All language subtitles for il.dio.chiamato.Dorian.1970.Massimo.Dallamano.DVDRip

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Original subtitles

- C'est impossible. - Impossible ?

Mon Dieu, mon Dieu ! Pardonne moi, qu'ai-je fait ?

- Arrête ! Pourquoi implorer ? - La ferme !

Tu en as déjà assez fait, Dorian !

C'est de ta faute. Toi et ta saloperie de portrait !

LE DÉPRAVÉ - MCMLXX (Le Dieu Nommé Dorian) (Le Secret De Dorian Gray)

Bonsoir, Mesdames et Messieurs.

Je m'appelle Bone et j'espère que vous aimerez le spectacle.

Je vais commencer par une petite danse.

C'est parti, merci.

Je ne vois pas ceci joué à l'hospice de ta vieille tante !

C'est exactement ce dont ils auraient besoin.

Stimuler les petits vieux et les petites vieilles.

Je ne pense pas que ça plairait à tante Zoé.

Trop osé sûrement !

On a fait la tournée de la moitié des clubs de Londres.

Ce n'est pas non plus ma tasse de thé.

- Je rentre. - De même, je me lève tôt demain, 09H00, ok ?

Merci de m'aider. On fait quoi pour s'amuser ?

Pourquoi pas une caisse de scotch ?

Dans des verres propres !

Quelle lumière brille à cette fenêtre ?

C'est l'Est et Juliette est le soleil.

Lève-toi et tue cette envieuse lune,

déjà malade et pâle de chagrin.

Oh Roméo,

Roméo ! Pourquoi es-tu Roméo ?

Renie ton père et abdique ton nom.

Et je ne serai plus une Capulet.

Ton nom seul est mon ennemi...

Tu n'es pas un Montague, tu es toi-même.

Qu'est-ce qu'un Montague ?

Oh, sois quelque autre nom !

Qu'y a t-il dans un nom ?

Ce que l'on appelle un rose embaumerait tout autant...

- sous un autre nom. - sous un autre nom.

- Qui êtes-vous ? - Le public.

Vous arrivez un peu tôt, non ?

On commence dans deux jours. C'est une répétition.

- Désolé. - Ne partez pas.

- Vous êtes acteur ? - Non.

Vous devriez. Vous êtes vraiment très beau.

Je ne me souviens jamais des dialogues.

Vous devez beaucoup répéter, je vais vous laisser.

Restez si vous voulez, tant que vous ne me critiquez pas.

- Non, je suis étudiant. - Bien.

Je vais prendre une autre pause.

- Vous en voulez ? - Merci, j'ai faim !

Prenez.

Et vous ?

Je suis une actrice famélique.

L'amour, qui le premier m'a suggéré d'y venir:

il m'a prêté son esprit et je lui ai prêté mes yeux.

Je ne suis pas un pilote,

mais, quand tu serais à la même distance que la vaste plage baignée par la mer la plus lointaine,

je risquerais la traversée pour une denrée pareille.

Tu sais que le masque de la nuit est sur mon visage,

sans cela, tu verrais une virginale couleur colorer ma joue,

quand je songe aux paroles que tu m'as entendu dire cette nuit.

Ah ! je voudrais rester dans les convenances,

je voudrais, je voudrais nier ce que j'ai dit.

Mais adieu, les cérémonies !

M'aimes-tu ?

Je sais que tu vas dire oui, et je te croirai sur parole.

Ne le jure pas: tu pourrais trahir ton serment,

les parjures des amoureux font, dit-on, rire Jupiter.

Oh ! gentil Roméo, si tu m'aimes, proclame-le loyalement

et si tu crois que je me laisse trop vite gagner, je froncerai le sourcil

et je serai cruelle, et je te dirai non, pour que tu me fasses la cour, autrement,

rien au monde ne m'y déciderait.

En vérité, beau Montague, je suis trop éprise

et tu pourrais croire ma conduite légère,

crois-moi, gentilhomme,

je me montrerai plus fidèle que celles qui savent mieux affecter la réserve.

J'aurais été plus réservée, il faut que je l'avoue,

si tu n'avais pas surpris, à mon insu, l'aveu passionné de mon amour.

Pardonne-moi donc et n'impute pas à une légèreté d'amour

cette faiblesse que la nuit noire t'a permis de découvrir.

Madame, je jure par cette lune sacrée

qui argente toutes ces cimes chargées de fruits !..

Oh ! ne jure pas par la lune, l'inconstante lune

dont le disque change chaque mois,

de peur que ton amour ne devienne aussi variable !

- Par quoi dois-je jurer ? - Ne jure pas du tout

ou, si tu le veux, jure par ton gracieux être !

Non !

Ma virginité t'a choqué, non ?

Oui, elle m'a surprise !

Beaucoup de filles sont vierges.

Elles sont obligées. Au départ.

Elles font juste semblant.

Pourquoi ? Pourquoi moi ?

Bien, tu es beau.

Mais pas seulement.

Peut-être que parce que tu me veux vraiment

sans avoir eu besoin de me prendre.

Je ne sais pas mais je suis heureuse.

Toi aussi, j'espère ?

Oui, je le suis. Énormément.

J'habite ici, avec ma mère.

- Tu disais vivre hors de la ville ? - Je voulais te garder avec moi.

Tu es très honnête.

Soyons-le toujours l'un envers l'autre.

Pas besoin de faire semblant aux yeux du reste du monde.

Oui.

Elle n'est pas seulement belle, Basil,

elle a aussi du talent.

Je n'en doute point.

Tu devrais la voir jouer.

J'aimerais bien, mon vieux. J'adore les strip-teaseuses.

Salaud, elle n'en est pas une.

Non, c'est une grande tragédienne.

Elle se déshabille bien ?

Parle pas comme ça d'elle.

Honnêtement, Dorian, tu es incroyable.

Ton éducation protégée a fait de toi le dernier

véritable homme innocent en ce monde.

Sybil est... absolument unique. Elle est fantastique.

Elle est divine.

J'aimerais que tu la rencontres.

Elle semble gentille. Je suis content pour vous deux.

J'arrive pas avec ces lèvres.

Reste tranquille. Regarde-moi !

Le travail ne va pas avancer aujourd'hui.

Qui sont-ils ?

Mr Affaires et Melle Plaisir. Mr Wotton et sa sœur.

Prêts pour un café et les affaires. On recommencera plus tard.

Laisse. Je vais prendre une douche, j'en ai assez.

Ces portraits sont beaux, n'est-ce pas ?

Chère sœur, n'insiste pas.

On sait que tu détestes la peintures mais tu adores les peintres.

Je veux réserver celles-ci pour la galerie. Ça vous convient ?

Si réserver est un jargon pour acheter, ça me convient.

Henry, regarde ça.

Même moi, je vois que c'est beau.

Ne la regardez pas encore, elle... n'est pas finie.

C'est la chose la plus remarquable que vous ayez fait, Basil.

Je ne savais même pas que vous peigniez des... portraits.

Pas souvent. Quelques-uns.

Je l'ai fait parce que le sujet est unique.

Une combinaison de pure beauté et de virilité masculine.

Sensuelle, éternelle.

Et éternellement jeune, hein ?

Je ne sais pas pour l'éternité

mais il conviendra très bien pour le moment.

Laissez-la moi pour la galerie, Basil, s'il vous plaît.

Ce sera un grand succès, je ferai ce qu'il faut.

Je ne veux pas l'exposer.

- Pourquoi, mon cher ? - Je ne veux pas, c'est tout !

- Elle signifie trop pour moi. - Vraiment ?

La peinture simplement ! Mes autres goûts restent les mêmes.

Elle me fascine et je ne sais pourquoi.

Je ne suis pas prêt à la vendre, voilà tout.

Espérons que le marché vous sera ouvert quand vous serez prêt.

Je prends le risque.

- Il est vraiment trop, pas vrai, Henry ? - On peut dire ça !

La façon dont il bouge !

Je vois ce que tu veux dire.

- Qui est-ce ? - Il se nomme Dorian Gray.

Dorian Gray !

Vous connaissez sûrement sa tante, Louie Brandon.

Oui, bien sûr.

Il est temps pour nous de le rencontrer.

D'accord, je vais vous le présenter.

Dorian, voici Henry Wotton et sa sœur, Gwendolyn.

Bonjour.

- Votre tante m'a parlé de vous. - En bien, j'imagine ?

Les comités de charités ne sont pas ma priorité.

Mme Brandon est préoccupée avec ça jusqu'à l'indécence.

Pourquoi pas ? Cela permet d'aider ceux qui souffrent, je suppose ?

Vous le croyez vraiment ?

Il est morbide vouloir s'occuper des gens dans la souffrance.

Ignorez-le, Dorian.

Une réponse peu conventionnelle de sa part est une habitude intellectuelle.

Cela lui permet de cacher ses propres vices.

Qu'est-ce que le vice ? Un plaisir sans chaînes.

C'est reparti. L'épigramme d'Oscar Wilde.

Mal révisé par Henry Wotton.

- Basil, venez déjeuner. - Je ne veux pas qu'il vienne.

Dorian. Basil vient déjeuner.

- Vous venez aussi ? - Merci mais je ne peux pas.

Dorian est tombé amoureux hier.

Il va sûrement se marier ce soir. Ou partir en lune de miel.

Passez votre lune de miel d'abord, le mariage gâche tout.

Pourquoi se marier ?

Les hommes se marient parce qu'ils sont fatigués de la vie.

Les femmes, elles, sont curieuses mais souvent déçues.

- Et l'amour ? - Et alors ?

Habituellement, cela devient une bataille de possession.

Mieux vaut profiter de tout et ne rien posséder.

C'est difficile Dorian mais vous devriez essayer.

Une olive ?

Tu veux baisser un peu cette musique, Sybil ?

D'accord !

Jim !

Jim, te pars pas !

Un baiser.

Tu es jaloux ?

Tu ne sais même pas qui il est.

Ça viendra. En attendant, je l'aime.

- Il est mon Sir Galahad ! - T'es désespérante, Sybil.

Bye, Jim. Sir Galahad m'attend.

- Ne sois pas en retard. - Bye.

- Je reviens souper. - Bye, chérie.

Elle t'a parlé de lui ?

Non, c'est un grand secret. C'est romantique !

Pourquoi t'inquiéter ? Il est normal qu'elle ait un admirateur.

J'en ai eu des douzaines. Pas besoin de t'inquiéter, James.

- Où on va ? - Surprise.

- Le cottage de Selby. - Il est vraiment à toi ?

J'en ai hérité de mes parents.

Viens.

Par ici, le terrain mène à la mer et par là, dans la forêt.

Galahad, tu es un propriétaire terrien, un sale capitaliste.

Pourtant, il n'a pas grande valeur.

Il n'y a rien ici.

Je t'ai dit qu'il était presque en ruines.

Il a dû être magnifique.

- C'est triste. - J'ai une surprise pour toi.

T'as déjà amené des filles ici ?

- Jamais. - Menteur !

Trouve une autre idiote pour tes week-ends et ton cottage minable.

Sybil !

Sybil !

Sybil, attends-moi !

Attrape-moi d'abord !

- Demande-moi de te pardonner ? - Comment ?

En me demandant en mariage.

- Ok, Mme Sybil Gray. - Je ne veux plus jouer.

Tu es sûre, ma chérie ?

Tu veux dire que je ne dois pas abandonner ma carrière ?

Pas si tu reviens vers moi.

Oh, chéri.

- Alan, aide-moi. - Ok.

- Fais attention. - Dorian !

Donne-moi le numéro de ton ami, le peintre.

L'autre salon a besoin d'une nouvelle couche.

Basil n'est pas un peintre en bâtiments !

Je suis sûre qu'il en serait tout de même capable !

Donnez-lui le numéro.

Les gens charitables n'ont pas d'humanité, ni d'humour.

Vous avez finalement décidé de vous rallier à ma cause.

Je préfère faire une donation.

Vous, les cyniques êtes si généreux.

Merci.

Voyez ce qu'il me coûte de vous revoir.

- Vous connaissez Dorian ? - On se connaît.

Il évite ses vieux amis.

Basil n'a jamais terminé ce portrait.

- J'ai été occupé. - J'ai appris cela.

Écris donc ce numéro lisiblement !

Mr Wotton, venez voir notre nouvelle maison.

Avec un nouveau dortoir

et tous les accessoires pour ces personnes âgées.

- Toutes ? - Oui.

- Très pratique. - Tante Zoé.

Je vais faire la visite à Henry.

Je ne veux surtout pas vous déranger dans votre travail.

Venez Dorian, montrez-moi la maison. Merci.

Non, Helen, pas comme ça.

Comment sort-on de cette morgue ?

Par ici, je vous prie.

Nous ne nous sommes pas vus depuis longtemps.

- Cigarette ? - Non, merci.

- Comment allez-vous ? - Très bien.

- Cette... Sybil ? - Sybil Vane ?

Elle n'est pas une actrice très connue, exact ?

Elle le sera, Je crois qu'elle a du génie, Henry.

Attention aux femmes de génie, elles peuvent être dangereuses.

Ne gaspillez pas votre jeunesse, Dorian.

C'est la seule chose qui donne envie de vivre.

Il faut en profiter totalement, sans réserves.

Dieu s'il existe, a été généreux avec vous

mais il reprend ses cadeaux très vite.

- Vous n'avez que quelques années... - Quelques années ?

Parfaitement et pleinement, je veux dire.

Vous ne devez pas les gâcher avec... les autres.

Vous êtes votre raison de vivre.

Un jour, vous serez vieux, ridé et répugnant comme ces créatures.

Votre visage ne plaira plus.

Le monde appartient aux jeunes beautés, il est à vous, Dorian.

Vous pouvez avoir tout ce qu'il offre.

C'est le but dans la vie, avoir ce que l'on désire ?

Le but de la vie ne nous regarde pas.

Nous savons juste que nous y sommes accrochés.

Pourquoi combattre les désirs et les besoins intérieurs ?

Chaque année qui passe nous rapproche de cela.

Le pouls ralentit et on dégénère en poupées répugnantes.

Hantés par les choses que l'on a raté.

Le regret de ne pas avoir eu le courage de céder à la tentation.

La jeunesse ne dure qu'un temps très court, Dorian.

Un temps très, très court.

Voilà, terminé !

Il est amoureux de votre peinture.

De sa propre beauté dont il n'avait pas conscience auparavant.

Incroyable non, Dorian ?

Un jour, quand vous serez une poupée hideuse,

ceci sera toujours magnifique.

Dorian, qu'en penses-tu ?

Que se passe t-il, Dorian ?

Pourquoi je devrais vieillir alors qu'elle, reste jeune ?

Je suis juste un peintre, pas un alchimiste.

Pourquoi pas le contraire ?

Je serais toujours jeune et elle, vieillirait.

Ce serait elle, la hideuse poupée.

Et je ne pourrais changer.

Bonne idée. On essaie ? Un verre pour tous ?

Je ferais n'importe quoi pour rester ainsi.

Je donnerais... mon âme. Pour rester ainsi.

J'avais raison. Il est très amoureux de lui-même.

Nom de Dieu, Dorian.

C'est juste une peinture.

J'aurais jamais dû te laisser faire.

D'accord. Au Diable, cette peinture !

- Tu es fou ? - C'est une peinture. Un toile peinte, Dorian !

- Je l'ai peinte, je peux la détruire. - Non !

Elle fait partie de moi.

Je ne sais quelle partie...

mais c'est moi.

Et elle est à moi.

Ok, dès que tu seras sec...

tu seras verni, encadré et ramené chez toi !

Et tu feras ce que tu veux de toi-même, bon Dieu !

D'accord mon garçon. C'est votre tableau et je vous l'offre.

Basil est un peintre et en temps que tel, il doit être payé.

Ce qui arrivera ensuite... nous verrons !

On ne peut pas, tu vas être en retard au théâtre.

Je m'en fous, je le salue toujours quand il part.

Le voilà !

Jim ! Jim !

Cette fois, il s'en va pour un an. Il va me manquer.

Vous ressemblez à des amants.

Il m'a élevé. Ma mère était souvent absente.

- Elle travaillait au théâtre. - Ton frère s'est occupé de toi.

- Il tuerait pour moi, je crois. - Charmant !

Il est fou jaloux de toi.

Partons avant qu'il revienne pour te sauver de mes griffes.

On ne sauve pas qui ne veut pas l'être.

Un peu plus à droite.

C'est ça !

Dorian ? En as-tu encore pour longtemps ?

Je ne peux attendre éternellement.

- On est déjà assez en retard. - Tu vois pas que je suis occupé ?

Dis plutôt à Tante Zoé que je pourrai pas venir.

Dans ce cas, au revoir.

Merci, Mme Leaf.

Qu'en penses-tu ?

Chéri, je pense que ce portrait est magnifique !

Mais aucun être humain n'est parfait à ce point.

- Tôt ou tard... - Jamais !

Je ne changerai jamais.

Tu dois admettre... qu'il le faudra.

- Chéri, tu vas changer... - Oublie ça !

- Que se passe t-il, Dorian ? - Rien.

Tu as changé, tu sais ?

- Quelque chose est changé en toi. - Non Sybil, je ne changerai jamais.

Lui, peut-être.

Mais pas moi !

Je n'aime pas du tout cette idée.

Je serai vieille et moche et toi, éternellement jeune et beau.

- Tu me quitterais. - Je détesterais te voir vieillir.

Tu me quitterais, n'est-ce pas, Dorian ?

Si je n'étais pas jeune et belle aussi, tu m'oublierais.

Qu'importe ce que je serais à l'intérieur.

Qui veut savoir quelle saleté se trouve à l'intérieur ?

La beauté est ce que nous voyons.

Rien d'autre.

Sybil, je ne pourrai pas aller au théâtre, ce soir.

Encore ce Henry Wotton ?

Il veut que je rencontre des gens.

Riches et influents, bien sûr ?

Justes des gens ordinaires riches et influents...

qui sont peut-être atroces intérieurement.

Mais beaux à l'extérieur.

Fais-toi plaisir.

C'est mon intention.

Ce garçon nage facilement dans un million de livres.

Même la maîtresse de maison admire son style.

- Santé à la mort de l'innocence. - Une jolie façon de mourir.

- Belle soirée, Mme Ruxton. - Merci, Basil.

- Amusez-vous. - Je vais le faire.

Les américains sont si gentils d'acheter la maison.

On ne savait pas quoi en faire.

Où est Henry, ma chère ?

Si vous voulez des infos sur Dorian Gray, je peux vous aider.

Ça, j'en suis sûre, ma chère.

Mais Henry en sait plus sur les hommes que nous, les femmes !

Ce Dorian me plaît.

Les armes sont faites pour tuer et les violons pour jouer.

La guerre est horrible mais c'est une bonne affaire.

- Pas pire que les affaires ratées. - Exact, exact.

La guerre, c'est horrible, Jeffrey.

Vous ne devriez pas vous faire de l'argent grâce à elle.

De toute façon, je m'occupe de la fondation des réfugiés de Corée.

N'épousez jamais une femme charitable.

Elles sont sentimentales et dépensent beaucoup.

Clouston est un véritable homme d'affaires.

Il fait la guerre quand l'ennemi parle de paix.

- Dorian ? - Hein ?

Patricia veut parler de paix avec vous.

La paix est profitable.

Elle est très surprenante, n'est-ce pas, chérie ?

Quand son 3ème mari est mort, la douleur a transformé ses cheveux en or.

Ce n'est pas tout à fait vrai !

Auburn ou plutôt, blond vénitien.

Elle est très entreprenante, comme promotrice immobilière.

- Je lui ai parlé de Selby. - Oui.

Parfait pour un hôtel de luxe...

cottages pour vacances, piscines, cours de squash. La totale !

Vous voulez le vendre, Mr Gray ?

J'aime beaucoup ma propriété.

Vous pouvez la garder, bien sûr.

Ça ne sert à rien, il a déjà refusé un demi-million de livres.

Nous, les riches ne sommes pas intéressés par l'argent, ennuyeux, non ?

Tout ce que j'ai trouvé ...a son prix.

En effet, mais parfois, ça n'est pas possible.

Profitez de votre rendez-vous d'affaires, ma chère.

Ok, c'est un ami sincère mais...

vous et moi savons que Selby n'a pas une telle valeur, non ?

Si vous voulez désespérément quelque chose,

vous devez y mettre le prix.

Je possède beaucoup, Dorian.

Nous en parlerons calmement un de ces jours, d'accord ?

Oui.

Quand ?

D'accord, venez me voir demain.

Cela vous convient, Dorian ? Et nous discuterons de tous...

Dorian ?

Dorian ?

Dorian, Dorian ?

Où es-tu ?

Je suis là.

On a décidé de finir la soirée ailleurs.

Le programme a intérêt à être exceptionnel sinon je ne bouge pas.

J'ai une merveilleuse idée.

- Bien. - Qu'est-ce que c'est ?

Ô frère charitable, où est mon seigneur ?

Je me rappelle bien en quel lieu je dois être: m'y voici…

Mais où est Roméo ?

J'entends du bruit…

Viens, partons.

Ton mari est là gisant sur ton sein,

et voici Pâris.

Le guet arrive… Allons, viens, chère Juliette.

Je n'ose rester plus longtemps.

Va, sors d'ici, car je ne m'en irai pas.

Mais, qu'est ceci dans la main de mon bien-aimé ?

C'est le poison, je le vois, qui a causé sa fin prématurée.

L'égoïste ! il a tout bu ! Il n'a pas laissé une goutte amie pour m'aider à le rejoindre !

Je veux baiser tes lèvres.

Peut-être y trouverai-je un reste de poison

dont le baume me fera mourir…

Tes lèvres sont chaudes !

Conduis-nous, page… De quel côté ?

Oui, du bruit !

Hâtons-nous donc !

- Ô heureux poignard ! - Vas-y, finissons-en !

Voici ton fourreau…

Rouille-toi là et laisse-moi mourir !

La pauvre, elle n'y connaît vraiment rien !

Pourquoi n'irions-nous pas danser et boire un coup ?

Mon Dieu, non ?

Henry, allons chez-nous !

Partez tous !

Rejoignez-nous plus tard !

Elle est vraiment belle. Haut les cœurs !

Elle n'est pas à son aise, ce soir, c'est tout !

Revoyons le spectacle une autre fois, Dorian.

Nous vous attendons dehors.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Tu es malade ?

Mon Dieu, quel fiasco !

Ça t'amuse ?

Il n'y a que nous qui m'intéresse, tu ne vois pas ?

Je me fous du théâtre.

- Ça devrait me plaire ? - Bien sûr !

Avant, le théâtre était tout pour moi.

Et puis, soudain, j'ai commencé à vivre.

Aimer... Être aimée.

Le bonheur... La jalousie. C'est en train de m'arriver !

Je n'ai plus besoin de jouer la comédie.

Quand je t'ai vu avec ces femmes voraces ce soir,

le théâtre est mort en moi..

Tu étais stupide et jalouse, tu m'as ridiculisé... devant mes amis.

Regarde la situation dans laquelle tu m'a mis !

Tu n'es qu'une bourgeoise sentimentale et ennuyeuse !

Dorian.

Je peux vous l'emprunter pour un moment ?

Je vous en prie, ne vous gênez pas !

Je m'en vais !

Je ne t'aime pas ni tes amis présents ce soir. Au revoir !

Plus lunatique que talentueuse, j'en ai peur, Dorian !

- Au sujet de notre affaire... - Excusez-moi !

Sybil !

Fiche-moi la paix !

Attends...

C'est un malentendu !

Non Dorian, c'est un entendu !

Je commence réellement à te comprendre.

Et ça me rend malade.

Retourne vers cette vieille femme révoltante !

Elle te donnera ce que tu désires, moi je ne peux pas !

Idiote ! Je fais affaire avec elle pour un million de dollars.

Je pensais que tu valais plus que cela !

Je devrais lui dire...

il n'est pas seulement le plus beau mais il a aussi le plus gros...

Dorian !

Ne me quitte pas !

Je suppose que l'on apprend par amère expérience.

Il est évident qu'elle devenait impossible.

Avant le mariage, les femmes sont impardonnables.

Sybil ne faisait pas exception.

Il est étrange que ce en quoi on croyait était important

et tout à coup, n'a plus d'importance du tout.

Cela prouve que rien n'est important.

Vous avez raison Henry, presque toujours.

C'est insupportable !

- Dites bonsoir à Gwendolyn, d'accord ? - Attendez !

Elle le fera bien mieux elle-même.

Qui est là ? C'est vous, bonjour, Monsieur.

Qu'y a t-il, Mme Leaf ?

Vous êtes matinal, je vous apporte une tasse de café ?

Non, sortez d'ici, je veux être seul.

Fermez la porte !

La peinture est normale, aucun produit corrosif.

Et la toile ?

Aucune trace de moisissure qui aurait pu l'endommager.

À quoi va te servir cette analyse ?

J'ai trouvé une fissure dans le tableau et...

je ne veux pas qu'elle s'étende.

Je pensais qu'il y aurait une explication chimique.

Rien de particulier, je ne sais quoi dire !

- Alan ? - Oui ?

- Je peux te demander quelque chose ? - Vas-y !

Tu crois que le monde visible peut être influencé par l'invisible ?

Le monde matériel par ce que nous appelons... le monde spirituel ?

Oui, crois-tu qu'un objet...

n'importe lequel, puisse changer ?

Le changement physique peut-il résulter d'actions bonnes ou mauvaises ?

Ça arrive sans arrêt, n'est-ce pas ?

Chaque action produit une réaction.

La chimie de tout organisme est affectée par sa façon de vivre.

Sur le plan moral, je ne sais. Je suis juste un scientifique.

Que se passe t-il, Dorian ?

- Rien, merci de ton aide. - À ton service.

C'est urgent.

Melle Sybil Vane, 13 Court Road, Londres NW1.

"Pardonne-moi pour hier. Reviens-moi vite.

Je t'aime, Dorian". 4 shillings, s'il vous plaît.

Merci.

Henry !

Désolé, Dorian.

Gwendolyn est ennuyée ?

Gwendolyn ? Non.

Cette fille, Sybil Vane.

Pas de problème, Henry.

- Je vous croyais bouleversé. - Je l'étais.

- J'ai décidé de l'épouser. Je l'appelle. - Écoutez...

vous ne savez pas que Sybil est morte, Dorian.

Morte ? Comment ?

La nuit dernière.

- Je n'y crois pas. - Elle s'est jetée...

C'est trop horrible.

Où l'a t-on emmené ?

Il y aura une enquête.

Votre nom n'est pas mentionné. Restez en dehors, Dorian.

C'est trop douloureux. Essayez d'oublier.

Pourquoi a t-elle fait ça ?

On était d'accord que l'on ne se devait rien l'un et l'autre.

Elle voulait posséder et être possédée.

Quand les femmes perdent désespérément à ce jeu,

souvent elles se détruisent.

Je savais. Oui, je savais qu'elle était instable !

Mais faire une chose pareille ! À moi !

- Ce n'est pas votre faute. - Vous en êtes sûr ?

Bien sûr. Si une fille hystérique...

Vous ne savez rien. Quelque chose est en train de m'arriver.

Une chose horrible.

Devrais-je être responsable de la mort d'une fille à cause de sa désillusion ?

Je l'ai été aussi.

Qu'étais-je censé faire ?

Gardez la tête froide.

Ça n'a rien à voir avec vous. Écoutez...

nous sommes responsables de nos vies et rien d'autre.

Vous me comprenez, Dorian ?

Nous-mêmes. Et rien, rien d'autre.

Tout vous appartient. Prenez et profitez-en !

Quelqu'un s'est donné la mort pour votre amour.

Je vous envie. Les gens qui m'ont aimé...

il y en a eu peu, étaient obstinés et ont vécu.

Ils sont devenus gras et ennuyeux...

ne faisant que se rappeler le passé.

Un véritable cafard !

Je ne ressens pas de peine pour Sybil. Vraiment pas !

J'en suis désolé, bien sûr mais c'est tout !

Vous étiez fatigué d'elle.

Vous méritez plus que ce que Sybil vous apportait.

Bien plus.

Vous méritez plus, beaucoup plus !

Et voici mon notoire "Prince Charmant".

- Brave bête ! - Pourquoi notoire ?

- Il est dangereux ? - Oh, non !

Non, pas tant qu'on l'emmène à la saillie..

Cela vous rend tous heureux, vous les impatients, n'est-ce pas ?

Il est injuste que l'étalon

ne soit pas payé.

Il s'en fiche.

Il préfère avoir un seau rempli d'avoine...

et une jument en chaleur.

Les impatients ne sont pas si faciles à contenter.

Un peu direct, non Dorian ?

Nous préférons cela ainsi, tous les deux, non ?

Harding ? Harding !

Le chèque pour le domaine de Selby, allez !

- Tout est prêt. - Merci beaucoup !

Disposez, Harding.

Je vais vous montrer le plus beau cheval entre tous. Venez.

Bonjour, Madame.

Bonjour...

Henry, n'avez-vous jamais rien vu de pareil ?

Pourquoi est-il à la une des journaux constamment ? C'est un génie ou quoi ?

Pourquoi pas ?

La beauté, de nos jours, est plus importante que le génie.

Quel appétit !

Il se les fait... toutes !

Cela inclut votre femme ?

- Ne bougez plus. - Je devais la revoir.

- Et bien sûr, vous l'avez revu ? - Dorian ?

- Bien sûr ! - À quoi ressemblait-elle ?

En avant !

Comme ça ?

Oui, un peu plus haut !

Nous nous sommes mis d'accord.

J'espère que ça la rendra célèbre.

Avec mon visage en page centrale,

Julia va devoir refuser des contrats.

- Jonathan, viens voir. - Oui, chérie.

Adrienne ne s'excite... qu'à travers sa caméra.

À Miami, il y a 5 ans, elle était belle quand je l'ai prise.

Qui est-ce ?

Deux allemands pris candidement au mur de Berlin.

Non, vraiment ?

- Alan. - Salut, Dorian.

Cela fait si longtemps. Tant de choses se sont passées.

À toi, certainement. Un autre whisky, je vous prie.

Que fais-tu ici ?

Je suis en... lune de miel.

Très touchant. Enfin. Félicitations !

Où est la belle mariée ? J'aimerais la voir.

C'est elle ?

Non...

Non...

Je... vais te la présenter.

Alice...

Alice, voici Mr Gray.

Nous étions ensemble à l'université, tu peux le croire ?

- Enchantée, Mr Gray. - Enchanté.

Vous ne ressemblez pas à un contemporain de Alan.

Vous avez raison, je suis plus vieux d'un an.

Soyez mes invités ce soir.

- Désolé, je ne peux pas. - Vous le devez.

Hé, tu sais quoi ?

C'est la 1ère fois que je reste si tard, jusqu'à l'aube.

Allons à la maison de Hassan voir le soleil se lever.

Oui, c'est la plus belle vue sur la côte.

Et le meilleur champagne.

Merci mais nous devons partir demain.

Alan doit se reposer.

Tu n'as pas l'habitude de boire autant.

Qui a dit ça ? Je me sens super bien !

Moi, je vais vous ramener à l'hôtel.

Ne vous inquiétez pas pour votre mari, amusez-vous !

- Je le raccompagne. - Ça va aller.

- Mais, Alan... - Non, chérie.

Ne rate pas la fête pour moi, allez, souris.

Ok.

Où vont-ils ?

Regarder le soleil se lever.

Nous pouvons le voir de l'intérieur.

Je veux retourner à l'hôtel.

Quand avez-vous rencontré Alan ?

J'étais sa secrétaire.

Classique !

Ça aussi, c'est classique !

Si je continuais, que feriez-vous ? Vous défenestrer ?

Mr Gray...

Mr Gray !

Vous êtes devenu fou ?

Amenez-moi à la "Maison des Plaisirs".

- Voilà 5£. - Non, ça marche pas.

10, alors ? La "Maison des Plaisirs", s'il vous plaît !

Je ne comprends pas.

Mme Brandon, tout le monde achète les mêmes choses.

Phénomène incroyable, cet art... oriental !

Pas aussi incroyable que votre neveu.

Comment Dorian fait pour rester si jeune ?

Vous devriez le savoir, Henry.

J'ai vendu mon âme au Diable !

Vous me l'avez présenté.

Basil, j'ai appris que tu allais à Paris.

Tous ont commencé leur carrière là-bas, moi, je la termine.

À quelle heure est ton avion ?

Tu le sais, j'aime avoir les pieds sur terre.

Le train de minuit.

Mes bagages sont déjà à la gare.

Excusez-moi.

- Ce n'est rien, Mr Gray. - Vous me connaissez ?

Sans vos absences répétées, nous aurions pu nous rencontrer.

- N'est-ce pas, Henry ? - Inévitablement.

Le mari De Gladys est un médecin...

essayant de guérir toutes les maladies séniles.

Ses tarifs sont exorbitants mais nous payons tous !

Un autre éminent sauveur de la jeunesse éternelle.

Dr Monmouth, Dorian Gray !

Dorian...

Enchanté.

À bientôt, peut-être.

Ils sont mariés depuis combien d'années ?

Cinq ans.

Ils sont très heureux.

5 ans avec lui est plus long que l'éternité.

Vous pensez qu'ils aimeraient venir à Selby ?

Oui, je le crois.

- Une chasse de prévue ? - Peut-être.

- Écoute, Dorian... - Non, pas maintenant.

Passe me voir avant de partir.

Si j'ai une liaison avec elle, et alors ?

Et détruire une famille parfaitement heureuse ?

C'est exactement ce que je veux dire.

Ce genre de conduite compulsive que tout le monde connaît.

Et qu'il jalousent.

Ils ont deux enfants.

Un score minable pour un spécialiste en rajeunissement.

Tu ressembles de plus en plus à une version brute de Henry Wotton.

Ah, Basil...

- Va te reposer dans ton train. - Il y a des limites, Dorian.

Limite-toi, toi-même.

Et fiche-moi la paix.

Tu corromps et détruis tout ce que tu touches.

Gwendolyn, la femme de Clouston, ce jeune garçon qui...

Je déteste les leçons de morale.

Ça suffit !

Les Monmouth sont mes amis.

Fichent leur la paix.

Tu me menaces ?

Je l'espère vraiment.

Te menacer ?

Avec quoi ? Tu es passé par toutes sortes de dégradations.

Tu as raison. Veux-tu voir ce que je vis, Basil ? Viens !

Qu'est-ce que tu mijotes ?

- Que fais-tu ? - Viens.

Tu es fou ?

- Tu vas voir par toi-même. - Où allons-nous ?

Par ici.

- Allez, grimpe ! - Dorian...

Hé...

Je dévoile mon âme, Basil.

Dorian, tu es fou ?

Tu joues un horrible jeu !

Regarde notre œuvre !

Ce que nous avons créé ensemble.

Ce n'est pas mon œuvre !

On peut y voir clairement ta signature.

Elle... n'a pas changé.

Comment est-ce arrivé ? Qu'est-ce que ça signifie ?

Tu te rappelles du jour de sa finition ?

Je m'en souviens, Dorian.

Mais... c'est impossible.

Impossible ?

Mon Dieu ! Pardonnez-moi. Qu'ai-je fait ?

Arrête ! Pourquoi implorer ?

La ferme !

Tu en as déjà assez fait, Dorian.

C'est de ta faute. Toi et ta saloperie de portrait !

"Adrienne est absente, elle sera au club Black Cock à minuit"...

"Adrienne est absente, elle sera au club Black..."

Un whisky.

Allô ?

Je dois te voir immédiatement.

Désolé, je suis de garde, je ne peux venir.

Pour une fois, tu ne peux pas oublier ton travail ?

Est-ce vraiment important ?

Très important.

Ok, j'arrive.

Donne donc un baiser à une vieille amie avant de t'éclipser.

Va au Diable !

Toi aussi, Sir Galahad !

Je suis James Vane.

- Je ne vous connais pas. - Vous connaissiez Sybil Vane.

Je suis son frère. Ne me dites pas que vous l'avez oublié ?

Vous êtes fou. Je ne connais personne de ce nom.

Oh que si, mon ami.

Ce n'est pas moi. Regardez-moi attentivement.

Regardez-moi !

Convaincu ?

Mon Dieu, j'ai failli vous tuer.

Tu ne feras rien avec celle-là.

Elle est bien trop belle pour nous.

Vous le connaissez ?

Tout le monde connaît Sir Galahad !

Vous ne devinerez jamais son âge !

Dieu sait ce que ça demande...

mais j'aimerais connaître son secret.

Je cherche un homme mûr, appelé Sir Galahad.

Qui croyez-vous qu'il soit ?

Il en a plus qu'une paire de taureaux.

Riche comme Crésus et pourri jusqu'à la moelle.

Vous prenez un verre ?

- Quoi ? - Un petit verre ?

- Celui-là ! - Tu es vraiment nulle !

Regarde qui est là !

Salut, chérie.

- Qu'est-ce qui est si urgent ? - C'est gentil d'être venu.

- Que veux-tu ? - En fait...

j'ai tué Basil Hallward.

Son corps est là-haut.

Le pourquoi ne te concerne pas.

Ton travail est de me débarrasser du corps.

Tu as une voiture spacieuse...

tu es chimiste, tu devrais pouvoir te débrouiller.

Tu es cinglé !

Je ne t'ai pas demandé une opinion de psychiatre !

Débarrasse-toi du corps !

Et en ce qui me concerne...

tu peux aussi disparaître.

C'est clair ?

Écoute...

si c'est un jeu étrange, tu te trompes de joueur.

Tu es le parfait joueur.

Ça, je te l'assure !

Nous sommes de si bons amis, Alan.

N'est-ce pas ?

Le corps de Basil est là-haut dans le grenier.

Tu ne peux pas le rater.

Petite forme, Dorian. Ils étaient postés.

Je suis l'hôte parfait, c'est tout.

Vous me regardez. Sans arrêt.

J'aime vous regarder.

Pourquoi essayer si fort de tomber amoureux de moi ?

Voyez-vous...

c'est la première fois que mes sentiments m'importent.

Et vous ?

Je cherche la paix, Dorian.

Pour l'avoir aujourd'hui, je dois ôter ces chaussures.

Logan, mettez les chiens dans ces fourrés. Vite !

Rien ici. J'ai rien trouvé, Mr Gray.

Qu'y a t-il ? Ça ne va pas ?

Vous êtes bouleversé, Dorian.

- Puis-je vous... - Je suis fatigué.

Fichez-moi donc la paix, je suis fatigué.

Vous êtes fatigué, Dorian. On le sait tous maintenant.

Regardez, les chiens !

Dorian !

Non !

Mon Dieu, on a touché un de ses rabatteurs.

Par ici.

Mon Dieu. On a tué quelqu'un.

Dorian, laissez Roger vous examiner.

Il est mort, non ?

Oui, il se l'est pris en pleine poitrine.

Il n'était pas avec nous.

Je ne l'avais jamais vu.

Un homme peut-il changer ?

Je suis fatigué.

Fatigué de tout.

Comme nous tous !

On ne peut y échapper.

Gladys m'a demandé pourquoi vous ne l'avez pas appelé.

Elle m'a donné une lettre pour vous.

Déchirez-la !

Vous refusez une offre ? Pas votre style !

Je ne veux pas me ressembler.

Je me sens vieux et... sale.

Je veux être pur à nouveau.

Et bon, Dorian ?

Vous vous ennuyez et vous cherchez un jeu plus neuf, c'est tout !

Ils spéculent encore sur la disparition de Basil.

Que pensez-vous qu'il lui soit arrivé, Henry ?

Il réapparaîtra tôt ou tard.

Avec une nouvelle fille... Un nouveau style.

À son âge, on a besoin de l'un des deux.

Il est peut-être mort ?

Il a une santé de cheval. À condition d'être bien monté.

Une de ses montures l'a peut-être tué ?

Pourquoi ?

Trop insignifiant pour avoir des ennemis sérieux.

J'aurais pu le tuer ?

Pensée intéressante... mais pour quelle raison ?

Il reviendra. Comme toujours.

Dites-moi, Dorian. Dites-moi exactement...

que peut gagner un homme en profitant de ce monde

et perdre son âme ?

Comment le saurais-je ?

Le compromis a dû être radical pour conserver votre jeunesse.

Quel est votre secret ?

Oubliez ça, Henry.

Même la jeunesse peut devenir ennuyeuse.

Je donnerais tout pour m'ennuyer à nouveau.

Tout sauf me lever tôt le matin.

Et faire l'amour aux femmes.

C'est un triste chant du cygne que de se voir si vieux et se sentir si jeune.

Très indigne !

Et effrayant !

De rester alerte spirituellement

et observer la déchéance corporelle.

On devrait grandir stupides et séniles et ne rien savoir.

Pourquoi vous inquiéter ?

Rien ne vous affecte. Rien ne change en vous.

Tel un mythe ancien, vous êtes inaltérable.

Vous aimez être un ancien mythe, pas vrai Dorian ?

Un très, très beau et jeune rêve ancien.

Vous allez la fermer ?

Hé bien...

un autre rêve brisé.

"Ce jeune barbu de 27 ans se déclare être un socialiste.

Tragédie dans le Sud de Londres.

Le Dr Campbell, connu pour ses théories anti-pollution,

a été trouvé mort dans son bureau ce matin.

Le docteur Campbell avait 43 ans

et dirigeait un laboratoire de recherches en chimie.

La mort est due à un abus de somnifères".

Non !

Non !

Étendu sur le sol, il y avait un homme mort, un couteau planté dans le cœur.

Il était desséché, ratatiné et horriblement défiguré.

Ce n'est qu'après avoir examiné sa bague qu'ils purent le reconnaître. OSCAR WILDE

Trad: Uncle Jack 2018 !

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