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Les larmes vous gênent ?
Non... elles ont cessé.
Et la pression ?
Dans les yeux, ou en général ?
Plus de pression, même quand je fais le point.
Bien... Ça cicatrise.
Ça n'est rien.
Rallumez !
Quelques minutes d'obscurité ne feront pas de dégâts.
Combien de minutes ?
On ne l'a jamais fait, alors... ?
On garde la lumière allumée !
Vous devriez toujours avoir une source lumineuse.
Toute cette technologie, et finalement, on dépend de quoi ?
Tout dépend d'une pile de quatre sous.
Comme si j'étais scout.
Que faites-vous la nuit ?
Je rêve éveillé...
Non, je lis, je regarde la télé.
Vous pouvez dormir ?
Il faut se concentrer.
J'arrive à somnoler les yeux ouverts.
Les pilules vous enlèvent toute fatigue ?
J'ai jamais aimé dormir. J'avais peur de manquer quelque chose.
À quand le prochain réglage ?
Plus besoin.
Je suis prêt ?
M. Farrow ?
Pourquoi les avoir laissé faire ?
Laissé faire ?
Pour ne pas vous oublier.
PROTÉGEZ VOS ENFANTS
GARDEZ LES ENSEIGNANTS EN CHAIR ET EN OS
Que fait-il ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Il s'amuse.
Il m'a dit que le premier jour, il avait marché...
Sans savoir où...
Il n'est pas rentré...
Pourquoi serait-il rentré ?
On était séparés depuis presque trois ans.
Un demi-mariage... une habitude.
En trois ans, il avait pris de nouvelles habitudes... moi aussi.
Non... pas vraiment.
Ils m'ont demandé si j'avais remarqué un changement...
Je ne le crois pas.
Il l'avait trop voulu...
La télévision n'existait pas vraiment
avant LA MORT EN DIRECT
Une bière ?
Vous pouvez arrêter.
Vincent ! Comment tu m'as trouvé ?
T'as poussé un bouton ?
On a un problème.
Le type que tu devais suivre est mort il y a une heure.
Tu te fous de moi ?
On a quelqu'un d'autre qui a l'air très prometteur.
- Pas le peintre ? - Non, trop pleurnichard.
La voilà.
Que fait-elle ?
Elle programme des livres.
Ravissante...
Programmatrice ?
De best-sellers.
Bon, allons dans la voiture.
Toujours des problémes...
Tu pars en safari ?
Quoi ? C'est pour les week-ends relax.
On n'est que mardi.
Livres par ordinateur ! Quelle foutaise.
Comment étaient les premières prises de vues ?
Superbes.
- Pas trop de grain ? - Non.
Quelques plans flous quand tu t'amusais.
C'était du très beau travail.
Ton mouchoir s'est évanoui ?
Que veux-tu dire ?
Comment vont les gosses ?
Comment veux-tu qu'ils aillent ?
Nils n'est pas à l'école. Il a un poignet foulé.
Comment il s'est fait ça ?
C'est moi qui le lui ai fait.
"Je n'ai pas besoin d'un homme, dit-elle indistinctement.
"En noir, tu es comme une bonne sur, marmonna-t-il.
Je ne peux pas te toucher quand tu es comme ça."
Alors ?
Ça me rappelle quelqu'un.
Elle a signé ?
On ne lui a pas encore parlé.
J'aimerais y être quand vous le ferez.
LA MORT EN DIRECT
Tendu ?
Pourvu qu'elle tienne.
Qu'elle tienne le coup ?
J'aime assez qu'on se sente impliqué.
Je l'aimerais différente...
Comment va Tracey ? Tu la vois ?
Non. Pourquoi ?
Je me demande comment elle a pris
ta promotion.
Promotion ?
Elle n'en sait rien.
Pourquoi le saurait-elle ?
Par amitié...
Mme Mortenhoe est arrivée.
Faites-la entrer.
Souvenez-vous, je veux du tact.
Je m'y connais, vous savez, c'est mon travail.
Non, docteur, c'est mon travail.
Je veux qu'elle soit réceptive.
Complètement réceptive.
Ça t'excite ?
Il y a assez de lumière ?
Mme Mortenhoe...
Katherine... entrez.
Comment vont les livres ?
Merci.
Ne me remerciez pas, c'est Harriet.
Harriet ?
Mon ennemie, ma machine.
Vous vous bagarrez toujours ?
Elle est en train de gagner.
Elle ne se fatigue pas.
Ils veulent tous lire qu'ils sont beaux,
que le monde est beau.
Le monde n'est pas si laid.
Non, mais il n'est pas aussi creux et mignon
que ne le croit Harriet.
N'est-ce pas, docteur ?
C'est nouveau ?
Le miroir ?
Il est là depuis toujours.
Sensationnelle...
Qu'y a-t-il ?
Les analyses sont toujours aussi mauvaises ?
Vous m'aviez dit que...
vous oubliez des noms...
que vous lâchiez les objets.
Parfois... oui.
Ça me coûte cher en vaisselle, et après ?
Il semble que vous alliez mourir.
Parce que j'oublie des noms ?
Que voulez-vous dire: "Il semble" ?
Vous êtes mourante.
Vous n'êtes pas soigneux.
Personne ne meurt plus !
Pas de maladie !
Avec toute cette chirurgie, ce charcutage...
- Pas de chirurgie. - Je la veux !
À quoi bon ?
Je veux être opérée !
Ça n'arrêtera rien.
Quoi ?
Qu'est-ce que j'ai ?
Quoique ce soit, il faut me guérir. Je prendrai le temps qu'il faut !
Il n'y a pas de remède.
Il n'y a pas d'opération.
Combien de temps ?
Pas beaucoup.
Combien ?
Deux mois... moins.
Combien moins ?
Je vais partir.
Je pensais que vous voudriez savoir.
Je vais le vivre, je n'ai pas besoin de détails.
D'accord, mais faites vite.
Eh bien ?
C'est ça qui est incurable.
Quoi ?
Votre impatience.
Vous êtes en rébellion. Les événements vous déchirent.
N'est-ce pas ?
Oui.
- Vous pourriez changer ? - Je ne le veux pas.
Les gens avaient des ulcères,
le cancer...
Ils devenaient fous...
On ne leur permet plus.
J'ai consulté des collègues. Si vous voulez les voir...
Non.
Merci beaucoup, docteur.
Attendez, Katherine.
Vous allez souffrir.
Et alors ?
On peut vous l'éviter.
N'attendez pas. Prenez ceci dés maintenant.
Je vous raccompagne.
On fait le montage au fur et à mesure ?
Comment est son mari ?
Sans problème. Confortable, adapté. Il s'appelle Harry Graves.
Avec un nom comme ça, pas de problème.
Mortenhoe, c'est son nom de jeune fille ?
Son premier mari s'appelait Gerald Mortenhoe.
Pourquoi garder ce nom ?
Peut-être qu'elle le trouve joli.
Pas facile à écrire.
Vous avez l'heure ?
L'heure ?
Elle n'accepte pas de nouvelle fin.
2ème solution: L'amant quitte Aimée.
Rejetée. Je l'avais dit.
Expliquez.
Elle va se souvenir qu'on l'a déjà utilisée.
FIN DÉJÀ UTILISÉE IL Y A 4 MOIS
On ne peut pas la battre.
C'est ce qu'on va voir.
3ème solution.
Comme la 2 mais en changeant la couverture.
Aimée seule sur la plage apparaît nue,
elle regarde.
Enfin !
Je voulais gagner pour une fois !
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À TOKYO, N.Y., PARIS, MOSCOU, BERLIN
À quoi ça rime qu'une machine nommée Harriet
écrive des romans ?
A-t-on épuisé nos talents en te construisant ?
Va te faire foutre.
TERME INCOMPRIS. RE-EXPRIMEZ
Mme Mortenhoe ?
Qui êtes-vous ?
Dave Matthieson.
J'ai lu quelque chose de vous.
Je travaille à News Print.
Non, un roman.
On peut rentrer par derrière ?
- Pourquoi ? - Tout se sait déjà.
Laissez-moi.
Pas possible. Vous êtes célèbre.
Célèbre ?
Pourquoi ?
On en a besoin.
- De quoi ? De ragots ? - De tragédie, Mme Mortenhoe.
D'approcher un mourant.
Il y a une gloire un peu triste à mourir comme avant.
Pas dans un accident, ou à la guerre...
On en a eu jusque-là.
Mais de la façon...
De la façon dont ça vous arrive...
Nous avons soif d'authenticité.
Si je peux vous être utile !
Pour les droits exclusifs d'interviews et photos,
on vous protégera des indiscrétions des autres.
Il n'y aura aucune indiscrétion.
Vous n'y pourrez rien.
Vous croyez que je laisserai les caméras et les équipes
entrer dans ma vie, dans ma maison ?
Réfléchissez.
Avec nous, vous serez tranquille.
Pas plus de deux heures d'interview par jour.
Jusqu'à quand ?
Jusqu'à ce que vous ne puissiez plus,
qu'on ne vous comprenne plus.
Je me souviens de votre livre.
Il était bien.
Vous seriez payée.
Moins que par N.T.V. Mais il n'y aurait pas de caméras.
On vous paie pour mourir en public ?
Pour mourir jeune en public.
Désolée...
Je préfère mourir pauvre et toute seule.
Ce n'est plus possible.
Merci quand même.
J'ai fait du thé, mais il a refroidi.
Je ne voulais que du lait.
C'est nouveau, ça ?
Ça te plaît ?
C'est doux.
La nouvelle s'est répandue.
Pas besoin de me l'apprendre,
de prendre des gants.
Où es-tu ?
N'entre pas !
J'ai dit "n'entre pas".
Va, je te rejoins.
C'est dur
pour moi aussi.
Je ne suis plus jeune.
Et ma femme va...
Oui, je sais.
Vincent Ferriman a appelé.
- Qui ? - C'est sur le répondeur.
Ferriman de la N.T.V. Tu veux le voir ?
Vincent Ferriman.
Katherine... Je peux vous appeler comme ça ?
J'ai parlé avec Harry à midi...
Il a appelé au bureau.
Je dois vous dire mes regrets pour ce qui s'est passé depuis peu.
L'affiche était effroyable... Je vous prie d'accepter mes excuses.
Combien ?
Combien a-t-il offert ?
J'ai à peine écouté ! Tu te rends compte...
Tu ne te souviens pas du prix ?
500000 dollars, je pense...
Je lui ai dit où il pouvait se les mettre.
- Qu'as-tu fait ? - J'ai fermé les yeux.
Si tu clignes les paupières, ça ne se voit pas.
Magnifique.
Un matériel magnifique.
Qui était ce photographe qui rendait les gosses pauvres si beaux ?
Jacob Ries.
Et là, tu pleurais ?
J'avais une poussière dans l'il.
C'est un bon choix.
Elle a un visage parfait...
On y voit tout.
Pourquoi ai-je cette gueule
si sinistre ?
Un petit sourire ?
Une photo vaut mille mots.
Quelle ligne ?
Elle est ici !
Eh bien...
Tu crois qu'elle vient signer ?
Qui sait ?
Qu'elle vienne.
Pars.
Pourquoi ?
Je la filmerai du coin.
Fais attention.
Entrez.
Vous voulez vous asseoir ?
Qu'y a-t-il ?
Quelque chose vous gêne ?
Vous êtes tel que je le pensais:
Parfait !
Je m'efforce de l'être.
Prenez quelqu'un d'autre.
On pense que vous êtes la meilleure.
Qui ça, on ?
N.T.V.
Pourquoi N.T.V. ?
C'est comme ça.
Mais il faut votre accord.
Je vous dis non. Tout de suite.
Vous suscitez un grand intérêt.
Ça passera.
On ne le laissera pas passer.
Si je reste trois jours chez moi...
On en ferait les grands titres:
Où se cache-t-elle ? Que cache-t-elle ?
Rien du tout !
Je veux quitter cette vie seule.
Je le peux... c'est facile.
Le suicide ?
Même le mot vous révulse.
Vous avez raison.
Vous voulez disparaître... tout doucement.
Vous comprenez ?
Évidemment. Ç'aurait été ma première réaction.
Après je me serais demandé ce que les gens veulent.
Les gens ont besoin de partager ces moments avec vous,
d'être là, prés de vous,
d'y faire face avec vous.
Ça ne regarde que moi !
Vraiment ? Pourquoi ?
Votre vie à vous, c'est N.T.V. ?
Tout est passionnant, mais rien ne compte.
- Je ne comprends pas. - Je sais.
Je dois signer un accord ?
Avant que les caméras n'arrivent.
J'espérais que vous étiez ici pour ça.
Ne me faites pas rire !
Ce sont des étoiles dorées ?
Pardon ?
Ces pilules...
Des mémorisantes.
Vous êtes pharmacienne ?
Je prenais des embellissants.
Pour aiguiser le sens du beau, de l'émerveillement.
Émerveillement. C'est joli.
Celles-ci sont des anti-somnifères.
Je vous ai déjà vu ici.
Il n'y a pas beaucoup d'endroits ouverts si tard.
Vous n'êtes pas marié ?
Vous prenez des pilules devinettes ?
Vous l'êtes ?
Plus maintenant.
Vous l'aimiez ?
Oui.
On peut aimer quelqu'un sans pouvoir vivre avec.
On peut.
Alors...
Alors ?
Ça n'aurait pas marché.
Sans doute pas.
J'espère que la nuit ne sera pas trop longue.
Moi aussi.
Si tu me revois, viens me dire bonjour.
Même si je suis accompagnée.
On dit que les sentinelles peuvent dormir les yeux ouverts.
C'est comme ça qu'il a passé les nuits ?
Peut-être bien.
Mais a-t-il appris à rêver ainsi ?
Ce n'est pas possible.
C'est horrible ce qui arrive aux animaux qu'on empêche de rêver.
Tu le savais ?
Certains ne s'en remettent pas.
Tu renonces si vite ?
Salut, Tracey.
Toujours pas tondu l'herbe ?
- Tu te laisses pousser la barbe ? - Je ne suis pas rasé.
Trop pressé de venir ici ?
Entre.
Un petit déjeuner ?
Je peux le faire. Tu te souviens, les dimanches ?
Pas de vrai pain ?
C'est pas le jour.
Ma carte de marché est pour le samedi.
Ça ira.
Tu n'es pas venu pour ça.
Pourquoi crois-tu ?
Qui sait ? Avec toi...
J'ai cru que tu revenais.
Ah oui ?
Pendant 20 secondes.
Puis, j'ai pensé, pour voir le gosse mais pas de cadeau.
Tes cheveux sont plus longs.
Plus longs de deux ans.
Tu as tout ce qu'il te faut ?
Ça va très bien.
Je veux dire tout pour toi, le gosse.
J'ai ça pour vous.
- Je n'ai pas ce qu'il faut ! - Je peux envoyer plus.
Il n'y a plus d'homme ici.
Garde ton argent.
Ils t'ont augmenté ?
C'est pour une expérience.
Un nouveau procédé, je suis le premier à l'essayer.
Un nouveau jouet ?
Tu es toujours la même !
C'est pour Vincent ?
Et alors ?
C'est pour ça que tu es là !
Pour ma bénédiction !
Vraiment, rien n'a changé !
Non, rien.
Ça t'est égal que je sois venu ?
Peut-être.
Je commence à le croire.
Peut-étre...
que tu as gardé un peu de ce que tu étais ?
Un peu de toi-même ?
Tu veux que je me jette des fleurs ?
Qui d'autre le ferait ?
Toi ?
Peut-être.
Je t'en prie...
Il y avait ça...
C'était bien.
Il va baiser sa femme.
Ex-femme.
Tu veux cacher l'écran ?
Voyons ce qui va se passer.
Ça va ?
Dis-moi.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Fous le camp !
Dr Klausen ?
On ne l'a pas fait commencer trop tôt ?
Qu'est-ce qui vous inquiète ? Le stress émotionnel ?
D'après les tests, il doit tenir le coup.
Vous lui avez dit qu'il ne serait pas toujours branché ?
Il savait qu'il le serait quand même.
Café ?
Pourquoi es-tu dans le noir ?
Il y a de l'eau chaude ?
Je pense. Tu veux écouter les messages ?
Tu veux que je signe ?
- Non. - Qu'est-ce qu'il y a ?
Pourquoi es-tu dans le noir ?
Pourquoi fermes-tu les volets et la porte ?
Je ne veux pas me cacher.
J'ai peur d'ouvrir le courrier, en attendant quoi ?
Que tu aies de la fièvre ? Que tu oublies mon nom ? Le tien ?
Que tu me rejettes ?
Tu en es déjà là.
Ce n'est pas vrai.
Alors, ça sera pour demain.
C'est inévitable.
Et ça m'arrivera aussi.
Ils n'ont pas réparé la fenêtre.
La semaine prochaine.
Ils ont dit ça le mois dernier.
Tu les connais...
Tu as de l'argent ?
Des économies ?
Non. Je ne veux pas de leur argent.
Ce serait le mien.
Ne signe pas.
Mais ne meurs pas ici...
Juste à temps.
Oui... pour faire quoi ?
Je joue aux échecs à présent.
On t'a avertie ?
Nous jouons tous aux échecs.
Voilà !
Que puis-je pour vous ?
Tu as le temps ?
Tout le temps !
J'adore les gens de votre âge.
Ma fille Katherine a votre âge.
Vous la connaissez ?
Je ne sais pas.
Vous le sauriez: Elle a un caractère fou.
Et elle est ravissante.
Ravissante.
Elle ne doit pas être mal.
Non, non pas du tout.
Je joue aux échecs.
Je sais.
Attention à mes cheveux blancs.
Il a fallu des heures pour les arranger.
Tu peux finir le puzzle.
Il est fini. Qu'est-ce qu'il y a ?
Avant, avec les vieux, vous vous souvenez ?
Des années de sénilité, de peur.
C'est fini, de nos jours.
Ils meurent...
Comment ? Heureux ?
Ils ne savent pas qu'ils meurent.
Et c'est mieux ainsi ?
Rappelez-vous, quand vous avez amené votre pére...
ses hallucinations.
C'étaient des histoires... des histoires pleines d'imagination.
Rien à voir avec l'imagination.
Ses capillaires n'oxygénaient plus bien son cerveau.
C'est peut-être ça, l'imagination.
On distille des produits chimiques dans leur sang.
C'est dégoûtant !
Quoi ?
Qu'ils soient heureux ?
Pleins de tendresse ?
Ça vous dégoûte ?
La misère vous manque-t-elle ?
Oui !
Et la chance d'avoir...
une possibilité de bonheur.
Ce n'est pas la pire des morts.
Au revoir, docteur.
C'est un bon contrat, croyez-moi.
Sauf le prix. Je veux 650000.
Impossible.
Rien n'est impossible.
Vous pensiez que j'allais venir signer ?
Non... mais acceptez 500000.
Je n'ai qu'une mort à vendre.
Vendez-la à 5.
Je vous la solde à 6.
D'accord.
Je meurs de faim. Je peux avoir quelque chose ?
- Café et sandwichs ? - Ça ira.
Vous prenez vos médicaments ?
Médicaments ?
Je ne sais pas... pour la douleur, le vertige...
Des vitamines. Je les prends religieusement.
Vous êtes marié ?
Oui, ça vous étonne ?
J'ai trois enfants.
Où est l'argent ?
Vous ne finissez pas votre déjeuner ?
J'ai fini.
En liquide et d'avance.
La moitié maintenant et la moitié bloquée au nom de votre mari.
Voici un bon pour le liquide et un bon pour un voyage.
Où voulez-vous aller ?
- N'importe où ? - N'importe où !
En Tasmanie !
J'aime le nom.
Parfait.
Valable dans toutes les agences, pour deux.
Un aller-retour et un aller simple.
Les deux sont aller-retour.
Vous êtes sentimental.
On commence le reportage tout de suite ?
Attendez... Laissez-moi encore aujourd'hui et demain.
Pourquoi ?
Pour mes souvenirs...
Je veux Mason !
Le Dr Mason, nom de Dieu ! Tout de suite !
Et le médecin de service.
Vous pouvez respirer ?
Où est Roddy ? Trouvez-le ! Envoyez une équipe de tournage !
Pourquoi ?
On ne commence que dans 36 heures.
Annulez tout.
Oui, tout ce que j'ai dit.
Vous connaissez le Dr Mason ?
C'est mon médecin.
Pourquoi ce numéro ?
Pour vous montrer
comme c'est facile de tout perdre.
Vous retiendrez la lampe sur les 600000
de la 2nde moitié.
Elle vient vraiment de Zanzibar ?
Où est Zanzibar ?
On connaît le nom, mais personne ne sait où c'est.
Tu sais d'où vient cette plante ?
De Zanzibar.
M. Ferriman a commandé la voiture.
On est à vous pendant 36 heures, on peut aller n'importe où en ville.
Vivons comme des riches, Harry !
Combien ?
Ce sont de vrais cheveux.
Combien ?
Vous avez beaucoup d'argent ?
Oui.
Donnez-moi vos souliers ou votre manteau.
Ça va ?
Très bien.
- Quelque chose te plaît ? - Oui...
Je peux avoir un peu d'argent ?
Bien sûr.
Ce n'est pas assez ?
Je reviens...
Rien ne presse.
Le chômage vous suffit ?
On peut rester ici.
- C'est ce qu'il faut, non ? - Sans doute...
Foutez le camp !
Où est votre dame ?
Ça sent bon, non ?
- Ça pue ! - Je vous invite pas à dîner.
Où est-elle ?
Elle se change, elle ne va pas tarder.
Et maintenant, une page de publicité.
Restez avec nous sur l'antenne.
C'est toujours pas ça, Roddy.
Un café et un cognac.
Elles sont en autruche.
Exotiques...
Le prix aussi ! Tu as déjà essayé d'attraper une autruche ?
Ça va pas avec ton costume. Signe.
Ce n'est pas censé aller ensemble.
C'est original.
Tu auras assez d'argent ?
Ça dépend...
Disons, pour une semaine.
Félicitations !
Qui est l'heureux élu ?
Je ne le connais pas.
Et je ne la connais plus.
Drôle de façon d'apprendre le mariage de ta fille.
Tu te souviens d'elle ?
D'Allegra ? Oui...
Personne n'a ses cheveux couleur soleil.
Désolé.
- On fait quelques pas ? - Pas le temps.
On a trouvé Katherine Mortenhoe.
- Où ? - À Gatesbridge.
Elle a failli réussir.
Elle ne va pas mourir facilement.
Je sais, elle est parfaite pour nous.
Extinction des feux dans 20 minutes !
Petit déjeuner à 8 heures.
Sans la lune derrière,
ce ne serait que du verre cassé.
Extinction des feux dans 20 minutes.
Je peux jouer dans le noir, mon père.
Vous éteignez tout ? J'ai peur du noir.
On a tous peur de quelque chose, mon fils.
Tant mieux...
On laisse celles-là allumées.
Merci... Un biscuit ?
Non, merci.
Vous voulez changer de lit ?
Parce que...
J'ai peur qu'on me pisse dessus.
Je vais être bref.
Cet os, tu vois ? Le septum, c'est très dur.
Mais la tranche de ma main
est dure comme du ciment.
Et si tu ne prends pas le lit de dessous,
je te casserai le septum en deux.
Tu ne pourras plus respirer. Plus jamais.
Alors d'accord ? Celui d'en bas ?
Tu veux un chocolat ?
C'est de l'eau de source, pas du whisky.
Je le jure.
Non, je le jure pas, mais ça vous réchauffera.
- Quelle heure est-il ? - Très tard.
Vous ne dormez pas ?
Il faut qu'on me berce.
Vous avez chaud ?
Oui.
Merci.
Ça va mieux ?
Comment c'est ?
Assez de lumière ?
Et la scène dans le lit ?
Gardez le moment où elle lâche les pilules.
Je te rappelle quand je peux.
Mon père ?
Je ne veux pas mourir.
Vous voulez entendre la messe ?
Bonjour !
On dirait que ça va mieux.
Merci.
Excusez-moi de vous déranger de nouveau...
Vous avez des cernes.
J'ai veillé une amie.
Vous vous sentez mieux ?
Ça passe... merci.
Ceux d'entre vous qui quittent la ville
peuvent toucher leur subside après les empreintes.
Qu'est-ce qu'il a dit ? Des empreintes ?
Des empreintes digitales.
Pour quoi faire ?
Pour qu'on ne revienne pas.
Ce que vous donnez vous sera rendu.
Bonne cause ! Beau temps !
Pourquoi avez-vous fait ça ?
Je n'aime pas coopérer.
Moi non plus. Où allez-vous ?
Vous n'avez pas demandé mon nom.
Quel est votre nom ?
On m'appelle Kate.
Ça va, Kate ? Je m'appelle Roddy.
Salut Roddy, ça va ?
C'est mieux, pour parler.
On ne chauffe jamais les autobus.
Sauf en été.
Aidez-moi à sortir.
Venez par ici.
Vous voulez du thé ?
Je connais quelqu'un là, dehors.
Vous n'y pouvez plus rien.
Ça a dégénéré...
Je suis la dernière à vivre dans le quartier.
Il y avait des jardins, avant.
Il est parti !
Les gens ont déménagé...
Je sais ce qu'ils veulent.
Un peu de calme.
C'est votre mari ?
On ne voyageait même pas ensemble.
Asseyez-vous.
Quand on aura bavardé,
vous partirez.
Oui, volontiers.
Vous avez une cigarette ?
Tu n'as pas de papiers ni de permis de déplacement.
Ce n'est pas obligatoire. Je vous ai montré ma carte N.T.V.
- Ça ne prouve rien du tout. - Appelez mon bureau.
- Les clochards ont des bureaux ? - Tu fais quoi à N.T.V. ?
Je prends des photos.
- Où est ton appareil ? - Je l'ai perdu là-bas.
Tu nous prends pour des cons ?
Salaud ! Tu as blessé deux personnes.
C'était une bagarre. Pourquoi m'en voulez-vous ?
Je t'en veux ? Oui, sans doute.
Parce que tu viens du centre ville.
J'aime pas le centre, le pouvoir, la puissance, l'élite...
Et j'aime pas leurs domestiques.
Je suis pas un domestique ! Foutez-moi la paix...
Dommage. Tu ne saignais plus.
Pourquoi c'est flou ?
T'es sérieux ?
Où est-il ?
Il a été assommé. Je n'ai pas reconnu l'endroit.
Et où est-elle ?
Quel bordel !
C'est plus "La Mort en Direct", c'est n'importe quoi.
Eh ! Flic !
Pour l'amour de Dieu ! Quelqu'un !
Vite ! Quelqu'un !
Laissez-la allumée !
Allumée, je vous en supplie.
J'ai une lampe de poche dans mon manteau.
C'est enfermé jusqu'à demain.
Il faut absolument que j'aie de la lumière.
J'ai été prisonnier pendant la guerre...
On m'a mis dans un trou.
Au fond d'un puits, 7 semaines.
Ne fermez pas ! Je vous en supplie !
Je l'ai perdue, je sais.
Aucune idée.
Dites au Dr Klausen de mieux choisir mon successeur.
Alors tout est en règle, Monsieur ?
Avant de partir, vous prendrez bien du thé, ou de la vodka ?
Où est le surveillant d'hier soir ?
Parti, jusqu'à 4 heures.
Vous avez un message ?
Peu de matériel pour un photographe.
Vous voulez une voiture ?
Non, rien.
Dites merci au surveillant de nuit.
Ils t'ont laissé sortir ?
D'où viennent ces pommes ?
Je les ai trouvées.
Tiens, une pour toi.
Comment es-tu sorti ?
J'ai un visage franc...
Pourquoi m'avoir attendu ?
Qu'y a-t-il ?
Tu es Katherine Mortenhoe.
On marche... ou on dépense l'argent ?
Quand as-tu su ?
Dés le début.
À l'église ?
Tu leur as dit ?
À la police ?
Ils seraient ici. Tu as rompu un contrat, non ?
Elle est bonne.
Beaucoup mieux comme ça.
Enlevez la vôtre.
Elle est formidable !
Venez avec nous !
C'est pour une bonne cause !
Et ça paie bien !
Non, merci.
Pourquoi pas ?
Je sors d'en prendre.
Vous avez déjà fait ça ?
Aux U.S.A. À l'époque, on ne nous payait pas.
Maintenant, c'est un métier:
Tourner en rond en criant des slogans.
Où est l'ouest ?
Je veux aller vers l'ouest.
Ces premières images...
Il vous montre les choses et les lieux
comme si on n'avait jamais rien vu.
Lui-même ne comprend une chose
qu'après l'avoir filmée.
Alors seulement, il la connaît bien.
Je n'ai jamais compris comment il faisait.
Il faut pouvoir aimer sans comprendre
certains côtés d'un être.
Tracey, comment vas-tu ?
71% d'écoute !
74% en Allemagne. 3 spectateurs sur 4.
C'est fini dans 10 minutes.
Les patrons sont venus de New York pour visionner.
Je ne tiens pas en place.
Comme dans le temps.
Je m'y ferai jamais.
Tu en veux toujours plus.
C'est pas le fric.
La victoire ?
Tu en as vu un bout ?
Trop.
Un sherry ?
Un martini.
Vincent...
Personne ne trouve que ce que tu lui fais
est obscène, écurant ?
47% trouvent ça déplaisant
et restent à l'écoute.
Je ne comprends pas.
Moi si.
C'est parce que c'est vrai.
Trop vrai pour toi.
Je peux tenir le coup devant une femme qui meurt.
Je me demande...
La mort nous intimide.
C'est la nouvelle pornographie.
On ne cache plus les sexes mais les mourants.
On les parque dans des asiles.
Qui veut vivre avec les mourants ? Personne.
Quelques gardes endurcis,
voilà les derniers visages qu'ils voient.
Je veux les rapprocher de nous.
Qui ?
Rapprocher qui ? On ne sait pas qui c'est.
Tu n'as pas vu le matériel.
Le matériel !
Parfaitement. C'est beau, intime...
et vrai.
Elle est quand même une inconnue.
Et tu n'as qu'un mélodrame.
Désolé que tu penses cela.
Tu t'en contrefous...
3 spectateurs sur 4 en Allemagne !
Où est la caméra ?
Quoi ?
Où est la caméra ?
Tu ne devines pas ?
Ne volez rien. Soyez honnêtes.
Payez pour ce que vous prenez.
Vous l'avez vu depuis le début ?
C'est formidable.
On entend trop les messages antivols.
Encore ?
- Je ne veux rien manquer. - Pourquoi ?
Ça me fait pleurer.
Qu'est-ce que ça va devenir ?
Une école élargie. Des petites écoles agglomérées...
Un terminal d'ordinateur et un écran par élève.
Et le professeur ?
En ville.
Ou sur cassette.
Pourquoi as-tu gardé le nom de Mortenhoe ?
Comment le savais-tu ?
Je ne connais que le nom: Gerald Mortenhoe.
Parle-moi de lui.
Je n'ai rien à en dire.
Tu es marié ?
Je l'étais...
Oui.
À Tracey.
Tu aimes dire son nom ?
Oui.
Comment est-elle ?
Comme Gerald Mortenhoe.
Ce n'est pas aujourd'hui que l'émission commence ?
Quelle émission ?
"La Mort en Direct".
Qu'est-ce qu'ils ont pu faire ?
- Ils ont pris quelqu'un d'autre. - Vraiment ?
Tu as changé d'avis ?
Non, évidemment.
- Ça t'intrigue, non ? - Oui.
On peut savoir. Il doit y avoir une télé
dans les bureaux.
Je vais me plaindre au décorateur.
Tu ne pars pas ?
Que veux-tu dire ?
Allez, va-t'en.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Pourquoi voyager ensemble ?
Pourquoi restes-tu ?
Sans raison...
J'ai fait sous moi !
Je suis malade !
Ça va...
Ça ne va pas du tout !
On va sécher tout ça.
Fous le camp ! On ne se connaît pas !
Que me veux-tu ?
Je pue !
On va te nettoyer.
Ça va s'aggraver. Je vais me mettre à vomir.
Arrête !
Tais-toi !
Nom de Dieu... Quels derniers jours pourris !
Tu peux m'aider ?
Calme-toi.
Je ne te lâcherai pas.
Tu peux m'aider ?
Non.
Mais je ne te laisserai pas seule,
ni avoir peur.
Tu vas attraper la crève.
Au point où j'en suis !
Que regardes-tu ?
Je ne peux pas croire que tu es malade.
Toujours le mot pour rire !
C'est la révolte...
Voilà ce que c'est !
On est tous révoltés, parfois.
Tu n'as pas remarqué ? Presque personne.
Il n'y a plus beaucoup de sorties.
Sorties ?
Je veux dire: Pour mourir.
Comme dans les romans anciens.
Plus guère de crimes passionnels...
Pas grand-chose d'autre.
Toi, tu as trouvé une sortie.
Moi aussi, peut-être.
Mais tu n'en meurs pas. Comment as-tu fait ?
Comment fais-tu ?
Tu peux m'emmener à la mer ?
Quelle mer ? N'importe laquelle ?
Non, à Land's End...
Tu m'emmèneras ?
Elle s'épuise plus vite que prévu.
Ce sont les produits chimiques.
Vous avez vu, elle tremble.
On tremblerait à moins. Elle était bleue de froid.
Nous avons encore du temps.
Je vous dis qu'elle va mourir, et vite.
Où est Gerald Mortenhoe ? Où est cette école ?
Prés de Kettering.
Elle a dit: Land's End... que veut-elle dire ?
Il faut qu'elle sache la vérité.
On ne peut pas les joindre.
Ce n'est pas vrai !
On ne peut pas arrêter. Laissez-moi encore deux jours.
Vous pouvez tout perdre d'ici demain.
On a pris ce risque.
Elle l'a pris.
Je sais...
- Ils ont volé une voiture. - Quoi ? Merde !
On a relevé le numéro ?
Ils vont manquer d'essence.
Calmez le propriétaire. Il aura sa voiture bientôt.
Qu'il ne dise rien à la police.
Dites que c'est une blague,
une virée, quelqu'un de N.T.V... un ivrogne.
Une élève de Gerald l'a inventée.
Elle marchait prés d'un fleuve. Quelqu'un se noyait.
Elle entre dans l'eau mais elle ne sait pas nager.
Elle lui crie: "Apprends-moi à nager
et je te sauverai !"
Descendez.
Pourquoi ?
On n'est pas en régle... vite !
Pourquoi tant d'argent ?
Ces gens se fichent de Katherine Mortenhoe.
Tu connais cet endroit ?
Pas ici mais plus loin.
Après la baie ?
On peut y être dans 2 heures.
Demain...
Allons-y demain.
C'est la morte saison.
Tu crois vraiment ?
C'est douillet.
On peut rapprocher les matelas.
J'aimerais dormir tout prés...
Comme ça, tu vois.
Sans rien faire ?
Sans rien faire.
Pour une dame qui n'a plus tellement de temps...
J'essayerai de ne pas être froissé.
Au début, je croyais que cet endroit réveillait
des souvenirs d'enfance.
Mais c'est Gerald Mortenhoe...
n'est-ce pas ?
Vous passiez l'été là-bas ?
C'était bien ?
C'est comme ça que tu t'en souviens, en tout cas.
Il y est encore maintenant.
Et nous voilà à 2 heures de chez lui...
Et nous sommes déjà demain.
Comment peux-tu encore avoir peur de quoi que ce soit ?
Quelle chance !
Tu crois qu'ils se trompent ?
Les docteurs.
Tout se passe
comme ils l'avaient dit.
Tu en veux ?
Non, merci.
Qu'est-ce qui est pire ?
D'être déçu ou de décevoir ?
De décevoir...
L'autre, c'est facile.
C'étaient des pygmées très timides.
Ils vivaient loin,
au fond de la forêt.
On cherchait encore des hommes nouveaux à l'époque.
Mon ami était grand, blond, et venait de Stockholm.
Il remarqua un pygmée timide qui le regardait.
Il devina que ce pygmée voulait lui parler.
Il s'éloigna du groupe, pour aller loin...
Il s'est enfoncé dans la forêt.
Le pygmée le suivit.
Il s'arréta... Le pygmée l'observait.
Et finalement,
peut-être parce qu'il s'est senti un peu en confiance,
le pygmée demanda tout bas,
timidement...
"Est-ce que vous rêvez ?"
Mon ami dit: "Oui, pourquoi ?"
Le pygmée semblait désemparé...
Il dit: "Je croyais qu'on était les seuls à rêver."
S'il m'avait posé la question, j'aurais demandé: "Un rêve ?"
"Qu'est-ce qu'un rêve ?"
Légèrement flou.
Ça doit être une poussière, on le garde quand même.
Vérifions sur grand écran.
Tu sais quoi ?
J'ai rêvé d'elle, hier soir.
Mets-les.
Tu viens avec moi au village ?
Pourquoi ?
Ce n'est pas une bonne idée.
Il y aura des affiches, des journaux.
Je t'en prie.
Que veux-tu ? J'irai l'acheter.
Du maquillage.
Je ne tiens pas le coup.
- Tu es belle. - Tais-toi...
Alors, que veux-tu ?
5 litres de quoi ?
Du rouge à lèvres, d'une couleur que tu aimes.
Je n'ai pas pris leur argent...
Voilà tout ce que j'ai.
Tu veux vraiment le voir ?
Je ne suis pas sûr de vouloir être témoin de la scène.
Tu vas le retrouver, après combien d'années ?
Tu sais mettre une femme à l'aise.
Oui, je suis champion.
Six ans.
Jolie robe, non ?
Elle va avec tes cheveux.
Tu aimerais une robe comme ça ?
Trop grande.
Fous le camp ! On ne se connaît pas !
Que me veux-tu ?
Je pue !
On va te nettoyer.
Tu peux m'emmener à la mer ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
La lampe !
Quoi ?
La lampe de poche !
Aide-moi à la trouver !
Où ?
Trouve la lampe de poche, nom de Dieu !
Où ?
Attends...
La voilà.
Où ça ?
Ici !
Allume-la ! Par ici !
Dans mes yeux ! En plein dedans !
Merde, allume-la !
Elle marche pas ?
Allume !
Elle est allumée.
Qui es-tu ?
- Combien de temps ? - 12 minutes.
- On a vérifié nos circuits ? - Ils sont bons.
- Et le son ? - Rien, rien du tout !
Qu'est-ce qu'il reste à émettre ?
Assez pour deux soirées.
Allez-y.
Trouvez-moi Tracey.
- La femme de Roddy ? - C'est ça, sa femme.
Quelque chose l'a aveuglé, ou il l'a fait lui-même.
Et elle, dans tout cela ?
On aurait dû prévenir Roddy qu'elle n'était pas condamnée.
Maintenant, elle l'est.
On arrivera à la joindre.
Quel cirque !
On la tue avec des médicaments,
puis on veut la sauver...
Et tout ça pour les indices d'écoute.
Tu es toujours là ?
Tu es là ?
Tu es là...
Nom de Dieu !
Que veux-tu que je fasse ? Je ne peux rien effacer.
Je ne peux rien changer !
Je ne peux rien faire de plus.
Je suis à bout !
Vas-y...
Il est tard. Ils savent où tu es.
La robe doit être sur la plage.
Je ne l'ai pas choisie.
C'est une gosse avec ta couleur de cheveux.
Il ne fait pas encore jour ?
Il fait froid...
Il fait toujours froid.
Quand j'étais petit, il y avait beaucoup de soleil.
Regardez ce que j'ai trouvé.
Son manteau. Vous pouvez le tenir ?
Je voulais essayer une technique chirurgicale.
Elle a réussi.
Pendant un temps.
On a le manteau.
Elle, on ne l'a pas.
Tu as peur de lui.
De qui ? Roddy ?
Tu as raison d'avoir peur.
C'est pour ça que tu m'as amenée.
Tout peut s'effondrer, Tracey.
Tout quoi ?
Toi, sans doute.
Comment elle est ?
Elle te va ?
Je la trouve superbe.
Viens ici.
Il y a quelques années, en Russie,
j'ai vu une vieille qui sentait les couleurs avec ses doigts.
Eh bien ?
Orange.
Elle a contacté son mari ?
Non. On l'a trouvé chez une de ses collègues.
Il se fait consoler.
Et Mortenhoe ?
Il n'est pas à son école. Il s'est mis en congé.
Où ?
On essaye de savoir.
C'est si difficile ?
Ils sont séparés depuis six ans.
Et pourtant, elle s'appelle toujours
Katherine Mortenhoe.
Je t'ai vue traverser le pré.
J'avais oublié que tu étais si grand.
Tu portes des couleurs vives ?
Oui.
Je te présente Roddy.
Entrez.
Ça n'a pas beaucoup changé.
Non, pourquoi ?
En six ans ?
Tu as une télévision ?
Le soleil et la lune sont là tous les deux.
Tu as toujours aimé ça.
J'aime la lune dans la lumière du jour.
Pas la nuit ?
Non... trop facile.
C'est du brocoli.
On me l'apporte dans des petits bateaux
qui viennent des îles, là-bas.
Ça coûte une fortune à New York.
Quand j'étais à Londres, j'en ai vu à 4 £ le kilo.
Mais il n'y en avait plus. Je suis allé à côté.
Il en voulait 8 £ le kilo.
Je lui ai dit que l'autre en vendait à 4.
Il m'a dit de les acheter chez l'autre.
Je lui dis qu'il n'en avait plus.
Il me dit: "Quand j'en ai plus, ça coûte aussi 4 £."
Vous percevez les couleurs ?
Vous sentez la forte lumière ?
Oui, si elle est chaude.
Le soleil...
Je le sens.
Vous n'avez pas hésité ?
À quoi ?
- À les laisser... - Non, pas du tout.
Pas le moins du monde.
Rendez-vous compte...
Tout ce que je vois de beau, un gosse...
aventureux,
courageux,
bagarreur, drôle,
injuste,
mystérieux, terrifiant... je regarde et c'est filmé.
Pour toujours.
Ce n'est pas rien !
C'est le jouet ultime !
Enfin, c'était.
Ils me répareront, j'en suis sûr.
Ça sera bon de pouvoir fermer les yeux.
Robert de Beauléac...
C'était un soldat de fortune
qui aimait la musique.
Il avait inventé une sorte de clavecin.
Il composait tout le temps.
C'était un amateur, et il faisait des erreurs.
Il utilisait des harmonies inconnues.
C'était en 1314.
Robert Bruce allait combattre Edouard II à Bannockburn.
Beauléac choisit le camp de Bruce.
Pas pour l'Écosse, ni pour un titre ou de l'argent,
mais pour qu'on joue sa musique dans la cathédrale de Bannockburn.
À la tombée de la nuit, Edouard II battait en retraite.
Son armée était décimée.
Malheureusement, les musiciens de Bannockburn aussi.
Le concert eut lieu... Ce fut un désastre.
Pire que la bataille.
Beauléac parcourut la ville, massacrant les instrumentistes,
empalant les chanteurs.
Seuls les plus talentueux, les plus rapides, survécurent,
brûlant les partitions.
Seule ma copie en réchappa.
C'était celle d'un joueur de luth,
mort de la peste le jour même du concert.
Je l'ai trouvée dans un poulailler.
C'est comme le brocoli ?
Non, c'est de l'histoire.
Tu es devenue cynique. Tu ne l'étais pas.
J'étais une petite fille idiote quand tu m'as épousée.
Tu étais une gosse.
Et toi, un vieux de 26 ans.
Il m'a fallu des années pour reconstruire l'uvre.
Ecoute...
Ce Français était en avance de 7 siècles.
Ce sont des harmonies modernes.
Tu te sens désarmé ?
Désarmé ?
Pour changer les événements.
Sans doute...
mais je ne le sens pas.
Il y a des objets qui sont vraiment inertes,
des événements insignifiants pour la plupart.
Le vol d'un oiseau,
un homme qui marche,
l'ombre d'un nuage sur notre pré...
Tout n'est pas forcément déchiffrable.
Je pense souvent à une bande de lions dans la savane.
Ils ont mangé.
Le gibier ne les intéresse plus, mais ils l'épient.
C'est dans leur sang.
Ils ne vont pas attaquer.
Le vent pousse l'herbe sur les moustaches des lions.
C'est tout ce qui se passe.
Pour nous,
il ne se passe pas beaucoup plus.
Ceux qui vivent comme s'il se passait quelque chose
dramatisent leur vie.
Ils mentent.
Tu es devenu passionnément paresseux.
Pas facile !
J'ai aimé que tu dises "notre" pré.
Ils ont dit qu'ils arrivaient.
Je leur ai dit que tu étais ici.
- Ils ont fait une erreur ! - Peu importe.
Non, il dit que c'était une erreur,
une mise en scène pour l'émission.
Tu n'as rien.
Il dit que les médicaments...
Tu ne dois plus y toucher !
Je voudrais prendre un bain.
Quand seront-ils là ?
Je ne sais pas...
Dans moins d'une heure.
Je n'attendrai pas.
Que veux-tu dire ?
Cette chambre sent bon.
C'est du hêtre qui brûle.
Je venais d'apprendre...
ce qui t'arrivait.
Tu t'es arrêté au milieu d'une phrase.
Comme nous deux.
Tu as des regrets ?
Pour nous ?
Non.
Une seule chose: On n'a pas d'enfant.
Quelqu'un les aura à notre place.
Reste ici, Katherine.
- Que dis-tu ? - Reste.
Je te ferais perdre trop...
Tout...
Le pré, la musique,
le temps...
Tout ce que tu as retrouvé ici.
En français...
J'ai plus de courage en français.
C'est agréable à entendre.
Qu'y a-t-il ?
Tu veux me faire plaisir ?
Qu'y a-t-il ?
- Va mettre la musique que tu aimes. - Qu'as-tu fait ?
Ils vont venir. Je ne veux pas les entendre.
Il n'y a rien à faire.
Combien en as-tu pris ?
Je m'en fous !
Tu ne comprends pas ? Comme ça, je pourrai gagner.
Gagner ?
Je n'ai que ce moyen de l'achever...
Vincent Ferriman...
Ne m'en empêche pas !
J'ai besoin de gagner.
Tout va bien.
Rien ne se passe.
Je me sens bien.
Mieux que depuis longtemps.
Ils ont dit que c'était une erreur.
C'est faux.
Qui crois-tu ? Eux ou moi ?
Toi...
Descends et mets la musique.
Je ne veux pas les entendre quand ils viendront.
Je reste ici.
Je ne les entendrai pas.
Je regarderai...
au loin...
le vent dans l'herbe...
le vent dans l'herbe...
Vite !
Fais-le pour moi.
C'est tout ce qui nous reste.
Ne les laisse pas croire que je me suis enfuie.
Tu ne t'es pas enfuie.
Je le leur dirai.
Non, c'est moi.
Où est Katherine ?
Katherine est morte il y a quelques minutes.
Quoi ?
Je voudrais vous demander quelque chose.
- Où est Katherine ? - Vous êtes Vincent ?
- Katherine est partie. - Où ?
Allez-vous-en.
On ne lui a pas dit qu'elle n'était pas malade ?
Baissez cette musique !
Non. Maintenant, partez, ou je vous tue.
Où est Katherine ?
Foutez le camp !
- Vincent est ici ? - Pourquoi ?
Montre-moi où il est !
Viens ici, espèce d'ignoble...
Retenez-le, bon Dieu !
C'est Mortenhoe !
Foutez le camp, Vincent !
Ou c'est moi qui vous tuerai.
Ordure ! Salaud !
C'est fini, Roddy, tu ne comprends pas ?
Il est fini.
Il n'est pas mort.
C'est comme s'il l'était...
Je vous présente ma femme, Tracey.
Il m'a dit que le premier jour, il avait marché...
Sans savoir où...
Il n'est pas rentré...
Pourquoi serait-il rentré ?
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