All language subtitles for The.Mauritanian.2021.1080p.AMZN.WEB-DL.DDP5.1.H.264-NTG-French

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish Download
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

-Bonjour, Diego.

...qui témoignera en direct durant l'audience.

Contrairement, par exemple,

à un simple témoignage par déposition. -Salut.

En ce qui concerne le dépôt des mémoires...

-Tu as une copie du dossier?

Nous proposons de changer les listes de preuves

d'ici la fin du mois.

-Vous assistez à l'audience?

-Vous vous joignez à l'équipe?

Ce serait une chance pour nous.

-Le plaignant était partout aux nouvelles, ce matin.

-Oui, on s'y attendait.

Ce n'est pas surprenant.

Les lignes aériennes veulent en faire

une campagne médiatique,

mais on les battra en cour.

-Peut-être.

-Tu es trop rapide!

J'espérais t'offrir le lunch.

-Vas-y, fais la file.

Je te recommande l'asada.

-Non.

Alors, comment va Bill?

On est séparés.

-Oh! Désolé.

-Lui aussi.

Qu'est-ce que je peux faire pour toi?

-Il y a une semaine à Paris, un avocat de la Mauritanie

a contacté ma firme.

-La Mauritanie?

-Au nord-ouest de l'Afrique.

L'avocat représente une famille là-bas.

En novembre 2001, leur fils a été emmené pour être interrogé

par la police mauritanienne.

Il a disparu.

Pendant trois ans, ils ignoraient s'il était mort

ou en prison; aucune idée.

Personne ne savait.

Et là, il y a quelques semaines, le Der Spiegel a publié

un article révélant qu'il est détenu au camp de Guantánamo.

Ils disent qu'il est l'un des organisateurs

du 11 septembre.

-C'est le cas? -Je n'en sais rien.

Je n'ai pas pu lui parler.

Guantánamo refuse même de confirmer sa présence.

-Hum!

-Je n'ai pas les autorisations nécessaires.

-La firme ne poursuivra pas Guantánamo.

-Depuis quand est-ce que tu te soucies

de ce que la firme pense?

Tu as une autorisation valide depuis ton procès

avec la NSA, non?

Je t'en prie.

Un appel!

Pour confirmer sa présence.

-Le prisonnier, c'est quoi son nom?

Slahi.

S-L-A-H-I.

PréMohamedou.

Non, non, non, non, pas Mohammed.

Mo-ha-me-dou.

Vérifie les registres.

Vous voulez... dire qu'il n'est pas là

ou vous ne savez pas s'il est là?

D'accord, je vous attends.

-Goranson?

Les lignes aériennes.

-Ah oui! Sur le bureau.

Mais ce sont vos installations.

Comment pouvez-vous ignorer qui vous détenez?

Il n'est pas... pas là...

Oui, mais qu'est-ce... qu'est-ce que ça veut dire?

Ce n'est pas le chat de Schrodinger.

Soit il est là, soit il n'est pas là.

-Tu veux représenter le recruteur des terroristes

du 11 septembre?

-Présumé.

Et non, je veux défendre l'Habeas corpus que...

Bush et Rumsfeld démantèlent allègrement

en ce moment même.

-Nancy, nous adorerions plomber cette administration,

mais il y a autre chose à considérer.

Les gens veulent voir ces gars brûler en enfer.

Incluant plusieurs clients potentiels.

-Le gouvernement américain détient plus de 700 prisonniers

à Guantánamo.

Et on ignore qui ils sont.

On ignore de quoi ils sont accusés.

Depuis quand on enferme les gens avant de leur faire un procès

dans ce pays?

-Je préfèrerais que tu ne te mêles pas de ça.

-David.

On avait convenu qu'on pouvait défendre les causes pro bono

de notre choix.

Sans interférences.

Et cette cause m'intéresse.

Je vous en parle seulement par courtoisie.

-OK.

De quoi tu as besoin?

-En gros, je travaillerai seule, mais...

un interprète, avec les autorisations nécessaires.

Le prisonnier parle arabe... et allemand.

-Ca risque de coûter cher.

-Eh! Teri, tu parles allemand, non?

-Oui, mais je travaille sur l'affaire Goranson.

Les lignes aériennes.

-C'est perdu d'avance.

Qu'est-ce que tu en sais?

-J'y ai jeté un oeil.

Vous n'avez pas le bon plaignant.

Aucun jury ne penchera en sa faveur.

-Oui.

Teri?

-Oui, bien sûr.

Je veux dire...

qui refuserait un voyage gratuit à Cuba? Hein?

Eh! Stu!

-Oh!

Je vous rejoins dans quelques minutes.

Monsieur!

Je n'ai pas vu votre nom à l'horaire.

Vous donnez une conférence?

-Non, je passais dans le coin.

Tu connais Whit Cobb, au Conseil général?

-Bien sûr, oui.

Pourquoi?

a été mentionné.

Tu as une minute?

-Oui.

On y est.

Regarde sur qui je suis tombé.

Salut, Whit.

Comment tu vas?

-Stuart!

Content de te revoir après toutes ces années.

-Et moi donc.

Lui, c'est Bob.

Du Bureau des Affaires mondiales.

Stu est moi avons travaillé ensemble.

Assieds-toi.

Merci.

-Stu et moi avons travaillé ensemble

C'était quand déjà?

-Euh... 96 ou 97?

-Il les a fait enfermer les uns après les autres.

son chien en laisse.

-Le général Lehnert pourrait nous convaincre

de ramper en enfer couvert d'essence.

-As-tu prêté un peu d'attention à ce qui se passe

à la prison de Guantánamo?

-Un peu, oui.

-J'ai l'ordre de mener une guerre judiciaire

aux combattants ennemis du 11 septembre

détenus à Guantánamo.

Sous la juridiction du président.

-Tu es familier avec l'Ex parte Quirin.

-L'affaire des huit saboteurs nazis

de la Seconde Guerre mondiale

qui se sont introduits illégalement aux Etats-Unis?

-Hum.

Huit nazis, huit condamnations en moins d'un mois.

-Tu oublies le meilleur.

Six d'entre eux ont fini sur la chaise électrique.

Hum!

-Une sentence ferme,

c'est ce que cette administration veut.

-Hum, hum.

en remontant jusqu'à Ben Laden et aux gars

qui ont organisé cette merde.

Il est maintenant temps de passer aux choses sérieuses.

-Bill m'a dit qu'un bon ami à toi se trouvait

dans l'un des avions... le 11 septembre.

-Bruce Taylor.

C'était lui, le pilote du vol 175.

L'avion qui a frappé la tour sud.

Euh...

On a piloté des KC-130 à Cherry Point ensemble.

Cathy et ma femme, Kim, elles...

elles ont travaillé au même hôpital toutes les deux, donc...

-Hum.

Hum!

Mohamedou Ould Slahi.

Le Mauritanien.

Il s'est battu au sein d'Al Quaida en Afghanistan

dans les années 90.

Recruteur des terroristes du 11 septembre en Allemagne.

Il a recruté Marwan al-Shehhi.

Le fils de pute qui a fait s'écraser l'avion de ton ami

dans la tour sud.

l'administration souhaite que ce dossier soit le premier

menant à une peine capitale.

Nous aimerions que tu te charges des poursuites.

-On commence quand?

La durée de notre vol vers Cuba sera de trois heures et demie.

Nous n'offrons aucun breuvage, aucun repas ni commodités

à bord de cet avion.

Merci.

Bienvenue à la base navale américaine de Guantánamo.

Cette base se trouve à l'extérieur

de la juridiction légale des Etats-Unis.

Si vous sortez des zones désignées,

vous serez immédiatement expulsés de l'île.

Mis à part votre client, vous ne pouvez parler

ni vous adresser à aucun détenu.

Il est interdit de discuter d'informations classifiées

avec votre client, même si elles concernent

son dossier.

Toute divulgation illégale pourrait conduire

à votre arrestation

et votre expulsion immédiate de l'île.

Si vous souhaitez acheter à manger à votre client,

faites-le maintenant.

On sait ce qu'il aime?

-Achète-lui du poisson.

C'est halal.

Serment d'honneur!

Défendre la liberté.

Ouvrez la grille.

Monsieur.

-Votre sac reste ici.

Otez vos lunettes.

-Emportez un calepin

et quelque chose pour écrire avec vous.

Il vous est recommandé de porter un hijab

pendant la visite à votre client.

Il est arrivé quelques fois que des détenus

crachent sur des avocates.

Nous achevons le compte des civiles qui s'en vont.

-Avancez à la ligne, sortez vos pièces d'identité!

Toutes vos notes seront automatiquement classifiées.

Vous devrez nous les remettre à la fin de la rencontre.

Vous pourrez les récupérer

dans un établissement sécurisé au pays.

-Pour assurer votre sécurité, nous observerons la rencontre.

-Vous nous écouterez?

Vous enregistrez?

-Non, vidéo seulement.

Si jamais le détenu tente de vous attaquer,

éloignez-vous vite de la table.

Nous interviendrons aussi vite que possible.

-As salaam alaiku.

-Wa alaikum salaam.

-Mes avocats.

-Vous parlez notre langue?

Comment avez-vous appris?

-Comme vous.

Un mot à la fois.

Asseyez-vous.

-Je suis, en effet, Nancy Hollander.

Voici mon associée, Teri Duncan.

Et nous sommes de la firme Freedman, Boyd et Hollander

basée au Nouveau-Mexique.

Nous sommes là parce que nous aimerions vous représenter.

-On vous a apporté à manger.

J'espère que ça ira; il n'y a que ça sur la base.

-Monsieur Slahi, je comprends que ça puisse être difficile

à croire pour vous,

mais nous ne sommes pas ici pour vous interroger.

Nous ne travaillons d'aucune façon

avec le gouvernement américain.

Maintenant, j'aimerais...

vous expliquer votre situation juridique.

En juin, la Cour Suprême,

la plus haute cour de notre pays,

a statué que les prisonniers de Guantánamo avaient le droit

de déposer des requêtes en Habeas corpus.

Ca signifie que le gouvernement doit produire

toutes les preuves qu'il a contre vous...

et qu'un tribunal décidera... si ces preuves sont suffisantes

pour justifier votre détention.

Si ce n'est pas le cas, vous serez relâché.

Donc, si vous acceptez de nous laisser vous représenter,

nous déposerons un bref d'Habeas en votre nom.

Le contrat.

-Comment voulez-vous me défendre si vous ne savez même pas

de quoi on m'accuser?

-Avez-vous été inculpé?

-Non, non, non!

En trois ans, il n'y a pas eu de charges.

Ils sont venus me kidnapper chez moi.

Ils m'ont mis en prison en Jordanie pendant cinq mois!

Et dans une base militaire en Afghanistan

ou la cellule était... pire que des toilettes,

et puis après, ils m'ont amené ici avec un sac sur la tête

et des chaînes autour de mon corps.

-Mais de quoi vous accusent-ils durant vos interrogatoires?

-J'ai été interrogé pendant 18 heures.

Tous les jours, pendant trois ans.

Autant...

Autant demander à Charlie Sheen

le nom de toutes ses petites copines.

-Donc, vous avez les infos, ici.

-Oui, depuis que je...

coopère...

j'ai eu le droit d'avoir une télé.

On n'a pas les infos, mais on a cette émission.

E Point d'Exclamation.

-On dit "i", à l'anglaise,

et on ne prononce pas le point d'exclamation.

qu'ils ont contre vous?

-Non... Si, euh... Non.

Non.

Si, une fois, ils ont prouvé que j'avais reçu

un coup de téléphone.

De Ben Laden.

Enfin, de son téléphone.

-C'est le cas?

-Oui, c'est le cas!

C'était mon cousin.

C'est lui qui appelait.

Je ne savais pas quel téléphone il utilisait.

Hum?

Alors, j'ai répondu.

-A un seul appel?

Il vous a appelé une seule fois à partir de ce téléphone?

-Il a...

Ils surveillent tout ce que je dis.

Tout ce que je fais, tout.

Ils n'ont que la vidéo.

-Ah oui?

-Je ne dois pas parler de tout ça.

Pas ici.

-Vous pourriez l'écrire?

Votre histoire, vous pourriez nous l'écrire?

Comment vous êtes arrivé ici, ce qu'on vous a fait.

-Pour que mes interrogateurs la lisent?

J'ai déjà essayé.

Ca, s'est mal terminé.

-Mais il nous faut votre témoignage.

-Depuis que je suis gosse, j'aime écrire.

C'est vrai, j'adore ça.

Mais écrire ici, c'est encore plus dangereux

que de discuter.

-Si vous choisissez de nous laisser vous représenter,

nous serons liés par le secret professionnel.

Et ça veut dire que tout ce que vous nous direz,

tout ce que vous nous écrirez...

sera protégé du procureur par la loi.

Ils ne pourront pas s'en servir contre vous.

Si vous ne voulez pas faire ça, alors ne signez pas.

Vous pouvez rester ici sans problème.

Une minute!

-OK.

Faites une seule chose pour moi.

Appelez ce numéro.

Demandez à parler à ma mère.

Dites-lui...

Je n'en sais rien.

Un truc gentil.

Terminé!

-D'accord.

-Merci.

-A plus dans le bus.

Vous devriez dire...

"A demain dans le train" maintenant.

-Peut-être pas demain dans le train.

-C'est déjà pas mal.

-Assemblez toutes vos notes.

Vous les récupérerez

dans un établissement sécurisé au pays.

Là-dedans.

-Qui a décidé de le menotter?

-C'est le protocole.

C'est pour vous protéger, madame.

-Je veux savoir le nom de qui je dois mentionner

quand je contacterai

le Bureau de la Sécurité nationale du New York Times.

Dites à votre commandant que je ne veux plus jamais

revoir mon client menotté comme ça.

-Est-ce que tu pries?

-Non.

Je mémorise le numéro de sa mère.

-On ne va pas téléphoner à ce numéro.

Non, on doit le vérifier d'abord.

-Vous ne croyez pas que ce sera sa mère?

Vous croyez que c'est le numéro de qui? -Je n'en sais rien.

Mais personne ne reçoit un appel du téléphone

de Ben Laden sans raison.

Voici notre gars.

Il a obtenu une bourse pour étudier

l'ingénierie électrique en Allemagne en 1988.

Deux ans plus tard, il s'est rendu en Afghanistan

et a rejoint Al Quaida.

Et voici au moins deux des individus avec lesquels

nous savons qu'il s'est associé.

Mahfouz Ould Al-Walid.

Aussi connu sous le nom de Abu Hafs.

Le cousin et beau-frère de Slahi.

Ils étaient proches durant l'enfance.

Au début des années 90, Abu Hafs a été désigné

poète personnel et conseiller spirituel

de Ben Laden lui-même.

Entre 97 et 99, les renseignements allemands

ont suivi les transferts d'argent et les appels

entre Slahi et son cousin en Afghanistan.

Nous pouvons démontrer que Slahi finançait

le terrorisme.

Ramzi Bin al-Shibh.

Le soi-disant vingtième pirate de l'air...

et coordonnateur des attaques du 11 septembre.

En 99, Slahi a recruté Bin al-Shibh

et d'autres membres de la cellule de Hambourg,

incluant Marwan al-Shehhi.

Pilote de l'avion qui a frappé la tour sud.

Et Ziad Jarrah, qui était sur le vol de United 93.

Ca n'en fait que deux.

On sait qu'il a été en contact

avec une dizaine d'autres individus aussi effrayants.

Ce gars-là, c'est le Forrest Gump d'Al Quaida.

Peu importe ou on regarde, il est là.

Tout ça se trouve en première page.

Maintenant, nous devons fouiller tous les rapports

et corroborer.

Soyez exigeants, minutieux.

Nous demandons la peine de mort.

Il suffirait d'une seule erreur pour que ce gars nous échappe.

Compris?

Au travail.

Je vous en prie, présentez-lui mes excuses.

L'obtention des autorisations prend plus de temps que prévu.

Madame Slahi voudrait savoir

si vous avez vraiment vu son fils.

-Oui, nous l'avons vu...

à la prison de Guantánamo.

A Cuba.

Conclus cet appel.

Ensuite, viens me rejoindre.

Allo?

Vous êtes là?

-Oui, désolée.

De quoi il avait l'air?

Il va bien?

Est-ce qu'il mange?

-Il avait l'air bien.

Euh...

Il voulait que vous sachiez que vous lui manquez...

vraiment, vraiment, beaucoup.

-On doit se rendre en Virginie.

J'ai reçu une notification de l'équipe de filtrage.

Mohamedou nous a écrit.

-OK.

Euh... J'ai retranscrit le reste de l'appel.

-Tu sais pourquoi il voulait qu'on fasse cet appel?

-Pour rassurer sa mère?

-Parce que toutes les mères croient leur fils innocent.

Il voulait qu'on entende ça.

Ca n'a pas d'importance parce que notre stratégie

sera différente.

Nous allons plutôt prouver que le gouvernement américain

ne dispose pas de preuves suffisantes pour le détenir.

Tout le reste n'est qu'une distraction.

Les documents sont arrivés; on doit se rendre en Virginie.

Tout ce que vous lirez ici

restera entre vous et votre client.

Mais tout ce que vous voudrez citer au tribunal

ou sortir de l'établissement devra d'abord être approuvé

par moi ou un membre de l'équipe de filtrage.

-Vous devrez le lire?

-Oh oui! Le moindre mot.

Alors, apportez-moi surtout les trucs juteux.

Oh! Mais ne vous en faites pas.

Nous ne dévoilons rien à l'équipe du procureur.

je me retrouve en prison.

Croyez-moi, je ne suis pas fait pour ça.

Une fois qu'on a examiné le matériel,

on décide s'il doit être classifié ou protégé.

"Protégé" signifie que vous n'avez pas à venir

ici pour le consulter.

On peut le faxer à votre bureau,

ou il sera accessible à ceux qui disposent

de l'autorisation nécessaire.

Si quoi que ce soit se retrouvait

dans le journal du dimanche, eh bien...

c'est vous les avocates, vous savez ce qui arriverait.

Ne perdez pas vos clefs.

C'est un vrai cauchemar de trouver un serrurier

autorisé à venir jusqu'ici.

C'est une blague.

On a des doubles.

Euh... N'oubliez pas vos codes,

et mon bureau est là-bas au besoin.

-Attendez, on ignore votre nom.

-Kent.

-Kent quoi?

-Kent.

C'est tout ce que vous devez savoir.

OK.

Alors...

Les scellés ont l'air intacts.

Prends-en la moitié.

-Ou sont les dossiers?

Nancy?

Le gouvernement retient les dossiers?

-Oui.

Ils ne nous remettront rien à moins d'y être obligés.

J'ai déjà déposé une demande d'accès à l'information.

Mais en attendant, concentrons-nous sur...

le témoignage de notre client.

Pas un geste!

S'il y en a un qui bouge, il va le regretter!

Je ne veux pas entendre un seul bruit de votre part!

Bande de salauds de tueurs!

Toi, tu restes tranquille!

A terre, merde!

A terre!

Je ne veux même pas t'entendre respirer!

Ne me regarde pas, sale gueule!

Enculé de terroriste!

A genoux!

Baisse la tête!

760, tourne-toi.

760, c'est toi!

Je t'ai dit de te tourner!

Joins tes mains.

On va faire un tour!

760!

760, donne-moi tes mains!

Donne-moi tes mains!

Tes mains, vite!

Allez, tourne-toi!

Tourne, tourne-toi!

Interrogatoire, jour 1.

As-salaam alaikum.

- Wa alaikum salaam.

-On est venus discuter avec toi.

On voudrait connaître ton histoire.

Personne ne te fera de mal.

L'interprète est là pour qu'il n'y ait

pas de confusion.

-Est-ce que tu as des questions?

Pourquoi Cuba?

Vous détestez Cuba.

-Qui a dit qu'on était à Cuba?

-Je l'ai lu à l'aéroport.

Pourquoi?

-Bien, plus maintenant.

L'idée, c'est de vous désorienter, tu vois?

On a une base ici.

C'est sécuritaire, chaud.

De plus, je peux surfer quand je suis hors service.

Tout le monde y trouve son compte.

Exactement.

Il fait genre 300 degrés ici.

Je ne comprends pas que vous puissiez boire du thé.

Tu es marié?

Divorcé.

Et vous?

-Oui, divorcé aussi.

Crois-moi, mon frère, je sais comment ça se passe.

Parlons un peu de ta famille.

Le travail de ton père.

Il voyageait?

-Il voyageait constamment pour son travail.

Il était éleveur de chameaux.

Il est mort.

Quand j'avais neuf ans.

Toute sa vie, il a refusé de monter en voiture.

Il avait l'impression... que ça ruinerait

son habileté naturelle à se déplacer.

Une seconde.

Il n'a jamais conduit de voiture?

Eh! Wôw! Wôw! Eh!

Je suis certain que tu mens, là.

-Vous avez raison, je mens.

Il est monté en voiture une fois...

pour retrouver un chamelon égaré.

Après deux secondes, il a pété un plomb

et s'est jeté hors du véhicule.

Ah! Seigneur!

-Les deux secondes de promenade en voiture de mon père.

Vous m'avez tiré les vers du nez.

-Faisons un saut dans le temps.

L'Afghanistan.

-Afghanistan.

-Hum.

les rangs d'Al Quaida?

Cathy!

-Salut!

-Salut.

Comment tu vas?

-Bien.

Est-ce que tout va bien?

Kim et les garçons?

-Euh...

Je ne voulais pas que quelqu'un d'autre te l'apprenne,

mais je poursuis l'un des gars de Guantánamo.

L'un des recruteurs du 11 septembre.

-Il a placé ses hommes dans l'avion de mon mari?

-Désolé, je... je n'ai pas voulu te prendre par surprise.

Je voulais... Je ne voulais pas que tu l'apprennes

par quelqu'un d'autre.

Cathy, je vais le faire payer.

-Merci.

Tu sais, Bruce n'a jamais aimé venir à l'église le dimanche.

Il a toujours dit qu'il se sentait

plus près de Dieu dans un cockpit.

Mais si Dieu se trouvait sur le vol 175,

il est assurément avec toi en ce moment.

Oui.

-Merci.

Tourne-toi.

Donne-moi tes mains,

Avance.

Deux, quatre, deux, Camp Echo Alpha.

Oui, je vais gagner cette affaire

et je n'accepte pas qu'on me dise non.

Il ne vaut mieux pas.

Tu aurais dû voir sa tête!

Tu finis toujours par gagner.

C'est hilarant.

On préfère ça comme ça, non?

-Désolé.

Donc, oui!

-Maintenant, je sais que tu m'ignores.

-Nancy!

Hum... Tu connais Jeff et Valérie?

Bonjour.

L'avocat général de Spirit Dynamics.

-Oh oui!

Les avions et les missiles.

Il faut qu'on parle de notre prisonnier

de Guantánamo.

Est-ce que je dois... prendre une chaise ou...

Je vais devoir m'éclipser une minute.

Je t'en prie, non.

Viens.

-Il faut que tu me rendes service.

-La plupart des gens auraient s'il vous plaît.

Pardon.

Mais tu m'en dois une.

Pas vrai?

J'ai accepté de défendre Slahi.

Je t'ai débarrassé de sa famille,

ce qui est exactement ce que tu espérais.

-De quoi tu as besoin?

-Je dois corroborer le témoignage de Slahi.

D'après lui, il y aurait un ressortissant français

détenu avec lui.

Guantánamo prétend qu'il n'existe pas.

Je ne connais pas son non, mais...

son numéro d'identification serait 2-4-1.

-Que veux-tu que je fasse d'un numéro?

-Il est de Marseille.

Tu peux... Tu peux appeler la DGSI pour voir

s'ils peuvent le retrouver.

Eh! Ce n'est qu'un appel, mon vieux!

-Vous saviez que Slahi s'était trouvé une avocate?

-Qui?

-Nancy Hollander.

Une justicière humanitaire originaire d'Albuquerque.

Elle est en guerre contre le gouvernement

depuis le Vietnam.

C'est une bataille perdue d'avance.

Hum...

"Défense criminelle, droit militaire

et droit sur la sécurité nationale."

Monsieur?

Hum, hum?

-Je suis plutôt confus.

Je trouve qu'il y a beaucoup de contradictions

dans ces rapports.

-C'est toujours comme ça dans ce genre de dossiers.

On doit les classer par date, mettre les morceaux ensemble.

-Oui, justement.

Lors des interrogatoires, ils n'ont pas inscrit de dates.

Je peux les appeler si vous voulez.

-Je te souhaite bonne chance.

La CIA ne t'aidera pas.

Les informations sur Slahi sont encore considérées actives.

-Neil Buckland?

C'est qui, ça?

-Un de mes camarades à Quantico.

Il y a son nom sur le rapport.

Dis-moi, Neil.

-Oui?

-Les locations sont chères ici?

J'envisage un déménagement.

Kim et les garçons pourraient me rejoindre cet été,

si cette affaire se prolonge.

-Tu parles de ton prisonnier de Guantánamo?

Comment ça se passe?

-Pour être franc, je me trouve dans un cul-de-sac en ce moment.

Je veux dire, l'affaire avancerait beaucoup plus vite

si j'arrivais... à comprendre

comment certains renseignements ont été recueillis.

-Ha! Ha! Tu peux oublier ça.

Le septième étage garde les dossiers Gitmo

bien en sécurité.

-Bien, ton nom se trouve partout dans certains dossiers.

Tu travaillais là-bas quand Slahi est arrivé?

-Slahi?

C'est lui, ton gars?

Oh mon Dieu! Tu sens sûrement la pression!

Il paraît que le président s'informe de lui tous les jours.

-Tu sais s'il a vraiment recruté Bin al-Shibh?

-Je ne sais pas.

Gitmo débordait de mémorandums.

Tout le bureau se les échangeait

pour produire le rapport.

-Des mémorandums?

C'est quoi, ça?

-Des mémorandums des interrogatoires.

Toi, tu travailles à partir de résumés.

Les mémorandums sont les originaux

et contiennent les détails.

Tu sais, qui était là, les techniques utilisées.

Les procès-verbaux des détenus.

-Tu pourrais me fournir ces documents?

-Euh... Oui.

sur l'espionnage.

Sérieusement, pourquoi tu veux ces documents?

Tu sais ce qu'ils ont fait!

Le monde entier a vu ce qu'ils ont fait à la télé.

"Protégé paradis caribéen."

-Ca vient d'arriver.

-Merci!

Parle-moi de ta relation avec Oussama.

-Vous réalisez que je n'ai jamais rencontré

Ben Laden, pas vrai?

Mais ton cousin t'a appelé à partir

du téléphone satellite de Ben Laden.

Et juste après cet appel, ton cousin t'a viré

5000 dollars à partir d'un camp d'entraînement d'Al Quaida.

Le père de mon cousin en Mauritanie était malade.

Il avait besoin d'argent...

Alors, son fils m'a envoyé l'argent...

et j'ai payé l'hôpital.

-Tu as des preuves?

Pas de preuves.

J'étais nu en arrivant ici.

-Bien, lui te connaît.

On l'a capturé au Pakistan.

Je l'ai interrogé moi-même.

Il était vraiment très coopératif.

Oui.

-Oui, je crois l'avoir rencontré une fois.

-Non, mauvaise réponse, bro.

Ramzi Bin al-Shibh dit qu'il te connaît.

Très, très bien.

Il s'appelle Ramzi?

Je t'en prie, merde!

Ce gars-là était un des acteurs clefs du 11 septembre!

Le vingtième pirate de l'air!

Il dit qu'il a habité chez toi en Allemagne!

Que tu l'as recruté!

Avec Marwan al... Shehhi!

Ziad Jarrah!

Il ment.

Ecoute.

On a des témoignages sous serment disant que c'est toi

qui étais le recruteur

pour les attentats du 11 septembre.

Si tu n'arrives pas à me vendre ta version des faits,

je vais devoir me fier à celle de Bin al-Shibh.

Il a dormi chez moi une seule nuit.

C'était l'ami d'un ami d'un ami de la mosquée.

C'était comme ça chez moi.

Tout le monde y était bienvenu.

C'est tout.

-C'est tout?

C'est tout.

-Oui, tu vas... tu vas devoir faire mieux que ça, Mohamedou.

Tourne-toi.

Donne-moi tes mains.

♪ Assàwt ♪

-Ca fait beaucoup de dossiers.

-Oui, le gouvernement a quatre ans d'avance sur nous.

Allez.

"Classifié".

-C'est quoi ça?

-Salut!

Bien alors, vous n'êtes pas venues me voir aujourd'hui!

Des nouvelles de votre correspondant?

-Est-ce que l'imprimante du Pentagone

a des fuites d'encre?

C'est quoi cette merde, Kent?

Tout est censuré.

-Eh! Je suis responsable de ce qui sort, moi!

Si ce qui entre vous cause un problème,

c'est le gouvernement qu'il faut faire chier!

-Bon sang!

-Stu! -Monsieur?

-Je vais manger avec Whit Cobb demain.

Il va nous demander de fixer une date de procès.

-On n'en est pas encore là, monsieur.

On essaie toujours de corroborer.

-Corroborer?

Vous avez des boites de corroborations.

Le FBI n'avait pas autant de preuves contre Gotti.

-Techniquement, on n'a aucune preuve, monsieur.

Que des oui-dire, des résumés.

Slahi a dit ci, Slahi a dit ça.

Mais on n'a aucune idée du moment ou il l'a dit

ni de la personne à qui il l'a dit,

la res gestae et tout ça.

-Si on ne donne pas au procureur une date,

bientôt, c'est lui qui nous en donnera une.

Bon, bien...

j'ai l'impression qu'on va devoir trouver

un autre moyen de couper la tête de ce serpent.

Je demande un peu d'attention.

Virginia Tech n'en mène pas large. -Non, non, non, non, non!

Mais qu'est-ce qui t'a pris de courir

en troisième élan comme ça?

Je t'en prie, merde!

Neil, je crois qu'il y a quelque chose qui brûle.

Je le sens jusque dans le bureau.

-Ca devient complètement ridicule.

-Tu as vu ça?

Ils jouent comme des imbéciles!

-Merde! -Ce n'est pas croyable!

Oh! bon sang!

-Un coup de main?

-Non, non, non, tu rates la partie!

Je t'en prie, dis-moi que tu n'as pas fait

tout le chemin jusqu'ici pour autre chose

que le football et la camaraderie.

-La Maison-Blanche fait pression sur moi

pour que j'inculpe Slahi.

Et j'essaie encore de trouver un moyen d'y voir clair.

-Bon, d'accord, dans ce cas-là, peut-être que je pourrais...

t'envoyer un agent de liaison pour ton équipe de travail.

-Il n'aura pas le pouvoir qu'il faut.

-Qu'est-ce que tu me demandes?

-Tu étais sur place lors des interrogatoires.

Comment je peux mettre la main sur les mémorandums?

Les notes originales.

-Arrête, Stu!

N'y pense même pas!

Lâche-moi avec ça, merde!

Tu sais que les informations brutes servent

aux communications internes, pas de preuves en procès!

-Mais on est en route vers un procès.

Et là, j'aurai beau présenter 20 000 résumés,

à moins d'avoir une preuve absolument irréfutable,

Slahi va s'en sortir.

Et ça, pas question!

-Tu sais qui est le général Mandel?

-Non.

-Il supervise les interrogatoires

à Guantánamo.

C'est la seule personne qui puisse t'autoriser

à voir les mémorandums.

-Je vais devoir me rendre à Gitmo?

-Oui.

Parce qu'il n'y a aucune chance que le général vienne te voir.

-Non, mais c'est dingue!

Comment vous le savez?

-Beaucoup de sucre, six cuillères à soupe.

Votre mère a été très précise.

-Vous lui avez parlé?

Que...

Qu'est-ce qu'elle a dit?

Elle va bien?

-Oui, elle va bien?

Elle voulait que je vous dise que votre frère Yahdih...

-Yahdih! -Yahdih!

Il est rentré chez vous.

Et votre nièce a eu une fille et elle attend un autre bébé,

et si c'est un garçon, ils donneront votre prénom.

-Ils ont déjà des enfants.

Masha'Allah.

-Vos lettres nous sont parvenues.

-Pas de problème?

Il y avait toujours les scellés?

-Rien n'avait été ouvert.

-Vous êtes sûre à 100 %?

Oui!

Vous devez continuer d'écrire

parce que vos lettres sont inestimables.

Encore plus maintenant.

Le gouvernement refuse de nous montrer

les preuves qu'il a contre vous.

-C'est parce qu'ils n'ont rien.

Je vais continuer de vous écrire.

Et... elles sont...

Elles sont bien, mes... mes lettres?

Je veux dire, est-ce que c'est assez clair, ce que j'écris?

-Hum, hum. -Elles sont super.

Vous auriez dû être écrivain.

-Dans une prochaine vie, si Dieu veut.

-Je suis sincère.

Même l'équipe de filtrage les aime.

-Que... Quoi?

C'est...

Qui lit mes lettres?

Je suis le client, vous êtes les avocats.

Mais c'est qui cette putain d'équipe?

-C'est... C'est un organisme indépendant.

Ses membres évaluent vos lettres et déterminent quel contenu

doit rester classifié.

Mais ils sont isolés du gouvernement et du procureur.

-Si mes gardiens lisent mes lettres,

c'est moi qui suis là,

c'est moi qui vais morfler!

-Ecoutez...

Pas vous!

-On ne peut pas contourner l'équipe de filtrage.

On va devoir faire avec.

Vous devez me faire confiance!

On n'est même pas encore montés sur le ring.

-Oh! putain!

OK.

-Génial.

Maintenant, vous devez poursuivre le gouvernement.

-Quoi?

les preuves qu'ils ont contre vous.

On ne peut pas se battre à l'aveuglette.

-Je maintiens ce que j'ai dit.

Hum?

Ils n'en ont aucune.

Si j'ai confiance en vous, ayez confiance en moi.

Je suis innocent.

Je suis innocent, OK?

Qu'est-ce qu'il vous faut de plus pour le croire?

-Ca n'a pas d'importance qu'on le croie.

L'important, c'est ce qu'on peut prouver.

-On dirait mes interrogateurs.

Vous êtes pareils.

-On sait que vous êtes innocent.

On vous croit.

Mais on doit le prouver et on n'y arrivera pas

à moins de connaître les allégations contre vous.

C'est tout ce qu'on demande.

-Vous voulez attaquer qui au juste?

"le gouvernement."

Ca veut dire quoi?

-Il y aura trois noms sur la poursuite.

Les Etats-Unis d'Amérique, Donald Rumsfeld...

Et George W. Bush.

-OK, d'accord.

Pourquoi pas?

-Tout ce qu'il voulait, c'était qu'on lui dise

qu'on le croit innocent.

C'était si dur de le lui dire?

-Je crois que j'ai bu un peu trop de thé.

Je ne tiendrai pas trois heures et demie.

Tu veux quelque chose?

-Non.

Nancy Hollander?

Je m'appelle Stuart Couch.

Avocat principal du gouvernement dans la poursuite

contre votre client.

-Enchantée.

-Je viens juste d'arriver.

Je visiterai le camp demain.

Euh... Je peux vous offrir un verre?

-D'accord.

Je ne voudrais pas d'un poste ici,

mais les temps libres n'ont pas l'air si mal.

-Je sais.

Un jour, on fera de cet endroit une attraction touristique.

-Je suis sérieuse.

Et les bateaux de croisière des Keys

viendront accoster.

Les foules feront la tournée des cellules avec leurs...

leurs daiquiris...

en essayant de comprendre ce qui s'est passé ici.

-Vous pensez qu'il se passe quoi ici?

-Je n'en sais rien encore.

Mais ils ont construit cet endroit à l'écart

des tribunaux pour une raison.

-Le deuxième plus grand champ de mines du monde au nord et...

des eaux infestées de requins au sud...

ça fait deux raisons.

-Et pour quelle raison vous retenez

les dossiers de l'affaire?

Hum?

-Ce n'est pas le cas.

On a soumis les dossiers il y a des mois.

-J'ai reçu 20 000 pages de documents censurés.

Donc... -Vous devriez déposer une requête au plus vite.

-Je vais le faire.

-Je ne m'y opposerai pas.

-Vous ne vous y opposerez pas!

Hum!

-Vous pensez tous qu'on essaie de mettre sur pied

une sorte d'Etat militaire au-dessus des lois.

-On boit des bières dans la boutique d'une prison.

Ca ne nous donne pas raison?

-Les fondements de l'armée sont la loi et l'ordre.

On ne quitte pas le camp d'entraînement

à moins de savoir replier parfaitement

les draps d'un lit.

-Hum.

-La loi dit que vous avez le droit de voir les preuves.

Alors, je veux que vous voyiez les preuves!

Comme ça, quand je vous battrai, votre client n'aura plus

aucun moyen de se défiler.

-Vous semblez très sûr de ce résultat.

-Vous n'avez pas vu ce que j'ai vu.

Si je peux me permettre, je comprends que tout le monde

a droit à une défense, mais...

ça ne vous dérange pas du tout...

de travailler pour quelqu'un comme lui?

-Je ne défends pas que lui; je défends l'Etat de droit.

-Comme c'est ignacien de votre part!

-Hum!

Je ne savais pas qu'on étudiait les Jésuites...

à l'Ecole de droit de la Marine.

-Hum.

Nous aimons connaître tous les aspects d'un problème

avant de s'y attaquer.

-Hum!

A mon tour.

Laissez-moi vous demander...

et si vous vous trompiez?

-Ce n'est pas le cas.

-Et si ça l'était?

Et si vous aviez bâti cette prison...

et aviez abandonné tous vos principes,

toutes vos lois...

et aviez tort?

On doit aborder les choses autrement.

Quoi?

-Si on n'a que le témoignage de Mohamedou,

on va perdre.

On doit changer de stratégie.

Monsieur.

Colonel?

Bienvenue au Camp India.

Votre homme, Slahi...

on l'a détenu ici pendant quelque temps.

-Qu'est-ce qu'ils aiment lire?

Toutes sortes de trucs.

Ce sont toutes des demandes de détenus.

-Hum.

Je parie qu'ils adorent ces fictions religieuses.

-Ils raffolent de ces trucs-là, monsieur.

On aime se moquer d'eux et arracher le dernier chapitre.

Pas moi, monsieur.

Certains autres gars.

On a un lit vide sur ce bloc,

si vous voulez jeter un coup d'oeil.

-Bien sûr.

Ouf!

On gèle ici!

Ces cellules sont à quelle température?

-La clim ne baisse pas en bas de 52 Fahrenheit.

-Il y a deux sortes de musique que je ne peux pas supporter.

D'abord, le heavy metal, ensuite, la musique country.

A la rigueur, je peux endurer le country.

Le colonel arrive.

Général, j'ai remarqué que vous les détenez au froid

et semblez les menotter aux murs et au plancher.

L'idée, c'est de les priver de sommeil?

-C'est l'un des outils dont on se sert.

Le colonel Seidel m'a dit que vous étiez

un aviateur naval?

Vous êtes allé au Nouveau-Brunswick,

à l'école SERE qu'il y a là-bas?

-C'est vrai.

-J'en déduis que ça ne vous a pas plu.

-Oh! c'est si agréable, trois nuits dans un trou

avec un seau pour pisser et un vacarme

de scies à chaîne et de bébés en pleurs

crachés des haut-parleurs 24 heures par jour.

Ha!

-Vous avez confessé avoir tué Kennedy?

-Non, Monsieur, quand même pas.

-Quelques nuits sans sommeil, c'est tout?

On applique les mêmes méthodes.

Vous, les autres jeunes marines, vous en êtes remis.

Ce sera pareil pour eux.

Monsieur, la défense ne ratera pas une opportunité

de nous attaquer.

S'ils ont des raisons de plaider la contrainte,

mieux vaut que je le sache maintenant.

Est-ce que le colonel vous a dit pourquoi je voulais vous voir?

-Oui, et je lui ai dit de vous épargner le voyage.

Il a dit que vous n'accepteriez pas qu'on vous dise non,

mais hélas, je crains... que ce soit ma réponse.

Je suis extrêmement fier de ce qui se passe à Guantánamo,

mais j'ai les mains liées.

Je n'ai pas le droit de partager les mémorandums.

-Monsieur, si c'est une question d'autorisations,

je les ai toutes.

-C'est une question d'agence.

vous parler à vous spécifiquement.

-C'est probablement ce qu'un espion dirait,

pas vrai?

-Alors, comment c'était?

-Pas comme je me l'imaginais.

760, interrogatoire.

760, interrogatoire, allez!

Tu vas te bouger le cul?

760, interrogatoire, allez!

Tu vas te bouger le cul?

-Ferme-la.

Tu n'es pas un perroquet.

-Pas un... putain de perroquet.

-Je t'en prie, Mo, ça suffit, dépêche-toi.

Tiens-toi droit.

Tourne-toi.

Tourne-toi!

D'abord vous, dire ton nom.

Vous me connaissez de un an, et votre nom, je ne connais pas.

-Je n'ai pas le droit de te le dire.

Allez, tourne-toi.

-Tourne-toi.

Vous, soldat, bien.

Comme G.I. Joe.

La ferme.

Tourne-toi.

Tes mains.

La ferme.

Attends ici.

Range tes affaires.

Tu n'as pas le droit de faire ça.

Tourne-toi.

Avance.

-Qu'est-ce que tu fais, putain?

-Et c'est là que tu as décidé de devenir un foutu terroriste?

-Non, pas terroriste.

Ca y est, je parle votre langue maintenant.

Je suis allé en Afghanistan aider les musulmans,

contre les communistes.

Les Américains se battre avec nous.

Même camp.

-Même camp.

Qui t'a recruté à Al Quaida?

-C'est même camp.

Personne, moi.

Vous ne comprenez pas?

On était même camp.

J'ai entraîné avec Al Quaida pendant plusieurs mois

en 1990 et 1992.

Menteur.

Ensuite, j'ai parti, c'est tout.

Alors, pourquoi tu as effacé tous les contacts

de ton téléphone?

Quand on t'a arrêté, ton téléphone était vide.

-Combien de fois je dois dire?

Moi, je... je...

ne veux pas de problèmes pour les amis.

-Oh! Comme tu as l'esprit vif! -A cause mon téléphone...

-Oh oui! Tu as toujours réponse à tout.

C'est probablement ce qui t'a valu

une bourse d'études, hein?

On rentre.

Bouge.

Arrête de traîner les pieds, avance!

-A plus dans le bus!

-Je vous apporte de l'eau?

-Ca va, merci.

de nous faire parvenir le dossier, d'accord?

Avant la fin de la semaine si possible.

-Eh! Nancy?

-Madame Hollander!

-Nancy.

-Frank.

-Asseyez-vous.

Avant de commencer, je dois vous prévenir.

L'article ne sera pas complaisant.

-Par quoi on commence?

-Eh bien, on vous surnomme "l'avocate terroriste".

Vous réagissez comment à ça?

-Il m'est arrivé de défendre des gens accusés de viol,

et personne ne m'a traitée de violeuse.

Et les fois ou j'ai défendu des gens accusés de meurtres,

personne n'a semblé s'en offusquer.

Maintenant que mon client est accusé de terrorisme,

les gens comme vous semblent croire que c'est différent.

Ca ne l'est pas.

Quand je défends mon client et que j'insiste

pour qu'il obtienne un procès équitable,

je ne défends pas que lui.

Je nous défends, vous et moi.

Il n'y a pas d'astérisque à la fin de la Constitution

disant que des... termes et conditions s'appliquent.

"Elle se bat pour les droits d'un terroriste."

Vous avez vu le journal, monsieur?

-Oui.

-Je n'arrive pas à croire qu'elle ait accepté

cette entrevue.

C'est un travail de démolition.

-Non, en fait, c'est un changement de paradigme.

Hier, nous poursuivions l'un des terroristes suspects

du 11 septembre, et maintenant, nous débattons

au sujet du bien-fondé de l'Habeas.

Ou est Arjun?

Tout ça est inacceptable...

votre laissez-passer a été révoqué.

Rappelez-la! -Eh! Eh!

Qu'est-ce qui se passe?

-Monsieur, il n'a pas l'autorisation...

-Je n'ai plus de laissez-passer.

-Accordez-nous un moment.

Pourquoi?

-Je n'en sais rien.

Quelqu'un a annulé mon autorisation,

et j'ai l'ordre de retourner à Lejeune.

-Qu'est-ce que tu as fait?

-Rien du tout!

J'ai envoyé la requête d'informations

comme vous le vouliez.

-Hum, hum. A qui?

-Le FBI, Langley, Interpol, tous ceux qui ont accès

aux Mémorandums. -Je vais devoir vous demander de partir.

Vous ne pouvez pas rester ici. -Oui, je m'en vais!

Je m'en vais.

Donc, j'ai parlé à tout le monde.

La sécurité extérieure, les renseignements,

les diplomates.

Personne ne sait rien au sujet de ton gars de Marseille.

-Bien, peut-être qu'il n'est pas de nationalité française.

S'il était... marocain, algérien, tunisien?

Non, j'y ai pensé déjà.

Tous les Européens détenus à Guantánamo sont recensés.

Il n'y a aucun matricule 241.

-Ou est-ce qu'il est passé?

Nancy... peut-être qu'il n'est passé nulle part.

Peut-être bien qu'il n'existe pas.

-Peut-être bien.

-Je peux vous poser une question?

Mon ami... qui a le matricule 241,

ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu.

Vous savez ou il est?

-Je ne peux pas te parler des autres détenus, Mo.

-Qu'est-ce qui lui est arrivé?

Steve, s'il vous plaît.

Il a une femme et des enfants.

-Le 241 a été retrouvé mort dans sa cellule.

Il y a un mois.

-Un mois?

Il est mort de quoi?

-Autoasphyxie.

Désolé, Mo.

Je sais que vous étiez proches.

11 septembre, je me souviens!

11 septembre, je me souviens!

Protégeons les Etats-Unis!

Protégeons les Etats-Unis!

-Souvenez-vous du 11 septembre!

-Souviens-toi du 11 septembre!

Protégeons les Etats-Unis!

11 septembre, je me souviens!

-Tu vas bien?

-Ca va aller.

-Tu es sûre?

-Oui.

Le gouvernement ne s'oppose pas au droit de la défense

de voir la preuve.

Mais le processus de libération du matériel classifié

est extrêmement long.

Il nous faut simplement plus de temps, Votre Honneur.

-Merci, maître Patton.

Maître Hollander?

-Si le gouvernement trouve particulièrement complexe

de mettre en ordre son fardeau de preuves classifiées,

c'est un problème qu'il a lui-même créé, Votre Honneur.

Monsieur Slahi a été transporté d'un pays à l'autre.

Il a subi des interrogatoires et a été détenu

contre sa volonté pendant six ans

sans qu'une seule accusation ne soit portée contre lui.

Maintenant, la Cour suprême a dit...

qu'elle n'allait pas tolérer qu'on prolonge les délais...

avant de procéder dans ces affaires en Habeas.

Le Gouvernement a eu assez de temps, Votre Honneur.

-Je partage l'opinion de madame Hollander.

Le gouvernement a dix jours pour remettre les preuves.

Sinon, je l'y obligerai.

Vous avez ce que vous vouliez.

Bonne lecture.

-Merde!

Il a tout avoué.

-Avoué quoi?

-Tout.

Il a tout avoué.

Qu'il a financé le 11 septembre.

Qu'il a recruté les pirates.

Il raconte en long et en large

le fonctionnement interne d'Al Quaida.

Pourquoi il nous a caché avoir signé des aveux?

-Ce n'est pas la première fois dans l'histoire qu'un...

client ment à ses avocats.

-Regardez, regardez ici!

Regardez ça!

Il admet avoir acheté des explosifs

pour faire sauter LAX.

Le complot du millénaire?

-Ou tu veux en venir?

-Il est coupable!

Il est coupable, bon sang!

-Peut-être.

Il a quand même droit à une défense.

-Je ne dis pas qu'il n'y a pas droit.

Je dis qu'il a participé à tuer... 3000 civiles

pour le faire libérer.

-Oui, on fait notre travail.

-J'ai... vendu des gâteaux en son nom.

Ce n'est pas dans ma description de tâches.

Mon père m'a dit que je n'étais pas la bienvenue

à l'Action de grâce.

Ce n'est pas dans ma description de tâches!

-Va-t'en.

-Quoi?

-Tu veux manger de la dinde et de la purée

avec maman, papa et oncle Joe?

Allez, va-t'en!

Rentre.

On ne gagne pas une affaire...

quand on ne croit pas à ce qu'on fait.

-Je n'essaie pas de me défiler, je...

-Arrête de me faire perdre mon temps.

Va-t'en.

C'est notre fête de départ.

-Qui rentre chez lui?

Moi ou vous?

-Les renseignements militaires considèrent qu'on...

perd notre temps, donc...

ils vont prendre la relève... et voir s'ils arriveront

à te faire coopérer.

-J'ai coopéré, je vous ai dit ce que je savais.

-Ce n'est pas ce que dit Ramzi Bin al-Shibh.

Dernière chance, Mohamedou.

-Ca fait des centaines de fois que je le raconte.

Il a dormi chez moi une nuit.

Je ne le connais pas.

Je ne l'ai jamais revu,

et à chaque fois qu'il vous parle de moi,

c'est pour vous raconter des mensonges

complètement dingues.

-Oui, bien... tu n'en peux plus de répéter?

Nous, on n'en peut plus de t'entendre.

Les militaires vont s'occuper de toi.

-Et je te préviens.

Quand l'armée prendra la relève...

tes séances ne seront pas aussi agréables.

-Quoi?

Pas de thé, pas de gâteaux?

-Bonne chance, Mo.

Je n'ai qu'un conseil pour toi.

Sois franc.

Donne-moi ton bras gauche.

-Eh!

Eh!

Pourquoi vous faites ça?

Non, mais qu'est-ce que...

Non!

Non, non!

Non!

Ou est-ce que vous m'emmenez?

Ou est Teri?

-Elle est partie.

-Ah oui?

Teri était marrante.

Maintenant, je ne me retrouve qu'avec vous.

Quoi? Elle ne voulait plus être avocate?

-Elle s'occupe d'une autre affaire.

Donc, notre requête a été acceptée par le juge et...

le gouvernement a dû nous fournir

toutes les preuves contre vous.

-Parfait.

C'est ce qu'on voulait, pas vrai?

-Toutes les preuves incluant vos aveux.

Pourquoi vous n'avez rien dit?

-Ils n'ont rien.

Il n'y a rien de vrai...

Je n'ai rien avoué.

-Ils sont signés.

-Ils m'ont obligé.

-Ils les ont obtenus sous la contrainte?

-Qu'est-ce que vous croyez?

Je n'en sais rien, dites-le-moi!

-Shh!

-Mais... vous devez me dire ce qui s'est passé, Mohamedou!

-Oh! vous... vous... vous voulez que je mette le feu aux poudres!

Mais moi... moi, je suis toujours coincé ici!

Dans ce cas-là, écrivez, d'accord?

C'est à ça que servent les pages!

Ecrivez!

Vous devez me dire la vérité; vous devez me raconter

ce qui vous est arrivé pour que

-Est-ce que vous comprenez ça?

Je ne suis obligé de rien du tout!

De toute façon, quoi que je dise,

ça n'a aucune importance.

Je vais rester sur cette putain d'île

jusqu'à ce que je crève!

Là, dehors, ma famille, mon frère...

eux, ils continuent de vivre leur vie.

Teri aussi continue de vivre sa vie.

Mais moi ici, je... je... je suis comme une statue.

Et vous... vous aussi, votre vie continue.

-Ma vie!

Qu'est-ce que vous croyez savoir de ma vie?

Etre ici, c'est sa, ma vie.

Je passe mon temps... dans des endroits

comme celui-ci, à aider des gens comme vous.

C'est ça, ma vie.

Alors... ne doutez pas de mon dévouement

envers votre cas.

-Le cas!

Le cas, le cas!

Votre dévouement n'est pas pour moi.

Un être humain!

Vous me croyez coupable, dites-le!

Si pensez que je suis capable d'avoir fait ces choses,

qu'est-ce que vous foutez là?

Expliquez-moi, allez-y!

Vous sacrifieriez votre vie pour un être

aussi diabolique que moi?

Expliquez-moi!

-Tout le monde a droit à une défense.

Vous devez me dire la vérité.

Vous devez me l'écrire.

Si vous faites ça, alors je reviendrai.

Autrement...

je vous trouverai un autre avocat.

Je suis prête!

♪ Christmas Island ♪

Joyeux Noel, Theo.

-Joyeux Noel, Nancy.

♪ Christmas Island ♪

Salut, Stu.

-Salut, Hannah!

Je ne savais pas que vous alliez venir.

-Justement, on a failli ne pas venir.

L'autoroute était fermée au nord jusqu'à Baltimore.

-Je suis heureuse que tu sois là en un morceau. -Je ne te le fais pas dire.

Neil a conduit comme s'il était de retour

à l'école d'aviation,

alors je suis bien contente d'être en vie.

-Ou est Neil?

-Je vais aller le saluer.

Tu es resplendissante, en passant.

-Oh! c'est faux!

-Comment ça va, Stu?

-Content de tomber sur toi.

Mes tentatives de te rejoindre au bureau n'ont pas porté fruit.

-Que veux-tu que je te dise?

J'ai été débordé.

-Je suis finalement allé à Gitmo.

Comme tu me l'avais suggéré.

Et je n'ai pas aimé ce que j'ai vu.

Le général s'est montré aussi fermé que toi.

-Je t'en prie, merde!

C'est le temps de fêter, détends-toi un peu!

-Pourquoi tu me fais perdre mon temps?

Ecoute, je sais que c'est ton équipe qui a exclu Arjun

de la mienne, d'accord?

Tu sais, je n'ai jamais participé moi-même

à une conspiration, mais je commence à croire

que je sais comment on se sent quand on en découvre une.

-Je te demande pardon?

De quoi tu m'accuses exactement?

-Pour être franc, je n'en ai aucune idée,

parce que tout le monde refuse de me dire quoi que ce soit.

Sans ces mémorandums... mon affaire est foutue!

-Tu réfléchis trop, mon vieux.

Soit tu portes le chandail, soit tu sors du terrain.

-Mon mandat est de faire condamner à mort Slahi.

C'est moi qui serai dans cette salle d'audience.

Pas toi ni le président.

Il n'y aura que moi.

Et si j'ai tort, quand on me règlera mon compte,

c'est moi et seulement moi qui paierai pour ça.

-Et qui paiera pour la mort de Bruce?

-Tu veux vraiment mêler son nom à tout ça? -Non, non, non!

Tu ne sais pas ce que nous on sait.

Le vol United 175, d'après les preuves recueillies

parmi les débris,

la première chose qu'ont faite les terroristes,

c'est d'égorger une agente de bord pour obliger

le copilote, Bruce, à ouvrir la porte du cockpit

et venir à sa rescousse.

Ensuite, ils lui ont tranché la gorge avec un exacto

et l'ont laissé se vider de son sang

pendant que l'avion frappait la tour.

Et selon moi, quelqu'un doit payer pour ça.

-Quelqu'un.

Pas n'importe qui.

Je te souhaite de joyeuses fêtes.

-Tu les as tués, Mohamedou.

Comment on se sent...

quand on a les mains couvertes du sang de 3000 innocents?

Ce n'est pas ma cellule.

Eh!

Ce n'est pas ma cellule!

Maintenant, ça l'est.

-Il fait froid!

Eh!

Ou est mon Coran?

Ou sont mes affaires!

Eh! Ecoutez-moi!

Eh! S'il vous plaît.

Il fait froid.

Eh! Attends-moi!

Je viens avec toi.

"Vous avez reçu de nouvelles pages."

-La semaine ou Slahi a été confié

aux renseignements militaires...

on a reçu un document signé de Donald Rumsfeld

autorisant l'utilisation de mesures spéciales.

-Alors, "Pourquoi pas?"

-Ca ressemble à ça.

Nous tentions de prévenir un deuxième 11 septembre.

-C'est Bob; il travaille ici.

Il peut t'amener lire les mémorandums.

-Merci.

-Je serai juste là, monsieur.

-On va te faire parler, espèce de salaud!

Debout!

J'ai mal!

Je t'ai dit de te lever!

Je sais que tu me désires.

Est-ce que tu pries?

Je veux que tu me baises!

Tu as compris?

Je veux que tu me regardes!

Je sais que tu as envie de moi.

Je sais que tu as envie de moi.

Tu vas me baiser, compris?

Je sais que tu as envie de moi.

-Deux mille quatre-vingt-un.

Deux mille quatre-vingt-deux.

Deux mille quatre-vingt-trois.

Debout!

Puisque tu refuses de coopérer...

le gouvernement américain vient d'autoriser

l'arrestation de ta mère.

On va la faire transférer ici.

Mais toi, tu peux encore la sauver.

Mais il faut que tu décides.

Tu préfères être un accusé...

ou un témoin?

-Je ne peux pas être un témoin.

Je ne peux pas être un témoin.

-Est-ce que tu attendais quelqu'un?

-Je ne sais pas.

-Peut-être qu'il s'agit de ton ami.

Va ouvrir.

Oui, vas-y.

C'est tout?

C'est ce qui est arrivé?

-Euh... Il y a un malentendu.

C'est... ce n'est pas vrai.

C'est... Ce n'est pas ça.

Ce n'est pas vrai.

Quoi?

Eh! Mohamedou.

Prends du gâteau.

-Je n'ai pas faim.

-Mange... quand je te dis de manger.

tu manges quand je te le demande.

tu manges quand je te le demande.

tu manges quand je te le demande.

Tu manges quand je te dis de manger!

Tu chies quand je te dis de chier!

Est-ce que tu comprends?

Debout!

Je t'ai dit de rester debout, espèce de trou de cul!

-Quatre mille... Quatre...

Quatre mille cent trous...

Quatre mille cent trous.

Quatre mille cent trous.

-Tu ne veux pas rentrer chez toi?

Tu sais, si tu parles, je vais pouvoir t'aider à sortir d'ici.

-Ca fait combien de jours...

que je subis...

le programme spécial?

-En fait... ça ne fait pas des jours.

Ca fait des mois.

Ca a assez duré, il me semble.

Il est temps que tu nous dises ce que tu sais.

Je t'en prie.

Attendez!

Qu'est-ce que vous faites?

-Tu es mort, fils de pute!

Qu'est-ce que vous foutez?

C'est ma séance!

Mais qu'est-ce que vous foutez?

Sortez-le d'ici!

Arrêtez!

-Ta mère est maintenant détenue, Mohamedou.

Tu vois cette lettre?

Elle provient du ministère de la Défense.

Son transfert à Guantánamo... vient d'être approuvé.

Je dois t'avouer... que je suis très inquiet

pour sa sécurité.

Dans un environnement aussi masculin.

C'est ta dernière chance.

-Monsieur.

Allez dire...

au capitaine Collins...

que je voudrais tout avouer.

Salut!

Est-ce que ça va?

-A quelle vitesse on peut libérer ces pages?

-Elles sont de Mo?

Quoi de neuf à Cuba?

-Ecoutez, ces pages... elles placent mon client

dans une position très vulnérable.

Elles doivent être traitées avec précautions.

-Je préfère de loin ces... conversations civilisées.

Je suis très heureux que tu aies décidé de coopérer, Mohamedou.

Mais je crois que tu as raconté seulement 80 %

de ce que tu sais.

Je suis sûr que tu accepteras de nous livrer le reste.

-Oui.

Oui, bien sûr.

-Hum.

-Capitaine?

Je peux dormir?

-Oui.

Tu peux dormir maintenant.

Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ et l'amour de Dieu

soient avec vous...

et que le Saint-Esprit vous accompagne.

Et aussi avec vous.

Continuerez-vous à résister au mal?

Et quand vous pêcherez, promettez-vous

de vous repentir et de vous tourner vers Dieu?

Je le ferai avec l'aide de Dieu.

Etes-vous prêts à lutter pour la justice et la paix

parmi tous les peuples...

et à respecter la dignité de la personne humaine?

Je le ferai avec l'aide de Dieu.

Monsieur?

-Est-ce qu'il vaudrait mieux entrer pour discuter

ou on peut régler ça debout dans le froid?

-On ne peut pas poursuivre Slahi.

On n'a pas assez de preuves contre lui.

-Vous avez de multiples aveux signés.

Qu'est-ce qu'il vous faut de plus?

-On les a obtenus sous la contrainte.

Des fruits de l'arbre vénéneux.

Il a passé 70 jours aux projets spéciaux.

Torturé.

Il n'y a pas un seul mot de ces aveux qui soit recevable.

-Ils sont entraînés pour dire ça.

Al Quaida mentionnait tout ça dans les protocoles Manchester.

"Dès qu'on vous détient, clamez la torture."

-L'info ne vient pas d'Al Quaida, monsieur.

Elle vient de notre côté.

J'ai lu les mémorandums.

Ce gars, le capitaine Collins, un réserviste de la Marine,

il dirigeait le programme.

Privation de sommeil, simulations de noyade,

positions douloureuses, agressions pures et simples.

Il a spécifiquement menacé de faire expédier

la mère de Slahi à Guantánamo pour la faire violer

par d'autres détenus!

Et tout ça a été documenté.

C'est systémique.

Approuvé par le secrétaire de la Défense.

Signé par Donald Rumsfeld.

Ce qui s'est passé là-bas est répréhensible!

-Je ne veux plus entendre un seul mot...

au sujet du traitement des détenus.

Votre travail, c'est de porter des accusations.

Laissons le juge décider ce qui est recevable.

-Monsieur, je refuse de poursuivre cette affaire.

En tant que chrétien et avocat...

que le reste d'entre nous?

Nous avons tous prêté serment...

de soutenir et défendre la Constitution!

Dans le meilleur des cas, on est à des kilomètres de ça!

-Vous êtes un traître.

-Quoi?

-J'ai...

J'ai lu votre correspondance.

Et je crois qu'on a de solides arguments...

pour que les preuves qu'a le gouvernement

contre vous soient déclarées irrecevables.

-Alors, vous êtes toujours mon avocate?

-Plus que jamais, oui.

Et j'aimerais que vous considériez

publier vos lettres.

-Les donner à la presse?

-Ou publier un livre.

Le monde doit connaître votre histoire.

Et ça mettrait de la pression sur le gouvernement

pour nous fournir une date de procès.

-Très bien, je suis prêt pour ça.

-Vous aimeriez que je sorte?

-Non, continuez.

-Vous ne priez pas?

-Quoi, vous êtes religieuse maintenant?

Ca vous importe?

-Pas la religion.

C'est vous qui m'importez.

-Qu'est-ce que vous voulez que je signe?

Je dois poursuivre qui aujourd'hui?

Dieu?

-Personne aujourd'hui.

-Alors, pourquoi vous êtes là?

-Aucune raison en particulier.

Je ne voulais pas que vous soyez seul.

-Monsieur.

Monsieur.

Traître.

J'ai écrit au major,

mais il n'a toujours pas répondu.

"La conscience du colonel".

Merci d'avoir fait la route jusqu'ici.

-Oh! pas de problème.

Je ne suis plus vraiment le bienvenu ou que ce soit

dans la région de Washington, donc...

Je peux avoir la même chose?

Je voulais vous remercier.

-Oui, bien... ma liste de cartes de Noel

sera plus courte l'an prochain, ça, c'est sûr!

-Jamais aussi courte que la mienne.

-Dieu récompense ceux qui oeuvrent en son nom.

D'une façon ou d'une autre.

Il fera ce qui est juste.

Et voilà, monsieur!

-Vous croyez vraiment ça?

-Je le crois.

-Vous savez, moi, je crois avoir compris

pourquoi on a établi le camp à Cuba.

Et nous avions tous les deux tort.

Ce ne sont pas les détenus qu'ils veulent garder

loin des tribunaux.

Ce sont les gardiens.

Mon client n'est pas un suspect.

C'est un témoin.

-Avez-vous ouvert la boite de documents numéro 32?

Elle porte une étiquette ou il est écrit "traduction",

mais... ouvrez-la.

Je crois que son contenu vous plaira.

-Boite 32? OK.

-Quand sera l'audience?

-Dans quelques semaines. -Hum.

-Le juge Robertson.

C'est un vrai dur.

-Ca, oui.

-Convainquez-le; vous n'avez convaincu.

Je veux dire, ne vous méprenez pas.

S'il y a une seule parcelle de preuve

que Slahi est coupable...

je lui planterai l'aiguille dans le bras moi-même.

-Je n'en attendrai pas moins de vous.

Entrez!

-Il a réussi son polygraphe...

deux fois.

Difficile de battre la machine, même une fois.

-On ne peut pas s'en servir au procès, mais... oui.

C'est bien de savoir.

La boite 32, on ne l'avait pas ouverte.

Qui est-ce?

-C'est Marseille.

Son vrai nom, c'est Ahmed Jabar.

L'IRC m'a aidée à retrouver sa femme, Samia.

-Sa veuve.

-Sa veuve.

-Attends.

Ou est-ce que tu t'en vas?

Assieds-toi, ferme la porte.

On a du travail à faire.

Nancy Hollander et Theresa Duncan représentent

le requérant conjointement

avec l'Union américaine pour les libertés civiles.

Joseph Folio et Robert Patton représentent le défendeur.

-Bonjour, tout le monde.

Bonjour à vous à Guantánamo.

Nous avons discuté précédemment de la procédure

qui sera suivie aujourd'hui.

Est-ce que le requérant a des questions?

-Quoi? Il me demande à moi?

C'est moi le requérant?

Oui, c'est toi.

Oui!

-Qu'est-ce qu'il dit?

Je n'entends pas.

-Pourquoi il ne m'entend pas?

Ici, ça marche très bien!

Vous m'entendez?

-Oui, maintenant, on vous entend.

-Vous... Vous m'entendez tous?

Nous vous entendons très bien, Mohamedou.

-Vous êtes sûre, Nancy?

-Ne vous inquiétez pas.

Tout le monde vous entend bien.

-Est-ce que le détenu va témoigner?

Il comprend que rien ne l'y oblige, n'est-ce pas?

Oui.

Votre Honneur, il désire témoigner.

Il est conscient qu'il se bat pour sa vie

et il n'a rien à cacher.

Monsieur Slahi,

pourriez-vous lever votre main droite

et répéter après moi?

Moi...

-Moi.

Déclinez votre identité.

-Déclinez votre...

Hum....

Dites votre nom.

-Mohamedou Ould Slahi.

Je jure solennellement de dire la vérité,

toute la vérité et rien que la vérité.

-Je jure solennellement de dire la vérité,

toute la vérité... et rien que la vérité.

Détenu, on vous écoute.

-Merci, Votre Honneur.

-Je viens d'un pays

ou on n'a aucune confiance en la police.

Nous savons que la justice est corrompue

et que le gouvernement utilise la peur

pour nous contrôler.

Quand j'ai déménagé en Allemagne, adolescent...

pour la première fois de ma vie, j'ai pu vivre

dans un pays ou... la population

n'a pas peur de la police.

Les gens sont persuadés que la loi va les protéger.

Pour moi et pour des nombreuses personnes dans le monde,

en Amérique, c'était pareil.

Même en Mauritanie, nous avons vu à la télé...

New York, police judiciaire et Ally MacBeal.

Et lorsque je suis arrivé à Guantánamo...

j'étais content parce que je croyais en l'Amérique

et à sa justice.

Jamais...

Jamais je n'aurais imaginé être emprisonné

pendant huit ans sans avoir eu de procès.

Ni que les Etats-Unis d'Amérique utiliseraient la peur...

et la terreur... pour avoir le contrôle sur moi.

Pendant toutes ces années passées ici,

on n'a cessé de me dire...

"Vous êtes coupable."

"Vous êtes coupable."

Pas coupable de quelque chose que j'aurais fait ou...

ou qui aurait été prouvé.

Mais à cause de soupçons... et d'associations.

Si vous avez un problème avec les Etats-Unis d'Amérique,

vous aurez ce problème pour toujours.

Mes ravisseurs ne peuvent pas me pardonner

pour quelque chose que je n'ai pas fait.

Et moi, je vais essayer de pardonner.

J'ai envie de pardonner.

Parce que... c'est ce que Allah, mon Dieu, veut.

C'est pour cette raison que je ne tiens pas rigueur

à ceux qui m'ont torturé ou fait du mal.

En arabe, le mot pour "libre" et le mot pour "pardon",

c'est le même mot.

C'est pour ça... que même ici... je peux être libre.

Depuis huit ans, je rêve de me retrouver

dans une salle d'audience et...

maintenant que je suis là,

j'ai... je suis mort de peur.

Mais...

Mais j'espère trouver enfin la paix.

Parce que... je crois que ce tribunal

est guidé par la justice.

Pas par la peur.

Donc...

quoi que vous décidiez, Votre Honneur...

je peux l'accepter.

Puisse Dieu nous pardonner et...

que Dieu soit avec nous.

Ils m'ont entendu?

-Une lettre pour le 760.

-Oh! merde.

Les gars.

J'ai gagné.

Quoi?

-J'ai... J'ai gagné mon procès.

J'ai...

C'est écrit, là!

Je rentre chez moi!

-Super!

Oui, bravo!

-Putain!

Je rentre chez moi, liberté!

760!

Est-ce que tu es prêt?

Tournez-vous.

Ca y est.

♪ Yarab ♪

-A plus dans le bus.

♪ The Man In Me ♪

♪ The man in me will do ♪

♪ Nearly any task ♪

♪ And as for compensation ♪

♪ There's little he would ask ♪

♪ ...woman like you ♪

♪ To get through to the man in me ♪

♪ ...are raging all around my door ♪

♪ I cannot take it any more ♪

♪ The man in... ♪

♪ What a wonderful feeling ♪

♪ The Man In Me ♪

Studio Sonogram.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.