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À FLEUR DE PEAU
- Vous descendez à Austin ? - Oui.
- Vous rentrez chez vous ? - En quelque sorte.
- En visite ? - Oui.
- Chez des parents. - Oui.
- Proches ? - Ma mère et mon frère.
Ma mère se marie.
- Il est sympathique ? - Mon frère ?
Non, l'homme que votre mère va épouser.
Je ne l'ai pas rencontré.
- Je m'appelle Susan. - Michael.
- Vous habitez ici ? - Oui.
Où travaillez-vous ?
Je fais un stage de caissière à la banque Grand Texas.
- Quand est l'examen ? - Oh, je ne sais pas.
Je me prépare seule, je le passerai quand je serai prête.
Je crois que je ne suis pas encore prête.
Il y a une façon de le savoir.
Maman ?
Michael ?
- Embrasse-moi. - J'empeste, j'ai pris le car.
Ça m'est égal.
Joli cul.
Salaud.
- Comment ça va ? - Bien, bien.
Tu devrais pas être en train de matraquer des automobilistes ?
Je fais le service de nuit. Je tabasse des sans-abri, maintenant.
- Oh, je vois. - Ils bougent moins.
Alors... comment ça va ?
- Ça va. - Tu travailles ?
Tu embauches ?
Comme si la police avait besoin d'un autre Blanc paumé.
Elle sort avec un loubard minable qui a acheté La Braise, pour info.
Je suis là pour le mariage, Dave.
Parle-moi d'Ed. Tu as fait une enquête sur lui ?
- Non. - Tu mens, je sais que tu l'as fait.
D'accord. Une petite enquête, mais il est réglo.
Pas d'infraction au code de la route ?
Pas au Texas.
Bravo, maman.
Je ne peux pas me décider. Commence.
Je ne joue pas au loto. C’est une perte d'argent.
Si je gagne, j'ai toujours rêvé d'élever des chiens.
- Non ! - Non ?
- Et une collection de timbres ? - Pour ça, je suis partante.
D'accord. Et toi, Michael ?
Je ne pourrais pas le croire. Je serais tout sourire.
Je resterais 5 minutes sans rien dire, riche et béat.
Je ne sais pas. À toi, maman.
Je ne peux pas me décider, mais il y a une chose que je veux.
La plus grande télévision qui soit. Même deux.
Avec tout inclus.
- Et un supplément de fromage ? - Oui !
Combien de temps tu comptes rester ?
Je ne sais pas. Quelque temps, peut-être.
- Pour voir quelques amis. - On a un poste disponible.
- Si tu cherches quelque chose. - Merci. C’est gentil.
Je croyais qu'il fallait de l'expérience dans l'armée ou la police, pour ça.
C’est souhaitable, mais pas obligatoire.
Sur ma recommandation, ils le prendraient sûrement.
Ce serait mieux que de retourner à Sports Town.
Ça m'étonnerait que ce soit une option.
Voici les résultats officiels du loto du Texas du 13 août 1994.
Dans 60 secondes, vous serez peut-être millionnaires.
Tu es déjà inscrite quelque part ?
Quand on se marie à 56 ans, on n'a pas besoin de s'inscrire.
Tu peux m'acheter des billets de loto, en chemin ?
- Bien sûr, combien ? - Cinq ou six.
Ne m'attends pas.
LA BRAISE
PIGEON
Bonne chance.
Je peux m'asseoir ?
Comment tu peux te montrer
- sans te faire tabasser ? - Je dois rien à personne.
À personne ?
D'accord.
Comment vas-tu ?
Tommy ! C’est Michael Chambers. Michael, Tommy Dundee.
- Tu n'avais pas déménagé ? - Ma mère se marie.
- Avec qui ? - Un type bien.
Ça me dit rien.
- Bien. - Tommy va t'offrir un verre.
- Tu lui offres un verre ? - Je lui offre un verre.
Une autre fois.
Oontent de t'avoir vue.
- Enchanté de vous connaître. - Ouais.
- Qu'est-ce que ça veut dire ? - Quoi ?
- Qu'est-ce qu'il fait là ? - Il vient d'arriver.
Un ex ne se pointe pas sans raison. Il veut quelque chose.
- Pas la peine d'avoir une attaque. - Allons dans l'arrière-salle.
J'en ai marre de voir des gars à genoux pour danser avec toi.
On se croirait dans un cirque.
Salut. Tu m'as apporté mon gâteau ?
- Tu m'as apporté mon gâteau ? - Tu voulais un gâteau ?
Je plaisante, Michael.
- Ferme-la. - D'accord. Attention aux mains.
JOUEZ ICI LOTERIE DU TEXAS
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J'espère que je ne t'ai pas réveillée en rentrant.
Tu m'as acheté mes billets ?
Zut. J'ai complètement oublié. Désolé. J'irai aujourd'hui.
Rachel a appelé.
- Elle a laissé un numéro ? - Près du téléphone.
On en est aux derniers 9 trous. C’est un petit par quatre.
J'ai eu un mauvais départ, elle a atterri dans le mauvais parcours.
Il a fait un super drive. Elle a dépassé le virage abrupt,
et est tombée à 18 mètres du drapeau.
Tu veux entendre ça ?
S'il te plaît.
D'accord... Où en étais-je ?
Le drapeau.
Oui. J'en suis à 200 $ de moins.
Ce gars me harcèle, il dit que mes cheveux m'empêchent d'y voir.
Je parie 2 bâtons que j'aurai le trou. Il me dit "Pourquoi pas trois ?"
Je réponds "Pourquoi pas cinq ?"
Il a hésité. Et il a dit "D'accord, cinq".
Alors, j'ai su que c'était...
Un eunuque.
Je suis à 200 m du drapeau. Je fais le meilleur bois trois de ma vie.
Je suis sur le green, je me prépare pour un birdie.
Il envoie son coup d'approche, la balle se dirige vers le green.
- Et il fait un double bogey. - Mince, c'est excitant.
- Si tu continues ça... - Que je continue quoi ?
- Chambers ? - Ouais.
Comment savais-tu que Dallas allait battre les prédictions ?
Je peux pas t'expliquer ça.
Je le savais, c'est tout.
Y a des gens qui veulent se payer sur ton salaire. Occupe-toi d'eux.
- D'accord. Merci. - Ecoute mon conseil, Michael.
Ne dépense pas cet argent. Règle tes comptes.
Merci.
C’est presque aussi excitant que toi.
Bon sang, j'adore miser.
Ça m'a étonné que tu m'appelles.
Ça m'a étonnée de te voir au club.
Je prenais ma dose hebdomadaire de fumée.
C’est ça.
Et ta carrière d'actrice ?
- J'ai abandonné. - Vraiment ?
C’est pas ce que tu voulais ?
Je ne m'en suis jamais mêlé.
Alors, ton apathie apparente cachait donc une furieuse indifférence.
Je comprends.
Parle-moi de Tommy Dundee.
Tommy ? On sort ensemble.
- Depuis quand ? - Quelques mois.
Il te traite bien ?
Pas aussi bien que les gars sans argent.
Il va m'apprendre à diriger le club.
Il a une tête à se livrer à d'autres activités que le club.
Oui...
- Par exemple ? - Je ne sais pas.
Tu ne sais pas, ou tu ne veux pas savoir ?
Je ne sais pas parce que je ne le demande pas.
Je t'ai écrit une longue lettre après ton départ.
Ça m'a pris une semaine.
- Je ne l'ai jamais reçue. - Je l'ai brûlée.
J'ai marché droit au but.
Ça doit être une nouvelle sensation pour toi d'aller vers un but.
- C’est à toi ? Elle est belle. - Oui.
Les gars m'achètent ça, j'ignore pourquoi.
- Je peux te revoir ? - Ce n'est pas une bonne idée.
Tu m'as humiliée. Sans même m'avertir.
Tu n'as rien dit. J'ai dû affronter la merde que tu as laissée en partant.
- C’était injuste. - Je sais.
Ne m'appelle pas. N'essaie pas de me retrouver.
Ça crée des problèmes avec Tommy.
- Où elle est allée ? - À la bibliothèque.
À la bibliothèque ?
Elle prend un cours par correspondance.
- Elle étudie. - Jusqu'à 23 h ?
Elle ferme à 23 heures. J'ai vérifié.
Mince, tu es un sacré enquêteur. Suis mon conseil. Suis-la.
- Je ne peux pas faire ça. - Tu me remercieras.
- Salut, Ed. - Ça va, les gars ?
Toujours la même merde.
Je te présente Michael Chambers, le fils d'Annie.
Il va dèposer sa candidature.
- Tu viens travailler ici ? - Oui. Peut-être.
- Tu vas adorer. - Si tu aimes le salpêtre.
On a un gars de moins de 40 ans, vous essayez de lui faire peur ?
- On fait juste notre boulot. - Regarde-nous, on a 22 ans.
- À plus tard, les gars. - Au plaisir.
La bibliothèque ?
Tout juste.
Ed !
Peux-tu prendre ma place au poste cinq ?
Deborah a ses contractions.
- Je la retrouve chez le docteur. - Vas-y. Je m'en occupe.
Commence vite pour que je prenne ma retraite.
Je ferai de mon mieux.
Laisse-moi te dire un mot sur Hinkle.
Quand tu entreras, il t'offrira un bonbon à la menthe.
Ne le prends pas.
À la fin de l'entrevue, il te l'offrira à nouveau.
Prends-le et mange-le devant lui.
- Tu auras le travail. - Tu plaisantes ?
J'ai l'air de plaisanter ?
La première fois, non, la deuxième, oui ?
- C’est ça. - D'accord. Merci.
Un bonbon à la menthe ?
Non. Merci.
Bien.
Ed Dutton parle de vous très èlogieusement. C’est un chic type.
Je l'espère. Ce sera mon beau-père dans quelques jours.
Oui.
Voici une copie de Transports blindés, un magazine que nous publions.
Pas que pour nous, mais pour toute l'industrie.
Je croyais que les caisses étaient vides.
Beaucoup de nos services étaient fournis par les banques, autrefois.
Par exemple. Une banque peut nous envoyer chercher l'argent
d'une chaîne de supermarchès, pour qu'on le transporte ici,
et qu'on le dèpose à la banque fèdèrale sans passer par la branche.
- Ce genre de chose. - Je vois. Je peux garder ça ?
- Bien sûr. - Où travailliez-vous auparavant ?
En mer.
- Un travail important. - Un salaire important.
- Vous savez manier les armes ? - Non.
Vous apprendrez.
Je ne veux pas d'un tireur mais d'un gars qui a du sang-froid.
- Ça, j'en suis capable. - Bien.
Eh bien...
Vous ne voulez vraiment pas un bonbon à la menthe ?
À la rèflexion, je veux bien.
On vous convoquera pour le dètecteur de mensonges.
Un dètecteur de mensonges. Parfait.
Je m'en rèjouis.
- Où sont mes frites ? - Tu n'en as pas demandé.
Tu as des frites.
Si tu veux des frites, tu dois en demander.
À vos ordres.
- Comment va Rachel ? - Bien. Elle passe des auditions.
- Salue-la de ma part. - D'accord.
J'ai parlé avec maman hier soir.
Elle m'a dit que tu ne lui avais pas envoyé d'argent depuis 2 mois.
On avait un arrangement. Elle a besoin d'argent.
Je l'ai. Je peux lui donner aujourd'hui avec les intérêts.
Je peux lui donner 3 mois d'avance.
Elle n'a pas besoin d'intérêts ou d'avance.
Elle veut juste savoir qu'elle peut compter sur toi.
C’est ennuyeux, cette conversation tous les six mois.
- Je suis d'accord. - Bon sang. C’est notre mère.
Elle a besoin de notre aide.
Vu la manière dont tu t'es défilé après la mort de papa.
Tu n'es même pas allé la voir...
Transforme pas ça en une pièce d'Eugene O’Neill. J'ai l'argent.
Oette fois.
Merci de vos services, M. l'agent.
Tu n'aurais jamais dû quitter les Village People, David.
Je t'emmerde.
Allô ?
- Michael. - Salut...
Tu es là ?
Je suis là.
Comment vas-tu ?
- Bien. Et toi ? - Bien.
- Tu m'appelles de la voiture ? - Oui.
Aux frais de...
Alors, tu restes ?
Je crois. Je vais peut-être prendre ce travail.
Vraiment ?
Je dois y aller.
- Attends une minute. - Je te parlerai plus tard.
Il y a une question que ce test ne pose jamais.
Mais j'ai besoin d'une réponse.
- Laquelle ? - Quand pouvez-vous commencer ?
- C’est tout ? - C’est tout.
Bienvenue à bord.
Onze ! Quarante-et-un !
Trente-trois !
Qu'est-ce que tu en penses ?
Désolé. Dis-m'en un autre.
Douze !
Souris moins que ça.
- Neuf. - Beaucoup mieux.
Pourquoi tu fais ça ? C’est pas de l'art dramatique.
Pour la couverture médiatique. Comme Vanna White.
C’est une ambition légitime.
Si tu aimes les œufs en salade, j'en fais une tonne.
Super. On les aura pour dîner.
- Je croyais qu'on allait à San Miguel. - Allons-y après le match de samedi.
- Je dois passer des appels. - Je veux y aller.
- J'ai dit à Diane qu'on la verrait. - Ça va. Je serai là.
Tu ne vas jamais jusqu'au bout de tes décisions.
La seule vraie compétition, c'est la Floride contre la Louisiane.
On dit que les chances sont partagées mais
l'avantage d'être sur leur terrain, et d'avoir 9 joueurs confirmés...
Tu te souviens de moi ?
Rachel... c'est ça ?
- Connard. - Désolé. Salut, connard.
L'image est nulle sur cette télé. Nulle et trop petite.
Minuscule et nullos.
- Tout le monde est là ? - Il y en a encore un dehors.
Bonjour ! Entrez.
- Maman, tu es superbe. - Merci.
- C’est vrai. - Merci.
- Il est beau, ce costume. - Il est à papa.
Je voulais te donner ça avant toute chose.
David, elles sont magnifiques.
Je vais devoir me faire percer les oreilles.
Je n'ai rien.
Je suis contente que tu sois là. Je n'ai pas besoin de cadeaux.
Rèpètez après moi. Avec cette alliance, je t'épouse.
Avec cette alliance, je t'épouse.
Et te voue ma fidélité et mon amour.
Et te voue ma fidélité et mon amour.
Je ne peux pas croire que tu portes le costume de papa pour ce mariage.
Je vous prononce mari et femme.
Vous pouvez embrasser la mariée.
À LOUER
Ça dépend à qui on parle.
On dit que c'est incertain ou que c'est probable.
Quelle est la différence entre incertain et probable ?
Incertain, il ne jouera probablement pas.
Probable, il jouera mais il y a un doute.
C’est plus clair à présent. C’est incertain ou probable ?
- Mes sources disent incertain. - Ce sont des sources proches ?
Très proches. C'est une femme.
Alors, c'est super confidentiel.
- Michael ? - Je dois y aller.
- À plus tard. - D'accord.
Incroyable, non ? Un satellite de 4 m avec des filtres terrestres.
Même si ça transformait des grains de café en diamants,
- pourquoi c'est dans le jardin ? - Pour la qualité de l'image.
- C’est comme regarder à la fenêtre. - On a un tas de fenêtres.
On en a une de plus. C’est la nouvelle télé.
Excusez-moi ! C’est sûr, ce truc-là ?
Oui, madame. C’est sûr. Mais ne restez pas devant.
- Entrez. - Où je la mets ?
Devant la cheminée. Bon sang, c'est énorme.
- Tu as commandé un support ? - Ça vient avec un support, non ?
- Non. - Il me faut un support.
- On en a un ici, mais non inclus. - C’est bon.
Ne réponds pas !
Super. Elle est énorme.
- Le téléphone. - Oui.
Tu n'as pas utilisé le reste de l'argent pour acheter ça ?
Pas du tout.
- Dieu merci. - Juste une partie.
Je n'avais pas le choix. On a perdu nos cartes de crèdit.
- Tu as perdu nos cartes de crèdit. - Bon, c'est vrai.
Mais pour acheter ça, j'avais besoin de ce liquide.
Combien ?
- J'ai fait une meilleure affaire. - Combien de liquide ?
- Pour le satellite ? - Pour tout.
L'installation ? Les frais d'abonnement ?
- Michael ! - Sept billets.
De cent ?
Tu es drôle. Très drôle !
- Sept... mille. - Oui.
Comment tu vas payer tes dettes ? Les gens appellent constamment.
Ecoute.
J'ai pensé à tout.
C’est même pas un système. Je sais miser.
Comme si j'avais des ondes.
Comme si je savais une chose que personne d'autre ne sait.
- J'aimerais te décrire cette sensation. - Ce n'est pas la peine.
- Comment ça s'est passé ? - Quoi ?
L'audition.
Jane Duncan a appelé après mon départ ?
Jane Duncan ? Non.
Quand tu étais au téléphone et que je me préparais,
- quelqu'un a essayé d'appeler ? - Probablement.
Ils appelaient pour me dire de ne pas venir à l'audition.
Ils ont opté pour une employée du loto au lieu d'une actrice.
Je suis restée là-bas une heure, comme une idiote,
- avant qu'on me le dise. - Désolé. Ça a dû être terrible.
Voilà le support.
Tu as pensé à mon billet d'avion, au moins ?
- Oui et non. - Qu'est-ce que ça veut dire ?
J'y ai pensé, mais je ne l'ai pas pris.
- Je t'ai pris autre chose. - C’était pour une audition.
- Je t'ai pris autre chose. - Julie m'attend.
- Quoi ? - Je vais te donner un indice.
On n'a pas assez pour le billet mais pour la route, ce sera très élégant.
Attends. C’est à moi ?
- Michael. - Tu la détestes. Je vais la rendre.
- Non. - Alors, on la garde.
- Tu me mets très en colère. - Doucement, doucement.
ESTIME DE SOI GUIDE
Je ne sais pas. 45 minutes.
45 minutes ? Qu'est-ce qui s'est passé à l'intérieur ?
Je ne sais pas. Je n'y étais pas.
Pas besoin d'être à l'intérieur pour comprendre.
- Je dois lui faire confiance. - Michael Chambers, ligne deux.
Tu es très intelligent ou très bête.
Je n'arrive pas à me décider.
- Allô ? - C'est moi.
Il m'a demandée en mariage.
Bon sang.
Bon sang.
Qu'est-ce que tu as dit ?
J'ai prétendu ne pas m'y attendre, j'ai dit qu'il me fallait du temps.
Voilà mon problème.
Quand j'ai envie de réessayer avec toi,
je ne sais pas si c'est un moment de force ou de faiblesse.
Tu te rappelles de notre dernier voyage ?
Notre conversation au coin du feu ?
- Oui. - Je ne veux pas être abandonnée.
C’est trop douloureux.
Je ne referai plus cette erreur. Je te le promets.
Que se passerait-il si on partait pour le week-end ?
Je ne vois pas comment on peut rèsoudre ça autrement.
On pourrait retourner à Whispering Pines.
- On pourrait faire ça. - On y a passé de bons moments.
Et Tommy ?
Je viendrai te chercher vendredi à six heures.
- On peut prendre ma voiture ? - Oui.
J'avais oublié. ..
Tout d'un coup, vendredi à 6 h, ça me semble très loin.
C’est juste dans deux jours.
- Tu n'as qu'à dire non. - Non.
Votre correspondant s'est éloigné de son mobile
ou est au-delà de notre réseau. Veuillez rappeler.
- Rachel est là ? - Non.
- Et Tommy ? - Non.
On était censés se voir et elle n'est pas venue.
- Tu ne sais pas où elle est ? - Ils se sont tirés en voiture.
- Où ça ? - À Las Vegas, je crois.
Rachel aussi ? Tu es sûr ?
Oui, on peut pas la rater.
Michael.
- Comment vas-tu ? - Je sentais que j'allais te voir.
Oui, moi aussi.
- Bonsoir, je suis Deborah. - Bonsoir, Deborah. Michael.
Désolé. Je dois filer.
- On se parle bientôt ? - Oui.
- Tu as toujours mon numéro ? - Je l'ai.
- Tu es sûr ? - Oui.
Oontent de vous avoir rencontrée. On se parle bientôt. Je file.
Au revoir.
Il appellera.
À quoi tu peux t'attendre ? Tu l'as rencontré dans un car.
Tu as vu David récemment ?
Pas depuis que vous vous êtes séparés... mariés.
Je suis désolé. Excuse-moi.
Quand tu auras mon âge, tu réaliseras
que parfois, les planètes ne s'alignent pas.
Il n'y a rien à faire.
Parfois elles s'alignent. Il n'y a rien à faire non plus dans ce cas-là.
Ici, Susan Crenshaw. Je ne suis pas là. Laissez un message, je vous rappellerai.
Ici, Michael Chambers. Désolé d'appeler...
- Allô ? - Tu es là.
Oui. Je n'avais envie de parler à personne.
D'accord. Au revoir.
Non, non, pas toi.
Qu'est-ce que tu fais ?
Rien de spécial. Et toi ?
Rien de spécial.
Tu es avec moi ?
Oui.
Je te sens loin.
J'ai l'impression d'être dans une pub pour du bon vin.
Mais c'est bien. Très bien.
J'aimerais qu'on soit proches.
On est proches.
Tu trouves ?
Pas toi ?
Tu n'es pas très présent.
C’est un exercice d'art dramatique ?
Je t'aime.
C’était bien.
Il y a quelqu'un d'autre, n'est-ce pas ?
Plus ou moins.
Plus ou moins ? Où est-elle ?
Je ne sais pas. Il y a ce qu'on veut et ce qui est bon pour vous.
- Et ça ne coïncide jamais. - Ça ne coïncide jamais.
Sauf pour ma mère et mon beau-père.
Ils croient peut-être qu'ils sont mal assortis.
Non, ils sont trop vieux pour ces conneries.
Alors, pourquoi faire quoi que ce soit avec quelqu'un ?
Parce que quoi que ce soit, c'est mieux que rien.
Si tu crois être rationnel, c'est vraiment terrifiant.
Oui, je sais.
- Bonne journée, Michael. - Merci.
C’est le dernier ?
C’est le dernier, Michael ?
Oui. Deux minutes, je vais aux toilettes.
Michael ?
- Bonjour. - Bonjour. Comment ça va ?
Bien, et toi ?
- Bien. Tu viens d'arriver ? - Non. Je m'en vais.
- Je dois chercher une livraison. - Bien. J'y vais avec toi.
Puis, j'ai appris que Bob, le directeur,
laissait le nouveau réapprovisionner l'ATM tout seul,
ce qu'on n'est vraiment pas censé faire.
Il volait de l'argent et le partageait avec Bob.
Une intrigue de bureau.
- Oui. - Bonjour.
Susan Orenshaw ? Une signature.
C’est pour vous.
- Voilà. Au revoir. - Au revoir.
Bien...
Oui.
- Je retourne au travail. - D'accord.
À bientôt.
- Rachel est là, ce soir ? - Je ne l'ai pas vue.
Il me faut 3 whiskys avec de l'eau, un Tanqueray martini,
deux Rolling Rocks et une Red Stripe.
J'essaie de faire passer un message à Rachel. Elle est là ?
La femme de Tommy ? Oui.
La femme de Tommy ?
Oui.
La femme de Tommy.
- Oui. Elle est de retour. - Rends-moi un petit service...
...et l'autre moitié sera à toi.
- Tu as annoncé ? - C’est mon club, ça, je l'annonce.
MICHAEL EST LÀ
Je l'ai mis devant elle, elle l'a même pas regardé. ..
Merci.
Le perdant place.
Tu t'informes, chérie ? Sur les implants de nichons ?
Oui. Je veux m'en faire mettre un sur le front.
Ça pourrait être intéressant.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? - Quoi ?
- Qu'est-ce que c'est ? - J'en sais rien.
Tu baises ce gars derrière mon dos ?
Je te jure que je ne sais pas comment c'est arrivé là.
C’est tout ce qui s'est passé, Tommy, je te jure.
Je ne lui ai pas demandé de venir ici.
S'il la soudoie pour qu'elle m'apporte un mot, j'y peux rien.
- Tommy, je... - Fous le camp !
Si tu n'en veux pas dans le club, ne le laisse pas entrer.
Tu peux compter dessus.
Et si tu le revois, je vous mettrai tous les deux très mal à l'aise.
Pourquoi incontesté ? Tu aurais pu la confronter avec le vendeur de tapis.
Ça sert à rien. Elle ne le voit que depuis quelques semaines.
- C’est le dernier ? - Oui.
Mais si tu obtiens l'adultère, tu peux faire sauter la pension.
Je voulais pas m'aventurer là-dedans.
Ils n'arriveront jamais à temps. La compagnie absorbera les intérêts.
Ils vont arriver.
VOITURES BLINDÉES INDESTRUCTIBLES
George Rittenhouse, ligne trois. George Rittenhouse.
Oui. Quoi ?
Oh, non. J'arrive tout de suite.
- Deborah a perdu les eaux. - Bonne chance.
- Bonne chance. - Merci !
Pourquoi tu n'en as pas parlé ?
Salaud. Qui ?
- Quelqu'un. - Depuis quand ?
Depuis une éternité.
SE DÉCOUVRIR SOI-MÊME LA VOIE DE L'AUTO-DÉCOUVERTE
Allô. Moi-même à l'appareil.
C'était vraiment stupide de faire ça.
- Où es-tu ? - Dans ma voiture.
C’est quoi, ce cirque ?
J'ai attendu, tu m'as posé un lapin et tu t'es mariée.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Je n'ai pas le temps de jouer.
- Pourquoi tu n'es pas venue ? - C'est idiot qu'on ait
cette conversation après ce qui s'est passé.
Qu'est-ce que tu racontes ? Tu me dois une explication.
Il n'y a rien à expliquer.
Tu ne m'as pas dit pourquoi tu n'es pas venue.
- Je n'ai pas à le faire. - Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
Réglons ça une fois pour toutes. Où es-tu ?
À la maison de la rue Salem.
Bon sang. Tu plaisantes. Tu la loues ?
Oui.
Tu ne fais rien à moitié, je te l'accorde.
Je serai là dans une minute.
- Et pas d'histoires. - Bien.
- Chambers. Trente mille sur LSU. - Oui.
- Trente. - Oui.
- D'accord. - D'accord.
D'accord, d'accord. Donne-nous un but.
C'est le moment de viser le but.
On a le temps en le transmettant par un petit coup d'envoi.
Voilà le coup d'envoi. Il est allongé, c'est bon l
- Et on a un match à égalité. - À égalité. Je peux m'en tirer.
Allez, la Floride, endormez-vous, endormez-vous.
Prêt à envoyer, Morris. Il envoie le ballon en touche.
Il le passe à Emmitt Smith, qui s'avance hors limites, ça va arrêter l'horloge.
Morris, loin vers le milieu, arrive à la ligne des 44 yards.
Ils se rapprochent de la distance du coup d'envoi.
Encore Morris.
Mills vers la ligne des 27 yards.
Ils ont encore 18 yards et il leur reste 30 secondes. Morris...
Cogne-le ! Cogne...
Smith va à l'extrémité du terrain. Ça pourrait leur nuire
car ils ne pourront peut-être pas arrêter l'horloge.
C’est fini. Le match est fini, messieurs.
- Le match est fini. - Six secondes, cinq...
Le match est... !
Il reste en arrière et l'envoie dans la seconde restante.
Le temps a expiré mais ils lui donneront sûrement cette seconde,
même si l'horloge ne montre rien.
Voilà où nous en sommes. Cet essai de marquer un but...
...sera effectué à partir de 41 yards.
Voilà le coup. Il est haut, allongé, et il est bon l
La Floride a gagné dans la dernière partie du match.
Seize à 13.
Dans l'analyse finale, ce sont les erreurs des Tigers
qui leur seront fatales car ils ont bien joué contre les Florida Gators.
J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle.
La bonne nouvelle c'est que j'ai jusqu'à mardi pour cracher le fric.
La mauvaise nouvelle c'est que j'ai jusqu'à mardi pour cracher le fric.
J'ai un an pour t'acheter un cadeau, hein ?
Oui.
J'aimerais te donner un truc qui te sera utile, comme de la ciguë.
Heureuse ?
Comme si j'avais gagné un Oscar. Tu me connais, j'aime l'argent.
- À ce point ? - C’est mieux que d'aller en prison.
Qu'est-ce que la prison a à voir avec ça ?
- Demande à ton frère. - Qu'est-ce qu'il a fait ?
- Il m'a menacée. - Comment ? Quand ?
Quand tu es parti, il m'a couru après. Il appelait. Il me suivait.
Ça a duré longtemps.
Je lui demandais d'arrêter. Il a fini par le faire.
La nuit où on a parlé de partir...
Il nous a vus dans la voiture.
Il est venu me voir.
Il a dit qu'il était toujours obsédé par moi.
Que s'il ne pouvait pas m'avoir, tu ne m'aurais pas non plus.
Il a essayé de me toucher. Je me suis mise à crier.
Il a dit que si je ne restais pas loin de toi,
il me pincerait pour possession de drogue et m'enverrait en prison.
J'ai essayé de réagir. Il a sorti un sac et m'a traînée vers sa voiture.
Pourquoi tu ne m'as pas appelé ?
Ton frère flic et psychotique faisait pression sur moi,
je me suis dit... Il faut oublier tout ça, t'oublier.
La famille Chambers est un mauvais investissement.
Mais pourquoi Tommy ? Pourquoi épouser Tommy ?
- Il me l'a demandé. - Allons, ce n'est pas une raison.
- Tu me l'as demandé, une fois. - Dis-moi que c'était la même chose.
Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que c'était la même chose.
Il me traite mal.
Regarde mes bras.
Mon Dieu, Rachel.
Je sais qu'ils ont tué des gens.
Je ne sais pas comment m'en sortir.
Tu peux t'en sortir.
Je suis mariée avec Mack the Knife. Comment je pourrais m'en sortir ?
On va partir. On vivra ailleurs.
Je suis doué pour les départs, tu le sais.
Il nous retrouvera.
Non.
- Qu'est-ce que c'est ? - Il y a quelqu'un dans la maison.
Michael ?
Je suis là.
Bonjour, chérie.
Tu sais...
...ce n'est pas correct.
Tu ne peux pas dire que ce soit correct, n'est-ce pas ?
C’est un risque...
...dans les affaires, les gens qui sont les plus proches de vous...
...peuvent vous faire du tort.
En général, je peux trouver un moyen d'obtenir...
...rèparation.
Disons qu'ils...
...volent du fric.
Ils peuvent me rendre l'argent.
En travaillant, par exemple.
Je sais bien faire les comptes de ce genre de chose.
Mais tu as baisé ma femme !
Alors, je me surprends à explorer
tous les comportements possibles qui m'aideront à me sentir mieux.
C’est pas très beau, ce qui me vient à l'esprit.
- C’était mon idée de venir ici. - Ça ne m'aide en rien, chérie !
Je voulais te parler.
La serviette aurait dû être sous mon verre, je n'ai rien compris, hein ?
- C’est exact. - Je vois.
Je voulais te parler d'un projet d'affaires.
Je voulais avoir son opinion sur la manière de t'approcher.
Et elle t'a suggèré. ..
...de la séduire pour mieux m'approcher ?
Quel genre d'affaires pourrait-on faire ensemble ?
Un boulot.
Un boulot.
Un coup ?
Oui.
Pourquoi venir me voir, moi ?
Tu es le seul escroc que je connaisse.
C’est... poli ?
Pour quel genre de boulot il te faut un escroc ?
- Là où je travaille. - Où tu travailles ?
À Voitures blindées.
Je travaille avec des voitures blindées.
Et... ?
Chaque lundi, les voitures vont chez les détaillants de la ville,
et elles ramassent le liquide du week-end.
Les ventes de tickets de loto et les ventes de marchandise.
On amène ça à la compagnie pour être vérifié, puis, à la banque.
Dans un camion.
Ça peut rapporter entre 200000 $ et un million.
En petites coupures.
Totalement introuvables.
Eh bien...
L'école est finie.
Qu'est-ce qu'on fait ?
- C’est toi et moi, petit. - Quoi ?
- George m'a coincé. - C’est pas juste.
Tu es sorti toute la journée. Et Oasey ? Tom ?
Je ne suis pas assez bon ?
C’est pas ça, mais comme je le disais, tu es sorti toute la journée.
Y en a pas pour longtemps.
Numéro 19, Chambers et Dutton.
Allons-y.
Les camions doivent être de retour à 4 h. L'argent est vérifié à 6 h.
Ils doivent être à la banque à 6 h 30, ou la compagnie paie les intérêts.
Ce service a pour but de mettre tous ces dollars dans ce camion.
Quand on arrive à la banque, il y a 2 ou 3 zones de chargement
dans une zone sècurisée.
Tu entres en scène après notre arrivée, en tant que vendeur,
en utilisant un code d'accès à 4 chiffres que je te donnerai.
- Et tu ramasses tout ça. - Tu es sûr de conduire ?
Je verrai l'emploi du temps. Si ce n'est pas moi,
je demanderai au chauffeur de me laisser conduire.
- Et il acceptera ? - Je peux être convaincant.
Si ça se passe bien, ils sauront que c'est venu de l'intérieur.
- Ils vont te mettre la pression. - Je nierai. Ils seront coincès.
Voilà ce qu'on va faire. Je connais un type, le Nègociateur.
Je sais pas son nom et je veux pas le savoir parce qu'il est redoutable.
Tu crois que je fais pression sur les gens ? Ce gars me pètrifie.
Mais c'est ce qu'il fait, il organise les boulots.
De jour, il a un boulot règlo avec une compagnie d'assurances,
et il sait comment s'y prendre avec les flics.
C’est pour ça qu'on connaît ni son nom ni sa tête.
Je l'appelle et je lui raconte ce qu'on est en train de faire.
C’est lui qui organise tout. Il engage les gars.
Des gars d'une autre ville. Ils te connaîtront pas.
Ils feront leur boulot et laisseront le fric à un moment précis
à une personne précise à un endroit précis.
C’est bien. Qui s'occupera de l'argent ?
- Un de mes gars. - Je veux un gars que je connais.
Pas de bol, Michael. Je veux un gars que je connais !
- Et elle ? - Ça veut dire quoi, "elle" ?
- Il veut que tu gardes l'argent. - Et si je dis non ?
- Alors, c'est à l'eau. - Tu garderas l'argent.
- C’est pour quand ? - Le plus tôt sera le mieux.
Je prends pas un petit pourcentage. Le Négociateur prend 20 %.
On divise en deux. Dècoupe ta part comme bon te semble.
Plutôt manger la bouffe de l'avion.
Tu peux le faire sans moi ?
Tu sais bien que je ne peux pas.
Alors c'est cinquante cinquante.
Ça me plaît pas.
Quand tu verras tout ce fric, ça te plaira.
Quel est le total pour aujourd'hui ?
Environ un million trois.
Allô ?
Quand tu descendras la 5e rue...
- Qui est-ce ? - Ta gueule.
Après Brazos en descendant la 5e rue,
tu verras un gars au coin en costume jaune avec des lunettes de soleil.
Si tout va bien de notre côté, il enlèvera ses lunettes.
Si tout va bien de ton côté, tu lui feras signe
en levant du volant pour une seconde les doigts de ta main gauche.
Si tu ne lèves pas tes doigts, on comprendra que tu veux annuler.
Et... si...
Merci d'avoir appelé.
Tu en es sûr ? Tu pourrais dire qu'ils n'ont pas voulu èchanger.
Non, on est près du but. On doit aller jusqu'au bout.
Tout ira bien.
Demain à la même heure, le plus dur sera fait.
- Je l'espère. - Quand tu auras l'argent,
va tout droit à Whispering Pines. Ne t'arrête en aucun cas.
Ça me prendra quelque jours. J'attendrai que ça se calme.
J'ai hâte que tout soit fini.
Attention !
Bon sang !
Désolé.
- Quand tu voudras, Michael. - Oui.
Les billets d'abord ?
Ça m'ennuie de te le demander, mais je peux rester là ?
Pourquoi ?
Il y a une femme dans la banque que je n'ai pas envie de voir.
- Pas de problème. - Merci.
Susan !
- Comment ça va ? - Bien.
Reste là !
Ed, à terre !
Tu es réveillé ?
Je ne sais pas.
Je rêve peut-être. Je... je rêve peut-être.
Tout ira très bien.
Ils disent que tu t'en remettras complètement.
Tout le monde est très fier de toi.
Fier ?
Pour avoir essayé d'empêcher le vol.
Je suis juste désolée que tu n'aies pas pu sauver Ed.
Je sais que tu as essayé.
Je sais que tu as essayé.
Je suis fatigué. Si fatigué. ..
Michael.
Si vous me comprenez, hochez la tête.
Je vous comprends.
Je veux que vous sachiez qu'à Voitures blindées,
- nous sommes très fiers de vous. - Très fiers.
Même si vous êtes dans la compagnie depuis peu,
n'ayez aucun souci pour l'aspect financier de votre ètat.
En fait, en temps voulu,
on aimerait qu'il y ait un article sur vous dans Les Transports blindés.
Tous les gens du mètier le lisent.
N'oubliez pas M. Fox.
Oh oui, M. Fox, le fondateur des Voitures blindées indestructibles,
un homme fantastique, veut qu'on le prenne en photo avec vous
pour accompagner l'article. En temps voulu, bien sûr.
J'ai bien dit, en temps voulu, Michael.
Il y a une chose que je devrais savoir ?
Tout va bien ?
Oui. Et toi ?
Difficile à dire.
Michael...
Ils m'ont posé des questions.
La police, et ton frère.
Mon frère...
Ils veulent quelque chose. Je ne crois pas que ce soit bon pour toi.
Je te l'ai dit. Ces choses ne coïncident jamais.
Oui. Tu me l'as dit.
Je te l'ai dit.
Je te l'ai dit.
Non, vous ne m'avez rien dit, M. Chambers.
Pardon ?
Décrivez-moi ce qui s'est passé quand vous êtes entré
dans la banque Grand Texas jusqu'à ce que vous perdiez conscience.
J'ai garé. .. le camion dans la zone de chargement.
- La zone numéro un ? - Oui, numéro un.
Moi et... Et Ed...
J'ai èteint le moteur et Ed...
Oh, ils l'ont tué. Ils l'ont tué, hein ?
Oui.
On devrait peut-être revenir.
Salaud d'imposteur.
Tu crois que tu as roulé tout le monde.
Parce que le boulot a èté mal fait et qu'il y a eu quelques morts,
tu crois qu'on ne te soupçonnera pas. Que ça restera couvert.
Je te ferai plonger.
Pas parce qu'Ed est mort par ta faute, quoique ce serait suffisant,
mais parce que tu es raté.
Tu as toujours èté un raté.
Pour moi, tu étais un frère inexistant.
Tu n'as rien fait pour aider maman après la mort de papa.
Comme une fille, tu usais de ton charme et on nettoyait derrière toi.
Je vais bien nettoyer, crois-moi. Et je commencerai par toi.
- Fous le camp. - Tu es complice de meurtre.
Tu ne sais pas de quoi tu parles.
Tu étais l'informateur, on le sait tous les deux.
Tu n'as aucune preuve.
Une employée de banque que tu as séduite pour un numéro de vendeur.
Comment ça s'est passé ? Lls sont venus te trouver ?
Lls t'ont coincé ?
C’était elle ?
Quelle merde elle t'a raconté ? Elle t'a fait des promesses ?
Elle t'a dit que Tommy était cruel, que vous deviez fuir ?
Ou elle t'a mis dans une situation compromettante avec une seule issue ?
Ça s'est passé comme ça ?
Tu crois vraiment qu'elle t'attend ? Que tu seras tiré d'affaire,
enfermé à double tour dans ta cabane ?
Eh bien, tu t'es verrouillé de l'intérieur avec une bande de grizzlis.
Démonstration. Imaginons qu'elle soit réglo.
Elle a doublé Tommy et elle t'attend.
Tu crois que Tommy te laissera t'en sortir comme ça ?
Prie le ciel pour qu'elle t'ait trahi et qu'ils rigolent ensemble.
Si elle n'est pas avec lui, quelqu'un viendra te trouver.
Et il sera pas impatient de te voir t'en sortir.
Je suppose que je pourrais te protéger.
Placer quelqu'un devant ta porte.
Mais puisque tu es un tel héros...
...j'ai convaincu mon patron que c'était inutile.
Qui voudrait blesser l'homme du jour ? Le symbole du courage ?
Les gens veulent te serrer la main.
Il faut deux policiers en bas pour èloigner les journalistes
et les sympathisants, mais quelqu'un devant ta porte ?
Pour quoi faire ?
- Tout ça, c'est de ta faute. - C’est ça.
Si tu l'avais laissée tranquille...
C’est toi qui aurais dû la laisser tranquille !
Dieu merci, tu es cloué au lit.
Je n'aurais pas supporté de te voir à l'enterrement d'Ed,
à côté de notre mère.
M. Chambers, comment allez-vous ? Je peux vous aider ?
Pouvez-vous remonter ces oreillers ? Mon cou est engourdi.
Bien sûr.
Votre lit est trop incliné vers l'avant.
- Laissez-moi le baisser... - Non, ça me plaît comme ça.
C’est juste les oreillers. Le lit, ça va.
- Remontez juste les oreillers. - D'accord.
- Ça va, comme ça ? - Oui. Merci.
C’est le moment de prendre votre cachet.
Ça va. Je n'en ai pas besoin maintenant.
Vous aurez du mal à dormir si vous ne le prenez pas.
Peut-être plus tard. Je me sens assez bien.
Vous n'avez pas l'air bien.
Je le prendrai plus tard. Vraiment.
Si vous insistez.
Pouvez-vous me dire qui est le monsieur qui attend dehors ?
Pourquoi est-il là ?
C’est M. Rodman. Sa sœur a eu un accident de voiture hier
et elle ne s'est toujours pas réveillée.
Vous croyez qu'il aimerait venir me parler ?
Je ne sais pas. Je peux lui demander.
Mais les heures de visites sont presque finies.
Pourriez-vous lui demander ? Vous me rendriez service.
Bien sûr.
Laissez la porte ouverte !
M. Rodman, vous permettez ?
J'ai un patient très anxieux...
M. Rodman dit qu'il sera content de venir vous parler.
- M. Rodman ? - M. Chambers.
- Bonjour. - Bonjour.
Elle m'a dit que vous vouliez parler de...
Oui, je... Asseyez-vous.
Je viens de revenir à moi, j'avais envie de parler.
Avec ma chance, tous mes visiteurs sont partis.
Je suis sûr que vous avez beaucoup de visiteurs.
- Pourquoi dites-vous ça ? - Vous êtes célèbre, non ?
Oui, enfin...
Oh, mon Dieu.
Qu'est-ce que c'est ? Vos cachets ?
- Oui. - Oontre la douleur, hein ?
- Oui. - Ça vous fera dormir.
- Vous feriez bien de les prendre. - Non, ça va.
D'accord.
Alors... qu'est-ce que c'est, là ? Une paire de chaussures ?
- Quoi donc ? - Dans votre manteau.
Oh, non, je dois porter ça pour mon boulot.
Ils sont très pènibles, mais je suis dans l'immobilier,
et je n'ai vraiment pas le choix.
Ils sont pratiques.
Où travaillez-vous, m'avez-vous dit ?
Je n'ai rien dit.
À l'agence immobilière Don Sembera.
- Depuis quand ? - Environ six ans.
Vous devez connaître Jeanette Scott.
Oui, bien sûr. Jeanette.
- Elle m'a vendu une maison. - Vraiment ?
Le monde est petit.
Qui êtes-vous ?
- Qui voulez-vous que je sois ? - C’est Tommy qui vous envoie ?
Je ne sais pas de qui vous parlez, l'ami.
Je ne connais pas de Jeanette Scott.
Je ne savais pas non plus de qui vous parliez.
Je ne connais pas ce nom. J'essayais d'être aimable.
D'être aimable ? Tommy Dundee vous envoie pour me tuer !
Je ferais mieux de partir. J'essayais d'être aimable.
Allez au diable ! Ma sœur est allongée à côté,
et je ne sais pas si elle se relèvera. Les autres ont aussi des problèmes.
Attendez, je suis désolé.
Je suis désolé. Excusez-moi...
Je dois être un peu anxieux.
La moitié du temps... je ne sais pas ce que je raconte.
Je sais. En général, je ne parle pas non plus de cette façon.
Vous m'avez pris au dépourvu. Elle m'a dit que vous vouliez me parler.
Je sais. Je suis désolé.
Et moi aussi, j'avais besoin de parler.
Je vous en prie, asseyez-vous.
Je suis désolé.
Parlez-moi de votre travail.
Ça vous plaît ?
J'ai un bon travail. Le marché. ..
...est terrible, actuellement,
à moins d'acheter, et dans ce cas, ça va.
Vous n'avez pas envie d'acheter ?
On dirait que vous avez sommeil.
- Désolé. - Je vais vous laisser dormir.
- Non, je vous en prie. - Je ferais mieux de partir.
Non, je ne peux pas.
Pourriez-vous me faire une faveur ?
Une faveur ?
Je vous en prie. Je vous en serais très reconnaissant.
- Pas de vous faire la toilette ? - Non.
Je plaisante.
Pouvez-vous rester là le temps que je fasse une petite sieste ?
Restez avec moi le temps que je dorme un peu.
J'aimerais bien, mais j'ai ma sœur à côté.
Je vous en prie.
J'ai juste besoin de dormir un peu.
- Bien, juste un petit moment. - Merci.
Je suis tellement...
Je vais m'asseoir là, d'accord ?
C’est le moment de partir.
Combien il vous donne ?
Dix ? Vingt-cinq ?
Je vous en donnerai cent.
Vous savez que je les ai.
Vous le savez.
WHISPERING PINES
Rachel.
Je ne sais pas ce qui s'est passé quand tu étais gosse,
ou qui t'a appris ça, mais tu as une ètrange notion du partage.
Toutes nos nègociations, 20 %, 50 %. C’est des conneries de gosse.
Un partage équitable, c'est ce qu'on peut prendre. Et je prends tout.
Bon sang, Howard.
Tu vas pas saigner comme ça, au moins ?
Rachel.
Je t'en prie.
Tu te fous de moi ?
Tu te fous de moi ?
Tu as fait une erreur.
Je m'occuperai de toi et ton erreur dans un moment. Toi...
Tu n'as pas le choix.
Il faudrait que tu me tues, mais ça m'étonnerait que tu le fasses.
Je ne peux pas me lever.
Rach, tu peux m'aider ?
Si tu pouvais juste... me donner un coup de main.
Quand tu es parti, il y a une chose que je n'ai pas comprise.
Tu ne m'as pas juste quittée, Tu as tout quitté. ..
...tout le monde. Tout.
Ça m'a fait me sentir très...
...interchangeable.
Mais maintenant, je comprends combien ça peut être attirant de partir.
Il y a quelque chose de puissant dans l'absence.
Je crois que tu as bien fait de partir.
Mais tu n'aurais pas dû revenir.
Rachel. Rachel, je t'en prie.
Michael...
...c'est ça ?
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