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Original subtitles

LAMISSION DU CAPITAINE BENSON

Le capitaine Benson,

du 7eme de cavalerie,

rentrait avec sa fianc�e au fort,

command� par le Colonel Custer,

qui avait d�clar� aux Sioux

une guerre sans merci.

Nous apercevrons le fort de ce promontoire.

Le voila

Fort Lincoln, abritant le meilleur r�giment de cavalerie du pays

et notre maison.

Un probleme, Tom?

Le drapeau ne flotte pas, 3 heures avant le coucher.

- Que s'est-il pass�? - Je ne sais pas.

- Tu vois ce vallon? - Oui.

Va t'abriteravec Mama et les bagages.

- Tom, je... - Je ne serai pas long.

Reste a couvert.

Breck! Calhoun!

Lacy! Decker!

Continuez, appelez-les. Plus fort!

- Sonnez l'appel des morts. - Charlotte!

Mais vous etes en vie, capitaine Benson.

Un autre est mort a votre place. Mon mari!

Charlotte, ressaisissez-vous! Qu'est-il arriv�?

Vous �tiez le pr�f�r� de Custer.

Pourquoi n'allez-vous pas a Little Big Horn le lui demander?

Demandez-lui aussi pourquoi il a nomm� le capitaine Jim Reynolds

a la tete de l'escadron C, le v�tre,

quand il savait que Jim n'�tait pas bon pour le service.

Vous le saviez aussi!

II n'�tait pas remis de sa blessure l'an dernier contre les Sioux.

Mais votre grand g�n�ral l'a choisi!

Et il est mort a votre place.

De quoi parlez-vous?

Avez-vous ramen� votre fianc�e, capitaine Benson?

J'ai moi aussi �t� une fianc�e de l'arm�e!

Charlotte, que s'est-il pass�?

Morts! Tous morts!

Tous ceux qui �taient avec Custer.

Massacr�s! Tortur�s!

Sitting Bull invoquant les esprits avec ses guerriers autour du feu

et leurs squaws, un couteau a la main,

au milieu des cadavres et des bless�s.

Et mon Jim, parmi eux, mort.

Bates!

�a alors, le capitaine Benson.

- Comment expliquez-vous �a? - Je n'ai rien pu faire.

- Et votre lune de miel, Capitaine? - Kruger!

Oui, Monsieur.

Sergent Kruger, pr�sent.

Je vous repose la question.

J'ai �t� affect� a la police militaire

pour garder l'oeil sur les prisonniers.

Quand j'ai appris la nouvelle, je les ai lib�r�s.

Ils se seraient fait tirer comme des lapins,

si Crazy Horse avait attaqu�.

Le vieux Bates se prend pour Napol�on

et donne des ordres comme le g�n�ral!

II ne restait qu'eux pour d�fendre le fort.

Mais ils ont d�valis� la r�serve d'alcool.

Remettez-les sur pied, aptes au service.

Allez, debout! La veill�e est termin�e.

Pr�sentez, armes!

Armes au pied.

Bates, Kruger, avec moi!

Les autres a leur poste.

Tout ce qui reste des 5 escadrons du 7eme de cavalerie!

II n'y a pas que celui tomb� avec Custerqui en a bav�.

C'est bien Vic, le cheval de Custer?

Non, c'est Dandy, sa deuxieme monture.

Ils se ressemblent comme deux gouttes d'eau.

Le g�n�ral montait Vic.

Vous �tiez aussi avec Custer. Vous �tiez son clairon.

Jusqu'a ce que noustombions sur les Sioux au grand complet!

Le g�n�ral m'a renvoy� porter un ordre au capitaine Benteen.

Les autres n'ont pas eu cette chance

Morrison...

Est-il vrai que l'escadron C a �t� d�cim�?

lls n'avaient aucune chance. Ils �taient domin�s a 20 contre 1.

Les Sioux avaient des Winchesters a r�p�tition

et plus de munitions!

Vous connaissez le terrain, Capitaine.

Il est trompeur.

Truff� de creux et de bosses

qui peuvent dissimuler 10000 hommes.

Les Sioux et les Cheyennes semblaient sortir du sol!

J'ai tout vu du sommet de la colline, cinq minutes apres mon d�part.

Puis plus rien depuis.

Je n'oublieraijamais cette vision, jusqu'a mon dernier souffle.

Ne soyez pas surpris,

je vais demander mon transfert des que je pourrai �crire.

Avant de nous venger des Sioux?

Ce sera avec un autre r�giment.

Celui-ci est fini en ce qui me concerne.

Comment est-ce arriv�, Bob?

II suffit de lire les rapports officiels.

Vous y �tiez tous, vous devez savoir. Chet?

Je n'ose pas avancer d'opinion, Monsieur.

Je veux savoir.

C'est une commission d'enquete?

J'ai le droit de conna�tre la v�rit�!

Vous craignez pourla r�putation de votre g�n�ral?

II n'en restera pas grand chose.

Dites ce que vous avez sur le coeur.

Voici mon opinion.

Little Big Horn a confirm� ce que je pensais de Custer.

Il se prenait pour Dieu et se croyait invincible.

- Les faits! - Il a d�sob�i aux ordres!

Pourtirertoute la gloire a lui en cas de victoire.

Custer aurait pu aussi bien leurfaire sauter la cervelle lui-meme.

Je suis d�sol�, Bob. Pardonnez-moi.

Vous ne savez vous battre que dans le quartier des officiers.

- Miss Kellogg? - Oui.

O� est le capitaine Benson?

Je ne sais pas, Mme Reynolds. Probablement a son poste.

Son poste! C'est facile.

Comme il s'en tire a bon compte!

Sous-entendez-vous que le capitaine a quitt� le fort

en sachant que le g�n�ral Custer allait lancer une attaque?

II �tait tres proche du g�n�ral Custer.

Il devait conna�tre ses plans.

- Quelqu'un croit-il cela? - Oui, moi, Miss Kellogg.

Pourquoi, Lieutenant?

J'ai mes raisons.

Nous avons le plus grand respect pour vous et votre pere, Miss Kellogg!

Je croyais que nous parlions du capitaine Benson?

Pour moi, il a toujours �t� un parvenu.

Il ne sort pas de l'acad�mie?

Je n'ai jamais su qui il �tait vraiment.

Insinuez-vous que le capitaine n'est pas un gentleman?

Vous etes sa fianc�e, vous devez conna�tre son pass�.

Dites-le moi.

Il �tait joueur professionnel sur un bateau avant de s'engager.

Il savait et n'a pas voulu risquer sa vie dans cette folie.

Custer, c'est bien connu, �tait un sentimental.

Il l'a suppli� de le laisser vous ramener ici.

Si j'�tais un homme, Lieutenant Fitch, je saurais vous r�pondre.

Tu as d�pass� les bornes, Bob. Son pere est le colonel Kellogg.

Son pere partage mon opinion sur notre courageux capitaine Benson.

Pourquoi n'es-tu pas venu?

Je ne suis pas d'humeur pour ces mondanit�s.

Ce n'�tait pas une r�union entre amis.

Pourquoi ne m'avoir pas dit que tu avais �t� joueur?

J'en avais l'intention.

J'en ai parl� avec le g�n�ral

et nous avons d�cid� que �a ne regardait personne.

Tu aurais pu m'en parler.

C'est loin tout �a. Je ne compte pas m'excuser.

Croyais-tu que �a changerait quelque chose?

Ton pere est de la vieille �cole.

Il ne m'aime pas, tu sais.

Ce n'est pas lui que tu �pouses.

Je n'�tais pas sur de le pouvoir jusqu'a ce que je t'enleve presque.

- J'aurais aim� l'apprendre de toi. - Fitch?

�a aurait �t� quelqu'un d'autre sinon.

Il a voyag� a bord du bateau de mon pere.

Peu m'importe

Je veux que tu connaisses toute l'histoire.

J'ai �t� croupier au faro.

Je vivais sans but. La chance allait et venait.

Entre deux saisons, j'�tais �claireur.

C'est la que j'ai rencontr� le g�n�ral Custer.

Il m'a fait entrer dans le 7eme de cavalerie.

Tant mieux si cette histoire est sortie.

�a me rend la t�che plus facile ainsi.

Tu rentres a Fort Supply.

- Quand partons-nous? - Tu pars seule.

- Je reste avec toi. - Comprends donc!

On se souviendra toujours de moi comme celui qui n'�tait pas la!

Tom, tu te rends malade a penser que tu n'�tais pas la

quand tes hommes avaient besoin de toi.

- Ma place �tait avec eux! - Et la mienne est avec toi.

Ne me laisse pas penser que je ne suis pas la

quand l'homme que j'aime a besoin de moi.

Inutile, Martha. Il vaut mieux que tu rentres.

Repos, Morrison.

J'ai sonn� l'extinction des feux un millier de fois, Monsieur.

Mais ce soir, c'�tait diff�rent.

Oui, ce soir je crois l'avoir entendu pour la premiere fois.

C'est un son triste, Monsieur.

C'est comme dire adieux a de vieux amis.

Requiem pour le r�giment.

Je ne vous verrai pas d'un moment, Capitaine.

Je pars porter une d�peche au colonel Kellogg a Fort Supply.

Miss Martha est au courant?

Non, j'ai re�u l'ordre a l'instant.

Le major Reno veut que le colonel Kellogg

dirige une commission d'enquete sur ce qui s'est pass� la-bas.

Je sais que vous vouliez y etre, Monsieur.

Merci, Morrison. Bonne nuit.

Bonjour Charlotte, Mesdames.

- Vous m'avez demand�. - En effet.

Vous avez demand� une escorte pour Miss Kellogg jusqu'a Fort Supply.

Requete refus�e.

Pour quel motif?

Un, il n'y a pas assez d'hommes disponibles,

et deux, Miss Kellogg refuse de retourner a Fort Supply,

ce que je comprends puisque son pere arrive.

D�sol� de vous d�cevoir.

J'imagine qu'en sollicitant une mission,

vous pensiez commander son escorte?

En aucun cas.

J'ai sollicit� une mission en rapport avec mon rang de capitaine.

Je verrai ce que je peux faire.

Garde a vous!

Formez le rang.

Dure est la chute!

Amener la bleusaille au stand de tir!

II a demand� une mission. L'adjudant major s'est occup� de lui.

Ne vous inqui�tez pas, on s'occupe de son cas.

Ses camarades officiers l'enterreront avec le reste.

Il n'�tait pas le seul a avoir autre chose a faire ce jour-la.

Je ne me souviens pas vous avoir vu avec Custer.

Un deux, un deux...

D�tachement, halte!

Repos, Benson.

Bonjour, Colonel Kellogg.

Qu'est-ce que c'est que �a?

Les recrues vont au stand de tir, Monsieur.

Vous etes a pieds?

Je suis en service sp�cial, Monsieur.

Votre fille Martha sera heureuse de vous voir.

- Etes-vous mari�s? - Non, Monsieur.

Bien!

En route!

Messieurs...

Comme vous le savez, je mene une enquete

sur les raisons de cette effroyable d�faite,

a la demande du pr�sident des Etats-Unis.

Il est de mon devoir de faire toute la lumiere

sur les �l�ments qui ont conduit a ce d�sastre.

Qui est le responsable?

Pourquoi Custer a-t-il dispers� son r�giment?

O� �taient les officiers qui auraient pu l'aider?

Certains officiers ont-ils manqu� a leurs devoirs?

A l'apog�e de sa carriere,

un vaillant officier exp�riment�

mene cinq escadrons de cavalerie a la mort.

O� �tait le r�giment quand il est mort?

Pourquoi n'a-t-il pas re�u d'aide au moment fatal?

Major Reno,

votre bataillon aurait pu sauver Custer,

ne croyez-vous pas? - Je ne sais pas, Monsieur.

Surement vous saviez qu'il avait besoin d'aide!

Non, Monsieur.

Allons, Major Reno!

Vous saviez ce qui se passait.

Vous aviez des guides, des �claireurs et des messagers.

Custer n'aurait jamais perdu le contact.

C'est pr�cis�ment ce qu'il a fait.

Voulez-vous dire qu'il n'a pas demand� d'aide?

En r�alit�, c'est lui qui avait promis de venirm'aider.

Quels �taient vos ordres?

De traverser la riviere de Little Big Horn

et de charger le village indien.

L'adjudant m'avait dit que je recevrais du soutien.

Vous avez suivi les ordres?

Tant que je l'ai pu.

Nous avons subi un assaut mortel. Nous n'avions aucune chance.

Les Sioux �taient 10 fois plus nombreux.

J'ai envoy� un messager chercher de l'aide.

En vain.

Mon bataillon a �t� forc� de retraverser.

Les Indiens ont ainsi pu reporter leurs efforts contre Custer.

Je devais essayer de sauver ce qui restait de mon bataillon.

Vous deviez retenir les Indiens!

C'�tait impossible.

Custer a fait la folie de disperser le r�giment en trois bataillons.

Objection, Major!

Vous n'expliquez pas les raisons du g�n�ral.

Peu m'importe ses raisons.

C'�tait vou� au d�sastre.

C'est facile de salir la r�putation militaire d'un mort!

Je vous en prie!

Je ne tol�rerais pas d'interruption.

Surtout d'un homme qui avance desth�ories.

- C'est ce que nous faisonstous. - Assis!

Ignoriez-vous aussi la situation, Capitaine Benteen?

Non, Monsieur, j'avais re�u l'ordre de rejoindre le g�n�ral

avec les r�serves de munitions.

- Avez-vous ob�i? - J'ai essay�.

Que voulez-vous dire?

Les Indiens attaquaient quand j'ai atteint la riviere.

J'ai cru que c'�tait le g�n�ral Custer.

Nous avons progress� en rang jusqu'a la berge.

C'est alors que j'ai vu que c'�tait le major Reno.

Nous lui avons port� secours.

Vous deviez aider Custer!

Nous �tions face a une horde d'lndiens arm�s de fusils a r�p�tition.

J'ai pr�f�r� joindre mes forces a celles du major Reno.

Pourquoi ne pas avoir charg� ensemble plut�t que de battre en retraite?

La moiti� des hommes du major Reno �taient morts ou bless�s.

S'enteter aurait �t� du suicide.

C'est une supposition, Capitaine, pas un fait.

J'ai pris une d�cision en qualit� d'officier.

Vous saviez que vous abandonniez votre commandant a son sort.

Comment en etre certain?

Pourquoi pas, Capitaine,

quand le rejoindre �tait suicidaire?

Ecoutez, Benson...

Capitaine Benson, je suis capable de menercette enquete moi-meme.

Gardez le silence ou sortez.

Vous avez tous deux essay� de suivre les ordres.

Mais vous n'avez pas fait tout ce que vous pouviez.

- Ces ordres �taient pr�matur�s. - Pr�matur�s?

D'apres la note survotre bureau, Custer devait attendre

l'arriv�e du g�n�ral Gibbons le 26.

Mais il a attaqu� les Indiens de son propre chefle 25.

Vous n'aviez pas confiance en votre commandant.

Capitaine Benteen?

Faisiez-vous confiance a Custer?

Comment faire confiance a un homme qui n'�coute pas les �claireurs

qui rapportent qu'il n'y a pas que les Sioux en face,

mais des milliers de Cheyennes.

Qui croit pouvoir les battre avec un r�giment!

- Le 7eme, Capitaine! - Oui, le 7eme

Ces hommes se protegent...

- J'ai �t� patient Benson - Ce n'est pas une enquete,

mais une mascarade aux d�pends du g�n�ral!

Capitaine, vous etes confin� dans vos quartiers.

Demain, j'�tudierai votre cas. Il souleve des questions.

Comment �a s'est pass�?

Des mots, des mots, des mots!

Pardonne-moi, ma ch�rie!

Je n'ai pas encore eu l'occasion de te parler.

Ni meme de te regarder.

Tu es un peu p�le, mais ce n'est pas �tonnant.

Apres le trajet depuis Fort Supply et ce que tu as d�couvert ici!

Je remercie le Ciel pour une chose.

Que tu ne sois pas mari�e a Benson!

Pere, je veux te parler de Tom.

Je n'ai pas tres envie d'�voquerle capitaine Benson.

Aujourd'hui moins que jamais.

Peux-tu m'�couter au moins?

Oublier que tu ne l'aimes pas, pour moi?

Je l'ai tol�r� pourtoi.

Ne me demande pas de changer d'opinion.

Je vais l'�pouser, s'il veut de moi!

Epouser un homme qui va etre renvoy� de l'arm�e?

Un homme qui a �t� humili� et puni a tort.

Je suppose qu'il s'est plaint a toi.

Il refuse de me parler. Il encaisse.

Il a la peau dure, hein?

Tu te moques que je souffre de la maniere dont il est trait�?

Au contraire, ma ch�rie.

C'�tait pourt'�pargner que je me suis oppos� a ta relation avec Benson.

Je savais que tu faisais une erreur que tu regretterais.

Je ne regrette rien!

Tom Benson est plus qu'un gentleman

selon les criteres du congres ou du pr�sident.

Quand il est venu te chercher pourt'�pouser ici,

je ne pouvais past'enfermer ou t'encha�ner.

Mais j'ai dit qu'il ne serait pas mon gendre.

Il �tait le meilleur ami du g�n�ral Custer.

En ce moment, le g�n�ral Custer n'est pas une r�f�rence!

Si je te supplie de mettre fin a cette pers�cution?

Je vais faire mon devoir, ma ch�rie.

Et cela implique une enquete sur les circonstances

qui ont �loign� Thomas Benson de son devoir a un moment critique.

Tu sais que Custer l'a autoris� a venir me chercher.

Cela devra etre officiellement �tabli.

Pourquoi ne vas-tu pas jusqu'au bout?

Ne le juges-tu pas pourl�chet� ou d�sertion devant l'ennemi?

Je suis terriblement d�sol� pourtoi, Martha.

Ne le sois pas.

Tu peux le tra�ner dans la boue, je ne l'abandonnerai jamais.

Martha!

Nom, grade et affectation.

Capitaine Thomas Benson du 7eme de cavalerie,

commandant l'escadron C, aujourd'hui disparu.

Vous �tiez l'officier le plus proche du g�n�ral?

J'avais cet honneur.

Avait-il �voqu� cette campagne avec vous?

Oui, Monsieur.

Vous connaissiez donc ses plans?

Obliger les insurg�s a retourner dans la r�serve.

Custer devait penser que ce serait facile.

Le g�n�ral avait trop combattu les Sioux pour le penser.

Mais vous avez quand meme demand� une permission?

Je me suis absent� sur ordre du g�n�ral Custer.

- Mais vous vous etes absent�. - Oui, Monsieur.

Le g�n�ral Custerfut un jour traduit en court martiale

pour avoir manqu� a son devoir pour visiter sa femme.

Colonel Kellogg, cette d�claration est d�plac�e et pr�judiciable

venant de la part de l'officier en charge de cette enquete.

Je n'ai pas besoin qu'on me dise comment la mener.

Vous devriez alors faire la diff�rence entre un on-dit et une preuve.

Avez-vous une copie de cet ordre?

- Non, Monsieur. - Pourquoi?

Le g�n�ral Custer m'a donn� son autorisation orale.

Comment cela est-ce arriv�?

C'�tait une discussion priv�e.

Cet argument n'est pas recevable.

Tres bien, Monsieur.

Il �tait conscient de mes difficult�s a convaincre une dame de m'�pouser,

a cause des objections de certaines parties.

Le g�n�ral Custerjouait les Cupidon.

Le g�n�ral Custer �tait un homme bon, Monsieur.

Quelle �tait la nature exacte de cet ordre

de mener a bien votre affaire de coeur?

- Ses mots exacts, Monsieur? - Oui.

Benson, ramenez cette fille de Fort Supply et �pousez-la.

Et si quelqu'un s'oppose au bonheur de sa fille,

par Dieu, je conduirai moi-meme la mari�e a l'autel!

J'auraistout donn� pour voir sa tete.

- Je citais le g�n�ral. - Il l'a bien m�rit�.

Je ne voulais pas mais il a insist�.

Que vont-ils d�cider?

Le verdict habituel. Preuves insuffisantes.

Un statut quo.

Je n'ai pas de preuve que le g�n�ral m'a autoris� a partir

et vice-versa.

Mais je vais harcelerton pere pour qu'il me r�integre ou me vire,

l'un ou l'autre.

Vas-tu arreter de t'inqui�ter?

- Garde a vous! - Repos.

Vous allez nous tuer avec vos marches forc�es!

Vous m'avez l'air en forme, Bates.

Quant aux autres �a leurfait le plus grand bien.

Ils �liminent le boeuf qu'ils mangent.

- C'est vous le patron! - En effet.

Le capitaine est dans la marine a cheval

II nous nourrit de mais et de haricots

Alors qu'il vit au-dessus de ses moyens

Le capitaine est dans la marine a cheval

Quand l'ennemi approche, il d�tale

II n'est pas fait pour la cavalerie

La fille du colonel l'adore

Carc'est le chouchou de la cavalerie

Bates!

- Oui, Monsieur. - Apportez une hache!

J'ai averti ces imb�ciles au sujet de l'alcool

Un ivrogne avertissant des ivrognes!

Nous avons besoin d'alcool, capitaine ou pas capitaine,

pour oublier le sale boulot!

Allez-y, Bates.

Debout.

R�veil a 4 h.

Un Indien!

Non, Bates, je le veux vivant.

Dixon, Vogel, avec moi.

En plein dans le mille!

Espece d'idiot, je voulais l'interroger!

Je ne savais pas que vous vouliez le ramener a la maison.

Enterre-le.

Oui.

Tu n'as peut-etre pas tu� le bon, Dixon.

Tu as peut-etre raison.

Il t'a dit de l'enterrer.

Tu as toujours la g�chette facile!

Acause de toi,

on est la comme des brebis galeuses.

Je ne laisserai pas Benson me faire tuer.

Pas sije peux l'avoir avant.

C'est lui qui mene le jeu.

C'est un avertissement.

Sitting Bull ne veut pas de Blanc a Little Big Horn.

Vous avez raison, Bates.

Il a fait du champ de bataille sa terre sacr�e.

En enlevant ces cadavres, nous perturbons sa magie.

Little Big Horn est maintenant un lieu saint.

C'est comme si on d�truisait une �glise.

- Exact. - Demi-tour.

Je n'ai pas donn� d'ordre.

Mais ce mauvais augure si.

C'est nous qui allons etre enterr�s la.

Si voustenez a ob�ir aux Indiens, allez donc les rejoindre!

II cherche a nous faire tuer?

Nerveux, Vogel? II n'y a pas de danger pour l'instant.

C'est ce que dit le capitaine.

Tu vois les Indiens sur la colline, non?

Nous les voyonstous.

Il nous conduit dans une embuscade.

Les Indiens attendent sagement

que nous nous jetions dans la gueule du loup.

Quelqu'un d'autre a part Vogel lit dans la tete des Indiens?

Vogel, nous partons en �claireurs.

- La-bas, seuls? - C'est un ordre!

On est a 3 km du campement.

Pied a terre, Vogel.

Descends de ce cheval!

Tu n'arretes pas de parler. Devant moi et derriere mon dos.

Si nous en finissons maintenant, nous pouvons nous en sortir vivants.

Bates ferait demi-tour sur le champ.

Des que ce sera fait, on rentrera au fort.

Si nous continuons, nous ne rentrerons jamais.

- Il est peut-etre d�ja trop tard. - Non, il n'est pastrop tard.

Les Indiens nous laisseront en paix si on ne d�range pas les esprits.

Pas de coup de feu, �a r�veillerait tout le campement.

Ce n'est pas mon intention.

Tu te rappelles l'lndien que j'ai tu�? Je lui ai pris �a en souvenir.

Vogel!

Vogel!

C'�tait ton ami.

On faisait juste partie de la meme unit�.

Prends une pelle. Enterre-le!

Aide-le.

Sergent, je ne m'attendais pas a devoir vous remercier.

Il n'y avait rien de personnel.

J'aurais fait pareil pour n'importe qui.

Miss Kellogg, je suis le caporal Morrison.

On m'a envoy� porter du courrierde Fort Supply.

Je rentre de Buford. J'ai appris pour le capitaine Benson...

La commission d'enquete.

- Elle est termin�e, Caporal. - Oui, mais...

Est-il vrai que le capitaine n'a pas pu prouver

qu'il avait la permission du g�n�ral pour vous ramener?

En effet.

Mais il le peut maintenant. Gr�ce a moi.

Vous?

J'�tais derriere le g�n�ral Custer quand il lui a parl�.

- Il a dit... - Vous �tiez la?

- Vous l'avez entendu? - Oui, et je peux le jurer.

Mais Tom n'a rien dit!

Vous le connaissez, Miss, il a sa fiert�.

Vous n'imaginez pas le bonheur que vous m'apportez.

Je voudrais lui porter la nouvelle mais mon cheval est �puis�.

J'aimerais emprunter Dandy.

C'est le plus rapide.

Pouvez-vous pr�venir le colonel?

Ce sera fait, allez-y.

Avec Dandy, ce sera rapide.

Dieu vous b�nisse. Dites a Tom que je l'aime.

Je le ferai. Bonne nuit.

Bonne nuit.

Ce n'�tait pas Dandy que montait Morrison?

Si, le cheval de Custer!

Little Big Horn.

Les hommes que nous devons ramener nous attendent.

Trouvez les corps des officiers,

et ramenez-les!

II n'a pas dit comment les identifier.

Pas une marque, rien.

Nous ne savons meme pas quelle est la tombe de Custer.

Si, Bates. Je l'ai identifi�e ce matin.

Vous voyez a travers le sol.

Non, Sitting Bull l'a marqu�e pour nous. La voici.

Kruger! Parici.

Le b�ton de Sitting Bull distingue sa tombe des autres.

L'hommage d'un grand chef a un autre.

- Monsieur? - Creusez d�licatement.

Capitaine Benson!

lls nous ont pi�g�s la o� ils esp�raient.

Continuez.

Vous pouvez nous sortir de la, Bates. Nous vous suivrons.

Ils viennent en paix r�cup�rerleurs morts.

Ils nous appartiennent, comme la victoire.

Si j'arrive a les faire partir?

Mais sans Cheveux Jaunes.

Jeune Faucon est sage.

S'ils partent en paix sans d�rangerles esprits,

nous leur laisserons la vie. Mais s'ils refusent, ils mourront.

Il fait le signe de paix!

- Je viens en paix. - Vous etes le bienvenu en paix.

Je suis Jeune Faucon, le bras droit du chef.

Je suis le capitaine Benson du 7eme de cavalerie.

Les Sioux et nos freres, les Cheyennes,

ont peint leur visage et pris les armes.

Vous profanez un lieu sacr�.

Nous venons honorer nos morts, selon notre tradition.

Comment parlez-vous aussi bien notre langue?

J'ai �t� �lev� par des Blancs jusqu'a mes 12 ans,

dans un poste de l'arm�e.

Je connais le coeur de votre peuple, et du mien.

Vous savez que nous venons en paix.

Vous ne comprenez pas

Ce lieu appartient d�sormais a mon peuple.

Il fait partie de leur vie et de leurs croyances!

Les esprits des morts vivent dans les guerriers Sioux et Cheyennes.

Et les esprits de leurs chevaux vivent dans nos poneys.

Et Custer,

le guerrierCheveux Jaunes,

vit maintenant dans les coeurs et les esprits des Sioux.

Il nous a transmis son courage et sa sagesse,

a travers son esprit. Il nous appartient.

Jeune Faucon sait que c'est une superstition.

La foi des Blancs dans les pouvoirs miraculeux de leurs Saints

est-elle une superstition?

Mon peuple croit que si le corps de Cheveux Jaunes est d�plac�,

son esprit partira avec lui

et les fruits de la victoire seront perdus.

Notre grand chef m'a ordonn� de ramener Cheveux Jaunes chez lui

pour reposer parmi les siens.

Mon peuple ne le permettra pas!

S'il faut choisir entre mourir et vivre,

nous resterons en vie.

Capitaine, moi et les hommes avons pris une d�cision.

Vous etes incapable.

Je prends le relais.

C'est la court martiale.

On n'attendra pas de subir le sort de Custer.

Je suis avec vous.

Vous allez rester ici.

Vous comptez nous arreter, Capitaine? Seul?

Vous pensiez qu'un homme devait avoir une chance.

Pas cette fois ci! C'est vous ou noustous.

- Vous etes mort, Bates. - Range ton arme.

C'est une affaire entre Bates et son officier sup�rieur!

Bates dit que le capitaine est fou

alors qu'il a d�ja sauv� 2 escadrons en venant ici avec nous.

Kruger, range ton arme!

Tirez, Bates, et vous serez le chef.

Vous n'aurez plus a vous soucier que des Indiens.

Vous les regardez? lls sont prets a attaquer, Bates.

Donnez des ordres, Sergent.

Dites a ces hommes comment sauver leur peau!

Finissez-en, Bates!

Vous manquez de cran?

C'est moi qui suis fou.

Cette terre est sacr�e, le sang ne doit plus couler.

Jeune Faucon a prouv� qu'il �tait un vrai guerrier Sioux

mais parfois il pense comme l'homme blanc.

Prenez les chevaux et les chariots, faites une barricade!

Vous deux, ex�cution!

Allez, bande de tire-au-flanc!

Vous pouvez encore passer pour des soldats.

Vous avez entendu le capitaine!

Nous ne leurtirerons pas dessus.

Nous ne les transpercerons pas avec nos lances.

Mais ils mourront.

Peut-etre plus lentement mais aussi surement.

Qu'attendent-ils?

Oui, qu'attendent-ils? La releve?

Je vais vous le dire, ils attendent que nous mourrions.

Pas par les balles mais de soif!

Nos langues vont gonfler jusqu'a nous �touffer.

Nous sommes encercl�s, coup�s de l'eau.

Benson voulait etre avec Custer. Qu'il y reste, mais pas moi!

Retourne a couvert, idiot!

C'est vous les idiots, de vous laisser pi�ger comme des rats.

Moi, je file d'ici!

C'est le cheval du g�n�ral, Dandy!

lls battent en retraite.

Les Indiens croient que c'est l'esprit du cheval du g�n�ral, Vic!

Kruger, sonne la charge!

Regardez les Indiens!

lls croient que c'est le cheval qu'ils ont enterr�.

Et l'esprit de Custer est dans la selle.

Avancez les chariots, on d�guerpit!

Vous avez entendu.

Avancez comme si les Indiens n'�taient pas la.

J'ai eu des crises de d�lire mais �a, jamais.

Qu'ils partent en paix. L'esprit de Cheveux Jaunes a parl�.

Je vous f�licite pour la r�ussite de votre mission.

Le pr�sident en sera inform�.

Pardonnerez-vous a un homme qui, pour une fois,

a agi en pere plut�t qu'en officier?

Si vous pardonnez a un homme qui, pour une fois, a agi en fianc�

plut�t qu'en capitaine du 7eme r�giment.

Capitaine Benson! Demi-tour!

Adaptation: Cl�mentine Fullias

Sous-titrage: ALLCUTS STUDIO

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