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Vas-y, Raoul, éclate-lui la tête !
Alors, Mongolito, on mate ?
Hein ? Ça t'excite ?
Taré ! Débile !
Il sera pas content, le Dr Bousquet.
Peut-être même qu'il va te filer un électrochoc.
- Boum ! - Boum !
Pauvre type, va !
Dégage, maboul !
C'est une catastrophe.
Ils vont fermer le centre ?
Commissaire divisionnaire, merci d'etre venu.
Vous etes plus a meme de gerer les situations delicates.
Le commissaire Martin a pris sa retraite hier.
Grand Dieu !
- Alors c'est lui qui...? - Dede.
Il est doux comme un agneau.
La prison, ca le brisera.
Dites donc ! De quel droit osez-vous ?
Commissaire Laurence. Je remplace le commissaire Martin.
J'ai ete mute dans ce trou par le ministre de l'Interieur.
Une promotion !
Ernest Tricard, commissaire divisionnaire.
Vous m'obeirez.
De toute facon, ici, c'est resolu. Nous avons la victime et le coupable.
Bien. Mort presumee aux alentours de 13 h,
Un seul coup, du tranchant de la lame.
Section de la carotide et de la veine jugulaire.
Mort rapide, presque indolore.
On collectionne les timbres ?
Les jeunes gens que vous voyez la ont ete maltraites par la vie,
places en asile ou emprisonnes dans des conditions terribles.
Alors j'ai cree La Main tendue.
Enfin, mon epouse et moi.
Nous avons cree ce centre pour leur venir en aide.
- Belle reussite, monsieur. - Oui.
Ici, on les ecoute.
Ils sont comme nos enfants. 17 ames en detresse.
17, en comptant le mort ? J'aime la precision.
Vous venez de perdre une ame,
sans compter l'assassin, bon pour la guillotine.
- Dede n'est pas responsable. - Pas lui.
L'entaille a ete faite de droite a gauche. Une main gauche, donc.
King Kong est droitier.
Lequel de vos timbres est gaucher ?
J'espere qu'on sera enfin debarrasses de tous ces sales types.
Ah ben, oui.
- Bonjour. - Bonjour.
- Bonjour. - Bonjour.
- Bonjour, Alice. - C'est pour le courrier du coeur ?
Merci.
Alice, mon petit poussin, toujours en retard ?
Je suis pas ton poussin, ni ta poule.
Et c'est quoi, cette manie de tripoter ?
De plus en plus.
Les femmes sont romantiques et ont besoin de parler d'amour.
Ta rubrique est un succes.
Tu te fous de moi ?
Je passe ma vie a repondre a des bonnes femmes cocues
pour un salaire minable.
Il me faudrait une avance.
Je te fais que ca. Tu les refuses toutes.
C'est toutes les semaines la fin du mois.
On pourrait trouver une solution.
On pourrait surtout me donner un vrai boulot.
La femme travaille !
On me propose des boulots de potiche
et on me met la main aux fesses.
T'aurais du rester femme au foyer, Alice.
Pour le diner, t'as reflechi ?
T'es pas pres de me mettre dans ton lit !
Ni toi, ni un autre.
Oh non, pas elle !
Vous etes reellement incroyable, mademoiselle.
Je suis desolee, je savais pas.
Enfin, j'avais pas vu que vous etiez la.
Vous etes...
le nouveau commissaire ?
Incroyable.
Marlene.
Vous etes attachee a ce bureau ?
"Attachee" ? Comme...
"attachee" ?
Il peut y avoir plusieurs interpretations, n'est-ce pas ?
Attachee emotionnellement par des souvenirs,
attachee... physiquement, ligotee,
ou attachee de facon plus administrative,
comme une secretaire attachee a son patron.
Je suis secretaire et je m'attache facilement.
Vous avez fait connaissance avec Marlene.
J'aimerais vous presenter les inspecteurs
qui pourront vous accompagner.
Merci, mais je travaille seul.
Mais c'est une charge enorme, des responsabilites...
Ce n'est pas negociable. Je ne garde que la secretaire...
particuliere.
Je suis votre superieur et je donne les ordres.
Je suis ici pour apprendre la souplesse, monsieur.
Je veux un rapport aujourd'hui meme.
Ca ne devrait pas etre long, vu que j'ai arrete le bon coupable.
En 3 exemplaires.
Ca va pas, cherie ?
C'est tellement horrible. Je suis choquee.
Tu as choisi ceux qui partageront notre diner ?
Oui. Compte tenu du traumatisme subi, Dede et puis Raoul,
qui controle mieux ses pulsions violentes.
Il y a des journalistes. Ils font des photos.
Ca commence. Mon Dieu que c'est fatigant.
Etienne, appelle Pierre, tu veux ?
- Qu'il intervienne tout de suite. - Oui.
Maman, ton medicament.
Merci, ma cherie.
Ils servent pas a grand-chose.
Je me sens toujours aussi mal.
Tu parles pas serieusement, la ?
Non, c'est impossible.
Je te dis que tu te trompes.
C'est tres grave, ce que tu me dis.
Viens passer le week-end. On va en parler.
Mais s'il te plait, pas un mot a Rose-Marie.
Le drame d'aujourd'hui, ca l'a suffisamment perturbee.
Bien. A plus tard.
Que se passe-t-il ?
Rien. Pierre va regler le probleme avec les journalistes.
Ne me mens pas.
Tu fais peur. Il voulait quoi ?
Rien, je te dis.
- Je vais prevenir maman. - Attends !
Je suis sur qu'il se trompe, ca peut pas etre vrai,
mais il s'imagine que quelqu'un veut tuer ta mere.
Un des cingles ?
Il a rien voulu me dire au telephone, mais, s'il te plait...
tais-toi !
Je n'avais pas l'intention d'utiliser cette information.
Du moins, pas avant d'en avoir parle avec vous.
La Voie du Nord ne causera aucun tort a La Main tendue.
Non, non, non. Vous avez ma parole.
Mme Bousquet ne sera plus importunee. J'y veillerai personnellement.
Merde.
Quelle "information" ?
- Qu'est-ce que tu fiches ici ? - Les Conseils de Marie-Chantal.
- Quelle information ? - Laisse tomber.
- C'etait qui ? - Tu es trop curieuse, Alice.
C'est la premiere qualite d'une journaliste.
Celle d'un redac, c'est de la fermer.
La liberte de la presse !
Dans quel monde tu vis, Alice ? Le canard appartient a Montauban.
Ma liberte s'arrete quand il me demande d'etouffer un meurtre
et de ne pas aller fouiner a La Main tendue.
"Un meurtre" ? Il y a eu un meurtre, et on n'ecrit rien ?
La, on se calme.
C'est juste un debile qui a tue un autre debile.
Donc toi, tu t'ecrases ?
Fin de la discussion.
Bon. Il arrive quand, le patron ?
Je ne sais pas.
A-ssa-ssi-na.
- C'est quoi ? - Un rapport en 3 exemplaires.
Il y a un "t" a "assassinat".
Merci.
- C'est le meurtre a La Main tendue ? - Oui.
Ils ont des fous en liberte. Il s'y passe des choses bizarres.
- C'est vrai. - On n'en parle jamais, mais...
Bonjour !
- C'est qui, la fouineuse ? - Alice Avril, reporter.
J'enquete sur le meurtre a La Main tendue.
Les flics enquetent. Les journalistes pissent de la copie.
Si vous voulez. Je suis pas contrariante.
Mais peut-etre pourrez-vous me donner quelques tuyaux
sur votre enquete, histoire de relever le niveau de ma copie ?
- Marlene ? - Oui ?
Vous etes physionomiste ?
Si vous voulez, commissaire. Je veux dire, avec plaisir.
Memorisez ce visage
et ne le laissez plus passer la porte de mon bureau.
Mais elle est deja dans votre bureau.
Elle n'y est plus.
Vous aussi, on vous a demande de la boucler ?
Ca m'est egal, je me debrouillerai toute seule.
Faites donc ca.
Vous ne savez pas a qui vous avez affaire.
Si. A une emmerdeuse.
He ! Je...
Ah ben, c'est mariole. Je fais comment, moi ?
- Pierre Montauban arrive ce soir ? - Oui. Quelque chose le tracasse.
- Etienne ne me dit rien. - Il sait, pour l'argent ?
- Tu sais ce que j'en pense. - Enfin...
Jimmy veut ouvrir son garage,
on n'a pas de sous, et je veux pas vivre comme une pauvre.
Le centre est un gouffre,
et on me demande de l'argent. Jacqueline, puis toi.
Le projet d'Etienne est une belle cause.
Maman, c'est une question de vie ou de mort.
Juliette... toujours les grands mots.
Tu auras ta part a ma mort.
Je ne te donnerai rien pour que tu partes loin.
Tu restes ici.
Oh, comme c'est gentil, Dede.
T'as pas honte ? Tu les aimes plus que nous !
Bonjour !
C'est moi qui vous ai fait peur ?
Vous pourriez etre l'un d'eux. Vous etes l'un d'eux ?
Je crois pas, non. Qui ca, "eux" ?
- Ceux qui m'empechent de parler. - On vous a demande de vous taire ?
C'est qui ? Pierre Montauban ? Le Dr Bousquet ?
Ils ont pas de nom. Ils m'espionnent, ils me suivent.
- Vous avez decouvert quelque chose ? - Oui ! J'ai des preuves.
Je suis le fils du president de la Republique.
- Que puis-je faire pour vous ? - J'aurais besoin d'un travail.
N'importe quel travail.
Je suis dans une situation terrible. Je ne sais plus quoi faire.
Pourquoi moi ?
Je sais qui vous etes, ce que vous faites.
Vous tendez la main a ceux qui se noient,
a ceux qui ne savent plus vers qui se tourner.
Je demande juste de quoi vivre
et faire vivre mon petit quand il viendra au monde.
Cet enfant n'a pas de pere ?
Jacqueline...
Juliette...
Mme Bousquet...
Docteur...
Docteur, cher docteur...
Leonard...
Je ne sais pas ce que je vais faire de vous.
Vous ferez la chambre en haut, pour M. Montauban.
Ma mere a reussi a trouver une nouvelle paumee.
Payee, en plus.
Et il va falloir supporter votre ventre en avant.
Tenez, mettez ca. Essayez de ne pas grossir.
- Je ferai mon possible. - Oui, merci.
Au fond, a droite.
Merci.
Je faisais un cliche du parc.
C'est magnifique.
Vous venez de l'institution, non ? Vous y etes pensionnaire ?
Il parait qu'il y a que des garcons. C'est vrai ?
Il y en a qui auraient fait de la prison.
J'ai appris, pour le crime, hier. C'est terrible.
Vous etiez la ?
Vous avez peut-etre remarque quelque chose ?
Je bavarde, je bavarde...
et puis je vous empeche de faire votre travail.
Ta nouvelle domestique n'est jamais la quand j'en ai besoin.
- Si ca continue, je fiche le camp. - Quand tu veux.
Evidemment ! Toutes ces contrarietes, ca te retourne l'estomac.
Ces cingles n'apportent que des problemes.
Le plus petit appareil photo du monde, le Minox B.
On peut le dissimuler partout.
Il fait de toutes petites photos, alors ?
Marlene, vous etes mon seul reconfort dans ce desert.
Je suis un peu lente pour taper.
Le commissaire Martin ne me demandait jamais ca.
Je vois, oui.
En revanche, il aimait beaucoup mon cafe.
J'aimerais rester ici.
J'aime ce travail, et j'apprendrai.
Mais il n'y a aucun probleme, Marlene.
Je suis content de vous.
Pierre, je suis contente de te voir.
- Bonsoir, Jacqueline. - On se fait la bise ?
J'ai prepare ta chambre. Tu prendras bien une tasse de the ?
Je voudrais parler a Etienne.
J'imagine que tu n'es pas venu juste pour me voir,
mais tu as le temps, Etienne rentre tard.
Rose-Marie est la ?
Non. Elle se sentait mal. Elle se repose encore.
Je me fais du souci pour elle. Tu sais comme je l'aime.
Je lui ai deconseille d'acceder a ta demande.
- Elle te l'a dit ? - Oui.
Je sais : pas d'argent.
C'etait un bon placement, mais c'est toi, l'homme d'affaires.
Rentrons.
Non, ca ne peut pas attendre.
- Je vais aller au centre. - Attends. Je t'accompagne.
- Je suis atterre. - Pas ici.
Dis donc, t'as rien dit a Jacqueline, hein ?
Non.
On mange dans une heure.
- Change-toi et mets des chaussures. - Fous-moi la paix.
Vulgaire, avec ca ?
Pierre travaille dans sa chambre. Il nous rejoindra pour le diner.
Je le trouve soucieux, distant. Il y a un probleme ?
C'est toi, le probleme.
- Tu lui as parle ? - Oui, oui.
Des histoires de chiffres.
J'y comprends rien.
Oui. Heureusement qu'il est la.
- Quelqu'un veut un verre ? - Yeah.
- Maman, tes gouttes. - Non, pas ce soir.
- C'est ridicule. - J'ai dit non.
- Ca suffit, maintenant ! - Tada !
Je vous interdis de vous moquer de moi,
vous tous !
Leonard, on va parler, tous les deux.
- C'est trop tard ! - Chut.
Viens dans mon bureau.
C'est trop tard !
Il semblait pourtant bien, ces derniers temps.
C'est insupportable.
Mais oui, le pauvre, il souffre.
Etienne va regler ca.
Bien sur !
T'es malin. Bravo !
C'est pas moi, foutez-moi la paix. Il faudrait refaire l'electricite.
Je vais changer les plombs.
Vous mentez !
- J'ai une arme ! - Leonard, ca suffit.
Pose cette arme.
- Il va le tuer ! - Mais non !
Taisez-vous !
Ne dites plus un mot !
C'est moi qui parle !
Moi, le batard dont personne ne veut !
Eh oui, je suis au courant. C'est fini, les secrets !
C'est vous, le menteur !
Leonard, le fou...
On l'enferme, et il y a plus de probleme.
Tout ca est tres melodramatique.
La ferme !
Ca se passera pas comme ca !
Ouvrez ! Ouvrez ! Ouvrez tout de suite !
C'est quoi, ce raffut ?
Des coups de feu ?
Tonin, Leonard a tire sur Etienne.
Ils se sont enfermes.
Tout va bien.
- J'appelle la police. - Non. C'est un probleme medical.
Puis Leonard est calme.
- Je voulais pas. - Bien sur.
Je vais te donner un sedatif, tu vas passer une bonne nuit.
Allez, viens.
Pouvez-vous prevenir M. Montauban que nous passons a table ?
Oui, bien sur.
Monsieur Montauban ?
Monsieur ?
Bonjour, commissaire.
Pardon.
On s'ennuie pas, chez vous.
Un vrai travail de cochon.
- Qui a decouvert le corps ? - La domestique.
Tout le monde au salon.
A part vous.
Mademoiselle Avril, encore vous.
J'ai change de boulot.
Un travail plus a votre portee.
J'etais la avant vous. J'ai passe la journee ici.
Tout est la. Je ferais un bon flic.
Tres bien. Venez.
Approchez.
Allez, allez, allez. Plus pres.
Premieres constatations ?
C'est tout ?
Rien a dire ?
La decomposition d'un corps commence juste apres le deces.
Absence d'oxygene, autolyse des tissus, rigidite, putrefaction.
Vous etes sadique, hein !
J'attends votre deposition. Ensuite, je ne veux plus vous voir.
Si je veux.
Et soyez breve. Je ne suis pas un lecteur potentiel.
J'ai frappe, je suis entree, il etait mort.
Ah oui, non.
J'ai monte les deux etages et longe le couloir.
- La loi vous oblige a temoigner. - Pour dire quoi ?
J'ai rien vu, rien entendu. J'etais dans la salle a manger.
Je sais que dalle.
- Placez-la en garde a vue. - Pour quel motif ?
J'ai l'embarras du choix :
intrusion dans une maison sous un faux pretexte,
absence d'alibi, entrave a la justice.
- Abus de pouvoir. - Je menotte ?
Menottez.
Je me plaindrai.
Faites donc ca. Ecrivez aussi un article.
Aie !
C'est mon arme.
Elle etait dans ma chambre, et ce cingle l'a prise.
Pour resumer, mais arretez-moi si je me trompe,
pendant que l'un de vos patients gueri
tentait de vous tuer,
quelqu'un venant de l'exterieur assassinait Montauban.
Leonard ne voulait aucun mal. Il etait juste perturbe.
Bien sur, ca tombe sous le sens.
La porte n'etait pas fermee ?
Elle l'est toujours,
mais Juliette oublie de fermer celle de la terrasse.
Dans 5 minutes, elle m'accusera du meurtre.
Donc vous etiez tous ici ?
- A part moi. - Vous etes qui, vous ?
Antonin Lambert. Je suis le neveu de Rose-Marie.
Je suis revenu avec la lumiere.
Jimmy non plus n'etait pas la.
- Je changeais un fusible. - Ca, c'est vous qui le dites.
Tu es la derniere a avoir vu Pierre vivant.
- C'est vrai ? - Oui.
Il voulait rediger un courrier, je l'ai laisse et je suis venue ici.
Il y a eu cette scene horrible...
- Et le salon etait dans le noir ? - Oui.
Moi qui manquais d'idees pour une mise en scene !
Bon. Vous vous etes bien marre ?
Je peux m'en aller ?
Faut que j'aille bosser.
Vous etes viree.
Comme moi, Mme Bousquet n'aime pas les journalistes.
Vous avez cafte ?
Pas encore.
Je sais des choses.
J'ecoute.
Donnant donnant.
J'observe, et je vous fais un rapport.
Il faut du talent pour transformer une fouine en taupe.
Toujours aussi desagreable ?
Vous ne savez rien.
Alors... Bousquet...
Le meurtre a du etre commis par un des jeunes de l'institut.
Le lieu est ferme et garde, la nuit.
S'il est venu de dehors, il est passe par l'escalier de service.
97...
Et il y a la lettre qui a disparu.
Ah oui ?
Quand je suis entree, il y avait une lettre dans le bureau.
A votre arrivee, elle n'y etait plus.
Pas une seule ligne tant que l'enquete est en cours.
Non, mais vous me donnez tous les elements.
Genial, on fait equipe. Tope la !
Je ne sais pas pourquoi, mais je regrette deja.
Non, non, non.
- Je ne vous promene pas. - Comment je fais, a pied ?
Mon scooter est reste chez les Bousquet.
Vous avez un scooter ?
Un scooter que vous avez gare ici hier matin ?
Non.
Pas du tout. Je ne tiens pas a votre compagnie non plus.
Ciao.
J'adore.
Vous ne portez pas le deuil ?
Le noir ne me va pas.
Vous repartez aux Etats-Unis ?
Sans doute, oui.
Vous m'emmenez faire un tour ?
Une autre fois.
Je suis venu voir votre pere.
Mon pere est mort il y a 11 ans.
Etienne est le 2nd mari de ma mere. J'ai ete adoptee a l'age de 2 ans.
Rose-Marie a besoin de faire le bien.
Sa premiere fille ne lui plaisait pas et elle en a choisi une autre ?
Vous etes mechant.
C'est vrai que Jacqueline a toujours ete moche.
Ma mere ne supportait pas l'idee d'un autre accouchement.
Juliette !
Tu viens ?
Ah, le cousin s'impatiente.
De fait, ce n'est pas vraiment mon cousin.
Ca simplifie les choses.
Je ne pouvais rien dire devant ma femme.
- C'est tellement fou. - Vous avez l'habitude.
Non. "Fou" dans le sens...
Je comprends les divers sens du mot "folie".
Mais vous manquez de clarte.
- Arretez de tourner autour du pot. - Tres bien.
Pierre est venu me voir parce qu'il pensait que...
quelqu'un tente de tuer Rose-Marie.
- C'est fou. - Justement.
Il se trouve qu'elle est souffrante.
Des nausees, des douleurs articulaires, des crampes...
Parfois, un malaise.
A premiere vue, rien d'alarmant.
Enfin, pour un profane.
L'arsenic provoque l'inhibition
des enzymes indispensables au metabolisme
et conduit a la mort par defaillances multiples.
Comment vous savez ca, vous ?
Quelqu'un tente d'empoisonner cette femme aimee de tous,
mari, enfants, amis.
- Qui Montauban soupconnait-il ? - Je ne sais pas.
Les gouttes de ma femme sont au salon.
N'importe qui peut y verser du poison.
Vous entendez ce que je dis ?
Quelqu'un essaie d'assassiner ma femme.
La retention de preuve s'apparente a de la complicite.
Pardon ?
Le cadavre n'est pas celui de votre femme,
mais d'un homme qui s'est retire pour ecrire une lettre
et qu'on a retrouve mort.
Jusque-la, tout est logique. Vous me suivez, Bousquet ?
J'aimerais lire cette lettre.
Maintenant.
Je voulais proteger ma femme. Elle est fragile.
Je ne veux pas qu'elle sache. Alors ne lui dites rien.
Pierre n'a pas eu le temps de la finir.
"Cher docteur Garan..."
Oui. Le medecin de famille.
"Je m'inquiete pour Rose-Marie.
"Je crois qu'un proche empoisonne cette femme douce et innocente.
"J'ai commence a avoir des doutes quand..."
Allez !
Stop, ne bougez plus.
Ne me regardez pas. Refaites votre lacet.
- S'il vous plait ! - Mon Dieu.
Comme ca, ca va ?
- Vous partez ? - Je porte un prelevement au labo.
- Vous avez trouve quelque chose ? - Non.
Vous tournez en rond ?
Finalement, vous etes parfaite, dans ce costume.
Je me suis rappele un detail.
Le neveu, la,
il dit etre arrive apres les coups de feu, mais c'est faux.
J'ai entendu sa voiture et vu les phares 10 minutes avant.
- Vous etes sure ? - Oui.
Il aurait eu le temps de courir jusqu'a l'escalier,
de monter a l'etage et de tuer Montauban.
Mais on ne sait pas pourquoi.
Il doit y avoir un mobile.
Oh, le con.
Superbe voiture.
Il y a un petit bruit quand je passe la 3e.
Je peux regarder ? Je suis mecanicien.
Je peux aussi arranger ca.
Vous n'etes pas tres bon conducteur.
Mais je peux le faire, vous le savez, pour le plaisir.
Ca ne m'empechera pas de vous arreter, si vous etes coupable.
Vous m'avez fichu une de ces trouilles !
La police est la, ils vont m'emmener. Je me cache.
Vous ne risquez rien, puisque vous n'avez rien fait.
Vous avez un alibi, vous etiez avec le docteur.
Je ne voulais faire de mal a personne.
Vous avez quand meme tire et vous avez vole une arme.
Non. Elle etait la, c'est tout.
Qui vous l'a donnee ?
Je ne sais pas, elle etait dans ma poche.
Comme ca ? Personne va gober ca.
Qui vous l'a donnee ?
Je me souviens pas ! J'etais devenu fou !
Allez-vous-en.
Laissez-moi ! Allez-vous-en !
Madame Bousquet, on vous attend.
Merci, Alice, mais je n'ai pas faim.
Je suis tellement bouleversee.
Pierre etait un homme bon.
- Vous etiez tres proches ? - Ben, oui.
C'etait l'ami de mon 1er mari.
A qui vais-je bien pouvoir confier ma fortune, maintenant ?
Il s'occupait de tout.
J'ai mis la table sur la terrasse.
Vous etes gentille.
Vous vous sentez bien ?
Ben, oui. Pourquoi ?
Les grossesses sont parfois tres penibles.
Ces nausees, c'est epouvantable.
Eh ben, je me sens un peu barbouillee, mais pas trop.
Le Dr Garan va passer. Il vous examinera.
- C'est beau. C'est de vous ? - Ah non. C'est le projet d'Etienne.
C'est son reve. Il y passe des nuits entieres.
C'est une ile ?
Mon mari veut l'acheter pour un nouveau monde,
y emmener nos jeunes et prouver que la vie peut etre differente.
Ce serait chic, mais c'est pas realisable.
Une utopie.
C'est pour ca que je l'aime.
C'est genial. Maman va adorer cette idee.
On va repeter dans la grange au moins un mois.
Il faudra un bel investissement.
- Tu en dis quoi ? - Rien. On sera partis.
Impossible. J'ai le premier role.
J'ai plein d'idees, mais je manque de bras.
Les jeunes seront sur scene. Tu pourrais enfin servir.
Ca va, je rigole.
Arrete, Jimmy. T'as plus aucun humour.
- Quelqu'un a vu Leonard ? - Non, et tant mieux.
Je m'inquiete pour lui.
Inquiete-toi plutot pour nous.
Il y a deux criminels dans la nature.
Tu dois me faire confiance.
Respire lentement.
Ca part de la.
Voila, comme ca. L'air remonte, maintenant.
Ecarte les cotes, gonfle la poitrine.
Et tu relaches.
Tu n'es pas concentree, la.
Coucou, commissaire.
Vous experimentez de nouvelles methodes de seduction ?
Je suis dramaturge et ecrivain. C'est mon metier.
Faire antichambre dans des maisons d'edition n'est pas un metier.
- Vous vivez de quoi ? - Des mecenes apprecient mon art.
Vous vivez aux crochets des Bousquet.
Ma tante croit en mon talent.
D'apres un temoin fiable,
il s'est passe du temps entre votre arrivee et votre apparition.
Vous vous etes perdu ?
Pas d'alibi au moment du crime ?
- C'est passionnant. - J'ai pas de temps a perdre.
OK. Je peux tout expliquer.
Je suis arrive, le parc etait dans le brouillard.
C'etait comme une revelation.
J'avais trouve l'atmosphere que je voulais retransmettre.
A part ce ramassis de conneries, rien d'autre ?
Un coup de feu, peut-etre ? Une mouvance sur le perron ?
Je suis pas sur, mais j'ai cru entendre des pas precipites,
quelqu'un qui courait.
Oui. Decidement, vous ne servez a rien.
Commissaire !
Vous avez fait fuir tous les autres.
C'est tres mauvais pour les articulations.
Ah oui.
Merci.
Alors, Avril ? On veut perdre du poids ?
N'empeche, c'est possible. Il avait le temps de tuer Montauban.
On vous demande au telephone.
Le laboratoire.
Dites donc, vous,
c'est pas parce que vous vous etes fait engrosser qu'il faut rien faire.
Il y a du travail en cuisine. Allez !
"Allez" !
C'etait bien de l'arsenic ?
Ah, ca change tout.
Merci. Vous avez fait du bon boulot.
- C'etait quoi ? - Rien.
Allez chercher Juliette et le poete.
Vous avez appris quelque chose.
Le mecano aussi. Enfin, si votre etat vous le permet.
Ou est-ce que vous allez chercher tout ca ?
Et qui est l'heureux pere ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Vous prendrez bien une tasse de the, commissaire ?
Merci, mais je ne suis pas sur que vous en aurez envie.
- Pourquoi ? Il y a du nouveau ? - Oui.
Lequel d'entre vous a tue Montauban ?
C'est une blague ?
Je ne suis pas doue pour les blagues, mais j'ai beaucoup de patience.
Je trouverai.
Bonne soiree.
Du coup, je le sers ou pas, le the ?
J'adore la vitesse.
C'est une alliance qui a du couter cher, madame White.
Ca vous ennuie, que je sois mariee ?
C'est le mariage, qui m'ennuie.
Je ne suis pas Antonin.
Je ne vous plais pas ?
Vous etes douee, mais je ne suis pas preneur.
- Vous me ferez la morale ? - Je me fiche de ce que vous faites.
Mais je ne couche qu'avec les femmes que je choisis.
Je veux rentrer, puisque je ne vous interesse pas.
Mais vous m'interessez...
en tant que suspect.
C'est qui, la meilleure ?
"Aucun fait nouveau."
Tu parles !
Mais quel faux cul !
Eh ben, c'est chacun pour sa peau.
Salut.
Vous ne pouvez pas entrer ici.
C'est quoi, ca ?
Ca vient d'Amerique.
Il lit des revues sur le FBI.
Et il a un petit appareil qui fait de petites photos.
Tout pour la frime.
S'il vous trouve ici, ca va me retomber dessus.
- C'est vous que je suis venue voir. - Ah bon ?
Ah oui. Le journal m'a demande de faire une rubrique beaute,
sur les trucs de femmes.
Les cremes, les poudres, vous vous y connaissez ?
Et ca sera dans le journal ?
Ben oui, sur.
Avec une photo.
Tu fais quoi, la ?
- Le commissaire a m'interrogee. - Dans sa voiture ?
J'ai des methodes particulieres.
N'approchez plus d'elle.
Combien de temps faut-il pour changer un fusible ?
Quoi ?
Monter l'escalier, tuer Montauban...
Ca n'a pas du prendre plus de 2 minutes.
Il me fait peur.
On sait jamais ce qu'il pense.
Vous n'etes pas assez soignee.
Vous pourriez etre jolie, si vous faisiez un effort.
Le commissaire vous a parle du meurtre de Montauban ?
Il ne me dit rien. Il est fantastique !
Oh ! Vous etes amoureuse ?
Mauvaise idee.
Il est marie ? Je ne tombe que sur des hommes maries.
Ils promettent de divorcer... Ils veulent tous la meme chose.
C'est ce qu'il voudra, lui aussi.
Pourquoi tu ne cherches pas un gentil garcon
qui ne te regarderait pas comme du gibier ?
Tu lis "Marie-Chantal" ?
Hein ?
Le courrier du coeur dans La Voix du Nord.
Elle dit : "Les femmes sont du gibier."
Alors, on papote, les filles ?
Commissaire,
Mlle Avril est venue pour m'interviewer, moi.
Elle n'est pas vraiment dans votre bureau, enfin, je crois.
En effet.
Mais souvenez-vous, elle mijote toujours un coup en douce.
Portez ca a developper.
Oui, monsieur.
C'est moi qui mijote des trucs en douce ?
Vous me prenez pour une bille.
Vous n'avez jamais respecte notre marche.
C'est vrai.
Quelqu'un empoisonne Rose-Marie. Montauban l'avait decouvert.
Vous m'impressionnez.
Ah bon ? N'essayez pas de m'embobiner.
Je ne vous conseille pas d'ecrire sur le meurtre de Montauban.
Je vais me gener ! C'est pas moi qui ai rompu le marche.
Montauban avait parle de ses soupcons a Bousquet.
Et apres ?
Bousquet ne veut pas en parler a sa femme.
Ca vous arrange, c'est ca ?
Vous attendez que l'assassin fasse un faux pas ?
C'est degueulasse. Mais elle risque sa vie.
Vous y avez pense, a ca ?
- Elle est tellement gentille. - Elle est riche.
Reflechissez, au lieu d'etre un paquet d'emotions.
Ils dependent tous d'elle. Cette chere Rose-Marie possede tout.
Bon. Peut-etre. Salut !
- Avril ! - Quoi ?
Cadeau.
C'est quoi ? Un resume des faits ?
Le devis de mon carrossier.
Vous pouvez payer en plusieurs fois.
Tu ne dors pas ?
Je ne supporterai pas un nouveau choc.
Je suis fatiguee.
Toute cette violence partout...
Tu ne me caches rien ?
Non. Je suis comme toi. Je suis bouleverse.
- Je te connais, il y a autre chose. - Mais non.
Enfin, si. Je suis inquiet pour Leonard.
Je ne l'ai pas revu et il a besoin de moi.
Moi aussi, j'ai besoin de toi.
Je suis la.
Qu'est-ce que... Qu'est-ce que vous faites la ?
Une promotion, Marie-Chantal ?
- Et alors ? Il n'y a pas de honte. - Si vous le dites.
Leonard Jeandel a disparu et je ne l'ai jamais vu.
Que pouvez-vous me dire ?
En fait, vous pouvez pas vous passer de moi.
Mytho, parano...
Il y a du monde dans sa tete.
C'est tout ?
Il pretend que l'arme du crime a atterri dans sa poche.
- Je le crois pas. - Moi non plus. Il est influencable.
La crise avec Bousquet a ete programmee comme une grenade.
Le meurtrier attend qu'elle explose,
et agit a ce moment-la.
C'est faisable.
Jimmy n'etait pas dans le salon. C'est son arme.
Non. Trop facile.
J'oubliais.
Ou ai-je mis ca ?
L'arme du crime, cachee dans la banquette du piano.
Il y a un silencieux, avec. C'est marrant.
Je ne les ai pas touches avec les doigts.
Retention de preuve.
Rappelez-moi de vous le faire payer.
Il est jamais content.
Je sens comme une forte odeur de testosterone.
Ne les poussez pas trop.
Vous etes jaloux, commissaire ?
Je ne suis pas frustre. Eux, si.
Que se passe-t-il ?
Madame Bousquet.
Vous avez fait peur a maman.
Ne t'inquiete pas, le commissaire ne vient pas m'arreter.
Je n'aime pas quand tu es cynique.
Tu ne realises pas a quel point la situation est intenable.
Je prefere l'autre Juliette, ma fille pleine d'attentions.
Merci pour les chocolats.
- Elle veut quelque chose. - Non, c'est pas moi.
- Un chocolat ? - Oui, merci.
Je vais meme prendre toute la boite.
- Vous l'avez tue ? - Non, pas encore.
Surtout, ne me remerciez pas.
Vous etes completement malade. Il essayait de me calmer.
Vous poussez des cris de truie. C'est quoi, votre probleme ?
Bien. On a retrouve Leonard.
Mort par pendaison.
Le poids du corps resserre la boucle,
qui forme dans la chair un seul sillon en forme de fleche
dirigee vers le haut.
Interessant.
Venez voir, Avril. On apprend a tout age.
C'est tout ce que ca vous fait ? Je suis ecoeuree.
Carrement ecoeuree.
Vous ne ressentez rien ?
- Chere Marie-Chantal... - C'est ca, rigolez.
Au moins, moi, j'eprouve quelque chose pour ce garcon.
- Gardez vos cours sur la pendaison. - Le mot exact est "strangulation".
- Inscrivez-vous au jeu des 1 000 F. - Des sillons imparfaits.
Leonard a ete etrangle et seulement ensuite pendu ici.
C'est un meurtre.
Il fallait de la force.
C'est un homme, ou Jacqueline, parce qu'elle est costaud.
Juliette, non.
- Deux personnes. - Juliette et Jimmy ?
Ou Juliette et Antonin.
On dirait que je me suis fait un ami.
Asseyez-vous, Alice. Vous devez etre bouleversee.
Deux cadavres en deux jours, dans votre etat...
Merci, madame.
Comment pouvez-vous affirmer que c'est un meurtre ?
Je ne vous apprendrai pas votre metier, docteur.
Leonard a ete tue entre 23 h et 1 h du matin.
Le legiste confirmera.
J'imagine que vous etiez tous endormis.
Je me suis couchee tot, j'etais epuisee.
J'ai laisse Etienne dans son bureau,
et j'ai pris un somnifere.
Il etait quelle heure ?
Assez tard. Je ne sais pas.
Moi non plus. Je ne vois pas passer le temps quand je travaille.
Mais il etait 3 h quand je suis monte.
Et vous ?
- J'etais dans ma chambre. - Avec M. White ?
Non. Moi, je dormais ici, sur le canape.
Ca devait arriver.
Occupez-vous de vos fesses.
J'ecrivais dans ma chambre.
- Donc personne n'a d'alibi. - Je n'y crois pas.
Vous vous trompez.
Leonard etait en plein collapsus psychologique,
avec tendances suicidaires.
Je connais bien son cas.
Alors vous avez du noter qu'il etait faible et manipulable.
L'assassin lui a donne une arme et l'a monte contre vous.
J'ignore s'il a premedite le meurtre ou s'il a realise ensuite
que Leonard pouvait etre dangereux et laisser echapper une phrase.
En tout cas, il devenait une menace.
- Quelles sont vos dispositions ? - Je ne comprends pas.
Qui herite, a votre mort ?
La fortune de mon premier mari ainsi que ma fortune personnelle
reviendront a parts egales entre mes filles et Antonin.
Vous le saviez ?
Oui.
J'ai toujours considere Tonin comme mon fils.
Pourquoi est-ce que rien ne revient a votre mari ?
Ma femme m'a fait don de ma part.
Nous en avions besoin pour creer le centre.
La famille est tout, pour moi.
Je ne vois pas le rapport avec cette mort horrible.
L'un des gentils membres de cette famille
essaie de vous empoisonner.
Bravo.
Mais qu'est-ce qu'il fait ?
Confisque.
Et celui-la, vous le voulez aussi ?
Arsenic.
Un lavage d'estomac devrait suffire.
- Vous m'auriez laisse manger ca ? - Un crime parfait.
J'ai reflechi.
J'ai une idee geniale.
Attendez. Ecoutez-moi, au moins.
Je l'ai lu dans un roman. Ca marche.
Maman est couchee. Elle est sous le choc.
J'ai l'impression qu'il n'y a qu'en lui qu'elle a confiance.
J'ai la trouille, je ne sais pas ce qui se passe.
C'est rate, pour l'ambiance. Ca va etre gai.
Merci. C'est sympa, d'avoir rien dit.
J'aurais voulu voir la tete de Jimmy apprenant qu'on etait ensemble.
Je n'aurais pas du.
Oui, mais tu l'as fait. Du coup, t'as plus d'alibi.
C'etait que la moitie d'un. T'es partie a minuit.
Ca n'aurait pas suffi a la volaille. Ce type est infect.
- Tu fous quoi, avec lui ? - Le commissaire ?
Mais non, idiote. Ton mari.
T'as rien en commun avec lui, tu le sais.
C'est peut-etre un bon gars, mais il est au ras des paquerettes.
Il a rien.
Pas de classe, pas de fortune.
Il a meme pas d'ambition.
Juliette, t'es une princesse.
Je sais plus vraiment.
Il etait different, la-bas.
Il a change.
Tu n'as vraiment aucune pudeur.
Je m'inquiete pour maman, et toi, tu trompes ton mari !
Au moins, moi, je ne suis pas une hypocrite.
Espece d'aigrie ! Frustree ! T'es jalouse a en crever !
Tu sais ce que tu es ?
Une garce, une vicieuse.
Comme ta mere, pourrie jusqu'a l'os.
- La meme ! - Je te hais !
C'est l'idee la plus stupide que j'aie jamais entendue.
Vous etes tombee sur la tete. Arretez de lire des romans.
Mon idee est geniale.
C'est parce que vous l'avez pas eue. Vous etes si pretentieux !
Mais reconnaissez-le, vous etes vexe comme un pou.
Ca fait mal. Oh, ca fait mal, ca.
Essayez, et je vous fais bouffer ces chocolats jusqu'au dernier.
Vous tenez a moi un peu, quand meme.
Il faut regler cette affaire au plus vite.
Le prefet s'impatiente.
Je m'impatiente. Ca n'avance pas, bon Dieu !
Arretez un ou deux malades, qu'on n'ait pas l'air impuissants.
Oui, oui.
Avec un peu de chance, ce sera le bon.
Le tueur est un proche de Mme Bousquet.
Vous deraillez completement.
Vous voulez creer un coup d'eclat pour votre arrivee en ville ?
Mais attention, mon petit Laurence, je vous ai a l'oeil.
A la moindre incartade, je vous casse.
Je ne m'en releverai pas.
- Je ne plaisante pas. - Evidemment, chef.
Vous avez cette habitude de mettre les pieds la ou il ne faut pas
partout ou vous passez.
On change le bocal, mais le cornichon reste le meme.
Hein ?
Je ne lache jamais rien. Ni ici, ni ailleurs.
Qu'est-ce que tu fais ?
Je n'ai plus envie de me battre. J'abandonne.
C'est ton reve.
Je n'y crois plus.
Regarde-moi, Etienne.
On est ensemble, toi et moi.
Je serai toujours la.
Ca va s'arranger.
Tu l'as recue, toi aussi ?
Je te cherchais. J'arrivais pas a dormir.
Pourquoi ?
Tu n'etais pas avec Antonin, comme hier ?
On a parle, c'est tout.
Qu'est-ce que tu cherches, Juliette ? Qu'est-ce que tu cherches ?
Je ne sais pas.
J'ai envie de vivre. Je me sens un peu coincee.
J'ai l'impression que je vais me retrouver mere au foyer
sans avoir rien fait.
Moi, je rentre chez moi.
Tu ne peux pas, tu m'aimes.
On ne se connaissait pas. C'etait stupide.
J'ai cru que tu voudrais mener la meme vie que moi, mais non.
Je suis un type simple, et toi, tu es capricieuse et gatee.
Je rentre.
Vas-y, ose me le dire, que tu m'aimes plus.
Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que tu ne m'aimes plus.
De toute facon, tu es sur la liste des suspects.
T'es meme en premiere ligne.
T'etais pas au salon, et on sait que tu detestes ma mere.
- Que faites-vous encore la ? - Je vous ai fait du cafe.
Merci.
C'est bon ?
C'est... C'est surprenant, Marlene.
C'est comme vous.
- Vous n'etes pas obligee de rester. - Personne ne m'attend.
J'ai mis de la chicoree. Ca donne un petit gout.
Vous n'etes pas obligee de tomber amoureuse.
Vous etes si gentil.
Non, pas du tout.
Je suis froid, desagreable et incapable du moindre sentiment.
Si, vous etes gentil. Et un peu triste aussi.
Bon. Travaillons, puisque vous etes la.
D'abord Jacqueline, laide et vieille fille.
Elle deteste sa mere, qui lui prefere sa soeur.
Oh, c'est moche.
- La pauvre. - Essayez d'etre objective.
Oui, commissaire.
Elle deteste Juliette, aussi.
Ca fait de la peine.
Commissaire ?
Commissaire ?
Lambert manque d'argent pour son projet grandiose,
et Jimmy, tant qu'il reste marie,
peut mettre la main sur la fortune, aussi.
Mince, j'ai failli oublier ! Le message de Mlle Avril.
Quel message ?
Elle a telephone quand M. Tricard s'enervait contre vous.
Il a ete tout a fait injuste.
- Marlene... - Oui, commissaire ?
Oui... Alors elle a dit : "Dis a Laurence..."
Elle n'est pas polie. Elle pourrait dire "commissaire".
Je la trouve sympa.
Elle va faire un article sur moi avec une photo et je...
"Le poisson mordra a l'hamecon."
"11 h, ce soir, a la grange" ?
C'est bizarre, non ?
Avril !
Alice, nom de Dieu !
Voila, c'est bien. Comme ca.
Allez, allez, allez.
C'est bien. Respirez, respirez.
Je me sens mal.
Respirez a fond, allez. Voila.
Le manque d'oxygene deteriore le cerveau, quand on en a un.
Vous ne risquez absolument rien.
- Oh non, pas lui. - Pourquoi ?
Je ne sais pas. Je le trouvais gentil.
Arretez de pleurnicher.
Allez, debout.
Allez vous cacher.
Bien.
Vous avez une minute pour vous expliquer.
Je comprends rien.
J'ai trouve une lettre dans ma chambre.
J'ai cru encore a une blague d'Antonin.
Il pense que je suis idiot. Je suis venu lui casser la gueule.
En fait, c'est vous qui me cassez la mienne.
Merci de m'avoir raccompagnee.
Je n'ai pas eu le choix.
Jimmy, vous l'avez cru ?
Soit il ment, soit il y avait quelqu'un
et il m'a empeche de le coincer.
Grace a moi.
Vous avez fait n'importe quoi, et vous n'avez aucun indice.
Desolee, j'etais seulement occupee a mourir.
Non ! J'ai eu mon compte de vacheries.
Pas la peine de me rappeler que je vis dans une piaule pourrie.
On pete pas tous dans la soie.
Ca n'empeche pas de faire la vaisselle.
Vous etes odieux et insupportable.
J'en ai ras la casquette.
- Et je vous ai sauve la vie. - Ouais !
En assommant une fois de plus un innocent.
D'abord Dede, maintenant Jimmy.
Vous ne pourriez pas taper sur la bonne personne, pour changer ?
Ne me tentez pas.
Restez chez vous, demain. Vous en avez assez fait.
- Une reconstitution ? - Taisez-vous. Vous n'etes pas la.
Vous courez dans le brouillard pour tuer Montauban.
Entrez dans le bureau et fermez la porte.
- T'etais pas la, t'etais la. - Je ne me rappelle pas.
Mademoiselle Avril, rendez-vous utile, tirez les rideaux.
- Certainement, monsieur. - Bien.
Lambert et White sont quelque part dans la maison.
Les femmes peuvent quitter la piece sans etre vues.
Pas Mme Bousquet.
On dirait une piece de theatre.
Expliquez-vous.
Non, je sais pas, je dis ca comme ca.
Ils sont dans le noir, comme des spectateurs,
pendant que se joue un drame juste la.
C'est une betise ?
Non. J'aurais du y penser plus tot. Vous avez raison.
Bien sur, c'est evident.
Il ne manque que le vrai mobile.
L'illusion reside dans le regard du spectateur.
Dehors ! Ouste !
Bravo pour le numero en bas. Le grand flic en action.
J'etais persuadee que vous alliez designer le coupable, mais rien.
Vos n'avez pas les capacites pour comprendre,
mais ca ne veut pas dire que ca n'a pas de sens.
Expliquez-moi, alors. Je m'en voudrais de mourir idiote.
"L'illusion reside dans le regard du spectateur."
Au revoir.
OK. Merci.
- Revenez ici. - Il faudrait savoir, hein !
Vous avez fouille dans les affaires du mort ?
D'accord, vous avez fouille.
J'ai juste jete un oeil. Pour ce qu'il y avait dedans...
Chaussettes, calbutes, 2, 3 trucs de boulot.
Comme quoi ?
Dans le genre registre avec des chiffres.
C'est interessant ?
Monsieur n'aura qu'a sonner s'il a besoin de moi.
- Tu cherches quelque chose ? - Je fais le menage.
Tourne-toi.
- Leve les bras. - J'ai rien fait.
Un conseil, continue a ne rien faire.
J'ai etudie ton dossier. T'es fort, pour jouer au con.
Tu vas te retrouver en cellule.
- Je fais partie du protocole. - Tu en faisais partie.
On va vous remettre la ou vous devriez etre.
Les vacances sont finies.
Donnez.
Qu'est-ce que ca faisait chez vous ?
Je ne savais pas.
C'est un souvenir, pour moi. J'aimais Pierre.
"Souvenir" ?
- Vous l'aimiez. - Je l'ai toujours aime.
Meme adolescente.
- Il ne l'a jamais su. - Bien sur qu'il le savait.
J'aurais mieux fait de me taire, ce jour-la.
Il m'a regardee comme une folle.
Et moi, j'etais la comme une idiote.
Des qu'il le pouvait, il m'evitait. Il etait indifferent, glacial.
Pourquoi vous fourrez votre nez dans ma vie ?
Je n'aime pas votre attitude. Vous etes renvoyee !
Allez !
Un verre de vodka, vous pouvez faire ca ?
Mlle Jacqueline m'a renvoyee.
Elle se croit chez elle. Elle emmerde tout le monde.
Elle ferait bien de rentrer chez elle.
Les huissiers font la queue a sa porte.
- Ah bon ? - Elle a tout paume en Bourse.
Tout ca pour que son Montauban admire son sens du placement.
"Son Montauban" ?
La vieille fille a des fantasmes. Tout le monde se fichait d'elle.
Et meme lui, d'ailleurs.
Allez, a bientot.
Mais oui !
Silence !
Pas un mot.
Ah non, hein !
J'espere que ca en vaut la peine.
Evidemment. Je suis pas restee assise sur une chaise, moi.
C'est Jacqueline.
- Sans blague ? - Elle aimait Montauban.
Montauban l'a repoussee, elle l'a tuee.
Et elle a eu le temps de retourner dans le salon.
Si on ajoute a ca qu'elle attend l'heritage de Rose-Marie,
la boucle est bouclee.
CQFD.
Quoi ?
Ce qu'il fallait demontrer.
Ouais. Vous pouvez pas vous empecher d'en mettre plein la vue.
Mais j'ai trouve !
Evidemment, il n'y avait que Marie-Chantal pour reussir.
Si on ajoute a ca que tout le monde deteste Jacqueline,
tout est pour le mieux.
Voila. CQFD, quoi.
On va la confondre ?
Je passe vous prendre demain.
C'est un plaisir de travailler avec vous.
Avril !
Ne vous genez pas, surtout.
"Un amour decu peut conduire aux pires extremites."
Quel style.
Donnez-moi ca, c'est mon article.
Habillez-vous.
Quoi ?
C'est votre heure de gloire. Je vous attends en bas.
Ah, merde.
Pantalon... pantalon...
Laisse tourner le moteur !
- Tu fais quoi ? - Je me barre. J'irai pas a l'asile.
Tu descends, toi !
Juliette...
regarde-moi. Tout va bien.
Maintenant, ca suffit.
Vous...
Vous etes malade.
C'est termine. Je ne reste pas un jour de plus !
Qu'est-ce qu'il a ?
Il se prend pour John Wayne.
- Quand vas-tu divorcer ? - Raoul m'a menacee.
Mais on travaille sur ses pulsions.
Tu rigoles ? Il a vole une voiture !
Ca marche pas, ton truc.
Ca marchera jamais !
Un petit dejeuner en famille, comme c'est touchant.
Qu'est-ce que cette fille fait la ?
Alice Avril, reporter. J'enquete avec le commissaire.
Vous me decevez, Alice.
Sans moi, vous seriez morte. Allez-y, commissaire.
Avril, n'en faites pas trop.
Bien.
Que font les spectateurs au theatre ?
Ils assistent a quelque chose qui n'existe pas.
Ils entendent, ils voient un decor, une scene,
mais rien n'est vrai, tout est faux.
Le poete maudit est d'accord ?
Qui y avait-il sur scene ?
Deux personnages en situation dramatique :
Leonard menacant de mort le bon docteur.
Le fou et le psychiatre face a face...
en representation.
Je vous assure que la situation etait bien reelle.
Que fait un personnage lorsqu'il quitte la scene ?
Il tombe le masque et redevient lui-meme.
C'etait tres risque, docteur...
mais jouable.
Taisez-vous !
C'est moi qui parle ! Moi, votre fils !
Le sale batard, celui dont personne ne veut !
Mais oui, je suis au courant ! C'est fini, les secrets !
Je suis pas cingle ! C'est vous, le menteur !
Leonard, le fou.
On l'enferme, et il n'y a plus de probleme.
Non, la ferme !
Je m'en fous !
Tout le monde doit savoir quel sale type vous etes.
Je veux vous voir crever de trouille !
On va en finir...
C'est bien, Leonard.
C'est bien.
C'est faux, vous vous trompez.
Etienne n'avait aucune raison de tuer Pierre,
et encore moins de m'empoisonner.
Il a seulement voulu detourner les soupcons.
Montauban l'accusait d'avoir detourne votre fortune
au profit de son projet imbecile de nouveau monde.
Cette lettre le designait comme coupable.
Il l'a remplacee par une autre,
dans laquelle il a invente la tentative d'assassinat.
Vous avez mis de l'arsenic dans le flacon.
Ca a failli marcher.
- Mais non. - Si.
Il a premedite le 1er meurtre et manipule Leonard.
Vous avez vide ses comptes. Montauban s'en est apercu.
Je vous arrete pour le meurtre de Pierre Montauban
et celui de Leonard Jeandel.
Assassin !
Tu as tue Pierre pour ton projet stupide.
J'espere que tu creveras !
Tais-toi ! Va-t'en !
Partez tous ! Je ne veux plus vous voir.
Rideau.
Venez.
Maman... Ma petite maman...
- J'ai de la peine pour Rose-Marie. - Marie-Chantal !
C'est vrai.
Les femmes sont folles.
Son mari tue, elle continue de l'aimer.
Pire : elle le considere comme un dieu.
Quand Leonard le menacait, elle a pas bronche.
Tout le monde s'affolait, mais alors elle...
"Oh ben, non. Voyons, tout va bien."
Je me suis trompee, mais il faut pas me tuer.
- Redites ca. - Quoi ?
- Ce que vous venez de dire. - Je me suis trompee.
Sur Rose-Marie.
Ce soir-la, elle n'a pas bronche, dans le salon.
Elle a meme refuse d'appeler la police.
Mais ca, c'est l'amour. Vous pouvez pas comprendre.
- Maman, ouvre ! - Maman !
Ouvre, s'il te plait. Tu n'es pas toute seule.
Maman, ouvre !
J'ai peur. Qu'est-ce qu'on fait ?
Maman, ouvre !
Ah non, alors.
Ce serait trop facile.
Votre mari vous a tout avoue ?
Mais je le connais par coeur. J'ai compris.
Je l'ai toujours soutenu.
Pierre l'avait demasque.
Il ne savait plus quoi faire.
Il pleurait.
C'est vous qui avez tout planifie.
Manipule Leonard...
Decide la mort de Montauban...
Que pouvais-je faire d'autre ?
Pierre allait briser ma vie.
J'ai fait ce qu'il fallait. J'ai guide Etienne.
Je n'avais pas le choix.
J'aurais vraiment voulu sauver Leonard,
mais il devenait dangereux.
C'est fini, maintenant.
Tout sera comme avant.
Je te le promets.
C'est une manie, hein ? Pardon.
Attendez !
Je veux rentrer chez nous. Emmene-moi.
Ouais. Degage-moi une demi-page pour la une.
Bien joue, Alice.
Il faut peut-etre changer un ou deux mots.
Va dormir. Je m'en occupe.
Merci.
Je vous dis qu'il n'est pas la !
- Robert Jourdeuil ? - Qui vous a laisse entrer, vous ?
Oh la la !
Ne vous derangez surtout pas. Je vais repondre.
Oui ? Commissaire Laurence.
Ou ca ?
Qui a decouvert le corps ?
Non, non, non. Ne touchez a rien, j'arrive.
Dites-moi, il est ecrit avec les pieds, votre article.
Vous avez bien fait de choisir un autre pseudonyme.
Jourdeuil, Marie-Chantal...
Vous avez un probleme avec votre nom ?
J'ai fait du tres bon boulot.
C'est pas juste. J'ai merite de le signer, ce papier.
- Vous vous etes fait avoir ? - C'est facile, hein !
Avril, avril, avril...
He. Je vous signale que j'ai aussi un prenom.
Arretez de m'appeler par mon nom. On se croirait dans une caserne.
Je ne pense pas que nos rapports iront jusqu'a l'echange de prenoms.
Ecartez-vous.
Vous etes presse ?
- Il se passe quelque chose ? - Degagez, ou je vous ecrase.
Il y a un cadavre, je le sais.
Lachez-moi une info. On fait equipe.
Je ne fais equipe avec personne. Enfoncez-vous ca dans la tete.
Sous-titrage : Eclair Group
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