All language subtitles for The Night Fighters (1960)

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Original subtitles

Sean ! Viens une minute.

- Quoi ? - Regarde.

Juste là, c'est qui ?

Pourquoi ris-tu ?

C'est Dick Hayward, un violoneux d'Inniskillen.

Il vient jouer au bal de ce soir.

Tu viens ?

Hé, Don.

Je te retrouve après chez Devlin pour un godet.

- Avant, vers 20 h. - D'accord. Salut.

- Monsieur ? - Vous pouvez peut-être m'aider.

Vous n'êtes pas de Duncrana. C'est pour réparer un vélo ?

Non, je veux unifier un pays.

Marie, tu nous sers un whisky.

Du calme, Ned.

A voir le regard de Don, je suis prêt à parier

qu'il a une nouvelle à nous annoncer. Pas vrai, Don ?

Tout à fait, Seamus.

L'arsenal de Derry a été braqué, la nuit dernière.

Ils ont filé avec des fusils et des munitions.

- Si peu contre l'Armée anglaise. - C'est rien, il y en aura d'autres.

Cette fois, nous repousserons les Anglais dans la mer.

L'IRA reprendra possession du Nord.

L'annonce retentira dans toute l'Irlande.

C'est imminent.

On a le temps d'en boire un vite fait ?

C'est imminent, Dermot.

Et ce jour-là, tu seras avec nous ?

Les O'Neil étaient rois d'Irlande, ils ont lutté pendant 500 ans.

Chaque génération a ses rebelles.

Mais le rebelle attendra, car le poète passe devant.

Dis-lui qu'on la demande.

Dermot, où vas-tu ?

Après 7 ans, Neeve peut attendre encore un moment.

- Neeve, chérie. - La monnaie.

- Tu avais dit 2 verres, pas 3. - Chérie...

- J'adorerais faire un tour. - Alors, accroche-toi à ma taille.

- T'es sûr que c'est juste un tour ? - Taisez-vous.

Je suis son frère.

- Pose-moi, sale monstre. - Dis-leur au revoir.

Ned, notre soeur se fait draguer par la moitié du village.

Tu verrais ce troupeau.

Tu crois que je dois mettre un cadenas sur les meules de foin ?

Lequel séduis-tu en ce moment ?

Le petit Johnny. Comment déjà ?

- Il ne tiendra pas une nuit. - Tais-toi, malotru.

- Et ça vaut pour toi aussi. - Ecoutez.

Depuis l'Allemagne, voici les informations en anglais.

Lors d'une attaque d'un U-boat sur les convois anglais

hier dans l'Atlantique Nord,

plusieurs vaisseaux ont coulé, dont le croiseur léger HMS Godiva.

Cette nuit, la Luftwaffe a encore infligé de lourds dégâts à Londres

avec des explosifs...

Ces Allemands sont plein d'entrain. Ça fait combien de croiseurs ?

- C'est le septième, papa. - Merveilleux.

Les Anglais ne les construisent pas aussi vite.

Et quelle bonne nouvelle pour les mères des naufragés.

Ils ont pensé à ma mère quand ils ont buté mon frère Vincent ?

Arrête avec ça. Tu croyais l'avoir tué toi-même.

C'est ma faute si les Anglais me pourchassaient ?

S'ils ont tué Vincent à ma place ?

Bien sûr que non, mais si on pouvait avoir la paix.

Vincent était un homme. Tu entends ?

- Ne sois pas trop dur avec lui. - Trop dur ?

Est-ce si étrange qu'un homme pleure la perte de son grand amour ?

Et j'en connais un autre qui va le perdre.

- Tais-toi. - Et il va se perdre lui-même.

Trop bête pour ne pas l'emmener loin de ce trou à rats.

C'est un trou à rats, ici ? Laisse-moi te poser une question.

Où est ce paradis dont tu parles ? En Angleterre, je parie.

Je vais...

Mme Devlin, on peut avoir deux verres à l'arrière ?

Venez au comptoir. L'endroit fera plus rempli.

Mon ami et moi aimerions discuter au calme.

Asseyez-vous.

Ce sera le poste d'observation.

J'entrouvre la porte et vous me le montrerez.

Bonne idée. Je connais tous les patriotes de la ville.

Les Irlandais qui défendront la cause jusqu'à la mort.

Phil Carlisle, l'instituteur. Il connaît l'histoire d'Irlande.

Et il parle très bien des anciennes gloires.

Il y a les frères McIntyre. De bons combattants.

On a besoin de gens comme ça. Des Irlandais, et rien d'autre.

Avec des muscles impatients et le cran de s'en servir.

Exact, des hommes qui croient...

Merci. Mettez-les sur ma note.

Écoute

Je reviens d'un entraînement poussé en Allemagne.

Ah, ces Nazis.

Les champions de la discipline militaire.

Et ils disent ceci.

Pour pouvoir choisir un leader, il y a une condition.

L'homme doit être un stratège né.

- Comme vous. - Comme moi ?

Je ne me serais pas présenté sans tout savoir de vous.

Comme moi ?

Une bouteille de stout.

- C'est Corrigan. - On dirait un boxeur.

Corrigan.

Viens.

Assieds-toi, Johnny.

Johnny Corrigan, voici Tim.

- Je suis de Derry City. - C'était chaud, là-bas.

Les têtes brûlées sont de retour.

- De qui parlez-vous ? - Les types de l'IRA.

Avec leur folie d'unifier l'Irlande.

A quoi bon ?

A quoi bon ?

On se fiche que le drapeau anglais flotte sur le Nord.

Le pain et les femmes ont le même goût.

Je ne vais pas lui casser la tête parce que c'est ton ami.

Mais je ne boirai pas avec lui.

C'est bien.

- Voilà une belle paire. - Les frères O'Neil.

L'aîné s'appelle Ned. C'est un ivrogne.

- Il a l'alcool mauvais ? - Non, joyeux.

- Je ne l'ai jamais vu s'énerver. - C'est pas bon. Et l'autre ?

- Dermot ? C'est un cogneur. - Quand il veut.

Mais il préférera énerver l'autre plutôt que d'en venir aux mains.

- Vous ne lui faites pas confiance. - Si, si.

Avant votre arrivée, il m'a dit qu'il se joindrait.

- Peut-être des paroles en l'air. - Non.

On va voir.

Dermot.

Dermot O'Neil. Viens, s'il te plaît.

Pas le temps, Don. J'emmène Neeve au bal de la Ligue gaélique.

Elle me tue si je reste à bavarder.

On va tenter un autre test. C'est à moi de jouer.

Salut.

- Gare où vous mettez les pieds. - Elle me le dira au bal.

- Ce n'était pas des excuses. - En effet.

Vous devriez surveiller votre langue.

Un plus joli visage m'attend.

On peut retenter le coup avec lui.

On va faire un tour ?

Allez, viens.

J'ai ma technique.

Je trouve la plus jolie fille de la soirée.

Je lui propose une balade. Elle refuse, j'ignore pourquoi.

Puis je demande à la 2e plus jolie et ainsi de suite.

Et après ?

- On va faire un tour ? - Non, merci.

- Pourquoi pas ? - Je reviens juste de balade.

Alors ?

Je crois que j'ai changé d'avis.

Ça donne soif de danser.

J'ai mieux à proposer à un homme comme toi.

Du boulot ? Non, merci. J'ai mieux à faire.

Joli c?ur, va.

En train de picoler ?

Mon père, c'est notre humble manière de contrer l'adversité.

Sean Reilly, même si on sait que tu n'es pas catholique,

j'ai foi en toi malgré tout.

Mais il paraît que tu es allé à un bal anglais à Rathgiven

- pour te lever pendant l'hymne. - Sinon il y aurait eu une émeute.

Depuis quand un bon Irlandais a peur d'un protestant ?

- Pas moi, j'étais pas là. - Et tu n'iras jamais.

Tous ces loisirs étrangers, dont les bals anglais, sont interdits.

- Et le vol de Derry en fait partie ? - Pas du tout.

C'est un ancien jeu irlandais, il faut y jouer plus souvent.

Merveilleux.

Venez, messieurs.

- Tu t'es levé pour l'hymne anglais ? - Bien sûr.

Pour la protestante que j'avais invitée.

Plus grande qu'Ann Culmain.

Elle aurait pu m'enfoncer dans le sol, alors je me suis levé.

Eh bien, Dermot, ça y est.

Quoi ça ?

- L'IRA a créé un groupe, ici. - Mais oui, Don.

Tu te rappelles le type que tu as frappé chez Devlin ?

- C'est l'organisateur de Belfast. - Ah oui ?

Qu'il se calme ou il mourra avant de croiser un Anglais.

Il voulait juste savoir si tu avais du cran.

Il a du cran et une tête.

- Tu es avec nous ? - Pourquoi pas.

Si toutes les femmes étaient des canards

On verrait les types se jeter dans la mare

- J'ai ta parole, Dermot ? - Ma parole ?

- Pour l'IRA. - La parole d'un O'Neil vaut de l'or.

- Et le fusil, la balle et la bombe ? - J'apprendrai. Où je signe ?

Pas besoin de signer.

Venez tous au magasin, mardi.

- A quelle heure ? - Vers 19 h 30.

Il va pleuvoir, je le sens.

Et le vent va souffler.

Et m'emporter jusqu'à une ville pleine de veuves.

Neeve ?

Arrête avec ta voix suave et tes manières légères.

- Quel est le problème ? - A 35 ans, tu dérives encore.

- Je suis trop acerbe ? - Tu voulais que je fasse la guerre ?

- Va en Angleterre, ça paie bien. - Impossible.

Mon père me bannirait de la maison.

C'est normal de l'honorer,

mais faut-il pour ça gâcher nos vies ?

La ferme, même modeste, revient à Ned.

J'aurai un peu d'argent de la ferme quand il se mariera.

Tu dis ça depuis des années.

En espérant qu'un miracle apporte assez d'argent pour un mariage.

Mais le temps passe.

L'Irlande s'appauvrit, les opportunités s'étiolent.

Mais il y a de l'argent à se faire en face.

Je ne veux pas que tu partes,

mais à ton retour, nous pourrons avoir une vie décente.

Je serai ton pain et ton vin.

Ton âtre et ton bien-être.

J'ai tout ça à t'offrir, Dermot. Prends-le

ou laisse-moi partir.

La brume de Duncrana devient très salée.

Après la guerre, j'irai en Amérique et on sera riche.

- Et je serai vieille. - On a tout le temps.

Blottie contre toi, j'y crois.

Et blotti contre toi, je ne pense qu'à nos vies étalées devant nous.

Quand le mal sera fait.

Dans un seul but.

Une Irlande unifiée.

J'avais dit 19 h 30.

Mon père a fait la guerre en 1920.

Il m'a presque fait rater celle de 1941.

J'ai quelque chose à vous dire qui va vous faire comprendre

l'ampleur de notre entreprise.

Nous sommes des alliés secrets de l'Allemagne.

Je sais que vous n'aimez pas les Nazis,

mais nous utiliserons M. Adolf Hitler tant qu'il sert nos intérêts,

puis nous le lâcherons si vite qu'il ne comprendra rien.

Maintenant, au boulot.

Certains vont être envoyés en mission.

Vous devrez inventer une excuse.

Vous risquerez votre vie. Vous serez capturés.

Et si on ne peut pas vous sauver,

vous purgerez de longues peines de prison et vous serez exécutés.

Maintenant, vous pouvez partir ou prêter serment.

- Dure journée, sergent ? - Ce vol à Derry crée des tensions.

Et un nouveau a été détaché à Duncrana.

C'est un bon élément ?

Vous voilà, sergent.

Il a l'air plus costaud en uniforme.

Bonsoir, M. l'agent. Un verre ?

Non, il est en service. Vous devrez attendre pour le servir.

Parfait, installez-vous à la caserne et appelez-moi en cas de pépin.

Ici ?

Après la partie et quelques verres, j'irai dormir un peu.

Appelez-moi au besoin.

- Après Derry, vous... - Je sais, l'IRA prépare un coup.

Dans un mois, voire une semaine, mais ça ne commencera pas ce soir.

L'organisation et la formation du groupe de Duncrana sont un succès.

La Brigade est satisfaite.

Mais on a un problème. Je m'explique.

Si on manque d'armes, les Anglais n'ont rien à craindre.

Et l'arsenal de Rathgiven ?

Si on peut attaquer et tenir le temps de vider l'armurerie.

On a eu la même idée, mais sans coups de feu.

On peut y arriver avec de l'audace et un regard assuré.

- Combien d'hommes voulez-vous ? - Deux.

Sean, avec moi.

La Brigade a déjà désigné Sean et Dermot.

- C'est moi qui commande ce groupe. - Et je ne veux pas vous perdre.

- Les organisateurs sont rares. - Il a raison.

- Qui nous guidera sans toi ? - Bien.

Sean, Dermot. Samedi, on se retrouve à côté de Rathgiven.

Je viens chercher des tentes.

Compagnie, halte !

A droite, droite. En avant, marche.

Gauche, droite.

Voici les clés. Essayez-les une par une.

- Vous êtes sûr que la clé est là ? - Presque.

Empilez 6 caisses de fusils Bren près de la porte.

Et des munitions de calibre .303.

Gardes, halte !

Attention, en avant, marche.

Deux par caisses. Vous êtes des soldats anglais.

Refermez. Appliquons-nous.

Garde à vous !

Armes sur l'épaule.

Présentez armes !

A présent, on m'a chargé

de lire cette lettre.

"Nous, archevêques et évêques d'Irlande, tenons

"à mettre tous les catholiques en garde

"contre toute envie de déclencher une guerre.

"Aucun citoyen, groupe,

"ni aucune organisation de citoyens n'a le droit de faire la guerre.

"De plus, une guerre civile au sein d'une même nation

"cause les plus grands dégâts et doit être évitée.

"Nous déclarons péché mortel pour un catholique

"de porter les armes illégalement ou de combattre l'autorité légale.

"Ceux qui s'engagent sur cette voie

"le font au prix de l'excommunication."

Dommage que d'autres pays ne suivent pas les conseils de nos évêques.

Que savent-ils du désir d'un homme de servir son pays ?

Et que sait-on du droit de ravager ce pays ?

J'ai plus besoin de prendre les armes qu'eux ou le père Sheehy.

Il devait lire la lettre, mais il n'a pas fait de sermon.

Peut-être qu'il n'est pas très sûr lui-même.

Maintenant, ce qu'il faut savoir,

c'est si les types qui sont derrière tout ça

sont de vrais patriotes ou des politiciens véreux.

- Non, pas ça. - Je n'en serais pas si sûr.

Il y en a certains, pour ce que je peux en voir,

qui pilleront l'Angleterre quand l'Allemagne aura fini.

Comme elle nous dépouille depuis des siècles.

Pour autant, penses-tu que c'est une bonne raison

de vouloir s'allier à l'Allemagne nazie ?

Pour votre prochaine visite, venez sans uniforme anglais.

Ce serait plus facile de vous y habituer.

Les chiens ne font pas des chats. On ne mélange pas.

La radio et le chien sont en règle et pas une goutte de poitín ici.

Alors, que voulez-vous ?

Je venais juste vous saluer.

Et boire une tasse de thé.

Où étiez-vous pendant le vol dans l'arsenal de Rathgiven ?

C'était samedi. J'étais ici.

- Je crois. - Mais je vous ai vu sortir du bus.

Oui, je me souviens. J'étais avec Sean Reilly chez sa tante.

Pourtant le garde dit qu'il y avait deux grands parmi les 5.

- Un blond et un brun. - Ah bon ?

Merci pour le thé, Mme O'Neil.

Dieu vous bénisse.

Au revoir, sergent.

Par chance, il n'y a eu aucun coup de feu.

C'est mal de tuer un être humain.

Tu l'as dit à Neeve ?

Oui, elle était très en colère.

Désolée, Dermot. Je pensais qu'elle serait fière.

Tu as menti au sergent. Tu disais aller à Roundtree.

C'est vrai, et puis à Rathgiven.

Dis la vérité. Tu as participé au vol ?

- Réponds. - Oui.

- Tu n'en as pas déjà assez dit ? - Quelle différence ?

Il est temps que les jeunes se bougent pour leur pays.

Ne t'approche pas de ce gang. Je ne te veux pas mort ou en prison.

- Je ne t'ai pas élevé pour ça. - Laisse-le tranquille.

Je suis fier de toi.

Neeve.

Neeve Donnelly.

Neeve.

Neeve.

Neeve chérie, qu'y a-t-il ?

Neeve.

Je n'ai pas attendu tout ce temps pour épouser un assassin.

Je n'ai tué personne.

Tu connais l'IRA comme moi.

Tu tueras ou on te tuera.

Je n'attends pas pour ça.

Mais Neeve...

C'est fini, Dermot.

Cette centrale est la seule source d'énergie de la zone.

Près de la berge, il y a les générateurs.

Sur la colline, il y a la citerne.

Si on la fait sauter, la centrale est morte.

On se divise en deux groupes.

Je mènerai le groupe de démolition. Tim emmènera le groupe d'assaut.

Vous passez par-dessus le mur et quand ça chauffe,

vous tenez les soldats jusqu'à la fin de la démolition.

Les Allemands sont sur la Manche. Ils vont envahir l'Angleterre.

Ils frapperont ce soir.

Bientôt, toute l'Irlande sera à nous.

Éteignez vos cigarettes.

C'est bon, venez.

A la 1re explosion, je lancerai une grenade sur les gardes.

Ouvrez la porte et attendez-nous à couvert.

Nous serons les derniers.

On va s'en sortir, hein ?

- Tu es avec le mauvais groupe. - J'ai perdu le mien.

Il ferme la porte.

Allez, on escalade.

Tu peux marcher ? Pas le choix.

Viens.

Allons vers le Sud pour atteindre l'État libre.

Comment tu te sens ?

Vraiment pas bien.

- T'es capable de marcher ? - Je pourrais te semer.

Alors, en route.

Il y a un abri à 200 m après les marais.

Allez.

Si c'était pour une fille, tu sauterais comme un cabri.

Et c'est la pure vérité.

Allez, encore un effort.

Imagine la grande Ann Culmain qui t'attend au chaud dans la cabane.

J'y serais en moins de deux.

Dermot, doucement.

C'est humide. Ça a dû se rouvrir.

Tu avais le visage trop rouge de toute façon.

Ça va te donner ce beau teint pâle que les filles adorent.

Allez, je te tiens.

Tout doux.

C'est une belle chanson de marche. Allons.

On fait une pause.

On peut mourir d'une balle dans la jambe ?

Peut-être, mais pas un vrai Irlandais comme toi.

Et toute cette terre humide dans le fossé ?

- Je risque la gangrène. - Tais-toi.

Allez, en route. Doucement.

Je te tiens.

Doucement.

Tu es un lion, Dermot.

Tu avais le diable au corps, prêt à cracher des flammes de l'enfer.

J'étais en colère, c'est pas bien.

Regardons cette jambe.

Cette cabane tombe en ruines.

Ce n'est pas une balle qui a fait ça.

Un éclat de grenade ou un ricochet. Ça saigne juste un peu.

C'est très douloureux.

C'est pas aussi grave que ça en a l'air.

Tu seras juste un peu plus léger sur cette jambe.

Je vais jeter un ?il

- Fais gaffe. - On ira pas loin avec ta jambe.

Ne mets pas le feu à la grange. Je risque de traîner.

Dermot.

Rapporte à manger. J'ai l'estomac dans la gorge.

D'accord.

Ton père est là ?

Dis-lui que quelqu'un veut le voir.

Un gentil.

- A la République. - Que Dieu vous protège.

- Que voulez-vous ? - J'ai des ennuis.

Entrez.

Le gaélique sonne comme une douce musique.

Désolé de vous déranger.

Pas de problème. Venez manger quelque chose.

Merci.

Martha, on a de la visite.

Il lui faut quelque chose à manger.

Si vous étiez avec ceux d'hier soir, vous êtes en sécurité.

J'ai un ami dans l'étable. Il est blessé.

Je vais vois ce que je peux faire.

La moitié des protestants collabore avec la police d'Ulster.

S'ils voient un docteur, ils vont venir.

Attendez.

- Merci, madame. - De rien.

C'est bon.

Jimmy va envoyer quelqu'un voir votre ami.

- Prépare à manger pour l'autre. - Je m'en occupe.

Alors, voilà la vache blessée.

Tu veux tenir ma main ?

Ta poigne de catholique est très agréable.

- Mais moins que celle d'Ann Culmain. - Comment le sais-tu ?

Elle est assez maligne pour rester loin d'un sale protestant comme toi.

Jetez-y un ?il dès que possible.

Je ne peux que stériliser et panser la plaie.

Dès qu'on aura passé la frontière. Combien vous doit-on, docteur ?

Si c'était une vache, j'aurais demandé une livre.

Mais si je le fais gratuit, je perds ma licence de vétérinaire.

Un véto !

Je t'ai toujours dit que tu étais un bel étalon.

A toutes les vaches malades. Un véto.

Levez-vous et prenez appui.

Allez, debout.

- Vous sentez une douleur aiguë ? - Non, j'éructe de joie.

Allez-y doucement la première heure.

Si ça saigne, faites une pause.

- Merci pour tout, docteur. - Pas de quoi.

Tu peux rire, un vétérinaire.

Tu aurais préféré un médecin

avec une escorte de la maréchaussée ?

Si tu en parles de retour chez nous, je t'étripe.

Repose-toi, Sean. Une longue nuit nous attend.

Seigneur, un véto.

Tu es prêt ?

Franchement, tu crois que je pourrai rentrer chez nous ?

Avec cette jambe ?

Je peux dire que je suis tombé d'un tracteur

ou sur du fil barbelé.

Non, Sean.

Tu ne devrais pas rentrer avant la fin de la guerre.

C'est long. Ça va me manquer.

Ces Anglais ne rentreront jamais chez eux.

Tu ne regrettes pas ton geste, hein ?

Je me le demande.

- Tu as agi en vrai Irlandais. - C'est ça.

Dieu, patrie, pays, mère, père.

Qui doit-on servir en premier ?

- Tous. - Mais qui passe en premier ?

L'Irlande, bien sûr.

Et pour ça, il faut perdre tout le reste.

Pourquoi parles-tu comme ça ?

On parle de se battre pour unifier l'Irlande,

mais je me demande parfois si on ne contribue pas à la diviser.

En route, Sean.

Dermot.

Écoute Des chiens.

Ils ont sorti les chiens.

Ils ne vont nulle part. Ils se promènent.

- Et s'ils sentent quelque chose ? - Ce sera un paysan ou un vigile.

Et s'ils suivent la trace de mon sang ?

- On ne quitterait pas la route ? - C'est plus rapide ainsi.

- Ils vont la surveiller. - Et j'espère qu'on les entendra.

Les chiens se rapprochent. Ils flairent le sang.

C'est rien. Le sang d'un Irlandais sent le whisky.

Ne plaisante pas avec ça.

Je suis désolé, Dermot. Excuse-moi.

- On a bien avancé ? - 7 ou 8 km, peut-être.

J'ai très mal à la jambe.

- On peut se reposer ? - Dans un moment. Viens.

Il faut accélérer.

Tu entends les chiens ?

Un camion.

Allumez la torche.

Je pense avoir vu quelqu'un.

Il n'y a personne.

Je ne vois rien.

Remontez dans le camion. En route.

Dermot, ma jambe...

- Je crois que c'est rouvert. - Fais voir.

Doucement.

Non, le bandage est bien en place. C'est juste une douleur.

Il fait si froid par ici.

Il fait froid et je suis si fatigué.

Viens ici.

Vas-y, repose-toi un peu.

Dis, Dermot.

- Chante une chanson. - Une chanson ?

N'importe laquelle.

- Tu pensais à quoi ? - Peu importe.

Tu te rappelles celle que tu chantais

le soir du bal

avec les canards dans la mare ?

Celle-là.

Si toutes les filles étaient des canards...

Si toutes les filles étaient des canards

On verrait les types sauter dans la mare

Si toutes les filles étaient des saumons qui frétillent

Si toutes les filles étaient des saumons qui frétillent

On verrait le diable manger de la viande le vendredi

- Il n'est pas rentré. - Dermot ?

Il y a eu un raid et il n'est pas revenu.

- Tout ira bien. - Mais ça fait 2 jours et 2 nuits.

Il y a eu des morts, alors qui sait ?

Arrête de parler comme ça, Bella.

Dermot O'Neil est un homme.

Il sait s'occuper de lui.

Et n'oublie pas qu'il fait ce qu'il veut.

Même si tu le voulais, tu ne l'arrêterais pas.

Dermot n'en fait toujours qu'à sa tête.

Viens, Bella.

Excusez-moi.

Je n'ai jamais d'aussi charmante visite à l'aube.

Où est Dermot ? Bella est morte d'inquiétude.

Si vous ne pouvez pas le tenir, comment saurais-je où il est ?

- Je veux une réponse, McGinnis. - J'ignore de quoi vous parlez.

On sait que l'IRA est active à Duncrana.

L'IRA ?

Et Dermot en fait partie ?

Ça doit être merveilleux de pouvoir servir la cause.

Mais il n'y a rien que je puisse faire.

Vous pourriez en envoyer d'autres au casse-pipe.

Vous croyez que ça me plaît de les voir récolter toute la gloire ?

Je vais vous dire.

Je me porte volontaire pour toutes les missions dangereuses.

- Où est Dermot ? - Je n'en sais rien, pour l'instant.

Bella, je jure que j'aimerais être avec eux.

Ne fais pas comme si tu avais peur de moi.

Écoute Depuis que tu es devenue une femme,

je te vois regarder tous les hommes du village sauf moi.

Alors, écoute bien.

Je ne suis pas un commerçant, mais un commandant de l'IRA.

Tu m'as fait des marques.

Désolé, Bella.

Mais j'aime aussi l'Irlande.

Et voyez les marques que je lui ai faites.

Que se passe-t-il ? Pose-moi.

Pose-moi, je ne suis pas un bébé.

Pourquoi tu me portes sur ton dos comme un bébé ?

Le beau héros.

Et tu vas raconter au village que tu m'as porté sur des kilomètres.

Pense à tout ce chemin que tu n'as pas dû marcher.

- Un simple malaise. - Tu t'es évanoui.

Je ne me suis pas évanoui. Et quoi encore ?

Dermot.

J'ai le cul trempé.

Ton vieux cul pourri.

Tu parles de héros.

"En pleine campagne, j'avais le cul tout mouillé."

Depuis quand nous suivent-ils ?

J'en sais rien.

Je ne pensais qu'à marcher.

Ils se rapprochent.

Ils ont dû appeler la relève.

Viens.

Plus le temps de les semer. Enlève ta ceinture.

Il n'y a que 2 ou 3 chiens.

- J'ai jamais frappé un animal. - Ni abattu un homme.

J'ai peur.

Du calme. Ce ne sont pas des limiers.

- Où sommes-nous ? - L'état libre d'Irlande.

A environ 1 km de la frontière.

Remets ta ceinture, tu perds ton pantalon.

Tout va bien, Sean.

- Alors, c'est fini ? - Et bien fini.

- Des nouvelles des Allemands ? - Non.

J'ai écouté la radio. L'invasion n'a pas eu lieu.

Au moins, on a fait un peu trembler le lion.

Exact.

Sean, je pars pour le Nord, aujourd'hui.

- Tu rentres ? - Ouais.

- Seul ? - Ouais.

Mais...

- C'est sans danger ? - Ai-je l'air idiot ?

Pour notre amitié, je ne répondrai pas.

J'aimerais rentrer.

- Dis-leur que je vais bien. - D'accord.

Hé, Dermot.

Tu ne m'as pas abandonné.

C'est le seul point positif dans toute cette histoire.

J'ai déjà le mal du pays.

- Vive les rebelles. - Vive les rebelles.

Ces Allemands sont fortiches, ils vont se payer les Anglais...

Tu as pris le thé ?

Je mangerais bien un morceau.

Tu as fait bon voyage ?

Où étais-tu ?

Si on vous le demande, j'étais chez tante Josie à Donegal.

Le sergent te cherchait.

On a dit qu'on ignorait où tu étais parti samedi matin.

- Le sergent n'est pas dupe. - Ça suffit. Assieds-toi, Bella.

Ecoute-moi.

J'ai prié toute ma vie pour que tu sois heureux.

Mais je vais prier pour autre chose.

Je préfère te savoir en prison à vie

plutôt que de me dire que tu as tué quelqu'un.

Pourquoi ne quittes-tu pas l'IRA ?

Pour Neeve. Bella dit que...

Tu crois que c'est si facile ?

- Emmène Neeve en Angleterre. - Avec quoi ?

Tu peux avoir tout ce que j'ai. Vous tiendrez un moment.

- Elle reviendra. - Pourquoi ne pars-tu pas ?

La raison change chaque année.

Trop de pertes, trop peu à espérer.

Non, Dermot, c'est trop tard pour moi.

Mais toi, c'est différent. Vous êtes en vie.

Bon, je vais aller m'asseoir près d'une tombe

et faire comme si c'était ma femme.

Alors, tu as fait une belle et longue balade ?

Assez longue.

Il y en a un qui ne partira plus en balade.

- On a retrouvé le corps de Corrigan. - Arrête ça.

Tu te crois très fort avec un flingue à la main.

Je croyais que c'était juste, Jimmy.

Je laisserais tomber à ta place.

Tout cela ne sert plus à rien.

Allô ?

Sean a tenté de passer la frontière, ils le ramènent pour le juger.

Il disait qu'il avait le mal du pays.

Merci, Jimmy Hannafin.

Garde ton calme, l'ami.

Je croyais qu'on ne portait une arme qu'en mission.

La police a fouillé 8 maisons après la centrale.

Si Sean revient, ils ne laisseront pas tomber.

- Mais s'ils viennent ici... - Que fait-on pour Sean ?

Comment ?

Si on le laisse se faire juger, il va écoper d'années de prison.

Il connaissait les risques en prêtant serment.

On parle de Sean Reilly,

pas d'une simple main levée en guise de serment.

Un ami qui ramperait sur des braises pour aider un camarade.

On ne peut pas mettre la cause en péril pour un homme.

Au diable, la cause.

Ils vont l'amener par camion ou par chemin de fer ?

On le libérera avant qu'il n'arrive à Duncrana.

On ne fera rien. Chacun doit faire son propre sacrifice.

Quelle cause laisserait les siens pourrir en prison ?

- Je n'ai aucun pouvoir. - Au moins, sois un ami loyal.

Tu es le leader et il est un des nôtres.

Tu attendais de prendre les armes.

Tu pleurais pour aller combattre. Alors, sois un chef.

Je suis le chef

et je dis que nous ne ferons rien.

Dégagez le passage. Allez, ouste. Bougez-vous.

Allez, poussez-vous.

Je suis irlandais !

Je suis irlandais et je ne reconnais pas ce tribunal.

Ils l'ont condamné à 10 ans de prison.

Dermot, je t'en prie. L'heure de fermeture est passée.

La police va me retirer ma licence.

Sean.

Sean Reilly !

Je ne te laisserai pas moisir dans une prison anglaise.

Tu m'entends, Sean ?

Tu es dingue ? Tu veux qu'ils appellent la police ?

Je dois lui dire qu'il n'est pas seul.

Sean ! Je le les laisserai pas l'enfermer.

Ne sommes-nous pas tous un peu responsables ?

Je dois lui dire, Jimmy. Sean !

Il est parti. Ils l'ont emmené à la prison de Belfast.

Allez, Dermot. On rentre. Sois sage.

Bon sang, Dermot.

Neeve.

Il faut que je te parle.

Laisse-moi entrer.

C'est Dermot O'Neil devant chez Neeve Donnelly.

Dermot, rentre chez toi.

Non, je veux te voir et je te verrai.

Tu es ivre. Tu veux me déshonorer ?

Il est condamné à 10 ans de prison. C'est long dans la vie d'un homme.

- J'ai besoin... - Non.

Je ne vais pas te consoler juste parce que tu as un chagrin.

Tu viens comme un gamin qui pleurniche et je devrais te moucher.

Rince-toi le visage, recoiffe-toi et repars jouer au soldat.

Tu n'es pas mon enfant.

Tu es mon amour.

On s'est tout dit. Rentre chez toi.

Dermot, tu es chargé. On t'entend dans tout le village.

- McGinnis veut te voir. - Ce bon vieux Don.

Je savais qu'il y viendrait. Allez.

Tu nous mets en danger depuis ton cirque devant la prison.

Mais Sean a pris 10 ans.

On devrait tous être avec lui.

Si nous sommes libres, il devrait l'être aussi.

Je suis d'accord, c'est horrible, et on ne peut rien y faire.

Mais ils vont payer pour ça. Je vais bientôt attaquer la police.

Je leur apprendrai à malmener mes hommes.

Mais les flics sont irlandais. Ce n'est pas l'armée anglaise.

Alors, ils trahissent leur pays et ils méritent de mourir.

- D'abord, la caserne de Trillaran. - Attends.

La famille de Rooney dort là en attendant qu'il trouve une maison.

Je ne tirerai jamais sur une femme et des enfants.

Les Rooney sont à l'étage. Nous ne monterons pas.

Et ils seront en sécurité quand ça tirera ?

Tu as déjà entendu les balles siffler ?

Sois maudit !

- J'en serai, cette fois. - Pas moi.

Pas avec des innocents.

Tu suivras les ordres. Je commande et tu obéis.

Ça a chauffé à Belfast et en attendant,

- la loi, c'est moi. - Eh bien, ça ne me concerne pas.

Je quitte l'IRA.

Personne ne quitte l'IRA.

Vraiment ?

Et personne ne menace un O'Neil.

Ni le roi, ni la police, ni l'IRA.

Et ni toi, ni personne.

Et je vais te dire.

Si tu lances cette attaque, j'irai voir la police.

Je ne donnerai aucun nom, mais je les préviendrai.

Un indic. Je vais le faire passer en Cour martiale.

Ramenez-le.

C'est pas une requête. Je te dis de t'écarter.

Ecoute-moi bien.

On t'arrête pour insubordination devant témoins.

Tu nous suis ou il faut t'emmener ?

Tu frappes comme une fille, Quinn.

Indic.

Indic.

Indic.

Vous en avez assez ?

Mais je jure que je vous chercherai un par un.

Dermot. Que s'est-il passé ?

J'ai glissé sur une bouteille et je me suis cogné.

Encore une nuit dehors.

- Tu veux un ?uf ? - Oui, deux.

Le playboy de l'Ouest ne mange rien, ce matin.

Bonne soirée, hier, Ned ?

Tu es sûr que tu ne veux pas un ?uf ?

- Qui t'a... ? - Des amis.

On va leur rendre une petite visite.

Non, Ned. Je pars bientôt. Mieux vaut ne pas t'en mêler.

Tu pars ? Dermot.

Quand vas-tu dire aux parents que tu pars ?

Juste avant de partir. Je refuse qu'ils me voient ainsi.

Mais je pars demain. Ils se demanderaient pourquoi cette hâte.

Tu as de gros ennuis pour nous quitter ?

Reste tranquille et laisse-moi fermer ce bouton.

J'ai changé d'avis pour les ?ufs A plus tard.

Rentre chez toi, O'Neil.

- Tu annules l'attaque ? - Non.

Si vos coups ne m'arrêtent pas, que peuvent tes paroles ?

Tu devras croiser Malone pour entrer au commissariat.

J'ai hâte.

- Il ne m'arrêtera pas non plus. - Mais son flingue, si.

Un flingue. Pourquoi ne pas me buter toi-même ?

Si tu entres là-dedans, c'est ce qui t'arrivera. Réfléchis bien.

- J'ai des infos pour vous. - Très bien.

Sergent, ce voyou a lancé une pomme de terre dans...

- Plus tard. - Mais...

Ce sera tout.

Fermez la porte en sortant.

L'IRA attaquera la caserne de Trillaran, lundi prochain.

- Continuez. - C'est tout.

Non, ce n'est pas tout.

- Qui y participera ? - Je ne peux pas le dire.

Quelqu'un pourra bien vous tirer les vers du nez.

J'ai la tête dure, sergent.

En effet. Pourquoi me dire tout ça ?

La femme et les enfants de Rooney vivent dans la caserne.

- Vos amis le savent ? - Oui.

Sachez que j'ai dissuadé l'inspecteur général d'emmener 5 personnes.

Juste après l'attaque d'Applebridge.

Il s'avère qu'au moins 2, Corrigan et Reilly, y ont participé.

McGinnis, O'Neil, Malone, Corrigan et Sean Reilly.

Si ça ne tenait qu'à moi, vous seriez tous en prison

et Corrigan serait toujours en vie.

Ç'aurait peut-être été mieux ainsi.

- Qu'est-ce que l'IRA vous réserve ? - Je les ai plaqués.

Et ils vous ont dit au revoir avec une batte de criquet.

Si vous permettez, je vais sortir par derrière

en attendant qu'ils se calment.

Je vois que tu as quitté ta bande d'amis.

Je suppose que ce sont des décorations pour services rendus.

Mais les cicatrices te vont bien.

Ils vont attaquer une caserne où il y a une femme et des enfants.

J'ai dit que j'irais à la police et ils voulaient m'en dissuader.

- Et tu n'as rien dit. - Si, et ils le savent.

Alors, c'est fait.

Je pars en Angleterre pour m'éviter une balle dans la tête.

Écoute

Je sais qu'ils se réunissent dans les granges de Corry et Bally,

chez McRaffety et McGinnis.

Nulle part ailleurs ?

Parfois, ils se réunissent

dans l'abri des chemins de fer près du pont, c'est tout.

Je vois.

Je suppose que tu verras Neeve avant de partir.

Non, j'ai enterré tout espoir, hier soir.

- On reste en contact, alors. - Promis, Jimmy.

Tu te rappelles quand je te disais qu'il y avait un autre moyen ?

On veut te voir rentrer au pays, pour que certains

rassemblent notre pays au lieu de le saccager.

- Alors, prends soin de toi. - Promis aussi.

C'est triste quand on y pense.

Toutes ses belles disputes qu'on aurait pu avoir.

Surtout depuis que tu as atteint l'âge de raison.

Tu ne ferais pas ça.

Et pourtant...

Vous allez encore me tabasser ?

Tu es arrêté pour être jugé, comme indicateur.

Je leur ai parlé de l'attaque, mais sans citer de noms.

Tu expliqueras ça au juge.

C'est toi ?

Si c'était moi, tu serais déjà mort sur le trottoir.

La Brigade enverra quelques hommes vers minuit.

Tous en uniforme réglementaire, même le petit Quinn.

Entre.

En fait, l'IRA a été créée par un fabricant de gabardines.

Fais tes prières, O'Neil. Tu vas tout droit en enfer.

D'accord.

L'enfer ne m'attire pas trop.

L'idée de vous fréquenter pour l'éternité me terrifie.

Tu as la mort collée au visage, McGinnis.

Regarde-toi dans une glace.

A l'aide !

A l'aide !

Continue et je te bâillonne.

On ne prend aucun risque, hein ?

J'ai des cigarettes dans la poche.

Merci.

Merci.

Là où tu vas, tu n'en auras pas besoin.

Dans 2 h, je serai remplacé.

En attendant, tiens-toi tranquille.

- Où peut-il bien être ? - Il est assez grand.

- Ned doit être chez Devlin. - C'est presque sûr.

J'ai deux fils merveilleux.

L'un boit jusqu'à nous ruiner et l'autre...

Il est peut-être chez Neeve.

Il ne manque jamais un repas dominical sauf si...

J'irai le chercher après la vaisselle.

Oublie la vaisselle, vas-y.

Prends son imper, il va pleuvoir.

- Bella, entre. - Dermot est là ?

- Non. Il n'est pas rentré ? - Si, mais il est reparti.

Peut-être que Jimmy Hannafin est au courant.

Viens.

Je croyais que c'était fini entre Dermot et toi.

Dermot a des ennuis.

Jimmy Hannafin.

Jimmy Hannafin.

Qui ça peut bien être à cette heure tardive ?

- Entrez. - Dermot est ici ?

Dermot ?

Oh, non.

Il est parti il y a quelques heures.

Peg, sers-leur une tasse de thé.

- Je vais vous le retrouver. - Je veux le voir autant que vous.

- Vraiment ? - Je viens aussi.

Non, on ne va pas faire un défilé.

Vas-y, Neeve. Il sera heureux de te voir.

Bella, ça risque d'être long. Dans ce cas, rentre auprès de ta mère

et rassure-la.

Dis-lui que Dermot et moi taillons le bout de gras.

Venez, Neeve.

Allez chez O'Ryan et Connolly pour voir si Ned est là.

- Qu'y a-t-il ? - Il a quitté l'IRA.

Ils lui en veulent, c'est un indic.

Trouvez Ned et envoyez-le chez Devlin le plus vite possible.

- Qui est là ? - Seamus Hannafin.

- Entre vite. - Merci.

Tout ce cirque avec l'IRA contrarie la police.

Viens. Qu'est-ce que je te sers ?

Comme d'habitude. Un whisky.

Est-ce que Ned O'Neil est dans le bar ?

- Qui le cherche ? - Le roi du Portugal, bien sûr.

- Dis-lui que je veux le voir. - Je vais voir s'il est là.

- Hé, Jimmy en personne. - Lui-même.

On va chanter une chanson irlandaise.

Oublie ta chanson.

- Ton frère a des ennuis. - Je pensais que c'était fini.

Si on ne le trouve pas ce soir, on pourra prier pour son âme.

- L'IRA lui en veut. - Où est-il ?

Je connais quelques endroits.

Mais je cherche quelqu'un qui sait se battre.

Tu comprends ?

- Merci. - Qui est-ce encore ?

- Alors, tu me suis ? - Bien sûr.

Laisse, c'est pour moi.

- Qui est là ? - Jimmy est là ?

- Attends. - Laisse-moi voir.

On m'a braquée déjà deux fois, ce mois-ci.

- Jimmy. - C'est Neeve. En route.

S'ils touchent à mon frère, je vais leur montrer la colère d'un O'Neil.

- Il n'est pas là ? - Il n'y est même pas passé.

Allons voir l'abri derrière le temple.

- Que fais-tu là, Jimmy ? - Je cherche Dermot.

Il reste ici.

Rentre chez toi. Le comité n'aime pas les fouineurs.

Je te préviens, n'approche pas.

Je vais tirer, Ned. Je vais tirer !

Tu ne vas pas tuer Dermot, hein ?

Eux, ils vont le faire. Il nous a donnés.

Arrête, ce n'est qu'un gamin.

Il y a un cadenas.

Donne la clé. On n'a pas le temps.

Pas besoin de clé.

Neeve, tu es venue.

Tu as besoin de quelqu'un pour s'occuper de toi.

Arrête de le secouer. Tu veux lui arracher les bras ?

Allez, debout.

Cette ville part en vrille.

On ne peut pas courtiser sans se faire déranger par des curieux.

Tu m'en allumes une, Ned ?

Et toi.

En fait, c'est pas de ta faute.

Ils se relaient toutes les deux heures.

Quand arrive ton remplaçant ?

- 22 h 30. - Ça nous laisse du temps.

Mieux vaut le laisser ici. Avec quoi va-t-on l'attacher ?

Quelques mèches de cheveux de Neeve feraient l'affaire.

Ned, viens voir.

- Viens, on va dire au revoir. - Ne va pas chez toi.

Quittez Duncrana ce soir, car quand ils verront que tu as filé,

mieux vaut être loin d'ici.

Alors, écoute. Passe par les jardins

et suis les rails jusqu'au pont du forgeron.

Au pont, traverse la route et marche jusque Rathgiven.

Attends près de la place.

Red O'Connor part pour Belfast avant l'aube avec son camion.

Je vais l'appeler pour qu'il t'emmène avec lui.

- Tu as besoin d'argent ? - Oui.

- Ça ira ? - Merci, Ned.

Allez...

Dermot, encore une dernière chose.

Je dirai à Red de rester loin des docks jusqu'au départ du bateau.

- Dermot. - Frangin.

J'en bois un à votre santé avant de rentrer.

Je vais attendre un peu plus loin pour ramener Neeve.

- Merci, je trouverai mon chemin. - Dans ce cas.

- Au revoir et que Dieu te garde. - Toi aussi, Jimmy.

- Mon amour... - Pas encore.

Laisse-moi t'accompagner jusqu'au pont.

- C'est loin pour une jeune fille. - Je suis forte et tu le sais.

Quinn.

Quinn !

Je suis là.

Hannafin, Ned et Neeve sont venus. J'avais peur de blesser la fille.

Menteur, tu avais peur tout court.

Même s'il n'a pas donné de noms, il va nous dénoncer maintenant.

Tu vas moisir des années en prison ?

Tu tireras, cette fois ?

Oui.

Surveille le commissariat, il peut y aller.

Malone.

Va à la gare et vérifie le train de 23 h pour Applebridge.

Je vais voir chez lui.

Il n'a pas peur de nous. Il ira peut-être chercher des affaires.

Je viens à Rathgiven, je rentrerai en bus.

Ta mère va s'inquiéter.

Hannafin pourra lui dire que je ne rentre pas, ce soir.

Tu ne comptes pas me suivre jusque Belfast ?

Si, tu te perdrais dans ta propre ville.

Tu ne trouverais pas le chemin jusque Belfast.

Tu me le paieras, un jour.

Sale indic.

Merci, Red.

Regarde, Dermot.

Nous laissons notre belle Irlande derrière nous.

Chut, chérie. La nuit fut assez rude.

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