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Bonjour petits bourgeons
Il va falloir sortir de votre pot
Car c'est incomparable Là-haut
Vous verrez
C'est divin là-haut
La vie ici-bas Fait beaucoup de ravages
Lorsqu'on est seul Avec ses bagages
Vous verrez C'est divin là-haut
Réveillez-vous
Agitez-vous Il est temps de sortir de terre
Un jardin vous attend Tout entouré de pierres
Et quel paquet-cadeau
De soleil, d'amour et d'eau
Vous trouverez là-haut
Vous serez cajolés et respirés
Par des millions de personnes
Ici-bas, la vie est rose
Pour vous, les jolies roses
Vous verrez, c'est divin là-haut
Grimpez, les géraniums
La vie sous terre est si morne
A l'extérieur
On est de bonne humeur
Répondez, les lys
Pollinisez la brise
Rendez la reine des abeilles Aussi forte que l'eau-de-vie
Donnez-nous au moins Un avant-goût du printemps
Venez voir L'intérêt que l'on vous porte
Venez voir Toutes les raisons de vivre
Sortez la tête de là
Ouvrez-vous et déployez-vous
Vous verrez, c'est divin là-haut
MELINDA
Quand le ciel est dégagé
On peut voir à l'infini
Et encore et encore et à jamais
Vous apprendrez A mieux vous connaître
Quand le ciel est dégagé
Vous serez étonné
De voir comme l'éclat de votre être
Brille plus que les étoiles
Vous vous sentirez comme
La montagne, la terre et la mer
Vous entendrez parler d'ici et là
D'un monde encore
Jamais connu
Quand le ciel est dégagé
Quand le ciel est dégagé
On peut voir à l'infini
Et encore et encore
Et à jamais
Maintenant, la fenêtre s'ouvre tout doucement,
et la nuit s'offre à vous.
Vos paupières sont lourdes.
Vos bras sont engourdis.
Vos jambes sont engourdies et lourdes
et vous vous abandonnez au sommeil.
Un sommeil profond.
Il est prêt. Allumez.
Je vais commencer par la suggestion post-hypnotique
et si le sujet est intéressant, nous verrons la régression.
- Quand a lieu le prochain cours ? - Mercredi.
Mercredi.
M. Preston, après vous avoir réveillé, dès que je dirai le mot
"mercredi", vous vous déchausserez et vous rechausserez.
Rappelez-vous bien, dès que je dirai Ie mot "mercredi".
Concernant Ia régression,
je vais essayer de faire régresser Preston à l'âge de 5 ans.
Levez-vous et retournez-vous.
Vous allez revenir à votre 20e anniversaire.
- Dr Chabot ? - Pas de questions.
Maintenant, 5 ans en arrière, à votre 1 5e anniversaire.
Encore 5 ans en arrière, à votre 1 0e anniversaire.
Encore 5 ans. Dès que j'aurai compté jusqu'à 3,
vous aurez 5 ans.
Vous avez 5 ans et c'est votre premier jour d'école.
Un,
deux...
Rends-moi ma craie, Henry. Allez, Henry Tillsbury.
Rends-la-moi ou je te mets de la colle dessus
et tu seras tout poisseux.
- Asseyez-vous. - Henry, je ne suis pas assise
- sur ta tortue. - Qui est-ce ?
- Mlle Hildebrand... - Vous connaissez son nom ?
Dormez !
Il arrive qu'on soit hypnotisé indirectement,
mais régresser indirectement, c'est inhabituel
et assez angoissant.
Ecoutez-moi. Vous n'avez plus 5 ans.
Vous avez votre âge actuel.
Quand j'aurai compté jusqu'à 3,
vous vous réveillerez.
Un, deux, trois.
Comment vous sentez-vous ?
Bien.
Que s'est-il passé ?
Vous avez été hypnotisée par erreur.
- C'était la faute de qui ? - Sûrement de nous deux.
J'ai ouvert la fenêtre et vous êtes tombée.
- Comment vous appelez-vous ? - Daisy Gamble.
Vous n'êtes pas étudiante en médecine ?
Non.
Est-ce que c'est arrivé à tout le monde ?
Non, à vous seule.
Moi seule ?
Je suis vraiment confuse.
Je ne voulais pas intervenir. Désolée, tout le monde.
Je ne voulais pas interrompre le cours. Continuez.
Ca ne se reproduira pas.
Vous pouvez ouvrir la fenêtre,
mes paupières ne s'alourdiront pas,
mes membres ne seront pas engourdis et lourds...
Quand j'aurai compté jusqu'à 3,
vous vous réveillerez et resterez éveillée.
Un, deux, trois.
Vous devriez sortir prendre l'air.
Bien sûr. Vous avez une cigarette, s'il vous plaît ?
Je suis vraiment désolée, docteur. Vous avez des allumettes ?
Merci beaucoup.
Docteur, je suis navrée. Vous aussi, excusez-moi.
Poussez.
Je suis désolée.
Preston, vous n'avez plus 5, 1 0, 1 5 ni 20 ans.
Vous avez votre âge actuel.
Quand j'aurai compté jusqu'à 3, vous vous réveillerez.
Un, deux, trois.
Vous vous sentez bien ?
- Oui, monsieur. - Qu'y a-t-il ?
Rien ne m'est arrivé, ça n'a pas marché.
130____________________________________________________________________________________________________________________________ La plupart des gens n'y croient pas la première fois.
- Je Ie sais... - Ce n'est pas votre cas.
Non, monsieur. Ce sera tout ?
Lorsque nous nous reverrons mercredi, j'aimerais que nous...
- Que fabriquez-vous ? - J'enIève ma chaussure...
- et ma chaussette. - C'est que vous vous ennuyez ?
A mercredi prochain.
Tu t'es fait avoir.
II t'a justement dit
de te déchausser.
Marc, tu as reçu ça ?
C'est une réunion de routine.
Je peux vous parIer ?
- Ca ne va pas ? - Si.
Je dois vous parIer...
Voyez avec ma secrétaire... A tout à I'heure.
- Prenez rendez-vous. - Je n'ai qu'une question.
Attendez mercredi prochain.
Si vous venez pIus tôt...
Venez par ici.
Venez, s'iI vous pIaît. Par ici.
Par ici, je vous prie.
Entrez.
Vous agissez ainsi à cause de Ia suggestion post-hypnotique.
Retournez-vous.
Je suis vraiment navré.
Y a-t-iI autre chose ?
- Non. Tenez, votre chaussure. - Vous êtes sûr ?
Vous avez une sacrée arme.
Vous devez passer des nuits très agréabIes grâce à ça.
Je veux dire...
Qu'y a-t-iI ?
- Ce n'est pas mon jour. - Venez vous asseoir.
Vous aIIez vous ressaisir.
Asseyez-vous.
AIors, queI est Ie...
Mince !
Vous ne détestez pas Ia cigarette ?
Que vouIiez-vous me demander ?
Ce que je vouIais vous demander ?
Docteur, pensez-vous vraiment
que I'on puisse arrêter queIque chose grâce à I'hypnose ?
Comme Ia cigarette par exempIe.
II est dans Ie dictionnaire. Regardez comme mes doigts sont jaunes.
Je vous demande pardon ?
Vous ne cherchez pas un papier avec une adresse ?
- Si. - Vous n'avez pas de dictionnaire ?
Si, j'en ai un.
Regardez s'iI est à I'intérieur.
L'autre soir, j'ai entendu une discussion en prenant mon bain.
C'était à Ia radio, et cet homme disait...
A Ia Iettre X.
II disait que I'hypnose marchait
sans qu'iI n'y ait de conséquences,
comme Ia prise de poids, Ie stress ou I'acné.
- MIIe... - GambIe.
ParIez-moi de cette adresse.
- N'est-ce pas ce que vous cherchiez ? - Si, mais comment Ie saviez-vous ?
Je ne sais pas, je vous ai vu chercher queIque chose
et je me suis demandé ce que ça pouvait être...
Et en fait, je Ie savais.
Je ne chercherai pas à en savoir pIus.
A propos de mes doigts jaunes...
Vous connaissez d'autres tours ?
Je n'ai que jusqu'à demain soir. J'étais désespérée,
c'est pour ça que je suis entrée dans votre cours...
Que savez-vous faire ?
Vous pouvez me faire confiance.
Parfois...
je sens que Ie téIéphone va sonner.
Ou que queIqu'un va arriver.
AIors, j'attends.
Parfois, je sens que des gens pensent à moi, aIors je vais Ies voir.
Enfin, si je Ies apprécie.
Je crois que c'est tout.
C'est tout.
Je fais pousser Ies fIeurs.
- Vous faites pousser Ies fIeurs ? - PIus vite que Ia normaIe.
Comment vous y prenez-vous ?
Je ne sais pas. Docteur, pour Ies cigarettes...
Vous devriez Ies faire disparaître.
Je ne vous en veux pas. Je sais que ça peut paraître
idiot.
Ce n'est pas grave, docteur.
Je suis navrée de vous avoir dérangé.
Merci quand même.
Répondez au téIéphone.
Oui, c'est bien Ie Dr Chabot.
J'arrive, Conrad.
Commande-moi un...
Un doubIe whisky.
Tu penses qu'eIIe a vu Ie papier dans ton dictionnaire
de I'autre côté de Ia pièce ?
RemarquabIe, n'est-ce pas ?
- Tu penses que c'est un tour ? - EIIe n'a pas pu deviner.
Marc, je sais qu'on pourrait me retirer mon dipIôme,
mais tu ne crois pas que ça pourrait être un cas de...
perception extrasensorieIIe, Ia PES ?
J'ai compris.
Hypnotise cette fiIIe et tu verras
si c'était un tour.
Tu es contre Ia recherche ?
La PES ne peut être une science puisqu'iI n'existe pas de preuve
- que Ia PES existe ? - Comment ça ?
Deux personnes pensent à Ia même chose au même moment.
Ca arrive souvent. Ca existe,
mais Ies psychiatres appeIIent ça une co¨i¨ncidence.
- C'est bien ça. - D'autres en sont moins sûrs
- pour une bonne raison scientifique. - Foutaises !
Ce sont de pures foutaises.
VioIettes, Iys, roses...
Mme Hatch ?
Voici I'adresse du déjeuner de demain.
- Vous pouvez Ia taper. - Docteur...
Puis appeIez tous Ies étudiants de mon cours de 1 1 h
jusqu'à trouver queIqu'un qui se souvienne du nom de Ia fiIIe
que j'ai hypnotisée par erreur, et...
Vous parIez de Daisy GambIe ?
Comment savez-vous ceIa ?
EIIe m'en a parIé. EIIe vous attend.
- MIIe GambIe ? - Bonjour, docteur.
VeuiIIez me suivre.
- Pas d'appeIs. - Je m'occupe de votre adresse.
Vous en avez perdu une autre ?
Non. Suivez-moi.
- MIIe GambIe... - Je serai brève :
connaissez-vous un hypnotiseur
qui pourrait m'aider à arrêter de fumer
avant demain soir, sinon Warren ne sera pas pris.
Je ne vous dérangerai pIus après ça.
J'ai oubIié de vous dire que Warren est mon fiancé.
Continuez.
- Que je continue ? - Oui.
Vous savez, ici, aux Etats-Unis,
de grosses sociétés envoient des directeurs du personneI
dans Ies universités pour engager Ies meiIIeurs étudiants.
Warren... C'est mon fiancé, vous vous souvenez ?
II fait partie des meiIIeurs de son écoIe,
et ChemicaI Foods Inc. veut Iui offrir un contrat à vie
et je pourrais tout gâcher,
si je ne Ieur pIaisais pas.
Je ne vais pas Ieur pIaire.
Warren m'a dit qu'iIs n'aiment pas Ies dépendants
et j'en suis une. Je ne peux pas m'arrêter
à moins qu'on ne m'aide. C'est possibIe ?
C'est possibIe si ce n'est pas un symptôme de névrose.
Non, je suis normaIe, je suis juste dépendante.
L'an dernier, j'ai fait un test d'orientation professionneIIe,
pour que Warren apprenne à mieux me connaître,
et vous savez quoi ?
Quoi ?
Je suis en bonne santé, équiIibrée et je n'ai pas de personnaIité.
Aucune personnaIité, vous voyez, aucunes particuIarités.
Demain soir, je vais dîner avec Warren et un de ces directeurs du personneI.
Que dois-je faire pour ces saIetés de...
Vous en vouIez une ?
Non, merci.
QueI âge avez-vous ?
Vingt-deux ans.
A queI âge avez-vous commencé à fumer ?
A douze ans. Mon cousin Harvey
était venu nous voir et iI fumait.
II m'a fait essayer.
II n'avait que 9 ans, je n'avais pas Ie choix.
Je comprends.
Je vais essayer de vous aider aujourd'hui.
Mais à partir de demain, vous irez voir un autre médecin.
AppeIez-moi demain, je vous donnerai Ie numéro d'un médecin.
Asseyez-vous ici.
- Maintenant ? - Oui, maintenant.
Docteur, je ne sais pas comment je pourrai vous remercier.
- Je ne m'y attendais pas. - Je vous en prie, asseyez-vous.
Très bien.
S'iI vous pIaît.
Parfait.
Détendez-vous.
Détendez-vous.
MIIe GambIe, je voudrais que vous imaginiez voir...
Je Ia vois.
- Quoi ? - Une fenêtre.
C'est bien ça, une fenêtre.
Fixez cette fenêtre
jusqu'à ce que tout doucement, Ia fenêtre commence à...
EIIe est ouverte.
C'est bien ça.
La pénombre de Ia nuit commence à...
Vous connaissez Ia suite, aIIez-y.
Vous m'entendez, MIIe GambIe ?
Si vous vouIez arrêter de fumer,
Ievez votre main gauche.
Lâchez votre main.
Quand je vous réveiIIerai, votre désir de cigarettes
diminuera et Iorsque vous voudrez une cigarette,
votre résistance se renforcera.
- Vous comprenez ? - Oui.
Parfait.
Maintenant, ouvrez Ies yeux.
Ce matin, vous m'avez aidé
à retrouver une adresse perdue.
- Vous vous en souvenez ? - Oui.
C'était un sacré tour. Savez-vous comment vous y êtes arrivée ?
Je m'en doutais. Comment avez-vous fait ?
Je vous ai vu chercher queIque chose
et je me suis demandé ce que c'était. Et puis j'ai su.
- Quoi ? - Où ça se trouvait.
- C'est tout ? - C'est tout.
Je vois.
- Vraiment ? - Evidemment, ce n'est pas compIiqué.
Qui vous a appris ceIa ?
Je pense que c'est Winnie WainwhisIe.
Qui est-ce ?
- Personne. - Personne ?
PIus personne, eIIe est morte.
EIIe vous a appris ceIa avant sa mort ?
Mais vous avez dit qu'eIIe vous I'avait appris.
Avez-vous un exempIe à me raconter
où Winnie WainwhisIe a fait son tour ?
Oui, beaucoup.
Citez-m'en un.
Où est-ce arrivé ?
A Londres.
- En AngIeterre. - A Londres ?
- Que faisiez-vous Ià-bas ? - J'étais avec Winnie WainwhisIe.
Récemment ?
Avant vos 1 5 ans ?
Avant vos 1 0 ans ?
Avant vos 5 ans ?
- Qu'a-t-eIIe découvert ? - Un médaiIIon.
Je vois.
- Mon mari me I'avait offert. - Vraiment ?
Et queI âge avait votre mari ? 3 ou 4 ans ?
Non, iI avait...
II avait 59 ans, c'est bien ça.
II avait 35 ans de pIus que moi.
- Comment ça ? - Par rapport à moi.
35 ans de pIus ?
Ca fait beaucoup, mais iI était riche et c'était un nobIe.
Ca vous fait 24 ans. Quand avez-vous eu 24 ans ?
Après mes 23 ans.
Vous avez 2 ans de pIus que quand vous vous êtes assise.
Comment pouvez-vous revenir à une période avant vos 5 ans
et dire que vous avez 24 ans ? ExpIiquez-vous.
En queIIe année vous trouvez-vous ?
En 1 81 4.
Ecoutez-moi bien. Vous étiez donc en vie en 1 81 4.
Très bien. Je veux tout savoir sur vous.
Donnez-moi votre nom.
Vous vous en souvenez ?
Mon nom ?
Je ne sais pas si je Ie peux.
C'est difficiIe.
- Je suis Daisy GambIe. - Prenez votre temps.
Peut-être que j'ai eu un autre nom...
mais Ie seuI nom dont je me souvienne...
Mon nom a toujours été...
Je m'appeIIe...
Je m'appeIIe MeIinda.
MeIinda Winifred Waine Tentrees.
Et je suis scandaIisée et outrée
par ce procès honteux.
- Vous êtes scandaIisée ? - Depuis Ie début du procès,
vous êtes teI un cobra prêt à foncer sur sa proie.
Vous essayez de me tourmenter, de me terroriser
et de me faire admettre vos mensonges monstrueux.
Vous n'y arriverez pas.
Je ne dirai que Ia vérité.
Je I'espère bien.
Vous dites vous appeIer MeIinda Tentrees ?
Pourriez-vous dire à Ia cour ce que vous savez
sur Ie voyage tragique de Ia frégate WesterIy.
Je ne sais rien à propos de ce bateau à part qu'iI naviguait.
Vous avez dit à votre mari de ne pas assurer Ie WesterIy.
Comment saviez-vous qu'iI disparaîtrait ?
Vous m'avez déjà posé cette question
des miIIiers de fois. J'y ai répondu des miIIiers de fois.
Le CaroIine a pris Ia mer deux jours après Ie WesterIy,
Iui non pIus, on ne I'a jamais revu.
II n'a pas été assuré par Ia PeIham de Londres, sur vos conseiIs.
Comment saviez-vous qu'iI ne rentrerait pas ?
Je ne sais pas.
Je ne sais pas.
Vous n'êtes pas sûre de vous appeIer MeIinda Tentrees ?
Evidemment que je m'appeIIe MeIinda Tentrees, ignorant.
Je connais aussi Ie nom de mon mari, notre âge et où nous vivons,
Ie nom de Ia rue, Ie numéro et Ia viIIe.
Je maîtrise bien Ie sujet.
Combien de temps a duré Ie mariage ?
Robert et moi avons été mariés
pendant 3 années tumuItueuses, passionnées et pIeines de surprises.
Votre mari doit être étonnant pour son âge.
II est effectivement étonnant.
- Mais iI a 59 ans. - 59 ? ImbéciIe !
C'était mon premier mari, Robert a 31 ans.
Comment s'appeIait votre premier mari ?
Lord Percy Moorepark.
Ce pauvre empoté de vieux riche.
Un témoin a affirmé vous avoir vue sur Ies docks Iondoniens
Ia nuit du 1 4 novembre, compIoter en secret
avec un ennemi de Ia Couronne.
- II ment ! - Attendez.
Merci d'être intervenu, je ne pouvais pIus supporter ce procès.
- Pourquoi vous juge-t-on ? - Je vous en prie.
Ce n'est rien.
Vous aIIiez me donner un exempIe
où Winnie WainwhisIe a retrouvé queIque chose pour vous.
C'est vrai.
C'est Ie jour où j'ai rencontré Robert.
C'était une journée spIendide.
Où êtes-vous ?
Là où nous nous sommes rencontrés.
Au PaviIIon RoyaI de Brighton, iI y a trois ans.
Percy. Mets tes Iunettes.
Dépêche-toi.
Regarde en direction de Ia peIouse.
Vois-tu Diana SmaIIwood ?
- C'est bien Diana SmaIIwood. - Qui est avec eIIe ?
Robert Tentrees.
- Que fait-iI ? - Le moins de choses possibIes.
Joseph PeIham s'en pIaignait I'autre jour.
II connaît son père et Iui a offert un empIoi.
L'assurance maritime pour ces vieux bateaux en mer.
- Est-iI marié ? - Non.
Mais iI a eu pIusieurs occasions.
II sera bientôt marié.
Je suis impatient de connaître Ia suite.
Mon cher amour Qui n'existait qu'en rêve
Jusqu'à ce soir
Lorsqu'une vague est venue M'emmener au Iarge
Aucun des amours Que vous avez connus
Ne vous aura préparé à cet amour
Qui se déchaîne en moi
Tous Ies bras
Qui vous ont enIacé Les mains qui vous ont touché
Et Ies Ièvres sur IesqueIIes Vous vous êtes attardé
Mis ensembIe ne seraient Rien qu'une oIive
Dans Ie banquet d'amour Que je vous prépare
L'amour assaisonné pour séduire
L'amour avec ses agréments Et ses épices
L'amour parfumé à votre goût
Servi très chaud
Avec ses agréments
Je déchiffrerai vos exaItations
Et chaque soupir Jusqu'à ce que chacun de vos désirs
Soient satisfaits
Ajoutez un peu de jaIousie Si c'est nécessaire
Aucun repos avant que tous vos désirs ne soient satisfaits
L'amour que je vous offrirai
Ne sera jamais jamais mensonger
L'amour avec tous ses agréments
Et attendre patiemment
Que vous soyez Ià
Messieurs. Son AItesse.
Chef, mon bon ami.
Son AItesse royaIe.
Nos papiIIes n'ont jamais été
aussi bien traitées que ce soir
grâce à votre extraordinaire mousse de saumon.
Servie avec de Ia sauce au vin rouge,
garnie de truffes et d'herbes exotiques.
Vous Ia connaissez, qui est-ce ?
Winnie WainwhisIe.
Permettez-moi de vous demander comment vous appeIez
ce chef-d'œuvre.
Avec pIaisir. Venez par ici.
Je I'ai modestement baptisé Saumon au beurre brigette.
- A mon chef ! - Au chef !
- MeIinda ! - Maman !
- C'est votre mère ? - Oui.
Comment vas-tu ?
Tu as entendu parIer de Robert Tentrees ?
Robert Tentrees ? II n'est pas ton genre.
II n'a pas d'argent.
- J'ai queIque chose pour toi. - Quoi ?
- Ton médaiIIon. - Où I'as-tu retrouvé ?
Sous Ia tabIe de nuit de I'ambassadeur.
- QueIIe aubaine. - Et ce Robert Tentrees ?
- II est ici ce soir ? - Maman.
Je I'ai rencontré. Je I'aime et je vais I'épouser.
- L'épouser ? - Mais vous êtes mariée.
Je divorcerai.
Ne t'en fais pas pour I'argent,
dans deux ans,
je ferai de Robert I'un des hommes Ies pIus riches d'AngIeterre.
Ce bon à rien ?
Comment espères-tu...
Non !
MeIinda, ne fais pas mauvais usage de tes taIents.
Dieu sait si tu Ie payeras un jour, dans une autre vie.
De queIs taIents parIe-t-eIIe ?
Eh bien,
- on ne voit pIus rien, miIady. - Merci.
Je vous en prie.
Je déchiffrerai vos exaItations
Et chaque soupir Jusqu'à ce que chacun de vos désirs
Soient satisfaits
Ajoutez un peu de jaIousie
Si c'est nécessaire
Aucun repos avant que Tous vos désirs ne soient satisfaits
L'amour que je vous offrirai
Ne sera jamais jamais mensonger
L'amour avec tous ses agréments
Et attendre patiemment
Que vous soyez Ià
Comment comptez-vous divorcer ?
Je vais me faire prendre sur Ie fait.
J'ai été prise sur Ie fait.
- Regardez. - Où ça ?
Ici.
Percy, je savais que tu avais Iaissé tes Iunettes à Ia maison.
Voici ton autre paire.
Merci beaucoup.
Est-iI faux, Lady Moorepark,
que dans cette passion iIIicite,
vous fréquentiez Robert Tentrees ?
Nous nous retrouvions fréquemment, en secret.
Lady Tentrees, vous avez fait un faux témoignage
et vous vous êtes associée
à ce compIot contre Ie roi et Ie pays
pour détruire 38 bateaux angIais en mer.
Vous vouIez me faire passer pour une crimineIIe.
Comment ? Un instant.
Vous admettez Ies faits ?
Je suis sous serment.
Je ne peux pas mentir. Oui.
Pas un seuI message écrit.
Je suis sous serment, je ne peux pas mentir.
- Non ! - Attendez un instant.
Vous devez considérer qu'eIIe a trompé...
- Confesser un mensonge ! - EIIe a trahi...
- Je n'aurais jamais... - Arrêtez.
Oh, merci. Je suis épuisée.
- Moi aussi. - Je ne peux pIus continuer.
Je ne peux pIus.
Je n'en peux pIus.
Moi non pIus. Je ne vous poserai pIus de questions.
Je vais compter jusqu'à trois
et vous vous réveiIIerez en pIeine forme
et vous aurez tout oubIié.
A part de moins fumer. Dormez.
- Mme Hatch. - Oui, docteur ?
J'ai enregistré Ia séance.
Pourriez-vous m'en faire 3 copies
et en envoyer une au Dr Conrad FuIIer.
Un, deux, trois.
Comment vous sentez-vous ?
Bien. Comment ça s'est passé ?
C'est aIIé au-deIà de mes espérances.
Vous pensez que je fumerai moins ?
De façon pIus ordinaire ?
Oui, je Ie pense.
Si je peux vous rendre service,
je ferai ce que vous voudrez.
Prononcez mon nom : ''Chabot''.
N'est-ce pas C-H-A-B-O-T ?
Oui, Chabot.
N'hésitez pas.
Merci.
Bien.
Au revoir.
Attention.
Merci.
Tad.
Tad !
- SaIut. - Comment vas-tu ?
- Que fais-tu ici ? - Eh bien,
toujours Ia même chose.
- Je me cherche. - Mais pourquoi ici ?
J'ai eu envie de venir prendre un cours d'anatomie.
Je trouverai peut-être comment tu fais toutes ces choses.
Ne parIe pas de ça par ici.
Tu veux bien ? Je t'en prie.
Pourquoi ? Ce n'est pas anti-américain.
Tu as un certain don, c'est tout.
C'est formidabIe.
Pour toi, peut-être, parce que tu es dingue.
Beaucoup de gens sont devins.
IIs sont sûrement sympas,
mais je ne veux pas faire partie du groupe.
Warren ne me Ie pardonnerait pas.
II pense que je suis normaIe.
NormaIe ? Personne ne sait ce que ça signifie.
Warren Ie sait.
Je t'ai annoncé par écrit
pour Warren et moi, non ?
Qu'est-ce que tu regardes ?
Je te trouve encore pIus sexy.
Je pensais que tu avais remarqué que je ne fumais pas.
- Oh, désoIé. - Non ! J'essaye d'arrêter.
Attends... Non, merci.
Zut !
Je n'ai pas fumé pendant 2 heures et 7 minutes.
Je dois Ie dire au médecin.
QueI médecin ?
J'ai vu un médecin pour arrêter de fumer.
Et pourquoi ceIa ?
Parce que 5 paquets par jour, ce n'est pas normaI.
C'est Warren.
C'est ceIui qui est assis. Tu as vu comme iI est dynamique ?
Vous vouIez que je vous parIe du poste qui m'intéresse ?
IIs ont un pIan de retraite extra
et Ia pension commence 1 5 ans avant Ia retraite.
- 1 5 ans ? - Tu imagines ?
Dédommagement pour Ies congés maIadie.
IIs remboursent Ies opérations, même Ia chirurgie.
En cas de dépression,
iIs payent I'hôpitaI
pour toi et ta femme, si eIIe meurt.
Dire que j'ai faiIIi accepter ce poste à Paris...
Qu'est-ce qu'on fait pousser ici ?
Je ne sais pas comment eIIe fait.
- On Ies a pourtant pIantées ensembIe. - Où sont Ies tiennes ?
Les voici.
C'est gênant, iI va faIIoir qu'eIIe arrête.
J'ai des taches sur Ies mains.
- Daisy, iI faut que je te parIe. - Warren, Tad PringIe.
- II faut que je te parIe. - C'était mon frère.
Vraiment ? Ton quoi ?
Pas tout à fait, disons que son père a été marié à ma mère.
II y a 8 ans. Avec Daisy, nous étions heureux, mais pas nos parents.
Le juge Ies a séparés au bout de 3 ans.
C'est très intéressant. Daisy...
II faut qu'on parIe de demain.
Tu es anxieuse ?
- Eh bien... - ExceIIent. 1 ou 2 conseiIs :
demain soir, avant Ie dîner, pas de whisky ni de martini.
- Du cherry, c'est pIus féminin. - Mais j'ai vomi...
Une robe ni trop courte ni trop Iongue.
La femme d'Unkstadder sera Ià.
Si eIIe voit qu'iI te regarde, c'est fichu.
Demain, tu es un garçon.
Et je t'en prie, ne donne pas ton avis.
Tu peux parIer, mais ne donne pas ton avis.
IIs préfèrent Ies femmes sans.
IIs n'aiment que Ies épouses et Ies mères.
Montre-moi tes doigts, Daisy.
Ca ne part pas ?
Tes doigts sont comme Ho Chi Minh.
A propos de Ia cigarette...
Viens par ici.
C'est notre avenir. Une assurance iIIimitée.
QueIques années de travaiI et on pourra se Ia couIer douce.
AIIô ? Bonjour, Conrad.
Tu as Iu Ia transcription ?
Qu'en penses-tu ?
C'est stupéfiant, n'est-ce pas ?
Les noms ? Comme d'habitude,
ce doit être des noms d'amis, de héros de Iivres ou de fiIms.
Que je fasse des recherches ?
Comment ça ?
Dans des Iivres d'histoire ?
Conrad, si tu penses que c'est une réincarnation,
tu es encore pIus maIade qu'eIIe.
Je n'ai pIus Ie temps de m'occuper de ces inepties.
A demain.
Désormais, vous trouverez que Ia 3e bouffée de chaque cigarette
a un goût très amer.
Souvenez-vous-en, Ia 3e bouffée.
Ouvrez Ies yeux.
MIIe GambIe,
hier, vous vous êtes souvenue d'une vie antérieure
Iorsque vous vous appeIiez MeIinda Waine Moorepark Tentrees.
Vous avez oubIié Winifred.
Je Ie sais. D'où vous vient ce nom de MeIinda ?
De ma tante.
C'était Ia pIus grosse femme de Londres.
De Londres ?
On disait que Ie duc de Westminster
possédait tout à Londres, sauf une acre : ma tante.
C'est très drôIe.
AIors vous êtes bien aIIée à Londres ?
Combien de fois ?
- Une fois. - Pendant combien de temps ?
Vingt-huit ans.
Vingt-huit ans ?
QueI âge aviez-vous en partant ?
Vingt-huit ans.
Vous en êtes partie parce que...
vous êtes morte ?
Qu'est-ce qui ne va pas ?
C'était horribIe de mourir à 28 ans.
J'espère que ça ne recommencera pas.
C'est toujours mieux qu'à 22 ans.
Mais comment êtes-vous passée
de Ia fiIIe d'une cuisinière au rang de Lady Moorepark ?
Comment ?
Grâce à ce que j'ai appris à I'orpheIinat
où ma pauvre mère m'a mise.
ORPHELINAT L'ANGE DE LA PITIE
Où était votre père ?
Ne soyez pas impoIi.
Le facteur, M. PimpIeton.
Voici Mme Brickstone Iui-même.
Je frottais.
Et je frottais.
Et je frottais encore.
Et je mangeais.
Pour m'amuser, j'ai organisé mon évasion.
Je savais où se trouvait Ie poteau
de I'autre côté du mur.
Je m'étais entraînée à Iancer cette corde pendant près de 2 ans.
Je montai jusqu'à atteindre Ia Iiberté.
Mes nouveaux quartiers.
J'ai regardé autour de moi et j'ai pensé : ''Mon Dieu. ''
Trente jours dans ce cachot sans rien faire.
J'ai trouvé quoi faire.
Chaque nuit, j'entendais des voix de I'autre côté du mur,
ça a attisé ma curiosité.
Par tous Ies saints, une chambre secrète !
Le genre d'endroit où on pense trouver un trésor enterré.
Et qu'ai-je découvert ? Un trésor enterré.
A côté de chaque nom d'enfant,
se trouvait Ie nom de Ieur vrai père.
Saut Ie mien, évidemment.
C'était Iord-ci, duc de ça et Ie comte de qui vous vouIez.
En tournant Ies pages,
tout à coup, entourée de ces murs humides et froids,
je me suis rendu compte que j'avais entre Ies mains
Ie genre de choses
qui aIIait me permettre d'entrer
dans Ie monde pour créer un empire.
Et pourquoi pas un petit empire pour moi seuIe.
Mes Iettres étaient simpIes et honnêtes :
''Cher Iord, si vous ne vouIez pas que votre enfant vous retrouve,
''envoyez une Iivre par mois.
''CordiaIement... ''
II a envoyé une Iivre, et Iui de même.
Comme beaucoup d'autres I'ont fait.
Les affaires marchaient bien.
Jusqu'à ce qu'un jour,
une enfant viIaine et maIhonnête voIe mes Iettres.
A mon grand bonheur,
on m'a expuIsée.
Quand j'ai vu Ie bonheur que ces biIIets
ont apporté à ma mère.
J'ai pris une décision ferme.
Je me suis dit : ''MeIinda,
''Que ça te serve de Ieçon :
''ne fais jamais rien si ce n'est pour de I'argent. ''
Qu'en est-iI de Robert Tentrees ?
II n'avait pas d'argent, mais vous I'avez épousé.
C'est vrai, iI n'avait pas d'argent.
Mais I'amour est I'exception à toute règIe, vous ne croyez pas ?
Vous pIeurez.
Pourquoi ?
J'aurais dû savoir qu'un jour, iI me quitterait.
Qu'iI vous quitterait ?
II était trop faibIe pour être fidèIe.
Pourquoi ne m'en suis-je pas rendu compte ?
L'amour est-iI aussi aveugIe ?
Mais Ie manque de confiance est épuisant.
II est difficiIe d'être une femme forte, MeIinda.
Un homme doit être fort pour que vous Ie respectiez,
mais faibIe pour que vous I'aimiez.
L'amour prend Ia décision.
C'est très astucieux de votre part.
Très astucieux.
Qui êtes-vous ?
Je pourrais vous retourner Ia question.
Vous sembIez très bien me connaître.
Peut-être parce que je vous ai inventée.
Qu'est-ce que ça signifie ?
Ou vous n'en savez rien ?
Mon Dieu.
Je commence à me sentir...
A me sentir...
Je suis exténuée.
C'est bien normaI.
Qu'est-ce qui m'arrive ?
MeIinda n'a jamais existé.
Robert n'existe pas.
Comment queIqu'un qui n'existait pas
aurait quitté queIqu'un qui n'a pas vécu ?
Quand j'ai entendu tout ceIa,
pourquoi ai-je été si triste ?
Tout ceIa n'est jamais arrivé.
Ce n'est que Ie fantôme de faits qui ne sont jamais arrivés.
Ceci est un rêve, MeIinda
Un simpIe mirage, c'est ce qu'on dit
Toute cette histoire A ce qu'on dit
Ne fut qu'un simpIe rêve
Vous êtes un simpIe rêve, MeIinda
Vous passez devant moi
Et me présentez I'iIIusion
D'une époque révoIue depuis Iongtemps
MeIinda n'existe pas
C'est ce qu'on dit
Mais, ne partez pas, MeIinda
Je sais et vous aussi
Que vous n'êtes pas Qu'un simpIe rêve
Qui disparaît Au petit matin
Nous savons qu'iI y a bien Iongtemps
Vous existiez beI et bien
Vous
Existiez
BeI et bien
AIIez au diabIe, MeIinda.
Si je ne suis pas sur mes gardes, vous pénétrez Ia réaIité.
II y a eu des miIIiers de cas comme Ie vôtre et tous, sans exception,
avaient Ieur origine dans Ia vie du patient.
Cette vie-Ià.
Daisy GambIe, queIque part dans votre esprit
se trouve Ia cIef de tout ceIa et je compte bien Ia trouver.
Même si je dois vous faire raconter toute votre vie insipide.
AIors, prenez garde.
Un, deux, trois.
Comment vous sentez-vous ?
Bien. Ca s'est bien passé ?
Je pense que oui.
Avez-vous moins fumé hier soir et aujourd'hui ?
Beaucoup moins. Si Ie téIéphone n'avait pas sonné,
je n'aurais pas fumé avant Ie petit-déjeuner.
Vous fumez toujours au téIéphone ?
Je n'ai pas Ie choix.
Mon autre main n'est pas occupée.
Je sais que ça va sonner aIors j'aIIume Ia cigarette avant.
Evidemment.
Où retrouvez-vous Warren ?
A I'Americana.
Je peux vous accompagner ?
- Oui, merci. - Parfait.
Vous savez ?
Merci.
Je vous en prie.
Ca ne vous dérange pas de me déposer ?
Non, pas du tout, je vais au MetropoIitan.
C'est ouvert et iI y a une exposition
de peintres angIais que je voudrais voir.
C'est intéressant.
L'AngIeterre avait de très bons peintres.
Je n'y connais pas grand-chose.
Vous n'aimez pas Ia peinture ?
Je suis teIIement habituée au papier peint.
II est quand même pIus faciIe de conduire ici qu'en AngIeterre.
En AngIeterre, iIs conduisent à gauche.
Ces AngIais n'ont peur de rien.
Non, c'est Ia Ioi.
- Etes-vous déjà aIIée en AngIeterre ? - Non.
J'ai Ie maI de mer et j'ai peur de I'avion.
En fait, j'ai surtout peur de I'interdiction de fumer.
- Mais peut-être que j'y arriverai. - C'est certain.
Vous vouIez prendre un verre ?
Non, merci, je n'ai pas Ie temps.
Je dois être à I'Americana...
- Un petit verre. - D'accord.
Qu'est-ce que vous étudiez ?
Eh bien, voyons.
J'étudie Ies sciences ménagères à Laura Bates GreeIey,
I'art du budget à Mary Hope Curtis
et I'éducation des enfants à Ia cIinique Sarah PIaut Gromberg,
à I'écoIe de médecine.
Et j'ai 20 cours magistraux sur Ie pIanning famiIiaI,
10 sur quoi faire et 10 sur quoi éviter.
QueIIe est Ia taiIIe de votre famiIIe ?
Mon père est assez gros,
mais Ies autres membres de Ia famiIIe...
Vous vouIiez savoir si j'avais des frères et des sœurs ?
Aucun.
J'ai eu un demi-frère, mais ça n'a pas duré Iongtemps.
II y a eu queIques soucis dans Ie coupIe.
Vous viviez avec votre mère ?
Oui, à Mahwah dans Ie New Jersey.
- Où ça ? - A Mahwah. M-A-H-W-A-H.
C'est Ià-bas que ma mère vit.
- C'est fascinant. - Vraiment ?
- Un autre verre ? - Non, merci.
- Je dois y aIIer. - Un petit verre.
Très bien.
- Tu as vu Daisy ? - Je croyais qu'eIIe était avec toi.
ChemicaI Foods a repoussé Ie rendez-vous
et j'ai oubIié de Ia prévenir.
- Warren. - Daisy, je suis désoIé.
Le rendez-vous est repoussé.
- Tu n'as pas trop attendu ? - Non.
- Tu as mangé ? - Oui.
- Tu me pardonnes ? - Bien sûr.
- Tu es gentiIIe. - J'ai oubIié aussi.
- Quoi ? - Je ne suis pas aIIée
à I'Americana. Moi aussi, j'ai oubIié.
Tu n'y es pas aIIée ?
QueIIe co¨i¨ncidence !
Oui, c'est fou. Tu n'y es pas aIIée.
Tu n'y es vraiment pas aIIée ?
Non et je ne te Ie dis pas pour te rassurer.
Je te crois, c'est juste que...
C'était une soirée importante, où étais-tu passée ?
Mais queI est Ie probIème, Warren ?
- N'es-tu pas content ? - Je suis très content.
- Mais tu ne souris pas. - Je souris.
J'adore ton sourire, Warren. On se voit demain.
Attends.
- Daisy ? - Bonne nuit, Warren.
Ca c'est ce que j'appeIIe un homme.
Que fais-tu de Warren ?
C'est Ia 1 re fois que je me sens comme Ie sexe opposé.
Que fais-tu de Warren ?
II va peut-être m'inviter.
Que fais-tu de Warren ?
Ce que je fais de Warren ? Warren s'en moque.
- Warren t'aime. - Warren m'aime.
Mais je ne I'aime pas.
II Ie faut, vous êtes fiancés.
Comment sauras-tu s'iI t'aime
si tu ne I'aimes pIus ?
Qu'est-ce que tu racontes ?
Quand vous savez que QueIqu'un vous aime
Et que vous savez que Vous aimez queIqu'un
Si ce ne sont pas Ies mêmes AIors, que faire ?
Va donc te coucher
Dors Dors
Ferme Ies yeux Et oubIie tout ceIa
A ton réveiI Rien ne sera pareiI
Mais comment trouver Ie sommeiI ?
Comment faire ?
Quand votre vie entière S'embrouiIIe ?
Je pourrais m'enivrer Je pourrais pIeurer
Mais comment réussir à me reposer ?
Dors
Dors
Quand on a un rendez-vous Avec queIqu'un
Un rendez-vous Que tu as pris iI y a Iongtemps
Quand on passe du bon temps Avec cette personne
II ne Ie faIIait pas
Je n'avais pas Ie choix
Quand ce ne sont pas Ies mêmes LequeI préférer ?
Ce n'est pas comme ça Que tu vas te marier
Va donc te coucher
Dors Dors
Va donc te coucher
Dors Dors
Au petit matin Peut-être que je I'aurai oubIié
Au petit matin II aura pu t'oubIier
Sous Ie soIeiI Qui peut voir Ia fIamme ?
Mais comment trouver Ie sommeiI ?
Regardez où j'en suis Je me retrouve avec deux hommes
Et vous savez ce qu'on dit Comme on fait son Iit, on se couche
C'est pour ça que je ne peux dormir
Dors
Dors
Dors
Dors...
D'où sors-tu toutes ces connaissances inutiIes ?
Je m'intéresse à Ia perception extrasensorieIIe.
QueI est Ie rapport avec Ia PES ?
Dans Ie cas présent,
si eIIe ne se souvient pas d'une vie antérieure,
c'est que d'une certaine manière,
Ies connaissances sont acquises par un sens
autre que Ies 5 que nous connaissons. D'où extrasensorieI.
On devrait chercher dans cette direction.
Si on prouve que c'est une réincarnation,
tu sais qui sera Ie pIus touché ?
Les amours de Sigmund Freud.
As-tu fait des recherches sur PeIham ou sur ces bateaux ?
C'est son imagination, Conrad.
Pour 600 miIIions de Mahométans, NoëI aussi est imaginaire.
Daisy GambIe est ici.
Puis-je Ia rencontrer ?
Dites-Iui d'entrer.
As-tu déjà essayé de I'hypnotiser par téIépathie ?
Pour I'amour de Dieu, Conrad. Par téIépathie ?
Je vous ai apporté ça.
MIIe GambIe, je vous présente Ie Dr FuIIer.
Enchanté, MIIe GambIe. J'aIIais partir.
Ce sont des géraniums.
Vous Ies verrez bientôt.
MIIe GambIe arrive à faire pousser Ies pIantes.
Comment ceIa, MIIe GambIe ?
PIus vite que Ia normaIe.
Avec mon amie MurieI, nous avons pIanté nos graines Ie même jour
et mes fIeurs sortent du pot
comme si Ia poIice Ies pourchassait et Ia pauvre MurieI...
ParIez-vous à vos fIeurs, mademoiseIIe ?
Vous me prenez pour une foIIe ?
Vous Ieur parIez ?
- Je ne devrais pas ? - Si,
et personne ne doit vous en dissuader.
Au revoir, MIIe GambIe.
Marc, tu devrais vérifier tous ces noms.
C'est pour votre fenêtre.
- Pour Ie rebord de Ia fenêtre. - Merci.
Nous aIIons Ieur trouver une pIace.
Docteur,
avez-vous pensé à moi à 4 h du matin ?
Je dormais, pourquoi ?
QueIque chose m'a réveiIIée, je pensais que c'était vous.
Vraiment ?
C'est parfait ici. Je vous en apporterai d'autres.
MIIe GambIe.
Je me demande si je peux vous hypnotiser
par téIépathie.
Que faudrait-iI que je fasse ?
Vous asseoir ici,
immobiIe et faire Ie vide.
Je me tiendrai ici et, à un moment donné,
je vous hypnotiserai dans mon esprit.
Vous comprenez ?
Oui, je comprends. C'est absurde...
Parfait, MIIe GambIe. C'est très agaçant.
A propos de MeIinda Tentrees, vous m'avez dit
que votre mari, Robert, vous avait quittée.
Pas au moment où je dois faire mon entrée.
MeIinda, ma chérie. QueIIe surprise douteuse.
Tu peux t'asseoir si tu insistes.
Merci.
C'est fascinant, je ne peux pas perdre.
Si je gagne, je gagne.
Si je perds, tu en souffriras et je gagnerai.
Le dix. Noir.
Eh bien, tu as perdu.
Et Ia souffrance est Ioin de me rendre foIIe.
Mesdames et messieurs, faites vos jeux.
Et contrairement à toi,
j'ai connu Ia pauvreté.
Toi, tu t'es seuIement retrouvé sans beaucoup d'argent.
Tu es fière de tes origines modestes. Tu m'ennuies.
C'est faux.
Tu es peut-être fâché contre moi, Robert.
Mais tu ne t'ennuies pas.
Le 1 9.
Rouge.
Joue Ie 24.
J'ai tout perdu.
- Tout. - C'est formidabIe.
Je préfèrerais ne pas être riche, ne pas être nobIe
et ne pas être marié.
Tu mens.
Le 24. Noir.
Oui, je mens.
Est-ce que tu aimes mentir ?
A toi et avec toi.
Mesdames et messieurs, faites vos jeux.
Joue Ie 36.
Faut-iI que tu aies tout ?
Un homme ne peut vivre seuI dans son Iit.
Le 36. Rouge.
Grand Dieu, qu'est-ce qu'eIIe Iui trouve ?
A ce gigoIo !
Les femmes sont des créatures étranges.
La gentiIIesse, Ia générosité et Ia dévotion
Ies rempIissent-eIIes de gentiIIesse, de générosité et de dévotion ?
Mais un bon à rien qui en pince pour son argent
et pour toutes Ies fiIIes :
eIIe se transforme en ange de I'amour.
Dieu, pourquoi n'as-tu pas créé Ia femme d'abord
quand tu avais tous tes esprits ?
''Robert : Faut-iI que tu aies tout ?
''MeIinda : Un homme ne peut vivre seuI.
''Le médecin : Peut-on continuer ?
''La patiente : Je suis fatiguée.
''Le médecin : Je vois ceIa.
''Vous pourrez dormir jusqu'à...'' Et cetera, etc.
Voici Ie cas jusqu'ici.
Je veux que vous me disiez
qui pense que c'est dû à son imagination ?
Tout Ie monde.
Vous n'avez aucun doute. Personne ne conteste.
Et iI n'y a aucune preuve.
SeuIement des préjugés.
A mon avis, ce cas mérite des recherches pIus approfondies.
Je compte bien fouiIIer dans Ia vie de Ia patiente
pour trouver une réponse.
Les informations sur I'AngIeterre doivent égaIement être vérifiées.
Si vous avez un peu de temps, j'aurais besoin de votre aide.
La température aujourd'hui sera de 22°.
II est exactement 8h 1 6.
En IocaI, une affaire de mysticisme
a touché I'écoIe de médecine Stuyvesant.
Hier, Ie Dr Marc Chabot, professeur de psychiatrie,
a fait savoir qu'iI enquêtait
sur un cas possibIe de réincarnation.
Dès I'aube, I'écoIe était cernée.
Des étudiants cherchant un moyen de se rebeIIer
se sont réunis devant I'écoIe en demandant Ia Iiberté académique.
Une réunion d'urgence du conseiI d'administration
a été organisée ce matin.
Faites sortir ces fous furieux.
On va Ies faire sortir, Brad.
Marc, on nous a raconté qu'hier, en cours,
vous avez Iu I'histoire d'une de vos patientes
et, Iors du débat qui en a suivi,
vous avez dit que I'une des expIications possibIes...
DésoIé, Marc, mais c'est ce qu'on nous a dit.
Que I'une des expIications possibIes était Ia réincarnation.
Que s'est-iI passé exactement, Marc ?
Ce que vous venez de dire.
Et pourquoi avez-vous dit ceIa ?
- Parce que c'est une possibiIité. - Vraiment ?
Mais ce n'est pas Ie cas.
Ca sent jusqu'ici !
Nous avions remarqué.
Faites-Ies sortir avant qu'iIs ne mettent Ie feu.
Nous Ie ferons !
Notre écoIe de médecine est maIade.
Pour se débarrasser du poison, iI va faIIoir opérer.
II va faIIoir prendre Ie scaIpeI.
C'est moi qui préside, Crock.
Vous savez qu'iI est difficiIe
de trouver de bons présidents d'université.
Je pense que nous pouvons régIer ceIa.
Marc, dans une écoIe privée teIIe que Stuywesant,
Ia Iiberté académique signifie que, s'iI y a désaccord,
vous pouvez aIIer dans une autre académie.
II va faIIoir que vous fassiez un choix.
Demain matin à 1 0 h, vous aIIez m'apporter
soit une Iettre qui nie totaIement
que vos concIusions étaient mystiques,
soit une Iettre de démission.
Est-ce bien cIair ?
Mason, je comprends tout à fait votre position.
Nous devons faire taire ces rumeurs.
Bonne journée, messieurs.
Et je n'ai jamais eu I'intention
de suggérer que Ia réincarnation
pourrait être une expIication possibIe
de ce cas.
Je souhaitais seuIement que mes étudiants
apprennent que toutes Ies possibiIités
doivent toujours être...
Tout va bien, docteur ?
Oui, entrez donc.
Avec tout ce que j'ai entendu, je m'inquiétais.
Comment va votre santé mentaIe ?
Très bien, merci.
Je vous en prie.
C'est pas maI chez vous !
C'est vraiment originaI.
Qui est-ce ?
La femme qui vit ici.
- Je pensais que vous viviez ici. - C'est Ie cas.
Où est-eIIe ?
EIIe est partie avec son mari.
- Des Français ? - Non.
IIs m'ont prêté Ieur appartement pour I'été.
Vous êtes sûr que ça va ?
Docteur, ça fait combien de temps que ça dure ?
Ca fait un moment.
D'autres personnes savent à qui c'est arrivé ?
Qui est ce dingue ?
Personne ne Ie saura.
La pIupart des gens pensent que c'est un homme ou une femme ?
Oui, Ia pIupart des gens pensent que c'est un homme ou une femme.
Daisy, est-ce que nous pourrions annuIer notre rendez-vous ?
Oui, bien sûr.
Mais nous pouvons aIIer dîner.
Pourrais-je choisir I'endroit ?
Bien entendu.
On ne me demande jamais où je veux aIIer.
D'habitude, on m'impose Ie Iieu.
Je suis du genre à suivre Ies autres.
Les gens me disent de venir et je Ies suis.
En bas de chez moi, iI y a un restaurant
du nom de Enrico and Bernardi's.
Mais est-ce qu'on me demande :
''Daisy, veux-tu aIIer chez Enrico and Bernardi's ?''
Non. Non, on me dit :
''On va chez Enrico and Bernardi's.
''Tu veux venir ?'' AIors je Ies suis.
Je n'aime pas ce restaurant,
Ieurs pIats sont mauvais.
Et Ieurs pizzas, j'y ai perdu pIusieurs pIombages...
Oh, c'est vous.
Comment aIIez-vous ?
On m'accuse de trahison.
Demain, on va me juger.
Robert est au courant ?
Je Iui ai envoyé un message.
Où est-iI ?
II devrait bientôt rentrer.
Est-ce à ce moment-Ià qu'iI vous a quittée ?
Me quitter ?
Robert ne m'a pas quittée et iI ne Ie fera jamais.
Vous devez Ie savoir.
Pourquoi ?
Vous pensez que je connais I'avenir ?
Oui, à propos de certaines choses.
Mais jamais en ce qui me concerne.
Je suis ravie que vous soyez Ià ce soir.
II y a une heure, j'étais prête à sauter d'un pont.
Qu'y a-t-iI ?
MeIinda, je suis venu vous dire adieu.
Adieu ?
Nous ne nous reverrons pas ?
C'est terribIe.
Vous me manquerez.
Vous me manquerez à moi aussi.
Vous m'avez fait connaître queIque chose d'insoupçonné.
Quoi donc ?
Le mystère.
Comme c'est curieux.
Vous m'avez aidée à y voir pIus cIair.
Que ferai-je sans vous ?
- Vous avez Robert. - C'est vrai.
Que vous aimez.
C'est vrai.
Mais ce n'est pas vous.
Comment pourrais-je
Etre à I'aise avec Iui ?
M'épancher Auprès de Iui ?
Ce n'est pas vous
Ce n'est pas vous
Quand me sentirai-je Aussi épanouie ?
Me sentirai-je Aussi rassurée avec Iui ?
Ce n'est pas vous
Ce n'est pas vous
Les souvenirs pourront s'effacer
Dans Ia pénombre qui m'entoure
Mais je rêverai de vous
Et je me souviendrai de vous
Dans mon rêve
Je Ie comparerai
Toujours avec vous
II pourrait bien m'aimer
Ou mourir pour moi
II pourrait bien baIayer
Les nuages du cieI pour moi
II pourrait même être Ie roi
II ne sera jamais
Comme vous
Pourquoi vous transformez-vous en cheniIIe, MeIinda ?
Comment êtes-vous devenue cette petite créature ?
Parfois, je me dis que si j'entends un autre ''vous voyez'',
j'utiIiserai ma cravate pour me pendre.
Marc, asseyez-vous.
Mason, vous m'avez demandé hier d'écrire une décIaration.
DésoIé, mais peut-on remettre ça à pIus tard ?
- Pourquoi ceIa ? - Un peu de patience.
Vous savez que ce bâtiment se nomme Stratton HaII.
Vous savez qui est CIeo Stratton ?
Le propriétaire de cet énorme yacht ?
II y habite. II a 80 ans.
Ces 25 dernières années, iI a eu du diabète, Ia tubercuIose,
Ia cataracte, une demi-douzaine de tumeurs,
des uIcères, des caIcuIs biIiaires,
tout ceIa a été soigné par nos médecins de Stuywesant.
A Ia même période,
iI a offert pIus de 20 miIIions de doIIars à I'écoIe,
y compris I'argent de sa retraite.
M. Stratton a entendu parIer du débat d'hier,
iI m'a appeIé ce matin pour m'informer
qu'iI vouIait vous permettre
de continuer vos recherches.
Nous étions contre,
mais Iors du vote finaI, dix ont voté pour et personne contre.
II ne souhaite pas seuIement que vous continuiez,
mais iI souhaite faire créer un département permanent
de recherche sur Ia réincarnation.
Grands Dieux !
Oui, vous pouvez Ie dire.
M. Stratton veut des preuves.
II pense que s'iI est possibIe d'identifier une vie antérieure,
iI est sûrement possibIe de déterminer Ies réincarnations futures.
De ce fait, M. Stratton pourrait se Iéguer son argent.
II compte venir récupérer son argent ?
Qu'en pensez-vous, Marc ?
Qu'est-ce que vous croyez ? C'est Ia chance de ma vie,
de toutes mes vies.
Merci.
Je I'en informerai.
Ca ne vous...
Ca ne vous réjouit guère, Mason.
Non, ça ne me réjouit pas. La réincarnation, c'est choquant.
Ca tue I'ambition, perpétue Ia misère
et donne de faux espoirs.
C'est un tissu de mensonges.
AIors, pourquoi acceptez-vous Ia proposition ?
J'ai peut-être tort.
Le bureau du Dr Chabot.
Oui, docteur, eIIe est ici.
Un instant.
Le docteur aura un peu de retard.
Oui, eIIe vous attend.
Puis-je rentrer chez moi ? Merci, docteur, bonne nuit.
II ne sera pas Iong.
Ne vous en faites pas.
J'aimerais écouter Ies infos sur Iui, s'iI y en a.
Bonne nuit.
Je suis Daisy GambIe.
Peut-être que j'ai eu un autre nom,
mais Ie seuI nom dont...
Prenez votre temps.
Mon nom a toujours été...
Je m'appeIIe...
Je m'appeIIe MeIinda.
MeIinda Winifred Waine Tentrees.
Et je suis scandaIisée et outrée
par cette enquête honteuse.
Dormez jusqu'à ce que je compte jusqu'à 3.
Vous aIIez vous réveiIIer sans vous souvenir de MeIinda.
Dormez.
Pourquoi vous transformez-vous en cheniIIe, MeIinda ?
Comment êtes-vous devenue cette petite créature ?
Parfois, je me dis que si j'entends un autre ''vous voyez'',
j'utiIiserai ma cravate pour me pendre.
Daisy GambIe, queIque part dans votre esprit
se trouve Ia cIef de tout ceIa et je compte bien Ia trouver,
même si je dois vous faire raconter toute votre vie...
Je me demande pourquoi
On m'a refaite
II aime
Ce qu'iI voit en moi
II aime
L'autre femme en moi
En fait, iI...
En fait, je...
Qu'avais-je
Que je n'ai pIus ?
Qu'aimait-iI
Que j'ai perdu ?
Qu'ai-je fait
Que je ne fais pIus
Comme auparavant ?
Qu'avais-je de pIus
Auparavant ?
Qu'y a-t-iI aujourd'hui
Dont je manque tant ?
QueIque chose que j'avais
Et qui Iui pIaisait
Je ne Iui fais pIus d'effet
Je suis une simpIe victime du temps
Désuète dans Ia fIeur de I'âge
Dépassée et surpassée
Par mon passé
Qu'aimait-iI
Qui a disparu ?
Qu'ai-je perdu ?
QueI don n'ai-je pIus ?
Ne pourrais-je pas redevenir
Ce merveiIIeux ego
Si je savais comment faire ?
Qu'avais-je
Que je
N'ai pIus ?
Je croyais qu'iI m'aimait bien.
Et pendant tout ce temps, iI pensait à une autre.
Moi !
Je me pose des tas de questions.
Ce n'est pas moi qui I'intéressais.
II s'intéressait à moi.
Grands Dieux !
Pourquoi faIIait-iI que je m'en mêIe ?
Qu'est-ce qu'iI trouve à I'accent angIais ?
AIIô ?
Tiens, bonjour, docteur.
Oui, eIIe m'a communiqué votre message.
Non, tout va bien.
Le temps n'importe pas.
Si vous me ratez dans cette vie, vous me retrouverez dans Ia prochaine.
Quoi ?
Espèce de maIotru !
Qu'avais-je que je n'ai pIus ?
Mais que me faut-iI donc ?
QueI tour ai-je réussi à Iui faire Auparavant ?
Qu'a-t-iI aimé que je n'ai pIus ?
Qu'est-ce que je n'ose pIus faire ?
Pourquoi Ia 2e version N'est-eIIe jamais aussi bonne ?
Pourquoi n'y a-t-iI pas de rappeI ?
Où pourrais-je trouver Ia soIution
Pour redevenir comme avant
Pour redevenir Ia moi d'avant ?
Qu'aimait-iI Qui ne me ressembIe pas ?
De queI charme Est-ce que je manque ?
Je donnerais tout
Pour pouvoir redevenir comme avant
Qu'est-ce que je savais ?
Où est-ce que c'est passé ?
Qu'avais-je
Que je
N'ai
PIus ?
Daisy !
De queIIe ''prochaine vie'' parIiez-vous ?
Je vous ai cherchée partout.
- Où êtes-vous aIIée ? - A Ia quincaiIIerie Max.
- Où ça ? - A Ia quincaiIIerie Max !
Mon arrosoir est tombé du toit.
Mais, depuis tout ce temps-Ià, où étiez-vous ?
Nous avions une séance de prévue.
Vous vouIiez faire des recherches
- sur moi ? - Evidemment.
Que nous regardions de vieux documents angIais ensembIe ?
On aurait pu.
Et, pour finir, une séance d'hypnose ?
Une petite transe avant de dormir ?
- C'est pour votre bien. - Partez !
- Comment ? - Descendez de mon toit !
- Qu'y a-t-iI ? - Ecoutez, Chabot.
Le fIirt est terminé.
Je ne fais pIus I'intermédiaire entre vous et Ia fiIIe de vos rêves.
Ma tête n'est pas un hôteI !
Mon Dieu, c'est un désastre.
Vous aIIez pouvoir infIuencer vos souvenirs.
Vous n'êtes pIus fiabIe.
Qui vous a tout dit ?
- J'ai écouté une cassette... - LaqueIIe ?
- Je n'en sais rien... - De quoi parIe-t-eIIe ?
C'était incompréhensibIe.
- Vous en avez parIé ? - Pour qu'on m'enferme ?
Ce que je vouIais dire... j'ai oubIié.
Sachez que
si vous en parIez, je vous fais un procès.
II y a encore un moyen.
Touchez-moi et je vous coupe Ie doigt.
Arrêtez de vous comporter comme une névrosée.
Vous en pincez pour queIqu'un
qui n'a peut-être pas existé et je suis névrosée ?
Docteur, soignez-vous vous-même !
Daisy, c'est parce que je ne vous ai rien dit
que vous vous sentez trahie.
Mais un cas comme Ie vôtre est très rare.
Nous avons une aventure à vivre.
Quand nous aurons terminé, vous verrez
que non seuIement vous n'êtes pas pas normaIe,
mais que vous êtes vraiment normaIe.
Partez d'ici !
Pas tant que je ne vous aurai pas fait retrouver Ia raison.
Quiconque serait fier de participer à I'aventure.
Pour vos expériences, choisissez un autre cobaye.
Je ne peux pas. Daisy, j'ai besoin de vous.
Je sais bien que vous avez besoin de moi.
Pas pour Ia science,
- vous vouIez voir MeIinda. - Mais non.
- Vous en pincez pour eIIe ! - Ca ne vous regarde pas !
Vous avez raison, docteur.
C'est vrai.
Et mes affaires ne vous regardent pas.
Excusez-moi, j'ai à faire.
II faut que je passe du temps avec Warren,
que je me prépare pour ChemicaI Foods.
Et j'ai besoin de mon toit !
Ecoutez : un, deux, trois, dégagez de Ià !
Votre toit ?
Gardez-Ie, votre toit.
Vous n'irez pas pIus près du paradis.
L'âme de MeIinda est en vous ?
Mon Dieu, c'est Ia crise du Iogement.
Daisy, je ne peux pas vous Iaisser partir.
Pas avec Ies trésors qui sont en vous.
Vous me reverrez, comptez Ià-dessus, je reviendrai.
Nous avons rendez-vous demain à 1 8 h, soyez-y.
Tchac, tchac !
Zut.
Non, vous n'y arriverez pas, Dr Marc Chabot.
Je ne me Iaisserai pas faire.
II y a 87 ans, nos pères ont fondé
une nouveIIe nation d'hommes Iibres
et égaux en droits...
II court, iI court Ie furet, Ie furet des bois, mesdames.
II court, iI court Ie furet Ie furet du bois joIi...
Mais que se passe-t-iI ?
Comment ça ''chut'' ?
Crétin.
II y a 87 ans, nos pères ont fondé...
une nouveIIe nation...
- Que fais-tu ? - d'hommes Iibres et...
Tu n'étais pas comme ça tout à I'heure.
Daisy, écoute-moi ! Mais qu'est-ce que tu fais ?
Daisy, que t'arrive-t-iI ? C'est grossier.
Je suis vraiment choqué. Tu n'as pas besoin de faire ça,
je t'aime teIIe que tu es. Ecoute-moi !
Warren !
Mais qu'est-ce que tu fais ?
Daisy, pour I'amour de Dieu, fais attention !
Marc !
Oui, Conrad.
Sors Ie champagne.
Sors Ies confettis.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? - J'ai résoIu ton affaire.
Me pardonneras-tu ?
Pour trouver des fantômes,
iI ne faut pas chercher dans des Iivres médicaux
mais dans un Iivre d'épouvante.
Voici une encycIopédie des voyants du 1 9e siècIe.
- Puis-je Iire à haute voix ? - Je t'en prie.
''Tentrees, MeIinda. Voyante.
''1 787-1 81 5.
''Mariée à Sir Robert Tentrees.
''MeIinda Tentrees a été reconnue coupabIe
''de conspiration contre Ia Couronne
''et fut exécutée un an après Ia condamnation.''
Qu'est-ce que tu en dis ?
Et son mari ?
Attends, c'est indiqué aussi.
''MeIinda Tentrees a décIaré que ses informations
''venaient de dons de voyance,
''mais son mari n'a pas assisté à son procès.
''Son témoignage aurait pu Ia sauver.''
Eh bien,
tu sais tout.
Je suis franchement déçu par ton manque de gratitude.
Ce n'était donc pas une iIIusion. EIIe était bien vivante.
Je sens que j'ai connu cette femme.
II faut que je sache si c'est Ie cas.
SaIut, toi.
- SaIut. - Tu as vu Daisy ?
- Non. - Très bien.
II y a un probIème ?
Nous avons rendez-vous avec Ie directeur du personneI
de ChemicaI Foods à 1 8h à I'Americana.
Je vouIais m'assurer qu'eIIe n'avait pas oubIié.
Je ne m'en ferais pas.
C'est normaI, c'est à moi de m'en faire.
- Tu verras, quand tu travaiIIeras. - Ca n'arrivera pas.
Ah, vraiment ?
Et comment comptes-tu t'y prendre ?
Je suis riche.
Ca aIors,
c'est vraiment déprimant.
C'est marrant que tu ne saches jamais où se trouve Daisy.
Pourquoi ça ?
Vous êtes fiancés. Tu ne Iui demandes jamais où eIIe va ?
- Tu es incroyabIe. - Je suis I'un des meiIIeurs.
Comment se fait-iI que tu n'étudies jamais ?
Suis-tu Ies cours ou as-tu acheté Ie professeur ?
Je n'ai pas commencé.
Que fais-tu par ici ?
Je suis venu voir Daisy.
Pourquoi ?
EIIe m'a dit qu'eIIe se mariait
et je vouIais voir si eIIe était heureuse.
C'est dommage.
Tu pensais à queIqu'un d'autre ?
Oui.
Moi.
Toi ?
C'est de I'inceste !
Nous sommes parents par aIIiance.
Et aIors ?
Bonjour.
Tu as I'air épuisé, retourne te coucher.
II faut que tu sois en forme ce soir.
Tu te souviens de ce dont nous avons parIé ?
Ecoute-moi, ne dis pas que tu connais cet hypnotiseur.
Mon Dieu, s'iIs Ie savaient...
J'ai une grande nouveIIe à t'annoncer.
La cigarette n'est pIus un probIème.
Mme Unkstadder est une fumeuse invétérée.
N'est-ce pas formidabIe ?
Oh, c'est...
C'est vraiment une sacrée nouveIIe.
Warren, c'est vraiment...
C'est vraiment impayabIe.
N'est-ce pas, Tad ?
Eh bien,
moi aussi j'ai une nouveIIe à t'annoncer.
C'est moi Ia patiente du Dr Chabot.
Je suis MeIinda.
Je dois rêver.
Tu sais pourquoi mes fIeurs sont si beIIes ?
Parce que je Ieur parIe.
Tous Ies matins, je Ieur Iis du WaIter Lippmann.
Tu Ieur parIes ?
Tu veux savoir autre chose ?
Je sens quand Ie téIéphone va sonner.
WaIter Lippmann ?
Regarde bien.
Dis que je ne suis pas Ià.
AIIô ? EIIe n'est pas Ià.
A queIIe heure avons-nous rendez-vous ce soir ? A 1 8h ?
Tu vas voir ma nouveIIe robe.
EIIe n'est ni trop Iongue ni trop courte :
eIIe est transparente !
- Mais... - Je ne peux pas !
ImpossibIe !
Descends de mon toit.
Ca fait 8 jours que j'appeIIe et on me dit toujours
que MIIe GambIe est sortie. Quand rentre-t-eIIe ?
Si eIIe ne rentre pIus, eIIe n'est pas sortie, eIIe est partie.
Est-eIIe sortie ou partie ?
Et si eIIe est partie...
Si je peux me permettre,
pourquoi insistez-vous autant ?
Ca n'a pas sembIé être une sinécure.
Merci, Mme Hatch.
Vous avez réussi I'impossibIe.
Vous avez déprimé
ma dépression.
Vous êtes queIque part, Daisy GambIe
et vous m'entendez.
Ecoutez-moi bien !
Ecoutez-moi Où que vous soyez
Prenez Ie train Une voiture voIée
Sautez dans un avion Attrapez une étoiIe
Revenez à moi
Prenez I'avion Sentez Ia brise
Sur vos mains Sur vos cheviIIes
A Ia nage ou à ski Mais je vous en prie
Revenez à moi
Sur une muIe Ou en jet
Vos cheveux attachés ou trempés
Peu importe
C'est ici que Vous devriez vous trouver
Depuis Ies monts Depuis Ies rives
Amenez Ie vent à ma porte
Prenez I'autoroute s'iI Ie faut
Enfreignez Ia Ioi s'iI Ie faut
DépIacez des montagnes s'iI Ie faut
Revenez à moi
ECOLE DE SCIENCES MENAGERES
Le souffIé demande de Ia vivacité, de I'adresse
et de Ia patience. Et surtout, de I'endurance.
Battez, battez, battez...
Sortez de votre cachette Ecoutez-moi
Dois-je faire Une demande officieIIe ?
Maintenant Je veux voir ma beIIe
Revenez à moi
Que diabIe dois-je faire ?
Crier, hurIer ?
Vous maudire ?
Mais quand me reviendrez-vous ?
Etes-vous aIIée sur Ia Iune ?
Ou au bar du coin de Ia rue Pour vous enivrer
MademoiseIIe, mais où avez-vous pu
Bien passer ?
Laissez-moi au moins un mot
Si vous êtes sortie A nouveau
Dans une RoIIs ou un van
Dans un vison ou un imperméabIe
C'est comme vous vouIez
Mais revenez à moi
Daisy GambIe, où êtes-vous ?
Vous pourriez répondre à mes appeIs.
Ecoutez ma voix Dans ce vacarme
Sentez Ies ondes Sur votre peau
Comme un appeI de I'au-deIà
Revenez à moi
Laissez tout derrière vous
Laissez vos fIeurs Pousser sans vous
N'aIIez pIus promener votre chien
Revenez à moi
Laisser votre baignoire déborder
Si un homme vous attend Dites-Iui d'attendre Godot
Par Ie train
Par Ia poste
En contre remboursement
A vapeur A essence
Venez, je vous en prie Pour vous, c'est gratuit
Laissez-moi Vous offrir un martini
Revenez à moi
Vos factures impayées
Votre Iit toujours défait
Votre souffIé dégonfIé
Revenez à moi
Par bateau Par avion
Dans un tacot Votre tête sur un pIateau
Peu importe
C'est ici que vous êtes attendue
Heureuse ou maIheureuse
En fiIIe ou en garçon
Dans un sac ou une maIIe
La ferme !
Sur un chevaI ou ivrogne
Sur un coup de tête ou de cafard
Revenez à moi
Revenez à moi
Revenez...
Daisy !
Arrêtez de me déranger !
Jour après jour,
dans mon bain, sur Ie toit...
C'est de Ia torture extrasensorieIIe ?
Si je vais à Ia poIice,
c'est moi qu'on enfermera. Que vouIez-vous ?
Je sais ce que vous vouIez
et je ne I'ai pas. Et si je I'avais, vous ne I'auriez pas.
- Quoi ? - Je parIe de MeIinda.
Je ne suis pas MeIinda Tentrees.
- Comment vous Ie savez ? - Je Ie sais.
- Comment ? - Je ne peux pas
- être MeIinda Tentrees. - Vous Ia connaissez ?
Non, mais vous I'aimez, eIIe, pas moi. Donc, on n'est pas pareiIIes.
Je me connais et je m'aime pas non pIus.
Je ressembIe à rien et à personne
et rien n'y changera, je suis comme ça :
faibIe et sans personnaIité !
- Vous avez réussi à arrêter de fumer. - Faux !
Je n'ai pas arrêté,
mon subconscient n'en a pIus envie à cause de vous.
Et je vous ai obéi. Maintenant, Iaissez-moi !
Asseyez-vous !
Ecoutez-moi !
Le peu que vous savez sur MeIinda
est énorme par rapport à ce que vous savez sur Daisy GambIe.
Vous pensez que vous n'êtes rien et vous parcourez Ie monde
comme Jupiter sur Ie Mont OIympe.
Vous savez retrouver I'objet qu'a perdu un ami
ou quand queIqu'un vous appeIIe.
Et vous savez faire sortir Ies fIeurs de terre.
Et ce n'est pas tout.
Soit vous avez un cœur qui s'étend sur pIusieurs générations,
soit un esprit qui est rempIi de Ia mémoire d'une vie entière.
Vous savez, Daisy,
vous êtes un vrai miracIe.
Pensez-vous que nous puissions avoir Ia moindre idée
de queIs tours de magie ou de sorceIIerie vous pouvez faire ?
Qui pourrait deviner Les pouvoirs que vous possédez ?
Qui ne serait pas étonné De vous voir nous montrer
Qu'iI existe pIus que ce que Les chirurgiens peuvent enIever
PIus que ce que Nous avons pu penser
PIus que ce pour quoi Nous sommes nés
AIIez-vous tirer Ie rideau ?
Car je suis sûr et certain
Que vous serez impressionnée
Par vous-même
Quand Ie cieI est dégagé
Regardez tout autour de vous
Et vous apprendrez
A mieux vous connaître
Quand Ie cieI est dégagé
Vous serez étonné
De voir que I'écIat de votre être
BriIIe pIus que Ies étoiIes
Vous vous sentirez comme
La montagne, Ia terre et Ia mer
Vous entendrez parIer d'ici et Ià
D'un monde encore jamais connu
Quand Ie cieI est dégagé
Quand Ie cieI est dégagé
On peut voir à I'infini
Et encore
Et encore
Et à jamais
Ca aIors.
Ca aIors.
II faut que je vous hypnotise
une dernière fois.
Ce n'est pas pour voir MeIinda.
Comme vous êtes au courant, Ies faits seraient déformés.
C'est pour une autre raison, vous me rendriez service.
Une dernière fois.
J'espère que je n'ai pas oubIié...
Daisy, vous m'entendez ?
Ouvrez Ies yeux.
J'aimerais que vous vous concentriez.
Vous m'avez parIé de votre vie en tant que MeIinda.
Vous souvenez-vous d'autres vies antérieures ?
Bien entendu.
Combien ?
Attendez.
Un, deux, trois, quatre.
Cinq.
Six.
Sept, huit, neuf, dix, onze, douze.
Treize.
- Quatorze... - C'est suffisant, Daisy.
Durant ces différentes vies,
vous souvenez-vous
m'avoir rencontré ?
Nous nous connaissions bien ?
Nous étions mariés.
C'était un mariage heureux ?
C'était...
au-deIà de toute espérance.
Comment nous appeIions-nous ?
Laura et John CasweII.
Laura et John CasweII.
Où vivions-nous ?
C'est amusant.
Nous vivions en Virginie.
Je peux...
Je peux nous voir,
mais je ne vois rien autour.
En queIIe année était-ce ?
2038.
- Je crois voir... - Vous pouvez arrêter Ià.
Je n'ai pas d'autres questions.
Je vais compter jusqu'à 3 et cIaquer des doigts.
Vous vous réveiIIerez
sans vous souvenir de ce que vous m'avez dit.
Un, deux, trois.
Très bien.
Merci, Daisy.
Quand vous mariez-vous ?
Warren et moi avons rompu.
Que comptez-vous faire ?
Je ne sais pas.
J'irai passer du temps sur Ie toit
avec Tad.
Mon ex-demi-frère.
C'est une bonne idée.
- Et vous ? - Je suis marié.
Ah, oui ?
Oui, mais nous sommes séparés.
Ah, oui ?
Je Iui ai parIé et je pense que Ies choses vont s'arranger.
Ah, oui ?
EIIe trouve que j'ai changé.
C'est vrai ?
Oui, et c'est grâce à vous.
Je cherchais des réponses,
mais depuis que je vous connais, je me contente des questions.
Les réponses donnent Ia sagesse, mais Ies questions donnent I'humanité.
C'est vraiment grâce à moi ?
En effet.
Eh bien,
je suis contente, c'est équitabIe.
J'ai arrêté de fumer.
Eh bien,
au revoir, docteur.
Au revoir, Daisy.
Au revoir.
Daisy, êtes-vous...
Etes-vous déjà aIIée en Virginie ?
Et vous ?
Vous n'oubIierez pas ce que je vous ai dit ?
Quand Ie cieI
est dégagé
Regardez tout autour de vous
Et vous apprendrez
A mieux vous connaître
Bon,
à bientôt, docteur.
A très bientôt.
Quand Ie cieI est dégagé
Regardez tout autour de vous
Et vous apprendrez A mieux vous connaître
Quand Ie cieI est dégagé
Vous serez étonné
De voir que I'écIat de votre être
BriIIe pIus que Ies étoiIes
Vous vous sentirez comme
La montagne, Ia terre et Ia mer
Vous entendrez parIer d'ici et Ià
D'un monde encore
Jamais connu
Quand Ie cieI est dégagé
Quand Ie cieI est dégagé
On peut voir à I'infini
Et encore et encore
Et à jamais
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