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À bientôt.
Je t'aime.
- Il fallait bien que tu le saches. - Ça dure depuis combien de temps ?
- C'est ridicule. Il neige. - Salope !
Je l'aime.
Je veux divorcer.
Qu'est-ce que tu vas faire ?
Me tuer et te tuer ensuite ?
Coupez ! Retiens celle-la.
Merci, Elvire. Tu as fini pour aujourd'hui.
Pause déjeuner !
- Comment tu m'as trouvée ? - Comme d'habitude : parfaite.
Jules...
Je te manquais ?
- Je suis là depuis le début. - Oh, tu m’évitais, alors ?
Mais non, je suis bête. Tu préfères rester incognito ?
- J'adore les secrets. - Ferme-la.
- Je bosse, là ! - Mais je plaisante, Jules Lavigne.
- Comment tu me trouves ? - La mort te va bien.
Tu dînes à ma table, ce soir.
Elvire trouve que ça manque de clarté.
Attends, c'est toi qui réalises ce film,
pas Elvire Morenkova, d'accord ?
3 jours de tournage, et tu as l'air déjà complètement épuisé.
- Tu resteras pendant tout le film ? - Tant que tu voudras de moi.
- C'est... c'est Claude Kerrigan ? - Oui, c'est elle.
Bonjour, Claude.
Georges a vu les premiers rushes. Il arrive ce soir.
Tant mieux.
Madame Kerrigan...
J'ai lu tous vos romans. Je suis une fan absolue.
- Ça vous ennuie pas ? - Je mets quel nom ?
Alice. Alice Avril.
Je suis reporter à La Voix du Nord.
Je peux faire un papier sur le tournage ?
Bonjour. Elisabeth Jacquel, assistante de production.
J'ai pas le temps, mais venez au Royal Hôtel, ce soir.
- On en reparlera. - D'accord.
- Bien mal acquis... - Ne profite jamais.
- Je peux fumer ? - Non.
Lebrun, Victor :
vol à la roulotte, faux et usage de faux,
falsifications de comptes, détournements...
J'ai paye, pour tout ça.
Et chantage à l'encontre de Mme Bruno.
- Vous n'avez pas de preuve. - En effet, je n'en ai pas.
- Pourquoi je suis là ? - Pour rien.
- Alors je peux y aller ? - Bien sur, vous pouvez y aller.
Commissaire, il devient tout rouge.
Il étouffe, non ?
Oui, Marlene. J’altère sa respiration.
Mais par contre, il entend encore très bien.
Tu bouges une oreille,
tu t'approches encore de cette femme, même en rêve,
et je te fais avaler ton sourire.
C'est clair ?
Bien.
N'ayez pas peur, je suis votre héros.
Pierre Tussot, acteur de génie.
Vous me serrez contre vous, c'est très désagréable.
Lâchez-moi.
"La colère te va si bien.
"Frappe-moi ! Oh oui, frappe-moi. Je le mérite !"
Vous voulez vraiment une baffe ?
Hector, dans L'Amour rend aveugle. L'amant magnifique et cruel.
Vous êtes sublime, flamboyante...
Un physique de cinéma.
Je suis fou de vous !
Mais enlevez vos sales pattes !
Quel caractère !
- Ça me parait délicat, mais bon. - On s'en fiche, c'est votre boulot.
Vous mettez Tussaud n'importe où, et Jules à côté de moi.
- Bien. Donc nous serons 7. - Ah bon ?
Moi, Lavigne, Violette, les Kerrigan et Georges, ça fait 6.
Elvire, je dîne avec vous ce soir.
Bien sur. Je sais pas pourquoi, je vous oublie toujours.
3 hommes, 4 femmes...
- Je peux dîner à une autre table. - Faites comme vous voulez.
Plus fort !
Elle tourne un film ici.
Je vais peut-être la croiser en sortant.
Elle est tellement belle. J'oserai pas demander un autographe.
Pourquoi pas ? C'est une femme, comme vous.
- Et ce sera quel genre de film ? - Un où l'on pleure.
C'est d’après un roman de Kerrigan. Tout le monde a lu ses livres.
Enfin, ceux qui lisent...
des livres.
Entrez.
Vous n'avez plus aucun souci à vous faire.
Il restera à distance, vous avez ma parole.
Je ne sais pas comment vous remercier.
Peut-être...
en dînant avec moi ce soir ?
J'en serai ravie.
Entrez.
Elvire, mais tu pleures ?
- Je suis fatiguée, c'est tout. - Tu n'es jamais fatiguée.
Je peux faire quelque chose ?
Je ne comprends pas, tu avais l'air tellement heureuse.
- Je veux mourir. - Mais non !
Si.
Je veux m'endormir et ne plus jamais me réveiller !
Oh, je suis affreuse !
Je vais avoir les yeux tout gonflés, ce soir.
- J'y vais pas ! - On t'attend, et Georges sera là.
On va faire un masque.
J'ai pas envie de voir Georges ! Je n'en peux plus, de sa gentillesse.
Avec ses yeux de cocker,
on a l'impression qu'il attend une caresse ou un coup de pied.
- Il est grotesque. - Tu n'es pas juste.
Je m'en fiche !
Je sais même plus pourquoi je l'ai épousé.
- Je te fais couler un bain ? - Si tu veux.
On t'a jamais appris à frapper ?
Tu peux laisser tomber cet accent, avec moi ?
Je sais d’où tu viens, Hélène Lebrun.
Moi, j'ai oublié.
Je suis devenue Elvire Morenkova, et tout le monde aime mon accent.
Je sais même plus faire autrement.
- Qu'est-ce que tu veux ? - Rien.
Renifler l'odeur du luxe...
de la vie facile,
comme ma cousine.
Hein, Violette ? C'est plus chic que chez moi, ici.
C'est tout ce que j'ai.
Même petite, tu donnais rien.
Tu préfères loger ta soeur chez moi. T'aurais pu l’héberger ici.
Je suis actrice, je ne m'occupe pas des détails de la production.
- Si tu te plains à Victor... - Je me plains pas, je l'ai demandé.
Je pensais que c’était bien, que ça resserrerait nos liens.
Je dois me préparer.
Je le déteste.
Il te tape, toi aussi ? Tu lui donnes rien, hein ?
Même si je voulais, je pourrais pas.
Un jour, tu seras riche.
Je te laisse tout, à ma mort.
Bonsoir. Chambre 14, s'il vous plaît.
Merci.
Ça alors, pour une coïncidence ! Ce bon vieux Georges.
- Je pensais à toi. Tu as 5 min ? - M. Leroy est pressé.
- Je peux attendre. - Combien il te faut ?
La dernière fois, c’était juste, mais c'est toi qui vois.
Vous êtes trop gentil. C'est une sangsue.
Je m'occupe de tout, Georges.
Merci, Babette. Vous êtes parfaite, comme toujours.
Coucou !
- Vous vous souvenez de moi ? - Oui. Mais là, j'ai pas le temps.
- Désolé, chérie. Je t'ai fait peur ? - Évidemment que tu m'as fait peur !
- Tu fais quoi, dans le noir ? - Je réfléchissais.
- Je suis content de te voir. - Tu vas dormir ici ?
- Où veux-tu que je dorme ? - Où tu veux, mais ailleurs.
Peut-être la verte, non ?
Mais va vite ! Je te retrouve en bas.
Excusez le désordre.
Si j'avais su que vous veniez, j'aurais fait le ménage.
- Vous voulez boire un verre ? - Non. Je ne compte pas m'attarder.
La famille ne m'aime pas.
Tout le monde raque pour se débarrasser de moi.
- Je me sens seul. - C'est bien fait.
Allez, juste un petit verre.
- Alice, ma flamboyante ! - Comment vous avez eu mon prénom ?
Mon petit doigt me l'a dit, et aussi que vous étiez journaliste.
On va vous trouver une petite place. J'adore les potins.
- S'il vous plaît, par ici. - On mange pas avec eux ?
Tu t'en doutais.
Bonsoir.
Bonsoir. Le cas du cousin Victor est réglé.
Je vous ai fait attendre ?
Oui. Mais je pense que ces messieurs sont ravis du résultat.
L'important est d’être à l'heure sur le plateau.
Bon. On va enfin pouvoir boire un verre.
Il faut vous détendre, mon petit chou.
Laissez parler votre corps.
- Oublie-la, on danse. - Elle est malheureuse.
Tu es trop gentille.
Comme Cendrillon, toujours dans son ombre.
Je suis bien, comme ça. Je n'aime pas la lumière.
Mais tu as tort.
Tu es belle, Violette.
Ah ! C'est ce qui s'appelle une belle cuite.
Elvire ?
Viens, je te raccompagne.
Commissaire Laurence, vous êtes là. Je ne comprends pas. C'est quoi ?
C'est pourtant clair. Une lettre de démission.
- Vous partez ? - Oui, puisque je ne sers à rien.
Il y a forcement un malentendu.
J'entends être averti de tout ce qui se passe.
Personne ne doit décider en mon nom.
L'inspecteur de garde a jugé...
L'inspecteur Dumont n'a pas à juger.
C'est, malgré une forte concurrence, l'inspecteur le plus incompétent ici.
Il n'est pas autorise à prendre des initiatives.
Il a pas osé me réveiller. L'affaire était claire.
Qu'est-ce que vous en savez ? Vous ronfliez.
- Ça passe les bornes, commissaire. - Ex-commissaire.
Bon. Dumont a gaffé, mais le suicide ne fait aucun doute.
Tenez, reprenez cette lettre. Je vous le demande comme un service.
- Marlene, je veux une autopsie. - Oui !
C'est de l'argent gaspillé...
Comme vous voulez.
Vous ne vouliez pas vraiment partir ?
Marlene, je ne pourrai jamais vous quitter.
C'est foutu. Georges arrête ?
Babette essaye de le convaincre.
Ne t’inquiète pas.
L'investissement est énorme, on fera avec ou sans elle.
Vous pouvez d'ores et déjà annoncer que le tournage continue.
Malgré sa peine, mon mari répondra à vos questions, mais tout à l'heure.
Cyanure. Une odeur caractéristique d'amande amère...
- J'y arriverai jamais. - Mais si, mais si.
Mais non ! J'arrive même pas à retenir le nom de ce truc.
Sténographie.
Ça permet d’écrire à la vitesse de la parole.
Xénophon s'en servait pour transcrire les discours de Socrate.
Ce n'est pas bien grave, si vous n'y arrivez pas du 1er coup.
Oh la la !
J'adore !
Mais j'ai pas les moyens.
Non, n'y touchez pas.
Pardon. Désolée.
Elle avait tout pour elle.
Nul besoin de travailler, puisqu'elle a hérité d'un oncle.
Clac ! Comme ça.
Le vieux lui a laissé des millions, et rien à sa soeur.
Mais bon, il y a une justice. C'est elle qui va hériter.
- Ah bon ? - Oui. Vu qu'il n'y a pas d'enfants.
Forcement, elle était actrice. Les actrices, ça veut pas d'enfants.
Évidemment, oui.
Mais comment faites-vous pour savoir tout ça ?
Les revues... pour femmes.
Un autre ragot, peut-être ?
Des amants. Elle ne s'en cachait même pas.
De l'amour, de l'argent...
et du cyanure.
Eros, Thanatos, Marlène.
Eros, Thanatos.
Mon amour, mon léopard, tu ne peux pas faire ça.
Je ne t'ai pas reconnu, ce soir.
Tu avais l'air si dur, si méchant, et je ne te crois pas.
Tu m'aimes encore, comme je t'aime, à en mourir.
S'il te plaît, ne me laisse pas.
- Georges, c'est la 4ème, ce matin. - Et alors ?
Et l'agent de Martine Langlois ?
Ben oui. Il faut juste réaménager le plan de travail.
- Le public l'adore. - Elvire la déteste.
- Comment ? - Elvire la déteste.
- On essaye de trouver une solution. - Quelle solution ? Elle est morte.
J'ai pas pu la rendre heureuse.
Langlois, ne remplace pas ma femme. Personne ne peut remplacer Elvire.
- Et Marie Lebel ? - Pas disponible.
Prenons une inconnue dont personne n'a jamais entendu parler.
Georges à raison : Elvire est irremplaçable.
Je pense qu'elle aurait aimé donner sa chance à une jeune actrice.
Georges, t'en penses quoi ?
J'ai peut-être une idée.
Alors ?
Oui...
Elle à un physique... Je sais pas.
Rien à voir avec Elvire.
En tout cas, elle est pas commune.
Si elle pouvait avoir un peu de classe...
Il n'y a qu'à faire des essais.
Vous parlez de moi à la 3ème personne, vous décidez pour moi...
J'ai pas du tout envie de faire ça. Je suis journaliste, moi !
- Vous avez déjà joué la comédie ? - La fraise des bois au patronage.
Laissons tomber.
- Fallait être là hier, mon vieux. - Disparaissez, Avril.
Moi, j'y étais. Ça vous contrarie pas trop ?
J'ai horreur de me répéter. Vous dégagez, maintenant.
Mince, c'est con, je peux pas. On m'a engagée sur le tournage.
Comme quoi ?
Comme 14ème assistante ? Pour servir la soupe ?
Je reprends le rôle d'Elvire.
Quelle imagination débordante, Avril.
Vous vous êtes vue ? Non, bien sur. Je suppose que non.
Vous vous coiffez avec un râteau sans vous regarder,
vous vous habillez de la même façon avec le 1er sac que vous trouvez.
Elvire Morenkova était la féminité incarnée.
Je vous regarde, j'ai beau chercher,
votre sexe reste un mystère.
Vous savez quoi ?
Je vous hais.
Bon.
On les fait, ces essais ?
Ben, quoi ?
Chômage technique ?
- Vous êtes journaliste ? - Flic.
Vous étiez à la soirée, hier ?
- Où ça, par rapport à la victime ? - À côté d'elle.
Elle a quasiment rien mangé. Elle préparait sa scène du lendemain.
- Elle était normale. - Rien d'autre ?
Non. Je dansais. Vous cherchez quoi ?
C'est moi qui pose les questions. Nom, prénom.
Lavigne, Jules. Je l'ai déjà dit au flic d'hier.
On se connaît, non ?
Non. Je vous aurais pas oublié.
Alors...
Ne vous focalisez pas sur le texte. L'important, c'est le sentiment.
- D'accord ? - D'accord.
Bien. On y va ?
Henri, tu fais l'amant.
Oui.
Vous êtes prête ?
Moteur !
- Annonce. - Essai Alice Avril, première.
Action !
Hé...
Pour qui vous vous prenez...
à la fin ?
J'aime pas votre façon de me regarder.
Ça m’étonnerait. Je ne vous regarde pas.
Enchaînez, enchaînez...
Vous êtes odieux, méprisant...
Vous avez pas le droit de me juger.
Vous avez jamais rien fait. Moi, j'y suis arrivée toute seule.
Vous m’empêcherez pas d'avancer. J'ai pas peur.
Je me fous de ce que vous pensez. Ça m'est égal, je m'en carre !
Voila, je m'en cogne !
C’était pas vraiment le texte...
- Ça n'a aucune importance. - C'est très bien, vraiment.
Je crois que vous êtes engagée.
Commissaire Laurence.
Le tournage continue, l’enquête aussi.
Quoi ? Hier, votre collègue à dit...
Mon subalterne à pris une décision hâtive.
L’enquête sera close quand je le voudrai.
Elvire s'est suicidée ! Qu'est-ce que vous voulez de plus ?
Approfondir, comprendre, creuser le contexte.
Je vous interdis de fouiller dans la vie d'Elvire.
Je vous l'interdis. Vous m'entendez ?
Si vous étiez dans votre état normal, vous sauriez qu'on m'interdit rien,
surtout si c'est un meurtre.
Bien.
Commençons par vous, mademoiselle.
Donc vous diriez qu'elle était déprimée.
Il m'a semblé plusieurs fois qu'elle avait pleuré.
- Elle était fatiguée. - Elle ne s'est pas confiée à vous ?
- Je n’étais pas son amie. - Vous ne l'aimiez pas ?
Non. Elle était orgueilleuse, égoïste et très superficielle.
Daniel me cherche.
Je ne sais plus où me cacher.
Georges non plus n'aime pas danser.
C'est une question de génération.
Je passe une trop bonne soirée pour me vexer.
Par contre, toi, tu as une mine épouvantable.
- Elvire, tout va bien ? - Mais oui, tout est parfait !
C'est agaçant, cette sollicitude.
J'ai la migraine, c'est tout.
On va pas en faire un plat.
Aspirine. J'en ai toujours sur moi...
pour la gueule de bois.
Bon. Ben, je crois que je peux pas faire mieux.
Elle a pris l'aspirine ?
Non, je ne crois pas.
Il n'y avait que le sachet de cyanure, dans son sac.
Elvire est sortie la dernière. Elle a du le prendre à ce moment-là.
Certainement.
Vous êtes amoureuse de votre patron ?
- Pardon ? - Ma question n'est pas claire ?
Nos relations sont professionnelles et amicales depuis 7 ans.
Merci, mademoiselle.
Vous n'aviez aucune raison de lui en vouloir ?
Non.
Georges est un idiot.
- C'est vous qu'il aurait dû épouser. - C'est une remarque déplacée.
Pourquoi ? Vous n'y avez jamais pensé ?
Mme Georges Leroy.
Ce serait juste.
Elvire ne vous arrive pas à la cheville.
Elle à un physique, mais elle ne sert à rien.
- C'est elle qu'il aime. - Oui. C'est ce qu'il croit.
S'il arrivait quelque chose à la cousine Elvire,
je ne lui donne pas 6 mois pour vous épouser.
- Ça va, petite souris ? - Non.
Hé, je suis là, moi. Je vais m'occuper de toi.
Je veux que tu me dises la vérité.
Elvire s'est tuée par amour. J'ai trouvé une lettre.
Quelqu'un la faisait souffrir.
C'est toi ?
Tu as couché avec elle ?
Ta soeur couchait avec beaucoup d'hommes.
Il va falloir se débrouiller sans moi.
Finie la dèche.
J'attends votre témoignage spontané, Avril, vous étiez là.
Elle s'est fichue en l'air, d'accord ?
Toute seule, à sa table, pendant qu'on dansait.
- Ah, vous dansiez, Avril ? - Dégagez de mon bureau.
Et arrêtez de chercher des poux.
Je n'ai pas commencé. Je les laisse mijoter.
Vous êtes vraiment tordu.
Ils sont en deuil, malheureux, choqués, et vous...
Et moi, j'observe, c'est mon boulot.
Si vous n’étiez pas aussi gourde, vous auriez observé.
Ils n’étaient pas choqués, ils étaient inquiets, tous.
C'est vous qui le dites.
Cette affaire pue, vous m'entendez ? Elle pue, je me trompe pas.
Et je ne lâcherai pas.
Qu'est-ce qu'il voulait ?
Semer le doute.
Et il a réussi.
Non ! N'insistez pas, c'est non !
- On le fait. - Non !
Je ne peux pas. Je ne peux pas faire ça.
Il faut plus venir ici !
Je cherchais un texte, pour travailler, pour demain.
- Voyez ça avec Violette. - D'accord.
Je crois que c'est... c'est à vous.
J'ai croisé un homme à la porte du studio.
Je suis sûre de le connaître, mais je me souviens plus de son nom.
Il vous attendait hier à l’hôtel.
Je ne sais pas.
Victor, sans doute, le cousin d'Elvire.
Ah ben, c'est...
C'est fou, ce qu'il ressemblait à... à mon ami.
C'est... marrant.
Alice m'a donne l’idée.
Si Louise vient de la rue, qu'elle s'est faite toute seule...
Oh, Daniel, tu m’écoutes ou tu fais semblant ?
Excuse-moi. Je suis un petit peu ailleurs.
Ou tu mets tes états d’âme de côté, ou j’arrête.
Elvire est morte. C'est un coup dur pour tout le monde.
Ne me prends pas pour une imbécile.
Arrête.
- Je t'aime. - Tu confonds.
On a encore certains moments de tendresse, une complicité,
mais plus rien qui ressemble à une passion.
J'ai souhaité la mort d'Elvire,
et c'est arrivé.
- Il veut quoi, ce flic ? - Un coupable, chéri.
Je vais me coucher.
Tu travailles trop, mon amour.
- Quoi ? - On pourrait entrer.
Et alors ? On s'en fiche !
J'ai envie de faire l'amour avec toi.
Ici.
- Tu es complètement folle. - Oui. Je suis folle de toi.
Viens.
Viens, mon léopard.
- Arrête, c'est ridicule. - Mais on ne se voit plus !
Claude est là. J'ai peur qu'elle se méfie.
C'est risqué. Elle va finir par comprendre.
Tant mieux ! Que tout le monde le sache.
Georges, ta femme...
Je veux plus me cacher.
On s'aime, c'est comme ça.
Dis-moi que tu m'aimes. Dis-le-moi !
Sois patiente.
Laisse-moi finir ce film, et dans 6 mois, on sera ensemble.
Elvire...
On verra, si je suis patiente.
Le PAT est à 9 h.
Vous êtes en avance. La maquilleuse n'est pas encore là.
- Le quoi ? - Le PAT, prêt à tourner.
C'est marqué sur la feuille de service.
- Je savais pas. - On commence par la séquence 43.
J'ai pas appris jusque-là !
Alice...
- Dehors. - Mais, Alice...
Dehors !
Bon. Ben, d'accord. Je t'attends.
C'est ça, allez.
Mon poussin vedette de cinéma, j'allais pas manquer ça.
J'aime pas les photos.
T'es géniale, ça va faire la une.
Ah ouais ?
- Je peux pas marcher avec ça. - Je ne peux pas tourner.
Le personnage attend, elle est pas obligée de se déplacer.
Bon. D'accord.
Alice, vous restez plantée là, vous attendez Louis,
il est en retard et, peu à peu, vous commencez à vous inquiéter.
Allez, on y va.
Silence ! On va tourner.
- Moteur... - Ça tourne.
43 sur 1, première.
Action !
Coupez ! Qui est cet abruti ?
Au cas ou vous ne le sauriez pas, on tourne un film.
Nom de Dieu !
Vous ne pouvez pas rester ici.
Détrompez-vous, monsieur Hartman, je peux.
Je me demandais pourquoi...
Elvire vous avait épousé.
C'est important ?
Elle était très belle, jeune, célèbre,
elle n'avait pas besoin d'argent, les hommes étaient à ses pieds...
Alors pourquoi vous ?
Je n'y ai pas cru non plus.
Je me sens un peu ridicule. Je me suis jamais marié.
Je n'y pensais même pas, mais maintenant qu'on se connaît...
Vous êtes tellement drôle, Georges.
- Je suis pathétique, non ? - Non.
Non. Vous m'aimez et vous voulez m’épouser.
D'accord.
- Vous vous moquez de moi ? - Pourquoi pas vous ?
Il y aura d'autres hommes, sûrement, mais ça n'aura pas d'importance.
Croyez-moi.
Georges...
- Vous l'avez épousée malgré ça ? - Je la voulais.
Et ça ne comptait pas, c'est vrai. C’était un jeu, pour elle.
Et vous êtes bon joueur, M. Leroy ?
Non. C’était très dur.
Je me disais qu'avec le temps, elle resterait.
Mais je n'ai pas eu le temps.
Elle avait un amant, dernièrement ? Quelqu'un l'aurait rendue triste ?
- Elle n’était pas amoureuse, jamais. - C'est embêtant.
Les femmes se suicident par amour,
et les maris trompés tuent par jalousie.
Je n'ai pas tué ma femme.
Tu travailles trop, mon amour.
- Quoi ? - On pourrait entrer.
Et alors ? On s'en fiche !
J'ai envie de faire l'amour avec toi.
Ici.
Tu es complètement folle.
Oui. Je suis folle de toi.
Viens.
C'est lui qui va jouer mon mari ?
Pierre, s'il te plaît...
On va faire une répétition.
Le début d'une grande carrière ?
On se met en place !
On y va ? Allez.
Très joli couple.
Vous êtes dans le cadre, commissaire.
- Votre femme n'est pas là ? - Elle se lève tard. Pourquoi ?
Appelez-la et demandez-lui de passer à mon bureau, quand vous pourrez.
Bien. Place de départ, s'il vous plaît.
Texte !
Je sais, je n'ai aucune chance.
Les femmes ne m'aiment pas. Je n'aurais pas du demander.
Alice, avancez jusqu’à la croix et regardez-le. Texte !
Mais si. Pourquoi pas ?
Marions-nous.
Et le baiser.
Parfait, on la tourne dans la foulée.
Essayez d’être un peu plus détendue. Mais c'est bien. Allez.
En place. Moteur !
- Silence, moteur demande. - Ça tourne !
- Annonce. - 30 sur 1, première.
Action.
Je sais que je n'ai aucune chance.
Les femmes ne m'aiment pas. Je n'aurais pas dû demander.
Mais si. Pourquoi pas ? Marions-nous.
Coupez ! Et merde !
Arrêtez de vous marrer comme un bossu !
C'est pas drôle !
Violette, vous me la ramenez, s'il vous plaît.
Non, c'est bien. Ça va bien se passer.
Qu'est-ce qu'on fait, là ?
Alice !
Mais rien du tout, Alice. Moi, j'y retourne pas.
- Daniel t'attend. - Je m'en fiche !
Il a mis sa langue dans ma bouche ! La prochaine fois, je le massacre !
- Elle va se calmer. - J’espère.
Elle débute, on lui en demande trop et tout le monde est à cran.
Vous êtes la soeur qui hérite de la fortune ?
Je me fiche de l'argent. Je voudrais ma soeur !
Vous vous acharnez sur nous, mais vous avez tort.
Vraiment ?
Je vous écoute.
J'ai pas compris.
Elle a dit qu'elle voulait mourir, et je ne l'ai pas crue.
Tenez, gardez-le.
Et c'est tout ?
Je voulais pas que Georges soit encore plus triste.
J'ai trouvé une lettre où elle menace de se tuer.
On n'est pas obligé de le dire à Georges ?
On n'est pas obligé.
- Une idée sur le nom de l'amant ? - Non.
Il faut que j'y retourne.
- Bon courage. Ils font la gueule. - Moi aussi.
C'est la dernière fois que je mens à cause de toi.
Quelle séductrice ! Je ne savais pas.
Pourquoi vous convoquez Kerrigan ?
J'avais peur que le succès vous enivre,
au point d'oublier de vous mêler de ce qui ne vous regarde pas.
En tout cas, son mari a, ou avait, une maîtresse.
Il brûle les preuves.
- Je parie pour Elvire. - Moi, je pense à Lavigne.
Jules ? Il est amoureux de Violette.
Ça crève les yeux.
En plus, il avait pas l'air d'aimer Elvire.
- Ah ? Tiens... - Quoi ?
- Rien. - Ben, voyons !
Je lâche mes infos, comme d'habitude, et en échange, j'ai que dalle.
J'arrive !
S'il remet la langue, mordez-le.
Vous avez affolé mon mari. C'est un interrogatoire ?
Mon bureau ressemble à un salon de thé ?
J'adore votre humour, commissaire. Et je ne bois jamais de thé.
Ça choque, une femme qui boit, non ?
J'ai trouvé votre scénario très intéressant.
Ça demande peu d'investissement. Une recréation entre 2 romans.
Il y a une femme trompée, j'ai oublié son nom.
- Jeanne. - Ah ! Voila, Jeanne.
Elle ne picole pas, mais j'ai note quelques ressemblances avec vous.
Je me trompe, peut-être.
Jeanne est beaucoup plus âgée que son mari.
Vous croyez que je suis cocue aussi ?
Vous êtes comme elle. Intelligente, ambitieuse...
C'est une femme qui peut imposer son mari
et le casser quand elle veut.
C'est son 1er film, à votre mari ?
Georges a imposé Elvire, j'ai imposé Daniel.
Un arrangement comme un autre.
C'est tout ?
Ah ! J'oubliais...
Le soir de sa mort, vous lui avez donné de l'aspirine ?
Oui, c'est possible, en effet.
Même s'il est dur d'imaginer cette écervelée avec une migraine.
Il semble qu'elle ne l'ait pas prise. L'autopsie n'en a révélé nulle trace.
Mais c'est elle ! C'est elle !
C’était du poison.
On n'a que les empreintes d'Elvire sur le sachet.
N’empêche que c'est elle.
Georges...
Georges, vous me faites peur.
Ça va, Babette. Je suis seulement fatigué.
- On va organiser un dîner. - "Un dîner" ? Mais pourquoi ?
Ça vous regarde pas. Vous pouvez faire ça, Babette ?
Oui. Bien sur.
Elvire adorait la vie, les dîners... Elle aimait ça, hein ?
- Je connais un restaurant étoilé. - Non. Je veux que ça soit à l’hôtel.
"À l’hôtel" ? C'est un peu macabre.
Je veux la même table pour sept.
Je veux les mêmes 6 personnes.
Bien.
- Et qui est le 7ème invité ? - Elvire.
Tu m’évites depuis tout a l'heure.
C'est toi qui l'as poussée au suicide ?
Bon. J'ai été son amant, c'est vrai, mais ça s'est terminé sans histoires.
Tu ne l'aimais pas ?
Elle m'a plu une semaine ou deux...
puis j'ai rencontré quelqu'un d'autre.
- Je passe te prendre, ce soir ? - J'ai pas envie de voir du monde.
Violette !
Eh bien, je te présente ma petite soeur, Violette.
Bonjour, jolie Violette.
- Georges se demande où tu es. - Eh ben, je suis là.
Tu devrais rentrer.
- Elle est mignonne. - Ah bon ? Tu trouves ?
- Tu sais, je ne suis pas un saint. - Je préfère pas savoir.
On dîne ensemble, ce soir ?
Tous les deux ?
Violette, j'ai besoin de te parler, si ça te dérange pas.
Non, pas du tout. Je n'ai rien de prévu.
Tu vaux mieux que ce type-là.
Elle est mignonne.
Ah bon ? Tu trouves ?
En tout cas, elle est très coincée.
Elle n'aurait pas du tout aimé que je lui présente Paul Moreno.
Un très, très vilain monsieur.
- Comment tu sais ça ? - Un type qui te connaît.
Qui ?
Ça te met en colère ?
Qui ?
Mon cousin Victor Lebrun. Tu m'as fait mal !
- Je connais pas. - Il t'a croisé en prison.
- Bon. Que sais-tu d'autre ? - Rien.
C'est toi qui en fais toute une histoire.
Moi, ça m'excite, d'avoir un voyou pour amant.
T'as intérêt à la fermer.
- C'est une menace ? - Ouais, c'en est une.
- Salut. - Salut !
- C'est quoi ? - Ça vient d'un Grec, xylophone.
Alice, ça va pas du tout !
Oui, je sais. Laurence veut pas me voir là.
Mais non ! Les chaussures et le jean, c'est... Ça va pas du tout !
Je m’entraîne pour un film.
Mais oui, c'est vrai ! Tu vas devenir une vedette.
Le commissaire me l'a dit.
Ah bon ? Il a dit ça ?
Il a dit : "Elle était impayable dans la scène du baiser."
C’était comment ? Glamour, hein ?
T'y crois pas ?
Georges, mais tu es malade, c'est pas possible. Jette ça !
J'ai bien réfléchi, on l'a tuée. Quelqu'un a assassiné ma femme.
Tu réalises même pas ce que tu dis.
Si quelqu'un l'a empoisonnée, c'est l'un d'entre nous, forcément.
- Tu comprends ça ? - Oui. Ça s'est passé comme ça.
Tu ne sais rien, je t'ai rien dit, et jouons à "devine qui vient dîner".
Avec des talons, il faut faire des petits pas
et maintenir la tête bien droite.
Bravo, Marlène.
C'est vous qui auriez duû être engagée.
- Qu'est-ce qu'Avril fait ici ? - Ben...
- Je prends des cours de maintien. - Encore une cause perdue.
Vous êtes dispensée.
Tant pis, hein !
- J'avais des infos. - Attendez. Revenez ici.
Ou plutôt non, restez ou vous êtes. Évitez de bouger.
Je vous écoute.
Ben non. Vous d'abord.
Une sorte de lettre d'adieu d'Elvire.
Soyez gentille de la faire passer à Avril.
Merci.
Quelle cruche !
Oh non, mais quelle cruche. Elle l'appelle son "léopard" ?
Ah, mais ça continue, le bestiaire.
"Ta gazelle souffre à en mourir sous ton regard glacé..."
- On atteint des sommets ! - Je trouve ça beau.
Il faut excuser Avril, elle ne connaît rien à l'amour.
Quand on essaye de l'embrasser, elle cogne.
Vous en savez quoi ?
J'ai été mariée 5 ans. Les surnoms crétins, je connais !
"Je t'en supplie, ne pars pas" aussi.
Je savais pas. Ça a dû être très dur.
Je suis partie. Il s'en remet pas.
Comment vivre sans vos qualités de femme d’intérieur ?
Mais la ferme !
Je vais vous faire un petit café. Non, une tisane.
Un petit conseil, Marie-Chantal ?
Je vais pas me vexer, cette fois, parce que c'est moi qui avais raison.
C'est écrit qu'elle va se tuer. Oh, elle l'a fait ! Fin.
- Pourquoi vous êtes odieux ? - Je suis contrarié et vous êtes la.
Je ne vais tout de même pas être odieux avec Marlène.
Alors, vous venez ?
Ben oui.
Bien, allez-y. Mettez-vous a la place d'Elvire.
Georges était là, Claude était en face.
- Tous pouvaient verser le cyanure. - Si vous voulez.
Je veux !
Mobiles : jalousie ou maîtresse trop encombrante.
3 hommes, 4 femmes, qui dansaient.
3 couples, sauf Elvire qui faisait tapisserie.
Oui, seule à cette table.
Violette hérite, Claude récupère son mari,
Babette épouse Georges.
Il la détestait autant ?
Et Lavigne ?
Il est amoureux de Violette, la petite soeur qui hérite d'Elvire.
Ils ont tous un mobile et je n'ai aucune preuve.
Bon. Bonsoir, Avril.
- Une chose me turlupine. - Oui ?
C’était tout à l'heure, dans votre bureau.
- Ah, je sais plus. - Ça m'aurait étonné.
- Merci d’être venu. - Je me suis fait du souci.
Mon cousin dort.
- Qu'est-ce qui se passe, Violette ? - Et si Elvire avait été assassinée ?
- Hein ? - J’arrête pas d'y penser.
- Où es-tu allée pêcher ça ? - Je sais pas.
J'ai froid. Tu veux un thé ou autre chose ?
Non. Moi, ce que je veux, c'est que t'aies confiance en moi.
Tu as confiance en moi ?
Si on se mariait ?
Toi et moi, là, tout de suite, sans rien dire à personne.
- Mais c'est comme si on se cachait. - Et alors ? Tu m'aimes ?
- Oui. - Mais...?
Mais je peux pas faire ça comme ça.
J'ai l'impression que ça serait pas bien.
Ma Violette...
tellement sage, tellement raisonnable.
Bon. Ben, n'en parlons plus.
Mais toi, oublie ces idées idiotes.
Alors, femme trompée, femme amoureuse, femme larguée...
Alors...
Fautes d'orthographe...
Amoureuse de son patron, ben, voyons !
Oh, merde, Marlène !
J'ai droit à un baiser. L'encre n'est même pas sèche.
Marie-Chantal, avec ma tête à la une !
C'est pas vrai, d’être aussi con.
Merde.
Oui !
Bonjour, commissaire.
Vous êtes bien matinal, aujourd'hui. J'ai votre journal.
Merci, Marlène.
- Marie-Chantal enfin démasquée. - Ah bon ?
C'est pas possible.
Oh non. Oh non. C'est affreux !
Horrible...
Mais non, c'est sa tête habituelle.
Vous comprenez pas, c'est parce que...
Qu'est-ce qui lui prend ?
J'ai trouvé. Je me suis rappelée...
Avril, je vous préviens, je suis un peu fatigué.
Lui, là,
c'est le cousin d'Elvire.
Il était à l’hôtel, et je l'ai revu sur le plateau avec Babette.
Oui, Victor Lebrun.
- C'est une blague ? - Non. Georges y tient beaucoup.
Pourquoi il m'invite ?
Je sais pas.
Ils viendront.
Viens.
Voila, vous êtes prête.
- Il n'a invité que nous six. - J'y vais pas.
Il a l'air à moitié cinglé.
Il me fixe, comme s'il m'accusait de je ne sais pas trop quoi.
- Tu ne sais pas ? - C'est pas le moment.
Tu lui as pris sa femme, tu voulais partir avec...
Mon pauvre, toi qui croyais être discret.
Mais c'est faux, je te jure ! J'ai jamais voulu te quitter.
J'ai eu un coup de coeur, c'est vrai.
Quand c'est devenu sérieux, je risquais de te perdre.
Je pensais pas que je t'aimais à ce point.
Et elle qui s'accrochait...
Tu aurais dû me le dire avant.
Écoute-moi, on va faire face, tous les deux.
On va y aller ensemble, à ce dîner.
Je vous l'ai déjà dit.
J'ai été voir Georges pour le taper. Après, je suis rentré.
- Il était quelle heure ? - Mais j'en sais rien, moi.
18h, 18h30.
Demandez à Babette. Elle est venue avec le fric, après.
Elvire s'est fichue en l'air. Faut pas me coller ça sur le dos.
- C'est pas l'envie qui m'en manque. - On tue pas la poule aux oeufs d'or.
Il y a encore un baiser. Essayons de ne pas rater la séquence.
Ça ira.
Je suis une vraie pro, maintenant, même avec mes tatanes.
- On se dépêche ! - Moteur demandé.
Attention, messieurs, tout le monde en place.
Silence.
Comment tu m'as trouvée ?
Tout le monde en place. Moteur demandé.
Ça tourne !
99 sur 1, première.
Action !
Pas de baffe, cette fois ?
C’était super...
Super... hyper... agréable.
Ne rêvez pas.
C’était un baiser de cinéma avec un bon comédien.
Ben, tant mieux.
Moi, j'aime le cinéma. J'aime que les morts se relèvent,
que le sang soit faux, et les larmes aussi.
Jules s'appelle Moreno, condamné pour escroquerie.
C'est pas possible.
Et l’enquête est close. Ordre de mon supérieur.
C'est pas possible !
- Changez de réplique, Avril. - Je ne trouve rien d'autre, là.
Vous n'allez pas capituler ?
Georges manigance quelque chose. Il les a tous invités à un dîner.
C'est un piège.
Les Kerrigan sont morts de trouille.
Tricard a raison, on n'a aucune preuve.
Il n'y en aura jamais.
Ah, Leroy.
Je ne sais pas ce que vous cherchez, mais vous jouez avec le feu.
Je vous aurai prévenu.
- J'ai à vous parler. - Une autre fois. D'accord ?
- C'est qui ? - C'est personne.
Marlène... Marlène !
J'ai vu la photo. Maintenant, j'ai l'air d'une dinde.
Mais non.
- Il n'y a pas de Marie-Chantal ? - Ben... non.
Il faut que je gagne ma croûte.
Comment je vais faire sans elle ?
On peut en parler.
Toi et Laurence, tu vois, ben, c'est pas une bonne idée.
Je ne parle pas aux gens qui n'existent pas.
Celui-ci aussi.
Formidable, on dirait qu'il y a un invité mystère.
À cette soirée que personne n'oubliera.
- J'en peux plus. - Viens.
C'est sinistre, non ?
- Ça va trop loin, Georges. - Tais-toi.
Vous êtes complètement malade ! Crachez tout, qu'on en finisse.
Oui, on va en finir, et oui, je suis malade.
Malade de haine.
- Tu ne t'en sortiras pas comme ça. - Pourquoi moi ?
Toi ou les autres. Celui d'entre vous qui a tué Elvire.
- On s'en va. - On ne bouge pas !
Georges, s'il vous plaît, arrêtez. S'il vous plaît.
La ferme ! À la vérité qui va éclater.
Je l'avais prévenu.
Encore du cyanure.
Toute cette mise en scène est ridicule.
Georges était dans un état second.
Rien ne dit qu'il n'a pas écrit cette lettre.
Vous étiez son assistante. Il vous en avait parlé ?
Il me l'a montrée.
Je voulais qu'il vous la donne, mais il voulait pas en parler.
L'assassin l'a su et il a frappé. La même méthode que pour Elvire.
On ne peut plus parler de suicide, après ça.
Quelqu'un ici a assassiné 2 personnes.
Je vais vous garder à disposition pendant tout le temps de l’enquête.
Rien d'autre à me dire pour le moment ?
- Excusez-moi. - Je vous avais reconnue, Avril.
Vous planquez quelque chose sous votre chaussure. C'est quoi ?
- Moi ? Pas du tout. - Si, je crois.
- J'ai dû marcher dessus par hasard. - Non ! N'y touchez pas.
N'y touchez pas. Merci.
Cyanure.
Je vais vous demander de me suivre.
- Mais il n'a rien fait ! - Si. C’était intentionnel.
Pourquoi ? Ça vous arrange ?
Moi, j'ai juste écrasé un bout de papier.
Quand vous avez fait votre numéro, vous étiez seuls à table.
- C’était facile de verser le poison. - C'est pas faux.
Ah ouais ?
Ce serait quoi, mon mobile ? Le champagne trop tiède ?
- Le rôle d'Elvire. - Elle était là le premier soir.
Très pertinent !
- Séduire Tussot par ambition... - Oui, c'est ça !
Arrêtez-moi, tant que vous y êtes. Mettez-moi les bracelets.
Mise en garde à vue.
C'est une honte. Ça va trop loin !
Je ne vous oublie pas. Vous m'accompagnez...
monsieur Moreno.
Menottes.
Ce sera tout. Merci.
C’était très drôle, Avril.
Vous n'avez aucun sens de l'humour.
C’était minable.
Vous êtes minable !
Nul !
Ça vous apprendra à me cacher le plan de Leroy.
Non, mais ça, c'est la meilleure.
J'ai essaye de vous le dire, mais vous étiez avec cette bonne femme !
Je vous le pardonnerai jamais. C'est là !
Ça va, hein !
- Mais qu'est-ce que tu fais là ? - Je range, je nettoie.
J'ai besoin de m'occuper les mains, sinon je vais m'effondrer.
Ça passe, les chagrins d'amour.
Tu peux aussi faire le salon, si ça te calme.
Georges est mort et Jules a été arrêté.
Quoi ?
Je vais devenir folle. Je ne comprends plus rien.
J'ai peur, j'ai rien fait. C'est pas moi qui l'ai mis.
- Mais qu'est-ce que tu racontes ? - Je suis toute seule, Victor.
Et moi ? Je ne suis pas très recommandable, mais je suis là.
J'aurais dû épouser Jules quand il me l'a demandé.
J'ai tout gâché.
Bon. Tu laves, j'essuie, et tu me racontes tout ça.
- Elvire connaissait votre identité ? - Le passé vous rattrape toujours.
Et on ne pouvait pas compter sur sa discrétion ?
Non. Elle aurait parleé pour se rendre intéressante,
pour s'amuser...
Et puis elle est morte.
Rien ne vous obligeait à rester. Pourquoi ne pas avoir fui ?
- Je suis tombé amoureux de Violette. - C'est très touchant.
On peut aussi voir les choses sous un autre angle.
Vous séduisez Elvire, riche,
la vie est belle, et puis elle se lasse,
prend un autre amant, et menace de tout révéler.
Et c'est là que Violette entre en scène.
Elle est parfaite, naïve, romantique...
Tout le contraire de sa soeur, vous me suivez ?
Elle est différente.
Ah ! Oui, j'oubliais sa qualité principale :
elle hérite à la mort d'Elvire.
Le flic veut nous voir. Toi d'abord.
Ma carrière est foutue avant même d'avoir commencé.
- Il y aura d'autres films. - Non.
La vérité finira par éclater, et ce sera fini.
Quels étaient vos rapports avec Elvire ?
Professionnels et amicaux.
- J'avais de l'admiration pour elle. - Jusqu’à la mettre dans votre lit ?
- Franchement, quelle question. - Franchement, c'en était pas une.
Ma femme m'appelle parfois son petit chat,
mais je n'ai rien d'un léopard.
Ce n'est pas moi.
Une idée pour vous sortir de là ou on arrête de jouer au con ?
Bon. D'accord, c'est vrai.
Vous savez ce que c'est, sur les tournages.
Non.
On a fait un écart, je ne pensais pas que c’était important pour elle.
- Pas à ce point. - À quel point ?
Au point de devenir vraiment encombrante ?
Ah, Daniel !
Je te cherchais.
J'ai besoin de toi. J'angoisse, pour demain.
- Il faut qu'on en parle. - Là, maintenant ?
Une urgence, apparemment.
Je t'emprunte ton mari un moment ? Allez, viens.
Du moment que tu me le rends...
Tu m'as pas regardée de la journée, comme si j’étais transparente !
- Chut, moins fort. - Non, je crie si je veux !
Je pensais pas que tu étais lâche à ce point.
Tu es inconsciente, tu fais n'importe quoi !
C'est ta faute, si je te regarde plus.
Claude n'est pas idiote, elle va finir par se méfier.
- Tu ne m'aimes plus. - Mais si.
Il faut que je redescende au bar.
Tu l'as dit, tu l'as promis,
que tu ne voulais plus de ta femme et que tu m'aimes !
Arrête !
Embrasse-moi.
Embrasse-moi.
Je veux plus qu'on se voie.
- C'est fini ? - C'est mieux comme ça.
Non, je te laisserai pas faire ça.
Daniel !
Je veux pas que tu me quittes !
Daniel !
Elvire était raisonnable.
Elle a bien pris les choses, même si nous étions tristes.
Et votre femme, elle a pris ça comment ?
Laissez-la en dehors de tout ça. Elle n'a jamais rien su.
Ça n'a plus d'importance, vu que vous avez arrêté Lavigne.
Merci, monsieur Hartman.
Tout est là. Enfin, presque tout.
Oui... Marlène,
je ne sais pas comment vous dire, mais vous manquez un peu de...
de concentration.
J'ai un peu rêvé.
J'aimerais tellement être la gazelle de quelqu'un.
Oui...
En tout cas, il ment, le léopard, et il a peur pour sa femme.
Votre mari couchait avec Elvire. Quand vous en êtes-vous aperçue ?
Tout de suite. Daniel ne sait pas dissimuler.
Et vous n'avez rien dit ? Ça ne vous ressemble pas.
Daniel n'a jamais été un amant remarquable. Trop cérébral.
Avec elle, il a cru découvrir la passion.
Il s'est laissé emporter, il a promis des choses.
Elle l'a cru, elle a eu tort, et Daniel est revenu.
Et vous étiez prête à tout pour qu'il revienne ?
Commissaire Laurence.
J'aurais quelques questions à vous poser.
D'accord, pas d'interrogatoire, juste une petite discussion.
Fichez le camp !
- Vous êtes encore là ? - Lavigne non coupable? Pourquoi ?
Parce qu'il est beau ? Parce qu'il a de l'humour ?
C'est trop facile. Tout ça car il a fait de la taule...
Non, vous m'aurez pas. J'ai rien à dire.
Je promets de ne plus vous arrêter, même si c'est très drôle.
- Babette sait quelque chose - Ce genre de filles ne dira rien.
Avril, vous étiez là quand Georges Leroy est mort.
Faites un effort, bon Dieu ! Allez, rewind!
Rembobinez !
Le serveur aurait eu le temps de verser le poison.
Mais non, votre serveur a à peine 20 ans.
Il se fait enguirlander et court partout.
Il a vu le châle, il l'a ramassé et il a couru ailleurs.
Non, il est insoupçonnable.
Oui ?
Non, non...
Bonjour.
Il faut relâcher Jules, c'est pas juste !
Je pleurais, j'ai sorti mon mouchoir, c'est tout.
Calmez-vous, respirez,
et commencez par le début.
Je voyais Georges mort devant moi, je pouvais pas m’arrêter de pleurer,
j'ai cherché un mouchoir et j'ai vu le sachet.
Je vous jure que c'est pas moi qui l'ai mis.
- J'ai eu peur. - Et vous l'avez jeté par terre.
Jules m'a vue, et il a posé son pied dessus.
Quelqu'un d'autre vous a vue ?
Je sais pas.
Babette me regardait sans me voir. Elle était sous le choc.
Qu'est-ce que tu fais la ?
J'ai dit la vérité, c'est fini. Le commissaire va te libérer.
Ma petite idiote...
- C'est toi qui es soupçonnée, là. - J'ai pas tue Georges.
Je m'en fiche, je veux pas qu'on te fasse du mal, c'est tout.
Pourquoi c’était dans mon sac ?
Lavigne, on y va.
Ça tombe bien, j'ai les crocs !
Y a pas les prix.
Le serveur a fait erreur et vous a confondue avec une femme.
Dans ces endroits, c'est l'homme qui paie l'addition.
Ça s'appelle de la galanterie.
- Je prendrai un tournedos Rossini. - Parfait.
C'est pour nous empêcher d’évoluer ? C'est gonflant de nous traiter ainsi.
Ça va pas durer, cette domination. On va s'assumer.
Un oeuf mimosa, et euh...
un suprême de volaille forestière.
Non, c'est du poulet. Il y en a déjà un à table.
Pétez un coup, vous êtes tout pâle.
Je vais prendre un coquelet en crapaudine.
Hé ! Avec des frites.
Vous mettez pas votre serviette ? Vous allez vous tacher, hein.
Moi, je dis ça pour vous.
Alors ?
- Jules est libre ? - Oui.
- Tu es pas un peu trop amoureuse ? - On va se marier.
C'est pas une bonne idée.
- Il a fait de la taule, je le sais. - Ça m'est égal.
Tout le monde fait des erreurs. Toi aussi !
Ouais...
Tu es gentille.
- Je te souhaite que ça marche. - Merci. Je nous fais des pâtes ?
Je peux avoir du pain pour saucer ?
Pour moi, c'est Claude Kerrigan.
Elle écrit des polars, elle est froide...
Sa seule faiblesse, c'est son mari. Elle peut tuer pour le garder.
Elle tue Elvire, Georges a des doutes, elle hésite pas.
Je ne la vois pas faire accuser Violette, c'est pas son genre.
Vous êtes obligée d'y mettre les doigts ?
On a le droit, avec ça. Si c'est pas elle, qui d'autre ?
Violette est une coupable idéale, mais il reste à le prouver.
Elle s'est dénoncée par amour. Vous pouvez pas comprendre.
Une âme de midinette dans un corps de petit cochon, qui l'aurait cru ?
Vous pouvez manger et parler, essayez aussi de raisonner.
Elle a eu peur que Jules craque, elle a pris les devants.
Elle était jalouse de sa soeur depuis toujours, elle hérite.
Et elle était assise à côté de Georges.
C'est une coincée. Rien à voir avec Elvire.
J’étais pourtant sûre que...
Ben non. Je me suis trompée.
Parce que je la voyais de trois quarts face.
- Je la voyais de trois quarts face ! - Toujours aussi claire et concise.
Elvire, au premier repas, était assise comme cette femme.
La table était vide. Il y avait plus que les coupes.
Jules dansait avec Violette.
En voyant le châle sur une chaise, vous avez su que c’était la votre.
Pas de dessert ?
Mais elle part sans payer !
Mademoiselle !
Le serveur n'a pas posé le châle sur la chaise de Violette.
Ça y est, vous me suivez, Avril ?
Oui. Du coup, je me suis assise à la place de Georges.
Georges est revenu à la table à côté de vous,
et il a bu la coupe empoisonnée destinée à Violette.
On aurait trouvé le sachet sur elle. Un nouveau suicide !
Violette traumatisée par la mort d'Elvire, ou pire :
Violette assassinant sa soeur et, finalement, prise de remords...
Elle avance pas, votre bagnole !
Violette !
- Je connais cette odeur, c'est... - Le gaz.
Violette !
Violette !
Ouvrez la fenêtre !
Elle respire encore.
Bougez-vous, une voiture s'enfuit. Une dauphine... bleue !
Prévenez les pompiers et appelez Lavigne !
Je ne m'attendais pas à vous voir.
Je ne m'attendais pas à vous voir dans les bras d'une fripouille.
Ma mauvaise réputation me précède.
J'aime Babette et je suis content que vous le sachiez.
- Plus besoin de se cacher. - Tous mes voeux de bonheur.
C'est fini ?
C'est ça ?
S'il arrivait quelque chose à la cousine d'Elvire ?
Je lui donne pas 6 mois pour vous épouser.
- Allô ? - Avril ?
- Oui. - Violette, ça va ?
- Ça va. - Rejoignez-moi au studio.
D'accord.
On y va.
- On attend quoi, là ? - Même pas une petite idée, Lebrun ?
Bien. Ça, c'est fait.
Babette...
Mais alors ça, j'en reviens pas.
C'est pourtant un scénario assez banal.
Une femme qui n'a jamais été aimée, qu'on ne regarde pas,
secrètement amoureuse de son patron, et soudain, le coup de foudre.
- Je me trompe ? - Non.
Vous deveniez facile à manipuler, pour quelqu'un comme Lebrun.
Il m'a montré la vie que je menais.
Elvire gâchait tout, je la détestais.
Elle raconte n'importe quoi. Ferme-la !
Ça sert plus à rien.
C'est toi qui as versé le cyanure ?
Non.
C'est elle.
Je vous le mets dans votre sac.
Oui, c'est ça.
Et vous avez mis un sachet vide dans le sac de Violette.
Bien sûr !
Les femmes ont besoin d'un coup de peigne pendant une soirée.
Enfin, presque toutes.
Ça a dû vous faire un choc, de voir Violette vivante.
Tout est à refaire !
J’arrête, Victor, j'en peux plus.
On n’arrête rien, elle va se marier.
Il faut agir.
Si Jules l’épouse et qu'elle meurt, il hérite de tout, tu comprends ?
Babette...
on y est presque.
Toi et moi... Ma femme.
Tu me rends fou.
Je le fais pour toi.
Parce que tu mérites d’être heureuse et riche.
Tu es fatiguée, mon amour, je sais.
Attends-moi.
Je m'occupe de tout. C'est moi qui le fais, d'accord ?
Sans Jules, je serais devenue folle. Il est toujours là pour moi.
- Sans doute qu'il t'aime vraiment. - Oui.
Je sais pas si j'ai le droit d’être heureuse.
Je crois que c'est à ton tour. Tu le mérites.
Je t'ai mal jugé, Victor.
Ça doit être prêt.
- Je veux pas de cet argent. - Moi non plus.
C'est Babette qui a écrit la lettre anonyme.
Ça dépasse mon imagination.
Ben, Georges était paumé.
Abruti d'alcool et de cachets, il était pas en état de raisonner.
Elle l'a persuadé du meurtre d'Elvire...
sans doute d'organiser le dîner ou Violette devait mourir,
et l'a persuadé de la culpabilité de Violette.
C'est sordide.
Je peux rentrer chez moi, commissaire ?
- Vous reprendrez une vie normale ? - Non. Je ne crois pas.
J'ai cru que Daniel l'avait tuée.
Et il a pensé la même chose de moi. J'ignore comment on va vivre avec ça.
C'est elle.
Cette demoiselle est partie sans payer.
C'est un malentendu. On vous explique.
Je n'ai rien à voir avec ça.
Quoi ? Mais vous étiez là. Vous le faites exprès ?
J’étais là ? Vraiment ?
Je... Je pourrais pas dire.
- Elle, c'est sûr. - Évidemment, c'est sûr.
Quand on mijote un sale coup, on est discret,
on ne bâfre pas comme quatre et on n'a pas les cheveux roux.
On l’emmène, à moins qu'elle ne paye.
Mais ça va pas recommencer ?
Vous pouvez payer ?
Vous aviez promis de plus le faire !
Menteur ! Faux cul ! Judas !
Je ne m'en lasse pas.
Attendez.
- Gardez la monnaie. - Merci.
- Vous m'avez encore humiliée. - Oui.
Vous m'avez fait passer pour une voleuse.
Oui.
- Vous êtes sadique. - Je sais.
Une petite coupe, Avril ?
Non, non.
- Je peux m'en aller ? - Vous êtes libre.
Merci pour le...
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