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Muskme douse
Signal de portable
- Tu réponds ?
- Non. Fais comme si détait dur.
Signal de portable
- Je te lis ton texto ?
- Non. C'est bon les poignards ? -Oui.
- Prononce la formule magique.
- Alors, miaou, miaou, bediniouniouze.
- C'est ga ta formule magique ?
- Oui.
Donc, je retire la face avant ?
- Oui, doucement pour le suspense.
Musique légére
Signal de portable
Qa rend bien ?
Pas maLTu veux pas ton texts '2?
- Non, je vois rien.
Signal de portable
- C'est quoi ton code ?
- Un code, desk comma une “Ne: Ea ban.
- Hein ? - C'est intime.
- C'est quoi ce code ? - Popo.
Sonnerie
- Ton fils. - Donne.
- J e t'en léve ga . -l'Ecoute, pas le temps.
Passe-moi le portable par en-dessous. Voilá.
AII6 ?
AII6 Vincent? Oui ?
Q6 alors !
C'est arrivé quand ?
Qui t'a prévenu ?
Oh la vache !
Ma voix ?
Je suis dans une toute petite piéce, une salle d'attente.
Mémé...
- Quoi mémé ?
- Merde ! Mémé, mémé.
Enléve-moi ga I -Mais c'est 0e que je fais.
- J'étouffe, lé. Enléve-le. - Attends deux secondes.
- Aie, tu me fais mal. Aie, mais doucement.
Mémé.
- Tu pleures la'! ?
- Non. - Tu pleures pas ?
Muskme douse
- Quand méme... Tu vois ?
- T'avais encore une grand-mére ?
T'en as jamais parlé.
- Mais si, mémé. Oui, oui, mémé. Enfin oui.
C'est triste.
Mon pére, va falloir le prévenir.
- Elle est morte de quoi ? - Elle aurait fait un malaise.
- C'était la mére de ton pére ? - Oui, du cété Sarthois.
Tu sais, des rillettes.
Cétait une femme tellement discréte, mais trés...
Elle était discréte, trés gentille,
elle se faisait oublier trés vite.
Trés vite... Oubliée... Tellement...
- Tellement oubliée que vous Pavel oubliée.
So n n ette Merde!
Julie!
Elle chuchote. Ah oui !
Elle a basket.
Sonnette.
- Chut.
OH!
- Oui ! Beau !
Léve bien la main.
Léve bien la main.
- Bien. Viens te laver.
Allez, viens. - Elle est propre.
- Et toi ? - Je vois pas...
- Je ferai ce tour a'! mon anniversaire!
- Oui.
- T'as une petite mine. Elle a pris son Buex ?
- Tu penseras au Strictovasorectol.
- Plus fort encore I Qu'est-ce que vous consommez I.
Cest ce que prennent les cyclistes. - Tu nous as rendues accro.
-Il faut inverser la vapeur.
Vitaflo x, Pa naflo x, U ltraflox.
C'est une gamme ascendante. -Regarde
mes invitations.
- T'as bloqué la date ? - Oui.
- Mercredi ! - Mercredi.
- C'est pour mes copines. - Bien.
- Maman, moi, et lé, dest toi.
- Avec les 3 petite cheveux. - Oui.
- Maman est petite. Et je suis pas si grand rnagicien.
- Mais si!
Sonnerie de portable
- Faut que je file. Je dois m'occuper des pompes funébres.
- C'est des godasses ?
- Non, mon lapin.
- Arréte tes "lapins".
- Tu m'emménes au basket?
- J'ai pas le temps.
Plus iamais.
Plus [amais mémé.
Mémé, tu as touiours été...
Tu n'as pas touiours été...
Tu as... Tu n'as [amais été...
Tu ne seras plus... Jamais... Mémé.
Vas-y, mémé !
Julie!
Moteur
Moteur
- De la nebulo... - Proxemissine.
- Bonjour. - Bonjour, M. Lebrecque.
- Donc de la nebulo... - De la nebuloproxemissine.
- Le probléme, dest que ga me donne des...
"D88 gal i) _Non
Qa me rend hilare ! Hilare!
C'est génant : j'étais avec rnon banquier...
- Tenez, vous allez arréter de rigoler.
- Du Buex ? - Et cette salle d'attente ?
- Chez le dentiste.
- Encore ?
Olga, occupez-vous du monsieur.
T'es gon?é. - Je suis gon?é ?
- Maman a appelé Rovier-Boubet.
“Qui ?
Fiovier-Boubet, un amide maman. ll travaille
aux pompes funébres. ll attend ton appel.
- J'appelle qui je veux. Je réve !
Je suis assez grand pour me débrouiller.
- Vous avez oublié la carte vitale ?
Je m'en occupe, merci. Alors, votre carte vitale.
*-Un cercueil a'! roulettes qui avance tout seul.
Il pouffe.
*Télécommandez vous-mémes votre cercueil.
*Bio de chez bio.
* U“ cemue“ ia“ Ge matéfiaux bhdégradak?es.
*Ne soyez plus une charge pour les générations futures.
*-Moins 50% sur les crémations nocturnes.
- Regarde le choix, et en trois clics !
- C'est grotesq ue.
Rovier-Boubet a dit qu'il s'occuperait de tout.
Pourquoi tu cliques dessus ?
-Il est bien ce cercueil.
- On dirait une bassine!
- On n'a pas de quoi ?amber.
- Justement, c'est pour la crérnation.
Clique plutét sur inhumation.
- Qui dit qu'elle voulait se faire inhumer ?
- Dans ma famille, dest comme ga.
- C'est pas ta famille.
- On est parti dans ce sens.
- L'important, dest la volonté du défunt.
*-Votre proche est décédé, dites "décédé",
*..vous voulez un contrat obséques, dites "contrat obséques".
- Contrat obséques.
- Tu fais ga n'importe comment. "Décédé", enfin !
- Décédé.
Décédé.
*-Un conseiller va vous répondre.
(Accent espagno" *-Bonjour.
- Bonjour. Je suis dans la plus profonde affliction,
attend u q ue...
- Va au fait. Va au fait.
- Enfin bon, je sollicite votre concours
pour Fenterrement de ma grand-mére,
qui, vous le devinerez, vient de... trépasser.
*-C'est triste, ga.
"Please wail' one minute.
*Musique d'attente
11:.
(Accent espagnol) *-C'est pour une personne morte ?
*»Hello. Oué .7?
*-Put it off. La muerta funebraz de pericola fueria .7?
- Hein ? Je comprends rien.
*»Musica funebraz .7?
- T'es plus en France, lé.
Occupervous
de la dame, s'il vous plafit. Tu dérives, Armand.
(Test grokasque.
Complétement grotesque.
Voilá.
Grotesque.
(Test grokasque.
- T'as du chagrin ?
- Oui, enfin oui... Mais bon...
Cétait une vieille dame.
- On I'avait oubliée.
Qui allait la voir ? - Pas mon pére,
le pauvre.
- Elle était secréte.
- C'est vrai: on a jamais su...
- Pourquoi elle était
dans cette maison ?
- T'as une petite mine.
- Olga est d'une lenteur! - T'as pris ton Buex ?
- Je dois tout faire. On a trois gros impayés.
Arréte de me tripoter les ganglions, dest agagant.
Je sais, c'est pas le moment...
- On en a déjé parlé. ll faut maintenant...
-(;a do it étre plus clair.
Et plus clair, je supporte pas.
Rien que le mot "rupture"...
Je peux pas Fentendre. - Si tu savais comme je le hais.
De I'eau goutte.
- Maman !
-(;a rafrafichit.
Ton maria rappelé Rovier-Boubet ? - Oui. Non, non.
- Non non ou oui oui ?
T'es seule ?
- Oui.
- Tu lui diras qu'il faut régler nos arrangements.
Y a deux mensualités de retard.
Je sais que rien n'est facile, mais bon.
Il est affecté quand méme ?
- Oui, trés.
- Ah ? Vous taillerez vos rosters, c'est sale.
- Merci a'! la mére supérieure.
Et le loyer, elle peut se le tartiner.
- Cesse de Fappeler ainsi, je supporte pas.
- Je la supporte bien, au-dessus,
avec ses mantes.
Et elle me déteste, alors comment tu veux que je Fappelle ?
- Arréte, elle va fentendre.
- Je peux bien m'exprimer devant elle !
- Si détait elle qui avait pu crever, des fois ga me soulagerait.
- Tu peux pas dire ga.
- J'en ai marre d'étre gentille. - T'es ainsi, mon lapin.
- Arréte de m'appeler lapin. - Tu es généreuse, gaie...
T'es la bonté méme. - Arréte, Armand.
- Oui, mais...
Je sais plus 0U on en est.
Que peut-on faire ?
- Si ga restait comme ga ?
Le temps de s'habituer, de faire ga en douceur.
- T'imagines bien que j'aimerais que ga se passe en douceur.
Mais au bout d'un moment...
- Le temps que ga se dénoue.
- Tu sais je fabandonnerai jamais.
Tu es tellement lé...
- Reste avec moi.
Reste. - C'est ce que je fais.
Mais j'ai d'autres aspirations. Tu peux pas Pignorer.
- Mais alors en douceur.
- Oui.
- Reste, le temps que je m'habitue. - Oui.
On va faire ga. On va inventer ga.
Une rupture si lente et douce que...
- On défait un nmud chaque jour. - On déméle.
- Un jour, on réalise qu'on est séparés.
- Si ga pouvait étre comme ga...
Concrétement on fait quoi ?
On commence par quoi ?
On ne dejeune plus ensemble.
Non mais, c'est possible.
Il faut du temps, beaucoup de tact, de générosité...
- Et de I'amour aussi. -(;a, j'en aurai toujours pour toi.
- A qui le dis-tu!
On frappe.
- Oui, Olga.
On sait, oui!
- On pent pas se débmuNer toute seuka '2?
Qu'est-ce qu'ils foutent dans leurs écoles ?
- Oui mais alors, est-ce que ga vaut la peine ?
- On en a déjé parlé, on va pas en reparler.
On a dit en douceur. -Mais c'est pire I.
- C'est toi-méme qui...
- En fait, c'est plus violent.
- Faudrait savoir.
Ah, dis donc!
Ce serait plus simple si tu m'en voulais.
Je Yen veux pas, excuse-moi.
- Je suis un beau salaud.
- Oui, comme tu le dis.
- Je vais aller voir I'autre, si elle paye !
- Comme tu veux, je m'en fous complétement.
Sonnerie de portable
On frappe.
- Faut que tu dormes.
Bonne nuit Vincent.
Vibration de portable
ll souffle.
Elle sanglote.
Papa. - Cher ami ?
- Papa, c'est moi. -C'est vous ? Enchanté.
Et?
- Je sais pas si tu comprends, mais tu dois savoir...
- Un scotch ? Et Vous ? Un porto ?
- Non merci papa.
- On a volé les bottes de mémé.
Justement, je te parle de mémé.
Ben mémé, elle... - Vous vous étes pas présenté.
Avec votre air d'andouille !
Some papa, ga sufi“.
Ta maman est morte hier. On va Fenterrer, tu comprends ?
- L'enterrer, tu vas vite en besogne ! Ces choses se pensent.
Tu prends un torchon humide,
tu Fenroules autour, ga les rattrape.
- Quoi ? - Les cigares.
Je vais prendre un scotch.
Musique classique
Elle pleure discrétement.
Musique calme
- Merci.
C'est du ? -De I'alcool de rnyrrhe.
Financier.
- C'est d'un gofit.
- M. Lebrecque, je présume ? Je suis confus
de vous avoir fait attend re.
Allons nous entretenir par ici.
Nous allons en "Plaine marine".
Installez madame en "Berceau de brume".
S'il vous plafit.
Souffle
ll ricane.
_Houla'1.
- V0ila'1.
Formule "Harmonie".
- Ah ! Ah oui. Oui, oui.
Oui, oui.
Hou ! ll rit.
-"Arc-en-ciel". - Je vois.
Oui, (fest...
-"Point d'orgue". - Celle-la'1 est bien...
-"Terminus". - Tout le monde descend.
- Quelques galets ? - Non merci.
- C'est votre 1er décés ? Dessert ?
- Décés ! - Euh...
- Je vois que la date fixée serait donc mercredi.
- Mercredi ? Non, c'est le jour des enfants.
- Bien.
- C'est Panniversaire de mémé. Non, pardon...
Non, ga me dérange vraiment, lé.
- C'est notre seul jour possible. C'est rnieux ainsi.
On est parfait.
Avec votre belle-maman, on a commencé a'! réfléchir
sur notre formule "Twilight".
Le crépuscule.
L'idée du jour qui s'est enfui.
La disparition comme un coucher de soleil.
- Bien.
- Une promesse de lendemain, qui ne tue pas I'espoir.
Venez. - Oui.
Musique cristalline
- Une belle verticalité.
Yul Brynner ale méme.
On a une belle clientéle.
Cast dans ce modé?e de Starkwe“,
que repose Mme Georges Pompidou.
On a été 3e éll'appeld'offre pour les obséques du Grand Soufi.
Non, du Grand Bougnat de Solimin.
- Un alcool ? - Non merci.
Musique cristalline
- Madame ?
- Je viens chercher mon...
- Madame.
- Rien,je... Je regarde.
Je réfléchis. - Ah ?
Sonnerie Pardon.
Je vous laisse un instant.
- Et... Enfin...
Que fais-tu la'! ? - J'ai fait tous les croque-morts.
J'ai besoin de partager ga avec toi.
- Enfin.
Death is freedom, you know...
Try to be quiet.
Jmpressionnant, celui-lé.
- Tu te verrais dedans ? - Regarde, oui.
- Pour ta grand-rnére, c'est bien.
- C'était pas une reine. Elle était toute petite en plus.
Et pourquoi pas une pyramide ?
Tu vois la'! ?
- Une pyramide ? C'est possible aussi.
Suzanne...
Votre belle-maman m'a fait savoir
qu'elle compléterait, bien évidemment.
On reste sur "Twilight" ? - Elle compléterait ?
- Elle est si généreuse qu'elle ne vous en a méme pas parlé.
J'aurais sans doute dfi me taire. - Elle paie pas tout?
- Elle a dit : "Je compléterai".
- C'est bien elle, ga !
- Pour la formule... - Je choisirai ce qui me conviendra.
- Bien sfir, mais d'ici mercredi.
- Mercredi ?
Excuse-nous...
Madame est en fait la "collaboratoire" de mon...
Et elle-méme a perdu son...
- Son ? - Son...
Elle est trés éprouvée. Venez.
Il souffle. Un peu d'air.
- Je peux pas décaler : aprés c'est les vacances.
- Je sais bien.
- Elle te paie les obséques de ta grand-mére ?
- Elle compléte. Je lui dois rien.
Organise les choses toi-méme.
Que fait-on la'! ?
Il souffle.
- On se détend.
“Prélude et fugue numéro 'I de Bach“ (The swingle singers)
- Mon époux. Mon époux...
- Chut. - Epoux...
Mon époux, tout doux.
“Prélude et fugue numéro 'I de Bach“ (The swingle singers)
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- J'ai perdu mon...
J'ai perdu mon...
Nous avez perdu '2?
Perdu quoi ? - J'ai perdu mon...
J'ai perdu mon mari. - Ohla'1la'1.
- Personne autour de toi connait mon nom.
Si tu mourrais, personne me préviendrait. Qa fait mal.
- Mais non.
Sonnerie de portable
- Tu peux pas venir mercredi ?
C'est Panniversaire de ta fille. Sur Pinvitation ?
Oui, c'est Armand .
Il assure, lui I ll se débine pas.
Il tient son rang, se léve tét, met de I'eau de Cologne.
Ecoute, en plein deuil,
il emméne ta fille a'! I'autre bout de la ville.
Armand, quand il dit quelque chose, il le fait. Salut.
Incapable d'assumer!
Faire de la peine a'! sa fille pour me faire chialer.
- Mais non, Alix.
Il veut pas venir parce que je suis lé.
- Tu vas prendre sa défense ! Tu viens pas non plus mercredi ?
Cast I: confirmer, comma pour Nnhumafion.
- Ta grand-mére a rien dit ? - Pas que je sache.
- Pas que je sache I Mais c'est grave, ces questions.
Vous, vous dégagez.
- On pa?e pas comma ga.
- Je parle comme je veux!
- Oh r -Maintenant, tu te barres I.
Va retrouver ta petite femme.
Va hue: an pefit gargon avec ta hotfinette.
- Oh r
- Si encore tu Faimais, mais méme pas !
Petite bite.
Petite bite incinérée : tu finiras dans une petite urne.
Tes vmgdue. Qa ia“ du Ne“, pet“ bourge.
On ne "mange" pas, on "déjeune" !
- J'aijamais dit ga. - Si!
On peut pas dire "Bon appétit", c'est vulgaire I.
Mais vis, bordel! Bouffe, baise...
Sors ta bite et nous fais pas chier!
- Oh ! Bon alors, trés bien, je prends acte.
-Il a pris acte!
- C'est ga I
Ecoutez, je...
Merci, c'est gentil.
Signal
- Faut pas rester lé.
Elle est mieux 0U elle est. - Quoi ?
- Elle souffre plus.
Vous étes pas de la famille Sioupi ? - Non.
- Pardon. - ExcuseZ-moi,
vous auriez des libertés la semaine prochaine ?
- Des obséques ? - Oui, pour mardi.
- Voyez ga avec M. Grinda.
Yvon ? - Oui.
- On a un trou mardi ? Pardon.
- Ouais, ouais.
- Belle tombe.
- Oui.
Un couple fusionnel.
Enterré dans un cercueil biplace.
- Ah ? Un biplace ?
Y a pas de... - Non, y en a pas.
- Et celle-lé ?
- H0ula'1,ils s0nt12 lé-dessous.
Il rit. Un orchestra.
- Vous plaisantez ?
Paris-Dubai.
- Ils tiennent tous
car ils sont pas complete.
- Haroun ! - Je vais déjeuner.
- Je te rejoins.
Pour finir, mard I, c'est possible.
C'est une inhurnation ? Une crérnation ? Vous savez ?
- Je sais pas encore.
- Le défunt n'a rien laissé ?
- La défunte. Ma grand-mére. Pas que je sache.
- Elle a peut-étre laissé ses voeux quelque part.
Pour mardi, faut faire vite.
- Jeudi ? - Jeudi...
Non, j'ai 5 lyophilisations.
- Des quoi ?
- Des lyophilisations. - C'est quoi ?
- C'est rien...
Signal - Pardon.
La semaine prochaine, c'est bon ?
- Oui. Le mieux, dest que je vous laisse ma carte.
On est en face.
Réfléchissez : inhumation, crémation,
dest important.
Mécanisme de roulette
- Qui do it-on prévenir ?
- Qui prévenir ?
-Il souhaitait étre incinéré.
- Non : il a parlé d'inhumation.
Musique classique
- J'aurais pas dfi prendre les profiteroles.
Et pas non plus...
Ma's '2?
Bah, monsieur ?
Restez pas la'! !
Venez.
Vous étes resté seul ?
- Vous dérangez pas. J'avais besoin de...
- Entrez. On va voir ce qu'on peut faire.
- C'est quoi ? - Des urnes.
- Des urnes ?
E lles so nt petites .
- C'est un concept nouveau : on divise pour la famille.
- C'est le papa.
- C'est un thermos.
- Ah ?
C'est la maman thermos.
- Elle est pleine!
Un prof de maths.
Edmond Roleix: il part au courrier demain.
Haroun, tu I'as pas emballée celle-lé.
- Ah non.
- Récapitulons.
Demain, vous allez chez votre grand-mére pour trouver
d'éventuelles instructions.
Et en allant chercher le corps, je vous y dépose.
C'est ga ? -C'est ga.
- Faut que j'en parle avec Haroun.
- Haroun ? - Oui.
Somme Taliefi '2?
II rit.
- C'est son fils. C'est cornpliqué. On dit pas Tazieff, rnais Taziouf.
- Tout le monde dit Tazieff.
- Non. - Taziouf.
- Qui c'est qui, aujourd'hui, s'occupe des volcans ?
Ils sont éteints ou quoi ?
Ils allaient peter, on voyait des ebullitions en permanence,
comme celui en Guadeloupe... - Ah oui...
Oui, oui... La sulfateuse...
La souffreteuse...
- La Soufriére ! - La Soufriére.
-(;a bardait ! Je serais jamais allé en Guadeloupe.
Uimpression que
vous alliez prendre une sacrée douche.
Qa résout tous les problémes.
Regardez le Vésuve.
Qa leur est tombé dessus d'un coup. Pas le temps et...
lls faisaient
a'! manger...
- Vous avezjamais pensé
a'! aller voir quelqu'un ?
- C'est la thanatopraxie :
on restaure le corps pour pouvoir le montrer.
Question formule, on a un humoriste. C'est rarement dernandé.
Mais pourquoi pas ? Le vendredi et le lundi.
- Qu'est-ce que je peux encore faire pour vous ?
- Pas grand-chose.
Je sais pas si je vais rentrer chez moi.
- Allons bon. On est marié ?
- Oui.
- C'était votre femme dans le cimetiére ?
- Non.
- Elle avait du caractére.
- Oui. Elle m'a quitté. Je sais pas quoi faire.
- Dis donc!
Y a de la thanato
sur M. Janvier ? - Le réparateur de tondeuse. Plutét!
- Bon,j'y vais. J'ai mis le kangourou sur le tuyau jaune.
A demain.
- Attends.
C'est pour eBay.
- C'est une 2e main ? - Oui.
Tu me poses ga aveciiens.
Voilá.
- A demain. - A demain. Ciao.
EBay, c'est formidable :
on a développé tout un marché de Foccasion.
- Y a des cercueils d'occasion ? - Oui, a'! I' international.
Alors lé, dest du trés trés haut de gamme.
- Ah ?
- En fait, vous étes amoureux de I'une et aimez I'autre ?
- Je sais méme plus.
- ReveneZ aux fondamentaux.
- C'est-a'1-dire ?
- C'est-a'1-dire les questions essentielles.
- Oui ?
- SuiveZ-moi.
Je vais vous poser des questions simples,
faudra répondre franchement.
Votre épouse s'appelle ?
-(;a vous arrive encore de vous faire beau pour elle ?
- Bah... Non. Pour Alix, il m'arrive de mettre des...
- On s'emballe pas, vous étes amoureux d'elle.
- Non, j'étais.
- Oui, enfin, un texto et vous rappliquez.
Vous étes heureux de la faire rire, vous vous surprenez,
vous retoumez an dméma, aux expos, at puis,
les textos diablotins... - Oui, bon...
Ecuukez: ravenous aux fiondamentaux.
Votre femme,
passerieZ-vous une journée sans savoir 0U elle est?
- Oui, c'est arrivé.
Jmaginez...
lmaginez...
Que votre chasse d'eau soit réparée par un autre homme.
- Ah non, je...
Non, je...
- On avance... lmaginez qu'Héléne soit malade,
et qu'un autre Femméne aux urgences.
- Je viendrais aussi.
- C'est lui qui parle au médecin. - Ah non !
- AccepteZ-vous I'idée qu'un autre homme
soit enterré auprés d'elle ?
- Dans un biplace ? Qa suffit.
Pardon, j'étais aux pompes funébres.
- La chasse d'eau est en rade.
C'est pas grave, c'est pas grave I.
Rovier-Boubet et maman sont lé.
-Ici ? -lci, alors tu vas les voir, hein ?
Allez.
- Vous voyez ce que je veux dire.
L'inhumation,
s'est apaisée. Cest le retour a'! la terre.
Un Petit Beurre ? - Merci.
- L'a"1me retourne a'! Porigine,
se disperse, peut-étre pour renaitre ailleurs.
- Les toilettes ? - Twilight, la formule ?
- Non, les toilettes. - Pardon.
En haut on a un probléme, allez au fond de la réserve a'! gauche.
- Au fond, a'! gauche.
- Quelle fréquence ? Vous vivez seul ?
- Poussez le rayonnage.
- Vous allez dans notre systérne. Olga, c'est bon,
vous pouvez continuer.
- Au fond de la réserve, a'! gauche.
- Bonjour, Charles.
- Bonjour, Héléne.
Armand,
qu'est-ce qu'il fait ?
- Toujours la pharmacie avec moi.
On forme un bon tandem. - Non, il est 0U ?
- Ah ?
Elle hésite.
Il est sur tous les fronts en ce moment.
Il est parti acheter...
Elle crie.
- C'est quoi ?
- C'est une de ses cucuteries sans nom.
Armand est un enfant. O1] sont les coussins des transats ?
- Avec les matelas gon?ables.
- Charles, si vous saviez...
Ma fille avait rencontré
un certain M. Gilet,
trés bonne situation, famille remarquable.
Ses parents faisaient partie, comme moi,
des amifiés hxdéoxhréfiennes.
Lui, était trés intelligent, modéré...
- Je vais aller aux toilettes.
Vibration
- C'était quoi ?
- Rien, Orange m'annonce...
?ue Vannoncenti?s '2?
- Que j'ai droit a'! 3 textos gratuits.
- A cette heure-ci, c'est formidable.
- Je suis d'accord.
Was répondu '2?
- Je leur ai dit merci.
- T'as grillé un des trois textos !
- C'étaient pas 3 vmux !
Cest gentil de me donner ta jambe. - C'est mon bras.
- Oh pardon.
- J'ai appelé Damien.
Tu te souviens de ton autre fils ?
- Oui. ll a décroché, cette fois ?
-Il pourra pas étre lé.
Y ale prix de I'avion,
et il garde le chat de Marjolaine.
-Il a bon dos, le chat.
- Toi aussi,t'as bon dos.
C'est beau, une farnille.
- Oui.
- Tout ce qu'on a construit.
Tu te {ends comma '2?
Tous ces cris, ces engueulades, cette joie,
vient du fait qu'en exam de chimie organique,
je t'ai passé une formule.
- Je la savais. Je te draguais.
- C'est faux, tu savais méme pas que détait de Faspirine.
Je t'ai bien repéché. - Tu parles d'un poisson.
- Ah ga !
Pour frétiller, tu étais fort.
Vibration
Chasse d'eau
Signal
- Vincent. Vincent.
Faut que tu dormes.
Tu me reproches quelque chose ?
- Rien.
- Tu sais qui je suis ? - Bah oui.
- Ouais. Tu crois que je sais quitu es ?
- Non.
- Et tu me juges ? - Non.
- Ouais...
En fait, fattends juste de pouvoir rejouer.
Hein ? - Oui.
- J'ai pas envie de te laisser tranquille. Je I'ai trop fait.
Le temps passe et on va se rater.
Un jour, tu vas poser ton casque, partir, et je serai triste.
Montre-moi le devoir de philo 0l'1t'as eu 3.
- Mon devoir ? - Tu crois que je sais pas ?
Quand t'es pas lé, je touche a'! rien mais je regarde.
Je regarde tout.
Les détails de ta vie.
Le fond de ta tasse de café, le tabac a'! peine planqué,
tes tickets de HER et ton devoir de philo. Pourquoi 3 ?
M 0 ntre- le- moi.
Qu'est-ce que "vouloir" ?
Il souffle.
Dis donc, tu t'es pas foulé.
- J'ai pas lu le bouquin.
- Ré?échis par toi-méme.
- Le prof attend telle réponse, point.
- Tu dois répondre a'! la question par d'autres questions.
- C'est facile.
- Non, c'est une attitude intellectuelle.
Etje n'ai pas peur de ces mots.
- Faut tenter des réponses. Toi, tu réponds a'! rien
et réponds de rien. - C'est-a'1-dire ?
- Fallait se soucier de mémé avant.
- Je m'occupe de ses obséques.
- Tu fuis ta belle-mére qui paye tout.
- Attends, elle paye pas tout: elle compléte.
Y a une nuance qui semble féchapper.
Je lui dois rien a'! la mére supérieure.
- Tu fuis ta famille.
Tu séduis une fillette avec la magie.
- D'0l'1tu sors ga ?
- Pourquoi tu caches
ta magie ?
-(;a ne vous amuse plus.
- Tu vois une fille de temps en temps.
Hop, bouffée rafraichissante.
C'est plus facile que de t'occuper de ta femme.
Vibration
ll se racle la gorge.
Jeu vidéo
- Dans ton jeu, y a plusieurs life.
C'est bien.
“Symphonie numéro 40 de Mozart“ (The swingle singers)
Vibration
- Bah alors ?
- Je regardais avec Vincent son devoir de philo.
Qu'est-ce que "vouloir" ?
- Qu'est-ce que "vouloir" ? - Oui.
Vouloir.
Je veux.
Si je veux,
Xe Drends.
Et je...
Je repose.
Vibration
Vibration
Mélodie cristalline
- C'est quoi, le texto ?
“Prélude numéro 18 de Bach“ (The swingle singers)
Merci.
- Tu viens ?
Rentre.
- Mademoiselle. - Bonjour.
- M. Lebrecque, signez ces papiers pour la levée du corps.
- Oui.
- Voici Haroun.
- Haroun, comme les volcans ? - Comme Taziouf.
- Tazieff.
(Ensemble) - Taziouf.
“Prélude numéro 18 de Bach“ (The swingle singers)
-(;a roule bien.
- Oui oui.
Non, j'ai plus de Thana fuite.
Tu nfen men 15 bidons et aussi
d u Colrnatogéne 95. -Non, il nous en reste 2 ffits.
Prends de la mousse expansive pour les gibbons.
- Pour le boa, une bo?e de 3 métres.
Non, pas enroulé. Le client veut pas.
- Et prends donc des boites pour les hamsters.
Qavit1anou2: c'est une rnanne.
-90 boites pour hamsters. Ciao.
- En s'associant, on a créé un département pour animaux.
On tient gréce a'! ga.
- J'ai fait un cake. Un cake courgettes-carottes.
- Oh r -Joli.
Tu sors le thermos ?
- Un hamster vit 2 ans, alors ? - Pas plus.
Méme si ga fait de la gym, comme tous les dingues.
Encore plus court: le mulot.
Au bout de 10 mois : plié, dead!
Et a'! Finverse, dans les conneries soi-disant fréles :
un rouge-gorge, 15 ans.
C'est dingue, non ?
- Les oiseaux, c'est costaud.
- Oui. Mais sous I'eau aussi. Un homard, 45 ans!
-(;a va, mon lapin ? - Un lapin, 8 ans.
- Vous prendrez la prochaine a'! droite.
- Haroun, ils t'ontdit a'! quelle heure pour la morgue ?
-11h.
- La morgue ? Mais je vais pas a'! la morgue.
C'est quoi cette promenade ? -Prenez le thanatos... le thermos.
M. Grados... Grada. Comme je vous I'avais précisé,
vous nous déposez a'! la maison de retraite.
- J'avais bien compris.
-3e a'! gauche.
Nous étes défi venus '2?
- Non. Ma grand-mére était trés indépendante.
Avant, mon pére y allait.
- Faut un moral d'acier pour aller dans ces mouroirs.
Y a des vieux sur chaise roulante
qui ont été poussés jusqu'a'1 buter sur une plante.
Ils restent la bouche ouverte, a'! regarder le plafond.
Tonnerre
- A tout a'! I'heure.
- Ta grand-mére passe aprés deux gibbons !
Il sonne.
- Oui. C'est pas parce qu'on enterre un coq,
qu'on sait pas s'occuper d'une...
- Tu m'aurais dit d'emmener Julie.
- T'as vu le mirador ?
- C'est un pigeonnier.
Braiment
- T'entends la souffrance ? On va attend re.
- C'est un fine qui brait.
Viens, maintenant qu'on est lé.
Braiment
Tintement de clés
- On prend quelques affaires :
une tenue pour le couchage, le linceul.
- Le vétement mortuaire. Elle était trés coquette.
Elle donnait toujours son avis.
Elle raffolait du rouge et ne manquaitjamais le marché.
- Des Excelsior !
- Elle coule ma petite poche ?
- Vous venez
pour Berthe ? - Je suis son petit-fils.
- Elle aurait aimé vous voir.
Elle me do it
155 francs pour les ?eurs.
-(;a fait combien en euros ? 23,50.
23,50 ? Quand méme.
- En francs, ga m'arrangerait.
- Bah... - Je prends.
Mes petite-enfants les changeront.
- Que s'est-il passé ?
- Oh bah pif ! - Comment ga, pif ?
- Elle était lé, un (Bil ouvert, I'autre fermé.
- Oui, et?
- Et pouf.
- Quoi pouf ?
- Elle était morte.
- Elle est arrivée au bout de la vie,
tout an bout, comma ga.
- On n'arréte pas de vivre ainsi:
c'est card iaq ue ou cérébral.
- Puisqu'elle te dit qu'elle est partie comme ga.
- Mais pif, pouf, pschitt, c'est facile I.
On part pas comme ga !
Grincement de porte
C'est moi.
Tee mignon.
Eolie de chez Paros.
C'est g rec, ga .
Oh?
Aqua di Cologne!
J'adore!
*Mélodie de bo?e a'! musique
11:.
Tu te souviens ? J'en ai mis quand on est allés a'! St-Cucufa.
Il acquiesce.
Tu te souviens pas ? - Si, si.
- C'est ta femme ?
- Oui.
Lé, dest elle.
Et des tantes. - La'1,t'as quel ége ?
- 25 ans Je dew?s fink mes études de pharma.
P0 rte
- Je viens reprendre les disques
que j'avais prétés a'! Berthe.
- C'est une malle des lndes.
D'0l'1 ga vient, ga ?
- Je sais pas, mais elle y tenait.
Comma un pet/z' coque/icoz'. Ah ga, Mouloudji...
Elle me le gardait depuis 2 ans.
Vous pourriez Fécouter a'! la cérémonie.
- Non, c'est un peu olé-olé I.
- Non, c'est gai. Qa rn'irait presque.
- Elle va pas a'! une surprise-partie.
- Qu'en sais-tu ?
T'as de ces mots ! Surprise-partie ! Pourquoi pas "Sur-patte" ?
Sunpattem -Une boum.
- Une boum! Quel genre de robe elle portait ?
- C'était trés varié car elle aimait bien le vert
et le bleu.
- Vous savez
quel mal a eu raison
de ma grand-mére ?
- Quel méle ?
Aucun monsieur.
- Non, je voulais dire: quel mal I'a emportée.
On me dit qu'elle s'est éteinte comme une ampoule.
- Mais, elle a cassé sa pipe, monsieur.
Et crac.
Musique douse
*Signal sonore
*-Nous sommes heureux d'accueillir M. et Mme Lebrecque,
*qui viennent aimablement déjeuner avec nous.
- T'as vu ? C'est rnarrant.
- Bon appétit.
- Merci.
- Berthe aurait aimé vous voir tous les deux.
Elle m'a beaucoup parlé de vous.
C'est beau. Vous savez que vers 40 ans, 1 couple sur 2 se sépare.
Cest terrible. - C'est pas ma femme.
- Hein ? - Ce n'est pas ma femme.
- Pourquoi vous dites ga ?
II rit.
-Il ruisselle bien ce petit rouge.
- Toujours aussi charmante. - Vous, alors !
- Une question que j'adore: comment vous étes-vous rencontrés ?
Bah... (Test ma denfme.
- Oui.
- Je voyais ses yeux derriére son masque.
Et je restais bouche ouverte.
Ah!
- Vous I'aviez remarqué ?
- J'ai vu qu'il était venu pour 5 détartrages en 1 mois.
- J'ai vu qu'il était venu pour 5 détartrages en 1 mois.
Le jour 0U elle m'a coupé la langue.
- Pas du tout. - Mais si.
Quand j'avais mal, je la fixais,
et un jour, j'ai vu qu'elle pleurait.
- Quand mon assistante
est sortie, il m'a embrassée. - Crac.
J'avais la bouche insensibilisée.
- Aprés, il a craché. - Tu m'as dit : "Crachez".
- Ré?exe ! Je vous montre la 1re photo d'amour.
Voilá. - Hein ?
-(;a se regarde ainsi.
- Oui ! - On me reconnait.
Hires
- Oui, avec la dent quichevauche.
- Oui ? - C'est trés mignon.
- Tu pourrais le remettre. - C'est bien.
“Suite pour orchestra numéro 3 de Bach" (The swingle singers)
- On est bien sur un banc.
Hein ?
J'ai toujours pensé que les vieux s'y emmerdaient, mais non.
Y a qu'a'1 se souvenir...
Quand on a tout vécu, on n'a plus qu'a'1 regarder les autres.
Tu vois, lui ?
Il marche pieds nus.
Et elle, elle met ses pieds dans I'eau.
On imagine ce qu'elle ressent.
- Elle do it se cailler les miches.
Elle frissonne.
- Mémé aurait aimé étre enterrée ici.
- Ou incinérée.
C'est beau les cend res
dispersées dans I'air.
- Y a pas de lieu pour se recueillir aprés.
- Tout le lieu est chargé de la personne.
- Syrnboliquement I.
- C'est important, les symboles. - C'est vrai.
News, symbofiquement...
Elle acquiesce.
Je dirais... - Oui ?
Signal d'appel
Elle souffle.
- Que fait Grada ?
- On sera en retard, j'appelle Abdel. - Pourquoi ?
- Parce que.
Elle crie. Je te I'ai dit!
Combien de fois je I'ai gardée ?
Quand tu baises la terre entiére, je m'occupe de ta fille.
Oui, c'est moi qui rn'en occupe I.
*-Votre mari,
m'a (fit de prendre du Buex, mais ga me rend agrees“.
A la chorale, j'étais ordurier.
- Tu peux pas la garder 2h ?
- V0ila'1, elle s'est éteinte comme ga.
Tu sais, comme une ampoule.
Voila': pouf, pschitt.
- Comment ga pouf ?
Elle est morte dans son sommeil ? Une ampoule ?
Oui, je comprends Fimage.
Le sympathogéne, en spray ? - Oui.
- Quoi ? Pourquoi tu me ressors ce truc ?
Y a 50 ans, on s'en fout.
Abdel, écoute ! - Tu as annulé Rovier-Boubet ?
-Il est pas question d'annuler.
Charles a tout pris en main.
- Charles ?
- Rovier-Boubet.
- Rovier-Boubet ?
*-Maman a précisé
maintes fois qu'elle préférait plutét une inhumation.
- Elle en est pas lé.
- Tu m'éco utes pas.
- Mais enfin !
- Tu annules.
- Je n'annule pas.
- Tu annules Rovier-Boubet.
- Je n'annule pas!
- TU ANNULES ROVIER-BOUBET!
- JE N'ANNULE PAS !
Il souffle.
- Putain.
Chant d'oiseau
Encore ?
- Mais non, c'est I'oiseau.
- Ah ?
On est conditionnés.
Faut que je respire.
Y a un échassier.
Y a un trés grand échassier.
- C'est un vieux.
- On est conditionnés.
Ah!
Qu'est-ce que "vouloir" ? - C'est fini.
J'arrive pas a'! me le dire, pourtantje le sais.
- Pardon. - Je parle pas de toi!
Cest ce con d'Abdel.
Je ne I'aime plus. Je ne I'aime plus. Je t'aime plus.
Le': ! Oh ! - Tu le réalises maintenant ?
- C'est interminable, une rupture.
Il arrive a'! me faire souffrir. ll me blesse.
Il veut me blesser et il y arrive.
Qa va me faire mal longtemps.
Qa m'a fait vieillir d'un coup.
J'ai perdu mon temps. Ces années géchées.
Je veux plus perdre mon temps.
C'est bon, j'ai 42 ans...
ll se tape toutes les filles de la terre I C'est pas juste.
Pour moi, femme, c'est le début de la fin.
- Tu étais jolie, tu es belle.
- Regarde ta femme :
elle a élevé tes gosses et c'est fini.
- Elle a un sacré sex-appeal.
- Elle referait sa vie ?
- J'en ai la preuve : le Rovier.
- T'as raison, je te demande pardon.
Cest bien, ce calme, ces petite vieux, ces oiseaux...
Tout a'! I'heure, y avait un petit mulot qui me regardait.
- Ah bon ? -ll était mignon, tout petit.
- Je suis lé, Alix, je suis lé.
- Tu deviendrais mon époux ?
Couinement Qu'as-tu fait ?
Qu'est-ce t'as fa it ? -Rien.
- Attends, léve-toi. - Quoi ?
- Oh I51 I51 I.
Non ! - Bah dis donc!
- Le mulot. - C'est lui ?
- Mais oui ! Tu I'as écrasé!
-Il est décédé ? - Oui, il est décédé.
- On va lui faire une sépulture. On va pas le laisser.
On va Fenterrer, d'accord ?
Combien de temps de vie ?
-10 ans. -Non, ga c'est le lama.
10 mois il a dit.
Il avait peut-étre encore de beaux mois devant lui.
- On sait pas.
Il était peut-étre au bout du rouleau.
- Bon, allez je creuse, moi.
- Non, on va Fincinérer.
Musique douse
- Petit mulot,
adieu.
Est-ce que, dans les mois que tu auras vécus,
tu auras connu quand-méme les joies de I'amour ?
De I'amour d'un mulot, avec ton petit Zguégue de mulot ?
Etta petite bouche de mulot.
- Oh mais...
- Pendant 10 mois... - Ohla'1la'1.
Qa sent mauvais. Je savais pas que ga pouvait fouetter ainsi.
- C'est un travail pour les pros.
- M. Lebrecque ?
C'est pour vous.
- All(") ?
Vous étes oil '2?
- Haroun, on est 0U ?
A Pécharton.
On a fait un détour pour régler une affaire en souffrance.
Cest fait. Et puis lé, on est un peu en panne.
- Mais, le corps de ma grand-mére, vous Pavel ?
- Oui, elle est entre de bonnes mains.
- On les attend. - Vous arrivez quand ?
- Ben, on peut pas démarrer. On est relativement loin.
- Mais, faut démarrer, hein ?
- Haroun me fait signe : les deux...
Ah oui. Lé, ga peut pas marcher.
Le mieux, c'est que vous profitiez du joli cadre.
On refait un point demain.
- Demain ? Demain ?
Vous voulez dire que...
Ma's afiendez...
ll chantonne.
Oui. Eton n'a rien pour...
Et puis j'ai une famille qui m'attend. Je suis en deuil.
On est rudement embétés.
Oui. A demain.
- Vous pouvez dormir ici.
- Bah...
.Ah !
- Quoi ? - Faut que je rappelle Abdel.
*-Nous accueillons ce soir M. Lebrecque
*et Mme... *-C'est pas sa femme.
*-...venu avec une parente,
*en mémoire de Berthe,
*3 qui on rendra hommage ce soir.
- Un hommage a'! Berthe ?
Tu rashes Rx-bas '2 Waccord.
Demain.
Je ne trouve ni le Mauduiréac en suppo,
ni la Cassinelline.
Y a un Strictivasorectal tout seul.
- Je I'ai mis de cété pour une cliente.
Orgue électronique
Bon, ga commence a'! chauffer dur.
- Bon bah, bonne soirée. Hein ?
Au revoir.
Baiser
- Le myosofrls' el' purl-s' fa rose
Ce son? des f/eurs qui drlsenf Que/Que chose
Maris' pour arkner [es coque/rbofs
Ei n'aimer que ca
Faui éire idiot
Tbs peuf- éfre rail-son
Our; mails' V0173
Ouand [e faurai dit
Tu comprendras
La premrére foils'
Que je [bi vue
Elle dormaii
A moitié nue
Dans Ia Iumiére de Féié
Au beau milieu dun champ de h/é
Ei sous le corsage blanc
La} 0:} baffar? son caeur
Le soleil, geniimeni,
Faisaii vivre une ?eur
Comme un pet/z' coque/icoz', man homme Comme un pet/z' coque/icoz'.
- Oui mais voila'...
ll chantonne.
20h45. C'est rnerveilleux de se coucher to")t.
C'est super, cette maison de retraite. Un vrai petit paradis.
Voila': pourquoi mémé faisait pas signe.
Jlicoute. "Cher monsieur Kiff,
"je suis la jeune fille au ballon. L'autre soir a'! Tours,
"vous avez lancé un ballon dans le public.
"Il a rebondi de spectateur en spectateur et il a fini
"dans mes bras.
"Je suis montée sur scéne vous rejoindre.
"Vous m'avez offert un coquelicot, qui s'échappa de mes mains,
"et tourna autour de moi, sans que je puisse percevoir
"par quel sortilége il flottait ainsi dans les airs.
"La jeune fille de 20 ans vous supplie
"que vous me fassiez la gréce
"de me dévoiler votre secret.
"Berthe M".
- Elle réve.
- Et alors ? Un petit mot.
“Choisissel-moi ce 30'“ encore.
"OffreZ-moi votre coquelicot".
- Elle y va I
- Une cam).
Une carte de petit-déjeuner.
"Mon magician, vous m'avez offert le coquelicot,
"soufflé son secret cette nuit dans mon cou,
"et pris ma ?eur ce matin".
-Il a pas perdu de temps.
-"EmmeneZ-moi. Je serai au train de14h35.
"Mille baisers".
Une carte de La Rochelle.
"Chers parents, j'ai vu la mer.
"Ne vous inquiétez pas, Max est aux petite soins.
"Nous nous gavons d'huitres et de bains.
"Le soir, je suis une inconnue qui monte sur scéne
"pour disparaitre dans la malle des lndes.
"Baisers salés. Berthe".
- J'ai la suite : "Ma coquelicote, je pense a'! toi
"depuis la fin de la tournée. Ma femme a surpris
"tes lettres, pourtant bien cachées dans la malle.
"Ad resse tes lettres a'! mon vrai nom, André Gallardon, chez mon frére,
"qui habite 21 rue Achille Domart.
"Il fera suivre. Je faime. Ton magicien qui ne t'oublie pas".
-"Maman,
"Cherbourg est sous la pluie. Andre rn'a encore peinee :
"son ballon a choisi une connasse.
"Durant le numéro du coquelicot, je suis sfire
"qu'elle a vu le fil et qu'il lui a fait un clin d'(Bil.
"Comme j'ai souffert.
"J'hésite a'! rentrer a'! Tours,
"mais je suis terriblement amoureuse". Oh la'! lé.
"Je ne sais pas quoi faire. IIEcris a'! cette adresse.
"N'en parle pas a'! papa. Baisers mouillés".
Iélégramme : "Ma coquelicote, Suis rentré d'urgence.
"Mon fils malade. Quimper annulé. Te tiens au courant. André".
-"Mon André, donne-moi des nouvelles. Seras-tu la'! a'! Brest?
"Do is-je t'attend re ?
"Ta coquelicote qui ne tient qu'a'1 un fil.
"Mais comme celui d'une araignée, ce fil est si fin, si fragile,
"qu'il ne peut casser. Berthe".
"André, je suis a'! Brest. Tu n'es pas annoncé au Paradis bleu.
"Je me tiens a'! ce que tu me répétais :
"espérer chaque jour avoir une illusion".
- Elle aurait pu se douter.
Non mais...
-"Mon Max Kiff, je comprends que tu acceptes
"cette tournée au Canada,
"mais pourquoi ne puis-je venir ?"
"André, j'ai bien regu le coquelicot et la malle
“avec tomes mes kames.
"J'ai la triste impression que c'est cornrne si
"tu me renvoyais mon amour pour toi".
"André, je me fane sous ton silence.
"Avec deux amis, j'ai mangé des huitres.
"A la 3e, j'ai pleuré".
Musique douse
ll marmonne.
Applaudissements
Musique de Music-hall
Applaudissements
Applaudissements
Musique de Music-hall
La musique s'estompe.
- Mémé ?
Mémé.
Crépitement ténu
- T'entends le public ?
- Non, c'est le feu.
- Non, ce sont les vagues.
Vagues - Oui, tu as raison.
La mer.
- L'ea u est fro id e.
Aime-moi tumours, mon magician.
Mon époux.
Fais-moi disparafitre.
Elle souffle.
Musique douse
- On est a'! la morgue,
mais le corps de Berthe Moreau n'y est plus.
Non. A priori Obsecool serait passé avant nous.
- Les papiers sont lé. Tout va bien,
mais il nous manque le corps.
Iicoutez, dest sfirement un malentendu.
J'appelle Héléne.
Musique douse
- Quoi ?
Je sais pas pourquoi.
Il est pas lé. ll est...
ll est a'! la maison de retraite.
Sonnerie
Armand I Oui, c'est moi.
Ecoute, je sais pas pourquoi tu réponds pas. C'est urgent.
Rappelle-moi.
Arrétez, Olga, avec cette grille. Cest fatigant a'! la fin I
Y a un bouton pour mooter, un autre pour descendre.
- Tbs euf- éfre rail-son, P ourlmarls' V0173
Ouand je fburai dif, {u comprendras...
T'as vu ? - Oh oui.
- Elle a retrouvé Max Kiff ? - Jamais.
Elle s'est mariée deux ans aprés. - Avec pépé.
- Ton pére est né quand ?
- En 48.
- Ou elle I'aurait revu. Fais voir.
- Quoi ? - Non...
Non, rien. - Quoi, tu...
Musique dramafique
Sonnerie
- M. Grada, pour vous dire qu'on arrive.
- Tu me refais pas le coup du marsouin ?
- Non.
- On pwendwa scim de meme sa ceimture, Armand '2?
- On va passer sur le grotesque de la situation.
Je suis venue vous poser une question :
voukn-vous divorce: '2?
Héléne sait tout. On a eu une vive explication ce matin,
devant Charles, qui était lé.
- Votre femme est admirable.
- Pauvre Charles !
Héléne nous a massacrés.
Elle veut plus entendre parler de vos defies envers moi.
Pas un mot contre vous. Rien. Vous avez en elle
la meilleure des alliées,
méme quand vous divorcerez.
- Elle veut divorcer ?
- Non. Malgré mon insistence.
Les nmuds ne sont pas dénoués, a-t-elle dit,
énig rnatiq uement. -On s'aime, c'est tout.
- O u I, c'est to ut.
Vous serez toujours deux enfants.
Je vous ai sauvé du scandale
avec votre taxidermiste. - C'est pas...
- Si, taxidermiste ! Vous pourriez remercier Charles
d'avoir mis tous ses moyens
a'! notre disposition.
- Merci, Charles.
- ConnaisseZ-vous les derniers souhaits de votre grand-mére ?
»Fais»moi disparaftre.
- L'incinération.
- Pardon ?
- Trés bien.
- On reste sur la formule Twilight.
- Twilig ht. - Twilig ht.
Ce do it étre d'excellent niveau. Flamboyant.
- T'as changé.
- Merci de m'avoir défendu.
- Je suis ton amie.
- T'es solide.
Elle rit. - Arréte,
Armand.
Claquement
O1] tu es ?
Tu habkes oil '2?
- Ben...
- Viens.
Musique country
“Light and shadow“ (Vangelis)
- Chacun va lever la main, sinon on va pas s'en sortir.
Porto ? Trés bien.
Martini? - Papa !
- Parfait. - Armand.
- Monsieur, vous génez
la cérémonie.
- M. Lebrecque va prononcer quelques mots d'adieu
envers sa grand-mére tant aimée.
M. Lebrecque.
Si vous voulez bien vous donner la peine d'avancer.
*-Héléne, Vincent...
*Suzanne.
*Papa !
*Berthe n'est plus.
*Mémé est morte.
* Adieu, mémé.
*Adieu, petite dame.
*Adieu, cachottiére. Adieu, amoureuse.
*Toute ta vie, tu as espere retrouver ton premier amour,
*enfoui au fond de ton cmur.
*Nous avons rekmuvé, enfiermées dans des bakes,
*des lettres écrites de ta main de jeune fille.
*Tu y disais espérer connaitre
*une petite illusion chaque jour.
- A la vétre.
- Papa. Papa, la'! je parle de ta maman.
- Elle est toujours pas la'! ?
Que fait-elle ?
- A quoi croyait-elle le dernier jour de sa vie ?
Se souvenait-elle de sa derniére nuit d'amour ?
Est-ce qu'elle savait que détait la derniére fois ?
Se souvenait-elle de cette force qui nous emporte ?
Cette Soufriére qui déborde.
La mew.
Les huitres.
Un cake courgefie-carofies.
Texto qui sonne, ou un mot glissé.
Et un rendeZ-vous.
Un rendeZ-vous a'! 9h le matin, sur un trottoir mouillé.
Un rendelwous,
sur la terrasse, sous les arbres.
Ou au bout du quai, au bar de la gare.
Elle s'en va.
On s'appelle tout a'! I'heure ?
Uattente. Une pluie de textos.
Des lettres et puis le...
La jalousie, la lécheté.
La lécheté sur laquelle on passe.
Et un autre rendeZ-vous, tard le soir aprés le spectacle.
La sortie bruyante des spectateurs, le démaquillage.
Et tout est pardonné.
Pour qu'un couple dure,
on do it se réconcilier chaque jour. Tous les soirs,
sa main cherchait la mienne.
Elle manquera de rien. Je Fabandonnerai pas.
Elle m'a en charge, je I'ai en charge.
On veillera I'un sur I'autre.
Peut-étre qu'on se fera "crémater"
a'! 2 mois d'intervalle ?
Ou lover dans une bo?e en pin ?
ExcuseZ-moi, je mélange tout.
Je me mélange les pinceaux,
rnais c'est peut-étre pas plus rnal.
Si on fait les choses les unes aprés les autres...
On n'a pas le temps !
Alors voilé.
Il y a des amours.
Baiser
Adieu, Berthe. Adieu, ma petite demoiselle.
Bonne éternité.
Baiser
Elle pleure.
- Je vais me rentrer.
- Tu viens avec moi.
- Je vais a'! la pharmacie: Olga a donné du Mauduiréac
a'! M. Loingbeuil. ll est surexcité.
A plus tard ?
Il acquiesce.
Au revoir, papi.
- Vincent, tu viens. ExcuseZ-nous, on do it...
- On boit un coup ? - Au revoir.
A bientét.
Elle pleure.
Eh oui, je sais... Merci.
Guitare
Pendant que [e dormais
Pendant Que je ré' var};
Les arlgufi/es on? fourné
II est trop tard
Mon enfance est $1701}?
II est déié demain
Passe passe le temps
n 'y en a plus pour trés longtemps.
Pendant Que je fbrknarls'
Pendant Que je ré' var};
I 'amour s'erl est al/é
ExcuseZ-moi. - Non, mais...
- Tiens, Haroun.
Pardon,
j'ai un autre service. Je vous laisse avec Haroun.
- Ma grand-mére.
On va incinérer. - Oui.
"Il est trop tard“ (Georges Moustaki)
- Y a du café dans le thermos ?
- C'est I'urne, papa. C'est ta rnaman.
- Ah bon ?
fiegardez... Hop, voilé!
(inaudible)
- Tiens. Tu te rappelles le tour ?
- Oui. - Prépare-toi.
En attendant
le tour de Julie...
La malle des lndes.
Musique douse
Hires
Attention !
Miaou-miaou, beniniouniouze.
Applaudissements
-ll est con, ce tour. - Mais non, attends.
Signal
- Hein ?
Musique classique
Sous-titrage : C.M.C.
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