All language subtitles for Situation.amoureuse.Cest.complique.2014.FR.BDRip.XviD-iND_fre

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Original subtitles

Tout a commencé en sixième. J'étais l'élève de base,

qui fait croire qu'il bosse alors qu'il ne fout rien.

Là, je me cherche une signature,

pendant qu'on nous parle de l'Empire ottoman, ou de l'Italie.

J'étais tranquille, sans problème, sans projet,

et elle est arrivée.

Les enfants, je vous présente Vanessa Bestel.

Elle vient des États-Unis d'Amérique.

Je m'appelle Benjamin Rivière, j'ai 11 ans,

et pour la 1re fois de ma vie, je suis amoureux.

Au collège, on savait qu'on allait vivre l'amour éternel.

- Tu partais ? - Non.

Mais c'était plus concret pour moi que pour elle.

Rivière,

je t'avais dit de plus revenir.

Pour qu'elle comprenne bien, je devais utiliser des stratégies.

Rivière, t'auras quoi, en premier ? Ton brevet ou ta puberté ?

Là, par exemple, c'était la fuite.

On n'a pas maths.

Ici : celle du photomontage,

qui permet de rester proche de l'être aimé,

sans qu'elle soit là, ou consentante. C'était pas mal, comme stratégie.

Vous n'êtes pas obligés de montrer ça jusqu'au bout.

Benjamin, arrête de te tripoter avec le shampoing au jojoba.

Je t'amène plus chez le dermato.

Mais j'ai rien fait !

En troisième, je me suis dit :

"Je suis le tank de l'amour,

"le Caterpillar de la passion." J'allais tout dire à Vanessa.

Hé ! Les mecs !

Kurt Cobain est mort !

C'est vrai que c'est à cause de ce gars-là.

C'est pas grave. J'ai mon texte, de Goldman. Elle peut pas dire non.

- Vanessa... - Merde !

C'est dommage.

Là, je vais être pathétique.

"Quoi que je fasse,

"où que je sois,

"rien ne t'efface.

"Je pense à toi."

Quelques jours plus tard, elle est rentrée aux USA.

Je ne l'ai plus jamais revue.

Oui !

- Il fallait ouvrir ! - Tu as perdu ma clé.

Il faut que je te dise un truc.

Il faut que tu viennes.

- Quoi ? - Le boulot m'a dit de rien te dire,

mais il faut que je te le dise. Je peux te dire ?

Évidemment.

La boîte s'est cotisée. On peut partir où on veut

pendant 10 jours, pour la lune de miel.

En business !

- Putain ! - On va regarder.

Attends. J'ai passé 8 heures sur le mariage des 2 cons.

Donc l'ordi, là...

On verra ça tout à l'heure.

Bon. OK. Ben... je sais pas.

On se met dans le canapé et on se raconte des trucs nuls ?

Ou sur ce pouf constitué de jeans et de chaussettes déjà portées.

C'est justement ce que je fais : je range les fringues.

Je fais un gros tri.

Marre-toi, mais je vis toujours seul chez moi,

alors j'ai encore droit à mon bordel.

Tu veux pas qu'on aille rejoindre les autres ?

Si on reste là, on va encore parler des préparatifs.

C'est dans 15 jours, alors on va en parler.

Je peux utiliser ma carte lâcheté, pour ce soir ?

Ce que tu es relou, mon pauvre.

Cadeau de ma meuf.

Qu'est-ce que c'est ?

Il défonce.

- Il n'y a rien à redire. - Voilà, hein.

Vous n'avez pas rappelé mon gars ?

Quel gars ?

Claude Champagne. Mon pote DJ qui défonce.

Il mixe pas loin, après, si vous voulez.

- "Claude Champagne" ? - Il a des mollets magnifiques.

On va pas engager tous ceux qui te plaisent !

Et c'est un mariage. Ils ont un budget limité.

Et il s'appelle Claude Champagne !

- C'est vrai. - Ils ont un témoin

qui défonce. Ils peuvent pas tout se payer.

Parce que tu te fais payer, en plus ?

Vu le niveau du discours que j'écris, ça mériterait un billet.

Ben, pourquoi tu as choisi Jérémie,

étant donné que le témoin est censé être le meilleur ami ?

- Le relou ! - Non, mais je demande !

C'est pas Jérémie qui va lui chercher son PQ.

J'ai été lui chercher du PQ.

- Tu étais à côté. - Je télécharge ses séries.

Tous les fainéants le font, sauf lui.

Mais tu le fais pour toi !

En 4 secondes, vous avez réussi à me casser les couilles.

Je vais nous chercher à boire.

- Ça va ? - Ça va. Et toi ?

Oh ! Rivière !

Qu'est-ce que tu fous là ?

- Ça va, Sylvain ? - Ah non. Bisou, ma couille.

- Ça va ? - Oui. Super.

On s'est pas vus depuis... 10 ans ?

Non. 2 ans. On s'était croisés chez Pomme de pain.

T'avais pris un villageois. T'étais pas resté

parce que tu devais voir un diplomate africain

pour un gisement de pétrole.

- Ça s'est bien fini, au moins ? - Ah oui ! Non.

- Merde. - Je suis hyper speed. Pardon.

Je pars à Singapour. Il faut que je trace.

OK. Tu te casses sans que je te dise "le" truc.

Tant pis.

Tu veux me dire quoi ?

Attention. Tu vas pas le croire, ce que je vais te dire.

Ben...

Quelle est l'info que je pourrais te donner

directos les chicanos qui va te scier les guiboles ?

Ben, je sais pas.

- Ça part de loin. - Plus simple.

Qui est venu me demander un prêt pas plus tard qu'hier ?

Bruce Willis.

Non. Quelqu'un de vrai.

Je ne sais pas, Sylvain.

- Je dois partir. Je suis speed. - Bestel.

Vanessa Bestel.

Vanessa Bestel, le plus beau boule des USA.

Avec ses miches à 1 million de dollars.

La plus belle fille qu'on ait connue.

- Il y a du monde ? - Je ne vois pas qui c'est.

Ça va te revenir. Elle vient dans 2 min.

- Ici ? - Oui, ici.

C'est pas possible, ça.

Non, Sylvain. J'y vais.

J'y vais.

Alors, pour info,

elle s'est fait larguer. Elle revient pour s'installer.

Fais-en ce que tu veux. Si t'as des occupations, tant mieux,

mais je te l'aurai dit.

Maintenant, si tu as des trucs à faire, amuse-toi.

Tu pourras pas dire que je te l'ai pas dit.

Pourquoi tu me dis ça ?

"Pourquoi je te dis ça" ?

Parce que 15 ans après, pour la 1re fois,

toi, Benjamin Rivière, élève moyen du collège Georges Brassens,

tu peux envisager la Vanessa pour un plan de vie.

Ah.

Je crois qu'on peut dire que ça promet, ce que je te raconte.

Super. Magnifique.

On bouge. Il n'y a que des relous, ce soir.

L'ambiance commence à être moins bonne

et ça va pas devenir mieux. On trace ?

On boit pas un verre d'abord ?

Votre pote, la blogueuse, elle veut boire un coup avec nous.

Elle termine un tweet et elle arrive.

Donc on décale, on bouge, on trace maintenant.

On peut passer à la teuf de mon pote, à côté ?

Très bien. C'est une bonne idée.

Comme ça, on danse, aussi. C'est bien. On ne danse jamais.

Passe-moi une clope, s'il te plaît.

Ça décrasse. C'est...

On va en teuf à 22 h 30 en fumant des clopes ?

Ben, on ne le fait jamais.

- Man, ça va ? - Oui.

- Alors on y va. - Ben oui.

Vas-y. Tu nous régales.

- Ça a l'air doux. - C'est du beau boulot.

Tu viens avec nous ?

Non. Tu retournes à ta place.

Arrête de chialer. C'est ton gamin.

C'est ton gamin.

Arnold, Cyril et Alex. C'est le Breakfast Club.

Bon réveil.

Bonjour.

Ça va, mon coeur ?

Oui.

Quoi ?

Ben, du lait de soja. Voilà, quoi.

Qui perdra ce monde ? C'est le soja.

Et du polystyrène, évidemment.

On a trouvé pourquoi c'était bon, ça ?

Parce que ce n'est pas pour le goût.

Pas de surprise, tu me diras.

C'est qui ?

C'est ce vieux pote du lycée qui ne me lâche pas.

Il veut absolument... Il vient de rentrer à Paris, il est paumé,

il veut qu'on se voie en fin de semaine.

- Tu veux que je vienne avec toi ? - Non.

Laisse tomber. Le gars est ultra relou.

Moi-même, j'hésite à y aller.

Et puis on a d'autres trucs à faire, cette semaine,

un truc important, au lieu de se faire chier avec ça.

Non ?

Non, mais ça va, t'es un gentil.

Tu le vois, il y en a pour 2 minutes.

J'y vais, donc ?

Je sais même pas pourquoi on parle de ça.

Tu te fous du monde ?

Ce qui est valable là-bas est valable ici.

Ça fait 25 fois que je le dis. C'est ton couloir. Ça, mon couloir.

Tu dégages.

Tu repisses dans l'eau, je te coule.

C'est chaud, là.

- Putain. - Sylvain...

Ah. Coolard.

Hé ! Tu as vu ça ?

Néoprène, mon pote. Le futur.

Mon hommage au Grand Bleu. Roberto mio Palmo.

- Comment s'appelait Jean Reno ? - Enzo.

Exactement.

Eric Serra, My Lady Blue... La belle époque, quoi.

Oui. On s'en fout. Il t'est arrivé quoi ?

Rien. C'est un délire. Je t'expliquerai.

Pourquoi tu nous as fait venir ici ?

On est mieux qu'au bureau, là. Les collègues sont plus jolies.

Vanessa va venir vraiment, là ?

Tu te souviens de ce que j'avais dit,

quand Aymeric nous avait enfermés au bahut ?

Non.

Je t'avais dit : "Je t'aiderai à sortir avec elle."

- Avec Vanessa ? - Ben oui !

Mais il y a 15 ans.

Ben, bon anniversaire, parce que la voilà.

Oh, la pute.

Salut, Vanessa. Tout va pour le mieux pour toi ?

Excuse-moi. J'étais retenue au restaurant.

Je ne reste pas longtemps.

Désolée. C'est parti tout seul. Mais tu as été super brutal.

T'inquiète. Je comprends. C'est le jetlag, le décalage.

T'as cru que je voulais t'emballer. No soucitos. Voilà qui je t'amène.

Voilà Benjamin Rivière. Le gars.

4 fois délégué consécutif, invaincu de tout le collège,

accessoirement un type adorable et mon meilleur pote.

100 % capricorne. C'est du velours.

Salut, Vanessa. C'est marrant, de se recroiser.

Salut. Sylvain m'a beaucoup parlé de toi.

Ça y est ? Tu le remets ?

Sylvain, on fait quoi ? Je signe ?

Pourquoi un rendez-vous ici ?

C'est plus sympa qu'enfermés dans un bureau.

J'ai les papelards. On va se poser là-bas.

Tu m'aides ? Je suis en business. Il y a de la choure.

- Il y a de la choure ? - Oui.

Quand on allait à la piscine, au collège,

quand on oubliait nos affaires, on avait 3 points en moins.

Là, par exemple, tu as 3 points en moins.

Carnet de correspondance.

Un jour, j'avais oublié mes affaires, donc, 3 points en moins.

En fait, c'était Aymeric Leguennec - tu étais sortie avec -

qui les avait cachées dans un vestiaire.

J'avais pas oublié mes affaires.

- "Aymeric Leguennec" ? - Oui.

Oh, my God ! Oui !

Mais c'est un nom du passé, ça.

Ben oui.

Et toi, Vanessa, c'est parti, à l'attaque de la capitale.

Tu reviens à Paris 15 ans après, tu te lances

et tu redémarres de zéro. Serveuse à Paris.

Non.

Non. J'ouvre mon restaurant.

D'accord ! Ton restaurant !

Oui.

Waouh !

Plat du jour,

ticket resto... - Toi, Ben, tu fais quoi ?

Je fais des films de mariage.

"Des films de mariage."

C'est drôle.

- Ah bon ? - Si toi tu te maries,

tu es sûr de faire un super truc.

Alors, smoothie coco banane pour la belle

et framboise pour la bête...

de sexe.

Pour ceux qui aiment la nage, ça se passe couloir 4,

et c'est maintenant.

Pousse-toi, Rahan !

Je l'aime bien, quand même.

Moi aussi. Je l'adore.

Je ne vais pas trop tarder, Vanessa. Je suis speed.

Oui. Moi aussi.

Je dois m'en aller.

- Ça va ? - Ben, non.

C'est bloqué.

Prends ma paille.

Non, merci.

- OK. - Je suis allergique.

- Tiens. Je m'arrête là. - Mon resto est à 2 min d'ici.

Là. À droite. Ah ! Génial !

- On est voisins, en fait. - C'est bien.

Ciao. Merci.

Salut.

Ciao. Attends, Ben !

- Je n'ai pas ton numéro. - Ah.

Je suis là.

J'ai trouvé ça par terre.

Je me suis dit : "Bon. Autant les ramasser."

Il n'était pas si chiant que ça ?

Finalement, non.

On a baisé tout l'après-midi. Je l'ai démonté.

Même dans l'échec, tu réussis à faire des vannes.

Tu m'as dit que j'étais sexy, dans l'échec.

Oui. Enfin, bon.

On se couche tôt. Demain, il y a Biarritz.

J'avais oublié les chiens de 6 mètres.

Ne fais pas le malin, le gendre. Ce sont des tigres de combat.

Arrête. Tu sais qu'il a peur des chiens.

Oui, mais c'est comme mes fils,

alors il doit sympathiser, car vous allez être beaux-frères.

Excuse-moi, mais j'ai qu'une fille, et tu me la voles.

Normal que je t'imagine te faire bouffer par mes chiens.

- Quel père aimant ne le ferait pas ? - Papa !

Elle est bien, ta chemise.

Allez, venez dans mes bras.

Je suis content de vous voir.

Depuis que je m'occupe de votre mariage, j'ai une tendinite,

jusqu'à l'épaule.

C'est pénible.

Sinon, ça avance ? Tu as besoin d'aide ?

Ça commence à prendre de la gueule.

Alors, 1re nouvelle :

Magalie ne viendra pas.

Elle m'a quitté hier soir.

Je venais de lui offrir les Adidas qu'elle voulait.

C'est difficile, mais on avait dit que...

Qu'on n'en parlait pas.

Donc,

pour la pelouse,

la 1re bonne nouvelle qui vient de tomber :

Pierre-Luc vient de me donner son accord.

Il s'occupera du gazon dès lundi. Ça, c'est bon.

OK. Donc, le gazon, c'est bon. Super.

Deuzio. Benuche, t'as géré la sono ?

Le gars doit me rappeler.

Sinon, j'ai Noémie, la fille des Grondin.

Elle sait mettre des disques. Elle est fille de forains.

Ils ont une sono. Il y aura une ambiance de dingue.

Est-ce que ça, ça vous va ?

- Oui. Parfait. - On n'attend pas mon gars ?

Ben, il faut qu'on avance.

Bon. Sinon, là où on est emmerdés, c'est pour le buffet.

Magalie devait le faire.

Pardon de l'évoquer, mais là, c'est le couac.

Putain.

Pourquoi je lui ai offert ces pompes ?

Je suis pas à la hauteur.

J'ai foiré mes 2 mariages, et là, je foire le tien.

Tu es en train de rien foirer du tout.

Enfin, on va trouver un traiteur. C'est pas dur !

Ça va. Pour l'instant, on paie rien, alors on peut faire un truc !

Tu vas pas tout porter !

Tout ce que tu fais jusqu'à présent, c'est parfait.

Hein, Ben ?

Ben oui ! Attends...

Merci, de me dire ça.

J'ai cru que j'allais chialer. On n'est pas des gonzesses !

Il manquerait plus que ça.

Suis-moi.

Toi, reste là. C'est une histoire de bonshommes.

Je suis pas censé te l'avoir montré, donc tu fermes ta gueule.

Plutôt que de faire une enveloppe...

- j'allais vous offrir plus de 7 000 euros -,

j'ai pensé à vous faire un cadeau plus...

personnel.

Ce que j'ai voulu dire là, c'est qu'avec le mariage,

vous devenez une seule personne.

Je me suis permis d'imaginer ta verge.

Pour la taille, je ne savais pas.

Par contre, je t'ai fait de belles baloches.

Ah.

Oh, putain. Garde à vous. C'est Madame.

Oui, chérie. Je suis désolé.

Moi non plus, je le pensais pas.

Tu sais bien que j'allais pas te traîner

à l'arrière de la bagnole sur le parking.

On n'est pas des cow-boys.

Tu les as essayées ?

Tu touches pas au bout ?

Elle ne touche pas au bout.

Oui, oui, oui.

À tout à l'heure.

Magalie revient ! C'est bon !

Tu vois, c'est marrant, mais je l'ai toujours su.

Ah oui ?

Marrant, hein ?

Oh, putain.

Ça me fait un bien fou. Je suis heureux !

Du coup, tout se goupille. Tu l'as, ton buffet.

- Ah. Ben oui ! - Eh oui !

Ne dis rien à Juliette. Ça va être une surprise.

Je t'explique. Magalie est fan de la culture viking,

alors avec sa soeur, pour le mariage, elles vont préparer un buffet viking.

- C'est-à-dire ? - Ben, toute la bouffe des Vikings !

De l'hydromel, du gibier à gogo...

épervier, tous les rapaces. Enfin, viking, quoi.

Et puis ça vous fait un thème.

T'en fous pas une et tout se fait à ta place.

Tu es verni, hein !

Un buffet viking, c'est un peu ouf, non ?

Il me dit qu'on va bouffer des rapaces.

Laisse-le s'en occuper. Ça lui fait plaisir.

Je vais le gérer, son délire de buffet.

Je te demande de t'occuper des derniers trucs qui restent.

Accessoirement, vraiment si tu as le temps.

Il y a la liste, là.

Tu n'en fais que 15 %, déjà, c'est bien.

Ben, alors là...

Je vais même faire 40 %.

J'ai pensé à des petits trucs. Il faut pas croire.

Hé ! Je t'aime, hein.

Je t'aime.

J'ai laissé 40 E sur la table pour Veronica. Ne les prends pas.

N'importe quoi.

Salut, ma belle. C'est Pierre-Ange.

Je te souhaite d'être heureuse, Juliette.

Vous êtes beaux.

Avant de disparaître,

je voudrais te lire ce passage de Sexus, d'Henry Miller.

"Moi, je me retirai quelques secondes,

"histoire de laisser l'outil refroidir un peu.

"Elle trempa sa main dans la flaque d'eau,

"m'en aspergea quelques gouttes. Merveille !

"Elle était à quatre pattes,

"me suppliant de la prendre à revers.

"À quatre pattes. Je la suivais."

Il est chié ou quoi, lui !

Tu veux serrer ma meuf ?

Il est fou, lui.

T'as de la chance.

Allô ?

Oui, Vanessa.

Alors là, je mets ma grande table,

ambiance un peu cantine,

comme ça, les gens s'assoient et font connaissance.

Ça se fait partout.

Attends. Une seconde, Ben.

Allô ?

Oui, Robert.

Les tables devaient m'être livrées il y a une semaine,

et je ne les ai toujours pas.

Je les attends avec impatience.

OK. Au revoir.

- Quoi ? - J'adore M. Bretzel.

- C'est toi qui as fait ça ? - Oui.

J'ai mis ça là parce qu'il y a un trou derrière.

C'est tout moche. Je l'enlèverai après.

Ben, non ! Il ne faut pas ! Je pensais que c'était là exprès.

C'est le patron, M. Bretzel.

Je veux me changer les idées.

- Tu veux faire un truc ? - Oui.

Super.

"Troupeau sous l'orage."

Mets-toi devant cette toile. Je te prends en photo.

- Devant ça ? - Oui.

Mais fais un truc cool !

Plus cool.

Parfait.

À toi, maintenant.

Devant Troupeau sous l'orage. Tu vas voir l'effet que ça fait.

- Bonjour. - Bonjour.

J'aime beaucoup ce que vous faites.

Votre corps, tout ça, dans cet espace fluide,

ça respire.

Ça me fait penser à...

une vague, à une grande belle vague.

Ça me donne envie de reprendre le surf.

J'ai une galerie et 3 tableaux à moi, dans cette exposition.

- Bonjour. - Chut !

Chut, chut, chut.

Vous entendez ?

Vous entendez cette musique ?

Non.

C'est à peine perceptible, mais c'est la musique de la vie.

Et moi, j'aime la vie. Et vous ?

C'est fou, hein ? On ne s'y attend pas.

On est là-bas, on est là, paf, et d'un coup,

ça s'impose.

Ça, c'est ma carte,

avec tout ce qu'il faut dessus.

Ne la perdez pas.

Une fois...

Ah ! Mon Dieu. J'allais oublier.

Je suis musicien, aussi. J'ai une guitare, chez moi.

Il est fou, lui, ou quoi ?

Dans sa tête, je ne pouvais pas être ton mec.

- J'étais ton petit frère. - Arrête, Ben. On s'en fout.

Je préfère cent fois qu'un mec comme toi vienne me draguer

plutôt qu'un lourd comme ça.

Va dire ça à mes années collège,

parce qu'on parle quand même de désert.

Je ne comprends pas pourquoi tu bloques sur ces années.

Ça me paraît tellement loin !

On n'est plus au collège.

- Je peux te demander un truc ? - Oui.

Tu pourrais faire un film pour mon restaurant ?

Pour le site, pour le Facebook.

- Attends. Pour le...? - "Facebook."

"Facebook."

C'est marrant, comment vous le dites. En France, on dit plutôt "Facebook".

Tu ne peux jamais être sérieux, hein.

Bon. Tu le feras, ce petit film, pour moi ?

Oui.

Tu trouveras ça amazing.

- Comment ça ? - Je suis déçu,

tu l'as pas encore dit, alors que je suis sûr

que tu devais dire ça sans arrêt. "This is amazing."

- "This is amazing." - C'est vrai, on le dit beaucoup.

- Merci. - Tu fais quoi, demain soir ?

- Pourquoi ? - La soirée de Sylvain.

Ah oui. Ce truc-là. Il fait ça tous les ans, mais bon...

je n'y vais jamais. C'est glauque, son truc.

On s'en fout. On y va ensemble. On va se marrer.

- OK. - Oui ? OK.

Bon. J'y vais.

Juste...

je vais dire un truc sérieux.

Merci.

J'ai passé une après-midi très cool.

And I think you're amazing.

C'est trop bien.

Elle déconne, ta douche. Il faut peut-être que tu lâches l'appart.

C'est l'appart de mon papa.

Tu as pu faire les trucs de la liste ?

Ah non.

Quoi ?

Ben, tu fais chier.

Tu te maries, toi aussi.

C'est pas compliqué ! Il reste rien. T'as foutu quoi, aujourd'hui ?

C'est le débat ? Mauvaise question,

parce que j'ai fait rentrer un contrat.

Eh oui. Ça veut dire que je le ferai demain.

Mais tu as raison, je suis un looser qui fout rien

et qui ne va pas au bout des choses.

Si tu veux que la liste soit faite, confie-la à PA. Il ira au bout.

Pourquoi tu me parles de lui ?

Ne t'inquiète pas, va.

J'ai vu son poème sur ton Facebook.

C'est tellement pourri que je voulais te le montrer.

Eh oui. Tu es mal. Eh oui. Le rire pour cacher la gêne.

C'est un pauvre mec seul, c'est pour ça que je l'aime bien.

- Oui, oui, oui. - Et tu lis mes messages, toi ?

Depuis qu'un mec que t'aimes bien t'en envoie,

des dégueulasses, en plus, sur ton Facebook.

Lui, ce gars-là, je le vois, je l'éclate.

Ben oui.

Tu me connais.

Tu sais bien que je suis pas comme ça.

Tu as un problème avec lui. Ne retourne pas le truc.

J'étais à ça de l'appeler.

- Ah oui ? - Oui, j'allais l'appeler.

- Et alors ? - Ben, je ne l'ai pas fait.

Mais j'ai une raison. Tu ne vas pas t'en sortir comme ça.

J'allais l'appeler, mais j'ai réfléchi aux conséquences.

Je ne suis pas qu'un irresponsable.

Le gars est ton supérieur.

Pour ne pas foutre la merde dans ton boulot, j'ai raccroché.

Excuse-moi d'avoir réfléchi.

Désolé.

Je trouve que tu réfléchis trop, en ce moment.

Demain, tu fais, hein ?

Oui.

- Tu veux un truc ? - Non.

Hé !

Tu vas faire comment, pour l'éclater ? Comme ça ?

- Avec tes petits bras ? - Quoi, "mes petits bras" ?

- Avec un petit coup de pied ? - Petit, ça ne compte pas du tout.

Ça ne compte pas.

C'est l'amplitude de frappe qui compte.

Tu es ample, toi.

Je peux l'être, si je l'ai en face de moi.

Barre-toi pendant que j'explique. Comme ça, je passe pour un con.

Amplitude de frappe, et paf, dans la gueule.

Action. Oui.

Allez. Oui.

On tourne. Oui.

Avance avec moi, Ralite.

Bien. Souris, Vanessa. Tu es heureuse d'être là.

Ta perche, Ralite. Ta perche !

Allez. Accélération.

Ralite, s'il te plaît, aide-nous, là.

Stop. Ne bouge plus.

Souris.

Oui. Pas mal.

Ralite, ta perche.

Un petit panneautage. Oui, Ralite.

Coupe, Ralite.

Et c'est coupé.

C'est pas mal.

Waouh ! Ben ! C'est super !

- C'est vrai ? - Oui. Super. Merci.

Ben, de rien.

Il faut que je commence le montage, sinon on va être en retard,

pour le montage.

C'est important, pour le...

pour le montage.

- On se voit chez Sylvain. - Oui.

Excuse-moi. Au revoir.

- Bisou. - Ciao.

Arrête.

Tu es avec Juliette. Vous êtes complémentaires.

- Oui ? - Ben oui, mec.

Elle est OP, toi, tu galères.

Elle a un pur taf, toi aussi, là-dedans, tu galères.

Elle est bonne. Coup de bol pour toi.

Elle te donne un cadre.

Tu ne trouveras jamais mieux.

Refais de la mousse. Je vois tes couilles.

- Tu me vois comme ça ? - Tu es un mec irresponsable.

C'est déjà un miracle que tu aies une meuf...

et bientôt ta femme.

Mais tu n'as pas vu la meuf.

C'est une bombe brillante. Elle est aussi belle que brillante.

Elle m'a pas calculé au collège, là, elle m'appelle tout le temps.

- C'est peut-être un signe. - Tu le sais,

une liaison, c'est comme le McDo.

À l'aller, t'es chaud, au retour, t'es en culpa.

Alors à 3, tu vas effacer cette meuf de ta tête.

Mais vraiment.

En Total Recall.

Un, deux, trois.

Je sais que si t'es là, c'est parce qu'elle y sera.

Et alors ? Je ne fais rien de mal.

"Pardon, chérie. Je baisais la meuf qui m'obsède.

"Je fais rien de mal. C'est pas moi, c'est ma bite."

J'y vais pas pour baiser mais pour être poli.

Tu peux pas comprendre, tu l'es pas.

Qu'est-ce qu'il fout, l'autre con ?

Oui !

Le prince du collège Georges Brassens.

Super.

Mon plus one. C'est ça.

Jérémie, mon meilleur poto, qui n'est pas venu les mains vides.

Sylvain, Jérémie. Jérémie, Sylvain.

Il y a du monde ?

Comme tu voudras. C'est pas grave.

Alors, attention, mon pote, c'est la folie.

Alors, je t'annonce... Gaël Boudic,

Patrick Pistou,

Daniel Rabade,

Frank Pétisson, Lionel Péquégnot,

Philippe Crémèche.

Je n'attends plus que Tristan et Didier.

Jérémie, posez ça sur le bar, avec sourire et empressement.

- S'il te plaît. - Ça claque, hein ?

"Ça claque" ? C'est sublime.

C'est sublime.

- Vanessa ne vient pas ? - T'inquiète. C'est géré, ça.

Excuse-moi. J'ai demandé 3 fois à Didier de passer mon Depeche Mode.

Didier !

- C'est quoi, cette soirée ? - Je t'avais prévenu, c'est chaud.

Crémèche !

- Ça va, le filou ? - Je suis content de te voir.

Ben, moi aussi.

Je veux te poser une question depuis 15 ans.

Troisième.

Richard fait une interro surprise. T'étais à côté de moi, tu as eu 20.

T'as répondu quoi, à la 2 ?

- La "2" ? - Oui. La 2e question.

Ben, je sais plus.

Fayot, va.

Mollo, hein !

C'est quoi, ces abrutis ? C'est qui, ce ouf ?

Le plus ouf de tous. Il sentait hyper fort.

Avec lui, j'ai compris qu'il fallait prendre des douches régulièrement.

C'est un malade.

Mesdames et messieurs, l'arrivée de la plus belle fille de la soirée.

J'ai nommé Mlle Bestel.

Vanessa.

- C'est elle, Vanessa ? - Oui.

Bonsoir, tout le monde.

Alors tu es devenu M. Je-me-tape-qui-je-veux.

Je ne me la tape pas.

Je comprends, là. Elle est magnifique.

Il faut que tu la baises.

Et Juliette ?

Rien à foutre. Tu vas te marier. Profite !

Il faut que ça se passe maintenant.

- Ça va ? - Ça va ?

- C'est bien que tu sois venu. - Je crois aussi. C'est mieux.

Alors, Vanessa, grand moment.

Voici Jérémie. Jérémie, Vanessa. C'est mon meilleur copain.

- Enchanté. - Enchantée.

Voilà.

Ils ne font pas trop ça, chez eux.

Je vais vous chercher à boire ?

- Merci. - C'est maintenant que ça se passe.

Je crois que Philippe avait déjà ce T-shirt

en quatrième, non ?

Oui. C'est vrai.

Tu as senti ?

Vanessa, je dois te dire un truc. Désole, pour cet après-midi, mais...

Ben, c'est moi qui ai fait n'importe quoi.

On est potes, je ne veux pas qu'on soit gênés.

OK.

On est potes. C'est mieux. On a failli être cons.

Tournée de chupito.

Hop là. Allez.

- Aux potes, aux copains. - Cheers.

Trop mignonne. Allez, santé.

C'est à l'orange.

- Mais mec... - C'est pas mal.

C'est une boisson de cow-boy. Je ressers.

Oui... On va attendre 5 min, quand même.

Oui. Waouh !

Tu as vu ? C'est maintenant que ça monte.

"Chupito." C'est écrit.

On enchaîne en tendresse.

Séquence de slow.

Pour des raisons démographiques, les garçons peuvent danser

avec les garçons.

On peut danser un slow. Entre potes, on a le droit.

Oh, ça va.

Ce n'est pas non plus fou !

On s'est un peu embrassés.

- C'est pas grave. - Oui, mais on s'emballe...

C'est pas le meilleur moyen d'être potes.

Tu es bête.

Merde. Mes clés.

Ah. Le coup des clés. Bien sûr. Je croyais qu'on était potes.

Non. Je te jure, c'est pas un coup.

J'ai oublié mes clés. Merde. J'ai pas mes clés !

- Quelqu'un n'a pas un double ? - Si mais...

pas à cette heure-ci, là, maintenant.

C'est pas grave.

Viens à la maison.

- Quoi ? - Tu ne vas pas me violer !

- Tu ne veux pas t'asseoir ? - Non. Je ne tarde pas.

T'as pas tes clés.

C'est vrai. C'est pourquoi je suis là.

Bon. Déstresse. Pose-toi. Ça va.

Tu es le premier mec qui vient chez moi

et qui me demande une glace.

Ice cream !

Je reviens.

C'est bon.

Tiens.

Tu l'allumes ?

- Quoi ? Tu fumes ? - Oui.

J'aime bien, pour dormir.

Oui. Tu as raison. C'est vrai.

Passe-moi ça.

Comme ça, on dort...

tous les deux

d'un sommeil de plomb

jusqu'à demain matin

et on dort bien. Putain. C'est fort !

Attends. J'ai une chaîne porno, moi ?

Ben, non. Il faut un abonnement. Il faut mettre un code.

Mais ça ne sert plus à rien, de payer. Sur le Net, c'est gratos.

Oui.

Comme les trucs genre... Youporn ?

Ou Pornhub, ou Tube8, ou Xhamster....

Tu es calé.

Non, mais c'est pour un pote à moi.

Il est handicapé et je dois lui mettre ses vidéos.

Oui.

Genre Intouchables, mais du cul.

C'est ça.

Oui, c'est ça.

C'est exactement ça.

Viens, on regarde.

- Quoi ? - Je n'ai jamais vu ça, moi.

Ah, non, non, non. On ne regarde pas ça du tout.

Non, non, non.

Non.

On regarde...

deux mecs qui s'enculent ?

Ah, non, non, non.

- Non. Ce n'est pas une bonne idée. - Oh. Ça va. On rigole.

Sinon, tu as ça.

Ça. La mère qui apprend à sa fille avec le jardinier.

British mom and daughter. En plus, il est en HD premium.

Dégueulasse.

OK. Vas-y. Mets-le.

Tu es sûre ? C'est sa fille, quand même.

Vas-y. Mets.

Et petit raccourci qui fait toujours plaisir...

Voilà. Pomme F et tu l'as en plein écran.

Tu crois quoi ? Qu'ils vont nous attendre ?

- Putain. C'est crade ! - Oui.

Bon. Allez. Au dodo, là, parce que...

Buena noche. Ça y est, là.

Ça va aller, le canapé ? C'est pas trop petit ?

Non ! Tu rigoles ou quoi ? C'est nickel.

Merci.

Ah. Tu veux que je te prête un truc ?

Tu vas me prêter quoi ? Un tanga ?

Je dis n'importe quoi. Je suis défoncé.

Moi aussi. Je suis cassée.

Bonne nuit.

- Buonanotte. - Buonanotte, ragazza.

Ah. Ben, t'es là !

J'ai bu un coup avec Jérémie, j'avais oublié mes clés...

J'ai pris celles de la gardienne.

Et la vérité, c'est quoi ?

Ben, j'étais avec Jérémie.

Et il t'a payé une strip-teaseuse ?

Ben, non. Pourquoi...

Ça devait arriver, le coup de la strip-teaseuse.

Je veux juste que tu me le dises. C'était hier ?

Non. Je te jure.

Non. On était sur Internet jusqu'à 4 h du matin.

OK. Je te crois.

- Tu m'accompagnes ? - Où ça ?

Courir. Je veux être bien, dans ma robe.

- OK. - Quoi, "OK" ?

Tu viens courir ?

Ben oui. Je me change et je viens.

C'était pas une strip-teaseuse mais des putes russes.

Un car de putes russes.

Qu'est-ce qui te prend, de courir avec moi ?

C'est du sport.

Mon corps est en demande,

alors je lui donne.

Tu as raison.

Tiens. Regarde.

C'est là.

Tu te souviens ?

Oui.

Le vélib.

T'arrivais pas à le remettre. C'était trop bien.

Avec une manif de mecs vénères qui arrivaient.

C'était ce qui me stressait.

C'était mignon.

Tu te souviens de ce que tu m'avais dit là,

quand tu m'as accompagnée ici ?

C'était quoi ?

Que cet endroit était trop végétal,

qu'il fallait mettre du béton parce qu'on respirait trop bien.

- J'ai dit ça, moi ? - Oui.

C'est con.

C'est le jour où je suis tombée amoureuse de toi.

- Ah bon ? - Oui.

- Tu ne m'avais jamais dit ça. - Ben, non.

Hé ! Allez, là. On ne fait pas de break.

- Il est bien, ton jogging. - Ah oui ?

- Tu as une bonne silhouette. - Quoi ?

- Montre de profil. - Qu'est-ce qu'il a, le jogging ?

- Non, mais attends... - Il est plus large que haut.

Tu aurais pu me le dire, en partant !

Non. C'est bien.

Viens t'asseoir.

Il est bien, ce jogging.

Si tu veux pas qu'on se marie, on n'est pas obligés.

Pourquoi tu dis ça ?

J'ai vu la liste. Tu n'as rien fait.

Je te connais. Quand t'as pas envie...

Je sens que tu es perturbé, là.

Pas du tout. J'ai très envie de me marier avec toi.

Je vais épouser qui, sinon ?

Si on se marie, c'est pas pour être mariés.

Je m'en fous, de ça.

C'est pour que ce soit toi, mon mari,

que tu sois mon homme.

Pour moi, les autres sont pourris.

Tu comprends ça ?

J'ai envie que tu sois mon homme.

Oui.

Tu voudras de la salade ?

Pourquoi tu me colles comme ça ?

Parce que je suis prêt.

J'ai mis du temps, pardon,

mais je suis prêt.

Je n'ai plus peur.

Surprise !

Quoi, "surprise" ?

On a organisé ton enterrement de vie de jeune fille. Va faire son sac.

- Salut. - Voilà.

Allez. Bois, bois, bois.

- Tu étais au courant ? - Non.

- Quoi ? Tu n'es pas contente ? - Si...

Je suis contente et surprise.

Elle ne va pas boire maintenant. Il est 14 h !

Vous allez où ?

- On peut pas dire. - C'est la surprise.

- Alors on fait quoi, là ? - Tu t'habilles.

Elle va partir ?

Non. On va faire ça ici.

Prends un maillot.

C'est toi, mon homme.

Ben oui, c'est moi.

Les autres sont pourris.

Je t'aime.

- Allez. - C'est parti.

J'ai oublié les capotes.

Les quoi ?

On va en Croatie. Chut !

Les Croates sont des violents.

Je vais me faire démonter.

Moi aussi, j'adore les Vikings, Magalie,

mais si tu veux, j'ai peur...

j'ai peur que ça fasse peur.

Comme c'est beaucoup de gibiers, comme tu me le confirmes,

je me...

Évidemment que les gens vont goûter.

C'est pas ce que je te dis.

À côté, on peut faire une proposition

qui soit un peu plus...

contemporaine.

Du poulet rôti, par exemple. Tu vois, un truc fou.

On s'en fout que ça se faisait pas à l'époque.

Bon. Écoute. Magalie, tu sais quoi ?

Laisse tomber. Continue comme ça.

Fais comme tu as prévu. Tu as l'air dans ton truc,

et de toute façon, tu n'écoutes rien. Hein ? D'accord.

On fait comme ça.

Fais ce que tu avais prévu. Tu as carte blanche. OK ?

Merci beaucoup. Je te laisse. J'ai beaucoup de choses à faire.

Vraiment à fond la caisse. Je suis très occupé. OK ?

Merci, Magalie.

"Farvel" ? C'est "au revoir" en viking. D'accord. "Farvel."

Au revoir. Farvel à tous.

- La meuf... - Allez, ouvre.

C'est une idée à la con,

déménager chez ta meuf à 1 semaine du mariage. Fais ça après.

Je le sens maintenant, alors on le fait.

C'est Vanessa ? Elle est débile, ta prise de conscience.

Elle arrive au mauvais moment.

D'abord tu la ken, puis tu te dégoûtes.

Même moi, je te dirais que c'est pas bien,

je te ferais culpabiliser, et après, tu auras la prise de conscience.

Même le fauteuil veut pas y aller.

Ah oui. D'accord.

On donne pas de nouvelles, mais pour déménager, si.

- Ça va, Sylvain ? - Ça va, grand ?

Avant que j'oublie... De la part de Vanessa.

Elle me parle toujours de toi. Tu passes la nuit avec elle,

mais tu ne la rappelles pas. C'est pas très gentleman.

- T'as passé la nuit avec elle ? - Il t'a pas dit

parce qu'il n'en a rien à foutre de toi.

Elle est enceinte ? Je connais un toubib.

Vous m'aidez ou vous commentez ma vie ?

T'as passé la nuit avec elle et tu dis rien.

Oui, il a passé la nuit avec elle. Ça te pose un problème ? T'es pédé ?

Ton copain pédé est amoureux de toi.

Je suis pas pédé, juste son témoin de mariage. Mais soyons homophobes !

Tu te maries avec elle ?

Putain, tu es un rapide, toi.

Non. Avec une fille qui s'appelle Juliette.

- C'est récent ? Depuis quand ? - Ils sont ensemble depuis 3 ans.

Ils ont décidé ça il y a longtemps.

- Pourquoi tu fais ça, alors ? - Je n'ai rien fait.

Ben, si. Vanessa et tout...

Elle est dans tous ses états. Elle est en l'air, là.

Attention, hein !

Moi, je ne tolère pas ça. Et puis même ! Ta meuf !

Elle est au courant que tu fais le con ?

Il a raison. Là-dessus, tu es moyen.

Tu te fous de moi ?

Toi, ça va. Je ne te parle plus.

Tu es rayé de l'agenda, toi.

Mais toi, je ne veux plus avoir à faire à toi.

On est des gens bien. On ne trahit pas sa femme.

Je me casse et vous m'oubliez.

Vous m'oubliez à tout jamais.

Je vous prie de m'excuser.

J'ai peut-être poussé le potard un peu fort.

Pardon.

Non. Ne t'excuse pas. Tu as raison.

Je vais lui dire.

C'est moi qui déconne.

Tant pis. Elle va me détester. Voilà.

J'avais qu'à pas faire le con. C'est ma faute. C'est tout.

C'est exactement ça.

Crise plus communication égalent contrôle.

- Ce sont les 3 C. - Les fameux. Tu me l'avais dit.

- Elle va me détester. C'est sûr. - Oui, mec. Évidemment.

Mais moins que maintenant.

- C'est horrible, ce que tu fais. - Elle va voir que tu es un enculé,

après, à toi de choisir quel enculé tu veux être.

Il n'y a plus qu'à lui dire.

Voilà.

C'est fou.

Je sais...

mais je ne fais pas.

Tu vois ce que je veux dire ? Je sais, "tu le sais"...

Je le savais. Oui. Je sais, mais je ne fais pas.

Tu vois ?

Tu vois, quand on fait ça ?

Je sais, mais je ne fais pas.

- Vous le faites, vous aussi, ça. - Non.

Ah.

Mais je vois très bien ce que ça peut faire.

J'ai cassé un verre.

J'ai pris du temps pour le faire, mais c'est prêt. C'est ton DVD.

- Tu ne fais pas la gueule ? - Non, je fais pas la gueule,

mais il y a un truc que je dois te dire.

En ce moment, je reprends ma vie en main.

On en reparle tout à l'heure, parce que là, je traîne.

C'est dans 2 heures.

Quoi ?

Mon premier soir. On ouvre ce soir, Ben.

Merde. J'avais complètement zappé. En plus, je devais te dire ce truc.

Et aujourd'hui.

J'ai encore plein de trucs à faire, des courses. Je vais exploser.

Je te vois tout à l'heure.

Tu vas te faire tout beau.

Non...

Merci, vraiment,

mais marche un peu plus vite, s'il te plaît.

J'ai honte qu'on se retrouve comme ça, quand même.

Je t'ai toujours pas dit ce que je devais te dire.

Ben ! Oh ! Ben !

Oh, putain.

Lui, tu ne lui parles pas. Il est relou. Avance. Je te rattrape.

Tu ne réponds pas au beau-père ?

Je ne peux pas, je suis en clientèle.

Je suis avec une grosse cliente.

Hé !

Pourquoi tu as une arme ?

- Ça va pas, non ? - Paris.

- Tu as compris ? - Enfin, bon...

C'est le chambardement, dans ma vie.

Ah bon ?

Le chambardement !

La Magalie, elle s'est pris un de ces boulards !

Depuis qu'elle a fait la une de Rugby Hebdo,

elle se prend pour Betsen, Chabal...

- On ne s'entend plus. - Bien sûr.

Comme c'est très grave, tu montes...

Tu sais ce qu'elle me dit, ce matin ? "Fais-moi un café."

"Fais-moi un café" !

"Oh ! Pour qui tu te prends ? Je suis pas ton toutou.

"Je suis pas un mou. Je suis pas Ben."

Ça, c'est pas...

Oui. Non. Excuse-moi.

Dans la colère, je me suis servi de toi.

Tu ne sais pas ce qu'elle me répond.

- Elle... - Armand... Enfin, Armand. Oh !

- Alors, Armand... - Ça va, monsieur ?

Oui, ça va.

On est pressés, là, Ben.

Oui. C'est ça. On est pressés.

C'est Paris, le speed.

- Bonjour. - Bonjour.

Armand. Artiste peintre

à la recherche d'une muse.

Enchantée. Vanessa.

- Enchanté. - Voilà.

Bon. Armand, tu montes, tu te poses, je te file mes clés tranquillement.

Tu te détends. D'accord ?

Tenez. Voilà ma carte. J'ouvre un resto.

On inaugure ce soir. Si vous voulez passer, ce serait cool.

Ma foi, oui.

Tout se goupille à merveille.

Super.

Voilà. Pas du tout. Armand, tu fais une sieste, pour ce soir.

- Nous, on va bosser. - OK. À plus tard, Ben-Hur !

- Merci, mademoiselle. - Hé !

Oui, oui, oui. Vas-y. Monte !

Tu as vu comme je t'ai sauvé du relou ?

- J'ai été forte. - Très forte.

Tu es un amour. Je me change. Dans 2 min, je nous sers un verre

et tu me dis ce que tu voulais me dire.

Surprise !

Encore ?

- Vanessa, regarde. - Comment tu vas ?

Une seconde. Une seconde.

Ne dis pas qui tu es ou ils vont te coller.

- Tu leur as parlé de moi ? - Non.

Ça va ?

Merci.

- Vous êtes Ben ? - Oui.

Je suis le tonton de Vanessa.

- Bravo. - Pourquoi ?

Arrête de la faire languir, cette petite.

Elle est raide dingue de toi.

On veut qu'elle soit heureuse. Tu comprends ?

C'est bien.

- Tu leur as dit quoi ? - Rien.

Ils sont inquiets pour moi,

alors je leur ai dit que j'avais rencontré un homme cool

et j'ai laissé planer le doute.

Bon. On n'a pas de client, mais au moins, il y a la famille.

Ben, apporte-moi un RIB, une pièce d'identité

et ta boîte de prod est montée. - Voilà. Exactement.

C'est exactement ça.

Mais attendez. S'il vous plaît. Excusez-moi.

S'il vous plaît, Martine, Hervé, Georges, Sandrine, Sandra,

c'est gentil, mais je suis en nom propre

et je suis bien comme ça. Je la monterai dans un an.

Qu'est-ce que tu te gênes avec nous ?

On est en famille. Pas de pudeur avec nous.

C'est aussi pour Vanessa, pas que pour toi.

C'est pas quand tu auras des enfants que tu monteras ta boîte.

Il faut le faire avant le premier.

Demande à Raymond.

Si tu veux emmener la petite à Deauville ce week-end,

ma Jag, elle est à toi.

Je n'amènerai personne à Deauville ce week-end

parce que j'ai un mariage. - Écoute.

Arrête, Raymond, avec cette voiture. Tu lui fais peur.

Ça ne va pas, Ben ?

Ben !

Ben...

Mon petit Ben...

Benuche...

Armand...

Quel horrible cauchemar.

Chut, chut, chut. Là. Voilà.

C'est fini.

Nous voilà revenus dans ce bon restaurant de Vanessa,

en famille.

Hein ?

Ça va aller, Ben. Ça va aller.

On va aller te chercher un remontant.

Il a besoin de sucre.

Du gâteau.

- C'est bien. Du gâteau. - Laisse-le respirer.

Allez chercher du sucre aussi.

- Qu'est-ce que tu as dit à Vanessa ? - Rien.

Je distille une ambiance de mystère autour de ma personne.

Dans la rue, tout à l'heure, j'étais affable, drôle.

Eh ben, là, brique par brique,

je construis le mur du mépris.

C'est très bien. Tu n'as rien dit, il faut rien dire.

Pour le moment, Ben.

Ça va mieux ? Bois ça. C'est du calcibronat.

Il est sensible, hein.

Je suis la tante de Vanessa. Vous êtes un ami de Ben ?

Enchanté.

Armand. C'est moi qui m'occupe de l'organisation du mariage.

"Du mariage" ? Ils ne vont pas un peu vite ?

Ils vont beaucoup trop vite.

- Viens. Je vais fumer. - Je ne fume pas, moi.

Tu m'accompagnes. Tu viens en poto.

Vas-y, toi. Je reste ici.

Viens.

OK, OK. Je viens.

La nicotine, ça ne te rend pas très sympathique.

Oui, mais non. Donnez ça... à lui.

Tu ne peux pas rester. Tu dois t'en aller.

Pourquoi ? C'est très sympa.

L'ambiance est accueillante, chaleureuse, altruiste.

- Et il y a des mini-pizzas. - On s'en fout. Écoute-moi.

Hé ! Oh ! Ben-Hur, pourquoi je ne peux pas rester ici ?

Parce que Magalie, Armand.

Oui.

On parle de Magalie, là,

le soleil de ton coeur, ta raison de vivre.

C'est elle, ta muse.

Même moi, je l'adore. Je suis comme un con, devant elle.

- Ah oui ? - Ben, tout de suite !

Tu ne l'as jamais vue. Elle était en prison de 2006 à 2008,

et après, elle a refait 2 ans pour vol à l'arraché. Alors...

C'est pas ce que je te dis.

Magalie, c'est dans tes yeux que je l'ai vue.

Dans tes yeux, je la vois, là, maintenant,

dans tes peintures, dans tes larmes, cet après-midi.

Elle est là, en toi...

Elle est... comme un parfum,

un parfum, dont, je pense, il ne faut jamais que tu te laves.

Oh, putain.

Tu sais, Ben,

tu m'as ouvert les yeux.

T'as raison. J'y vais. Je perds mon temps, ici.

Je vais faire un bisou, par correction...

Non, Armand.

Non.

Putain. Tu es fort.

J'ai essayé de t'enfumer, avec le bisou.

J'avais pas compris, mais c'est clair.

Si c'est si clair, il faut partir maintenant.

Tu me remercieras.

Allez.

Salut, prophète.

- Ça va ? Tu te sens mieux ? - Oui.

OK. Bon. Viens. On va mettre ton film, là.

C'est bon. J'y vais. Je le connais, le film.

Oui, mais moi, je veux un discours.

Je ne suis pas à l'aise, avec ce genre de trucs.

S'il te plaît.

Vanessa,

on se connaît depuis toujours,

depuis la sixième, en tout cas, où tu étais une élève sérieuse,

travailleuse,

latiniste, même. Non. C'est moi qui avais pris latin.

- Dis-lui que tu l'aimes, Ben. - Georges...

Vanessa, je t'ai toujours aimée,

depuis le jour où je t'ai vue pour la 1re fois,

dès que mes yeux se sont posés sur toi.

Alors quand tu es partie,

tu étais comme une mélodie.

C'est nul, ce que je dis, mais c'est vrai.

Je n'ai jamais...

Je n'ai jamais...

cessé de penser à toi.

Mais ce que je vais dire va...

bousculer pas mal de monde,

mais...

Juliette...

C'est le discours du mariage avec un autre prénom ?

Mon père m'a dit que tu étais là.

Je te dérange, là.

Il avait déjà fait sa demande.

On devait se marier dans une semaine.

Mais je vous le laisse...

en famille. Tu me lâches !

- Tu as fait quoi, là, Ben ? - J'ai essayé...

Casse-toi.

Dégage.

Il est là, l'heureux élu ? C'est le grand saut, là.

Bague au doigt, pièce montée, je t'amène à ta princesse...

Tu me présentes ta belle-mère. "Bonjour, madame. Sylvain."

Cocktail...

C'est quoi, ce bordel ?

On va être en retard, là. Le petit Jésus va pas attendre.

Allez, hop. Le costard à la James Bond et on y va.

- Oh ! - Il n'y a plus de mariage.

"Plus de mariage" ? C'était pas aujourd'hui ?

- Je l'avais noté sur mon Palm. - Il n'y a plus de mariage.

Je serais pas ici. Je serais à Biarritz.

"Biarritz" ?

Il y a un chat qui est mort, non ?

- Un chat ? - Oui.

Sylvain, Juliette et Vanessa se sont croisées.

- Non. - C'est fini.

Merde !

Ah oui. D'accord.

Comment je vais faire, pour ma surprise, moi ?

Quelle surprise ?

- Allez. Un petit tour. - Non merci, Sylvain.

Je préfère rester seul.

Pauvre Ben.

Tu avais une femme toute mimi. Elle t'a quitté.

Je vais pas chialer en pleine rue.

En plus, je suis sur une livraison.

Hé ! Ben !

C'est pas à moi de chialer, c'est à toi.

Allez, viens. Viens.

Je vais m'occuper de toi. Je te laisse pas tomber.

Là, tu te laisses aller.

Allez, bois.

Bois, mon poto.

Voilà. Ça, c'est bien.

Hé ! Tu as vu ?

Nakatomi Plaza. Piège de cristal. Copie conforme.

Tu es John McClane, et moi, ton chauffeur :

Argyle.

Avec l'autre enculé d'Hans Gruber, aussi.

Allez, mon poulet. Célébrons ta misère.

Là, il y a un écureuil.

C'est pas mal.

Tu tournes un petit peu...

- Hé ! Dégagez, là ! - Allez ! Debout !

Tu me refais plus... Viens ici.

C'est pas possible !

Il mange un peu ?

Non. Tout ce qui est pâtes, féculents, il ne prend plus.

Il n'absorbe que le liquide.

C'est pour ça que je mixe tout. Des fois, il recrache.

Je lui ai pris un grand bavoir.

La bouillie, il aime. Ça, il garde.

Je pense qu'il va mieux, mais il y a encore du taf.

Arrête avec ça. C'est pas vrai !

La thérapie a ses limites.

Moi, ça ne m'étonne pas. Normal que Juliette soit partie.

Il n'en a jamais foutu une.

Je me demande comment elle est restée aussi longtemps.

Il n'assume rien.

Il s'est pas occupé du mariage. Il était comme invité.

Le type pas fiable.

C'est sûr, c'est pas Belmondo.

Tu verrais ses ongles de pieds, la longueur....

Comment il entre dans ses pompes ?

- Tu vas faire quoi ? - Prendre un sécateur.

Pas pour les ongles, pour lui.

J'ai appelé tous les instituts pour les mecs comme ça,

que la société veut plus, ils n'en veulent pas,

il n'est pas propre.

- Je leur jette pas la pierre. - Et l'abandon ?

Ça, je peux pas. C'est pas possible. Je le garde.

Tu sais, je me suis renseigné sur les aides,

quand tu fais les gardes à domicile,

pour les amoindris, ceux qui se laissent aller,

qui sentent mauvais.

Tu gagnes 500 euros par mois.

C'est pas mal.

Heureusement qu'il est en France. Ça aurait été en Allemagne,

c'était pas la même.

C'est toujours ça de pris.

Tu vois, finalement,

il n'a pas enterré sa vie de garçon, mais en recroisant Vanessa,

il a enterré son vice de garçon.

Oui. C'est vrai. C'est vrai.

En pensant à la formule, je me suis dit

que c'était ce qui déterminait l'état du gars à l'instant T.

C'est vrai.

- Ne pars pas trop loin, Ben. - Laisse-le.

- "Laisse-le..." Tu es marrant. - Quoi ?

Tu ne sais pas de quoi il est capable.

Tu sais pas ce qu'il y a dans sa tête.

Tu m'as toujours pas dit, pour Porticcio.

On sera bien, tu sais. La petite maison, la plage, Vinitt?

C'est quoi, "Vinitt" ?

Je ne sais pas comment dire.

C'est mon homme de ménage. Il m'a pratiquement élevé.

Il fait des croque-monsieur... À se damner.

Un jour, j'écrirai un bouquin sur lui.

Un mélange d'anecdotes.

Je ne sais pas pourquoi, j'adorerais.

Allez. Champion.

- On ira sur le bateau de papa. - Pourquoi t'es là ?

- Juste un truc. - Je travaille, là, Ben.

J'ai changé la musique, pour mettre un peu de patate.

C'est bien, Ben.

Tout le monde a compris que tu essayais de grandir, mais...

je m'en fous.

Tu veux quoi ?

Je veux plus te voir.

OK. Tu veux plus me voir.

En fait, je suis pas d'accord.

Là, je suis pas d'accord.

Pour une fois, je vais dire ce que je veux.

Ce que je veux pas, d'abord.

Je veux pas me marier à Biarritz, parce que j'y connais personne.

Je veux pas me marier à la sauce viking,

parce que c'est con.

Je veux pas que tu fasses tout

et me retrouver dans la position du mec qui fera moins bien que toi.

Je veux pas que tu me pardonnes tout.

Et arrête de me traiter comme un gamin.

Je veux pas. Je veux plus.

Tu pouvais pas me le dire ? Tu devais partir avec cette fille ?

Mais je suis parti avec personne.

Cette fille, Vanessa Bestel,

c'était mon fantasme de collège et de lycée.

Elle m'a jamais regardé. Elle est revenue à Paris,

elle connaît que moi, alors je me dis...

Je me dis rien. Je suis là, comme un con,

à vouloir prendre une revanche sur mon passé tout nul,

à me laisser guider par un désir que je n'ai même pas,

parce que je me laisse toujours guider par tout le monde,

par ton père, par toi,

par lui.

Aujourd'hui, ce que je veux, je le dis.

Aujourd'hui, ce que je veux, je le sais.

Je veux être avec toi.

- Écoute... - Tu fermes ta gueule.

- Tu te casses au fond et ferme-la. - Ça va.

Ça va.

Alors, qu'est-ce que tu dis, Juliette ?

Ça te va ?

Ça me va.

Vous pourriez applaudir, là. Qu'est-ce qu'il vous faut ?

OK.

Portable, porte-clés,

portefeuille.

Portable, porte-clés, portefeuille.

- Ben, alors ? - Quoi ?

- Je suis beau, déjà ? - Oui. On y va.

Non, non, non. Tu ne l'as pas bien dit.

- Tu es très beau. - Tu n'es pas dégueulasse non plus.

- Elle est là. Je ne peux pas. - Reste avec moi. Ne t'inquiète pas.

J'ai déposé le cadeau de Sylvain. Je fonce. J'ai 35 couverts.

- Ça va ? - Oui.

Vanessa, je te présente Juliette.

Juliette, Vanessa.

Bonjour.

Bonjour.

C'est embarrassant, là.

Oui.

- Vanessa, on y va ? - Oui. J'arrive.

Bon.

- Au revoir. - Au revoir.

Au revoir.

Si tu te retournes, je te défonce.

Je mets cette vanne, à la fin du discours ?

Je sais pas. C'est toi, le témoin. Démerde-toi.

OK. D'accord. Jaloux jusqu'au bout.

Waouh !

Tu es jolie.

C'est l'amour fou

- Ça va ? - Félicitations.

- Bienvenue. - Tu es magnifique.

Vraiment. C'est vrai. Tu es très belle.

Merci.

C'est pas un tueur, le mec ?

- Lui ? - Ben oui, lui.

On chante du gospel ensemble.

Tu le verrais chanter "Jesus"...

Il envoie, putain.

- C'est trop beau, non ? - C'est canon.

On a failli être à la bourre. Il m'a cartonné le cul.

Ne dis pas ça le jour de ton mariage.

C'est un sauvage. Il m'a baisée comme un porc.

- Tu me dégoûtes. - Je te dis que je suis amoureuse.

On a un bateau fond de verre qui est arrivé.

- Tu étais où, toi ? - Derrière toi. Toujours.

Monique. Directrice d'un hôtel à l'île Maurice.

- Bonjour. - On va y faire notre lune de miel.

- Lui, pareil, aux petits oignons. - Vous vous mariez ?

- Pas tout de suite. - Il réfléchit.

- Vous serez les bienvenus. - Merci beaucoup. C'est gentil.

Je peux vous le voler une seconde ?

Merci.

Qu'est-ce qui se passe ?

Sylvain...

- Oui ? - Je dois te dire un truc.

Je n'ai jamais été au Qatar pour chercher du pétrole,

j'ai jamais eu de vol pour Singapour, ni fait amputer ma mère.

- Mon chien n'a jamais... - Je sais bien, poulet.

C'est pas grave, ça.

Tant que tu es là...

Regarde.

Profite.

Juliette... Pardon. Ton père déclenche une bagarre, là.

Ben !

Tu es mal barré.

- Tes lunettes, tu vas les bouffer. - Papa !

Quoi ?

Il veut pas me donner mes brochettes. On est à un mariage ici ou quoi ?

Vous étiez où, d'abord ?

Il faut pas me laisser seul. Je suis fragile.

Qu'est-ce qui se passe ?

- Tu lui as pas dit, pour Magalie ? - Non. C'est n'importe quoi.

- Donc, je ne lui ai pas dit. - Quoi, "pour Magalie" ?

Ben, elle est morte.

- Elle est morte ? - Oui.

Elle est morte ?

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Le braquage de trop. Voilà.

En fait, le RAID l'avait mise sur écoute il y a 3 mois.

Elle s'est fait tirer dessus par plus de 53 flics.

À son enterrement, la pauvre, c'était du risotto.

Je le lui avais dit, putain.

"Arrête-toi. Calme-toi. Baisse les armes."

Non. Rien à faire. Elle ne voulait rien entendre.

C'est là qu'on voit que...

Magalie...

c'était un sacré bonhomme.

Putain.

Je suis désolé, Armand. Je ne savais pas.

Tu rigoles ? C'est génial !

Je suis libre. Je revis, moi.

J'ai rencontré quelqu'un.

- Papa, c'est bon. - Quoi ?

Oh là là ! On ne peut plus rien dire !

En même temps, j'ai pas le droit de le dire.

Ah bon ?

Bon. Je te le dis quand même.

C'est Maurane. La chanteuse.

- "Maurane" ? - Maurane. La chanteuse.

Coup de foudre au Zénith de Montpellier.

J'étais au 1er rang, elle arrive sur scène,

elle chante une connerie, je sais pas quoi,

elle me regarde,

et là, elle oublie toutes les paroles.

- En te regardant ? - En me regardant.

Depuis, on est au Sofitel, comme des fugitifs.

Moi et Maurane.

- Donc là, t'es avec Maurane ? - Je suis avec Maurane.

Je rentre dans le showbiz.

- Ça te la coupe, hein ? - Ben oui. Un peu.

- Je vais te chercher tes brochettes. - S'il te plaît.

Mesdames et messieurs, un peu d'attention.

J'aimerais tout d'abord qu'on remercie Charlie and his band.

Pardon. Excusez-moi. C'est Charlie and the band.

Exactement. Erreur corrigée.

Maintenant qu'on s'en est bien mis dans le cornet, qu'on a picolé...

N'est-ce pas, Catherine ?

On va préparer l'été, on va venir perdre des calories sur la piste.

Place à l'amour et à la tendresse.

À bon entendeur...

DJ, c'est parti.

Qu'est-ce que tu fais assis là, à la regarder ?

- Va l'inviter à danser ! - Oui, mais elle est trop belle.

Oui...

mais il faut faire ça maintenant, pas dans 10 ans.

Mais si elle dit non ?

Au moins, tu auras essayé.

Sous-titrage : Eclair Media

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