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Notre conclusion est que la crise économique globale a renforcé
la position des pays émergents au sein de l'économie mondiale.
En termes de PIB, avec des pouvoirs d'achat équivalents,
le PIB étant la mesure utilisée
pour comparer les pouvoirs d'achat par le taux de change,
il est probable que les pays de l'E7 dépasseront ceux du G7 d'ici 2020.
Actuellement, les nations émergentes ont un taux de croissance annuel de 4%,
tandis que celui des états industrialisés est égal à 2% ou moins.
L'économie mondiale continuera de se développer à deux vitesses
lors des prochaines décennies tant que ce processus de récupération aura lieu.
Les pays industrialisés connaîtront aussi une lente croissance démographique.
Le Japon et l'Allemagne auront même, en moyenne,
une croissance négative jusqu'en 2050.
La Chine supplantera les USA comme première économie mondiale d'ici 2017.
D'ici 2050, l'Inde deviendra la troisième puissance économique,
devant le Brésil, qui prendra la quatrième place en dépassant le Japon.
En Europe, la Russie rejoindra l'Allemagne au plus tard en 2020.
Le Mexique et l'Indonésie dépasseront le Royaume-Uni et la France d'ici 2050,
et la Turquie deviendra plus grande que l'Italie.
Cette domination retrouvée de la Chine et de l'Inde est un retour
à la norme historique précédant la révolution industrielle,
qui, aux XVille et XIXe siècles, avait causé un déplacement
du pouvoir économique global vers l'Europe occidentale et les USA.
Cette situation temporaire sera à présent renversée.
Le lithium représente un espoir de développement pour la Bolivie.
Plus de bien-être, d'instruction, de formation,
plus d'aéroports, de gares de chemin de fer, et d'autobus dans tout le pays.
Tous les étudiants devraient prendre part à ce projet,
dans les régions du Salar de Uyuni et du Salar de Coipasa,
et de tous les autres déserts de sel de la Bolivie. Tout grâce au lithium.
Cette ressource est un don pour l'ensemble de la population
et pour toute la région. Le futur sera meilleur.
Instruction, économie, force, travail... Nous en avons besoin.
Les personnes ne devront plus émigrer pour chercher du travail,
car elles serviront ici, pour la recherche.
La vie à la campagne est triste, parfois. Mais pas toujours.
La vie rurale est tranquille, pas comme celle de la ville.
Ni les camions, ni les voitures n'arrivent jusqu'ici. Rien.
Ni même les personnes comme vous. Rien de tout cela.
C'est notre manière de vivre.
Quoi d'autre ? Ici il n'y a rien à part le vent qui souffle.
Il fait froid.
L'été, en revanche, est aveuglant.
Et il fait chaud.
C'est ma vie, mon environnement, mon Yaca.
Il n'y a pas de vent.
Le gouvernement a commencé les activités d'extraction du lithium,
et nous, qui vivons près du désert de sel, nous savons tout à ce sujet.
Pour cette raison, nous voudrions lancer notre petit projet d'extraction.
Nous ne nous trouvons qu'à quelques kilomètres du marais salant.
Pour pouvoir participer au projet, nous voudrions disposer de quelques bassins,
de quelques petites lagunes où, en exploitant l'évaporation naturelle
de l'eau salée, nous pourrions extraire le lithium.
Puis nous le livrerions à Comibol, la société minière nationale.
C'est notre rêve.
C'est pour cela que nous cherchons des projets pour soutenir
nos concitoyens et notre village, Agencha.
Comment pourraient changer les choses ?
Comment pourraient-elles changer ?
Je ne sais pas.
Peut-être que quelque chose changera, je n'en sais rien...
C'est pour cela que je dis que Dieu est omniscient.
Dieu sait tout, et nous vivons à travers lui. Vous et nous.
N'est-ce pas ?
- Où est-il ? - Je ne sais pas.
Je ne sais pas où il est.
Ici il n'y a rien.
- Tu en as trouvé un autre ? - Où tu l'as mis ?
- Combien tu en as trouvés ? - Deux.
- Moi trois autres. Maintenant j'en ai quatre.
Mesdames et messieurs, chers amis, bonjour !
Je suis Liu Wenjing du Bureau des Immatriculations des Automobiles de Pékin.
Je vais présenter la loterie du jour.
Le tirage au sort sera effectué suivant les normes de la ville
pour l'immatriculation des véhicules.
S'il vous plaît, introduisez les boules dans l'urne.
Une, deux, trois...
En 1997, le nombre d'autos à Pékin a dépassé le seuil du million.
Depuis, en dix ans seulement, le chiffre a quadruplé.
Sans aucune règlementation, d'ici un an ou deux,
on arrivera à 6 millions d'autos. L'indice de congestion atteindra 9,5.
La vitesse moyenne des automobiles descendra en dessous de 15 km/h.
À la fin de 2010 a donc été approuvé un plan de gestion des véhicules
entré en vigueur le 1er/1/2011, visant à réguler le nombre d'autos.
De cette manière,
la circulation est réduite sans interdire aux personnes de conduire.
Ces trois dernières années, le taux de croissance a été limité
à un maximum de 240000 nouvelles voitures enregistrées par an.
Actuellement, le total de véhicules à Pékin est de 5,4 millions,
ce qui signifie que l'objectif de rester en dessous
des 6 millions jusqu'en 2007 a été atteint.
D'ici peu, les nouveaux enregistrements
seront limités à 150000 par an.
C'est le concept qui est à la base des mesures que nous avons prises.
Le 26 de chaque mois, nous tirons au sort les licences pour les véhicules privés,
à l'exception de la période de la Fête du Printemps.
Pour la loterie en cours, 1,74 millions de demandes ont été présentées
et 18000 nouvelles licences seront concédées.
La probabilité d'en obtenir une est donc d'environ 1%.
Sans licence, vous ne pouvez pas acheter cette voiture.
J'ai une licence pour mon ancienne voiture et je voudrais la transférer.
- Quelle voiture avez-vous ? - Une coréenne.
Je vois. Alors vous devez d'abord la vendre.
- Qu'est-ce que ça veut dire ? - Vous devez demander une nouvelle licence.
Ensuite, je pourrai vous vendre la voiture.
Je dois donc vendre mon ancienne voiture pour obtenir une nouvelle licence ?
Oui, vous vendez d'abord votre voiture et vous vous procurez la nouvelle licence.
Ensuite je vous vendrai celle-ci et je l'enregistrerai pour vous.
D'accord, j'ai donc besoin d'une nouvelle licence.
Sans licence, je ne peux rien faire, quel que soit l'argent que vous m'offrez.
Vous avez un permis limité ?
Pour la province de Jilin ? Car ici il est écrit que...
Il y a une erreur, ici il y a écrit Bao Ding...
La transmission de la BMW est la meilleure.
La nouvelle Série 7 a une transmission automatique à 8 vitesses.
Elle est comparable à des voitures comme l'Audi A8 ou les Benz.
Elles possèdent toutes cet avantage compétitif.
Toutes nos Séries 7 ont la transmission à 8 vitesses.
- 8 vitesses ? - Oui, exactement, vous verrez.
Il n'y a pas de différence si vous accélérez brusquement ou graduellement :
le changement est toujours très délicat, presque imperceptible.
Et si vous accélérez rapidement, une vitesse est sautée.
C'est un gros avantage.
- Comment la trouvez-vous ? - À l'arrière, elle est plutôt confortable.
- Les sièges sont chauffés ? - Oui, bien sûr.
- Comment s'allument-ils ? - Il y a un bouton au centre.
Vous pouvez choisir entre l'intensité élevée, moyenne et basse.
Je suis indécis entre la Série 5 et la Série 7 de la BMW.
Vous utilisez votre voiture surtout pour votre travail ?
Oui, pour affaires.
Vous avez des préférences concernant l'intérieur,
par exemple pour l'installation audio ?
- Plus la qualité est élevée, mieux c'est. - Il doit être agréable aussi.
- Vous conduirez vous-même ? - Non, j'ai un chauffeur.
Donc vous vous assiérez presque toujours à l'arrière ?
Il m'arrive parfois de conduire, mais c'est le plus souvent mon chauffeur.
Chacun d'entre nous doit vendre dix voitures par mois.
Pour atteindre cet objectif, nous invitons des experts
et nous organisons chaque semaine des cours sur des produits
pour connaître les nouveautés relatives à la production nationale et étrangère.
Ces leçons sont très importantes pour améliorer nos prestations.
Nous apprenons à aider les clients à choisir la voiture adaptée.
Personnellement, je passe aussi du temps libre avec mes clients,
pour construire un bon rapport. S'ils me recommandent à leurs amis,
il m'est plus facile d'atteindre mon objectif mensuel.
Par exemple, je les emmène dîner
et je joue avec eux au billard ou au foot.
Ce sont de bons moyens pour instaurer un lien avec eux.
Attendez une seconde. Vous êtes prêts ?
- On commence ? - Vous y êtes ?
- On commence ? - Ne te retourne pas !
Prêts, allez !
- Deux BMW ? Deux portes ? - Non.
- Deux écrans ? - Non.
Deux phares ?
Concernant le système de qualité, je répète de nouveau :
si le client dit non, nous devons essayer de le convaincre encore deux fois.
Ce n'est qu'à ce moment-là que nous pouvons renoncer
sans risquer de perdre des points.
Par conséquent, si le client refuse, soyez entêtés.
De cette manière, vous gagnerez quand même des points. Tout est clair ?
Je répète encore comment fonctionne le système d'attribution des points,
car j'ai entendu un exemple incorrect dans un enregistrement récent.
Je ne citerai personne, mais je l'ai entendu.
Voilà de quoi nous étions en train de parler : l'attitude personnelle.
La stratégie, la technique ou le produit ne suffisent pas
pour avoir du succès, si votre attitude n'est pas adaptée.
Nous devrons encore parler de cet aspect. D'accord ?
Qu'est-ce qu'on fait après ? On rentre à la maison ?
- Oui, rentrons. - Tu veux faire quelque chose ?
- Le travail se passe bien ? - Oui.
- Allez, faisons quelque chose. - Oui, d'accord.
- On va au cinéma ? - Ok !
Tu veux regarder un film ?
En réalité on devrait rentrer pour sortir le chien.
C'est vrai.
On peut aller faire quelques boutiques avant de rentrer ?
Il n'est pas trop tard pour cela ?
Parle-moi de ton travail ! Tu as vendu des voitures ?
- J'ai reçu une réclamation. - Quelqu'un s'est plaint ?
Un financement a échoué.
Aucun prêt n'a été concédé et la voiture n'a pas été vendue.
Ne t'inquiète pas, tout le monde est sous pression.
Je ne suis pas sous pression, je n'ai jamais dit ça.
Tu en veux encore ?
Oui, c'est délicieux.
J'ai grandi dans un simple bâtiment à un étage.
Les gratte-ciels n'existaient pas. Quand nous étions petits, après l'école,
nous nous réunissions dans la rue. Les jeux vidéo n'existaient pas.
Les filles sautaient à la corde
et les garçons jouaient aux billes ou avec des avions en papier.
Nos parents, quand ils étaient jeunes, étaient de grands travailleurs.
Après le travail, ils faisaient les courses et rentraient pour cuisiner.
Moi je faisais mes devoirs et je jouais dehors.
Tout est différent maintenant.
Vivre dans un immeuble à plusieurs étages est très pratique.
Autrefois, mes parents devaient allumer le poêle à charbon
pour nous réchauffer.
Les maisons avaient le chauffage, mais pas la salle de bains.
Nous devions sortir dans la rue en portant un pyjama léger.
C'était difficile, il n'y avait pas de confort.
Les salles de bains, dehors, n'étaient pas éclairées et on pouvait tomber.
Aujourd'hui, c'est différent.
Nos parents disaient : "Nous avons un vélo, une radio et..."
- Une torche électrique ! - Exactement, une torche.
Si on possédait ces trois choses, les fameuses "trois vieilles choses",
cela signifiait qu'on était aisés.
Le standard de vie actuel n'est pas comparable à celui du passé.
Je nous considère une génération très heureuse,
mais la prochaine le sera encore davantage.
Dans le passé, la mort était une fin physique, définitive.
Lorsque l'on mourait, l'on mourait.
On ne pouvait qu'espérer que l'âme continue de vivre au paradis
ou dans un autre lieu selon les croyances.
Aujourd'hui, la mort a une autre signification.
Certains d'entre nous en ont, tout au moins, une conception différente.
Aujourd'hui la mort est temporaire : on ne meurt pas pour toujours.
L'espoir de revivre demeure.
Grâce au progrès technologique et aux ordinateurs de plus en plus puissants,
nous sommes capables de reconstruire le corps humain cellule après cellule.
On ne vieillit plus, on ne meurt plus.
J'imagine que cela se produira grâce aux nanorobots,
de minuscules robots moléculaires, dont certains sont petits comme un atome.
Ils entrent directement dans les cellules et, quand ils détectent
une erreur ou une mutation, ils les reconnaissent et corrigent
la molécule correspondante d'ADN, de sorte que les cellules mortes aussi
sont constamment renouvelées. C'est ce qui se produira !
La mort du futur n'est pas la mort du passé.
La mort du futur n'est pas une mort.
La première phase est la perfusion.
Les patients sont emmenés ici dans un bloc de glace,
conduits dans la salle pour la perfusion et allongés sur la table.
La personne reste couverte de glace pendant tout le processus.
Le sang est enlevé et remplacé par une solution cryoprotectrice.
Le sang est nettoyé
et la solution est absorbée par les tissus.
Cela aide à faire se déshydrater les tissus et à enlever les liquides
pour éviter la formation de cristaux de glace.
Nos patients arrivent du monde entier et dans des conditions différentes,
c'est pourquoi nous collaborons avec différents groupes locaux
afin de garantir la meilleure préparation possible.
Après la perfusion, les patients sont lavés,
enveloppés dans un sac de couchage et conduits su une civière en bois
dans une chambre contrôlée par un ordinateur où ils sont congelés.
Le patient est conduit ici sur un brancard
et le sac de couchage le maintient isolé
quand il ressort de la chambre de refroidissement,
car la différence de température est très élevée.
Le patient est introduit dans l'unité de refroidissement,
le couvercle est fermé et un programme est sélectionné.
Il en existe plusieurs.
Après la vitrification, la congélation dure six jours.
Le processus s'effectue par le biais d'azote liquide.
La température est contrôlée : le cas échéant, la valve s'ouvre
et de l'azote liquide est pulvérisé.
Une fois une certaine température atteinte, la valve se referme.
Ce processus dure six jours.
La température et la vitesse du processus sont contrôlées par un ordinateur
et un graphique montre la température qui diminue peu à peu.
Lorsqu'elle arrive à environ -195°,
le patient a atteint la température de l'azote liquide.
Pour les personnes plus imposantes, la congélation est plus lente :
elles restent dans l'unité un peu plus longtemps pour permettre
que la température souhaitée soit atteinte.
Les patients sont ensuite extraits de la chambre et sont replacés sur la civière.
Leur température est d'environ 196 degrés Celsius.
Le sac de couchage les maintient isolés durant le transport
de l'unité de congélation aux cryostats, qui se trouvent ici.
Chaque cryostat accueille six patients :
ils sont tous conservés la tête en bas car
c'est l'azote liquide qui les conserve froids et si son niveau devait diminuer
en raison d'un problème d'alimentation, ce à quoi nous devons être préparés,
le cerveau est la dernière partie à rester découverte.
De cette manière, il reste congelé et protégé le plus longtemps possible.
Certaines personnes sont préoccupées
de ce qui se passera, quand elles reviendront.
Bizarrement, elles sont peu à dire : "Je ne pense pas que ça marchera".
Ce que j'entends dire est : "Quand je reviendrai, je ne connaîtrai personne".
Ou : "Quand je reviendrai, je n'aurai ni argent, ni travail".
C'est étrange, car personne ne dit : "Je ne reviendrai pas",
mais plutôt : "Je pense que je reviendrai, mais que se passera-t-il ensuite ?".
Je leur dis toujours de penser aux nombreux enfants dans le monde
qui restent orphelins suite à une guerre ou un accident :
ils restent seuls, mais ils s'en sortent.
Ils reçoivent du soutien, ils trouvent de nouvelles familles adoptives.
Les orphelins deviennent souvent des adultes heureux et ont de la réussite.
Ils ont des amis et se créent leur propre famille.
Quant au travail, chaque jour quelqu'un le perd
et continue d'étudier ou se trouve un autre emploi.
Beaucoup disent : "Je n'aurai ni famille, ni amis".
Alors faites inscrire aussi vos amis au programme !
Autrement, vous en trouverez des nouveaux.
Le doute le plus fréquent n'est pas si ça marchera ou non,
mais comment ce sera quand ça aura fonctionné.
Nous pouvons dès à présent remplacer aussi les valves cardiaques et les artères.
Cela se passe déjà actuellement.
Nous sommes en train de devenir des surhommes.
Le non-organique se lie à nos corps organiques
pour nous faire vivre plus longtemps : c'est déjà une réalité.
Nous savons que cela est possible.
Nous savons que ce don nous a été offert.
C'est le don de la connaissance que nous cherchons et que nous souhaitons obtenir
pour devenir des êtres divins et omniscients.
Il suffit de penser à ce que nous sommes déjà autorisés à faire.
Nous pouvons manipuler nos corps.
Nous pouvons manipuler notre environnement.
Nous pouvons construire des bombes dévastatrices
qui pourraient détruire ce monde entier.
Si les entités externes, ou Dieu, nous ont permis d'arriver jusqu'ici,
pourquoi ne devrait-elles pas nous permettre d'effectuer l'étape suivante ?
Il s'agit de l'immortalité.
Les portes sont déjà ouvertes, nous pouvons l'entrevoir.
Si elles nous avaient voulus morts, nous le serions déjà.
Elles nous ont permis d'ouvrir la porte de l'illumination
et de la surpasser, et maintenant elles nous attendent.
Que ferons-nous avec cette connaissance ?
Qui le fera ?
Quels groupes humains s'uniront
sous le signe du transhumanisme
pour transformer toute notre génération
en des êtres supérieurs,
en mesure de résister à la pollution et de vaincre la mort ?
Le seul qui pourrait empêcher tout cela, actuellement,
c'est l'homme lui-même,
et je ne pense pas qu'il le fera.
Mesdames et messieurs, regardez sur votre droite
une autre grosse villa, une résidence énorme...
la vie et la mort...
Car Pompéi est vraiment la ville du jour d'après, du "Day After", non ?
Naples, ma ville natale, lorsque Pompéi fut détruite...
Venez ! Une photo avec le gladiateur !
Courage, une photo avec le gladiateur, allez !
Belle dame, vous voulez une photo ?
Une photo souvenir ! Je suis le dernier des gladiateurs !
Bonjour !
Courage !
- Non, nous devons... Excusez-nous ! - Allez !
Toi ! Beau sourire !
Je suis le dernier des gladiateurs, le plus sexy !
Une photo avec le gladiateur !
Je te tue !
Belle dame, par ici !
Un pourboire ? Oui ? Photo !
Une photo avec le gladiateur !
- Prends-nous en photo, chéri ! - Belle dame !
Un pourboire ? Un peu de monnaie ! C'est mon travail.
- Donne-lui quelque chose. - Un petit pourboire !
- J'ai quatre enfants ! - Vous n'aurez pas grand chose de ma part.
- C'est tout ce que j'ai. - Non, non, ne partez pas...
J'ai quatre enfants !
Ca va ? Satisfait ? Oups...
- Non, 1 Euro ! - 1 Euro ? Voici, tiens...
Merci, merci beaucoup !
Aujourd'hui le soleil est fort. Tu arrives encore à le supporter ?
Ça va, Beda ?
Tu t'amuses ?
Ça va, Beda ?
Qu'est-ce qu'a ton bras aujourd'hui ?
Hé, chéri !
Je te donne un peu de lait.
Ouvre la bouche !
Crache !
Crache !
Fais comme ça...
Crache !
Toi !
- Jenny ? Mange...?! - Quoi ?
Non !
- D'accord ! - Non.
Tu n'en veux plus, hein ?
Tu n'as pas beaucoup mangé.
- Ça suffit ! - Ça suffit. Prends ton temps.
Tu es un gros paresseux ?
Tu es un gros paresseux ?
Allez, on se met debout et on va te laver les dents.
Je dois te déplacer.
Tourne-toi vers moi.
Tourne-toi vers moi.
Je t'aide.
Allez. Un, deux... Tu peux tenir la chaise ?
Un, deux, trois !
Un, deux, trois !
J'ai dû apprendre à avoir de la patience.
Avant, je m'agitais davantage
et je n'aimais pas qu'on me réponde.
L'important c'est de s'occuper les uns des autres, comme une famille.
Je ne le considère pas comme un travail, car je viens ici chaque jour.
C'est comme si je m'occupais de mon propre père.
Chaque jour, j'ai peur qu'il me quitte.
Depuis qu'il est malade, je suis terrorisée.
Au début, je n'arrivais pas à comprendre comment j'avais pu autant me lier.
Depuis que nous sommes ensemble...
Il est comme un père, comme un bon ami,
comme un fils, comme un frère... Il est tout cela réuni.
Parfois, il est comme un enfant de trois ans,
d'autres fois, comme un adulte.
Maintenant, il est malade,
et je ne suis plus heureuse.
Maintenant, chaque jour, j'ai peur de le perdre.
Beaucoup de rumeurs circulent.
Je ne sais pas quand ce bâtiment a été construit.
Beaucoup pensent qu'il a été conçu pour les forces armées
ou comme centre commercial. Je n'en sais rien.
Je sais qu'on l'appelle la "Tour de David",
mais je ne sais pas pourquoi il a été construit.
La plupart des gens ici sont pauvres et besogneux, sans abri.
Nous avons occupé l'édifice pour obtenir l'attention du gouvernement,
pour recevoir de l'aide et un logement.
La tour n'a pas été évacuée, mais nous n'avons reçu aucune aide quand même.
Ce que nous possédons ici, nous nous le sommes créés nous-mêmes
avec l'aide de la coopérative.
Nous n'avons reçu aucun soutien de la part du gouvernement.
Soulève-le, amène-le ici.
Par-dessus ou par-dessous. Par-dessus ?
Par-dessus c'est plus lourd... Lâche !
Regardez toujours vers le haut !
Pas vers le bas, vers le haut !
Je n'en ai plus.
Tu as du lait condensé pour faire du flan ?
Non. La prochaine fois que tu le prépares, vends-en moi un peu.
Dis-moi pour quand et je te le fais.
Ceux chez qui je l'achète d'habitude sont trop chers, je n'y vais plus.
Toi, procure-moi le lait condensé et les ufs et je m'occupe du reste.
- Qu'est-ce que je t'achète ? - Du lait condensé et quatre ufs.
- Combien ça coûte ? - 30, 40... 43.
- Combien tu as déjà ? - Dix.
- Ils n'en ont pas au-dessus ? - Ils sont déjà fermés.
- Mais ils n'en ont plus. - Qu'est-ce que tu as dans ton frigo ?
Ici ? Rien ! La coupure de courant l'a dégradé.
- Quel dommage ! Celui de Wilmer aussi ne marche plus.
Ma télé et mon ventilateur aussi ne fonctionnent plus.
- Quel dommage... - Salut, mon trésor ! Je t'écoute.
- Tu as des boissons ? - Oui.
- Je peux avoir un Coca ? - Je n'en ai pas.
Dis à ta maman que je n'ai que des jus de fruits.
Je sais juste que le bâtiment aurait dû devenir un centre financier
avec un hôtel et un garage à côté, pour un centre commercial je suppose.
Cet édifice existait déjà quand je suis arrivé à Caracas il y a 22 ans.
Pourquoi n'a-t-il pas été complété ?
Il a été construit par Banco Latino, qui a connu plus tard la faillite.
Fogade, le Ministère de l'Économie, a ensuite pris le contrôle de l'édifice,
et l'a abandonné à lui-même. Il est resté abandonné pendant des années.
Il n'y avait qu'un garde.
Puis les gens des quartiers pauvres sont arrivés.
La construction n'était pas adaptée pour être habitée.
Moi je vivais à Petare, un quartier pauvre et misérable.
Quand nous avons vu cet édifice, nous avons décidé de l'occuper
et de le rendre habitable avec ce que nous avions à notre disposition.
La construction n'était pas terminée et il manquait l'eau et l'électricité.
Il n'y avait rien, nous avons tout construit nous-mêmes.
Au début, nous utilisions les câbles du téléphone pour le courant,
mais ça ne marchait pas.
Puis, nous avons réuni de l'argent pour l'électricité et l'éclairage.
Nous avons tout nettoyé.
Initialement nous vivions dans des tentes, cette période a été vraiment difficile.
Il n'y avait de l'eau qu'au rez-de-chaussée, c'est pourquoi nous
nous lavions en bas et nous portions l'eau d'étage en étage.
Nous n'avions rien, nous sommes partis de zéro.
C'était un édifice abandonné, il nous a créé beaucoup de difficultés.
Période... de l'année... Saison. Andrea ! Ça s'écrit attaché !
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Ils disent que je ne collabore pas assez.
Moi non plus.
Demain à 13 heures ?
Je ne sais pas, El Negro et Monsieur Peña viennent aussi.
J'ai quitté la Colombie par désespoir,
à cause de l'instabilité générale et parce que je n'avais pas de travail.
J'avais perdu ma maison, la banque me l'avait reprise
car je n'arrivais plus à payer les mensualités.
10 ou 15 ans plus tôt, l'État avait introduit de nouvelles normes.
Les taux d'intérêt étaient très élevés et je ne parvenais plus à payer.
La banque a pris ma maison même si je l'avais payée pendant six ans.
J'étais désespérée.
Alors je suis partie car toute ma famille était ici.
J'étais restée toute seule.
Mon fils, ma mère, tout le monde est ici...
Ma sur vit au Venezuela depuis trente ans.
Je suis ici depuis dix ans.
Venir ici n'a pas été simple
et y vivre ne l'est pas non plus.
Nous avons eu beaucoup de mal, nous avons dû lutter.
Nous avions besoin de rester ici.
Mais je suis content,
nous avons tout ce dont nous avons besoin.
Au début, ça a été dur.
Nous vivions là, dehors, là où vous avez fait le tournage,
entre l'entrée et l'église : c'est là que se trouvaient nos tentes.
Quand nous rentrions du travail, nos matelas étaient trempés
et nous devions les essorer.
Je suis content de vivre à l'étage, maintenant.
Pour moi c'est très important.
C'est une grande bénédiction.
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