All language subtitles for Tout Nous Separe.srt

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian Download
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German Download
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian Download
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian Download
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian Download
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

...

Musique calme

...

Aboiements

- Toi, l� !

L�.

---

Tito.

Le chien hal�te.

Tito.

- Vas-y, speed. - Vous faites quoi, l� ?

- Allez, viens !

Musique rap

Rires

Comment on l'a niqu�.

- Comment il a failli lui arracher le bras !

- Faut pas le v�n�re, c'est tout.

- C'est bien �a, Tito ! - Petit Tito.

- Vas-y, monte le son.

---

- Je vais appeler la nounou.

- Quelle nounou ? Vous avez une nounou ?

- Ouais. - Pour planquer le shit de qui ?

C'est quoi, votre d�lire, les mecs ? Ben, je te parle.

C'est quoi, votre d�lire ? Explique.

Karim, arr�te avec ton portable, putain. - Rodolphe, c'est bon.

Je te dis, t'inqui�te.

- Tu dis rien, toi ?

Si on te chope, t'y as pens� ? T'es trop con.

- Daniel croira pas que c'est nous. Les petits font pareil.

- Les petits mettent pas de bananes. �a pue la merde, ton histoire.

Tu t'es pris pour qui � prendre une nounou ?

Alarme de voiture

Depuis combien de temps vous niquez Daniel ?

- Je sais pas, deux mois...

- Deux mois ? Il est o�, le fric ?

- Tu sais, �a va vite.

Des sapes, une meuf par-ci, une meuf par-l�...

- Arr�te.

- Et il y a sa caisse aussi. - Arr�te. �a vaut rien.

- Qu'est-ce que tu racontes ? - Tu l'as pay�e combien ?

Oh, tu dis rien ?

On se d�barrasse du matos et la noich doit fermer sa gueule.

- Elle a gard� mes neveux... - J'en ai rien � foutre.

Elle s'appelle comment ? - J'arrive pas � le dire.

Salut, �a va ?

- Vous �tes vraiment des guignols.

- Je coupe, tu p�ses ?

- Avance, ta m�re ! - Il se passe quoi ?

- Assieds-toi !

Bouge pas, toi.

Petite pute de merde. Y a �crit "supermarch�", l� ?

Tu croyais me couiller encore longtemps ?

Tu voulais plus bosser pour moi, non ?

- Oh, putain.

- Le reste du matos, il est o� ?

- Quel reste ?

- Tu pensais que je verrais rien ?

- On a revendu un peu.

- Combien ? - Un peu, c'est tout.

- Il m'en manque pour 30 000 !

- �coute, on a merd�, mais on va s'arranger.

OK ? - Je veux mon oseille.

- Putain, Daniel, merde !

- Je veux ma thune, t'entends ?

Si tu vas voir les schmits, on te retrouve dans le marais.

D�gage avec tes putes.

D�gage-moi �a.

Hurlements

- Oh, putain de merde.

- Bande de b�tards.

- Viens, viens ! - Avance, toi !

On est dans la merde.

Grillons

Pourquoi tu m'as rien dit ?

Il inspire.

- T'es s�r qu'elle te jettera pas ?

- Tu vois mieux comme solution ?

Comment vous avez pu vous mettre dans cette gal�re ?

La voiture d�marre.

- Qu'est-ce qui se passe ? - Je t'expliquerai.

- Mais c'est quoi ? - Arr�te.

Elle est l� ? - Ouais.

Dis-moi ce qui se passe. �a me stresse.

- Tiens.

- Merci. - Charge pas trop.

- Vas-y, partage.

- Tu me verrais si je te faisais pas b�dave ?

- Je crois, ouais.

T'as plein d'autres qualit�s.

Il rit.

...

A�e.

T'as mal ?

- Oui.

Musique douce

---

Une femme tousse.

- Tu fais quoi, l� ?

- Il me faut 3 000 euros.

- 3 000 ? C'est qui, ces types ?

- Arr�te, tu les connais pas.

- Je peux savoir qui c'est.

�a pousse pas dans mon jardin.

- Je sais, merci.

Je te dis que tu les connais pas.

Je te demande de m'aider. Oui ou non.

Soit tu me sauves,

soit c'est non, et je me cr�ve.

Je vais me crever !

Tu veux que je me cr�ve ? Ou m'aider ?

Dis-moi si tu m'aides ou pas !

Putain ! - Arr�te �a, Rodolphe !

- Je te jure que je vais le faire.

- Je vais t'aider, arr�te �a, Rodolphe.

Il l�che le morceau de verre.

Ta main...

C'est quoi, ce jeu, l� ?

- C'est pas un jeu. J'ai l'air de plaisanter ?

Je suis dans la merde.

Je suis dans la merde...

Je suis dans la merde.

Musique douce

---

Grillons ---

--- ---

Brouhaha

---

Qu'est-ce qu'elle fout l�, celle-l� ?

Tu veux un verre ?

- Je ne veux plus que vous voyiez ma fille.

- C'est quoi, ce plan ? C'est elle qui d�cide.

- Je reste sa m�re. - Je m'en fous.

Au moins, elle s'ennuie pas.

Elle sort, elle s'amuse, elle vit.

- La vraie vie, formidable.

- On va peut-�tre se marier.

- Pour nous plumer ? La banque m'a appel�e...

- Ferme ta gueule, mamie.

Tu te prends pour qui ? Je suis ta pute, moi ?

Tu me fais la morale ? Je te parle des trafics de ton mari ?

Il �tait pas tout blanc, ton boche, viens pas me casser les couilles.

- Je regrette qu'il soit plus l� pour vous casser la gueule.

- Elle est s�rieuse, celle-l�, ou quoi ?

Bouge pas.

T'es pas � ton bureau, ici. - �a va.

- T'es cash ? Moi aussi.

Julia m'aime, c'est comme �a. Elle est accro.

Quand j'en ai besoin, elle m'aide.

Si je la vois plus, je fais comment ?

Tu veux qu'elle me voie plus ?

- Oui.

- Assez pour parler d'argent ?

- Elle serait contente de savoir �a...

- 30 000 euros et je disparais.

Sans argent, je vais nulle part.

Soit t'es le p�re No�l,

soit tu d�gages.

- C'est tout ?

- Tu veux boire un verre ? Fumer ?

C'est �a, casse-toi.

Musique intrigante

---

Aboiements ---

--- Brouhaha

Combien ? - 3 000.

4 000, si c'est la mort.

- 5 000, OK ? - OK.

- T'es s�rieux ? - Tu vois mieux, toi ?

- �a va bien se passer.

- Allez.

Exclamations de la foule

---

- � la gorge, Tito !

Le chien g�mit.

- Allez !

Allez !

- Je vois l'argent que tu donnes. - Et alors ?

Il a besoin d'aide et moi, de lui.

- Il m'a demand� du fric pour plus te voir.

- Tu crois m'apprendre un truc ?

- Je comprends pas ce qui te pla�t, l�-dedans.

Tout ce que...

- Il y a des gars qui aiment baiser une infirme...

- Tu n'es pas une infirme. Ne parle pas de toi, comme �a.

- Je d�teste cette jambe, maman. Et cet accident, ce qu'il a fait de moi.

File-moi une taffe.

- T'avais besoin de lui dire pour papa et la prison ?

- Pourquoi ? T'as honte ? - Non...

Je comprends pas pourquoi.

Promets-moi que tu ne le verras plus.

Hein, promets-le-moi.

- Jamais promettre, jamais d�cevoir.

- Tiens. - J'en veux pas.

- �coute...

- Maman, arr�te !

Musique triste

---

- Tu peux le mettre, l�-dedans.

- D�gage, s'il te pla�t.

---

Sanglots ---

Un t�l�phone sonne et vibre.

- Oh, putain ! Quelle casse-couilles.

Je pensais me tirer d'ici gr�ce � elle.

Putain, elle est encore plus barge que moi.

�a va ?

- Sans Tito pour faire de l'oseille, on fait comment ?

- Je sais pas.

- L'autre va nous faire la mis�re. - Fils de pute.

On peut faire un braquage. - T'es s�rieux ?

- Je suis pr�t, mon fr�re.

- T'es con ou quoi ? Un braquage...

T'es un gros bouffon.

- Les fr�res, on fait comment ?

- Toi, vends ta caisse pourrie.

Et toi, tes fringues de bouffon et toutes tes merdes.

- Tu rigoles ou quoi ?

- J'ai l'air ? - Je vais pas les vendre.

- Tu te fous de ma gueule ? - Arr�te.

Arr�te, Rodolphe !

- H�, c'est bon !

- Tu me fous dans la merde.

C'est eux ou nous. Tu comprends ?

- Arr�te, wesh. - Putain !

- Vous faites quoi, l� ? Il vous arrive quoi ?

- Putain.

- Je rigole. - T'es relou !

- C'est bon ! - Arr�te, putain.

- Allez, je vais me baquer.

- T'es chaud ? Vas-y, je suis chaud.

Tu fais quoi, Ben ? Viens.

- Ram�ne ton cul.

Musique douce

Putain de sa m�re. Oh, le b�tard.

Rires

- Arr�te.

- Ram�ne ton cul. - Vas-y, viens, Ben.

- Va chez ta m�re.

- Laissez-moi passer.

Arr�tez, les gars.

- Casse-toi.

- Putain, mais je r�ve.

Pr�te-moi tes cl�s, je vais la ramener.

Tu m'attends � la maison ?

Brouhaha Oh, les gars !

- Tu la connais ? - Ouais.

- Ram�ne plus �a, au quartier.

- Toujours des cam�s... - C'est bon, �a va 2 minutes.

Qu'est-ce que tu fous, l� ? - Tu me rappelles pas.

- J'ai pas que �a � foutre.

Et ta m�re m'a soul� avec ses histoires.

- Arr�te.

Je m'en fous de ma m�re.

- Arr�te, pas ici !

T'es compl�tement d�fonc�e.

- J'ai trouv� 300 euros, dans la maison.

- C'est tout ?

- Ma m�re a dit � la banque que j'�tais irresponsable.

Je peux pas tirer plus.

Je vais me d�brouiller, je te jure, je te promets.

- Pas ici, je t'ai dit. Arr�te. Je te raccompagne.

Et couvre-toi, l�.

G�missement

- Je suis un peu dans les vapes.

On a beaucoup fum� ?

- Toi surtout, oui.

T'as pris tous les m�docs que je t'avais fil�s ?

- J'ai mal, �a me fait du bien. - Ouais, c'est �a...

Toutes les excuses sont bonnes.

- Tiens.

- Arr�te, pas maintenant.

- Ta bouche dit une chose, mais ta queue...

dit le contraire.

J'ai envie de toi.

- Attends.

Tu me rends fou.

G�missements

Oh, putain, merde. - Quoi ?

- Regarde !

- Oh, merde.

- Trop bon, trop con. Pourquoi j'ai voulu te ramener ?

Rentre, t'es pas loin. Je vais m'en occuper.

- Non, je vais t'aider. - M'aider � quoi ?

� changer la roue ?

- Comme d'hab, quoi...

On a bais�, t'as ton fric, j'ai mon matos...

- �a t'allait jusque-l�, non ?

Tu veux quoi, de plus ?

Tu te crois irrempla�able ?

Je baise pas pour ma prostate,

je claque des doigts pour des meufs.

Regarde mes yeux, tu vois de l'amour ?

Tu vois de l'amour ?

Tu te prends pour qui ? T'es frigide.

Je manque de me peler le jonc.

Allez, d�gage !

- A�e ! - Casse-toi de l� !

- T'es con ou quoi ? - Ta gueule !

- Va te faire foutre.

- Je r�ve, putain...

Arr�te de rire, s'il te pla�t.

- C'est bien fait pour ta gueule.

Elle rit. - Arr�te de rire.

Putain, arr�te !

Je vais te tuer, arr�te.

Tire-toi, connasse, tu me sers � rien.

Ferme ta gueule et d�gage.

- Arr�te, ta gueule.

- T'es folle, tu veux que je te tape, aussi ?

Putain ! - Fais-le.

- T'as envie de �a ? - Fais-le.

- Ferme ta gueule.

Tu me rends dingue.

Putain, j'ai envie de te d�foncer.

- Tais-toi !

- Tu me suis comme un clebs, "Rodolphe, Rodolphe !"

Tu me mets dans la merde.

- Tais-toi.

- J'en peux plus de ta gueule.

Putain ! - Tais-toi !

G�missements de douleur

- Oh, putain, non...

- �a va ?

- Oh, merde...

- Fais-moi voir.

Attends.

Regarde-moi. Je t'aime.

Regarde-moi, regarde-moi.

Regarde-moi.

Sanglots

Je suis d�sol�e.

�a va ? Regarde-moi. Je t'ai dit de me regarder.

�a va ?

Je t'aime. Pardon, pardon. Reste.

Reste avec moi, tu restes avec moi.

Rodolphe...

Respiration saccad�e

Oh, putain.

Musique douce

---

Respiration forte ---

Cris et g�missements ---

--- ---

Respiration forte

Maman !

Maman !

- Qu'est-ce qu'il y a ?

Qu'est-ce que t'as pris ?

Regarde ta t�te ! Mais, parle !

Quoi ? - Je sais pas ce que j'ai fait...

Rodolphe... - Mais, quoi ?

Vous vous �tes battus ? T'as mal ?

- Je l'ai frapp�, maman.

- Quoi ?

Qu'est-ce que t'as fait ? Qu'est-ce que t'as fait ?

Musique inqui�tante

---

Hal�tements

Musique inqui�tante

---

- Je suis dans la merde.

- Quelqu'un vous a vus ?

T'as crois� une autre voiture ?

- Non, je crois pas.

- Non, mais sois pr�cise.

- Non.

On en a pas crois�...

- T'es certaine ?

- Oui !

Putain, je suis dans la merde. - Non !

- Il faut appeler les flics.

- Tais-toi, tais-toi.

- Tu fais quoi, l� ? - Rien, tais-toi.

Respiration saccad�e

Cri de d�go�t

Respiration saccad�e

---

Cri d'effort

Soupirs

Mais aide-moi, bon sang !

Allez. - Allez...

Soupirs d'effort

---

- A�e. - Attends.

Passe.

G�missements

Voil�.

�a y est.

Soupirs

---

Cris

- A�e - Attends, bouge pas.

Soupir - �a va ?

---

---

...

J'ai eu peur.

- �a va ? - J'ai eu peur.

Le moteur d�marre.

...

Soupirs d'effort

---

Respiration haletante

---

G�missements

---

Respiration saccad�e

---

Musique m�lancolique

---

---

G�missements de douleur

---

�a va aller ? - J'ai froid.

Coassements

...

- R�veille-toi.

Tes m�dicaments.

- Non...

- S'il te reste des affaires de ce gar�on, tu t'en d�barrasses.

Hein, tu as entendu ?

R�le

Ton portable.

Ton portable.

Elle expire fortement.

- Si les flics posent des questions ?

- Je sais pas, on verra.

Et tu enl�ves les draps.

La porte se referme.

Soupir

*- Vous �tes bien sur le r�pondeur de Rodolphe.

- T'es all� p�cher ou quoi, fr�re ?

T'es s�rieux ? Vas-y, ram�ne-moi ma caisse.

Musique triste

---

- Il t'arrive quoi, l� ?

- Ils ont retrouv� le corps de Rodolphe.

*- Sur une plage,

un homme a �t� retrouv� assassin�.

Il s'agirait de Rodolphe Calavera,

connu des services de police.

L'enqu�te laisse supposer un r�glement de compte entre truands.

- C'�tait un ami ?

- Si on peut appeler son dealer, un ami...

- Vous vous voyiez en dehors ?

- Je vois rarement un commer�ant hors de son commerce.

- Il �tait pressant quand tu lui devais de l'argent ?

- De plus en plus, oui.

- Si je te dis qu'ils savent qu'il t'a ramen�e, ici...

- Je... - Non, tu ne r�ponds pas � �a.

La police doit r�pondre, pas toi.

Ils doivent trouver cette preuve.

- Je dis que je l'ai pas revu...

Que je ne sais rien

et que je vois pas en quoi �a me concerne.

- Voil�.

Il faudra �tre plus convaincante.

- Oh, maman... - Non. �coute...

Ils n'ont pas de preuve, il n'y a pas de t�moin,

ils n'ont rien, tu comprends ? Ils n'ont rien.

Allez...

On recommence.

- Donc...

...

- Pourquoi ton c�ur bat si fort ?

Je te fais cet effet ?

- Rien, je te dis.

- Si vous avez entendu des trucs...

Rodolphe, c'est pas moi.

Vous allez pas me balancer ?

- On est des balances ?

- Les flics savent rien. Ils sont d�j� venus.

- Et alors ?

- Ils en ont rien � foutre.

- Qui l'a but�, alors ?

- Vous le savez ? - Non, je sais pas.

- Bon, je veux mon oseille.

- �a se trouve pas comme �a.

- Je vous ai habill�s, je peux vous foutre � poil.

- Sympa.

- Pour la sympathie, tu cherches un autre job.

Tu vends des ours en peluche, des bonbons...

- Vas-y, c'est bon.

- Maman, c'est les flics.

- C'est Olivier.

- Je sais pourquoi il est l�.

Tu veux un caf� ?

- Je veux bien.

Comment tu te sens ?

- Mieux, beaucoup mieux.

- Merci.

- Je suis d�sol�e de t'emb�ter avec cette bague vol�e,

on l'a retrouv�e.

- Tant mieux, vous aviez l'air tellement affol�e.

- Je voulais pas t'inqui�ter.

En m�me temps, qui aurait fait �a ?

Personne ne vient jamais, ici.

- On laisse tomber, alors.

- Oui.

C'est trop grand, ici, on sait plus o� sont les choses.

- Bon, j'y vais, merci pour le caf�.

Au revoir, Louise.

La porte claque.

- T'es fi�re de toi ?

La voiture d�marre.

- Ben.

Cris des mouettes

---

- Ben.

Qu'est-ce que tu fous, putain ?

Il t'arrive quoi, l� ?

Tu fais peur aux gosses, en plus.

- Ce site vous permettra d'acheminer de plus gros bateaux...

- Comme ce que votre mari avait � Hambourg.

- L'acquisition d'un terrain pareil, c'est...

une op�ration co�teuse.

- La concurrence est rude.

- M. Keller aurait �t� dans ce sens.

- Ces contrats doivent partir demain. Sonnerie du t�l�phone

- Oui, Julia. Non, je suis d�sol�e... - Non !

Oui ? *- Maman, rentre.

- Pourquoi ? *- Rentre, je te dis, vite !

- �a va, Louise ?

- Je suis d�sol�e, mais je dois y aller.

Qui �tes-vous ?

- Un ami de Rodolphe.

Ce con s'est tir� avec ma caisse.

- Votre voiture n'est pas ici... - Si, justement.

Elle est pas tr�s loin. C'est ce que je disais � votre fille.

Je l'avais traqu�e au cas o� on me la vole.

Flippe pas.

Personne m'a vu venir, ici.

On peut savoir ce que tu fais ? - J'appelle la police.

- Ah non, tu peux pas.

Rodolphe te tapait du pognon.

"La poule aux �ufs d'or", il t'appelait.

Une bonne raison de s'en d�barrasser...

Vous �tes tranquilles ?

- J'ai rien � voir avec �a.

La police me croira. - Va les voir.

Vas-y et toi, appelle-les.

Je suis s�r que �a va les int�resser.

Je suis pas seul � savoir que vous �tiez ensemble.

Les petits qui t'emmerdaient vous ont vus.

Pourquoi ma caisse est l� ? C'est quoi, votre excuse ?

Ils m'ont pos� plein de questions.

- Qu'avez-vous dit ?

- Je fais pas le boulot de la police.

- Que voulez-vous ?

- 30 000.

Et je me tais.

- C'est ce que vaut Rodolphe ? - Toi, parle pas !

Jeudi, je veux une partie sinon, toi, tu sors dans 20 ans.

Y a une station-service abandonn�e avant le p�age,

tiens-toi pr�te pour 11 h.

Un conseil d'ami : fais pas la maligne avec moi.

- �a va, maman ?

G�missements

�a va ?

Regarde-moi.

Je suis d�sol�e, je m'en veux tellement.

- Allez...

- Viens.

Viens.

Musique angoissante

---

- Qu'est-ce que tu fais, l� ?

- J'ai d�cid� de ne pas y aller.

Ce matin, je faisais mon th�,

j'ai regard� autour de moi,

cette th�i�re, ces tasses, ces vases et...

je me disais que si j'y allais, �a ne m'appartiendra plus.

Comme une intuition que �a me serait enlev�.

Ce serait plus � moi, notre maison serait plus notre maison...

- Et maintenant ?

Elle se sert un th�.

Je vais mieux. Je suis s�re que c'est la bonne d�cision.

Il reviendra pas.

Elle murmure.

Oui, tr�s bien. Merci.

Musique inqui�tante

---

- C'est incroyable, c'est Ben. - Qui ?

- Ben Torres, un de nos employ�s, enfin un CDD.

M. Keller ne l'avait pas gard�.

- Non, je ne suis pas venue.

Mais enfin... Venir ici, comme �a...

- Je savais que �a te plairait.

J'�tais d��u que tu ne te souviennes pas de moi.

T'en avais rien � foutre des employ�s de ton mari ?

J'ai pass� un an et demi � charger et d�charger

sur tes quais de merde.

Trois CDD de six mois.

C'�tait pas tr�s l�gal...

� chaque fois, il faisait croire qu'il allait me prendre

avant de me jeter comme une merde.

- Vous �tes en col�re, je comprends.

Vous pensez pas que je peux payer 30 000 euros, comme �a.

- Je crois que �a sera 35 000 euros.

- Quoi ? Vous aviez dit...

- Je sais ce que j'ai dit.

C'�tait avant que tu me plantes.

T'es pas venue, maintenant, c'est 35 000.

- Pourquoi vous faites �a ?

- Quoi ? - �a, ce chantage.

- Tu pr�f�res 40 000 ?

Tout ce que je veux, c'est l'argent.

Mais toi, des gens comme toi, vous voulez tout.

Je fais �a parce que je peux le faire.

Me fais pas croire que tu comprends pas.

Elle relance la compteuse de billets.

- Voil�, vos 15 000 euros.

- Merci.

- J'ai besoin de deux signatures, s'il vous pla�t.

Une, l�.

Et l�.

Un scooter se rapproche

- File la thune.

Y a combien ?

- 15 000. - 15 000 ?

Tu te fous de ma gueule ?

- C'est pas rien...

Je peux pas sortir de l'argent comme �a.

- Arr�te, t'es blind�e.

- Non.

Je peux pas prendre l'argent de la soci�t�.

Il me faut... - Je m'en bats les couilles.

Soit tu fais ce que je te dis,

soit ta fille, elle va au trou.

Me prends pas pour un bouffon.

- Attends.

- Merci.

- T'as int�r�t � te d�foncer.

Y a 12 000.

- C'est beau.

Comment �a se fait que c'�tait minable ce que j'avais avant ?

Le reste, c'est pour quand ?

- Vite.

Une voiture d�marre.

- C'est quoi, la combine ?

- Y a pas de combine.

Cris des mouettes

Cris d'enfants

Tu te rappelles de la plage o� on allait avec papa ?

J'ai enterr� Tito, l�-bas.

C'est tranquille.

Il t'aimait trop.

- Normal, je le nourrissais.

- T'as vu comme elle a grandi ?

- Elle te ressemble de plus en plus.

- Tu trouves ? - Ouais.

Pourquoi tu vas pas la voir ? C'est pas si loin.

Apr�s, elle posera des questions auxquelles tu pourras plus r�pondre.

- Je mets d'abord de l'argent de c�t�.

Je veux pas qu'elle croie que son p�re est un clochard.

Soupirs

...

- Qu'est-ce qui se passe ? - Je suis mieux dans le noir.

- Viens te coucher.

- Parfois, je me r�veille dans la nuit, j'ai l'impression qu'il est l�.

- Viens te coucher, t'as besoin de te reposer.

Elle sanglote.

- Qu'est-ce que j'ai fait, maman ?

Qu'est-ce que j'ai fait ?

Qu'est-ce qu'on a fait ?

J'ai honte.

J'ai honte...

Qu'est-ce que j'ai fait ?

Elle sanglote.

- Viens te coucher.

Il faut te reposer. - J'ai honte...

--- J'ai tellement honte...

- Il faut que tu dormes.

Je vais te donner un cachet.

Les oiseaux chantent.

---

- C'est tout ce que j'ai pu obtenir.

J'ai essay� jusqu'� 8 000, mais j'ai pas r�ussi.

- Merci, Patricia.

C'est quand on a besoin d'argent qu'on n�gocie mal.

Ils le savent.

- Vous avez des ennuis ?

- Non, c'est un collier que je porte presque plus

et comme Julia n'en veut pas...

- Oh, cousine ! Tu veux une taf ? - Non.

Brouhaha

---

Ses pas r�sonnent.

...

La porte claque.

Souffle du vent

---

Aboiements lointains

- Alors ?

- J'ai coup� la poire en trois.

Y a 7 000.

- T'as quoi ?

- Il reste 15 000, je les veux demain.

- Je pourrai pas.

- Comment �a ?

- Il suffit pas de sortir l'argent.

Il ne faut pas que �a se voie...

- Alors quand ? - � la fin de la semaine.

Comment je peux �tre s�re qu'apr�s ce sera fini ?

- Tu peux pas.

Tu peux rien me demander.

Ne me d��ois pas encore une fois.

Elle s'�touffe.

�a va ?

Elle tousse.

Vas-y, respire.

Tu sens le bon air ?

C'est pas un spot de fou, s�rieux ?

Regarde, �a c'est pour les guetteurs.

Si jamais y a des voitures de flics ou des trucs chelous.

Mais moi...

Je pr�f�re regarder par l�.

T'as l'impression que le monde t'appartient, d'ici.

Et la nuit, avec toutes les lumi�res, je te raconte pas.

On venait tout le temps-l�, avec Rodolphe.

- L�-bas, sur l'immeuble, c'est vous ?

- Ouais ! �norme, hein ?

- Vous avez le droit de faire �a, sur les immeubles ?

- Bah, non.

- J'ai l'habitude de rien demander � personne.

Je suis un sale type, tu vois ?

- Je vois...

- Moi aussi, je demande rien � personne.

Moi aussi, je suis un sale type.

Comment vous atteignez le haut des b�timents ?

- Je me d�brouille, je tague par les balcons, la nuit.

�a fait un peu d'escalade, mais...

C'est comme si l'immeuble �tait � moi.

Musique douce

---

Musique intrigante

---

- Salut.

Deux.

---

- Excuse.

Musique entra�nante

---

- Salut. - Bonsoir.

- Oh !

- Je m'appelle St�phane.

- Ouais, je sais.

- Tu sais ?

- Tu veux quoi ? - Vodka, s'il vous pla�t.

- Deux vodkas.

---

- � la tienne. - � la tienne.

Une autre, s'il vous pla�t !

Merci.

- � la tienne, beau St�phane. - � la tienne.

--- ---

Putain, c'�tait loin.

Attends, je vais t'aider.

T'y arrives ? - Oui.

- Oui ? - Ouais.

Arr�te, j'ai plus envie. - Pourquoi tu dis �a ?

Viens.

- J'ai pas envie, arr�te. Je t'ai dit arr�te.

Arr�te !

A�e !

- Chut. - Laisse-moi, arr�te. T'es fou ou quoi ?

Arr�te ! - Quoi, arr�te ?

�a va pas ou quoi ? L�che-moi.

- Viens. �a va, arr�te.

- L�che-moi. - Calme-toi, calme-toi.

- Elle vous demande de la laisser tranquille.

- Tu m'as ramen� chez ta m�re ?

T'es une putain de tordue, toi.

- Foutez-moi le camp ! - �a va...

- C'est une putain d'allumeuse.

- Dehors !

- Allez vous faire foutre.

La porte claque.

- T'aurais une cigarette ?

- Viens l�.

- C'est trop difficile, maman.

Je suis pas aussi forte que toi.

- Je suis pas si forte que �a, c'est...

C'est l'instinct... Pour te prot�ger.

Rien � voir avec la force ou quoi que ce soit de ce genre.

- Comment tu fais pour payer l'autre ?

- Je me d�brouille.

Musique calme

---

- J'ai cru que tu m'avais zapp�. - Je me suis perdue.

C'est l�, hein.

- Y a combien ?

- 3 000.

Je vais o� ?

- Tout droit, je te dirai...

- Merde, j'ai d� griller un stop.

- Calme. On fait rien de mal.

- Au pire, tu prends l'amende et tu dis rien.

- Bonjour. - Coupez le moteur.

Je peux voir vos papiers ? Carte grise, permis.

Vous savez pourquoi je vous arr�te ? Pour le stop.

- Je sais, on bavardait...

J'ai pas fait attention, c'�tait trop tard.

- Merci.

Tout va bien, madame ? - Oui, pourquoi ?

- Je vais vous demander de sortir. - Mais pourquoi ?

- Descendez, madame.

- OK, bien re�u, on arrive.

En route.

- On doit y aller.

Vous recevrez un P.-V. � la maison.

---

Elle d�marre.

Sir�nes de police ---

--- ---

Discussions m�l�es ---

--- ---

- OH !

- �a va, l'�quipe ? - Bien, tranquille ?

--- ---

Sonnerie

Sonnerie appuy�e

- Putain. Qu'est-ce que tu fous, l� ?

- Tes voisins me d�testent, j'ai pas trouv� ton nom...

J'ai frapp� � toutes les portes. - C'est qui, Ben ?

- C'est rien, c'est une erreur.

- Bonjour. - Bonjour.

Voix lointaines

---

- Bonjour. - Bonjour.

Les Calavera, c'est ici ? - Oui.

- Tu es Greg ?

J'�tais une amie de Rodolphe.

- Maman, y a une copine de Rodolphe.

- Bonjour. - Bonjour, mademoiselle.

- Je m'appelle Julia, je veux pas vous emb�ter.

- Vous ne m'emb�tez pas, entrez.

- Merci.

Greg joue aux jeux vid�o.

---

- Vous le connaissiez bien, Rodolphe ? - Oui, un peu.

- La police parle d'un r�glement de comptes.

Mais j'y comprends rien. Excusez-moi. Elle sanglote.

C'est comme de la fatigue, on ne peut pas lutter contre.

C'est peut-�tre la fatigue.

Vous voulez boire quelque chose ?

- Oui...

Quelque chose d'un peu fort, peut-�tre.

- Asseyez-vous.

Rodolphe nous a trouv� cet appartement.

Il venait nous voir deux ou trois fois par semaine.

Quelquefois, il dormait avec le petit.

- Merci.

Greg continue � jouer aux jeux vid�o.

---

Excusez-moi.

---

- La m�re de Rodolphe m'a appel�. Pourquoi t'es l� ?

- Quoi ? - Hein ?

- T'es venue jouer les pleureuses ?

- Tu te prends pour qui, toi ?

Musique m�lancolique

---

Klaxons

- Il faut plus qu'elle s'approche de la famille de Rodolphe.

Rodolphe en avait rien � foutre de toi.

C'est pour �a que tu l'as but�, non ?

Tu sais comment il t'appelait ? T'�tais "l'infirme avec du pognon".

Cri de stupeur - Non, Ben !

Ben ! - Mais l�che-moi, aussi.

- Casse-toi ! - Arr�te.

- Je veux plus jamais qu'elle y aille.

�a me rend ouf.

- Je te remercie de l'avoir ramen�e.

...

- Non, allez.

- J'en ai marre.

Je veux arr�ter.

Je suis fatigu�e.

- T'y arriveras jamais toute seule.

On d�croche pas comme �a. Laisse-moi appeler la clinique.

Musique douce

---

�a me fait plaisir que tu viennes, ici.

C'est vrai, tu viens jamais.

Tu pourrais travailler avec moi.

- Tu trouves pas qu'on passe assez de temps ensemble ?

Et puis, je ferais quoi ? J'y connais rien.

- Moi non plus, j'y connaissais rien et puis...

J'ai appris, voil�.

Et quand, je...

Quand j'arrive plus � me d�brouiller avec ces histoires...

de porte-conteneurs ou de navires multifonctions,

je fais semblant.

�a me g�ne pas d'�tre patronne,

ce qui m'emmerde, c'est ce qu'il y a autour.

Ces chaussures me serrent.

Oh...

Les pieds doivent respirer.

- Maman...

Je vais appeler Olivier.

Je veux �tre jug�e, tu comprends.

- Tu survivras pas, en prison.

Il reviendra pas. Tu vas en prendre pour...

10 ans, 15 ans, je sais pas...

Je serai o�, dans 10 ans ?

Ton p�re n'y est pas rest� longtemps, mais...

j'oublierai jamais ces couloirs, ces odeurs...

- Enfin, je l'ai tu�, quand m�me.

- Qu'est-ce que tu en sais ?

- Qu'est-ce que tu racontes ?

- Tu te rappelles de ton �tat, cette nuit-l� ?

�te-toi de la t�te que tu l'as tu�. Oublie.

Tu ne l'as pas tu�, c'est ce qu'il faut te dire.

�a n'est jamais arriv�.

Hein ?

- Bon, alors ?

- J'ai rien, aujourd'hui.

- Tu te fous de ma gueule ?

- J'y arrive plus, c'est trop dur.

C'est trop dur...

J'y arrive plus.

Si j'arr�tais l� ? - T'es plus maligne que �a.

Tu te d�brouilles mais tu vas trouver. Mardi.

- Je peux pas l'inventer. Faut pas r�ver.

- Tu te d�merdes. - Oh...

- Tu sauves ta peau et je disparais.

N'oublie pas. Je suis votre meilleur ami.

- Oui.

- Putain.

Klaxon

Tu me surveilles, maintenant ?

- �a te d�range ?

C'est pas gentil de pas r�pondre aux messages.

- T'auras tout mardi. - Tu fais comment ?

Il para�t que t'as un plan.

- Non. - C'est quoi, ton plan ?

- �a te regarde pas. - C'est quoi ?

- Je te rends ton oseille, c'est tout.

- C'est quoi, ton plan ?

- Arr�te.

- Tu r�ponds aux questions.

Klaxon

- Ben ! Qu'est-ce qui se passe ?

- Rien, barre-toi !

- C'est qui ?

C'est qui ? - Je la connais pas.

- Mardi, je veux mon oseille. On est d'accord ?

On est d'accord ? - Ouais.

Voil�, alors maintenant, tu d�gages.

- Fils de pute, va !

G�missements

---

- L�che-moi.

L�che-moi, l�che-moi !

R�les

---

Une porte claque.

- Tu rentres sans sonner ?

- Louise, elle est o� ?

- Dis-moi.

C'est quoi, ces histoires avec les mecs ?

- C'est pas ton affaire. - Un peu, quand m�me.

Pourquoi tu me regardes comme �a ?

- Je regarde si tes seins sont beaux comme disait Rodolphe.

- Ils sont pas mal. Contente-toi de les imaginer.

- Laisse tomber.

- H�, Ben.

Je peux te poser une question ?

- Quoi ?

- Il te reste des trucs de Rodolphe ?

Sur ton t�l�phone ?

Des vid�os, un message... - Tu te fous de ma gueule ?

Je me rappelle tout de lui, sauf sa voix.

J'ai plus rien.

*- �a va, le lover ? *- L�che-moi.

*- Ah, lover !

*- Quand t'auras une meuf, on en reparlera.

Rires

*- Attends deux secondes. *- Arr�te.

Rires

*- Elle sait que t'as des jambes...

- Vas-y, arr�te-moi �a.

- Je l'aimais.

Je sais qu'il se foutait de moi mais je l'aimais.

- Tu l'as tu� comment ?

T'y pensais depuis longtemps ?

Tu l'as pris en tra�tre ou tu l'as regard� dans les yeux ?

Tu vas me r�pondre ? - L�che-moi.

Tu me laisses tranquille. - Bouffonne, va.

La porte claque.

- Salut. - Bonjour.

L'argent n'est pas, ici.

- Besoin d'un coup de main ?

- C'est pour eux ?

- Quoi ?

- L'argent, c'est pour ceux que j'ai vu, l'autre jour ?

- �a change quoi ?

- Ils savent quoi ?

- Rien, je leur dois de l'argent et...

T'es mon seul moyen de les rembourser.

Je suis d�sol�.

- Sinon, il se passe quoi ?

- Je sais pas.

Il siffle.

- T'as tout lu ?

- Non, j'aurai jamais le temps.

- �a sert � quoi, alors ?

- J'avais une librairie.

Je vivais au milieu des livres. J'adorais �a.

J'ai d� m'en s�parer quand j'ai repris les affaires de mon mari.

- Tu l'as rencontr�, o� ? - T'es curieux.

� Hambourg.

J'�tais prof dans un lyc�e fran�ais.

Mais la France me manquait.

Pas la France mais cette r�gion.

Quand j'ai visit� cette maison, je me suis dit que je voulais y vivre.

Mais elle �tait grande.

Beaucoup trop grande, on �tait jeunes.

Insouciants.

Julia avait 16 ans, elle parlait � peine fran�ais.

Et maintenant, je veux bouger.

Tiens.

- J'ai trouv� �a, chez Rodolphe.

- Je pensais jamais la revoir.

Je l'aimais bien.

Tiens, je te la donne.

- Vraiment ?

Merci.

- Merci, Amine. - Baraak Allahou fik.

- Alors ?

- Voil�.

- D'o� tu le sors, ton fric ?

- �a te regarde pas. - Tu te fous de ma gueule ?

Raconte, d'o� il sort, ce fric ?

- H�, tu fais quoi, l� ? Brouhaha

- Attends. - Putain, Daniel.

- Non !

- �a te pla�t ?

- Arr�te !

- Bouge pas. Musique de tension

L�chez-le.

L�chez-le !

Karim, bouge. - Sales b�tards ! Sales b�tards !

- Tu te fous dans la merde. - Vos armes !

Envoyez vos armes. Vos armes !

Ton arme !

Putain...

- Fais pas �a, putain. - Viens avec moi.

- On va t'arracher les dents jusqu'� ce que tu cr�ves.

Brouhaha

(- Putain.)

Larsen

--- Musique angoissante

--- ---

---

- Tu m'as fait peur.

- Tu peux me rendre un service ?

- Qu'est-ce qui se passe ?

- On me cherche. Je peux plus rentrer.

Tu peux m'h�berger une nuit ou deux ?

S'ils me voient pas, ils croiront que je suis parti.

- Alors ?

Pourquoi tu te planques, ici ?

T'as peur...

- Vas-y, toi... - En fait, t'as peur.

Tu joues le beau mec, mais tu flippes.

T'es que de la gueule.

C'est comme tes histoires de peindre les murs des bars,

de vivre de �a...

C'est des conneries pour �pater ma m�re qui te croit.

Si tu avais d� avoir un m�tier, t'en aurais un.

- Tu crois quoi, petite bourge de merde ?

Tu crois qu'il suffit de vouloir et attendre?

- Ouais... Quand on veut, on peut,

c'est quand on peut plus que c'est mort.

Toi, tu pr�f�res jouer les ca�ds.

Tu veux ressembler � Rodolphe.

Tu lui arrives pas � la cheville, t'es qu'un bouffon.

Embrasse-moi.

- Quoi ?

T'es une malade.

C'est bon, l� ?

- Je m'attendais � �a.

Le t�l�phone sonne.

- All� ?

*- Mme Keller ? - Oui ?

*- Tout va bien ? - Vous �tes qui ?

*- On cherche Ben.

Ben Torres... - C'est qui, Ben Torres ?

Rires

*- Vous �tes s�re de vous ? - Oui, vous �tes qui ?

On raccroche.

All� ?

All� ?

- C'est eux.

Il faut que j'y aille. - Pas question.

Musique angoissante Aboiements lointains

--- ---

- L�, c'est la s�curit�, y a plus qu'� tirer.

- J'y arriverai jamais.

- �teins toutes les lumi�res.

---

Aboiements lointains

- Je les vois.

- Ben !

(- T'es s�r de toi, l� ?)

(- Ouais, je suis s�r.)

- Demande-leur ce qu'ils veulent.

S'ils savent que je suis l�, on est morts.

- Vas-y, maman.

- Ben...

- Qui est l� ? - Madame Keller ?

- Qu'est-ce que vous voulez ?

- J'ai un truc � vous demander.

- Qui �tes-vous ? Partez !

Craquement de bois

Qu'est-ce que...

- Ouvre, ouvre !

- Je sais pas m'en servir. - Donne-le-moi.

- Non. Ils tambourinent.

- Vas-y.

---

- Partez, partez !

- On cherche Ben. Ben Torres.

- Je connais pas. Restez pas, ici.

- Il a tu� quelqu'un, vous le savez ?

- Je planque personne.

J'ai appel� la police, ils vont arriver.

Partez.

Partez !

Partez ! Partez !

La voiture d�marre.

- Allez, c'est bon.

C'est fini...

Allez, on rentre.

- Tu les as bien eus, ces encul�s.

Merci.

Musique douce

...

- J'avais jamais tu� quelqu'un.

C'�tait lui ou moi.

Je suis d�sol�.

- Ils vont pas te l�cher.

- Quand je t'ai rencontr�e,

j'ai pens� que c'�tait mon jour de chance.

- Les jours de chance, �a n'existe pas.

Musique m�lancolique

---

- Tu t'en vas ?

- Ouais.

La porte s'ouvre.

---

Depuis quand on se conna�t avec Rodolphe ?

- Depuis toujours.

- �a va me faire bizarre de plus te voir.

Tu vas me manquer.

- T'arr�teras quand tes trafics ?

Deux types sont venus, ils cherchaient apr�s toi.

Tu veux finir comme Rodolphe ?

- �a va s'arr�ter, l�.

Je m'en vais, maman.

Si les flics viennent, tu donnes �a.

- C'est quoi ? - Tu l'ouvres pas, tu la donnes.

- Tu vas o� ? - Je t'appellerai.

- Tu vas voir la petite ?

- Je t'aime.

- Oui ?

La porte claque.

Vibreur

- Oh, putain. *- C'est Louise.

- Je te rappelle.

*- Je me suis inqui�t�e, pourquoi t'es parti ?

T'es o� ? - Plus tard.

Oh !

Qu'est-ce que tu fous, fr�re ? Ouvre.

Karim !

Cris

G�missement La porti�re claque.

- Karim !

- Ben ?

Ben, qu'est-ce qui se passe ?

Ben ! Ben !

- Pourquoi elle te file du fric ?

Un rapport avec la mort de Rodolphe ?

Rends-toi service. Parle, petit encul�.

Tu crois qu'on va pas retourner la voir ?

- Va te faire enculer.

G�missement

Il s'�touffe.

- Alors encul�, qui est bais� ?

Qui est bais� ? Fils de pute.

Petite pute de merde.

Alors, hein ?

- Ta m�re, la pute.

- Alou.

- Non !

G�missement

- Tu vas fumer pour Bruno.

- Esp�ce de salope.

- Allez !

- Bonjour. - Qu'est-ce qui me vaut ce plaisir ?

- Je suis venue signaler une disparition.

- Un mineur ?

- Non, un homme jeune. - Depuis combien de temps ?

- Hier.

- Vous vous emballez vite, non ?

- Non, je suis s�re.

Il s'appelle Ben Torres,

il habite dans les immeubles sur l'�le de Thau.

Je pense qu'il s'est pass� des choses terribles.

- Pardon, Louise, mais quels sont vos liens avec lui ?

- C'est un ancien employ�...

Je m'inqui�te pour lui, c'est tout.

Il semble perdu mais je...

Peut-�tre que je me raconte des histoires.

- On va regarder �a, hein ? - Oui...

G�missements lointaines

---

Musique angoissante

---

Cris indistincts

---

Musique angoissante Vagues

... ---

- On l'a retrouv� ce matin, mort.

Dans un sale �tat.

C'est � vous, non ?

J'imagine qu'il vous l'a vol�.

- Non, je la lui avais donn�e.

- Louise, ce gar�on �tait un assassin.

On a trouv� chez sa m�re une lettre.

- Comment ?

Musique tragique

- Monsieur,

je voudrais qu'on me comprenne, surtout vous.

Je vous ai menti sur Rodolphe Calavera,

c'�tait trop t�t.

Je croyais m'en tirer en racontant des conneries.

Je sais que ma libert� ne durera pas.

Vous pouvez m'arr�ter demain, la semaine prochaine,

alors je pr�f�re partir.

Oui, j'ai tu� Rodolphe Calavera. J'ai jamais voulu le faire.

Je l'aimais.

C'�tait mon ami.

Musique triste Cris des mouettes

-- ---

---

---

Sous-titrage TITRAFILM

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.