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Enfin, te voil�..
Prends ce piquet, mets-le ici.
Comment c'�tait � l'�cole?
Ca va.
C'est bon.
Demain tu pourras m'aider � installer la cl�ture.
QU'EST DEVENU LE DICTATEUR?
Alors? On prend du bon temps?
Ces filles dans le journal, elles sont sublimes, non?
Elles ont toutes un cul et des seins superbes, non?
Oui.
Tu as lu l'article qui parle de moi?
J'ai commenc�. -Mais tu ne l'as pas fini. Je vois.
C'est dur de se concentrer sur la torture, les corps, les tirs...
Comment s'appelle cette blonde?
Mary-Lou? -Mary Jane.
Tourne la page. Sa copine est incroyable.
Il parait que tu as tortur� et tu� tous ces gens.
Et alors? �a t'emp�che de te branler?
C'est vraiment terrible ce que j'ai fait, non? -Oui.
Et maintenant, Tu fais quoi exactement?
Elle est o� ta main, en ce moment?
Ce que tu fais, c'est bien? -On ne peut pas comparer!
Tu payes pour la voir s'avilir.
Mais je ne la torture pas. -Moi si, bel et bien,
et toi, tu la tortures un peu.
Ilan!
Ilan! O� es-tu? -Je suis l�.
Qu'est-ce que tu fais l�-dedans?
Je cherche mon ballon de basket, le vieux, qui a un trou.
Ilan, descends. Au lit. -OK.
"Cher llan, j'ai lou� une maison � Haifa, pas loin de la plage.
"Je me d�brouille bien.
"J'envisage d'�tudier,
"mais je dois d'abord faire des �conomies.
"J'esp�re que tu liras ma lettre.
"J'en ai d�j� �crit trois et toujours pas de r�ponse".
"Tu me manques. Dalia".
"llan, mon fr�re ch�ri, f�licitations.
"Tu me manques.
"J'ai t�l�phon� aujourd'hui, mais personne n'a r�pondu.
"Je continue d'�crire bien que tu ne r�pondes pas.
"J'esp�re que tout va bien, en particulier avec papa. Dalia".
Quoi?
Dalia Rubin
Petit, qu'est-ce que tu fais ici?
Quoi? -Qu'est-ce que tu cherches?
Rien. -Va t'en.
File.
Avram, comment �a va?
C'est la merde.
Qui c'est ce gosse?
Eh, petit, approche.
Approche donc.
Viens!
Qu'est-ce que tu fais l�?
Y a-t-il des toilettes?
J'ai envie d'aller aux toilettes
Petit, que fais-tu par ici? Tu cherches quoi?
Je cherche ma soeur.
Elle va bient�t rentrer. Elle habite par-l�.
Vous la connaissez, Dalia?
La blonde qui travaille au port? -Je ne sais pas o� elle travaille.
Tiens, bois quelque chose.
J'ai besoin d'aller aux toilettes.
Entre.
C'est � gauche.
L�, par l�.
Merci bien.
O� vas-tu donc? Viens boire quelque chose.
Tu viens d'o�, tu disais?
D'un village agricole, dans le sud. -Un village.
Je suis agriculteur moi aussi. -Vraiment?
Qu'est-ce que tu cultives? -Un peu de tout.
Je viens d'un village, je pourrais t'aider. Je sais y faire.
Tu es un bon petit.
Cette maison, elle est toute � toi?
Allez, finis de boire et rentre. -D'accord.
Merci pour le th�. -ll n'y a pas de quoi, petit.
Tu sais, tu peux revenir si tu veux.
Allez, va voir ta soeur.
Tu viens?
Quoi? Qu'est-ce qu'il y a?
O� es-tu?
J'�tais sorti acheter de la bi�re.
Alors? -Je rentre � la maison.
Dalia. -Laisse moi tranquille.
Dalia?
Qui est-ce? -C'est moi, llan.
C'est vraiment toi.
Que fais-tu ici?
Il s'est pass� quelque chose?
Non.
Tu es juste de passage?
Soudain, tu t'es souvenu que tu avais une soeur?
Je suis d�sol�.
Ben voyons. Que sont trois ans entre fr�re et soeur, n'est-ce pas?
Je n'ai trouv� tes lettres qu'hier.
Papa me les avait cach�es, ll disait que tu �tais � l'�tranger
que tu nous avais abandonn�s.
C'est ce qu'il t'a dit?
Et pour �a tu m'as raccroch� au nez. -Une fois seulement.
Depuis combien de temps es-tu l�?
Depuis ce matin; J'ai fait tout le quartier.
Tu as faim?
Un peu. -Allez, monte.
Oh, j'ai r�v� de maman.
De quoi as-tu r�v�?
J'ai r�v� qu'elle �tait vivante et qu'on �tait � la plage.
Je l'aidais � s'occuper de toi
Papa, lui, testait combien de temps il pouvait rester sous l'eau,
et tout ce qu'on voyait de lui, c'�tait son dos tout poilu.
�a fait longtemps que je n'ai pas r�v� d'elle.
Moi aussi.
Bout d'chou, que vas-tu faire ici?
Tu as appel� papa?
Je lui ai laiss� un mot. -ll doit �tre inquiet.
Appelle-le, dis-lui que tu vas bien -ll ne se soucie que de lui-m�me.
Dalia? -Quoi?
Rien; laisse tomber. -Quoi?
Rien, c'est juste. Ca te va bien.
Merci.
Que comptes-tu faire ici?
Rien.
Tu vas rester ainsi toute la journ�e? A faire quoi?
Toutes sortes de choses.
Je sais faire plein de trucs. Je peux faire ton m�nage,
R�parer l'�tag�re branlante dans la salle de bains.
Je peux l'arranger.
Mais tu n'as aucun ami ici.
Je trouverai � m'occuper. Ne t'inqui�te pas pour moi.
P'tit gars, je vois que tu as trouv� ta soeur. -Ouais.
Dalia, tu pars o�? -La Gr�ce. -J'adorerais aller en Gr�ce!
Quand me diras-tu: "Zohar, viens avec moi!" Hein, pourquoi pas?
Ne r�ponds pas, surtout. Allez, laisse tomber.
Merci. -ll n'y a pas de quoi.
Je viens tout de suite.
C'est ton petit copain? -Non.
Alors pourquoi vous vous embrassez?
Parce que parfois on le fait juste pour savoir si on aime quelqu'un.
Tu es tellement belle.
Il doit y avoir des tas de mecs qui veulent sortir avec toi.
Mais trop timides pour le dire. -Tu crois?
J'en suis s�r!
Bon, je dois retourner travailler.
Tu peux rester ici quelques temps jusqu'� l'embarquement.
Apr�s, tu pourrais aller au cin�ma, d'accord? -Quand rentres-tu?
Demain.
Rassure-toi, je me d�brouillerai.
Je suis chez Dalia.
Tu veux savoir comment elle va? -Non.
C'est si compliqu�? Dis-moi: "Comment va Dalia"?
"Comment va Dalia"? "Comment va Dalia"?
�coute, llan. -Quoi?
Ta soeur nous a abandonn�s. Rentre � la maison.
Je n'ai pas de maison. -Qu'est-ce que tu dis?
Tu as tr�s bien entendu.
Avram!
Eh bonhomme, ta soeur est partie?
Oui.
Sais-tu o� est Avram? -Ne t'approche pas de lui.
Pourquoi pas? -ll est dangereux, fais gaffe.
On est copains. -Copains? De quoi parles-tu?
Tu as des cigarettes? -Je ne vends pas de cigarettes.
D�pose cette arme.
En douceur.
Oui, c'est �a, pose la doucement.
Et ne touche � rien!
Avram, je te jure, je ne dirai rien. Ouvre!
Maintenant r�fl�chis bien. Pourquoi devrais-je ouvrir?
Allez, Avram, ouvre.
Pourquoi?
Avram, tu vas voir!
Mon p�re va venir et br�ler ce d�p�t d'armes, tu vas voir!
Ouvre la porte!
Avram, ouvre!
Avram.
Quoi, Zohar?
Je voulais te parler.
De quoi?
De ce gosse. -Quel gosse?
Le fr�re de Dalia. Il dit que vous �tes copains, il t'aime bien.
J'en sais rien. On va dormir, et on en parle demain, d'accord?
Eh, petit, qu'est-ce que tu fais?
Maintenant r�fl�chis bien. A toi de me dire pourquoi je dois ouvrir.
Ouvre, ou �a risque de mal finir!
Un jour j'ai tu� un gosse � mains nues!
Je croyais qu'on �tait copains.
Tu disais que je pouvais venir.
Alors, tu es toujours l�?
Pourquoi as-tu besoin de tout ce capharna�m?
On ne sait jamais quand les Capitalistes vont attaquer.
Un Communiste est toujours pr�t.
Tu vas finir par ouvrir, oui ou non?
Je ne ferai rien.
Tu es un vrai bandit, je t'aime bien, petit.
Tu ne racontes rien � personne.
De toutes fa�ons, je n'ai personne � qui raconter.
Maintenant, tu es un Camarade.
C'est quoi, un Camarade?
Un Camarade, c'est plus qu'un fr�re, plus qu'un ami.
C'est "tout".
Moi aussi, j'ai quitt� la maison quand j'avais ton �ge.
J'ai rejoint les Partisans.
On se cachait dans la for�t, c'�tait l'enfer.
Tu n'aurais pas voulu y �tre, tu peux me croire.
Et devine qui a gagn�?
Les Fascistes avec leurs tanks, leurs avions et leurs roquettes?
Non, les Juifs, les Russes, les Yougoslaves,
Ies Tcherkesses. Tu imagines, un peu?
Tu sais, un vrai Communiste n'abandonne jamais.
Va pisser maintenant.
Donc, tu es communiste?
�a ne se voit pas?
C'est comment? -Comment, quoi? -Etre communiste.
Il n'y a plus de communistes. Ils sont tous morts.
Mais il y en a � la Knesset? -ll fut un temps.
�coute-moi bien, tu ne dis � personne ce que tu as vu.
S�rieusement, m�me pas � ta soeur.
Tu n'as jamais mis les pieds ici, jamais rien vu, OK? -Promis.
Reviens demain, on travaillera. �a va �tre g�nial.
Quand rentre-t-elle de la croisi�re?
Bient�t.
Dis-lui que c'est un cadeau de la part de Zohar.
Elle fume �a, et elle voit les �toiles.
Merci. -Allez, va.
Ilan.
Que fais-tu ici? Tout va bien?
Bien s�r. Je t'attendais.
Tu es trop mignon!
Comment ca va? -Ca va.
Dalia, tu viens?
Tu peux amener ton fr�re.
Je crois qu'on va rentrer.
C'est toi qui y perds.
Tant pis, une autre fois.
Viens.
Tu as engag� une femme de m�nage?
Des clous! J'ai tout fait moi-m�me.
Je t'ai apport� un cadeau.
C'est quoi? -Une chanson. Je vais mettre le disque.
J'ai encore autre chose.
Quoi, tu fumes maintenant?
Pas du tout.
Et �a, c'est quoi?
C'est Zohar qui te l'a envoy�.
Qu'est-ce que tu fabriquais l�-bas? -Je prenais juste un Coca.
Et qu'est-ce que tu veux en faire?
Le fumer.
Vas-y, si tu veux.
On dit que �a d�tend. Ca fait du bien.
Cette chanson, quand tous luttaient contre Franco, en Espagne
c'�tait la chanson des communistes.
Elle a pouss� un grand nombre � rejoindre le combat, tu sais?
Ah, vraiment. -Vraiment.
Un Communiste n'abandonne jamais.
Donne-m'en un peu.
Non, tu es mineur.
Mineur? C'est moi qui te l'ai donn� -Non.
Donne. -Non.
Ilan, �a suffit.
Arr�te.
Attends.
Tu sais � quoi j'ai pens� pendant la croisi�re?
Tu te souviens du voyage qu'on a fait avec papa et maman? -Oui.
Et maman pleurait tout le temps? -Ouais.
Pourquoi elle pleurait?
Papa aimait une autre femme.
Je ne pouvais pas le supporter, je me suis engueul�e avec lui,
et je lui ai dit que maman �tait morte � cause de sa liaison.
C'est pour �a qu'il t'a renvoy�e de la maison? Parce que tu savais?
Viens ici.
Elle te manque?
Parfois.
Je veux que tu saches que je voulais venir te chercher.
Pour que tu vives ici avec moi. On serait une famille, juste nous deux
Mais j'�tais si jeune moi-m�me, tu sais.
Voil�, je suis l�.
Non, tu finis le lyc�e,
et tu entres � l'universit�. Ne fais pas comme moi.
Tu ne devrais pas �tre ici. Je travaille dur et tu restes seul.
Tu es encore un gosse, tu sais? -Non, et je ne suis pas seul!
Bon, l�ve-toi. J'ai chaud.
Tu n'as pas chaud? Je vais prendre une douche.
Viens.
O� es-tu?
Quoi, tu es au lit?
Tu veux manger? Je vais pr�parer quelque chose.
Je suis fatigu�. -Qu'est-ce qui ne va pas?
Bon, un bisou avant de dormir.
Bonne nuit.
Bonne nuit.
Eh, tu as vu �a?
Tu n'as pas furet� partout, chenapan.
Qu'est-ce que c'est? -Ce sont mes champs.
Tout ca? -Ouais.
Un jour en passant, j'ai vu des ouvriers cl�turer l'immeuble.
Ils disaient qu'il y avait un recours en justice.
Alors, je suis entr� et j'ai vu toutes ces plantes. Le paradis.
Un vrai paradis.
J'en ai pris et j'en ai plant�. Un jour Zohar est venu,
il me dit: "C'est quoi �a"? Je r�ponds:"J'en sais rien"
"C'est de la marijuana", il dit. "De la drogue".
"Laisse tomber, je touche pas � �a" "Pourquoi pas"? me dit-il
On va se faire de l'argent, C'est g�nial.
On a donc commenc� � en cultiver.
Viens voir � quoi �a ressemble.
Regarde l�.
Voici le m�le, et l�, la femelle. C'est la femelle qu'on fume.
J'en ai fum�. Que te dire?
Rien de particulier, comme un comprim� de Valium,
Mais �a rend les gens joyeux.
Ils rient tout le temps, ils sont gais. Voil�.
Faut rien dire � personne, hein.
Parole. Plut�t mourir. -Bravo.
Tu sais, tu devrais leur donner la pilule.
La pilule? -Elles pousseront bien plus vite.
C'est comme �a qu'on cultive dans notre village.
Et puis il faut les espacer. Elles n'ont pas assez de lumi�re.
Int�ressant.
Assieds-toi.
Regarde.
C'est toi, l�? -Oui.
Qui est-ce?
C'�tait ma femme. Elle est morte.
Les Capitalistes l'ont prise.
Parce qu'elle �tait communiste?
Elle disait que les communistes sont toujours perdants.
En Russie, en Espagne, partout. Ils perdent.
Et les armes? Tu n'as pas peur de te faire prendre?
Les armes, c'est pour le jour o� ils viendront m'achever.
Voil� pourquoi.
On me prendra pas. Pas comme elle.
Ce copain � toi,
il est mari�? -Oui.
Il a une femme, des enfants? -Oui.
Alors pourquoi tu es avec lui?
Il m'aime de temps en temps.
Et toi tu l'aimes?
De temps en temps.
Tu ne voudrais pas quelqu'un qui t'aime tout le temps?
Bien s�r.
Dis-moi, tu as une petite amie?
J'en ai eu une. -Ah bon.
Que faisiez-vous ensemble? -Toutes sortes de choses.
Vous vous embrassiez? -Bien s�r.
Et c'�tait comment? -Que veux-tu dire?
Tu veux dire que tu sais embrasser?
Tu veux voir?
Qu'est-ce qui te prend?
Ilan.
Quoi?
O� es-tu?
Je mange.
Tu �tais sur le balcon � l'instant? -Non.
Pourquoi? -Rien, j'ai juste entendu un bruit dans ma douche.
Tu es tr�s belle.
Non, vraiment. Je ne dis pas �a juste
parce que tu es ma soeur.
Vraiment.
Bon, je vais me coucher.
Et tu as un joli sourire.
OK, bonne nuit.
Regarde ce que je t'ai apport�.
C'est � ma soeur.
Elle les a achet�es, j'en ai pris. Un emprunt.
Tu as fait du bon travail.
Tu sais, ces pilules marchent vraiment bien.
Merci.
Elle est vraiment belle. -Qui? -Ta femme.
Elle est morte.
Ma soeur aussi est belle.
Ah. -J'ai vu son petit ami.
C'est un vrai d�bile. -Et alors?
Hier, je l'ai vue.
Allez, d�balle tout. -Je l'ai vue dans sa douche.
Quoi? Tu devrais avoir honte!
�coute, avec ta soeur, tu dois �tre franc.
Pas de secrets. Dis la v�rit�, comme des fr�res, une famille,
comme nous, comme toi et moi.
Tu ne dois rien cacher. D'accord?
Ah, tu es l�.
Oui, je me repose.
Quoi de neuf, la maison te manque?
Non, je pense � papa,
est-ce qu'il nourrit les chevaux?
Je suis s�r qu'il les punit parce que je me suis tir�.
Non, je suis s�re qu'il les nourrit.
Qu'est-ce que c'est?
Quoi?
Il vient juste de l'acheter, et il la met d�j� en vente!
Il a peut-�tre besoin d'argent.
Alors pourquoi l'a-t-il achet�e?
Peut-�tre n'en est-il pas content.
Pourquoi ne serait-il pas content, ce Capitaliste?
Sa voiture vivra plus que moi!
Ils ne savent pas ce qu'ils veulent
Ils passent la moiti� de la journ�e � se demander quoi acheter.
Quelle voiture, quelle maison, quel concombre!
La moiti� de la vie est g�ch�e � �a.
Elle est l�, ma banque.
Je n'irai pas dans leurs banques.
On peut devenir vieux, dans ces queues interminables.
D'ailleurs, ils y tuent les vieux.
L�, et dans les h�pitaux.
Bobby! Ilan, Bobby.
Bon petit!
Entre � la banque.
Fais attention au fil.
C'est pour toi, camarade.
Merci. -ll n'y a pas de quoi.
Qui habite ici, en fait? -Toutes sortes de gens.
Pourquoi viens-tu jusqu'ici? Tu peux le cacher pr�s de ton squat
A cause de la vue. Il y a de quoi voir, par ici.
Regarde.
Chien! Sale merdeux!
Salaud!
Attends ici.
C'est quoi �a? Tu me craches dessus!?
Tu n'as pas honte! -Arr�te.
Sur quoi tu craches?
Fais gaffe!
Fais gaffe? -Je nique ta m�re, fils de pute!
L�che-moi!
Salaud! L�che-moi!
Qu'est-ce qui cloche dans ce quartier!?
T'approche pas de lui. -Les puces me sautent dessus.File!
Oh, pardon.
Regardez, j'ai l� un arr�t du tribunal, regardez.
Je suis entrepreneur, je dois faire entrer de gros v�hicules.
Ce connard refuse de d�placer son bazar.
Et ce vieux fou se ram�ne
et me saute dessus par derri�re!
C'est la raison de tout ca? -Voil�, regardez.
Regardez, c'est de "l'herbe"!
Tout ce kiosque est plein de drogue.
C'est de la drogue. -Grand-p�re.
Qui c'est ce gosse? -Tousse, tousse!
Il est tr�s malade.
Allez, grand-p�re, viens. -Tu avais besoin de t'en m�ler?
Porte-toi bien, salut.
Je dois me mettre au travail. -�a va aller, calmez-vous.
Il m'a crach� dessus!
Je voulais me mettre au travail. Ils m'en ont emp�ch�!
Un quartier de primitifs!
Tire-toi, salet�! -Gros salaud.
Calmez-vous. -D'accord, d'accord.
File maintenant.
Tu ne me connais pas, tu ne m'as jamais rencontr�.
Tire-toi. Tu piges?
Pourquoi? -Parce que.
Mais tu as besoin de moi.
Non, non, Va t'en, va t'en!
File!
Je commence demain, c'est tout!
Bonjour, vous �tes chez les Rubin. Laissez un message, SVP.
Eh petit, que fais-tu ici? Sors de l�.
Avram, Avram!
Avram!
O� �tais-tu? Je te cherchais.
�coute, je sais ce qu'il faut faire.
On cueille toutes les feuilles, on les s�che,
et on s'installe ailleurs.
On va se d�brouiller, camarade.
Ils vont construire sur ma maison.
Ils vont d�truire ma maison! Je vais leur montrer, moi!
Ce n'est pas ton combat,
ce n'est pas ton combat, petit. Tire-toi.
Va t'en. Fiche le camp, idiot!
Viens.
Que viens-tu faire ici?
Je cherche mon fr�re. Il n'est pas rentr� de la journ�e.
Il n'y a personne ici. Va t'en.
D'accord, si vous le voyez,
dites-lui que j'embarque ce soir et que je rentrerai demain.
Dis-le lui toi-m�me!
Evidemment, les ouvriers sont l�.
Vous �tes fou? Je n'attendrai pas plus longtemps.
Chaque minute co�te de l'argent.
J'ai suffisamment attendu. Un quartier de primitifs!
Tous les v�hicules sont l�.
Viens ici.
Que fais-tu l�?
Viens ici.
Sors de l�! Imm�diatement!
Bient�t, �a va �tre l'enfer ici, crois-moi.
Ils vont venir avec des avions de combat, tout le mat�riel.
Ils peuvent amener les soldats d'Entebbe, �a ne servira � rien.
Je vais leur montrer ce qu'est un perdant de communiste!
C'est � moi, ici.
J'y vis depuis la mort de ma femme.
Ils croient qu'ils peuvent y construire un centre commercial?
Non, cet endroit m'appartient. J'y suis depuis tr�s longtemps!
Maintenant, ils veulent le prendre?
Je ne les laisserai pas, Camarade.
Voil� pourquoi tu dois partir.
Je peux aussi en avoir une?
Dis-moi, qu'est-ce que tu vois l�?
Un autre camion. -Les forces de s�curit� ont �t� d�jou�es.
On ne sait toujours pas
qui est derri�re cette attaque.
"On ne sait toujours pas".
Et vous ne le saurez jamais!
Alors, tu sors?
Les bless�s ont �t� transport�s � l'h�pital de Haifa.
Certains devront �tre op�r�s.
Tu t'endors?
Tu te fiches de moi? -Oui.
C'est toi la fille qui pense que son fr�re est l�-dedans? -Oui.
Pourquoi le crois-tu? -ll est copain avec Avram qui vit ici.
Personne ne vit ici, cette maison est abandonn�e.
Tout le monde sait qu'Avram habite ici.
Pouvez-vous me laisser entrer?
D�sol�e, l'endroit est barr�. Il y a une attaque de terroristes.
Rentrez chez vous.
Croyez-moi! Il n'y a pas de terroristes ici.
Vous blesserez mon fr�re pour rien! -Vous devez d�gager.
Qu'est-ce qui se passe?
Laissez moi entrer, ils vont tuer mon fr�re!
Vous allez tuer mon fr�re. Laissez-moi entrer!
Arr�tez!
Qu'est-ce que c'est? -Des mines de la guerre de 1 948.
Bonjour.
Je repr�sente l'arm�e (Tsahal).
Nous voudrions vous parler.
Quelles sont vos exigences?
L�ve-toi.
L�ve-toi, �a va commencer.
Nous avons des bless�s. -Baisse-toi!
Nous ne voulons pas vous blesser.
Parlez-nous.
Dis que tu as �t� pris en otage.
Tu...
Ieur dis...
qu'il y a des otages ici, compris?
Dis que tu es prisonnier. -OK.
Ils ne tireront pas de missiles s'ils savent qu'il y a un enfant.
Le monde entier regarde: La BBC, CBS...
Je leur dis quoi?
Dis qu'il y a de nombreux otages, en dehors de toi.
Dis qu'ils vous ont pris en otage, dis-leur de ne pas tirer,
et que s'ils font quoi que ce soit, on a dit qu'on te tuerait.
Parle.
Ne tirez pas.
Ils disent qu'ils me tueront si vous tirez.
Qui es-tu?
Qui es-tu, p'tit?
Je m'appelle llan Rubin.
J'�tais chez ma soeur � Haifa.
Rassure-toi, on vient t'aider.
Ils m'ont kidnapp� en pleine rue. Il y a beaucoup d'autres enfants,
Ils ont tous les yeux band�s.
Qui sont-ils? Quelle langue parlent-ils?
L'espagnol, l'espagnol. -L'espagnol.
Demande-leur de nous dire qui ils sont.
Ils disent qu'ils ne diront rien,
si vous faites quoi que ce soit, ils nous tueront et vous aussi.
Combien d'otages y a-t-il?
Je ne sais pas.
Demande-leur ce qu'ils veulent.
Nous voulons que le monde sache.
Ils veulent que le monde sache.
Sache quoi?
�a n'est pas important maintenant. On leur dira plus tard.
Ils n'ont qu'� r�fl�chir.
S'ils refusent de parler, on n'aboutira � rien.
Nous devrons recourir � la force.
S'ils utilisent la force, dis-leur qu'on le fera aussi!
On va leur montrer!
Si vous refusez de n�gocier, nous n'aurons pas d'autre choix
que de recourir � la force.
Il vous dit de cesser de parler.
Putain!
T u y comprends quelque chose?
Vous �tes Dalia, la soeur d'llan?
Vous �tes la soeur d'llan?
Ilan Rubin? -Oui.
Nous ferons tout pour le tirer des mains de ces terroristes.
Quels terroristes? C'est seulement Avram et mon fr�re!
C'est tout ce qu'il y a l�-dedans. -Quel �ge a llan? -14 ans
Quel �ge avez-vous?
Vous allez tuer mon fr�re pour rien.
Ilan.
Ilan, c'est Dalia, tu m'entends?
Pour eux, ce sont des terroristes.
Dis-leur que c'est juste toi et Avram! Ils vont entrer vous tuer!
Assieds-toi. -llan, tu m'entends?
R�ponds-moi!
Ne r�ponds pas. -Laisse-moi lui parler.
Ne r�ponds pas. -Laisse-moi lui parler!
Ils ne doivent pas savoir que tu n'es pas prisonnier -Je m'en fiche!
Ne lui r�ponds pas.
�coute-moi.
Il n'y a ni famille, ni soeur. Assieds-toi.
R�ponds-moi!
Je suis d�sol�e de ce qui est arriv�, r�ponds-moi.
Pourquoi ne r�ponds-tu pas?
Fini la parlotte. Plus de parlotte.
Viens avec moi.
Pourquoi tu ne manges pas?
Allez, mange.
Mange!
Tu vas o�?
Aux toilettes. -Baisse-toi.
Quand tout sera pr�t, Ouvrez le feu.
C'est triste. J'ai le coeur bris�. Sinc�rement.
Dis-moi, petit, tu ne vois pas combien tout �a est triste,
combien c'est dangereux?
Ton ami est malade.
Cette femme dont il te parle, elle n'est sans doute pas morte.
Qu'est-ce qui lui est arriv�?
Comment peut-elle �tre morte si elle n'a jamais exist�?
Que voulez-vous dire?
Il est compl�tement fou, que Dieu nous vienne en aide.
Essayons de sortir d'ici.
Viens, c'est dangereux.
Arr�tez!
Tu l'as tu�e, salaud!
Je lui ai tir� au bras, tu vois? Il ne s'est rien pass�.
Il y a des mines par-l�, tu comprends?
Des mines.
Elle aurait pu marcher dessus. -Elle ne bouge pas!
Pourquoi devais-tu tirer?
Je n'aurais pas d� tirer. C'est la guerre.
A la guerre comme � la guerre! Ni amis, ni enfants, rien.
Ferme-la! Et si je suis dangereux, tu me tueras aussi?
Je ne l'ai pas tu�e, juste tir�. Baisse ton arme.
Ferme-la! -Ne touche pas.
Ilan!
Avram, ne parle pas.
Camarade.
Aide-moi � me lever.
R�pondez! Qu'est-ce qui se passe?
Va leur dire.
Que tu sors dans 15 minutes. Quinze minutes.
C'est moi, llan.
Ils me laisseront sortir dans quinze minutes.
Donne-moi ton arme.
Que vas-tu faire? -Rien.
Viens, aide-moi � me lever.
Va � la banque. Prends l'argent. Il est pour toi.
On a gagn�, n'est-ce pas?
Va rejoindre ta soeur.
Allez, vas-y, camarade.
Avram!
Ca va?
Dalia. -llan.
Tu vas bien?
Primo, nous voulons savoir combien ils sont dans cette maison.
Combien?
Un seulement.
Et les otages? Combien d'otages?
Seulement moi.
Avram, tu es encercl�!
Rends-toi! Sors les mains en l'air.
Nous ne voulons pas te blesser.
Sors!
Francais: Jo�lle Cohen Finkelstein
Sous-titres: Cinematyp Studios Ltd.
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