmants aussi, au cas où.

Et des pansements. Changez-le chaque jour.

Il y en avait vraiment pour 500 000 ?

Je ne sais pas encore.

Ils gonflent toujours les prix. Mais il y en a pour cher.

Il va falloir me faire crédit, Doc...

Vous n'avez pas encore eu Vôtre part ? Pas grave.

Vous me devrez environ 500 dollars.

Je prends de gros risques.

C'est d'accord.

Quand j'ai vraiment besoin d'aide, je paie le prix.

Et Velma, vous êtes allé la voir ?

Non.

- Elle marche, maintenant ? - Parfaitement !

L'opération a été merveilleusement bien réussie.

Il faut que vous la voyiez. C'est votre oeuvre.

A la 6ème rue, tourne à gauche.

On ne va plus déposer la boîte à Westwood ?

J'ai quelque chose à faire en route.

On va s'arrêter ?

Je ne suis pas encore recherché !

La petite-fille de papy, hein ?

- Je le lui ai promis. - Tu choisis bien ton moment !

- Je l'ai promis au vieux. - Tu l'as déjà dit !

Quelle joie de vous voir...

Le reste de la famille passe la journée dehors.

Ils vont le regretter...

Roy, regardez-moi !

Et moi, je suis le clown blanc ?

Excuse-moi. Lon, voici Roy. Roy, voilà Lon.

Velma m'a beaucoup parlé de vous.

- On vous a porté un toast. - Vraiment ?

Regardez-moi danser. Mon pied va beaucoup mieux.

Pard, va chercher Roy.

Pard s'est échappé.

Il a sauté par la fenêtre. Il te cherchait.

C'est laquelle, Velma ?

Moi.

Marie Carson. Je suis une amie de Roy.

Il m'a beaucoup vanté votre beauté.

Qu'est-ce que vous dansez ?

Le mambo.

C'est pas le mambo, ça !

Bien sûr que si.

Non, pas du tout.

Regardez. Je vous montre.

Tu veux essayer ? Allez !

Un, deux, un, deux, trois...

Tu t'y mets bien !

Surprise ? Je suis épatant.

Sacrée nana !

Doucement. Quel caractère...

Viens, Marie, on s'en va.

- Déjà ? - Ne partez pas, Roy...

Il n'y a pas le feu !

Tiens, j'y pense.

Vous avez beaucoup dépensé, je veux vous rembourser.

- Oubliez ça. - Prenez...

Lon et moi allons nous marier. Normal qu'il participe.

Vous marier ?

Oui, elle m'a eu à l'usure...

Tu exagères !

C'est charmant, non, ces gosses vont se marier !

Formidable.

Nous partons vers l'Est. J'étais passé vous dire adieu.

Je suis navré que vous partiez déjà.

Pa a raison, Roy. Restez donc boire un verre.

Vous et votre copine, moi et ma Velma.

Bas les pattes !

Je ne t'aime pas. Ni ta façon de parler. Ni tes amis.

Velma a tort d'épouser un type comme toi.

Comment osez-vous dire cela ?

Lon va être mon mari !

Vous êtes jaloux parce que je ne veux pas de vous.

Je n'ai jamais voulu de vous !

On y va, Marie. Viens, Pard.

Je suis désolé, Roy...

Ne vous en faites pas. C'est aussi bien comme ça.

Quel culot !

Sans toi, je lui aurais mis mon poing dans la figure.

Quel butin !

Pas une seule imitation.

Pauvre vieux Mac.

Il était là, mort, avec 500 000 dollars à côté de lui...

C'est à vous. J'attends ma part.

Il va falloir attendre quelques jours.

Me regardez pas comme ça.

Ma part est minuscule.

C'est Larry le chef, maintenant.

A Kansas City ?

Exact. Son avion est en route.

Laissez-moi ça et cachez-vous pour un temps.

Je peux vous faire une avance.

Vous n'allez pas me faire de blague ?

Si vous avez peur, reprenez tout.

Mais c'est pire que d'avoir une bombe sur soi.

D'accord. Filez-moi 200 dollars et gardez la boîte.

Deux cents dollars.

Mais si je ne reçois pas ma part, Larry et vous...

C'est celle-là qu'il me faut.

Cadeau.

Tu t'es trompé de doigt...

Merci, petit.

Bonjour, M. Collins.

Roy Earle ennemi numéro 1 du FBI à nouveau

Sa compagne se nomme Marie et son chien Pard

Chérie,

tous nos ennuis sont finis.

Larry est arrivé ?

Nous partirons ce soir, il prépare ma part. Alors ?

C'est magnifique. Après, on rentrera tranquillement.

Tu m'aimes ?

Tu parles !

Je commençais à penser qu'Art voulait me rouler.

Qu'est-ce qu'il y a ?

La 1ère fois que je t'ai parlé, tu regardais la montagne.

La 1ère fois que je l'ai vue, je traversais le désert

et elle a surgi, sortie de nulle part, comme...

Je ne sais pas.

Comme quelque chose en dehors de tout.

Tellement silencieuse et propre...

Propre et froide.

Tellement qu'on peut y mourir de froid.

C'est peut-être aussi bien,

au lieu de cavaler sans cesse et de se faire descendre,

de ne jamais être en paix.

C'est vrai, parfois ça va mal.

Qu'est-ce qu'on raconte ? Allons chercher le fric !

Roy, on ira là où... Au fait, où irons-nous ?

Je ne sais pas. Préparons-nous d'abord.

Qu'est-ce qu'il y a, tu as mal ?

Oui.

Mon pauvre chéri...

Je vais faire le plein d'essence. Finis les bagages.

Tu es gentil, Pard.

Tu es un gentil chien, Pard.

Je te connais...

Tu es un vrai chien, toi.

Un vrai, oui monsieur. Gentil petit Pard...

Il faut que je vous parle.

Vous avez un gentil chien. Je le caressais.

Pourquoi l'appelez-vous Pard ?

Vous l'avez appelé Pard, hier, non ?

Ah, je croyais... Je me suis trompé.

Montre-moi ce journal.

Allons !

Viens.

Viens, Pard.

Tu sais donc qui je suis.

Je ne vous ai jamais vu avant. Juré.

Alors, de quoi as-tu peur ?

S'il vous plaît...

M. Earle, ne me tuez pas.

C'est tentant, la récompense, hein ?

Incroyable mais vrai, il voyage avec une femme, Marie,

et un petit chien bâtard répondant au nom de Pard.

Mendoza !

Le procureur adjoint Small a toujours suspecté Mendoza.

Il misait sur la vanité du petit qui rêve d'être un grand.

Regarde. Regarde comment ils m'appellent.

Roy Earle, le Chien Fou.

Les rats !

Roy, qu'allons-nous faire ?

- Tu vas partir, on avait dit. - Quoi ?

Quand ça barderait, je pouvais t'éloigner.

Tu avais accepté.

Je ne te quitterai pas. Je me fiche du danger.

Écoute, laisse tomber le fric.

On va aller vers l'Est, tous les deux.

Pour ça, il faut du blé. Pour tout, il en faut.

Sinon, on braque des postes à essence comme Babe et Red.

30 000 dollars m'attendent, je les veux.

J'ai une idée.

Je te mets au car de Las Vegas, tu m'y attendras.

Je vais chercher ma part, je reviens, et on file.

Je t'en prie, ne me quitte pas.

J'ai peur. Laisse tomber le fric.

Ne dis pas n'importe quoi.

Écoute-moi.

Je ne vais pas te traîner avec moi au risque de te faire tuer.

Mendoza a craché le morceau.

Ils vont me mettre le meurtre de Kranmer sur le dos.

Il ne faut pas qu'ils me prennent.

Saute, Pard.

J'ai un pressentiment. Emmène-moi...

Je ne veux plus être seule.

- Ce n'est pas possible. - Je sais...

Pardon de m'être conduite comme ça.

Tu n'as rien à te faire pardonner.

Si, j'ai passé mon temps à insister.

Je me suis énervée. Je le regrette.

Mais ça me plaît, tous les gens mariés se comportent comme ça !

C'est vrai ?

Mon père et ma mère se battaient comme chien et chat

et ils sont restés ensemble jusqu'au bout.

Une femme sans tempérament ne vaut rien.

Arrête, maintenant, le voilà.

Tiens, prends ça.

Non, c'est tout ce qu'il te reste.

Prends-le, je vais toucher ma part à L.A.

Dernières nouvelles.

Roy Earle a été identifié. Il a frappé

le propriétaire d'un camping ce matin à Palmdale.

Cible de la plus intensive chasse policière en Californie,

le tueur et ses compagnons,

une femme nommée Marie et le chien Pard,

se dirigeraient actuellement vers Los Angeles.

Restez à l'écoute pour la suite des événements.

Essence, monsieur ?

Oui, le plein.

De l'ordinaire.

Au cas où vous vous voudriez appeler les flics.

Ne faites pas de bêtises, tout ira bien.

Je ne ferai pas de bêtises.

Je suis un peu à court. Pas d'objection ?

Je ne me ferai pas tuer pour du fric, M. Earle.

Vous avez beaucoup de bon sens.

Vous avez de la monnaie, Hank ?

Non, Tom, non. C'est Roy Earle.

Ça va ?

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Ned dit que c'était Roy Earle. J'ai tenté de l'arrêter mais...

La bagnole qui vient de filer ?

C'était Roy Earle, j'en suis sûr.

Tout le monde croit le voir.

Mais ne prenons pas de risques.

Shérif, ici Holden.

Un type vient d'assommer l'adjoint

et a pillé la pompe de Mountainview. Il va plein sud.

La voiture 41 entre en action.

Barrez Lone Pine Station.

La voiture 41 est sur High Bridge Road.

Barrez High Bridge Road.

Roy Earle vient de passer, toujours vers le sud.

Je le prends en chasse.

Voilà ses empreintes, shérif.

- Restez à couvert. - Il est acculé.

Il faut se placer au-dessus.

Appelez des spécialistes de cette montagne.

Il y a 5 h maintenant que Roy Earle se terre.

Il n'a pas l'air d'avoir l'intention de se rendre.

La route en lacets est fort encombrée.

Les curieux affluent de toute part.

La scène se joue à 80 km de Ballard.

Restez à l'écoute pour la suite des événements.

Il faut que je retourne là-bas. Il y a un autre car ?

Oui, ma petite dame, il y en a un dans 10 mn.

Madame, votre valise !

Voilà bien les femmes,

elles ne savent pas où elles veulent aller !

Il fait un froid intenable. C'est peut-être nerveux !

Le rocher où Earle s'abrite ressemble à un énorme iceberg.

Mais où allez-vous ?

Je suis Haley, du Bulletin.

Votre carte.

Bonsoir, shérif.

Slim, tu vois ce pic, là-haut ?

Le shérif discute avec un Ranger.

Le sort de Roy Earle va se jouer très vite.

Vous pourriez vous placer au-dessus de lui ?

C'est un à-pic de 330 m, ça n'a jamais été fait.

Si on le prend de front, je perdrai des hommes.

Je peux essayer. C'est une chance à tenter.

Attendez.

Il y a un hélicoptère, là-haut.

Il pourrait me descendre de l'autre côté...

- Je peux les appeler ? - Allez-y !

C'est le lieu le plus froid au monde. Froid et irréel.

Les policiers attendent, impassibles, la curée,

tandis que là-haut, un gangster des bas quartiers

est sur le point de mourir.

Reculez ! Qu'est-ce qui vous prend ?

Eh bien alors...

On voulait franchir les barrages ?

Où on voulait aller, comme ça ?

Il y a un petit chien, là-dedans ?

Un petit bâtard qui s'appelle Pard ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Roy Earle voyageait avec une dénommée Marie.

Je vous présente Marie.

C'est l'aube, on ne peut attendre davantage.

Nous ne le tuerons qu'en dernier recours.

Mais je ne mettrai pas mes hommes en danger.

Dites-lui de descendre et de se rendre.

Écoutez, Marie,

si vous nous aidez, nous en tiendrons compte.

Mon sort ne m'intéresse pas.

Soyez raisonnable.

Dites-lui de jeter son arme et de descendre.

Sinon, nous devrons l'abattre.

D'accord.

Allez-y !

Non, je ne peux pas.

Criez !

Non, je vous dis.

Alors, on l'aura.

Fichu pour fichu, il préfère mourir comme ça.

Descendez, c'est votre dernière chance.

Venez donc me chercher, vous êtes assez nombreux.

"Marie Carson n'a rien à voir avec le hold-up."

Je vous le répète, c'est votre dernière chance.

C'est ce que tu dis, flicard.

Earle, le gros dur... Regardez-le maintenant.

Il n'est plus grand-chose.

Ça veut dire quoi, pour vous, un type qui se fait la malle ?

Drôle de question... Ça veut dire qu'il est libre.

C'est tout à fait ça...

Il est libre.

Il est libre !

Traduction : Roselyne PARKER

Sous-titrage : CMC - Paris

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