All language subtitles for Assassino senza volto (1968)

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Original subtitles

Madame Barbara !

Vous vouliez me voir, Mlle Mary. - Attendez � c�t�, j'arrive tout de suite.

Bien s�r.

�coutez-moi, Clark. - Parlez.

Vous �tes tr�s proche de ma cousine Barbara, n'est-ce pas ?

Certainement.

Alors soyez honn�te, que pensez-vous de son �trange comportement ?

Pourquoi demandez-vous �a ?

Allez, Clark, vous l'avez vue se promener en pleine nuit.

C'est vrai, mais il ne s'est jamais pass� rien de mal.

Jusqu'ici, mais ce soir elle se promenait avec une arme charg�e.

A qui appartient-elle ?

Si vous voulez vraiment le savoir, elle m'appartient.

A vous ! - Surprise ?

Chacun au ch�teau sait que le tir � la cible est mon passe-temps favori.

Plus qu'un passe-temps, j'appellerais �a une obsession.

Gardez-la dans un endroit plus s�r, l� o� Barbara ne peut pas la d�nicher.

Mais bien s�r ! Je serai plus prudente.

Clark, demain vous m'emm�nerez � Londres voir le Dr Osborne.

C'est notre m�decin de famille. Nous lui parlerons.

Je suis certaine qu'il sera capable de la gu�rir.

Est-elle endormie ? - Non, elle est juste secou�e.

En ce cas, ne la d�rangeons pas.

Vous venez, Clark ?

Barbara !

Barbara, o� es-tu ?

Barbara, est-ce toi ?

ASSASSIN SANS VISAGE

Personnages...

Barbara MacDonald La propri�taire du ch�teau

Walter MacDonald Le mari de Barbara

John Brenton L'architecte

Francis L'amie de Barbara

Clark L'administrateur

Mary La cousine de Barbara

Kate La premi�re femme de chambre

Betty La deuxi�me femme de chambre

Judith La gouvernante

Le muet L'homme de peine

Combien de temps a pass� depuis que j'ai quitt� le ch�teau de Nottingham ?

Trois mois ? Six ? Un an ?

Qui sait ?

Tout ce qui s'est pass� avant semble si loin.

Quels souvenirs confus.

C'est presque comme si cela n'appartenait plus � mon pass�.

A mon existence.

Je sais que j'�tais malade, tr�s malade.

Mais je suis s�re que ce voyage en Italie va m'aider � me remettre.

Cette terre miraculeuse c�l�bre les lumi�res, les harmonies, les couleurs !

Mon �me se r�veille. Je me sens rena�tre.

Mon �me est finalement libre des ombres d'une nuit qui semblait ne jamais finir.

C'est merveilleux de faire partie d'une foule.

Pour ressentir le m�me enthousiasme.

�prouver les m�mes choses qu'eux.

Ici, vous pouvez revivre la fa�on dont

les anciennes factions r�glaient leurs disputes.

C'est une vision fascinante.

Des maisons couvertes de fleurs, pr�tes pour une grande f�te !

Et cette tour noire qui contraste avec le ciel bleu !

Cette tour !

Cette tour !

Vous cherchez quelqu'un ? - Exactement, rien ne vous �chappe !

Pas m�me votre sens de l'ironie !

Il y a des esprits en abondance ici, vous ne trouverez pas de place pour le v�tre !

En voil� une bonne !

Si vous aviez une barbe, je vous aurais pris pour George Bernard Shaw !

Votre nom ? - Clark !

M. Brenton ? Je m'appelle MacDonald. - C'est un plaisir.

Nous passerons en revue les comptes demain, Clark.

Certainement.

J'esp�re qu'il a �t� accueillant. - Cela d�pend du point de vue.

Peut-�tre ne conna�t-il pas de meilleures mani�res de recevoir les invit�s.

Oui, il n'est pas particuli�rement sociable...

mais ses autres qualit�s le rendent suffisamment supportable.

Il m'aide � administrer le ch�teau depuis de nombreuses ann�es.

Mais revenons � la t�che en cours.

J'esp�re que les termes de votre contrat vous conviennent.

Je n'aurais pas pu demander mieux.

L'opportunit� de restaurer un ch�teau ainsi est des plus int�ressantes.

Agissez comme bon vous semble.

Pour le mobilier, vous avez carte blanche.

Il y a une chose que je voulais vous demander. - Je vous en prie, faites.

Eh bien, que vouliez-vous savoir ?

Vous ne me connaissiez pas personnellement...

et il n'aurait pas �t� tr�s difficile de trouver un autre architecte � Londres.

Alors pourquoi m'avoir choisi ?

Quelqu'un m'a tr�s chaudement recommand� votre travail.

Quelqu'un que je connais ?

Quelqu'un qui semble tr�s bien vous conna�tre.

Qui est actuellement invit� au ch�teau.

Bonjour, John ! - Francis !

Surpris ? - Mais je ne t'ai pas vue depuis des ann�es !

Nous �tions ensemble � l'universit�,

j'�tais �tudiante de premi�re ann�e et toi d�j� dipl�m�.

Tu te souviens ? - C'�tait le bon temps !

D�sol� de vous interrompre, mais j'ai des affaires urgentes � r�gler.

Quand voulez-vous commencer ? - Demain, si �a vous convient.

A votre guise. Je vous fais confiance.

Maintenant, venez avec moi, ma femme piaffe d'impatience de vous voir.

J'en suis ravi !

C'est hilarant !

Ce n'est pas tout, �coutez �a... - Ne me faites plus rire.

�a fait mal !

Barbara, ma ch�re, voici... - C'est bon, nous nous connaissons d�j�.

Vous devez �tre Brenton, l'architecte. - C'est un honneur.

Si vous le permettez. - Je vous en prie.

S'il vous pla�t, asseyez-vous.

Clark a choisi un dangereux rival en vous.

Je ne comprends pas. - Pourtant, c'est �vident.

Il a peur que vous soyez venu ici pour voler son r�le de prince charmant !

On ne vole pas un tel r�le, on le conquiert !

Bien dit !

Clark a raison de s'inqui�ter, vous �tes dangereux !

Barbara !

Tu es tr�s excit�e, ma ch�re. Ne te fatigue pas.

Vous avez entendu ? Il m'interdit d'�tre de bonne humeur.

S'il te pla�t, Barbara.

Je sais, Walter, tu ne cesses de me le rappeler.

Je dois �viter de m'exciter et garder l'esprit clair.

Comme si c'�tait possible !

Que pensez-vous ? - En fait...

Soyez honn�te, vous devez me trouver bien path�tique.

Pas du tout ! Vous me surprenez.

Je vous ai demand� d'�tre honn�te,

en esp�rant que vous, au moins, me diriez la v�rit�.

Pourquoi mentez-vous ?

Barbara ! Essaie de te contr�ler, ma ch�re.

Inutile d'�tre galant. Soyez honn�te, je vous en prie.

Vous voyez, je...

Sans raison ? - Comme �a, sans raison.

Alors, dites-moi, qui choisiriez-vous ?

Non, M. Brenton, oubliez �a. C'est trop facile !

Mon mari est parti.

Alors, recommen�ons. Si Clark n'est pas l�, moi oui.

Que feriez-vous ? - Je suis d�sol�, Mme MacDonald.

A pr�sent, c'est mon tour. Francis et moi sommes sur la tour.

En ce cas, je devrais laisser le destin d�cider.

Je ne vois pas d'autre moyen, vous �tes toutes les deux aussi s�duisantes.

Tu me d��ois, John. Qu'en est-il de notre amiti� ?

Il tente d'�viter de te compromettre.

Mais notez bien que seuls vous et moi restent sur la tour.

Que feriez-vous ? - En principe, je suis oppos� au suicide.

Mais avoir affaire � une aussi belle dame...

C'est l� o� je vous voulais.

Si nous �tions trois, je comprendrais votre embarrassement...

Ne serait-ce qu'en raison de la pr�sence de la troisi�me personne.

Mais avec deux, M. Brenton, juste vous et moi...

Vous �tes un menteur !

En ce moment, vous ne donneriez pas un centime pour ma vie !

Et moi pour la mienne !

Ce serait une prodigieuse bataille de force brute et d'intelligence...

et franchement je ne sais pas qui de nous deux l'emporterait.

Je ne sous-estimerais pas une femme dont la vie est en danger.

�a suffit, Barbara.

Tu dois te reposer.

Oui, allons-y.

Le spectacle est termin�.

Chevalier ! - Madame.

�trange cr�ature. C'est rare qu'elle soit aussi heureuse.

Qu'en penses-tu ? - Je n'en sais trop rien.

C'est une femme d�licieuse...

mais il y a quelque chose d'�trange, comme si quelque chose la tourmentait.

Veuillez m'excuser, voulez-vous du th�, monsieur ?

Et elle ?

�tiez-vous aussi dans cette maudite tour ?

Pardon, monsieur ?

Aucune importance, Kate.

M. Brenton faisait allusion � un jeu que nous venions de faire.

Merci, vous pouvez y aller. - Comme vous voulez.

Francis, je te suis tr�s reconnaissant de m'avoir recommand� � M. Macdonald.

Il n'y a pas de quoi.

Tu m'as donn� une vraie preuve d'amiti�.

Vraiment ?

Je serai ton esclave ! - C'est une id�e, j'y penserai.

Que se passe-t-il ? J'esp�re ne pas vous avoir effray�e.

J'ai cru que vous �tiez... - Quoi ?

Il est tard, je ne sais pas ce qui m'a prise, bonsoir !

Bonsoir.

Pardonnez-moi, j'oubliais de vous demander si vous vouliez quelque chose ?

Merci, je sonnerai la cloche si besoin. - Personne ne viendra avant demain.

Voyez-vous, � cette heure, chacun s'enferme dans sa chambre.

Vous devriez faire pareil. - De quoi avez-vous peur ?

Parfois, pendant la nuit...

Oui ?

Vous entendez d'�tranges bruits !

Quel genre de bruits ? - En fait...

Vous devriez aller dans votre chambre au lieu

de retenir M. Brenton avec votre bavardage oiseux.

Oui, Mlle Judith.

Merci, Kate.

Pardonnez-moi. - Ce n'est pas la peine.

Je sais que je n'aurais pas d� la r�primander en votre pr�sence.

En effet, vous n'auriez pas d�.

D�sol�e, mais je dois lui interdire d'�tre trop sans-g�ne avec les clients.

Je vous prie de m'en informer si elle recommence.

Vous comprenez, elle ne sait pas encore comment se comporter.

Vous �tes une gouvernante stricte. - Bonne nuit.

Faites de beaux r�ves.

Kate voulait probablement te parler

des �tranges choses qui se d�roulent ici la nuit.

Naturellement, il ne s'agit que du fruit de son imagination.

C'est dommage que Judith ne lui ait pas donn� le temps de terminer.

Qu'a-t-elle dit ? - Tu peux le deviner.

Pauvre Kate ! Comment peut-elle tol�rer cette sorci�re ?

Judith est la plus horrible personne que j'ai jamais rencontr�e !

Elle pense que tout le monde est contre elle.

Ne sois pas surpris si tu l'aper�ois errer la nuit comme une �me en peine.

Vraiment ? Comme c'est effrayant !

Le ch�teau doit �tre beau la nuit avec toutes les �toiles.

Je ne crois pas que les chouettes les remarquent encore.

Cet endroit est en train de devenir rapidement un mus�e !

Qu'est-ce qui t'a amen�e ici ?

Barbara voulait que je lui tienne compagnie.

Elle a subi une exp�rience traumatisante r�cemment.

Que s'est-il pass� ?

Sa cousine, dont elle �tait particuli�rement proche, est d�c�d�e.

La pauvre femme est tomb�e du toit du ch�teau.

Alors il ne s'agit pas seulement de l'imagination de Kate.

Je dois dire que l'atmosph�re par ici est vraiment �trange !

Je ne suis pas surprise que tu aies remarqu�. Les habituelles superstitions.

Je pensais que c'�tait quelque chose comme �a.

On dit que des choses myst�rieuses se passent ici.

Des sc�nes terrifiantes !

Judith est convaincue que le ch�teau n'appr�cie pas mon travail !

Judith est obs�d�e par une vieille l�gende qui remonte � trois si�cles.

Int�ressant !

On dit que sir Cannigan, l'un des anc�tres de Barbara,

a enlev� une MacDonald dont il �tait amoureux,

mais les MacDonald l'attrap�rent et apr�s l'avoir injustement accus� de sorcellerie,

il le brul�rent tout vif.

On dit aussi que le feu d�truisit tout, sauf son �me,

qui erre dans la r�gion, assoiff�e de vengeance !

C'est incroyable comme une vieille superstition peut influencer les gens.

Bonjour, M. Brenton. - Bonjour, madame. - Bonjour, Barbara.

Je vois que Francis fait du bon travail en vous tenant compagnie.

H�las, je ne peux vous offrir le m�me genre d'hospitalit�.

Votre pr�sence est suffisante pour vous absoudre de toute obligation.

Comment te sens-tu, ma ch�re ? - Toujours le m�me �puisement.

As-tu dormi ? - Oui, profond�ment...

mais je ne me sens pas repos�e du tout.

John parlait de la restauration. - C'est vrai.

Je voulais discuter avec vous de quelques id�es que j'ai pour votre appartement,

mais si ne vous en sentez pas capable ? - Barbara, d�j� r�veill�e ?

Ma ch�re, pense � ta sant�. - Ma sant� ?

Il y a plus qu'assez de gens qui y pensent, pourquoi le devrais-je ?

Sois raisonnable, je veux seulement que tu suives le conseil du m�decin.

Tr�s bien, je le ferai.

Clark, Clark ! - H�, Mademoiselle Francis !

Soit vous vous �loignez encore

d'un kilom�tre du ch�teau, soit vous vous arr�tez.

Madame Barbara se repose.

D�sol�, mais je pensais qu'elle �tait r�veill�e.

C'est vrai, elle s'est r�veill�e � 4h, mais je l'ai renvoy�e se coucher � 5h.

Comme d'habitude, elle est tr�s faible.

Et ce qui est pire, chaque jour sa sant� semble lui faire d�faut.

Barbara a besoin d'une attention sp�ciale, la m�decine ne la gu�rira pas.

Les maladies mentales ne sont pas ais�es � gu�rir, mon cher Clark.

Elle devrait �tre dans une clinique.

Mais M. MacDonald aime bien trop sa femme pour avoir le courage de le faire.

Nous devons essayer de le convaincre que c'est le seul moyen de gu�rir Barbara.

Pourquoi ne m'aideriez-vous pas ? M. MacDonald vous �coute.

Le docteur Osborne pourrait �tre plus convaincant que moi...

Il est le meilleur sp�cialiste de Londres et c'est un ami de la famille.

Le docteur Osborne est trop occup� pour venir au ch�teau.

Cela d�pend de nous.

Promettez-moi votre aide.

D'accord, j'essaierai.

Bravo, Clark ! Maintenant, pr�parons-nous pour le d�ner.

Faim ? - Assez !

Alors d�p�chons-nous.

Que faites-vous ? - Rien, M. Clark.

Je ne faisais que ranger.

Fouiller dans les tiroirs de M. MacDonald ne fait pas partie de vos fonctions.

Allez-y, ils attendent le d�ner. - Tout de suite, M. Clark.

Je ne crois pas que cela paie d'�tre un h�ros de nos jours.

Votre raisonnement est des plus amusants, mais je ne l'approuve absolument pas.

Ni le v�tre, M. Clark.

De cette fa�on, vous sortez tous les deux du combat sains et saufs.

N'est-ce pas la meilleure fa�on ?

Non, au Moyen-�ge, votre comportement aurait �t� consid�r� peu chevaleresque.

Excusez-moi, Mme MacDonald, mais que pensez-vous que nous devrions faire ?

Quelque chose de tr�s simple : rev�tir une armure et combattre jusqu'� la mort !

Ici, devant moi ! - Comme les chevaliers du Roi Arthur ?

Pourquoi pas ? - Tr�s gratifiant !

Et le but ? - Tr�s noble...

Pour d�terminer lequel de vous m�rite le titre de Prince Charmant !

Vous n'avez pas besoin de jouter pour d�terminer cela, de nos jours...

Juste de prendre part � une reconstitution moderne. - Quelle horreur !

M. Brenton, mes anc�tres se retournent dans leurs tombes !

Je comprends, tout ceci nous ram�ne � la fameuse tour.

Toujours !

Il se fait tard. Vous devez �tre fatigu�, M. Brenton.

Je ne le nierai pas.

Mais vous vouliez discuter de notre projet.

Barbara, s'il te pla�t, tu devrais d�j� �tre au lit � cette heure.

Tr�s bien, cela peut attendre demain.

Souvenez-vous, je veux voir tous les croquis, y compris du mobilier !

Compris ? - Votre collaboration sera pr�cieuse !

Vous le pensez vraiment ? - J'en suis certain.

Alors, voyons, je pourrais travailler sur le mobilier...

Avec vous, bien entendu. - Excellent !

Venez.

J'ai quelques id�es merveilleuses. Vous devez m'aider � les r�aliser !

Chaque �l�ment du mobilier doit �tre un signe d'originalit� et de bon go�t.

Nous irons � Londres.

Voir les meilleurs antiquaires de Regent's Street.

Comme c'est fantastique !

Nous remplacerons ce meuble insignifiant par une biblioth�que Renaissance.

Un bureau �lizab�thain ici.

Une peinture murale flamande sur ce mur.

Bon, voyons voir...

L�...

Deux vases en c�ramique sur ces �tag�res.

Tout doit �tre vari�, authentique, beau !

Qu'en pensez-vous ?

C'est un projet enthousiasmant. Cela va �tre un plaisir de travailler avec vous.

J'en suis ravie.

Barbara !

Maintenant, tu exag�res. Tu es trop fatigu�e.

S'il te pla�t.

A demain, alors.

Je vous en prie, excusez-moi !

Qui est l� ?

M. Clark !

Avez-vous vu M. MacDonald ? - Non.

Regardons s'il est dans sa chambre. - Je ne vois pas pourquoi.

Eh bien, moi, si. Vous me surprenez, M. Brenton.

Pas autant que moi. Ne pr�tendez pas que vous n'avez rien remarqu�.

Vous me croiriez si je disais non ? - Pas un instant.

Alors dites-moi pourquoi vous voulez voir M. MacDonald ?

C'est indispensable. Venez.

D�sol� si je vous d�range. - Continuez.

Vous allez me croire indiscret, mais je dois vous demander, que s'est-il pass� ?

Comme vous pouvez le voir, je suis encore boulevers�.

H�las, mon coeur n'est pas capable de supporter d'aussi violentes �motions.

Montrez un peu de consid�ration, si c'est possible.

Je suis d�sol�, mais ceci requiert une explication.

Vous avez peut-�tre raison, mais je ne peux aussi trouver une justification

� ce que vous me demandez.

Maintenant, s'il vous pla�t, j'aimerais me reposer.

J'esp�re que je ne vous ai pas trop fatigu�.

Je peux faire quelque chose ? - Oui, restez un peu plus longtemps.

Bonne nuit, M. Brenton. - Bonne nuit.

Mlle Judith.

O� puis-je trouver madame Barbara ? - A cette heure, elle est dans sa chambre.

Celle-l� ? - Oui, pourquoi ?

Il y a un moment, elle �tait vide. - Vous vous �tes tromp�.

Non, j'en suis certain. Si �a ne vous g�ne pas, j'aimerais que vous v�rifiiez.

Je ne vois pas pourquoi je devrais. Toutefois...

Et maintenant, vous me croyez ?

Francis ! - John !

Oh, John ! Que s'est-il pass� ? - J'aimerais aussi le savoir.

Mais calme-toi, maintenant. - Quelle peur j'ai eue !

C'est facile de se laisser emporter dans un tel endroit.

Je te ram�ne � ta chambre. - Non, je pr�f�re aller dans le parc.

L'air frais me fera du bien. - Oui, peut-�tre as-tu raison.

Tu te sens mieux ? - Oui, mais peut-�tre es-tu fatigu� ?

Non, je ne suis pas fatigu� et je suis curieux de savoir ce qu'il se passe.

Des cris dans la nuit, et personne n'a rien entendu !

Personne !

Il fait un peu froid. - Revenons.

Pas encore, je vais mettre quelque chose. - Dois-je partir ?

Non, attends ici. Je reviens tout de suite.

Vous �tes devenu fou ? - L�chez-moi !

L�chez votre arme !

M. Brenton, si vous le permettez ?

Je suis navr� d'avoir provoqu� ce malheureux incident entre Clark et vous,

mais je ne pouvais pas savoir. - Vous n'y �tes pour rien.

C'�tait un malentendu.

Vous devez aussi me pardonner pour cette sc�ne � laquelle je vous ai m�l�.

Si je savais pourquoi, je pourrais peut- �tre compter sur votre compr�hension.

Je ne sais pas ce qu'il se passe ici,

mais non seulement vous pouvez compter sur ma compr�hension,

mais aussi sur ma discr�tion.

Merci beaucoup.

Clark, venez ici.

Que t'a-t-il dit ? - Rien qui justifie ses actions.

Qu'en penses-tu ?

Cela me rappelle beaucoup trop le jeu de la tour.

Bonjour, Mme Barbara. Me voil�, pr�t � partir.

Nous devrions partir imm�diatement, nous avons tant � faire � Londres.

Londres ? Pourquoi allons-nous � Londres ?

Nous l'avons d�cid� hier soir. Vous ne vous souvenez pas ?

Hier soir ? - Oui !

Vous avez dit que vous vouliez chercher des meubles anciens sur Regent Street.

Des meubles anciens ? J'ai dit �a ?

Bien s�r ! Et vous �tiez si enthousiaste � ce propos

que je l'�tais devenu aussi. - Vous racontez n'importe quoi.

Je n'ai jamais rien dit de tel. Pourquoi l'aurais-je fait ?

Mais je vous assure... - Merci de ne pas insister, M. Brenton.

�coutez...

O� est Kate ?

Il semble que Kate soit partie sans le dire � personne.

Non ! Je ne peux pas y croire !

Je te r�p�te qu'elle est partie.

Mais pourquoi ?

Pourquoi a-t-elle fait �a ?

C'�tait une fille �trange, ainsi qu'une pipelette.

Tu aurais eu � la renvoyer t�t ou tard.

Ce n'est pas vrai !

C'est une bonne fille.

Polie, pr�venante...

et elle avait de l'affection pour moi.

Maintenant, Kate est partie sans dire un mot.

Que lui as-tu fait ?

Il n'y a qu'une raison : elle ne pouvait plus supporter tes crises d'hyst�rie.

Sa rempla�ante arrive aujourd'hui.

Bon sang, vous m'avez fait peur ! Vous auriez pu m'avertir.

Maintenant je comprends !

M�me si vous ne pouvez pas me le dire, je crois comprendre que vous �tes muet.

Mais je veux en �tre s�re !

Donc, vous ne pouvez pas parler, mais vous pouvez m'entendre, pas vrai ?

Au moins nous pouvons nous comprendre. Je parie que vous savez qui je suis !

Ce n'est pas difficile � deviner, mais je vais vous le dire quand m�me...

Je suis Betty, la nouvelle domestique.

Mais �a ne sert � rien de vous le dire, vous ne pouvez pas...

� qui dois-je rendre compte ? Le majordome ?

La gouvernante, alors ?

Comment est-elle ?

Et que faites-vous ?

Eh bien, j'esp�re que vous me prot�gerez !

Allons-y. Emmenez-moi au ch�teau.

Merci !

Puis-je avoir votre attention, Mr. Brenton ?

Allez-y. - Je suis tr�s f�ch�e contre vous.

Pourquoi ? - Vous avez annul� notre voyage � Londres.

Ne me regardez pas comme cela. Expliquez-vous.

Je suis d�sol�, je n'ai pas r�alis� qu'il �tait si tard.

Je comprends.

Vous �tiez si absorb� par votre travail que vous m'avez oubli�e.

Vous ne devriez pas dire �a.

C'est la deuxi�me fois que vous me mentez.

Mais ce n'�tait pas un jeu, aujourd'hui.

Comment puis-je me faire pardonner ?

Monsieur Brenton. Pardonnez-moi, madame.

M. MacDonald souhaite vous voir. - Excusez-moi.

Avancez. - Vous vous sentez mieux ?

Oui, assez.

Asseyez-vous. Vous voulez boire ?

Non, merci.

Excusez-moi de prendre avantage de votre courtoisie

pour discuter de choses qui ne vous concernent pas.

Je vous ai fait confiance d�s notre premi�re rencontre.

Une confiance que avez rendue totalement par votre discr�tion

dans des circonstances dont la seule pens�e me fait frissonner.

Je ne vois pas pourquoi il est n�cessaire de r�p�ter cela.

C'est vrai, mais cela concerne ma femme.

Je suis s�r que vous avez remarqu� son comportement anormal

et peut-�tre vous �tes vous demand� quelle en �tait la cause ?

Je vous l'assure, vous ne pourriez jamais imaginer un cas plus d�sesp�r�.

L'�tat mental de Barbara est hors de port�e de la m�decine.

D�lire obsessionnel.

Un trouble mental qui alterne entre moments de lucidit� et de d�mence.

Mais ce n'est pas tout.

Parfois le patient peut �tre envahi par des tendances meurtri�res.

Que dites-vous ? - Je sais ce que vous pensez.

Vous vous demandez si les �v�nements

de la nuit derni�re sont li�s � la folie de ma femme.

Cela ne fait aucun doute dans mon esprit.

Barbara peut faire les choses les plus extraordinaires quand elle a une crise.

Mais quoi qu'il arrive, je ne l'enfermerai jamais dans un asile.

Jamais !

Vous souffrez beaucoup. Je m'en aper�ois.

Mais vous devez faire quelque chose pour emp�cher Barbara

de faire du mal aux autres et peut-�tre � elle-m�me.

Si, vous avez des id�es, aidez-moi, s'il vous pla�t.

Barbara est tout pour moi.

Je ne pourrais pas vivre sans elle.

Vous comprenez ? - Je ferai mon possible pour vous aider...

Mais j'ignore vraiment comment �tre utile. - Vous le pouvez... et beaucoup.

En plein dans le mille ! Qu'en pensez-vous, Clark ?

Je ne suis pas bonne ? - Excellente !

Vous �tes bien meilleure que moi. - Mais j'ai plus d'entra�nement...

Et je sais �galement quelque chose que vous ignorez.

Vous avez besoin de viser un peu plus bas avec le silencieux.

Alors, laissez-moi essayer sans. - Non, vous allez d�ranger Barbara.

C'est pourquoi vous en utilisez un ? - Effectivement !

D�s que je vous ai entendu parler, j'ai su que vous �tiez un compatriote.

Ai-je raison ? - Navr� de vous d�cevoir.

J'ai �tudi� � Londres mais je suis italien. De Naples.

C'est la m�me chose !

D'o� �tes-vous ? - De Montgomery.

Un pays de jolies femmes ! - Modestement !

Mais on dit aussi que nous sommes les plus intelligentes.

Je suis tr�s maligne, rien ne m'�chappe.

Entre vous et moi, puis-je vous poser une question ?

Bien s�r. - N'avez-vous rien remarqu� ?

Remarqu� quoi ? - Quoi ? Quelqu'un comme vous !

Cela semble presque impossible. - Pourrais-je savoir de quoi vous parlez ?

Vous le savez ! Il vous suffit de garder les yeux ouverts.

pour remarquer les �v�nements bizarres.

Peut-�tre, mais je pense que vous en savez bien plus que moi.

Je le pense ! Je vous le dis ? - Comme vous voulez.

D'accord. De toute fa�on, je vous fais confiance.

Tout � l'heure, quand je suis all� arroser les plantes dans la serre, j'ai entendu...

Betty est plus bavarde que les autres...

T�t ou tard, tu devras la renvoyer. - Ce n'est pas vrai.

Betty se soucie de moi. Elle me donne de la force...

Assieds-toi � c�t� de moi, dans la nuit, en silence, jusqu'� ce que je m'endorme.

A pr�sent, prends ton m�dicament. Il te fait du bien.

Walter, s'il te pla�t, laisse-moi prendre l'air frais dans le parc.

Non ! - Je me sens mieux aujourd'hui.

Tu sais que tu dois te reposer.

C'est vraiment ce que vous avez entendu ? - Et comment, M. Brenton ! Mot pour mot !

N'en parlez � personne. Compris ?

Ne vous en inqui�tez pas !

Bien, vous pouvez y aller. - Au revoir !

Encore vous ! Quand allez-vous arr�ter de m'effrayer ?

J'aimerais savoir ce que vous faites ici � cette heure !

Comment osez-vous !

Je ne savais pas que vous �tiez si effront� !

M�me si, pour �tre honn�te, je ne d�teste pas voir votre gros visage rond !

C'est si �trange ici, la nuit.

Comme une maison hant�e dans un parc d'attraction !

Avez-vous une explication pour ces bruits bizarres ?

�a vous est facile de dire de ne pas �tre effray�e, mais je le suis !

Et si vous voulez savoir, je crois en la l�gende du ch�teau !

Personne ne me fera croire que ce lieu n'est pas hant�.

Non, ce n'est pas un endroit pour moi.

Ce n'est pas seulement la peur, il y a d'autres choses que je n'aime pas...

Cette Judith, elle a �t� sur mon dos depuis notre rencontre.

Et cette Francis, elle est tellement antipathique !

Mais celle qui me pr�occupe le plus est madame Barbara.

J'ai d'abord cru qu'elle �tait folle, mais maintenant...

Je r�alis� qu'il s'agit d'autre chose.

Vous voulez que je vous dise ? Quelqu'un lui a jet� un sort !

Vous savez quoi ? Je n'aime pas les lieux maudits.

Je rends mon tablier et je pars.

A pr�sent, partez, je veux dormir !

Francis !

Rien d'autre ? - Laisse-moi me remettre du choc.

Du choc ?

J'esp�rais que tu aurais ressenti quelque chose de diff�rent.

Qui dit le contraire ?

L'un n'exclut pas l'autre.

C'est mieux ! - Mais...

Qu'est-ce que c'est ? - Cette visite soudaine m'intrigue.

Elle me laisse perplexe.

Soup�onneux ? - Non, curieux.

Si tu avais une bonne m�moire, ce serait facile � comprendre.

En ce moment, j'ai beaucoup trop de choses � me souvenir.

Je commence � perdre mon chemin.

Je t'ai dit pourquoi je te voulais ici. Ai-je besoin de le r�p�ter ?

Tu ne r�alises pas que je t'aime ?

Tu vois...

La plaisanterie a assez dur�.

Il serait pr�f�rable pour nous deux que nous fassions une petite pause.

Je ne peux pas imaginer...

Tu me d�sires. - Je ne peux rien te cacher.

Je savais que tu n'avais pas oubli� nos moments ensemble � l'universit�.

Que s'est-il pass� ? - Quelqu'un est en danger !

Betty !

Mary est loin. Kate ne revient pas...

Betty !

Allons, nous ne pouvons pas la laisser seule.

Barbara, tu peux m'entendre ?

Brenton, je n'ai pas la force de vous raconter ce qui est arriv� !

Mais parlez donc, MacDonald ! - C'est horrible !

Malheureusement, ce que je craignais est arriv�.

Mais, croyez-moi, Barbara n'est pas responsable.

Elle n'avait aucune id�e de ce qu'elle faisait.

Expliquez-vous !

Allez, MacDonald !

Trois personnes personnes ont �t� tu�es ce soir.

Ce soir ? Non !

C'est vrai. - Mon Dieu !

Et toutes les preuves d�signent Barbara. - Non ! C'est impossible !

J'aimerais aussi que ce ne soit pas le cas.

Essayez de l'interroger. Elle pourrait se souvenir de quelque chose.

Dans cet �tat, elle ne comprendra pas.

Je dois lui donner un stimulant qui lui fera reprendre ses esprits.

Aidez-moi !

Clark !

Judith ! Que s'est-il pass� ? Qui �tait-ce ? Judith !

�coutez-moi !

Que faites-vous ici ? Approchez-vous.

Pourquoi me tenez-vous � l'�cart de votre conversation ?

Non, ma ch�re, nous te cherchions. O� �tais-tu ?

Mais j'ai toujours �t� ici !

Essaie de te souvenir, ma ch�re ! - Moi ? De quoi ?

Un nom t'aidera peut-�tre : Betty.

Betty ? - Ou le Muet.

Betty, le Muet ? Pourquoi eux ?

Ils sont morts !

Morts !

Comment ? - Toi seule peux nous le dire, Barbara.

Du sang !

Je tue.

Je tue sans le savoir !

Je tue les gens qui m'aiment !

Je suis un monstre !

Mme Barton ! Barbara !

M. Brenton !

Venez avec moi, c'est important !

�coutez... - Judith !

Clark ! - Clark, restez ici, surveillez-la.

Partez ! Je n'ai pas le droit de vivre !

Je dois mourir !

Je dois mourir !

Non, John ! - L�che-moi !

Je veux mourir !

D�p�chez-vous, Brenton ! Vous devez la sauver !

L�chez-moi !

Barbara !

Arr�tez �a ! - L�chez-moi !

Vous devez m'�coutez ! - Je veux mourir !

Arr�tez �a !

Vous n'avez tu� personne.

Vous avez �t� victime d'une mystification, mais maintenant vous saurez tout !

N'est-ce pas vrai, M. MacDonald ?

Votre plan diabolique a �chou�.

Vous avez pari� trop de fois sur la m�me carte, et vous avez perdu !

De quoi parlez-vous ? �tes-vous devenu fou ?

Fou ? Non !

Vous ne les convaincrez pas que j'ai perdu la raison...

A moins que vous ne me forciez � prendre �a !

Attention, ne me poussez pas � bout !

C'est vous qui �tes fou, McDonald.

Ce flacon ne contient aucun m�dicament. C'est une drogue qui provoque la folie !

Ne le niez pas ! - Arr�tez ces absurdit�s !

Vous l'avez utilis� pour rendre votre femme folle.

Pour faire croire � tout le monde qu'elle �tait une psychopathe, n'est-ce pas ?

Arr�tez, vous dis-je !

C'est vous qui les avez tu�s.

Admettez-le !

Il n'y a pas d'�chappatoire.

Judith n'est pas morte. Judith vous a accus� !

Vous avez essay� de la tuer ! - Vous �tes fou !

Vous avez m�me r�v�l� votre stupide plan du faux suicide qui...

Oui, c'est vrai !

C'est vrai. C'�tait plus fort que moi !

Je devais tuer.

J'ai tu� quiconque s'interposait entre Francis et moi !

Je ne pouvais plus m'en emp�cher.

Je ne pouvais plus !

Mais je ne m'arr�terai pas non plus maintenant !

Vous allez aussi mourir, Brenton !

Meurtrier !

Vous ne vous en tirerez pas !

Tu es responsable de �a. Tu l'as pouss� � le faire, Francis.

Tu le voulais pour toi seule.

Mais tu l'as perdu ! - Ne bougez pas !

Le jeu de la tour continue.

Il ne reste plus que nous trois, maintenant.

Cela en fait un de trop.

Dites-moi, qui jetteriez-vous maintenant ? - Arr�tez, Francis !

Non, Clark, n'ayez pas peur. Je sais que c'est mon tour.

Adieu, John.

Le jeu de la tour est fini.

O� �tait pass� mon esprit ?

C'est comme si tous mes souvenirs revenaient.

Pourquoi ?

Pourquoi suis-je dispos�e � les r�veiller ?

Peut-�tre devais-je venir ici.

Pour revigorer mon �me. Pour affronter la v�rit� encore une fois.

Que se passe-t-il ?

Ils se poussent les uns les autres !

C'est un vrai tournoi m�di�val.

Et le respect des r�gles de la chevalerie ?

Ici, la passion se transforme en fureur, c'est la force de la v�ritable arrogance.

Mais c'est une lutte si excitante !

Pour le reste, cela ne diff�re pas de ce que l'homme a toujours fait.

Ici aussi, tout comme ailleurs, c'est toujours le jeu de la tour qui domine.

Tous les coups sont permis, tous les actes de bravoure sont tol�r�s.

C'est la victoire qui compte !

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