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NIKKATSU CORPORATION
L'HISTOIRE QUI SUIT EST ENTIÈREMENT FICTIVE
Hé, entrez ! Venez voir nos jolies filles !
Salut, les marins ! Suivez-moi ! J'ai des trucs pour vous.
Jetez un simple coup d'œil !
- Hé, viens voir ! - Non, ça ne m'intéresse pas.
- Viens juste regarder ! - Oui, regarde-moi bien !
Hé, attends !
Vas-y, attrape-moi !
La patrouille côtière te choppera sans ton bonnet !
- Reviens ! - Juste 1 000 yens.
- Pousse-toi de là ! - Pas cher !
Tu peux ramener une femme au pays pour une cartouche de Lucky !
Hé, attends un peu ! Reviens !
- Elle ? - Elle ne me plaît pas.
- Tu montes ? - 800 yens !
800 ? Non, 1 000 yens !
- 800 yens ! - Non !
J'ai jamais vu un bouge pareil !
Pas de remise !
Allez ! Monte !
Amuse-toi bien !
- Allez, déshabille-toi ! - Me bouscule pas !
OK, tout le monde dehors.
- Descends, toi ! - Silence !
Tout le monde descend !
C'est la patrouille côtière.
Haruko !
Partez de là ! On avait un accord !
T'es bien venu t'amuser l'autre jour, salaud !
Qu'est-ce que tu fais ? La situation économique est terrible !
Les soldats de la base sont des radins !
Dès qu'un navire arrive, vous faites une descente
et vous nous étouffez !
- Comment vous voulez qu'on vive ? - Silence !
- Suis-nous ! - Arrêtez ! Lâchez-moi !
Vous connaissez autre chose que la violence ?
Vous nous rendez la vie encore plus misérable !
Hé, la brute ! Dis quelque chose !
Vous auriez dû crever en Corée !
- Tu nous suis ! - Ferme-la !
Hé, toi, avance !
- Lâchez-moi ! - Tais-toi !
Vous me faites mal !
Salauds ! Si je meurs,
mon fantôme vous hantera même aux Etats-Unis !
T'inquiète pas.
Je vais avoir un super boulot.
- Avec le clan. - Quoi ?
Des restes de bouffe de la base.
- Des restes ? - Ouais.
Le mec de ta sœur nous aide. Sakiyama, le Nippo-Américain.
Il a quitté l'armée mais il a toujours des contacts.
Leurs restes sont plus nourrissants que les nôtres !
Tu vas en faire quoi ?
Dis-le-moi.
Une affaire à 20 millions de yens.
Le prix du porc explose.
Je nourrirai les porcs du clan Himori.
Je vais gagner un max !
COCHONS ET CUIRASSÉS
PLANNING : KAZUO OOTSUKA SCÉNARIO : HISASHI YAMANOUCHI
PHOTOGRAPHIE : SHINSAKU HIMEDA LUMIÈRE : YASUO IWAKI
PRISE DE SON : FUMIO HASHIMOTO
DIRECTEUR ARTISTIQUE : KIMIHIKO NAKAMURA
MUSIQUE : TOSHIRÔ MAYUZUMI MONTAGE : MUTSUO TANUI
ASSISTANT RÉALISATEUR : HISAO URAYAMA
RESPONSABLE DE PRODUCTION : YOSHIHARU MORIYAMA
SPONSOR : ASSURANCE-VIE NISSAN
DISTRIBUTION :
HIROYUKI NAGATO, JITSUKO YOSHIMURA, YÔKO MINAMIDA
SHIRO OOSAKA, SANAE NAKAHARA SHÔICHI OZAWA, MASAO MISHIMA
ElJIRÔ TÔNO, AKIRA YAMAUCHI KÔ NISHIMURA
TAIJI TONOYAMA TAKESHI KATÔ, TETSURÔ TAMBA
KIN SUGAI, TOYOKO TAKECHI, KOTOE HATSUI
HIDEO SATÔ, HIDEO KIDOKORO, HAYAO TAKAHARA
TOMOKO NARAOKA HYÔSUKE KAMBE, NOBUO KAWAKAMI
TOMIO AOKI, SHUNTARÔ TAMAMURA BUMON KAHARA
SEIJIRÔ TAKANO, KÔJI YASHIRO, TAKASHI SUDO, TAKEO YAGASHIRA
TÔORU MORIYA, FUMIKO FUKUDA HIFUMI NAKAMURA, HYÔE ENOKI
JOHNNY YUSES, ROBERT DUNHAM JOHN BLOOMING, BILL BACCHUS
JOHNNY HARIUCHI, JOE ASLIN CHEN HONG-YUAN
Grâce à mon entregent, vous récupérerez les restes.
Alors, promettez-moi deux choses, M. Himori.
Vous donnerez 10 % des profits à des œuvres de charité.
Et vous, vous allez devenir des hommes d'affaires respectables.
OK ?
METTEUR EN SCÈNE: SHOHEI IMAMURA
Bonjour. Bonjour !
Le chef est là ?
Ah, bonjour. Fait chaud, hein ?
C'est Hoshino.
Salut. Il se porte mieux ?
Non, moins bien.
Il a vomi de la bile jaune ce matin.
Il répète qu'il a le cancer.
N'empêche,
il doit absolument venir avec nous aujourd'hui.
Si on ne paie pas aujourd'hui, on perd les cochons.
Je vous en supplie, chef, le temps presse.
On doit réunir l'argent. Si on foire ce coup.
B'jour !
Yajima est de retour.
Par ici.
Tu restes ici.
Que voulez-vous ?
M'sieur Yajima.
Il paraît que vous achetez deux voitures.
Et vous versez l'acompte aujourd'hui.
Si les affaires marchent si bien, vous pouvez faire un geste.
Vous n'êtes pas sérieux ? Je n'ai pas 500 000 yens.
Oh que si !
Tu viens de retirer quoi à la banque de Yokohama ?
T'as dû le mettre là !
- M. Hoshino ! - Signe le papier !
M. Hoshino, je vous en supplie !
Si vous me prenez ça, je serai complètement.
Tu gères un bordel clandestin.
Tu rabats les clients avec tes taxis.
On ne dira rien aux flics.
Continue de faire du fric.
Si tu veux quitter le milieu,
tu vas forcément fâcher le fisc ou tes amis.
Merde !
On va à l'hosto, chef ?
À la maison.
Portez-vous bien, chef.
BÉTAIL NIPPO-AMÉRICAIN
- B'jour ! - B'jour !
Bonjour !
Il se la joue, le Kinta.
- Bonjour. - Sors-moi un reçu.
Désolé de vous déranger par cette chaleur.
J'ai un peu réduit le prix.
Mais...
- Paie l'autre type. - Oui.
C'est pour le calcium.
J'ai pris ma part.
Euh, bien !
Merci, monsieur.
Et sinon...
30 000 pour les injections.
80 000 en tout.
- Merci. - Bosse sérieusement.
Je file payer le charpentier et la scierie.
- Merci bien ! - Hoshino.
Hein ? Qui est-ce ?
M. Harukoma ? Depuis quand êtes-vous là ?
Les affaires roulent pour le clan Himori.
Non.
Vous êtes passés de la drogue aux cochons. J'en reviens pas.
Certainement pas.
- On ne fait pas tant que ça. - Contacte Himori.
Dis-lui que Harukoma veut lui parler.
Je dois me faire discret pour le moment.
Dépêche-toi.
Merci !
Tu viens de finir ?
Ouais, c'est dur de gérer des cochons.
Je te ferai suer quand le patron t'enverra là-bas.
- Une livraison ! - Merci bien.
- Le chef est là ? - I! doit être à Yokohama.
- Il se cuite quand il va mal. - C'est pas bon, ça.
On a un problème.
Le chef pourrait régler ça.
- J'y vais. - Tu vas où ?
Kinta !
- Renonce à elle. - Pourquoi ?
Un marin a payé 30 000 pour elle et sa mère a déjà tout dépensé.
Haruko ! Haruko !
- Pauvre Kinta ! - "Haruko !"
30 000 yens ?
Papa, je tape dans ta bouteille.
Encore ivre mort.
J'étais à une fête.
Ma sœur m'a dit que j'avais juste à être présente.
Rembourse-le.
Rembourse ce soldat !
J'aurai une prime de 150 000 yens.
Mais...
Si tu deviens la maîtresse d'un Ricain, je te tue !
J'ai vu le médecin, hier.
Je suis enceinte de deux mois.
Il m'a dit de me dépêcher si je dois avorter.
Donnons-lui au moins un nom. C'est notre premier enfant.
Quand j'aurai ma prime, je me ferai tailler un costume,
et je deviendrai agent d'un groupe de musique.
Il y a une fête à la base tous les jours.
J'enverrai le groupe et je prendrai ma commission.
Désolée pour aujourd'hui.
J'avais vraiment envie d'aller à cette fête.
C'était vraiment chouette.
L'endroit était fabuleux.
Avec une grande pelouse, comme dans les films.
J'ai pris un cocktail avec du Coca-Cola.
J'ai dansé la samba !
Rentre chez toi.
Non, je reste.
Je n'aime pas être chez moi.
Hé !
Kinta !
Hé, Kinta !
Tu étais ici toute la soirée ?
Alors, personne ne t'a vu ?
Parfait. Sors le bateau.
- Par ici ! - Entendu !
Tourne-le. Par là !
Le salaud !
Bonsoir !
Et hop là !
Non !
Attention !
Je tiens la barre.
Dis-moi.
Si jamais ça tournait mal,
tu jouerais le bouc-émissaire pour le patron ?
Le patron n'a pas eu le choix.
Si tu écopes à sa place,
tu aideras aussi ton chef Tetsu, qui aurait dû être présent.
Le patron compte sur toi.
Évidemment, personne n'a envie d'aller en taule.
Mais ça fait partie du métier.
Avec un casier vierge,
tu prendras 2 ou 3 ans en plaidant la légitime défense.
Tu seras libéré sous caution et tu prendras du galon.
T'auras 1,5 million de prime au lieu de 150 000.
Alors ?
Tu veux être un homme ou pas ?
Oui ou non ?
- Oui. - Bravo.
Bien. Bois !
À la vôtre.
Hé, mettez-vous au boulot !
Faut bosser pour le clan !
Ça fait partie du métier.
Il devient fou, le Kinta.
Par ici ! Stop !
Déchargez !
Bonjour, patron !
Bonjour !
Qu'est-ce qui vous amène ?
C'est quoi, ça ?
Ce sont des rations périmées.
Sakiyama dit qu'il peut nous en mettre 400 par semaine,
mais il veut 1,5 million de yens en plus.
C'est une blague ? Ça ne vaut plus rien.
Mais il arrêtera de nous livrer les restes pour les cochons
si on ne le paie pas avant la fin du mois.
Si le clan payait 700 000
et chacun de nous quatre, 200 000 ?
On a déjà mis plus de 300 000 sur la table !
Je n'insisterai pas.
Je pensais valoir mieux à vos yeux.
Et si on ne paie pas ?
Je dois payer ma caution avant la fin du mois.
Je n'insiste pas.
Je pensais valoir mieux à vos yeux.
Je trouverai l'argent !
II faut nourrir ces cochons !
Qui a dit que votre syndicat pouvait tenir un stand ici ?
Tu n'as pas honte ?
- C'est la société qui vous envoie ! - Sale garce !
Garces ! Vous avez un problème ?
S'il te plaît, m'sieur. Dix devraient faire l'affaire.
Pitié, pas cette fois-ci.
- Hé, venez, les gars ! - Ouais !
On va commander un verre de lait et squatter jusqu'à ce soir.
On doit encore payer ?
On n'a pas d'argent !
Quoi qu'on gagne, vous nous prenez tout !
Ce sera la dernière fois.
C'est la vérité.
Va-t'en d'ici ! Laisse-nous !
Imbéciles.
Hé, tu m'écoutes ?
Vous avez oublié ce que j'ai fait pour vous ?
Tu nous as surtout pris notre argent.
- Répète ça ? - Il y a un problème ?
Je vois.
J'ai compris !
C'est ce Chinois, votre mac !
C'est pour ça que vous me prenez de haut !
Il y a un problème ?
Ne m'approche pas !
Je déteste l'odeur de l'ail !
Katsuyo !
Qu'est-ce que tu fais là ?
Ça va mal.
On doit payer demain et il nous manque 50 000 yens.
Elles bossent pour les Chinois ! Bande d'ingrates !
Merde !
On n'y peut rien.
Tiens, 20 000.
C'est bon. Je veux aider le chef.
Bon, je dois y aller.
Kinta !
- Tiens. - Merci.
Vous pouvez la ramener.
- Ça va ? - Oui.
- Ça va. - Tu peux te lever ?
Tiens-toi à mon bras.
Ah, ça fera 2 500 yens de plus.
Pour quoi ?
Deux anesthésies, plus des frais.
En vérité, vous êtes riches.
Ouais.
Garde la monnaie !
Fais pas cette tête !
Achetons de l'ananas et prenons un taxi.
Mais...
Je me sens chanceux, aujourd'hui !
Les frères.
Donne-m'en une !
- C'est un cochon ! - Pas de chance !
C'est encore moi.
- Quoi ? - Je l'ai gardée pour nous.
C'est bon, hein ?
Écoute, j'ai réfléchi.
A quoi ?
On pourrait vivre ici quand on sera mariés.
Non !
Ton père m'apprécie et c'est bien, ici.
Non ! Je louerai un appartement convenable.
Avec des rideaux et un lit, comme chez le chef Tetsu.
On dirait une femme. Tu tiens beaucoup aux apparences.
Lâche-moi !
Je veux pas que tu diriges un groupe de musique !
- Pourquoi ? - [te faut un emploi stable.
Restau, commerce ou usine.
Les yakuzas sont des vauriens.
Tu es un imbécile.
Tu n'as aucun cran.
Tu n'es gentil qu'au lit.
Rentre chez toi.
Bonne nuit.
Kinta ! Kinta !
Debout ! Réveille-toi !
Il y a un corps près du quai ! Surveille-le !
Chef !
Chef !
Chef !
- Où ça ? - Là-bas.
- Où ? - De l'autre côté.
Passe de l'autre côté.
C'est bon ?
Encore un peu. Encore.
Kinta, retourne au lit.
- File ! - Oui.
Où ça, monsieur ?
Il était par là.
Vous l'avez vu où ?
Je suis certain de l'avoir vu par ici.
Vous avez dû boire un mauvais shochu, hier.
Modérez-vous. Vous êtes âgé.
Kinta !
Lève-toi, Kinta.
Aide-moi à travailler, pour une fois.
Espèce de bon à rien !
Tu ne m'écoutes jamais.
- Debout ! - Qu'est-ce que tu fais ?
- Vaurien ! - Fiche-moi la paix !
Toi et ton stupide tatouage !
- Kinta ! C'est toi ! - Je suis au courant de rien !
Où as-tu caché le corps ? Encore un coup de tes yakuzas !
Je ne sais rien !
Je ne suis peut-être qu'un coupeur de bois,
mais j'ai toujours été honnête !
- Tu ne sais pas l'inquiétude que... - Je ne sais rien !
Mêle-toi de tes affaires !
Tu vas me lâcher !
Monsieur, qu'est-ce qui se passe ?
Va admirer la photo de mon grand frère !
C'était ton fils préféré !
Je me casse d'ici !
- Kinta. - Je ne reviendrai pas !
Kinta !
Que s'est-il passé ?
Il a caché un cadavre.
Hé, monte.
- Où? - Là-bas.
Par ici.
Fumier !
Parfait.
Encore une chose.
La nuit tombée, tu pourras le cacher sous la porcherie ?
Là-bas, personne ne remarquera l'odeur.
J'ai un sale pressentiment.
De quoi tu parles ?
Du fait que le cadavre nous revienne comme ça.
J'en ai marre ! Faut toujours réparer les conneries du boss !
On a investi notre argent. On doit aller jusqu'au bout.
Et si le pire doit arriver... On compte sur toi, Kinta ?
Qui !
Allons trinquer.
J'ai du jus plein les mains.
- C'est salé ? - Fais pas ça !
Fumier ! Arrête ça !
C'est bon, rentre.
- Tu es encore pâle. - C'est bon.
Je ne t'ai pas encore augmentée pour le travail de nuit.
Tiens.
Pourquoi vous êtes si matinaux ?
Oh, rien.
B'jour.
- Vous êtes au courant ? - De quoi ?
Yajima s'est pendu hier soir.
Quel drame... II avait trois enfants.
C'est terrible.
- Vous avez trop tiré sur la corde. - Sûrement pas !
- Des bières. - Bien.
Les types qui veulent quitter le milieu sont des mauviettes.
Kinta, suis-moi dehors un instant.
Ah, bonjour !
Placardez ça, s'il vous plaît.
Personne ne l'a vu ?
- Récemment. - Allez savoir.
Il était pas mort, Harukoma ?
La rumeur a circulé, oui.
Il est réapparu le mois dernier et a fait un coup à Aomori.
On sait qu'il est ensuite venu ici.
Ah oui ?
- Prévenez-moi si vous le voyez. - Oui.
- Merci. - Merci beaucoup !
Merci !
- Suis-moi. - Non. Tu m'veux quoi ?
- Viens ! - À quoi tu joues ?
Arrête de rouspéter et suis-la.
Viens, j'ai dit !
Me touche pas !
- Fais gaffe, imbécile ! - Imbécile !
J'en ai assez que tu sois dans ce clan !
Que ça te plaise ou non, on se serre les coudes !
Je m'occupe des cochons et je me ferai 150 000.
Ça reste des assassins ! Et ils t'ont obligé à les aider.
C'est papa qui invente !
Allons tout dire à la police.
Ça va pas ? Je pourrai jamais faire ça !
Si je vais voir les flics, les autres n'hésiteront pas.
- C'est hors de question. - Attends !
Alors, allons à Kawasaki ensemble.
Ton père est d'accord. Tu veux ?
Il n'y a pas d'usine, ici.
Mais il y en a plein à Kawasaki. J'ai un oncle là-bas.
On sera pauvres, mais être ouvrier.
Pas question !
Pas question !
Je veux pas finir comme mon père !
L'usine l'a viré quand il est tombé malade !
Je veux faire quelque chose de ma vie !
Je veux plus pour moi.
- Et plus pour toi. - Alors j'irai chez les Ricains !
Ça vaudra mieux.
Ce sera plus facile.
Attends un peu !
Je m'amuserai tous les jours avec les soldats.
J'aurai toujours de beaux habits.
Mais c'est avec toi que je veux être.
C'est pour ça que je te dis ça. Il va falloir bien réfléchir.
Tu ne peux pas dépendre d'eux !
J'ai déjà réfléchi, moi.
Quand j'aurai ma prime des cochons, je réglerai mes dettes...
- Tu répètes toujours ça. - Fais-moi confiance !
Je sais ce que je fais !
Petite frappe sans cervelle.
Puis-je vous demander une cigarette ?
Vous avez la belle vie, ici !
Merci pour tout.
Incline-toi. Merci beaucoup !
Je ne peux pas aller en Amérique tant que Haruko ne se décide pas.
C'est certain.
Pourquoi elle ne veut pas sortir avec un Américain ?
Elle n'a aucune ambition.
Je l'ai amenée à une soirée et elle a juste dansé.
On est pauvres depuis si longtemps que ça lui plaît.
- J'aimerais être américain. - Moi aussi !
Où t'étais passée, toi ?
Maman, donne-moi 100 yens. Je vais chez tonton.
M. Gordon veut t'emmener en voyage.
- Tu ne l'as pas remboursé ? - Elle a acheté un futon.
J'ai dépensé la moitié.
J'y peux rien si je veux une vie décente.
Maman !
Moi, je donne déjà 5 000 yens par mois à maman.
- Je ne veux pas faire comme Hiromi. - Haruko !
Tu es une traînée avec de jolies habits, Hiromi.
Arrête d'être jalouse et regarde-toi un peu !
Coincée avec ce vaurien.
Je préfère ça que me coller à ce Sakiyama.
Quoi ?
Vous ne faites pas couple marié.
Idiote !
Arrêtez, toutes les deux !
Les ingrates comme toi se font traiter d'idiote, aux États-Unis !
Hiromi, arrête ! Je lui parlerai plus tard !
Arrêtez de vous battre !
Fais ce que tu veux ! Je ne veux plus te voir !
- Hiromi ! - Ne viens plus me demander d'argent !
Hiromi !
Maman, donne-moi 100 yens.
Tu ne sais vraiment pas comment fonctionne le monde !
Ta sœur et moi, on pense à ton avenir !
- Donne-moi 100 yens ! - Haruko ! Arrête !
- Donne-le-moi ! - Non, rends-le !
C'est mon mien !
"3: Le Japon et le monde.
"Le Japon est un beau pays, fort d'une culture unique,
"capable d'assimiler
"le meilleur des autres pays.
"Le Japon est devenu un État moderne et indépendant
"à une vitesse stupéfiante.
"Mais des modes de pensée archaïques y subsistent
"et il reste encore beaucoup de pauvreté."
M'sieur !
Je vous ai apporté trois cochons.
Écarte les jambes !
Serre les dents.
Debout !
Debout !
Chef...
Sombre idiot !
Debout ! Tu m'entends ?
Je ne fais pas ça pour le plaisir !
Arrêtez ! Je suis prêt à mourir pour le clan !
J'ai même accepté
d'aller en prison pour le patron !
Kinta !
Est-ce que je mérite ça pour trois cochons volés ?
Tu as demandé à Kinta de jouer le bouc-émissaire sans me prévenir ?
Attendez, chef !
Je l'ai fait pour vous !
Le patron a dit : "J'ai plus besoin du malade.”
Alors, j'ai décidé...
de vous protéger et de faire prendre du galon à Kinta.
La ferme ! Toi aussi !
J'ai pas besoin de ton aide !
Tu vas effacer la dette de Kinta !
Kinta !
Je ne te laisserai pas aller en prison.
Chef...
Va chercher Daihachi. Ce soir, on boit.
Chef, passez l'éponge, s'il vous plaît.
Je suis désolé pour ce que j'ai dit.
Viens chez moi. On va se saouler toute la nuit.
Prochain arrêt, la grand-rue.
Idiote !
- Kinta ! - Salut.
Qu'est-ce qui se passe ?
Encore un sale coup ?
Non, tout va bien, maintenant.
Kinta !
J'ai un travail pour toi. Mon oncle veut te voir.
- Hé! Hé! - Ç'a n'a pas été facile.
Mon oncle a pris une demi-journée pour toi.
Viens avec moi chez le chef.
Arrête de la peloter et ramène-la.
Tu vois ? Le chef est d'accord. Viens !
- Idiot ! - Ça va pas ?
Idiot ! Tu comprends au moins ce que je ressens ?
Arrête un peu ! Tout va bien pour moi, maintenant.
- Passe chez moi demain. - Dis donc !
- Arrêtez de vous chamailler. - J'arrive !
Bon, fais attention à toi. Bye !
Désolé.
Kinta !
Alors, ce travail à Kawasaki ?
Un jour, il retrouvera le bon chemin.
Je me le demande.
Oui, si tu restes avec lui.
En vérité...
je ne sais plus où j'en suis.
- Dites. - Oui ?
Pourquoi on ne se partage pas les cochons ?
On force le patron à prendre sa retraite
et notre chef ici présent le remplace.
À ce moment-là, il partagera la porcherie en quatre.
Comme ça, tout le monde est content.
Quand je vous ai vus protéger Kinta tout à l'heure,
j'ai été impressionné.
Désormais, les yakuzas doivent être démocratiques.
Z'en dites quoi ?
Chef.
Tais-toi. Ne me bouscule pas.
Merde. J'ai pas mieux.
Allez, chef. Vous l'avez pas écouté ?
Sinon, va falloir que je me couvre.
Pas la peine d'attendre si y a pas d'espoir.
Pas la peine de compter. Tu as 1 100.
Kinta est à moins 10 000, le chef à moins 18 000, et je mène.
- Encore une partie. - C'est prêt. Pousse-toi.
La bouffe avant tout. Mangeons !
Kinta, sers-toi.
Merci.
C'est quoi, ça ?
Tiens ? De fausses dents, non ?
Salauds de cochons.
Ils ont dû bouffer sa tête.
Ça me saoulait de creuser un trou.
J'ai fait bouillir le Harukoma
et je l'ai mélangé à la pitance des porcs.
Une fois le type réduit en merde de porc, plus de preuve !
Allez, magne-toi.
Qu'est-ce qui vous arrive ?
Daihachi !
Ça va, chéri ?
Chef ?
- Chef ! - Chéri !
- Chef ! Chef ! - Chéri !
Chéri !
C'est du sang.
Chéri !
Kikuo !
Il n'y avait plus de chambre individuelle.
Qu'est-ce qui t'arrive, frangin ?
Hé, Kinta.
Je suis désolé de n'avoir rien pu faire pour vous.
- C'est faux, chef ! - Arrête ta comédie.
- Que dit le docteur ? - J'ai un cancer.
Comme maman et grand-mère.
Il ne peut pas être catégorique.
II doit d'abord passer un scanner à jeûn.
Rien ne dit que tu vas mourir !
Daihachi, arrête de rire !
Allez-y, je m'occupe de lui.
À boire.
- Portez-vous bien, chef. - Au revoir.
Tu vas finir comme lui, Kinta,
si tu continues de le suivre.
Je ne l'apandonnerai jamais.
Arrête de faire l'idiot.
Mon frère n'a plus d'avenir, oublie-le.
Tenez bon, chef.
Si vous mourez, je devrai payer mes dettes et être bouc-émissaire.
C'est toi qui vas devoir tenir bon.
Un vieux yakuza est aussi utile qu'une vieille serpillière.
- Ferme-la ! Dégage ! - Chéri !
Tu ne sais rien de ma vie !
- J'ai dû m'occuper de toi à 14 ans. - Je sais, je sais. Calme-toi.
Tu es mon seul frère.
Ils nous nourrissaient à peine.
- Je suis parti de chez notre oncle. - Pour finir avec des vauriens.
Parce que c'est mieux d'être à l'usine pour 14 000 yens ?
Au moins, je pète la forme !
Ordure !
Ça suffit ! Il est malade.
Va dans le couloir.
OK, je vais dormir sur un banc.
Vu sa forme, il s'en sortira.
Quelle est la réponse de ta mère ?
C'est bon, elle s'occupera du bar demain.
- Tiens. - Merci.
- Joli brin. - N'y pense même pas.
Haruko !
Hoshino s'est fait la malle avec tout le pognon.
Les 800 000 qu'on a réunis pour Sakiyama.
Plus rien pour les cochons.
Le coffre de Himori est vide.
Vous le savez ?
Mon accord avec lui est caduc.
Ça vous intéresse ?
Un million de yens pour les restes de nourriture de la base.
- Intéressé ? - J'ai entendu ça à Sasebo.
Un homme a promis des restes moyennant commission
avant de fuir le pays avec le pactole.
Mr Chen !
Vous n'êtes plus un militaire.
Vous êtes un civil. Vous pourriez rentrer au pays à tout moment.
Je passe.
Mr Chen, ai-je la tête d'un escroc ?
Absolument pas.
Je déteste les escrocs.
Un homme qui escroque des gens de sa race est un déchet.
Un homme de votre race ne trahirait jamais un des siens.
Pas plus que nécessaire.
Exact.
Nous vénérons la mère-patrie où que nous allions.
Vous avez du sang japonais, n'est-ce pas ?
Je suis venu ici pour aider les Japonais à comprendre les Américains,
ainsi que la philisophie de Jefferson et Abraham Lincoln.
Mais ils ne s'intéressent
qu'aux gangsters et à la Beat Generation.
Je ne me suis fait aucun véritable ami au Japon.
Au revoir.
C'est un porc, lui aussi.
De la pire race, celle qui aime la démocratie.
Et voilà un autre porc.
Que faisait Sakiyama ici ?
Il me parlait de Lincoln et de gangsters.
M. Chen, pouvez-vous me prêter 800 000 yens d'ici ce soir ?
Pour quoi faire ?
Pour ma porcherie. S'il vous plaît.
Quel stupide porc. Il n'est même pas au courant.
- Non ? - Si. Avec quelle garantie ?
L'entrepôt devant le quai.
Je compte sur vous.
Ce pays est rempli de crétins.
C'est un idiot fini.
Si je lui faisais la peau ?
Kinta...
- Où vas-tu ? - Aux toilettes !
Ils t'ont dit d'utiliser le bassin !
Va voler mes rayons X. Dossier n° 201.
- N° 201 ? - Montre-les à un autre toubib.
- Mais... - Je veux savoir la vérité !
Merci d'être venue !
Tu t'es décidée à propos de Gordon ? Ta mère s'inquiète pour toi.
C'est qui, ce Gordon ?
Un gentil Ricain, apparemment.
Il la paierait 40 000 yens par mois.
Mais alors...
Ben oui.
Tu devrais bien y réfléchir.
- Tu ne peux compter sur personne. - Katsuyo !
Attends ! Il n'y a même pas à réfléchir.
Il a raison. Et ça rassurera ta mère.
Mais non ! Elle serait contente que sa fille soit une putain ?
Une putain ? Elle serait sa maîtresse !
Où est la différence ?
Quand je dis qu'il ne faut pas compter sur les autres,
je veux que les gens arrêtent d'attendre la béquée,
qu'ils se serrent les coudes pour bâtir une société meilleure.
Elle aura une meilleure vie sans Gordon ?
C'est toi qui dis de ne compter sur personne !
Tu bosses avec eux, non ?
Ce sont deux choses différentes.
Tu es vraiment insensible. Tu ne penses pas aux autres.
À ton âge, tu ne connais rien de la société.
C'est toi qui ne sais rien de rien !
Ce que je veux dire,
c'est que pour vivre de façon honorable,
il faut réfléchir plus sérieusement
à la différence entre ce qui est bien et mal !
Chéri !
Chéri !
Ça va ?
Qu'est-ce que tu as ?
Hé, Haruko !
Hé, attends !
Tu ne dois même pas y réfléchir.
Si elle insiste, enfuis-toi avec Kinta.
Faire la putain pour nourrir ses parents est une honte, de nos jours.
Traîner avec ces cinglés t'embrouille la cervelle.
Ça sera dur, mais tu t'en sortiras.
Sinon, viens me voir quand tu veux !
D'accord ? Alors réunis tout l'argent que tu as.
Tu n'as rien ?
Attends.
Sers-t'en pour remettre Kinta en selle.
C'était pour mon mariage.
Ne sois pas gênée.
Hé ! Attends !
Haruko !
Comment tu vas faire ? T'es toujours aussi endetté.
Je gère les comptes depuis que Hoshino s'est taillé.
- Rembourse... - Je sais.
Le chef va mourir.
J'ai vu trois docteurs.
Il a trois jours au mieux.
La sale corvée qu'il m'a filée.
Tu finiras vite comme lui.
Tu l'auras mérité.
Tu traînes toujours avec ces toquards.
Ça te rend incapable de réfléchir sérieusement.
Il n'y a plus rien à faire pour toi.
- Même Kikuo l'a dit. - En quoi ça le regarde ?
Il m'a proposé de l'argent pour t'aider.
- Envoie-le paître ! - J'ai refusé.
Ce serait du gâchis.
Je vais économiser.
Je serai maquereau.
Je vais essorer ces imbéciles de Ricains.
Je vais tenir un bordel et faire un max de blé !
Les yakuzas te racketteront et tu te pendras ! Comme Yajima.
Exactement !
Tu coucheras avec ton GI !
Ouais, et j'empilerai les billets !
Je rabattrai des clients pour toi.
OK ! Trouve-moi de grands noirs ! Je bosserai à la chaîne !
Fais gaffe qu'ils ne t'élargissent pas trop !
Ensuite, je partirai aux États-Unis !
Surtout, chope pas la chtouille !
Pute à étrangers !
Tu abandonnes la boutique ?
Petite égoïste.
Je vous remercie de venir chercher en personne 800 000 yens.
Merci de continuer de nous livrer à manger pour les cochons.
OK, OK.
Hiromi !
Prête-moi de l'argent.
- Pour quoi faire ? - Prête-m'en !
- Combien ? - N'importe. Beaucoup.
Non. Tu n'écoutes jamais personne.
Prête-moi de l'argent !
Que se passe-t-il ?
- Hiromi ! - Bye!
Tiens, qu'est-ce que tu fais là ?
Tu es toute trempée.
Tu peux me chercher un soldat ?
Tiens donc ? Je le dirai à Kinta !
Trouve-m'en un. J'ai envie de m'amuser, ce soir.
Vas-y, dis-moi tout !
À quel stade j'en suis ? Combien d'années il me reste ?
Dis-moi la vérité ! Parle !
- Trois jours. - Hein ?
Trois jours au plus !
Chef...
Chef !
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- Tetsu se serait éclipsé. - Ah oui ?
Seule sa femme le cherche. Tous les autres s'en fichent.
En quoi ça t'intéresse ?
On travaille dans le même secteur.
Katsuyo, le chef est en vie.
Il est passé par ici récupérer des dettes en dollars.
En dollars ? Il part à l'étranger ?
Impossible. On surveille les gares.
- Retourne voir au quai. - OK.
Allez, bébé ! Bouge un peu pour voir !
Et regarde ça !
Alors, on assure ou pas ?
Mais carrément, mon pote !
Bébé, y a une fête demain. Tu viens à la parade avec moi ?
Mon argent ! Elle me vole mon argent !
- Reste ici ! - Allons-y !
Attrape-la !
Hé, toi ! Attends un peu !
Reviens, sale garce !
Reviens, toi ! Où est mon argent ?
Elle est bloquée !
Viens un peu par ici !
On va t'apprendre !
Imbécile.
C'est sa faute. Elle leur a volé leur argent.
Aïe !
Non !
- Tu nous suis au poste. - Non!
Ne dis rien à Kinta !
Ne dis rien à Kinta !
Wang, tue-moi, s'il te plaît.
Tue-moi !
J'ai trop de mauvais karma pour le faire.
Fais-le quand tu veux. Ne me préviens même pas.
- Kinta ! - Quoi, papa ?
C'est Haruko...
Imbécile !
C'est quand même chouette, l'Amérique.
Rien à voir avec nos Forces d'autodéfense.
Un char d'assaut !
Tu as trouvé Tetsujin ?
Dis-lui que je refuse les dollars contrefaits.
Comme ceux-là.
Maman !
Haruko !
Qu'est-ce qu'il y a ?
Je vous remercie sincèrement pour votre aide.
Mais je suis contente que tu te sois finalement décidée.
Tâche de rester fidèle à M. Gordon.
Tâche d'être une femme modèle.
C'est pour ça que les Japonaises sont connues dans le monde.
Kinta n'est pas un mauvais garçon,
mais il doit se donner du mal pour devenir un homme.
Passe te changer chez moi.
Comme ça, tu pourras loger chez M. Gordon dès ce soir.
Dis quelque chose.
Je n'ai pas davantage de temps à perdre.
Arrête de nous espionner comme un voleur !
Allons-y.
Patron !
M. Sakiyama !
- M. Sakiyama ! - Oui.
Bonjour. Qui êtes-vous ?
Où est M. Sakiyama ?
Sakiyama ? Il est reparti à Hawaï.
Vous savez, en avion.
Je comprends rien !
Hé, dites donc !
C'est notre chambre. Que faites-vous ?
Où est passé Sakiyama ?
Il est rentré à Hawaï !
Et notre accord ?
On va devoir enchérir ! J'ai déjà allongé 1,5 million !
- Hé! - Stop !
- Pas de violence. - T'es qui, toi ?
Le successeur de Sakiyama !
Alors t'es au courant !
Les restes de la base ne sont plus gratuits !
Vous êtes rapiats à ce point ?
Je ne comprends pas. Veuillez sortir.
De quel droit ?
- Dehors. - Je m'en souviendrai !
- Où est Haruko ? - Quoi ?
Läâche-moi ! Où est-elle ?
À la base, mais on ne te laissera pas entrer.
C'est ma maison. Allez, sors.
Espèce de salaud !
Sale putain !
Saleté de Ricains !
Tu risques de jouer les boucs-émissaires.
Ils ont trouvé les sandales de Harukoma au quai.
En plus, le patron doit vendre les cochons.
Il ne nous donnera pas nos primes.
- Mais dans ce cas... - Ecoute.
Tu peux te faire de l'argent rapidement et te tailler.
Tu gères les cochons.
Charge-les en cachette dans les camions.
Alors, ça te dit ?
M. Chen.
Vous achèteriez mes cochons ? Je vous ferai un prix.
- Gunji m'a proposé la même chose. - Gunji ?
Gunji est venu vous voir ?
C'était trop cher.
- Ces trois-là ne vous ont rien dit ? - Non.
Qui sont les trois dont vous parlez ?
Gunji, Daihachi et le larbin de Tetsu.
- Kinta ! - Oui.
Je savais que tu viendrais.
J'ai tout nettoyé.
Je me suis enfuie de la base. J'ai vraiment transpiré.
Je me suis enfuie de chez M. Gordon.
Je suis rentrée chez moi me changer
et je suis venue ici.
J'ai décidé d'aller chez mon oncle à Kawasaki.
Viens avec moi.
Alors ?
Lâche-moi un peu.
Tu peux rester sa maîtresse !
Pourquoi tu t'enfuis après avoir baisé avec lui ?
Je ne l'ai pas laissé me toucher.
Et hier soir, c'était quoi ?
Que veux-tu que je dise ?
J'ai été une idiote.
C'est clair ! Une sacrée idiote !
Tu t'es saoulée et t'as couché avec ces Ricains !
Pardon. Je ne le ferai plus.
Des Ricains...
- Je parie que ça t'a plu. - Bien sûr que non !
C'est toi que j'aime.
Partons. Partons ensemble !
Je n'ai pensé qu'à ça en prison.
J'ai décidé qu'il fallait partir d'ici.
Rentre chez toi.
Impossible ! J'ai pris l'argent de ma mère.
Je ne peux pas. J'ai un travail ce soir.
Je t'attendrai.
Je dois charger tous les cochons dans des camions.
C'est bon, j'attendrai.
On loupera le dernier train.
Alors, tu viendras ?
Va t'habiller.
Oui, j'y vais.
Tu vas faire quoi ?
Attendre que ça sèche.
Et en attendant le dernier train ?
J'irai au cinéma.
Évite de traîner avec des Gls.
- J'arrête tout. - Hein ?
Je quitte la mafia.
Vraiment ?
Vraiment.
Après ce soir.
Kinta !
Je suis heureuse.
Tellement heureuse.
Alors, Kikuo ?
J'ai prévenu les autorités.
Qu'elles cherchent aussi Haruko ! Elle s'est enfuie !
Si vous la voyez, dites-lui de rentrer !
Je vais voir à la gare !
Bien joué, Haruko.
Kikuo !
- Où t'étais passé ? - Évite de crier.
Tout le monde te cherche !
Viens par ici !
Kikuo, tais-toi et écoute.
Tous les gens dans ce carnet ont des dettes de jeu envers moi.
Récupère-les pour Katsuyo.
Tetsu, tu as un ulcère, pas le cancer !
Merci, merci.
Katsuyo ne peut compter sur personne. C'est tout ce qu'elle a.
Tu fais fausse route !
Katsuyo ! Katsuyo !
- Tu vas où ? - Lâche-moi !
Je veux au moins mourir comme un homme.
- Arrête de faire l'idiot ! - Chéri !
- Dieu merci ! - Lâche-moi !
Arrête de me consoler.
Les rayons X n° 201 sont clairs.
Non, les numéros de lit et de scanner sont différents !
Les résultats n° 201 étaient à un type mort récemment !
Tu as juste à te reposer !
Tu pourras sortir de l'hôpital après un mois de diète.
Oh non. Wang est à mes trousses !
Ils arrivent.
Par ici ! Par ici !
Commencez à charger !
Ne traînez pas !
Allez-y. C'est bien.
Hé, fais gaffe à leur truffe !
Hé, où est Gunji ?
Kinta.
Patron ?
Hé, c'était Himori, ça.
Le salaud...
Ce fumier de Kinta nous a doublés.
Eh merde. Accélère ! Accélère !
C'est ce salaud de Kinta.
L'abruti !
- Qu'est-ce que tu fiches ? - Accélère !
Arrête-toi, salaud !
Himori, arrête le camion !
On dira aux flics que t'as buté Harukoma !
Tu prendras huit ans minimum !
Et vous, vous prendrez combien ?
Vous vous êtes débarrassés du corps et des preuves !
On sortira sous caution !
Proxénétisme, armes à feu, extorsion, fraude, drogue !
Je vous fais la liste complète ?
On ne veut pas te doubler.
On veut juste notre part.
Je suis le seul propriétaire légal. Vous prendrez huit mois pour vol !
Salaud !
Himori, attends !
Arrête-toi, salaud !
- Reste ici ! - Salaud !
Kuro ! Kuro ! Kuro !
Sales vauriens !
Gringalet ! Tu veux te battre ?
- Alors ? - On va le livrer.
Attendez ! Faisons 60-40 !
C'est nous qui prenons les 60 ?
OK, on fait comme ça !
Excusez-nous, monsieur l'officier.
Même toi, Himori ?
Je suis vraiment très gêné.
Mes hommes se sont chamaillés.
Un PV pour excès de vitesse et entrave à la circulation.
Très bien.
Tu m'enverras les responsables.
Entendu.
Bonsoir.
On a eu de la chance.
Sans faire exprès, j'ai chargé les mauvais camions.
Abruti !
Gunji, j'accepte qu'on fasse 60-40.
Mais règle mon problème.
Je m'en occupe ce soir.
Gunji, emmène ce salaud de suite et qu'il écope pour l'homicide.
- Plante pas notre accord pour lui. - Idiot, pas maintenant !
- Pourquoi ? - Gunji ?
C'était pas notre accord.
T'inquiète, tout va bien.
Cette chance ne se représentera jamais.
- Tu vas changer d'avis ? - Attends !
Écoute, Kinta.
Dénonce-toi et tu seras le pilier du clan.
C'est l'occasion de devenir un homme.
Kinta.
Je m'occuperai de ton père durant ton absence.
Quand tu sortiras, tu seras un de nos cadres.
Avec ton bordel à toi et un paquet de pognon.
Kinta.
Fais-le pour le clan. Pour tout le monde.
Non.
Pas question !
Vous ne m'aurez plus comme ça!
Salaud !
Vous ne me la ferez plus !
Qui a dit que je serais un homme ?
Qui m'a promis 150 000 yens ?
- Arrête ! Ne fais pas ça ! - Pose ça, idiot !
Répète un peu ça ?
J'ai besoin d'argent ce soir !
J'ai besoin de 150 000 yens !
Donne-les-moi !
Donne-les !
Donnez-les-moi !
Non ?
Vous croyez que je vais pas tirer ?
Kinta, arrête ! Jette ton arme !
Je suis un yakuza !
L'homme de main de Tetsujin le Sabreur !
Vous allez voir !
Merde !
Venez me chercher, bande de fumiers !
Chéri !
Chef !
Chef ! Chef !
Vous êtes en vie ?
C'est quoi, ça ? Lâche-la !
Chef, parlez-leur ! Je suis en panique !
Ça ne va pas ? Il faut l'amener à l'hôpital !
Tetsu, prends-lui son arme !
La ferme !
Kinta, arrête !
- Lâche-moi ! - Arrête !
C'est Wang !
- Wang est là ! - Je t'aurai cherché.
- C'est Wang ! - Vous me laissez, chef ?
Je ne prends pas de contrefaçon.
Vous vous enfuyez, chef ?
Attends, Tetsu !
Chef !
Ici, la police de Yokosuka !
Kinta, laisse-moi leur parler.
Lâchez votre arme et avancez vers nous !
Fermez-la... Fermez-la !
- On ne t'arnaquera pas ! - Ne t'en fais pas, Kinta !
- C'est bon, Kinta ! - Pense à ton père !
Lâchez votre arme immédiatement !
Il ne doit pas parler de Harukoma. Tue-le tant qu'il est encore temps.
C'est de la légitime défense !
Salauds !
- Vous n'aurez rien ! - C'est de la légitime défense !
- Stop ! - Vous n'aurez pas les cochons !
Sauvez-vous !
Sauvez-vous tous !
Cessez de tirer !
Cessez de tirer !
Posez vos armes ou nous ouvrirons le feu !
Il est là !
C'est de la légitime défense !
Cessez de tirer !
Abandonnez vos armes.
Sinon, nous devrons riposter !
Libérez-les !
Libérez les cochons !
Sinon, je vous transforme en passoires !
Relâche tous les cochons !
- Ne faites pas ce qu'il dit ! - Vite !
Libérez-les !
Libérez-les, sinon...
Libérez-les !
Ça vous apprendra.
Tire !
II m'a eu.
Salauds...
L'imbécile !
Bien fait pour vous.
Vous avez ce que vous méritez.
Les gars, retournez-y.
Il faut l'achever avant qu'il puisse cafter chez les flics.
On te torche plus le cul, c'est fini.
Tu vas laisser filer les cochons ?
La police les rassemblera.
Vous ne voulez pas une prime ? Récupérer votre investissement ?
On aura les deux !
On se partagera les cochons pendant que tu croupiras en taule.
Vous êtes des porcs !
Je vais tous vous dénoncer !
Vas-y, te gêne pas !
On sortira de taule avant toi, sale porc !
Espèce de fumier.
Pas par là.
Saleté !
Ils ne viendront pas.
Ils ont dû aller à l'hôtel. Ils ont de l'argent.
T'as pas une cigarette ?
Is vont m'entendre !
T'as pas une cigarette ?
Dernier train pour Tokyo.
Départ à 11 h 20.
Il a fait un carton. Kinta est une célébrité !
- Voici pour vous. - Merci, messieurs.
Allons-y.
Hé, la grand-rue est bloquée.
- I! paraît. - Un voyou a tiré à l'automatique.
Des gens et des cochons se sont fait tuer.
Des gars de Himori se sont entre-tués.
Haruko !
Poussez-vous !
Allez, dégagez de là !
Dégagez le passage !
Poussez-vous.
Haruko !
Haruko, qu'est-ce que tu fiches ?
Haruko !
Attends, Haruko !
Attends !
- Il est mort. - Rentrons à la maison.
Ta mère s'inquiète.
Oui, rentrons à la maison.
Ce n'est rien ! Les gens nous observent.
Allez, on rentre !
Haruko !
Pauvre imbécile !
Pauvre imbécile !
Pauvre imbécile !
Pauvre imbécile !
Il paraît qu'un porte-avions arrive.
Ça ne veut rien dire.
La dernière fois, il a été dérouté vers Okinawa.
Cette fois, il vient chez nous !
Yokosuka est la plus grande base d'extrême-orient !
Tu n'es toujours pas prête ?
C'est normal, elle se couche si tard, ces temps-ci.
Fais vite. La route est longue jusqu'à l'île.
Si j'étais plus jeune, j'aimerais bien y aller aussi.
Non, merci !
Que se passe-t-il ?
Quoi ?
Il a toujours quelque chose pour les enfants !
M. Gordon est vraiment généreux !
Il embrasse même les enfants !
Pourquoi tu traînes comme ça ?
Mets des boucles d'oreille. M. Gordon aime ça.
Où vas-tu ?
Kawasaki.
Je reviendrai si ça me dit.
- Haruko, ne fais pas l'idiote ! - Ça ne peut pas être pire.
Et si c'est pire, j'y réfléchirai.
Haruko !
- Haruko ! - Un instant ! C'est par ici !
Monte dans le bateau ! Que se passe-t-il ?
Haruko !
Je garde la robe ! Et ça aussi !
- Idiote ! - Haruko !
Monsieur !
Au revoir.
Hé, un porte-avions est arrivé !
Quel mouche l'a piquée ?
FIN
Traduction : Yukio Reuter Sous-titrage : T. de Gaucoust
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