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Son visage était si paisible.
On aurait cru qu'il dormait.
Maman...
Maman, je n'arrive pas à croire que je ne le reverrai plus jamais.
Ce salaud t'a poussée à bout, ma chérie.
Si seulement j'avais pu avoir ton courage.
J'aurais dû le faire disparaître de nos vies.
C'est à moi de te protéger.
J'aurais pu juste lui faire peur.
Pourquoi j'ai fait ça ?
Je l'ai tué.
C'est moi, la coupable.
Coupable de...
Merde, le texte.
Coupable de l'avoir aimé la première. On continue, sans clap, attention...
action.
C'est moi, la coupable, coupable de l'avoir aimé la première,
d'avoir fait entrer cet être malfaisant sous mon toit.
Je...
Par faiblesse, j'ai...
Ça va pas. Coupez !
- Coupez, allez. - C'est coupé. Merci.
Ça va ?
Tu vas reprendre calmement. Tu veux des pense-bêtes ?
Tu plaisantes, j'espère.
On a pris beaucoup de retard, chérie. Tu vas être formidable.
Calme-toi.
Je suis calme.
Non. Après, s'il vous plaît.
Vous êtes sûr ? C'est la 3e fois que j'en prends aujourd'hui.
On y va ?
De la même couleur que tes yeux, mon amour.
Avril, un crash d'avion au-dessus de l'Atlantique.
5 Lillois parmi les victimes. Tu vas interviewer leurs proches.
Je ne peux pas, on m'attend sur le tournage des Insoumises.
Mon reportage sur Blanche Dulac.
Voilà la liste.
"Euphrasie Maillol."
Oh, la pauvre.
C'est vrai. Quelle idée de s'appeler comme ça.
Non, c'est l'ancienne médecin légiste de la police,
et surtout la petite amie du commissaire Laurence.
C'est horrible.
Au contraire, ça nous fait un témoignage de 1re main.
Allez, file.
Soyez raisonnable, commissaire.
Rasé de frais, et vous serez un nouvel homme.
Vous ne comprenez pas, Marlène.
Ma vie est foutue.
C'est la seule femme que je n'ai jamais aimée.
Et elle revenait pour moi. Vous entendez ?
Pour moi.
Donnez-moi ça, je peux me raser tout seul.
Tonton Léon était diabétique,
il avait le même regard quand il voyait une pâtisserie.
Suicidé au Paris-Brest.
Alice, tu tombes mal.
- Il s'est foutu en l'air ? - Non.
Mais quelle tragédie.
Comme Edith Piaf et Marcel Cerdan.
Tu sais que le commissaire allait la demander en mariage.
En mariage ? Laurence ?
Oh, c'est pas possible.
Je devrais me réjouir, ce n'était pas une femme pour lui.
Il aurait été très malheureux. Eh bien non, Alice,
ça me fait beaucoup de peine.
Bonjour, commissaire.
Vous venez fouiner pour votre torchon, Avril ?
Faire le portrait d'un homme désespéré ?
Ne vous gênez pas.
Je venais pour prendre des nouvelles, voir comment vous tenez le choc.
Je suis désolée pour vous.
Vous voyez, commissaire,
au plus profond de la tourmente, nous sommes là pour vous.
Amen.
Quelle patience tu as avec Blanche. Je te trouve héroïque.
Moi qui craignais de ne pas être à la hauteur.
Blanche est toujours tendue en début de tournage.
Puis, elle redevient la meilleure.
Ça fait 8 ans qu'elle n'a pas tourné.
C'est une très bonne idée, ce petit drink.
Tu me sers un verre, mon chéri ?
Bien sûr, mon amour.
- Un verre, docteur ? - Merci, je me servirai moi-même.
Au film.
- Au film. - Au film.
- Oui. - On peut vous aider ?
Simone, doublure main de Mlle Dulac.
Bienvenue, Simone.
Vous avez de très belles mains.
Merci, madame.
J'en prends soin. Je suis coiffeuse.
Appelez-moi Blanche, après tout, nous sommes collègues.
- On trinque ? - Oui.
- Marc, un verre pour Simone. - Bien sûr.
Je vous présente le docteur Mentchikoff,
et mon mari et metteur en scène,
Marc Borel.
Il y a des docteurs sur les tournages ?
Blanche a son médecin personnel, c'est une star.
Vous êtes mon idole.
Je n'arrive pas à croire que je sois en train de discuter avec vous.
Mademoiselle, s'il vous plaît,
vous voulez bien prendre une photo de nous ?
Je ne suis pas paparazzi.
Mademoiselle, s'il vous plaît, ça lui fait tellement plaisir.
C'est le plus beau jour de ma vie. Enfin, le 2e plus beau jour,
après la naissance de mon Georges. J'ai une photo, je vous montre.
C'est du souci d'élever un enfant toute seule.
Mon mari est mort quand il avait 3 ans, et ça a été très difficile.
Mais le cinéma vous fait oublier vos malheurs.
Vous n'avez pas honte de flirter ?
Vous savez bien que Blanche est encore fragile.
Je n'ai aucune leçon à recevoir.
Regardez-la, elle ne finira pas le tournage si vous continuez.
Bonjour.
Vous êtes une des actrices du film ?
Qu'est-ce que j'ai dit ?
Ah, vous avez...
Résidence Laurence, bonjour.
Il y a eu un mort sur le tournage.
Un mort sur le tournage de Blanche Dulac ?
Mais c'est merveilleux, Alice.
Enfin, je veux dire... Ça va changer les idées du commissaire.
Qu'est-ce qu'il fout votre patron ?
On ne sait pas du tout.
C'est mieux de ne pas trembler au moment d'appuyer.
Je ne voulais pas te faire peur.
- Non. - Vas-y.
- C'est bon, tu l'as dans le viseur ? - Oui, trop.
Et voilà le travail.
- Merci. - Fred, photographe.
Alice, Avril. Alice.
Je suis reporter à La Voix du Nord.
Et je donne un coup de main à la police à l'occasion.
Je.. Tu... Vous connaissez la victime ?
Alice, détective. J'aime bien.
Je dois y aller,
mais j'espère qu'on aura l'occasion de se reparler.
À bientôt, Alice.
Oui, salut.
Oui ?
J'ai constaté le décès il y a 1 heure.
Elle est morte empoisonnée.
Cette sécrétion mousseuse, ça ne trompe pas.
Marc Borel, réalisateur.
C'était son 1er jour, elle était engagée comme doublure main.
Ma femme n'aime pas ses mains. Blanche se repose, elle est dévastée.
Mais vous n'avez rien remarqué de particulier avant sa mort ?
- Elle a parlé à quelqu'un ? - Seulement à Mlle Dulac.
Elle l'a noyé littéralement sous un flot de paroles.
- Une vraie pipelette. - Pour lui dire quoi ?
Des propos de femmes sans intérêt, Blanche a l'habitude.
Elle n'avait pas l'air très maligne, la pauvre.
Quelles sont vos 1res impressions, commissaire ?
Une midinette au cœur fragile, affaire classée.
Bon, je retourne me coucher.
Je suis médecin, et formel : elle a été empoisonnée.
Hé ! Non, mais attendez.
La pièce à conviction. Hé !
- Quoi ? - Laurence,
c'est horrible ce qui vous arrive, mais le boulot vous aidera.
Arrêtez vos boniments.
Vous ne travaillez plus au courrier du cœur, si ?
Et qu'est-ce que vous y comprenez ?
Je ne sais pas, j'essaie juste de vous aider.
Mais foutez-moi la paix, je n'ai pas besoin de vous, OK ?
Depuis tout à l'heure, j'ai la nausée.
Je pensais que c'était parce que j'avais vu cette fille,
pas du tout, non.
Non, c'est toute cette compassion autour de moi.
C'est écœurant.
C'est écœurant, oui, c'est écœurant.
J'ai cherché, et la formule est inconnue de la pharmacopée française.
Sans doute un produit d'importation ou un mélange artisanal.
Laurence, vous savez qu'à votre âge,
la nuit, c'est fait pour dormir.
Quelle tête d'enterrement. Vous vous êtes fait larguer ?
Avec une femme sublime à vos côtés...
Docteur, vous parliez d'un produit de la pharmacopée française.
Oui, je reprends pour le commissaire.
Simone Maupin est morte d'une surdose de sédatif.
Jamais vu un cocktail pareil.
Millepertuis, pur opium, marijuana, lavande.
J'ai trouvé la même substance dans le verre qu'a récupéré la rousse.
Subtilisation de preuve.
J'aurais dû la coffrer depuis longtemps.
Drôle de manière de traiter une collaboratrice.
Je préfère la méthode douce.
Vous savez si la victime était consommatrice ?
Elle a peut-être tout simplement chargé la dose.
Vous voulez dire une droguée ?
Traitez maman de camée, aussi.
Elle ne prenait rien, même pas de médocs.
Je ne pige pas, là.
Commissaire, qui pourrait en vouloir à une simple coiffeuse ?
Je ne sais pas, Marlène.
Une cliente mécontente, peut-être ?
Demandez-lui si sa mère avait des ennemis.
- Est-ce que votre... - Je ne suis pas sourdingue.
Tout le monde l'aimait,
elle filait des coups de main, même que...
C'est quoi, votre problème, à vous ?
Je porte plainte.
On ne traite pas comme ça un garçon qui vient de perdre sa maman.
Même quand on est au fond du trou, on respecte le chagrin des autres.
- Alors oui, perdre une amie chère... - Je vous interdis
de parler d'elle.
Et puis, foutez-moi la paix avec votre respect à la noix.
C'était quoi, Simone Maupin ? Ce n'était rien.
C'était juste une dinde, comme vous !
Pardon.
- Je suis désolée. - Non, c'est moi.
C'est moi qui vous dois des excuses, Marlène.
Inutile de préciser que je ne suis pas moi-même en ce moment.
Redevenez vous-même, commissaire.
Je vous en supplie.
Pauvre petite. Pas bien maline, mais gentille.
Et en plus, elle avait un enfant.
C'est un signe. Ce tournage est un naufrage.
Non, je perds la tête depuis que je prends ce truc.
Il est indispensable de suivre mon programme.
Autrement, vous ne tiendrez pas le coup.
Je vous paie des fortunes. À quoi vous me servez ?
Marc a raison, vous n'êtes qu'un escroc.
Prenez votre traitement.
Votre jeu était catastrophique. Vous voulez quoi ?
Que Sylvia Franco vous vole la vedette ?
Mais taisez-vous, vous n'y connaissez rien.
Demain, je me lève à l'aube
et je répète jusqu'à ce que je sache mon texte par cœur.
Vous devez dormir avant.
Vous finirez par me tuer.
Je ne veux que votre bien, Blanche.
Contente que vous alliez mieux.
Vous êtes sur une piste ?
C'est l'analyse du verre de Simone, hein ?
Ne dites pas merci, surtout.
Ce n'est pas comme si c'était moi qui me tapait tout le boulot.
D'accord...
Merci beaucoup.
On a assez d'essence pour passer la frontière.
Démarre, la police va nous rattraper.
Coupez !
Une femme a été tuée sous vos yeux, et personne n'a rien vu.
- Qu'est-ce que vous faites ici ? - Pourtant,
l'assassin est probablement l'un de vous.
On ne connaissait pas cette femme. Pourquoi la tuer ?
C'est bien ce que j'ai l'intention de découvrir.
Qui a préparé le verre de la victime ?
Les verres étaient sur la table, chacun s'est servi.
Donc n'importe qui a pu mettre le poison dans le verre.
Je me souviens de quelque chose. Cette femme a renversé sa coupe.
J'ai encore dans la tête son rire insupportable.
Elle gloussait comme une poule.
Qu'est-ce qu'il se passe, Mlle Dulac ?
Je lui ai offert ma coupe quand elle a renversé la sienne.
C'est moi qui étais visée.
Marc, tu ne comprends pas ?
Laissez ma femme ! Vous ne savez que la droguer.
Quelqu'un a essayé de me tuer.
Viens là. Viens, mon amour.
Viens.
Poussez-vous.
La porte était ouverte.
Mais les photos ne sont pas du tout prêtes.
Ah ? Oui.
- Ton commissaire t'envoie ? - Non. Non, c'est...
Au journal, le type du labo, il ne veut jamais me montrer
comment on fait le tirage des photos.
Il parait que ce n'est pas un boulot de femme.
- Ah bon ? - Oui.
Il y a certaines choses qu'une femme fait beaucoup mieux qu'un homme.
Tu ne crois pas ?
J'adore partager mon savoir.
Ça te dirait d'être mon apprenti sur le tournage ?
Je ne sais pas trop, avec le journal et puis l'enquête.
Tout ça, ça...
Non, au contraire, tu seras au plus proche de l'action
sans que personne ne se doute de rien.
Et moi, je t'aurai sous la main.
T'as pas froid aux yeux, c'est une qualité que j'admire.
Ben, si t'as besoin de moi, ce n'est pas pareil.
Enfin oui, je veux dire, on peut essayer.
Alors au boulot.
1re leçon, la photo se fout de la morale.
Cette garce de Blanche Dulac est super photogénique.
Quelqu'un a forcément vu le crime.
Mais peut-être ne se souvient-il pas. Le refoulement, la culpabilité,
c'est ce qu'il y a de plus fascinant, chez l'être humain.
Vous ne trouvez pas ?
Libérer mes patients, c'est mon sacerdoce, commissaire.
Un sacerdoce qui paye bien.
Vous donnez quoi à Blanche Dulac ?
Vous, par exemple, il est clair que vous avez subi un choc,
quelque chose de terrible que vous cherchez à enfouir.
Ça ne sert à rien.
Il faut s'y abandonner pour s'en libérer totalement.
Tenez,
si votre lypémanie s'aggrave, je peux vous aider.
- Ma quoi ? - Votre dépression.
J'ai les clichés de Fred.
C'est moi qui ai fait les tirages. Fred trouve que je suis douée.
Bravo. Je suis fière de toi.
- Fred pense que je pourrais... - Abrégez, Avril.
Et surtout, arrêtez de répéter ce prénom ridicule.
Même un chien n'en voudrait pas. Donnez, à la fin.
Visez la tronche de la Dulac.
Le champagne n'était pas bon.
C'est terrible, un mauvais champagne.
Ça m'étonnerait que ça soit le champagne, Marlène.
Cette photographe a beaucoup de talent, à part ça,
je n'ai pas beaucoup de temps, on m'attend.
Attendez.
Regardez attentivement cette photo.
Votre expression sur le visage, vous avez vu
quelque chose qui vous bouleverse ? Vous vous souvenez ?
- Ça n'a rien à voir avec l'enquête. - Ce n'est pas à vous d'en juger.
J'ai vu mon mari avec Sylvia Franco.
Ils ne se cachent même pas.
À mon âge, je devrais m'y attendre.
Non, c'est tellement injuste.
Vous êtes une si belle femme
et une si bonne actrice.
Le monde du show-business est tellement cruel pour les femmes.
Oui. Merci, Marlène.
J'ai l'impression que vous ne me dites pas tout, Mlle Dulac.
J'ai trouvé ça dans ma loge, le 1er jour de tournage.
"Roulure, quand je t'aurai crevée, le monde ira mieux.
"Tu te crois belle, tu ne vaux rien ! Prépare-toi, la mort rode."
5 jours avant la mort de Simone Maupin.
Anonyme, comme il se doit.
Pourquoi ne pas l'avoir montrée ?
Je ne voulais pas inquiéter mon mari, il a tellement de pression.
Je m'en veux.
Si j'avais prévenu la police, cette femme serait en vie.
Vous avez des ennemis, Mlle Dulac ?
Le cinéma est un monde féroce, plein de jalousie,
mais de là à vouloir m'assassiner, non.
C'est absurde.
N'est-ce pas ?
En disant la réplique, tu t'assieds sur la voiture.
- En la disant. - D'accord.
Ta visite au commissaire nous a fait perdre 1 heure.
Va te préparer, on va répéter.
Ceux qui n'ont rien à faire sur ce plateau, sortez.
Personne ne bouge.
Mlle Dulac a reçu une lettre de menace
quelques jours avant l'assassinat
de sa doublure.
Dictée pour ceux qui étaient présents au moment du crime.
Allez.
C'est un abus de pouvoir.
Vous sabotez mon film, là.
Les personnes censées nous aimer le plus
s'avèrent incapables de nous protéger.
Mais, le veulent-elles vraiment ?
Vous, la stagiaire,
distribution de papiers et de crayons, s'il vous plaît.
Ça me ferait mal. On vient de me faire les ongles.
C'est un peu gros, non, commissaire ?
En refusant d'écrire,
vous attirez mon attention sur vous.
Je ne m'en plains pas.
Comme vous voudrez.
Je ne peux pas vous en empêcher.
Quelqu'un pour disputer à Mlle Franco le titre de suspect numéro 1 ?
Parfait.
"Sale roulure..."
Allez, on écrit.
"Sale roulure.
"Quand je t'aurai crevée."
Crevée.
"Le monde s'en portera mieux."
Vous êtes d'accord, Mlle Franco ?
On n'est pas tous fan d'elle, c'est pas un crime.
Mais certains corbeaux ne se contentent pas d'écrire des lettres,
ils tuent.
"Tu te crois belle et puissante."
Belle et puissante.
"Alors que tu ne vaux rien."
Je ramasse les copies.
Vous allez plus mal que je ne le pensais, commissaire.
Ne refusez pas l'aide que je vous offre.
Je n'ai rien à gagner dans l'affaire.
Quel mal vous ronge, Swan Laurence ?
Un mal d'amour ?
- Vous avez perdu quelqu'un ? - Taisez-vous.
Tenez, buvez.
Très bien.
Ce petit cocktail de ma Suisse natale vous fera le plus grand bien.
Voilà de quoi vous faire oublier vos soucis.
La souffrance n'est pas une fatalité, M. Laurence.
À condition de rester raisonnable, pas plus de 30 gouttes par jour.
Laurence.
Ben, alors, vous avez l'air tout schlass.
Laurence.
Ne me laisse pas.
Je dois voir le chef opérateur pour revoir les séquences.
Je ne serai pas long.
Qu'est-ce que t'attends pour virer cette folle ?
Qu'elle me tue ?
Sylvia ?
C'est une grande gueule, pas une meurtrière.
Évidemment, tu la défends, tu la baises.
C'est de ta faute si elle cherche à m'éliminer.
Pour la centième fois, c'est un flirt sans importance
pour qu'elle se sente désirée.
Tu crois que c'est facile pour elle de jouer face à la Dulac ?
Qu'irais-je faire avec elle
alors que je vis avec la plus merveilleuse des femmes ?
Tu me le jures ?
Je te le jure, oui.
Ce film, c'est notre chance de repartir à zéro.
Tu sais ce à quoi j'ai rêvé, cette nuit ?
- Non. - On était à Cannes,
et tu recevais le prix d'interprétation.
Ce serait merveilleux.
Pardon, mon chéri.
Tu fais tout pour qu'on s'en sorte et je te rends la tâche difficile.
Ça recommence.
Ça ne s'arrêtera jamais.
Les crises,
la clinique.
Je vais devenir folle.
Non, ça n'arrivera pas.
C'est toi la plus forte de nous deux.
Tout va s'arranger, je le sais.
Il n'y a pas à dire, t'es fortiche pour la mise en scène.
J'en ai marre des coups en douce. Tu m'avais promis de la quitter.
Je ne pense qu'à ça, mon amour.
Mais il y a le film, ce n'est pas le moment.
C'est triste pour cette pauvre fille, Simone.
Imagine si l'assassin n'avait pas raté son coup,
on n'aurait plus eu d'obstacles.
Tais-toi...
- Bonjour, mademoiselle. - Bonjour, monsieur.
Eh, Alice !
Alors, les résultats ?
T'avais raison.
Exactement la même composition que ce qui a tué Simone Maupin.
Calmo. Repos éternel serait plus juste.
T'es un vrai limier, toi.
Je fais ce que je peux pour aider Laurence.
Il est un peu à côté de la plaque.
Complètement lobotomisé.
- Il a perdu la femme qu'il aime. - Laurence, amoureux ?
Personne n'est à l'abri.
Lui, c'est comme le rock français
ou le vin anglais : ce n'est pas un bon mélange.
Merci beaucoup, en tout cas.
Si t'as besoin d'un service, n'hésite pas.
Déjà, tu pourrais faire ma pub auprès de ton amie Marlène.
Marlène et toi ?
Ben, oui. Pourquoi ?
Je ne sais pas trop,
drôle de mélange.
C'est un peu comme un sorbet à l'andouillette.
Ça ne matche pas.
Aucune écriture ne colle.
"Quand je t'aurai crevée." Quelle cruauté, quelle violence.
Ça fait froid dans le dos.
En cas d'empoisonnement, le ou les coupables font partie du 1er cercle.
Dans le 1er cercle, nous avons Jacques Mentchikoff.
Il ne me revient pas du tout. Vous avez vu ses yeux d'égorgeur ?
Le regard dit tout.
Merci, Marlène pour cette analyse morphopsychologique,
mais je n'y crois pas, pas plus qu'à la phrénologie.
Mentchikoff n'a aucune raison de tuer Blanche Dulac.
Alors que lui,
45 ans, marie depuis 15 ans,
il trompe sa femme avec Sylvia Franco,
starlette aux dents longues
qui a refusé de se soumettre au test de la dictée.
C'est une cliente sérieuse.
Ça va ?
- Ça va, commissaire ? - De l'air.
Retournez à votre bureau !
Ne restez pas dans mon périmètre !
Je ne comprends pas, vous étiez de si bonne humeur.
Il est où le... ?
Ce médicament, il est où ?
Ce bureau est un véritable souk !
Ne touchez à mes affaires.
Ça ne vous suffit pas de tout régenter dans ma vie ?
Il est où ?
Il a dû tomber de ma poche.
Alice !
Viens.
Il a perdu son sirop, tu ne l'aurais pas vu ?
Il ne vaut mieux pas qu'il le retrouve.
C'est une vraie saloperie.
- Qu'en savez-vous, Avril ? - Glissant est formel.
C'est le même produit qui a tué Simone.
Ce Mentchikoff n'est pas net. Il drogue Blanche Dulac.
Rendez-le-moi, vous entendez ?
Vous êtes bouché ?
Il faut coffrer ce taré.
Vous faites les poches d'un commissaire,
et vous diligentez une analyse toxicologique.
- Vous vous prenez pour qui ? - Je veux vous aider.
Regardez votre état.
Mais quel orgueil.
Je ne veux plus vous voir roder sur le plateau. D'accord ?
Fred m'a engagée comme assistante. Vous ne pouvez pas me virer.
- Tu vas changer de métier ? - Oui. À propos de virer, Avril,
méfiez-vous de cette parisienne.
Ce genre de fréquentation...
Un jour, on marche à la voile, et le lendemain à la vapeur.
Non, mais c'est vous qui avez vos vapeurs.
Il débloque à plein tube.
Les vapeurs, oui. Regardez-vous, vous êtes toute rouge.
- Je vous entends. - Il n'y a que la vérité qui blesse.
Sens bien ce moment où tu es malade.
Tu es au bord du lit, tu prends un temps,
tu t'allonges,
tu as les yeux au plafond.
Tu sais que tu vas faire une connerie, mais tu vas la faire.
Tu composes nerveusement le numéro.
Ça ira, le texte ?
Je le sais par cœur.
Sûre ? Merci pour les photos. S'il vous plaît, merci.
Tes lunettes.
Mets-toi sur ta droite, chérie.
- Comme ça ? - Non, droite.
Je suis trop éblouie.
C'est bien pour ton visage.
On va tourner. Je voudrais le silence.
Vous m'avez menti sur la composition du Calmo.
Évidemment. Vous, les Français, êtes étroits d'esprit
pour les remèdes alternatifs.
Arrêtez votre cinéma.
Ce remède alternatif comme vous dites a tué Simone Maupin.
N'importe qui a pu lui donner,
Blanche en sème partout dans la maison et sur le tournage.
Vous êtes le 1er suspect.
Alors arrêtez-moi.
C'est bien l'objet de notre entretien ?
Qu'est-ce qu'il s'est passe ?
Le rapport des experts est formel :
l'accroche du projecteur a été sabotée.
C'est une nouvelle tentative de meurtre.
Vous n'avez pas d'autres soupçons ?
Vous croyez que je me tairais si j'en avais ?
N'importe qui a pu le faire.
On entre dans ce studio comme dans un moulin.
Oui, ça je vous l'accorde.
À partir d'aujourd'hui,
vous serez placée sous protection policière.
Pour que je me souvienne à chaque instant qu'un fou veut m'assassiner ?
Ce n'est pas négociable.
Sinon, la 3e tentative sera la bonne.
Bien. Soit, je m'en remets à vous, commissaire, mais à une condition :
que ce soit discret, alors de grâce, pas de ça.
Non, il faudrait quelqu'un d'insoupçonnable.
Votre secrétaire ? J'ai perdu ma doublure main.
Cela ferait une couverture idéale
pour cette charmante jeune femme.
Moi ?
C'est impossible.
Je ne peux pas laisser le commissaire seul.
Je suis sûre qu'il est capable de nourrir
son poisson rouge quelques jours.
Je n'y arriverai jamais, commissaire.
Vous avez déjà essayé de courir avec des talons ? Non.
Ben, ce n'est vraiment pas évident.
Je comprends pourquoi il n'y a pas de femmes dans la police.
Et si le fou veut égorger Mlle Dulac ou l'écraser avec une voiture
ou la tuer avec un sèche-cheveux ?
J'ai compris, Marlène, j'ai compris.
N'ayez crainte.
Vous devez juste ouvrir vos yeux et vos oreilles et tout me raconter.
Je ne serai jamais très loin.
Venez avec moi, commissaire.
Vous êtes doublure main. Nous ne nous connaissons pas.
Vous n'oubliez pas quelque chose ?
Ne vous inquiétez pas, il n'est pas chargé.
C'est juste pour intimider votre adversaire.
Allez, courage, Marlène, courage.
Main gauche sur le combiné. Gauche, voilà.
Et de la main droite, vous faites le numéro de téléphone.
- Ça va aller ? - Oui.
- Vraiment ? - Oui.
J'ai la tremblote.
Parfait, je suis censée rompre avec mon amant.
Vous êtes déjà dans le rôle, Marlène.
Je ne sais pas comment vous faites pour être aussi calme avec tout ça.
Si ça se trouve, en ce moment, le fou nous regarde.
J'en ai froid dans le dos.
S'il avait voulu me tuer, il n'aurait pas raté 2 fois son coup.
Quelque chose l'en empêche.
Ou alors, c'est quelqu'un qui l'oblige à faire tout ça.
Vous en parlez comme si vous le connaissiez.
Vous soupçonnez quelqu'un ?
- Jeannot, tu t'avances. - Main sur le téléphone.
Et serrez, serrez ce cadre.
Voilà, c'est très important.
Merci, Mlle Dulac.
Blanche. Goûtez.
Il peut recommencer avec le poison.
Blanche prend Marlène pour son clébard.
Elle n'en a rien à foutre, des autres.
Elle me dégoûte.
Tu manges comme un petit cochon.
C'est mignon, en même temps.
Tu t'occupes du matériel ? Je vais développer les photos d'hier.
Oui ?
Quoi ?
Je peux vous aider pour votre tribadisme ?
- Mon quoi ? - Votre penchant pour cette femme.
Mais vous, allez vous faire soigner, espèce de malade !
Allez.
Je me disais bien que j'avais vu de la lumière.
Il est tard.
Vous ne voulez pas rentrer ?
Je suis en train de mettre au point une nouvelle méthode
de résolution des enquêtes.
Vous devriez essayer, c'est très amusant.
Le docteur Maillol était une grande professionnelle, et une femme...
Vous ne voulez pas aller boire un verre entre collègues ?
Merci, mais j'ai encore du pain sur la planche.
Comme vous voulez.
À demain, Laurence.
Qu'est-ce qu'on a rigolé avec Marc.
C'était le bon temps.
Ça me fait du bien de vous avoir ici.
Ça me change de cette ambiance de plomb.
- Vous avez des enfants ? - Non, je n'ai pas ce bonheur.
Vous n'avez pas encore trouvé le père.
Si, mais il ne le sait pas.
N'attendez pas trop.
Après, ce sera trop tard.
Ne déçois pas le commissaire, Marlène.
N'aie pas peur, petit garçon.
Marlène est une gentille dame.
Je ne te ferai aucun mal.
Tu vois ?
Voilà.
Ça y est. Il n'y a pas de crainte à avoir.
- Qu'est-ce que c'est ? - Qu'est-ce que vous faites là ?
Sortez tout de suite.
Il est en pleine crise.
Il a besoin de soins spécifiques. Laissez-nous.
- Non. - Nurse, maîtrisez-le.
Dégagez l'épaule.
Merci pour ta patience.
J'ai tellement appris de trucs en si peu de temps.
Mais tu es douée, tu sais.
Merci.
Bon. Ben, à demain alors.
Oui, sans faute. Je ne peux plus me passer de toi.
Salut.
- Fred. - Oui ?
Je me disais... Je ne sais pas toi,
mais avec tous les gâteaux que j'ai dévoré sur la table de régie,
je pense qu'une tisane me ferait le plus grand bien,
et j'ai des tisanes chez moi.
Oui. Une tisane, excellente idée.
Qu'est-ce que vous lui faites ?
Vous le sauriez si vous osiez franchir cette porte.
Nous savons que vous ne le ferez pas.
Vous partirez avant le réveil de Blanche.
- Sinon je vais vous... - Vous allez quoi ?
Je partirai si Blanche me le demande.
Mais ne comptez pas trop là-dessus. Elle a besoin de moi pour tenir.
Espèce d'ordure.
Qui s'occuperait de François si je n'étais pas là ?
Vous êtes incapable de jouer votre rôle de père, et ça depuis le début.
Essayez le Calmo, c'est plus efficace.
Pardonnez-moi pour tout à l'heure, mais il faut agir très rapidement.
De quoi souffre cet enfant, docteur ?
François est né polyhandicapé.
Le drame de Blanche :
des années de dépression et 2 tentatives de suicide.
Voilà pourquoi elle n'a pas tourné depuis si longtemps.
Mais il est enfermé comme un animal.
C'est horrible.
C'est mieux pour lui et pour les autres, il peut être violent.
Il va beaucoup mieux depuis que je le soigne.
Je suis sûre qu'avec beaucoup d'amour et de patience...
Ne vous mêlez pas ce ça.
Officiellement, François est en pension en Suisse.
En 13 ans, rien n'a jamais fuité dans la presse.
Je ne sais pas si je pourrais faire comme si je n'avais rien vu.
Croyez-moi, Marlène, ne parlez jamais de François devant Blanche.
C'est difficile de dormir, cette nuit, n'est-ce pas ?
Docteur,
vous voulez bien nous mettre la 1re bobine du Secret de Madame B ?
S'il vous plaît.
Vous l'avez vu, Marlène ?
On peut voir ici des films comme au cinéma ?
J'ai fait installer un projecteur pour que Marc puisse visionner
les rushes du tournages ici.
On en profite pour revoir mes meilleurs films.
C'est prêt, docteur ?
Bientôt.
Maman, maman.
Alors, commissaire, cette enquête, ça avance ?
Rassurez-moi, Borel, vous n'êtes pas venu vous rendre ?
Le cinéma français perdrait une de ses plus solides valeurs.
Vous ignorez des choses sur Mentchikoff.
Je suis sûr que vous allez remédier à cette lacune.
- Bonjour. - Bonjour.
Tu sais, je...
Je n'ai pas l'habitude de...
En fait, c'est la première fois que je...
Je me suis jamais sentie aussi bien avec quelqu'un.
Si je te dis un truc, tu jures de garder le secret ?
Blanche Dulac, c'est...
C'est ma mère.
- Enfin, ma mère adoptive. - Quoi ?
Mais qu'est-ce que tu racontes ?
Elle m'a adoptée quand j'avais 2 ans. À l'époque, elle se croyait stérile.
Et puis un jour, elle a rencontré Marc,
et elle est tombée enceinte.
Alors évidemment, je ne faisais pas le poids
à côté d'un vrai enfant,
l'enfant de l'amour.
Alors à 10 ans, elle s'est débarrassée de moi.
Mais c'est atroce.
Elle a bien fait les choses, tu sais.
Elle m'a mise dans une pension de luxe en Angleterre,
je ne manquais de rien.
Mais elle n'est jamais venue me voir.
Alors un jour, j'en ai eu marre de l'attendre...
j'ai pris mes cliques et mes claques, direction Londres,
j'ai découvert la photo et je suis devenue Fred.
C'est dingue.
Comment tu t'es retrouvée sur le film ?
Crois-le ou non, c'est un pur hasard.
Et je me suis dit :
"Ben, ce serait peut-être l'occasion de..."
De... de quoi, au juste ?
Elle ne me reconnaît même pas.
Tu te rends compte, elle ne me reconnaît même pas.
- Mais tu devrais lui parler. - Non.
- Tu pourrais tout lui dire. - Non. Ça, jamais.
C'est à elle de faire le 1er pas et de me demander pardon.
Elle a gâché mon enfance.
Mais elle ne s'en sortira pas.
Elle ne s'en sortira pas.
Où est Marlène ?
Nurse, remontez François dans sa chambre.
J'ai aidé François à cueillir ce bouquet pour sa maman.
C'est un bien gentil garçon.
Qui vous a permis d'approcher mon fils ?
Vous êtes comme les autres, une fouille-merde.
Dégagez d'ici.
Et puis qu'on me tue, après tout.
Comme ça je cesserai d'être à la merci des vautours.
Je vous avais prévenue.
Vous êtes sur le chemin de la guérison, je m'en félicite.
- Au revoir. - J'ai quelque chose à vous dire.
Montez.
C'est vous qui avez versé le Calmo dans le verre
le jour du meurtre.
Je lui ai donné du Calmo après une prise.
Votre informateur manque de précision.
Il s'appelle Marc Borel.
Comment aime-t-elle un type aussi lâche ?
Il m'a demandé de doubler la dose quand Blanche devient trop nerveuse.
- Il n'a jamais compris sa femme. - Alors que vous, oui ?
C'est pour ça que vous l'abrutissez avec votre remède ?
- Ma méthode a fait ses preuves. - Oui.
Le moment est venu de faire une reconstitution, commissaire.
Quelqu'un a forcément vu l'assassin opérer,
mais ne s'en souvient pas.
Je peux faire sauter les verrous de l'inconscient des témoins.
- C'est parfaitement ridicule. - Vous avez une meilleure idée ?
Le début d'une piste ?
Prenez la bouteille, Borel.
C'est vous qui avez rempli le verre fatal à Simone Maupin,
ce verre qui était destiné à votre femme.
Non, c'est lui le responsable. Blanche, dis-lui.
Je n'aurais jamais pu faire ça.
Cessez d'influencer la victime et remplissez ce verre.
Pas pendant le service quand même. Vous êtes maboul ?
Si vous continuez, je vous dénonce.
Pareil pour votre dealer, le gourou des Alpages.
Regardez-le avec ses yeux de sadique, il a fait le coup, c'est sûr.
Allez faire la morte, Avril, et laissez-moi faire mon travail.
Concentrez-vous bien.
Et maintenant, replongez dans l'état où vous étiez au moment des faits.
Simone, buvez votre verre.
Allez.
Blanche, passez-lui votre verre.
Attendez.
Je sais qui a tué. Comment ai-je pu occulter ce moment ?
C'est...
Dites-le, docteur.
Son asthme ne l'a pas tué,
mais une inhalation létale de méthanol.
L'assassin ne vous a pas simplifié la tâche, commissaire.
J'ai de la Californienne super light. Ça détend bien les neurones.
Gardez vos conseils de Beatnik, Glissant, sinon je vous fais coffrer.
Nous serons 2 en cellule ?
Je ne suis pas le seul consommateur de produits illicites dans la maison.
Typique des drogués de penser que les autres le sont aussi.
C'est quoi le problème avec le méthanol ?
Il y en a partout.
Antigel, carburant, dégraissant, lubrifiant, solvant, nettoyant...
Merci.
Qu'est-ce que j'ai fait encore ?
Quoi ? Depuis votre naissance ?
La liste de vos nuisances serait trop longue à énumérer.
J'ai besoin de vous.
Vous avez trouvé une place de choix sur le tournage,
alors ouvrez vos yeux et vos oreilles.
- Pourquoi je ferais ça ? - "Pourquoi" ?
Parce qu'entre collègues, on s'entraide.
Et pensez à ce malade qui rode sur le plateau et qui pourrait s'en prendre
à Fred, par exemple ?
Oh, vous virez au vert, Avril.
À moins que ce ne soit au rouge.
- Vos émotions sont très confuses. - Bon.
Mentchikoff a aussi été empoisonné .
Non.
Le Calmo n'est pas en cause. Écoutez-moi attentivement.
Il est absolument essentiel
qu'on croit que Mentchikoff a succombé à une mort naturelle.
Surtout l'assassin.
Alors pas un mot, à personne.
- Une tombe. - Parfait.
Vous allez retourner au studio et répertorier
tous les produits contenant du méthanol.
- Du méthanol. - Oui, du méthanol.
En parlant d'alcool,
ça a du vous filer un coup que votre dealer claque.
Pas trop dure la vie sans schnouff ?
Je n'ai aucun besoin de ces substances.
Je me porte comme un charme, n'est-ce pas Marlène ?
C'est vrai, Alice.
Je n'ai jamais vu le commissaire aussi en forme.
Bon. Tachez de ne pas me décevoir, Avril.
Non.
C'est rien.
Vous ne pouvez pas vous éloigner un petit peu, s'il vous plaît ?
Arrêtez de me coller.
- Tu peux nettoyer le 35 ? - Oui, bien sûr.
- Avec quoi je le nettoie ? - Avec la rose.
N'en mets pas trop, le méthanol est abrasif.
- Le méthanol ? - Oui, pourquoi ?
C'est efficace pour nettoyer les objectifs.
- Elle est à qui, la bouteille ? - Elle est à tout le monde.
- Dépêche-toi, je dois shooter. - Oui, bien sûr.
C'est beau cette séquence de la mère et la fille qui se retrouvent.
Oui, c'est très beau.
"Tu étais mon seul bonheur, ma seule joie, ma chère enfant."
Il y a que dans les films qu'on parle comme ça.
Ça peut être n'importe qui.
La bouteille est tout le temps sur le plateau, à la portée de tous.
Ben, oui.
Hé, oh !
- Surveillez votre langage. - C'est ça, oui. Branquignol, va.
Ce n'est pas de ma faute...
Allô ?
- Quoi encore ? - Commissaire.
Que faites-vous là ?
Martin, c'est très gênant. Surtout devant le commissaire.
C'est de la part de Blanche Dulac.
Elle m'a congédié.
"Congédié." Pour qui elle se prend celle-là ?
Elle commence à me courir !
Mes douceurs préférées.
Oh, commissaire,
c'est incroyable.
Quoi, qu'est-ce que c'est ?
Elle était dans les chocolats.
"Ma chère, Marlène.
"Je regrette tellement de vous avoir brusquée.
"M'offririez-vous une seconde chance ?
"Vous êtes mon garde du corps préféré.
"Votre amie sincère, Blanche Dulac."
Qu'est-ce que les femmes ne feraient pas
pour des sucreries et un diamant ?
Finalement, vous êtes comme les autres :
une pauvre tête de linotte qui se laisse impressionner facilement.
Commissaire, j'en ai assez de vos sautes d'humeur.
Vous insultez Alice au téléphone, maintenant moi.
Si vous continuez, je retourne chez Blanche.
Allez-y, retournez la voir votre amie sincère.
Ça me fera des vacances.
Au revoir, commissaire.
Elle était faite pour vous.
Marlène, ma chérie, je suis heureuse que vous soyez ici.
Moi aussi.
Marc est avec sa pute.
Il a profité de la mort de Mentchikoff
pour mettre François en institution.
Il m'a arraché mon fils.
Si Mentchikoff était encore là...
Il me voulait du bien, lui.
C'était le seul à me comprendre.
Il était un peu bizarre, tout de même.
Oh là, vous êtes sûre, Blanche ?
Vous êtes mon ange blond, Marlène.
Protégez-moi, j'ai tellement peur.
Vous resterez auprès de moi, n'est-ce pas ?
Vous m'abandonnerez pas ?
Bien sûr.
Bien sûr.
Vous avez entendu ?
Il est revenu pour me tuer, c'est sûr.
Qui ça, "il" ?
Vous voulez dire le fou ?
Allez voir, je vous en supplie.
Cachez-vous derrière le sofa et ne bougez pas.
Pardon. Commissaire, que faites-vous ici ?
Je vous ai fait mal ?
Une gifle l'autre jour, un direct maintenant.
Vous faites des combats clandestins pendant vos loisirs ?
Il est là.
- N'approchez pas. - Mais calmez-vous.
Lâchez-moi.
Je n'ai rien fait de mal.
- Marlène, videz-lui son sac. - Vous me faites mal.
Un trépied pouvant assommer quelqu'un et même pire.
Allez.
Une bouteille de méthanol.
Bien, je vous arrête pour le meurtre de Simone Maupin,
et celui de Jacques Mentchikoff.
Avec tentative de meurtre sur Blanche Dulac
et violation de domicile avec intention de tuer.
Vous êtes hors de danger maintenant.
Et je vais pouvoir récupérer ma secrétaire.
Pourquoi m'avoir caché que vous étiez Frédérique Dulac,
sa fille adoptive cachée ?
J'ai rien à voir avec les meurtres. Je suis par hasard sur son film.
Non. Vous êtes photoreporter à Jour de Paris,
pas photographe de plateau.
Vous avez demandé un congé à votre magazine
et harcelé le producteur pour qu'il vous engage.
Meurtres avec préméditation, ça va chercher...
Ce n'est pas un crime de vouloir revoir sa mère, non ?
Quand je rends visite à ma mère,
je sonne, comme tout le monde. - Je voulais voir son enfant.
J'avais entendu qu'il était chez elle...
Ah, voilà ! Vous vouliez tuer l'enfant handicapé.
J'ignorais qu'il était handicapé.
C'est ça que vous comptez faire avaler aux...
Avril, je rêve, là.
C'est un commissariat, pas un saloon.
- Je te jure que je suis innocente. - Chez moi,
le lendemain matin, tu m'as juré que c'était un hasard
si tu bossais sur le tournage.
Quoi, le lendemain matin ? Le lendemain matin de quoi ?
Non, attendez...
vous me cachez des informations pour protéger...
la suspecte ?
Avril, répondez.
Vous connaissiez le lien entre Blanche Dulac et cette personne ?
Parfait.
Dissimulation de preuves.
Vous n'allez pas vous en sortir comme ça.
Frédérique Dulac, je vous défère à la justice.
Martin, conduisez la prévenue en cellule.
Ça ne peut pas être elle.
Mais réfléchissez sombre idiote.
Cette relation contre-nature que vous avez avec cette...
fait de vous sa complice.
Vous me décevez, Avril, mais alors.
Commissaire, comprenez Alice.
Fred et elle sont devenues très amies.
Vous êtes loin du compte Marlène. C'est...
Laurence.
Tim, je ne sais pas quoi faire. Laurence s'est évanoui.
Il a ingurgité par mégarde un peu de Calmo.
Tu m'as pris pour qui ?
Ça fait un bail que j'ai pigé.
Ses sautes d'humeur,
son regard vitreux, son teint blafard.
Personne ne doit le voir comme ça, il va se faire virer.
Il ne s'en remettra jamais.
Comment on peut le faire sortir d'ici ?
Aide-moi à déplacer mon client.
Ça va aller, Marlène ?
Stop, stop.
- Va faire le guet, Marlène. - Oui.
- Qu'est-ce que... - Je ne peux pas le porter seule.
- Attendez un peu. - Qu'est-ce que...
Avril, je vous interdis...
Docteur, nous vous devons une fière chandelle.
- Un dîner aux chandelles ? - D'accord.
Marlène, Blanche est en danger. Retourne chez elle.
- Et fais comme si de rien n'était. - Alice,
prends soin du commissaire.
- Oui. - T'as pigé,
ne te laisse pas attendrir.
Oui.
Je vais devoir vous enfermer, Laurence.
Vous m'entendez ?
Je n'ai pas d'autre solution pour vous faire décrocher de ce truc.
Mais d'ici 24 heures,
ça devrait aller déjà beaucoup mieux.
C'est juré.
C'est juste un mauvais moment à passer.
Embrasse-moi toi, viens-là.
Mais qu'est-ce que t'as ?
Il faut qu'on s'arrête, Sylvia. Ça devient trop compliqué.
Blanche crève de jalousie.
Nos rapports doivent redevenir strictement professionnels.
Tu ne penses pas ce que tu dis ?
Hein ?
Parce que je t'aime, moi. Tu m'avais promis
que tu la quitterais. Tu me l'avais promis.
Tu trouveras quelqu'un,
quelqu'un de plus jeune.
Salaud.
Dans l'avion, non.
Non ! Non !
Non ! Ouvrez !
Avril !
Quand il est menacé avec le revolver,
je veux - prends-le, oui -
que le public ait peur, mais je veux surtout qu'il soit ému.
Marc, je vais te donner ce que tu veux.
Tu le fais ?
Allez.
Moteur !
- Ça tourne. - Annonce.
Les Insoumises, 62 sur 1, 1re.
Et... action.
Cet homme nous a manipulées, humiliées.
C'est un monstre. Il n'a eu que ce qu'il méritait.
Lucie, qu'est-ce que tu fais ?
- Tu vas voir, vieille peau. - Ce n'est pas dans le texte, ça.
C'est moi qui écris la scène dans laquelle tu crèves.
Personne ne bouge.
C'est un vrai flingue et il est chargé.
- Marc, fais quelque chose. - Pose ce revolver.
Je ne suis plus ta chose, espèce de porc.
Elle tient mal la détente, elle ne mettra jamais dans le mille.
Blanche.
Je serais vous, je me passerais un coup de peigne.
Oser donner des conseils de coiffure quand on a une tignasse pareille,
c'est le comble.
C'est chouette de vous retrouver égal à vous-même.
Vous étiez flippant, ces derniers jours.
Plus 1 goutte de Calmo. Promis ?
Tant que vous restez à distance,
je n'aurai pas besoin de Calmo.
"Tu te crois belle et puissante alors que tu ne vaux rien."
Belle et puissante.
Accélérez un peu la cadence, je n'ai pas que ça à faire.
Attendez. "bèle" : E accent grave L E ?
"Puissentte" : E N deux T E ?
Vaux : V O ? Vous vous foutez de moi ?
Mais je n'ai pas d'instruction.
C'est pour ça que vous refusiez d'écrire devant tout le monde,
par peur du ridicule ?
Vous ne seriez pas une meurtrière, je trouverais ça émouvant.
Je n'ai empoisonné personne, moi.
Vous savez quoi, Mlle Franco, je vous crois.
Oui, il faut me croire.
Si vous saviez ce qu'elle lui fait vivre.
Il rêve que d'une chose : qu'elle disparaisse à jamais.
Il m'avait promis de m'épouser après le tournage. Le salaud...
Pourriez-vous me jurer qu'il rêvait qu'elle disparaisse ?
Attention, un faux témoignage vous coûterait très cher.
- Vous en avez conscience ? - Je vous le jure.
Il n'en peut plus, elle lui fait une vie infernale.
Je voulais juste l'aider.
Je ferais n'importe quoi pour lui.
Je l'ai dans la peau.
Pas vraiment, Mlle Franco. Pas vraiment.
"Sale roulure, quand je t'aurai crevée, le monde s'en portera mieux.
"Tu te crois belle alors que tu ne vaux rien.
"Prépare-toi, la mort rode."
Qui a écrit ce scénario, Blanche ?
Marc, bien sûr.
Il écrit tous ses scénarios.
Je sais ce que vous pensez, mais c'est une coïncidence, non ?
Il n'a pas pu faire ça.
Non, certainement. Vous avez raison.
Et où est-il, en ce moment ?
Il dort.
L'arrestation de Sylvia l'a beaucoup affecté.
Je reviens tout de suite, je vais au petit coin.
Oui. Je vous assure, commissaire.
Exactement le même texte que dans la lettre anonyme,
mot pour mot.
C'est lui, j'en suis sûre.
Blanche est en danger. Venez vite, je vous en supplie.
Qu'est-ce qu'il se passe ? Quelque chose est arrivé à Blanche ?
Non, pas encore.
C'est pour éviter ça que je viens vous arrêter.
- Vous plaisantez ? - Vous êtes soupçonné
d'une tentative de meurtre sur Blanche Dulac
ainsi que des meurtres de Simone Maupin et Jacques Mentchikoff.
C'est ridicule. J'aime ma femme.
Épargnez-moi le côté conte de fées.
Vous êtes un réalisateur en mal de succès,
enchaîné à une star vieillissante.
Votre muse est en train de ruiner votre carrière
et vous décidez de l'éliminer.
Vous délirez.
Mentchikoff vous fournissait en Calmo, vous êtes accro.
- Je peux vous briser, Laurence. - Bien sûr, Borel, bien sûr...
"Sale roulure,
"quand je t'aurai crevée, le monde se portera mieux." Etc.
- Ça vous dit quelque chose ? - C'est la lettre anonyme.
Surtout un de vos dialogues,
La Mort au printemps. Vous parlez d'un titre.
C'est un peu gros, non ? Un cinglé veut me faire accuser.
Vous avez reconnu mon écriture ? Non.
Une écriture, ça se maquille.
Bien. Embarquez-le.
Oui, c'est bon. C'est bon.
Merde.
Nulle de chez nulle.
Regardez, elle lui montre une photo. C'est un indice.
Ça se pourrait.
Je vous avais dit que ce n'était pas Fred.
Malgré le petit pois qui vous sert de cervelle,
vous êtes tombée sur la pièce manquante du puzzle.
Martin, apportez-moi le sac de Simone Maupin qui est sous scellé.
- Tout de suite. - Merci.
C'est bien vous sur la photo ?
On l'a retrouvée dans le sac de votre mère.
C'est moi.
Pourquoi je suis là ? Si c'est encore pour vous foutre de moi...
Quels liens votre mère entretenait-elle avec Blanche Dulac ?
Aucun. Maman l'admirait beaucoup, pas de quoi en faire tout un plat.
- Tenez. - Merci.
Voilà.
Georges, faites un effort de mémoire.
Votre mère vous a-t-elle parlé de Blanche Dulac de façon...
plus intime, comme si elle se connaissait véritablement ?
Elle racontait souvent ce truc.
À 5 ans, j'ai choppé la rubéole
et maman m'a laissé seul pour aller la voir au théâtre.
Je lui avais refilé, mais elle y était allée quand même.
Elle a même attendu la Dulac et elle lui a fait la bise.
La rubéole. Vous avez quel âge ?
19 ans.
19 moins 5,
ça fait 14.
Bon sang, mais...
Blanche Dulac était enceinte, il y a 14 ans.
Chopper la rubéole enceinte, ce n'est pas la tuile,
c'est carrément le toit qui s'effondre. Très mauvais.
- Pour la mère ou pour l'enfant ? - Pour la mère, ce n'est pas grave.
C'est l'enfant qui trinque, et pas qu'un peu.
Il en prend pour perpète.
Malformation cardiaque, atteinte cérébrale,
retard de croissance, surdité... - Bien sûr, quel idiot.
C'est la seule à ne pas avoir fait la dictée.
Pourquoi vous me parlez de dictée ?
Bingo.
Pourquoi Fred n'est pas libre ?
Je vous fais une faveur inouïe, là, alors changez de disque.
- Vous pouvez m'expliquer ? - Oui, ce serait sympa.
Vous n'allez pas tarder à le savoir.
Je doute que "sympa" soit l'adjectif approprié.
Merci.
Avril, plus d'initiative calamiteuse. Vous vous tenez à carreaux.
Non, mais je rêve. Je vous ai sauvé la mise.
- Vous avez profité de ma faiblesse. - Pardon ?
Ce scoop, vous le voulez ou pas ?
"Jamais je n'aurais cru devenir une mère un jour.
"Ta naissance, ma chérie, a été le plus jour de ma vie.
"Tu étais tout mon bonheur,
"toute ma joie,
"tu étais tout pour moi."
C'était bien, non ?
Excellent, même. Tu ne trouves pas, mon chéri ?
Blanche Dulac est de retour, vous allez voir.
Je vous arrête pour les meurtres
de Simone Maupin et Jacques Mentchikoff.
Quoi ?
Quelle imagination, commissaire.
Vous feriez un formidable scénariste. Tu ne trouves pas, Marc ?
Non, je n'ai pas d'imagination.
C'est bien là mon drame.
Laissez-la, un peu de respect.
C'est affreux.
Je m'étais beaucoup attachée à Blanche.
Je comprends.
C'est dur.
C'était une relation en tout bien tout honneur,
professionnelle avant tout.
Bien sûr.
Mais parfois, les sentiments se mêlent au travail,
on n'y peut rien, on ne choisit pas. - Non.
Ah. Asseyez-vous, Mlle Dulac.
Je vous ai dit que je m'appelle Fred.
Je te demande pardon.
Si je pouvais me racheter.
Quand ce malentendu sera dissipé, installe-toi à la maison,
qu'on refasse connaissance.
- Qu'en dis-tu ? - Tais-toi, Blanche.
Pourquoi ? C'est une bonne idée,
comme ça elle connaîtra notre petit François.
On n'est pas dans un mélo. On est ici
pour récapituler le déroulement des meurtres
que vous avez commis.
Où est mon Calmo ?
Mon sac, Marc. J'ai oublié mon sac. Marlène.
Oui ?
Venez avec moi, Blanche. Nous allons nous reposer un peu.
Martin.
Asseyez-vous, mademoiselle. Allez.
Qu'est-ce qu'elles font là ces photos pourries ?
Soyez indulgente avec vos photos.
Elles vous permettent d'échapper à la guillotine.
Bien. Revenons au meurtre de Simone Maupin.
Simone, impénitente bavarde.
Quand j'ai appris que vous veniez
jouer une pièce de théâtre à Lille, j'ai pris ma place illico.
Elle raconte à Blanche Dulac
leur 1re rencontre, 14 ans auparavant.
Leur embrassade, la rubéole de son fils resté seul à la maison.
Je vous ai même fait la bise.
Vous vous êtes laissée faire. Je n'oublierai jamais ce moment.
Ensuite, je suis rentrée chez moi pour retrouver mon petit bonhomme.
Cette expression de stupeur que vous voyez sur le visage de Blanche Dulac
correspond non au fait qu'elle vous a vu vous embrasser avec Sylvia,
mais au moment où elle a compris.
Mais alors après, j'ai trinqué. Je suis restée 1 semaine dans le lit.
Simone Maupin lui a transmis la rubéole alors qu'elle était enceinte.
Pour cette raison, Blanche a mis au monde un enfant handicapé.
Elle met alors un flacon entier de Calmo dans son verre.
Personne ne le remarque puisque c'est un geste familier.
En bonne comédienne,
elle bouscule Simone qui renverse son verre.
Pardon, je suis confuse.
Et elle lui tend le sien.
- Prenez la mienne. - Merci. Merci beaucoup.
Pour ne pas attirer les soupçons
et prouver qu'elle est la proie du meurtrier, elle s'écrit la lettre
tirée d'un de vos films pour vous faire accuser.
Une façon de vous faire payer votre infidélité.
Puis, pour me faire croire que quelqu'un cherche à la tuer,
elle sabote un projecteur au-dessus de sa tête.
Elle apprend que Mentchikoff m'a demandé une reconstitution.
Persuadée qu'il a tout compris, elle décide de le tuer.
Elle se procure du méthanol
et en verse dans son inhalateur.
Rien de plus simple.
C'est une tordue.
Et, clou du spectacle,
Mentchikoff meurt lors de la reconstitution du meurtre.
Un génie du crime n'aurait pas fait mieux.
Et au grand jour, en plus.
Avril a perdu tout sens commun.
Heureusement,
les saines valeurs résisteront toujours à la folle marche du monde.
La compagnie d'une vraie femme, par exemple.
Je meurs de faim. Je vous emmène dîner ?
Oh, je ne peux pas commissaire, je suis prise.
Ah ? Ben, dans ce cas, tant pis.
Je vais donc rentrer chez moi,
me préparer un petit bouillon,
boire un petit verre ou deux,
écouter un petit requiem.
Amusez-vous bien.
Je vous jure que non, mais je ne peux pas faire autrement.
Une dette envers quelqu'un.
Vous êtes prête, déesse ?
Je nous ai concocté un programme aux petits oignons.
Une dette.
Allons dîner.
Sous-titrage : ECLAIR
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